Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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Eduquer sans punition (1)

Par  • Le 16 mai 2011 à 4:30 • Catégorie : Education, Eduquer

Avec le spot télé récent militant pour l’interdiction de tout châtiment corporel, beaucoup de débats autour de l’éducation des enfants ont refait surface. Je suis souvent déprimée par ce que je lis sur la question, et j’ai rarement le courage de poster l’unique (ou presque) commentaire en défense de ce type d’initiative (même si le spot en lui-même est loin d’être parfait mais ce n’est pas l’objet de mon billet). J’ai déjà abordé beaucoup de ces points dans d’autres billets (j’essaierai d’en faire une petite compilation à la fin de celui-ci), donc j’espère par avance que les plus fidèles lecteurs m’excuseront pour les redites.

Comme l’indique le sous-titre du blog, j’ai peu de certitudes en matière d’éducation et de puériculture. J’ai trouvé certaines solutions (allaitement, portage…) qui fonctionnent bien pour moi et pour ma famille, et je les partage ici, mais loin de moi l’idée de détenir la vérité absolue. Une des rares choses dont je suis certaine : les châtiments corporels, même légers, sont inutiles, car inefficaces et nocifs. Et il me semble que les punitions ne sont pas beaucoup plus performantes. Avant d’aller plus loin, il me semble important de préciser que cette affirmation n’a pas vocation à juger les parents qui les utilisent ou les ont utilisés. De nombreuses raisons peuvent expliquer le recours à une tape ou une fessée, mais à mon sens rien ne les justifie (à part la légitime défense mais j’ai du mal à imaginer un adulte dont l’intégrité physique soit sérieusement menacée par un enfant de deux ans). C’est d’ailleurs ce que les lois de notre société prévoient pour les adultes : toute violence corporelle est interdite, sauf en cas de légitime défense. A chaque fois que vous dites « ça n’a jamais fait de mal à personne », ou « il m’a poussé(e) à bout », ou « il faut bien qu’il comprenne les limites », pensez à cette phrase dans la bouche d’un homme qui parle de sa femme : intolérable. Pourquoi serait-ce différent pour un enfant ? Je ne pense pas qu’un enfant dont les parents aimants lui donnent une fessée ou une tape occasionnelle soit traumatisé à vie ou que ses parents soient maltraitants ou défaillants, mais simplement que tout le monde se porterait mieux sans. Je ne veux pas non plus m’ériger en modèle : je retranscris ici mes objectifs et mes idéaux, qui ne sont hélas pas ma pratique quotidienne, jalonnée d’erreurs et de défaillances variées.

D’abord un point essentiel mais que je ne vois que rarement évoqué : tout comme ils sont immatures physiquement, les enfants sont immatures psychologiquement. Ils n’ont souvent pas la capacité d’avoir le comportement et la gestion des émotions que nous attendons d’eux, ou en tout cas pas en permanence et en toute circonstance. Par exemple, le fait qu’un enfant ait accepté sans broncher qu’aujourd’hui Maman n’achèterait pas de bonbon au supermarché ne veut pas dire que demain, après avoir -au hasard- zappé sa sieste (mais cela peut aussi être une combinaison de facteurs plus subtiles à identifier), il parvienne à rester dans les meilleures dispositions lors d’un événement similaire. Or on n’attend d’un bébé de trois mois qu’il marche ou d’un enfant de deux ans qu’il escalade le Mont Blanc, et j’ose espérer qu’on n’imagine pas qu’une bonne claque ou une séance d’isolement accélèrerait l’acquisition de ces aptitudes. Au contraire, le parent lambda prendra simplement en compte cet état de fait dans son organisation, par exemple en s’équipant d’un dispositif type poussette ou porte-bébé, ou tout simplement en s’arrangeant pour ne pas emmener l’enfant. Bien sûr, le développement de la maturité psychologique est plus long et complexe à appréhender que le développement moteur, et les enfants, notamment par leur maîtrise du langage, peuvent nous donner l’illusion d’être plus avancés qu’ils ne le sont. Par ailleurs, certains auteurs comme Gordon Neufeld avancent que le développement de ces capacités ne peut se faire que si la sécurité physique et affective de l’enfant est garantie : la meilleure façon d’aider l’enfant à les acquérir ne serait donc pas de le punir ou de le frapper. Enfin n’oublions pas que nous-mêmes sommes rarement en pleine capacité de gérer nos émotions et d’adapter parfaitement notre comportement aux circonstances (comme en témoignent les fois où poussés à bout nous crions, insultons et/ou tapons nos enfants) : comment imaginer et exiger d’un enfant qu’il soit plus compétent que nous ?

Cela nous amène au point suivant : les enfants, surtout petits, apprennent par imitation. Donc la meilleure façon d’apprendre à un enfant à ne pas taper, c’est de ne pas taper. A ne pas crier, de ne pas crier. Je vous laisse poursuivre la liste (ou regarder cette petite vidéo, perturbante mais meilleure que celle citée en début d’article je trouve)… Je ne vous cache pas que ça ne m’arrange pas vraiment : bien sûr qu’il est plus simple de gueuler un bon coup que maintenant mon coco tu vas la boucler ou tu t’en prends une, que de travailler chaque jour, à chaque instant sur moi-même pour ne pas céder à mon premier instinct. Ne soyons pas non plus simplistes, l’imitation n’est pas le seul canal d’apprentissage, et il n’est évidemment pas automatique que nos enfants reproduisent tous nos défauts. Mais ne nions pas pour autant son importance. Pour ma part, après avoir traversé une phase avec quelques pétages de câble (genre hurlements et claquage de porte -finalement la version adulte du gosse qui se roule par terre si on y réfléchit…), j’ai constaté que de prendre sur moi pour les éviter autant que possible donnait vraiment de meilleurs résultats et une meilleure ambiance à la maison. Et à la réflexion, demander de mes fils un comportement adulte en me comportant comme si j’avais 18 mois est assez paradoxal…

Tout cela (ainsi que certaines lectures), à contre courant de ce que la « sagesse » populaire nous répète, m’a amenée à réfléchir à la place que je souhaite donner aux enfants, et aux miens en particulier, à ce que j’attends d’eux, à ce que je veux leur transmettre et leur apprendre. Le spectre du parent impuissant et permissif tyrannisé par un enfant-roi n’est jamais loin, mais il révèle en négatif le parent « idéal », qui mène sa famille mieux qu’un général dirige ses troupes et à qui les enfants obéissent au doigt et à l’œil. Assis couché tais-toi donne la papatte. Ma grand-mère me disait un jour : « C’est dramatique, aucun de mes petits-fils ne serait capable de faire la guerre de 14. » Moi je ne trouve pas ça dramatique du tout, bien au contraire. J’espère bien que mes fils ne passeraient pas quatre ans dans les tranchées à tenter de zigouiller des inconnus sans se poser de sérieuses questions. Et qu’avant ça ils n’éliraient personne proposant ce type de programme. On ne fait plus des bons petits soldats pour qui la valeur suprême est d’obéir à l’autorité. On fait (avec plus ou moins de succès, je vous l’accorde) des adultes responsables, qui se posent des questions et réfléchissent à ce qu’ils veulent eux et forgent leur propre échelle de valeurs. En réalité, on est sans doute plutôt dans la transition à tirer à hue et à dia, ce qui explique la confusion actuelle.

Au-delà des clichés entretenus par certains médias, il suffit de parler avec des profs (si vous n’en avez pas dans votre entourage, vous pouvez lire Princesse Soso par exemple) pour comprendre qu’il y a effectivement un nombre non négligeable d’enfants et d’adolescents en pleine carence éducative. Je n’ai pas d’expertise sur cette question, et ne souhaite pas verser dans le café du commerce, mais il me semble que les appels à la fermeté parentale, y compris physique, sont un peu simplistes. « Vous n’avez qu’à être plus ferme », plus facile à dire qu’à faire. « Sans fessée les parents sont dépossédés de leur autorité’, mais bien sûr. La vérité, c’est qu’élever des enfants demande un temps, une énergie, un investissement personnel conséquents. La vérité, c’est que les enfants ont un bullshitomètre de compétition et qu’ils ont besoin d’adultes de qualité en face d’eux. La fessée et les punitions ne sont qu’un coup de peinture pour tenter d’empêcher un édifice en ruines de s’écrouler, quand ce qu’il faut à l’enfant c’est d’être vraiment pris en charge, par des adultes en cohérence les uns avec les autres. Pour une vision en profondeur de la complexité du problème, je vous invite à lire Jean-Pierre Rosenczweig, qui est juge des enfants dans le 9-3, et qu’on peut donc imaginer assez bien en prise avec la réalité.

Pour moi, l’éducation c’est, comme le dit François de Singly : Aider l’enfant à devenir lui-même. C’est prendre en compte que les enfants sont à la fois des personnes dignes du même respect que les adultes, et qu’ils sont petits et donc ont des besoins différents. Je souhaite que mes poussins me respectent, pas qu’ils me craignent. Qu’ils écoutent ce que j’ai à leur dire parce qu’ils savent que je les aime et que je veux qu’ils soient heureux. Pas parce qu’ils ont peur que je me fâche ou que je les frappe. Cela veut dire aussi qu’en retour je les respecte aussi et que j’accepte qu’ils ne soient pas toujours d’accord avec moi, qu’ils aient d’autres idées, qu’ils fassent d’autres choix. Ce n’est pas simple, car j’en suis (avec le Coq*) responsable, et leur manque de maturité physique et psychologique demande à ce que nous prenions pour eux des décisions et que nous les appliquions. C’est l’exercice de l’autorité parentale. Comme le formule très clairement l’article 371-1 du Code civil :

L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant. Elle appartient au père et à la mère jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne. Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité.

 

Avant la fin de la semaine, deuxième partie : des idées concrètes pour s’en sortir au quotidien. En attendant, quelques lectures qui m’ont aidée à clarifier ma vision des choses (les deux premiers sont pour moi des incontournables) :

  • Retrouver son rôle de parent, de Gordon Neufeld et Gabor Maté
  • Parents efficaces, de Thomas Gordon
  • Comment aider l’enfant à devenir lui-même ?, de François de Singly (je n’ai pas fait de compte-rendu, shame on me)
  • Isabelle Filiozat : Au coeur des émotions de l’enfant et Il n’y a pas de parent parfait (pas de billet non plus, bouououh) ; je ne suis pas une grande fan du style de Filiozat mais je suis globalement d’accord avec son message et je sais qu’il est très parlant pour d’autres.

Je n’ai pas lu mais cela a l’air intéressant :

  • Plaidoyer pour l’enfant roi, de Simone Korff Sausse (voir un résumé ici)

 

*Ces billets visent à exposer mes réflexions et points de vue, pas ceux du Coq, d’où leur rédaction à la première personne du singulier. Cela ne veut pas dire qu’il ne les partage pas et encore moins qu’il n’est pas pleinement investi dans l’éducation de nos enfants, mais ce n’est pas ce que je souhaite aborder ici.

Photo : Le prof le plus pédagogue d’Hogwarts en pleine action

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295 Commentaires »

  1. Janusz Korczak. Voilà le nom pour moi qu’il faut retenir. Janusz Korczak.
    On en parle trop peu alors qu’il est le précurseur des droits de l’enfant et que son oeuvre est considérable autant qualitativement que quantitativement(mais peu traduite en français).
    Ensuite, avoir des lectures sur les théories de l’apprentissage. Car quand on élève un enfant, on ne fait qu’être dans l’apprentissage en fait. Donc c’est un complément essentiel pour comprendre le fonctionnement de l’enfant. ;-)
    Excellent billet bien sûr !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @La Mère Joie, hum ça sent le « achat en 1 clic » chez Amazon cette histoire :mrgreen:

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    La Mère JoieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse,

    Mais je crois que son ouvrage « Comment aimer un enfant » est épuisé… :cry:

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @La Mère Joie, c’est disponible en allemand, sinon… : http://www.amazon.de/Wie-man-Kind-lieben-soll/dp/3525315104/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1305619877&sr=8-1 :lol:

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, et de façon plus constructive, disponible en français sur le site de l’UNESCO : http://publishing.unesco.org/details.aspx?Code_Livre=4003, même s’il n’est pas très clair que ce soit vraiment en français…

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  2. Arfff, trop long pour ce matin :grin: Je repasse ce soir !!! Bonne semaine ;-)

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  3. Je suis 100% d’accord avec ce post, dans la théorie et j’essaie, vais essayer d’appliquer dans la pratique (je n’ai jamais reçu de claque ou de fessée de ma vie et je suis loin d’être mal élevée pour autant).

    Je profite de l’occasion pour demander des idées sur comment gérer un petit bout de 18 mois (donc clairement pas mature psychologiquement) et lui expliquer que mordre, tirer les cheveux,… c’est mal. Pour l’instant je n’y arrive pas et comme je me refuse à utiliser la « petite tape sur la main qui n’a jamais fait de mal à personne »…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Dadou, je ne vais pas déflorer le suspense (insoutenâââble :mrgreen: ) du prochain billet, consacré aux trucs plus pratiques. Mais en gros, répéter, répéter, répéter… ça finit par passer…

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    RenardeNo Gravatar a répondu :

    @Dadou, j’attends aussi les trucs pratiques car moi j’ai opté pour l’envoyage dans la chambre, quand garçon 2 ans n’est plus gérable avec la parole et la patience (je dirais même que je dois me forcer à me mettre un petit coup en colère quand je sens qu’on patine à patienter et répéter, et qu’il faut passer à un niveau supérieur)(ça regroupe un tas de situations et je dirais que ça arrive 1 fois par jour ou 2 jours) et je suis plutôt satisfaite des résultats que cela donne pour un temps de punition extrèmement court et des retrouvailles calmes et rangées.
    Et voila, j’ai des potes très non violents dont le fiston de 2 ans 1/2 tape copieusement le mien pour des raisons assez lointaines (extérieurement, je dirais « sans raison ») quand nous nous voyons et il me semble que leur technique de « contention manuelle » avec douceur, bienveillance et peut-être fermeté (pas si loin que ça du câlin) ne soit pas génialement efficace….

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  4. Voilà un article bien consistant pour une matinée !!
    Je pense que nos enfants sont les plus forts pour « nous pousser à bout ». Le tout est de ne pas craquer à ces moments-là.
    Et pour ça, le mieux, selon moi, c’est d’anticiper et de réfléchir à l’avance à ce type de situation. Discuter avec le père, et se mettre d’accord (si possible :mrgreen: ) sur certains principes :
    * Ne pas taper
    * Ne pas hurler
    * etc.
    Car c’est difficile de prendre du recul le moment venu. On agit souvent par impatience et sans réfléchir, si la question n’a pas été abordée avant.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Oeuf de Paques, ah c’est sûr qu’ils ont le chic pour dépasser les bornes de nos limites, et plus encore. Pire qu’un psy :mrgreen:

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  5. PS : heureusement que tu l’as fait en épisodes cet article, sinon j’aurais jamais eu le temps de finir la lecture :mrgreen:

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  6. je ne sais pas d’où vient cette idée que quand tu essaies d’éduquer sans punition corporelle et à l’aide de la parole tu es laxiste. On peut tout à fait être ferme et strict et ne jamais taper son enfant. Par contre c’est un énorme investissement en temps que de parler : enoncer les regles expliquer leur raison d’etre, expliquer ce qui va se passer si l’enfant ne les applique pas. Chez nous la regle de base pour les parents est : dire ce qu’on va faire et faire ce qu’on a dit. Et bien sur on n’est pas parfait et on n’y arrive pas toujours mais on essaie. J’espere qu’un jour mes enfants m’obeiront parce qu’ils me respectent parce que je les ai traité avec respect et pas parce qu’ils ont peur de moi!!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @santalili, hé hé merci mais on va croire que je me laisse des commentaires sous une fausse identité :mrgreen:

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  7. Ce sujet est d’une importance capitale pour moi.
    Je suis 100 % d’accord en ce qui concerne les châtiments corporels… d’ailleurs mes garçons se frappent beaucoup entre eux (alors qu’on ne les a jamais frappé) et je lutte au quotidien pour expliquer au grand que c’est à lui d’apprendre à son frère à ne pas taper en ne le tapant pas justement !
    Pour ce qui est des punitions, je suis moins d’accord. Elles sont pour moi indispensables. Je ne serai absolument pas faire sans. Le dialogue et l’explication ne suffisent pas toujours.
    Mais je pense qu’il y a punition et punition : je punis pour des choses que j’estime graves : quand il vole dans mon sac (des bonbons), quand il ment, quand il manque de respect à des adultes ou si j’ai fermement interdit quelque chose et qu’il le fait quand même (ce qui équivaut à me manquer de respect). Mais je ne punis jamais pour des choses que je n’aurai pas expliqué au préalable ou pour des bêtises que je trouve sans gravité (après chaque parent à ses propres limites)…
    J’estime ne pas être trop exigeante avec mes enfants (au grand damne de mes parents) mais les quelques limites que j’ai fixé doivent être respectées. Je ne punis jamais sans avoir au moins prévenu 2 fois (sauf la fois où il a caillassé la BMW d’un client… :shock:
    Mes punitions se basent en général sur le privation et la frustration selon la gravité des faits. La 5e fois que je l’ai surpris à voler des bonbons dans mon sac, il en a été privé pendant 3 jours. Il peut être privé de télé, mais c’est surtout de bonbons en fait (parce que c’est ce qu’il préfère).
    Il a été pas mal « au coin » à une époque… ça c’est la punition pour gérer les ÉNORMES crises de nerf qu’il nous faisait entre 3 et 4 ans. Il fallait l’isoler pour qu’il se calme.
    Aujourd’hui j’ai un enfant de 4 ans qui est sage et obéit relativement vite, qui ne semble absolument pas traumatisé et qui surtout, dès qu’on relâche la « pression » se met très vite en quête d’autorité… en nous provoquant au maximum.
    Je pense avoir trouvé un bon compromis avec tout ce qui est dit plus haut et des tonnes de conversations et de câlins.
    Je n’essaie pas d’avoir un enfant parfait. Non juste un enfant capable de vivre en société en respectant les autres.

    Mon commentaire est hyper décousu…

    @dadou : j’ai aussi un petit monstre de 18 mois qui ne mord pas, mais frappe et pince beaucoup (en particulier les bébés plus petits et les animaux). J’ai usé de la petite tape sur la main à chaque fois qu’il a frappé un chien (parce que j’ai vraiment trop peur qu’il se fasse bouffer) mais sinon je me contente d’expliquer inlassablement… et de l’éloigner de l’objet de tentation (en l’occurrence les bébés jumeaux de ma copine)—> punition : isolement. En gros « si t’es pas capable de ne pas taper les bébés, tu ne restes pas avec nous ».

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ali, comme je l’expliquerai dans l’épisode suivant, pour moi il y a une différence entre punition (= sanction arbitraire, ex « tu as fait une crise donc pas de télé pendant 3 jours ») et conséquences (= tu as mis trop de temps à te préparer, on n’a plus le temps d’aller au manège). Je privilégie largement la 2ème option. Pour la BMW, j’ose pas imaginer ta tête ni celle du client… Le souci c’est que pour un petit il n’y a pas de différence de valeur entre une BM et une vieille brouette (à moins de lui avoir expliqué très clairement que c’est quelque chose de précieux -à tes yeux et/ou ceux du propriétaire- et de fragile). Et évidemment cela te met dans une position très délicate, entre la juste colère du client et l’enfant qui ne réalisait probablement pas l’énormité de la faute. Ça ne doit pas être évident d’ailleurs de t’occuper à la fois des enfants et des clients.

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, J’ai hâte de savoir comment tu gères les crises de nerf. Pour moi ne pas aller au manège parce qu’on ne s’est pas dépêché est bien plus cruel que d’être privé de quelque chose parce qu’on a pas obéit. Mais on a peut-être des sensibilités différentes…
    Pour la BMW on a puni fort pour deux raisons, la première il fallait marquer le coup pour le client et la 2e, il n’était pas question qu’il ait l’idée de recommencer un jour.
    Non ce n’est pas du tout évident de faire les deux. Mais je préfère largement cette option à celle de les coller au centre aéré tout l’été. Maintenant que j’en ai deux, j’ai une nounou à domicile l’été ! Mais ça n’empêche pas toutes les bêtises !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ali, comment je gère les crises de nerf ? Mal, très mal :mrgreen: Plus sérieusement ça dépend du contexte (à la maison, à l’extérieur) et de mon état général : si j’en suis capable, j’essaie de l’accompagner, de rester avec l’enfant, en le tenant, en lui disant que je comprends et que j’entends. Si je ne suis pas capable de rester calme, alors j’essaie plutôt d’ignorer et d’isoler (par ex : je suis trop énervée pour m’occuper de toi maintenant, il vaut mieux qu’on prenne chacun l’air le temps de se calmer). ça peut être moi qui m’enferme dans ma chambre plutôt que l’inverse. Et évidemment parfois je pète une durite aussi, ce qui est relativement inefficace mais a au moins le mérite de me défouler :roll:

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, bon ça me rassure… tu es humaine ;-) Je réagis un peu pareil maintenant. J’essaie de caliner au max, et quand c’est pas possible (enfant qui se débat beaucoup trop) je le mets dans sa chambre en allant le voir très régulièrement… jusqu’à ce qu’il se calme.
    Le Chameau adorait me faire des crises monumentales devant les clients :twisted:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ali, bah oui, c’est toujours plus joli écrit sur le blog qu’à mettre en application dans la vraie vie de tous les jours :lol:

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  8. Ah et je mets un point d’honneur à ne pas hurler ! Parce que j’ai constaté que ça marchait beaucoup mieux quand on reste calme.

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  9. Ne pas crier après un tout-petit ou ne pas lui donner de fessée, effectivement, cela me semble inutile vu son immaturité psychologique. En revanche, je vous promets qu’un « grand » de 9 ans à qui vous demandez pour la 5e fois de ramasser son pyjama qui traîne dans le salon avant d’aller se laver les mains pour venir déjeuner et qui continue à bouquiner tranquillement sans même vous regarder ou faire mine de vous avoir entendue, çà ENERVE !! Alors, non, quand même pas de fessée, parce que je sais que c’est inutile et en plus je suis contre toute forme de violence. Mais s’empêcher de crier ou même ne donner aucune punition, franchement je n’y arrive pas. Honnêtement, mes fils de 9 et 7 ans ne reçoivent pas de fessées, mais sont parfois mis à l’écart pour leur mauvais comportement. Ils subissent aussi les conséquences de leurs actes : les règles sont posées dès le départ, s’ils ne les respectent pas, ils sont privés de quelque chose ou du moins, la chose en question est différée… Mais franchement, il y a des jours où je me dis que s’ils avaient un peu plus la trouille de moi, ça tournerait un peu plus rond :oops: Non, en fait, je n’aimerais pas qu’ils aient peur de moi… Pour ma fille de 4 ans, les choses sont plus simples. Je crois que c’est l’âge où il n’y a plus de colère, mais que ce n’est pas encore celui où regarde sa mère en pensant « cause toujours tu m’intéresses »… Mais, je trouve que ce qui n’est pas facile avec un tout-petit qui se roule parterre, l’est encore moins avec un plus grand qui ne fait plus de crise, mais qui sait très bien vous faire tourner chèvre.

    (bon pour être honnête, mine de rien, je ne les trouve pas moins obéissants et moins sages que leurs cousins-cousines qui eux en reçoivent parfois des fessées, je dirais même plus qu’ils sont un tantinet PLUS sages, alors, je me console comme ça…)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, il y a toujours l’option de revoir ses attentes… Par exemple j’ai l’impression que ma mère en particulier avait beaucoup diminué ses exigences entre mes deux frères :mrgreen:
    (bon OK je :arrow: )

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Oui, eh bien, non je ne céderai pas ! Quand je vois ma fille ramasser les chaussettes sales de ses frères, j’ai les poils qui se hérissent ! Je n’ai aucune envie que mes belles-filles subissent des maris qui ne savent même pas où se trouve le panier à linge sale… :roll:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, alors il y a l’option conséquences : quand les chaussettes n’auront pas été lavées et qu’il devra aller à l’école pieds nus dans ses chaussures… tu passeras pour une mère indigne… euh… bon OK je re- :arrow: :mrgreen:

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Ah oui, tu peux sortir : je pense qu’ils n’en ont rien à faire de porter les mêmes chaussettes pendant 15 jours !

    Répondre

    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, je suis d’accord avec cette option et c’est d’ailleurs ce que j’applique – à hauteur de l’âge de ma fille (2,5 ans). Exemple ce soir: elle n’a pas voulu prendre le bain quand il était coulé (hurlements etc.). J’y ai baigné son frère à la place, j’ai vidé la baignoire et nous avons dîné. J’ai ensuite dit qu’il fallait tout de même se laver avant de dormir (elle sentait franchement le petit lapin). Elle m’a demandé un bain et je lui ai dit que c’était la douche – le bain étant terminé. Elle a pleuré (elle déteste avoir de l’eau sur les yeux), puis a accepté après moultes discussion que c’était trop tard pour le bain et que c’était sa faute (relatif, hein). Finalement, elle a grogné sous la douche mais a compris la conséquence de sa crise anti-bain. Et je pense que demain, elle sera ok pour l’étape 1. Pour les chaussures/manteaux etc. qu’elle refuse de mettre quand il fait froid, même idée: on prévient (« il fait froid, tu va être glacée ») et elle finit par opter pour la veste une fois dehors (en général ;-) ). Plutôt que de punir (ce que je refuse à tout prix!), je la confronte aux conséquences, je trouve cela beaucoup plus constructif…

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, Oui, moi aussi, c’est ce que j’utilise le plus : subir les conséquences de ses actes. Mais, bon, les refus et autres désobéissance d’un gamin de neuf ans, c’est plus subtil que ceux d’un tout petit et parfois, les conséquences ça rejaillit aussi sur tout le monde : laisser traîner son pyjama toute la journée dans le salon n’a aucune conséquence en soi pour eux. C’est toi que ça gêne, tu vois ? Eux, le soir, ils le récupéreront là où ils le trouveront… S’ils ne viennent pas mettre la table ou débarrasser le lave-vaisselle, ça n’a pas vraiment de conséquences non plus pour eux : t’es tellement exaspérée que tu finis par le faire toi même. Et même si tu ne leur mets pas d’assiette à eux, franchement, ils en ont rien à battre. Ca ne leur coûtera pas grand chose d’aller se la chercher tout seul après coup :roll: Et s’ils courent partout en touchant à tout au décathl*** pendant que tu choisis ton vélo, c’est à toi que ça fout la honte, eux, ils s’en foutent, ils se sont bien amusés et ça n’a aucune conséquence pour eux. Mais bon, heureusement, ce n’est pas tous les jours comme ça… Gordon, je l’ai lu quand mon fils aîné avait 2 ans et ça fait donc 8 ans que j’essaie d’appliquer et vraiment, il y a des jours où je reviendrais bien à d’anciennes méthodes… Mais je me dis aussi que c’est parce que nous « gordonisons » que nos enfants sont aussi « vivants » et naturels et que les enfants collés au chariot de leurs parents dans les magasins, en fait, s’ils ne bougent pas, c’est qu’ils ont la trouille de se prendre une torgnole… Ou alors c’est que j’ai loupé un truc :roll:

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, hahaha ceux qui restent près du chariot n’ont peut-être tout simplement pas la même personnalité curieuse que les tiens… J’imagine en effet que tout cela n’est pas identique à gérer à tous âges. Mais je crois néanmoins que le principe de la conséquence peut persister. Exemple racontée par une amie journaliste maman elle aussi de trois zèbres (véridique ;-) ): son petit dernier (5/6 ans) est ultra dur. Il a dessiné partout sur les murs de sa chambre il y a un ou deux ans, puis réclamé un nouveau papier peint. Sa mère lui a expliqué qu’il en aurait un quand il ne dessinerait plus sur les murs. Conséquence de son acte, il vit dans une chambre pourrie. Concernant tes exemples, je pense comme la poule qu’il s’agit de réfléchir à nos propres attentes et à ce que nos enfants sont capables de donner – je suis moi aussi plutôt ordonnée, mais je m’assouplis peu à peu ;-) :roll: Sur le syndrome bordel dans les boutiques, pour l’instant je gère avec un dans le porte-bébé l’autre dans la poussette ou sage (!), mais je pense que dans le futur, s’ils ne sont pas capables d’intégrer les contraintes du lieu, je leur expliquerai que je ne peux pas les y emmener.

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, Ben oui, mais quand tu vas choisir un truc en couple, t’es bien obligé de les emmener tes schtroumpfs… et puis apprendre à ranger ses affaires ne me semblent pas être hors de portée d’un enfant de 9 ou 7 ans… Et puis, maintenant, je travaille à la maison avec de jeunes enfants et si ce n’est pas rangé, je ne peux pas accueillir les petits dans de bonnes conditions et les conséquences c’est moi qui les subis. Mais, là, ils sont assez raisonnables lorsque je leur dis de ranger les Lego parce que le lendemain, il y aura des bébés dans le salon… Tout n’est pas perdu… ;-)

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, ce que faisait mon père: « Tout ce qui n’est pas rangé dans une heure va à la poubelle » hum, je ne dis pas que c’est une BONNE solution ;-)

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, Moi aussi je le dis ce truc là, mais je n’aime pas parce que franchement, il y a des trucs que je ne pourrais jamais jeté, non c’est vrai ça coûte cher les Lego ! :lol:

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, c’est une idée, ça : ça marche aussi avec les adultes au sein du couple ? :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, me suis jurée de ne pas reproduire la technique de ma mère : range ta chambre ou c’est moi qui la range avec un sac poubelle. Et ma mère était (et est toujours) TRES crédible dans cette menace.

    @CDLPSF, ma mère donc est très crédible puisque régulièrement mon père cherchait des affaires à lui que ma mère répondait avoir jetées car usées ou inutiles selon elle… et maintenant c’est le Coq qui passe son temps à me faire ranger et à suggérer que je jette mes affaires (quelle interprétation freudienne d’avoir un mari qui ressemble à ma mère ?? :mrgreen: )

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, elle est très crédible, effectivement ! :lol:
    (Et je vais me réfugier derrière une incompétence freudienne totale pour me garder d’une quelconque interprétation sur ton couple, la poule… :mrgreen: )

    snanaNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse,
    mon père aussi me disait ça, « range ta chambre ou je fais le ménage par le vide ».
    Et il le faisait…

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, je viens de lire ça et j’ai tout de suite pensé à toi (et à Lola) ;-)
    http://drole-de-mere.mabulle.com/index.php/2011/05/17/202018-toutes-ces-petites-corvees-du-quotidien-qu-il-suffit-de-refiler-a-la-mama

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, T’as bien fait de penser à nous, c’est exactement ça ! Raconté avec humour, ça fait du bien à lire :lol: Et ça me fait penser à mon second fils qui serait bien en peine de ranger son linge propre, une fois sur deux, il se trompe de pyjama et enfile celui de son frère ! :roll: Remarque un jour je reviens de faire les courses et je m’aperçois que les deux garçons ont interverti leurs tenues (tout du slip au tee-shirt, en passant par les chaussettes)(que j’avais soigneusement préparées et confiées au papa). Ca n’a gêné aucun des trois que l’un ait un pantalon qui lui arrive au milieu des mollets et l’autre des manches jusqu’au bout des doigts !! :roll:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, bon ben où est le problème alors ? :lol:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, je repensais à toi aussi ; je crois qu’on idéalise les familles qui ont recours à des méthodes éducatives + traditionnelles, où les enfants sembleraient sortis des livres de la Comtesse de Ségur (et même là, regarde Sophie ou Charles du Bon petit diable, qui sont régulièrement méchamment punis et qui font quand même connerie sur connerie). Il me semble qu’il y a des enfants « faciles », d’autres moins (et que le même enfant alterne entre différents états). Et quand tu as la 2ème catégorie, ben quelles que soient les solutions que tu choisis tu en chies. C’est dur d’élever des enfants, mais moi je préfère essayer de canaliser mon énergie dans la recherche de solutions à la Gordon qu’à crier, taper et menacer. Je ne sais pas si ça t’aide un peu ;-)

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    LolaNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, @Suzie
    Mon passage préféré (évidemment)
    « Mais parce que la Mama, contrairement à la Marmaille, a la fâcheuse habitude, habitude que l’on pourrait même nommer reflexe, de répondre quand on lui parle. […] Quand la Mama lui demande un truc, pas folle, elle ne répond pas ! La Marmaille a compris le danger pour les nerfs de ces interruptions incessantes de programme et se garde donc bien de répondre à tout ordre ou question de la Mama. »
    Que c’est vrai !!!! :lol:

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    a n g e lNo Gravatar a répondu :

    pour le coup du sac poubelle, moi non plus je n’aime pas jeter des jouets qui valent une fortune, donc on utilise deux techniques:
    – tout ce qui n’est pas rangé dans le temps demandé descend en vrac dans un sac à la cave, tu le revois dans un mois, ou deux (selon l’étendue du vrac).
    – si tu n’es pas capable de prendre soin de tes jouets alors que tu as tout ce qu’il faut pour les ranger, c’est que tu n’es pas assez grand pour les avoir, donc moi je reprends et je revend sur ebay (je ne l’ai jamais fait, mais rien que la menace est TRES effective).

    pour le reste de l’argumentaire ici, je suis anti fessée (j’ai eu une enfance,euh… houleuse on va dire) mais j’ai trois enfants qui sont VRAIMENT mes enfants, à savoir avec mon caractère très… entier :-D et il m’arrive de donner une tape sur les fesses, et je punis en supprimant des privilèges, des sorties, des jeux, etc… mes enfants sont clairement prévenus, on parle beaucoup, on explique beaucoup, mais si les règles sont transgressées, il y a punition, ce qui me semble être un bon reflet de la société actuelle, dans laquelle si on enfreint la loi, on repart rarement avec un sermon hein (les automobilistes qui grillent les feux rouges aimeraient bien, pourtant).

    Pour moi ce qui compte le plus c’est l’amour et la confiance. Donc j’aime mes enfants de manière inconditionnelles, même au pire des crises de nerfs et des plus grosses bêtises, je le leur dit et le leur montre chaque jour, mais à côté de ça j’explique que s’il y a des punitions c’est justement parce que je les aime, que je m’intéresse à eux, et que je veux qu’ils grandissent dans le bon sens…

    (voilà pour ma contribution perso au débat)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @a n g e l, ha en réfléchissant aujourd’hui je me disais que le compromis si l’enfant ne veut pas ranger ses jouets était de les mettre de côté et là paf je vois ton commentaire :smile:

    Pour les punitions, si tu as le courage il y a tout un débat sur la nuance punition/sanction dans le billet suivant et les commentaires. En gros punition = arbitraire et sanction = conséquence (par exemple, un peu caricatural : l’enfant met de l’eau partout en prenant son bain ; punition = il est privé de télé ; sanction = il sort tout de suite du bain et aide à éponger). Et justement, la société punit (au moins en théorie) par des sanctions selon les conséquences des actes les comportements asociaux : on t’empêche physiquement de recommencer par la prison, on te fait réparer par de l’argent et/ou des travaux d’intérêt général. Evidemment quand tu grilles un feu tu ne causes pas un dommage immédiat à quelqu’un donc en gros tu donnes de l’argent à l’ensemble de la société qui pourra l’utiliser pour payer l’hôpital à ceux qui se sont pris une voiture ayant grillé un feu (bon je sais que ça ne se passe pas exactement comme ça mais c’est l’idée générale qu’il y a derrière, même si elle semble de plus en plus lointaine ces temps-ci :roll: ).

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    a n g e lNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse,

    je suis assez d’accord, mais la vraie question c’est : qu’est ce que tu fais quand le gamin veut pas éponger l’eau du bain et se met à hurler de colère, hum?
    moi perso il filoli, rapport que les petits gars qui hurlent et n’écoutent rien sont fatigués ^^
    NON MAIS OH.

    Après je ne te connais pas assez, je ne sais pas quels âges ont tes enfants ou quoi, mais ce que je sais, c’est que plus j’avance avec mes enfants, plus je mets de l’eau dans mon vin… rapport qu’ils sont infiniment plus faciles à 2 ans qu’à 4, ou 8, ou encore 12. Et quelque part, la chianterie qui se développe en eux, est pour moi un gage de bonne santé mentale, même si elle est épuisante pour nous…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @a n g e l, pour répondre à ta question, quand le gamin se met à hurler de colère, il n’est en effet plus en état de comprendre grand chose donc la première chose à faire est de l’aider à se calmer. Je repère aussi l’heure des siestes de Pouss2 (16 mois) au fait qu’il devient relou : en général c’est qu’il est fatigué. Après j’essaie de faire gaffe aussi parce que je veux pas que le lit devienne une punition dans sa tête non plus.

    Bien sûr moi aussi, comme je le dis je mets de l’eau dans mon vin (pas littéralement hein, quelle horreur :lol: ). Mais justement le fait que tes enfants grandissent ne t’encourage pas à te passer des quelques fessées ? tu ne peux plus vraiment faire ça à un enfant de 10 ou 12 ans si ? Jusqu’ici moi je trouve que la chianterie ne devient pas forcément pire, juste qu’elle change de mode d’expression, et aussi qu’elle vient par vagues : phase chiante, phase choupi, phase chiante, phase choupi…

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    a n g e lNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oh je te rassure, déjà ce ne sont pas des fessées mais des tapes sur les fesses (genre deux tapes, voire une) et ça reste super occasionnel, et ce n’est pas pour les trois façon distribution, c’est du cas par cas, et j’essaie au max par le dialogue d’en arriver là… je donne deux tapes si j’ai eu très très peur ou truc hypra dangereux (genre tiens si j’escaladais le balcon? ARGGHHHHHHHH)je peux donner une tape quand ça fait douze fois que je demande un truc, poliment, que je répète, que je reformule, et que là ça commence à bien faire, la tape (non douloureuse entendons nous bien hein) sur les fesses est là pour dire « oh mon coco là c’est la limite » mais je n’y ai recours que très très rarement!

    oui je suis d’accord pour les phases, mais quand tu as trois mômes et qu’ils ont décidé de synchroniser leur phase chiante, c’est RUDE! là à la maison j’ai une grande qui refuse de bosser parce que le Collège de l’Enfer c’est juste l’angoisse, j’ai un moyen qui pète un plomb parce que je retravaille, et j’ai un petit qui a enfin acquis le langage et qui du coup fait des crises d’autoritarisme, ben c’est un peu accroche-toi au pinceau j’enlève l’échelle… heureusement que j’ai de la ressource et de l’humour…

    mais n’empêche que c’est hyper facile de dire « je ne donne jamais ne serait ce qu’une tape sur la main à mes enfants » quand on en a en tout et pour tout une fillette de 3 ans à la maison. après quand tu te lances dans l’élevage de masse, ça devient un peu plus le rodéo, et plus ils grandissent, plus c’est chaud (et oui ma fille n’a plus de tape sur les fesses à onze ans, mais c’est qu’elle sait que si elle ne respecte pas les règles, elle va faire tintin sur les DVDs)…

    enfin comme pour tout en éducation, ça reste mon avis, je ne l’impose à personne et je ne juge pas les autres, j’ai jamais jugé pour allaitement/bib, pour poussette/portage et autres grands débats débiles et stériles, donc, pour ce qui concerne l’autorité à la maison, tant que les gens ne font pas du mal à leur enfant, moi ça me va… et je parle aussi de la violence psychologique, parce que certains feraient mieux de donner une tape sur les fesses de temps en temps, plutôt que de démonter verbalement pièce par pièce leur gamin… jdcjdr…

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    KoaNo Gravatar a répondu :

    @a n g e l, loin de moi l’idée de juger, je partage tout à fait ton dernier §. Mais je suis vraiment interloquée par ce que tu répètes deux fois, à savoir « je ne donne pas de fessées, mais très très rarement et occasionnellement, des tapes sur les fesses ». C’est quoi pour toi la définition d’une fessée ?

    Ca me fait penser à Isabelle Filliozat qui explique que tous les parents qu’elle croise ne donnent jamais de fessée, ni de tapes, mais toujours des « petites fessées » et des « tapes qui ne font pas mal ». On minimise ce qu’on fait parce que la partie de nous qui réfléchit est bien consciente de l’inutilité / nocivité du truc. Mais la partie qui tape/punit/crie/menace, ce n’est pas la même… Et les deux n’aiment pas trop cohabiter.

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    a n g e lNo Gravatar a répondu :

    @Koa,

    ayant été élevée à coups de ceinture, roustes et autres baffes dans la tronche, je pense que je maîtrise assez bien le terme de fessée étant donné qu’il est inscrit dans mon postérieur…

    je prends chaque tape sur les fesses donnée dans un moment d’énervement comme un échec éducatif. par contre je dis et redis que la tape sur les fesses ou sur la main, QUI NE FAIT PAS MAL, parce que je pense savoir mesurer mon geste, merci bien, quand il y a un danger réel et vraiment important (grimper sur la rambarde du balcon, s’échapper sur le passage piéton avec le feu au rouge, etc) me semble vraiment nécessaire pour que l’enfant comprenne qu’il y a là un danger réel.
    j’entends bien l’argument « dire et redire, à chaque fois, jusqu’à ce que ce soit intégré, sinon il aura juste peur des représailles, et le fera dans ton dos » mais je n’y crois pas: parce que je suis un être humain ma vigilance n’est jamais absolue à 100%, donc il y aura peut-être une fois où l’enfant n’ayant pas encore intégré le précepte de « si tu tombes du balcon tu es mort » tombera du balcon … parce que pour une raison X ou Y je n’arriverai pas à temps… quant à la peur des représailles qui le pousserait à le faire en douce, je n’y crois pas non plus, mes enfants n’ont pas du tout peur quand je fais la grosse voix très froide, avec les gros yeux et la petite tape sur la main ou sur les fesses, par contre ils savent qu’ils ont fait quelque chose de dangereux qui fait PEUR à maman.

    Par contre je suis tout à fait d’accord avec ta dernière phrase, et je vais y réfléchir plus avant…

    KoaNo Gravatar a répondu :

    @a n g e l, je compatis pour ce qu’a eu l’air d’être ton éducation :sad: La mienne n’a pas été tendre non plus et j’ai encore mal au coeur pour les petites filles qui ont appris l’amour à grand coup de taloche…

    Ma question n’était pas agressive, il me semble que tu l’as compris. Pour moi la définition de fessée, c’est « tape sur les fesses », et comme je lis ton blog et que je te sais intelligente, il me semblait que tu devais en avoir une autre, sinon tu n’aurais pas dit ça :D

    Donc je comprends que pour toi, la fessée inclue une notion de douleur, et que comme tu ne fais pas mal, ce n’est pas une fessée pour toi. C’est ça ?

    En fait, je suis presque encore moins en accord avec la fessée / tape « qui ne fait pas mal », parce que dans ce cas, quelle est l’intention ? Le message ? Si ce n’est pas la douleur, je ne vois que l’humiliation, que personnellement je trouve pire. Puisque tu penses que c’est nécessaire pour qu’il comprenne qu’il y a danger réel, qu’est-ce qui dans le fait de taper va amener à ça ?

    Tu dis que ça leur permet d’enregistrer que « ça fait PEUR à maman ». Est-ce que tu penses qu’ils ne comprendront pas si tu leur dis que ça fait peur, avec les mimiques appropriées ? Moi quand j’ai peur, je suis blanche, j’ai les mains qui tremblent et la voix bizarre… eh oui, on a un balcon ici aussi !!!!! Et comme nous on est en province et qu’avoir une maison est… disons… pas impossible, je me dis souvent que le jour où on pourra déménager et être au ras du sol sans balcon, je serai soulagée !!!

    Pour prendre un contre-exemple, si je dis que ça fait plaisir à maman, je ne ressens pas le besoin de l’appuyer par qq chose pour que ce soit compris. Parfois un câlin ou un bisou vont venir, mais le fait de le dire suffit pour que ce soit compris. Alors bien sûr, la nécessité de comprendre que ça fait plaisir n’est pas la même que la nécessité de comprendre que faire du trampoline sur le balcon, ça ne le fait pas, mais le message passe.

    Et j’ai beaucoup de compassion pour les « échecs éducatifs », les miens me retournent les tripes…

    (j’ai écrit mon message dans un état d’esprit vraiment doux, comme si je parlais avec une copine, ce qui n’est pê pas évident pour toi qui ne me connais pas, mais moi j’ai presque l’impression de te connaitre depuis le temps :D )

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @a n g e l, alors d’abord amen à ton dernier §. Personnellement je pense que l’acte n’est pas justifiable MAIS que cela ne préjuge pas de la qualité de la personne qui le met en oeuvre. Parce que comme tu le dis, évidemment qu’il vaut mieux un parent aimant qui donne une petite tape occasionnellement que quelqu’un qui ne s’occupe pas du tout de son enfant par exemple. Et puis nous ne sommes pas tous égaux, notamment par l’éducation que nous avons reçue ou par le contexte dans lequel nous élevons nos enfants. Un peu comme pour l’allaitement, il y en a pour qui ça vient facilement et d’autres pour qui c’est un combat de tous les jours, pour de nombreuses raisons qui souvent dépassent l’individu. Et de la même façon je soutiens tout ce qui peut aider les femmes à allaiter, plus facilement, plus longtemps, mais je ne juge pas les femmes qui n’allaitent pas ou pas longtemps. Chacune a son histoire, physique et psychologique, sa construction personnelle, et mon pré-supposé de base est que chacun fait du mieux qu’il peut et qu’à part quelques cas pathologiques la plupart des parents se feraient saigner pour leurs gosses, même si au jour le jour ils n’ont (comme moi bien sûr) pas toujours des pratiques optimales. Mais tout cela n’empêche pas pour autant de se poser pour réfléchir, pour essayer de construire un projet, pour définir ses priorités. C’est ce que j’espère faciliter par cet article ;-) .

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    a n g e lNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse,

    je tenais à te dire que ton article me recadre un peu dans mes pratiques, même si j’ai essayé (sans doute maladroitement) par mes remarques de le nuancer un peu: je n’aime pas les extrêmes, c’est bien connu… et la vie se charge de m’apprendre jour après jour qu’elle est faite de multiples nuances de gris… tout comme toi je soutienne les mamans qui veulent allaiter et je rassure celles qui ne le souhaitent pas et se sentent écrasées de culpabilité par celles qui crient haut et fort que c’est la SEULE chose possible si on aime son enfant. J’ai porté en écharpe, j’ai poussé ma poussette, j’ai pratiqué le co dodo quand l’enfant cauchemarde, quand l’enfant est malade, quand l’enfant a le blues, quand je suis fatiguée et que je veux dormir, et la plupart du temps j’ai encouragé sans laisser pleurer l’enfant a dormir dans son lit… j’ai donné des totottes s’il y en avait besoin, j’ai encouragé à l’abandonner ensuite, j’ai donné à manger du bio et du mcdo aussi à l’occase, en tout je réfléchis et je m’adapte au mieux à l’enfant qui est en face de moi (trois enfants, trois modèles extrêmement différents), et pour l’instant tout ça donne des enfants épanouis, et une maman ouverte au monde et à ce qu’il propose comme différences…

    a n g e lNo Gravatar a répondu :

    @koa,

    je l’avais expliqué ailleurs, peut-être pas ici (ma mémoire flanche, c’est mon grand âge) mais pour moi la tape non douloureuse, c’est comme la patte de la lionne sur le lionceau qui s’éloigne, c’est comme la fessée que j’ai vu un jour une maman singe donné à son petit qui s’était trop approché de moi (je lui avais donné un popcorn, j’étais le méchant inconnu!) c’est primaire, instinctif, et le lange du corps qui passe par les câlins, les bisous (dont je suis très très très prodigue, ouhla) passe aussi dans les moments de trouille, par la tape… c’est mon côté animal, voilà.

    et oui moi j’aimerais avoir juste une maison de plein pied, quel soulagement ce serait!

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @a n g e l, eh bien tant mieux si tu cela t’a donné l’occasion de prendre un peu de recul. Je sais qu’il est très difficile de tenter de donner des infos, aussi factuelles que possibles, et aussi sa propre opinion, sans se poser comme Mme Parfaite qui donne des leçons à la plèbe des idiots mauvais parents :roll: . J’en avais même fait un article… http://www.poule-pondeuse.fr/2010/02/01/informer-sans-culpabiliser/

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    a n g e lNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oh du recul j’en ai, tout le temps, ça m’use le neurone de réfléchir tout le temps à comment faire mieux hein ;-) mais c’est bien des fois d’avoir des textes aussi bien rédigés que les tiens, pour nourrir la réflexion…

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @a n g e l, euh oui ce n’est pas ce que je sous-entendais ;-) Et merci du compliment :oops:

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @a n g e l, c’est fou ça… bon mon grand est encore petit (4 ans et demi), mais je le trouve vraiment mais alors VRAIMENT moins dur que quand il avait avait 2 ou 3 ans ! Je verrai avec le temps… mais j’ai le sentiment quand même qu’il a pigé plein plein de choses (grace aux punitions :twisted: ;-) :mrgreen: :lol: :lol: ) et que maintenant (sauf grosse fatigue évidemment) il suffit de prévenir pour se faire écouter.

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    a n g e lNo Gravatar a répondu :

    @Ali, ouaip, mais comme je le dis plus haut, mes enfants sont VRAIMENT mes enfants, à savoir comme leur mère, ils ont un caractère euh… affirmé? ça leur servira plus tard comme ça me sert maintenant, mais punaise, c’est un pwal difficile pour la maman :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ali, moi je crois que c’est plutôt cyclique que linéaire, chiant, pas chiant, chiant, pas chiant… (et toujours chiant sur différents trucs :roll: )

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    Lola a répondu :

    @Suzie, Moi aussi idéalement j’aimerais ne jamais avoir à crier. Mais voilà, j’en ai 4, entre 4 mois et 7 ans. Et quand les 2 grands (5 et 7 ans) qui savent parfaitement qu’ils ont à mettre à table (genre je les ai prévenus 5 min. avant, en leur donnant un repère sur l’horloge du salon) restent vautrés dans le canapé ambiance on n’a rien vu, on n’est au courant de rien et que je suis en train d’allaiter la petite (ou de faire à manger, ou de gérer le troisième), ben évidemment je hurle (déjà pour attirer leur attention). Si je demande gentiment, ils font ceux qui n’entendent rien. Je sais aussi à quoi c’est lié, en plus du fait que la télé c’est mieux que d’aider, c’est très très souvent la fatigue de fin de journée. Mais bon, on est nombreux à la maison, faut que tout le monde s’y mette ou ça explose.
    Depuis peu, pour essayer de rester moi adulte et digne (ie ne pas perdre mon calme et faire des choses que je regretterais), de beaucoup prendre en compte le phénomène fatigue. Mes gosses deviennent pénibles quand ils sont crevés. OK. 1. Essayer de faire en sorte qu’ils ne le soient pas trop. 2. En tenir compte (de leur fatigue) quand ils partent en vrille. Ca m’aide à ne pas les voir comme des démons quand je commence à moi, être bien fatiguée aussi :oops:
    Lola (je n’ai pas de zone de texte pour laisser mon nom en haut ?)

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Lola, Justement, quand je me démène comme une folle pour que tout soit près à temps pour qu’ils soient coucher de bonne heure ou qu’ils soient à l’heure à l’école et que, quand je m’adresse à eux, ils font comme si je n’existais pas, ça me rend juste folle !! Parfois, comme le suggère la Poule, je limite mes attentes, mais franchement, c’est moi qui finis épuisée avec l’impression d’être la bonne de tout le monde et je crie tout autant… :roll:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, tu as essayé les trucs à la Faber & Mazlish ? Genre le petit mot « Cher …., on préfère être dans le panier à linge sale, signé tes chaussettes » ? ou « Les chaussettes ! » ? ou le « message-je » ?
    Moi je constate que la volonté de Pouss1 (presque 4 ans) à participer aux tâches ménagères est très variable, parfois il fait de lui même sans qu’on demande, parfois il refuse alors qu’on lui demande. Donc je n’insiste pas trop en général quand il ne veut pas, en espérant que petit à petit il prenne les bons réflexes. Bon je crois au père Noël c’est ça ? :mrgreen:

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Je confirme le Père Noël est une légende ! Franchement, le coup du « Cher Zèbre, nous préférerions être dans le panier à linge sale, signé tes chaussettes », il va vraiment me prendre pour une tarée :roll:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, j’ai jamais testé, Pouss1 ne sait pas lire. Et tu n’as qu’à nier que c’est toi qui l’a écrit (puisque ce sont les chaussettes) :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Lola, c’est clair que la fatigue explique ENORMEMENT de choses. Pas toujours facile de se rappeler que c’est juste un gosse crevé qu’on a en face et pas Belzebuth Junior mais ça aide. Et à lire ton commentaire, j’ai l’impression que peut-être limiter la télé à des moments où elle n’entre pas en conflit avec d’autres activités (aider à préparer le repas…) pourrait peut-être t’aider ?

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    LolaNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, En fait, la télé permet déjà d’avoir raisonnablement le calme le temps de faire à manger après le bain, parce que sinon, c’est Beyrouth dans mon salon (même avec la nounou), par ex. le n°3 asticote les 2 grands, ils jouent à la bagarre et ça part en vrille. Ou bien ils jouent ensemble – cool (5 à 10 min.) – et puis se disputent un jouet / y’en a un qui a cassé la construction d’un autre etc etc… Donc la télé, c’est (souvent) un moindre mal. Par contre, faut arriver à arrêter. Je préviens toujours à l’avance. On passe à table toujours à la même heure. Mais y’a des soirs où ça passe et d’autres (pleins) où ça passe pas. Demander que l’un m’aide à préparer le repas, je fais beaucoup (les plus jeunes adorent – parce que ne te leurre pas, la phase « aidante », elle vaut en général quand ils sont trop petit pour vraiment aider – dès qu’ils sont capables, ils n’ont plus envie ou rarement :roll: ). Mais ma cuisine n’est pas bien grande, mes enfants sont petits, alors pour raisons de sécurité, j’ai imposé le « un enfant maximum dans la cuisine avec moi ». Du coup, il en reste 3 pour mettre le souk.
    Et puis y’a aussi un âge (pré ado ???) où globalement, on sent vraiment venir la phase léthargique du vautrage dans canapé qui va durer looooooongtemps. Et on a déjà les yeux au ciel si on ose demander que Sa Seigneurie lève ses fesses pour participer. J’ai même pensé demander à fille aînée de donner le bib à la dernière, ce qui lui permet de rester dans le dit-canapé… ah mais c’est que ça ne lui va pas non plus…
    Bref, il faut (en tant que parent) se réinventer TOUS les soirs, et ce n’est pas facile, parce que nous aussi, on est crevés en fin de journée.
    Et je plussoie 10000% Suzie, sur le côté « je me démène comme une folle pour LEURS contraintes de temps à eux et ils font comme si je n’existais pas ». Mais là, je n’ai pas très envie de voir les effets des « conséquences » suggérées par la Poule : s’ils ratent l’école, c’est moi qui vais avoir à les gérer TOUTE la journée (et pas sûrs qu’ils n’en soient pas ravis !) :twisted:

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @Lola, pareil je menace jamais de louper l’école s’il ne se magne pas à s’habiller le matin… trop tentant !!
    Bon moi je sais pas comment tu fais avec 4. J’ai parfois déjà du mal avec 2 !!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Lola, me souviens que quand j’étais gamine il y avait l’expression « cul de plomb » qui traînait :mrgreen:
    Je te rejoins aussi sur la réinvention perpétuelle, ces derniers temps la super motivation pour Pouss1 c’était Buzz l’éclair : « Allez Buzz enlève ta combinaison galactique et va explorer l’environnement hostile de la baignoire » (dit en parlant à mon avant-bras), etc etc. :lol:
    Avec 4 ça fait 4 fois plus de réinvention, épuisant rien que de l’écrire…

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  10. Bonjour,

    j’aime beaucoup votre approche du problème. J’essaie au maximum d’élever ma fille de 2 ans sans punition, mais je n’y réussi pas aussi bien que je le voudrais (au pire une tape sur la main, mais quand même). La fatigue est souvent la cause de mon manque de maîtrise, et ça c’est difficile à gérer.

    Je m’appuie beaucoup sur un livre extrêmement bien fait qui explique justement tout le problème de l’immaturité du cerveau des enfants : « Un enfant heureux : Faites des choix éducatifs avertis grâce aux récentes découvertes scientifiques » de Margot Sunderland, Régine Cavallaro, Anne Trager et Fabrice Neuman. Ce livre donne également de nombreux conseils sur comment gérer les débordements des enfants. Je les trouve parfois un peu difficile à appliquer (surtout en cas de grosse fatigue, comme je l’ai dit plus haut), mais j’ai bien vu que ça fonctionne quand on prend le temps.

    Je pense également qu’on ne peut pas juger les parents qui craquent de temps en temps, car tous les enfants ne sont pas identiques, et certains peuvent être plus difficile à gérer que d’autres. Le tout est de faire de son mieux en essayant de s’améliorer, de garder l’esprit ouvert et surtout bien sûr d’aimer ses enfants.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Vemma, ha ha tiens je ne l’ai pas lu celui-là, ce billet va causer ma ruine chez Amazon :lol:
    Et bien sûr le jugement n’est pas très productif, les enfants sont tous différents, et pour les parents l’éducation reçue, le contexte etc dont ils ne sont pas responsables jouent aussi beaucoup.

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    zattee a répondu :

    @La poule pondeuse,@vemma,
    Je plussoie, ce livre est très bien construit/expliqué/écrit. C’est une ressource dans laquelle j’aime me replonger régulièrement, afin de gagner en patience et sérénité pour gérer les crises de mon fils de 2 ans ! Je le recommande maintenant à toutes les jeunes mamans que je croise ! Et j’ajoute qu’il m’avait été conseillé par la maternité ! Une très belle découverte.
    Sinon, excellent article, comme toujours ! (je recommande également toujours ce blog, à mes copines futures et jeunes mamans !)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @zattee, merci !

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  11. Bon avant même d’avoir lu je tiens à dire que j’adore l’image que tu as mises, j’ai bien ri huhuhu !

    Allez je file lire !

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  12. Très friand d’une présentation en épisodes : ça fidélise le lecteur, ainsi tenu en haleine !

    Sur la question de la loi, tu peux retirer « adulte » de la phrase « C’est d’ailleurs ce que les lois de notre société prévoient pour les adultes : toute violence corporelle est interdite, sauf en cas de légitime défense. »
    Non, la loi ne se limite pas aux adultes : au contraire, elle a même prévu d’alourdir les peines quand elles sont commises sur des mineurs de moins de 15 ans et par des ascendants moraux ou familiaux (cf. http://www.poule-pondeuse.fr/2009/11/19/allez-edwige/#comment-45014).
    En revanche, c’est vrai que l’application de la loi, en France, entre rarement dans les foyers : on déballe rarement les affaires de famille en public, et on préfère les enterrer pour mieux créer des traumatismes psychologiques multi-générationnels.
    Mais les juges ont déjà appliqué la loi pour punir des parents qui maltraitaient leurs enfants en public.

    Tout revient donc effectivement, comme tu le soulignes, sur l’esprit de la loi, à une question d’appréciation (et heureusement) de ce qu’est une violence et une légitime défense.

    Au cas d’espèce, avant d’avoir un enfant, ça ne me serait jamais venu à l’idée de taper un plus chétif que moi. (Et au passage, un plus grand non plus, mais pour des raisons plus évidentes que si jamais un gabarit de ce type cherchait à s’en prendre à moi, la fuite resterait de très loin la meilleure des options non suicidaire…).
    En tout cas, depuis que j’ai la chance d’avoir chez moi un petit monstre sur pattes de 7 mois, ça me semblerait maintenant complètement surréaliste et je ne vois pas bien quand je me trouverais en état de légitime défense.
    Même quand le petit monstre me lance un coup de poing direct au nez ou me griffe amoureusement la joue, en général, je fonds !… :-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, merci pour la nuance législative (et il y a même des parents maltraitant en privé qui ont été punis, encore heureux). D’ailleurs je ne suis bien sûr pas pour mettre en prison les parents qui usent sporadiquement de la fessée/tape (super bénéfique pour les gosses :roll: ) mais bien d’agir par prévention pour rappeler que ce n’est pas acceptable.
    (et dois-je en déduire que tu n’as rien contre un peu de castagne si l’adversaire a exactement ton gabarit ? :mrgreen: )

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, qui dit puni par la loi ne dit pas systématiquement puni d’une peine de prison avec taux plancher (n’en déplaise à certains) : le juge reste libre de juger que les faits ne sont pas de la violence, de ne pas condamner, d’accorder du sursis, de condamner pour un simple rappel à la loi, des TIG, etc., en fonction de la gravité des faits. La peine reste appréciée par un humain et, puisque personne n’est censé ignorer la loi, cela permet aux gens de réfléchir à leurs actes en toute circonstance.

    En revanche, une loi « moraliste » sans visée applicative, non seulement ça ne souille le rôle d’un parlement que dans les républiques islamistes ou autres dictatures religieuses, mais ce serait à coup sûr inutile, voire nocif. En effet non seulement ce serait complètement inefficace (ex. dans les années 70, les messages moralisateurs « l’alcool tue lentement », et la réponse du peuple à l’unisson, continuant à picoler : « tant mieux, je ne suis pas pressé »), mais en plus, ça risquerait de fixer la jurisprudence dans le sens d’une dépénalisation de ce qui aujourd’hui, pour les cas graves ou tangeants, est clairement pénal.
    Dans les deux cas, rien de mieux pour déculpabiliser complètement les adultes qui tabassent leurs gosses, ou pire, confortant ainsi l’idée reçue archi-fausse (d’où au fait ?) que la violence sur ses propres enfants n’est pas interdite aujourd’hui.

    Donc ça appelle à un minimum de réflexion sur les demandes de législations inutiles… et si rappelait plutôt aux gens que la loi s’applique aussi dans les familles normalement ? :idea:
    Et en parallèle, on les oblige à lire http://www.poule-pondeuse.fr pour savoir comment se passer de violence dans l’éducation ! :-)
    Tu devrais proposer un amendement en ce sens au code civil lu en mairie… :lol:

    Sur la castagne en cas de gabarit égal, et uniquement en cas de légitime défense … :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, Bon sur la méthode de sensibilisation je ne sais pas, c’est l’objectif qui me tient à coeur…

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  13. Tu abordes dans ce billet toutes les interrogations qui ont bouillonné dans ma tête ce week end.
    Jusqu’ici je n’avais qu’à faire des « non » et des petits claquements de langue pour détourner Pimprenelle d’une bêtise.
    Hier j’ai eu droit à la vraie provoc, au vrai test : yeux dans les yeux, bêtise, sourire. Et ce 10 fois de suite.
    J’ai été démunie. J’aurais pu brailler, j’aurais pu taper. Je n’ai su que faire et j’ai fini par la mettre dans son lit 10 mn pour la « punir ». Pour qu’elle comprenne que c’est mal et qu’elle ne doit pas le refaire.
    Je ne suis pas contente de cette méthode. D’abord parce qu’à 9 mois je ne suis pas du tout convaincue qu’elle ait compris quelque chose à mon geste, deuxièmement parce que je ne veux pas que son lit devienne lieu de punition.
    Donc il faut que je réfléchisse à la manière dont je veux réagir la prochaine fois, sans me faire prendre au dépourvu.
    Mais je ne sais pas, sincèrement je ne sais pas.

    J’attends donc ton 2e billet avec une impatience non-feinte et je cours acheter les bouquins que tu conseilles !

    Merci !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Maman sur Terre, j’espère que le 2ème billet t’aidera. En attendant, peut-être réfléchir à cette « provocation » ? Pourquoi est-ce que cela t’a tellement affectée ? Pour elle peut-être qu’elle n’arrive pas à s’empêcher de recommencer ? ou peut-être que ta réaction l’intrigue, alors elle recommence pour voir si toi aussi tu vas recommencer ?

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    Maman sur TerreNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, la vache (enfin la poule) ! Tu poses de sacrées bonnes quesions et sur le moment ça ne m’a pas traversé l’esprit.
    Pourquoi cela m’a affecté ? Parce que je savais que mon message était clair, que ma tête et ma voix disaient clairement qu’il ne fallait pas.
    Mais elle avait un petit sourire alors tu as raison, elle devait être intriguée par ma réaction. Et moi je me suis laissée emporter. Et je ne veux plus me faire avoir. C’est maintenant qu’il faut que je prenne les bonnes habitudes.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Maman sur Terre, évidemment, nous sommes tellement conditionnés par cette idée de rapport de force, de provocation, ça demande un vrai effort d’en sortir et de prendre une autre perspective. Tu imagines : elle a 9 mois, elle est vraiment toute petite, et à 10 000 km de pareilles considérations. Mais autant partir sur de bonnes bases !

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    Maman sur TerreNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, C’est exactement ça. L’homme était content que je sois « ferme » avec elle car il dit qu’il faut commencer tt de suite l’éducation. Mais je lui ai répondu que certes, l’éducation commençait maintenant mais que je n’étais pas du tt contente de la méthode que j’avais employée. Je m’en veux même.
    Comme tu dis, 9 mois c’est minuscule.
    Ca va être dur de se débarasser des principes d’éducation que lui et moi avons reçus de nos parents pour créer notre propre manière d’éduquer. Et pas facile non plus d’être en harmonie lui et moi.
    Enfin je compte sur la lecture des livres que tu conseilles pour m’éclairer. Je veux pas tout gacher !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Maman sur Terre, ah mais bien sûr qu’il faut commencer tout de suite l’éducation. Juste pas forcément comme ça ;-) Ce n’est pas parce qu’on ne punit pas qu’on ne fait rien et qu’on n’éduque pas…

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    Maman sur TerreNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oui mais justement, que faire !?
    J’attends donc ton 2e billet avec impatience !

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    Anne CéNo Gravatar a répondu :

    @Maman sur Terre, voici quelques « trucs » qui ont assze bien fonctionné chez nous.

    avec un tout petit bout de cet âge là, je trouve que c’est encore assez simple :
    – si le bébé tripote un objet interdit => déplacer l’objet hors de sa portée si c’est possible, sinon déplacer le bébé !
    – lui (re)dire « non, bébé, on ne touche pas à cet objet, c’est dangereux/fragile/etc »
    – et faire diversion en lui proposant un autre objet/faisant la danse de la pluie/chantant une chanson…

    si elle y revient pour la énième fois en te regardant alors que tu viens déjà de lui dire non, tu peux aussi lui « confirmer » l’interdiction : « voilà, c’est exactement ça que tu ne peux pas faire »

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    Working MamaNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé, et elle y reviendra certainement en regardant sa maman^^. Mon neveu Jules, qui a 1 an et demi presque, a tellement bien compris qu’il n’avait pas le droit de toucher à l’ordinateur de papa que depuis quelques semaines il se plante devant le bureau, bouge la souris d’une main tout en regardant son père et en disant « Non, non, non! » (en faisant le geste « non » avec son index et avec sa tête).

    Et ben franchement, pour l’avoir vu faire, c’est à se tordre de rire^^

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé, la diversion marche bien : après avoir été fascinée par mon iPhone, au point d’en lâcher tout dès qu’elle l’apercevait, et de vouloir absolument le manger, ma fille de 7 mois s’en est maintenant désintéressé clairement depuis que j’ai acheté un iPad 2… :cool:
    Ok, je :arrow:

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    PruneNo Gravatar a répondu :

    @Mamansur Terre
    C’est là je trouve qu’il est utile de se renseigner aussi sur la façon dont les enfants font leurs apprentissages et pas seulement sur comment poser des limites de façon générale
    Les enfants à cet âge sont souvent dans la répétition de l’interdit pour « valider » le lien de cause à effet : je fais ça -> maman n’est pas d’accord. Ils ont besoin de cette répétition pour intégrer la règle et la conséquence à attendre.
    Si on voit ça comme une manière d’intégrer la règle et pas comme de la provoc’, on s’énerve moins forcément ;-)
    Après tjs dans cette optique d’aller au rythme de leur développement, on ne peut pas attendre qu’à 9 mois (ou même 18) un enfant prenne sur lui pour résister à la « tentation » qd elle est devant lui. Alors plutôt que de répéter non mille fois par jour (non l’ordi, non le balai à chiottes, non, non, non, …), l’éloignement de l’objet tentateur est une solution qui préserve les tympans de tout le monde …

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @Maman sur Terre, c’est très compliqué quand ils sont petits comme ça. Ils commencent tôt à tester les limites… pour moi c’est juste le moment de les poser (et je répète qu’on a pas tous les mêmes !)
    Leur compréhension est limitée et la punition ne sert à rien à cet âge là.
    Quand Highlander fait x fois la même bêtise alors que je lui dis non, je l’éloigne de l’objet ou du lieu de tentation (par exemple le BALAI à CHIOTTES !!!). Il pleure, il hurle, se débat et puis ça lui passe. Jusqu’au lendemain où je répète le même cérémonial… indéfiniment. Mais ça finit par rentrer dans sa petite tête !

    Mais j’ai hâte aussi d’avoir les idées de la Poule !

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @Maman sur Terre, et les autres : Isabelle Filliozat explique très bien que les tout-petits refont le geste interdit non pas pour nous narguer, mais pour s’assurer que c’est bien CE geste-là qui est interdit. Une fois qu’on le sait, on arrive mieux à rester zen dans ces cas de désobéissance caractérisée !

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    RenardeNo Gravatar a répondu :

    @la belle bleue, hyper intéressant comme façon de voir les choses (…..pas comme Aldo Naouri qui pense mordicus que dans ces cas-là l’enfant teste et qu’il ne faut RIEN céder)

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  14. y a pas un smiley « applaudit » ? ça manque ! ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé, c’est pour que tu écrives un peu, espèce de feignasse :mrgreen:

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    Anne CéNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, ah ah ah ! raté !! (en fait ça fait 15 jours que j’ai un billet en brouillon sur le sujet… mais je ne suis pas satisfaite de la façon dont j’écris, surtout quand je vois que d’autres le font tellement mieux que moi !)

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  15. Excellent article. Je partage d’ailleurs le point de vue d’Ali dans un commentaire précédent notamment concernant l’utilité de la punition. Et uniquement lorsqu’elle est donnée de façon sensée: par exemple, il me semble dangereux de dire à un enfant « puisque que c’est comme ça tu vas dans ta chambre » ou bien « puisque c’est comme ça tu va faire des exercices de maths ». Tout ce qu’on risque de récolter, c’est un dégoût de l’enfant face au « cadre » de la punition: associer sa chambre ou le travail « scolaire » à une situation désagréable, et il me semble que ce n’est pas souhaitable.

    Egalement, dans le cadre d’une punition il m’apparaît très important de ne pas proférer de menaces qu’on ne pourra pas tenir juste pour faire peur à l’enfant sur l’instant. L’autre jour au restaurant, j’entendais un papa dire à sa fille: « si tu continues, tu ne viendras plus en week-end chez Papa » (les parents sont visiblement divorcés). Ca été efficace sur le moment mais, si ça ne l’avait pas été, la petite se serait bien vite rendu compte que son père n’aurait jamais appliqué la menace, ce qui peut avoir pour conséquences, par la suite, que l’enfant ne se soucie plus d’aucune des menaces punitives émise par le parent.

    Concernant la violence, je suis bien évidemment d’accord sur le principe: il y a d’autres solutions que les coups. Toutefois, je me rappelle d’un événement de ma vie de petite fille, où j’ai fait quelque chose d’extrêmement grave qui m’a valu la seule et unique claque que mon père m’ait donnée. J’avais 3 ans et je me rappelle encore de l’instant. J’ai fait croire, en déboulant dans le salon de ma grand mère où toute la famille était rassemblée, que mon grand-frère de 5 ans était tombé dans le puits qui se trouvait dans le champ derrière la maison. Un vrai puits de campagne, de près de 8 mètres de profondeur, avec de l’eau au fond.

    Alors que mon père, penché au dessus du puits en question, hurlait le prénom de mon frère et s’apprêtait à sauter dedans pour le sauver, et que ma grand-mère était déjà effondrée en larmes, à genoux dans l’herbe, mon grand frère est sorti des buissons un peu plus loin, tout sourire, absolument pas au courant de ce qu’il se passait et disant « oui oui, je suis là! ». Il jouait simplement dans les arbres… Je revois les yeux de mon père à cet instant là quand il s’est tourné vers moi. Peut-être s’est-il demandé s’il y avait une autre solution que la claque. Ou pas. Toujours est-il qu’il s’est avancé vers moi et m’a giflée avec une force certaine. La seule chose qu’il m’a dite après, en me tenant fermement par les épaules, et je revois la colère dans ses yeux à cet instant, c’est « ne refais plus JAMAIS ça ».

    Et je n’ai plus jamais refait ça. A cet âge là, quand on ne comprends pas encore ce que c’est que la mort et la douleur qu’elle engendre, je ne suis pas sûre qu’une simple explication verbale entre quatre yeux sur pourquoi il ne faut pas faire croire que quelqu’un est mort aurait suffit à me faire comprendre la gravité de ce que je prenais pour une simple blague d’enfant. Je n’en suis pas restée traumatisée. Je m’en suis toujours rappelé par contre. Rappelé comme de la limite ultime que j’avais franchie et que j’ai fait ensuite attention à ne plus jamais atteindre. Je n’ai pas pour autant craint la main de mon père par la suite, car ce n’était pas dans son habitude de nous frapper.

    C’était il y a 25 ans et je me rappelle encore de la sensation cuisante sur ma joue. Je me rappelle aussi de ne pas avoir pleuré après le coup et être restée seulement figée: je crois que l’intensité de la colère de mon père sur le moment m’a fait comprendre instantanément que j’avais dépassé l’ultime limite. Et je ne lui en veux absolument pas, au contraire. Aujourd’hui je me dis que cette gifle était peut-être bien la seule réponse à la hauteur de mon acte. Et que si j’étais maman et qu’un de mes enfants faisait la même chose, je réagirais sans doute de la même manière bien que, je le répète, la violence ne soit pas du tout dans mes « principes » d’éducation.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Working Mama, « tu ne viendras plus en WE chez Papa » :shock: :shock: Mais c’est HORRIBLE comme menace ! Au-delà du fait qu’effectivement on peut espérer qu’elle ne sera pas mise à exécution, c’est d’une violence inouïe pour un enfant :cry:
    Pour la gifle de ton enfance, je comprends bien que ton père soit sorti de ses gonds par l’horreur de la plaisanterie. Mais je persiste à penser que le message serait passé aussi bien sans la gifle ;-)

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    Working MamaNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oh oui sans doute qu’il y aurait eu une autre solution, c’est fort possible. Mais une autre solution, dans cette situation, aurait demandé du temps de réflexion afin d’étudier la meilleure chose à faire pour « expliquer ». Je me dis que, quand les choses sont vraiment trop graves comme ce que j’ai fait, la colère mélangée à l’émotion de l’énorme peur vécue peuvent empêchent ce système de réflexion, et amener à un acte violent (qu’on peut regretter par la suite d’ailleurs) donné comme un « réflexe », tu vois ce que je veux dire?

    C’est tellement compliqué et délicat, cette question. Mais quoiqu’il en soit, je suis d’accord avec toi: dans l’idéal, il ne faudrait jamais frapper et toujours trouver une autre solution.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Working Mama, oui bien sûr, je vois. Nous avons tous des réflexes violents enracinés (à part peut-être Jésus, Bouddha & co ? :mrgreen: ), tout notre travail est de ne pas y céder. Je comprends tout à fait qu’un choc pareil entraîne une telle réaction mais ça reste à éviter cependant. Même si c’est pas facile ;-)

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    Anne CéNo Gravatar a répondu :

    @Working Mama, c’est un détail, mais je bloque dessus : tu n’avais que 3 ans quand tu as fait ça ? j’ai un peu de mal à concevoir qu’un enfant de 3 ans puisse avoir la capacité de faire une blague pareille ?

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    Working MamaNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé, oui oui, je n’avais que trois ans. Et j’aimais beaucoup faire des « blagues » à cet âge là…j’ai parlé très tôt, et j’ai été coquine très tôt aussi. J’en ai fait plein d’autres, mais moins graves, celle là étant la pire. Peut-être avais-je envie de me faire remarquer? Je ne sais pas^^.

    Je crois que j’ai fait cette blague là spécifiquement parce que ma grand-mère n’avait que ça à la bouche quand on allait chez elle: « ne vous approchez pas du puits! ». J’avais du comprendre assez vite l’association au danger, et ça a du me paraître suffisant pour en jouer (et peut-être du coup tester ce qu’il se passerait si effectivement on s’approchait du puits, ou du moins si on faisait croire qu’on l’avait fait). J’ai eu ma réponse très vite^^.

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @Working Mama, La menace ! Ahhhh ! J’use et j’abuse de ça… mais je fais TOUJOURS très attention à ce que je dis. Il faut impérativement que ce soit applicable. Genre « tu n’obéis pas à la prof de gym ? On rentre à la maison. » « Tu ne veux pas te brosser les dents ? Et bien tu te couches tout seul. »…
    C’est super débile de menacer un enfant de quelque chose qu’on ne pourra pas faire… crédibilité zéro après.

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Working Mama, D’accord avec la poule sur ce point-là. Je pense que le spectacle de l’épouvante que tu as causé à ton père et à ta grand-mère a dû être suffisamment édifiant. Ma mère a toujours eu la fâcheuse tendance de réagir à la peur par une gifle : je m’en suis prise une alors que je devais avoir dans les 3 ans pour m’être carapatée dans un camping alors qu’elle était en train de faire la vaisselle ou encore parce que je m’étais déjà perdue dans les rayons d’un supermarché et que, ne me voyant plus, elle imaginait déjà que quelqu’un m’avait enlevée. Et moi, contrairement à toi, je lui en veux encore aujourd’hui. Je ne vois vraiment pas le lien entre l’acte commis (c’est vrai, ce n’était même pas une « bêtise » à proprement parler) et la réaction de ma mère qui m’a parue complètement disproportionnée et hors de propos. Et je suis désolée mais le coup de regretter après coup et de s’en excuser auprès de moi (ça lui est arrivé), ça ne passe pas. Nous ne sommes pas des animaux régis par des pulsions incontrôlables mais des êtres humains qui doivent arriver à se maitriser un minimum.

    Pour moi, dans la gifle, il y a plusieurs choses. C’est d’abord la perte de sang-froid de l’adulte, une manière d’exprimer sa colère lorsque les mots semblent inutiles et la volonté de se défouler, de « passer ses nerfs » : en ça, elle n’a rien de pédagogique. Elle est, en quelque sorte, utile à l’adulte mais certainement pas à l’enfant. Et le fameux adage « qui aime bien châtie bien », c’est à mes yeux une vaste fumisterie qui consiste à donner une portée prétendument éducative à un acte de violence pure qui n’a pas d’autre but que la satisfaction immédiate qu’il peut apporter à celui/celle qui y a recours. Quand j’étais jeune, j’ai lu un livre Libres Enfants de Summerhill, de A.S. Neil dans lequel l’auteur expliquait que dans les coups donnés par l’adulte à l’enfant, il n’y avait que de la haine. Ce genre d’idée peut faire hurler mais à mes yeux, il y a du vrai. Dans ce geste destiné à faire mal, à provoquer une sensation de douleur à son enfant, il ne peut pas y avoir d’amour.

    Il y a enfin une autre dimension dans le fait de frapper un enfant et c’est pour moi la plus importante: c’est aussi une manière de l’humilier, d’attenter à sa dignité. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été quelqu’un de très fier, je l’étais déjà quand j’étais enfant et je sais très bien que parfois, la gifle donnée par ma mère, c’était aussi pour rabaisser cette fierté qui était une forme d’insolence à ses yeux, une manière de rappeler aussi qui détient le pouvoir. Et le souvenir de cette humiliation est beaucoup plus cuisant que celui de la douleur ressentie sur le coup. Et ça, je crois que je ne lui ai jamais pardonné. Et pour aller plus loin, je pense que cette rancune impossible à surmonter est en grande partie à l’origine des rapports conflictuels que j’entretiens toujours avec elle aujourd’hui… :sad:

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    Working MamaNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, je crois que tu soulèves un point essentiel et qui fait que, effectivement, tu as vécu la ou les gifles reçues différemment de celle que j’ai prise: le contexte. Dans ton cas, effectivement ce n’était même pas une « vraie » bêtise. Alors que dans mon cas, ce que j’avais fait était extrêmement grave et ne relevait même plus de la « bêtise » à ce stade.

    Il est à noter que, dans mon cas, c’est la seule gifle que j’ai prise de mon père. Je lui ai fait peur plus d’une fois pourtant, mais la gifle n’a été la réponse qu’une seule et unique fois. Le reste, c’était du « sermonnage » et de l’explication entre 4 yeux. A noter également que, en plus de la gifle et une fois l’émotion retombée, j’ai par contre eu droit (plusieurs fois même) à l’explication concrète de la gravité de ma bêtise.

    Dans ton cas, pour la claque du supermarché par exemple, encore aujourd’hui tu ne peux pas la pardonner, ni la comprendre, parce que tu ne l’avais pas fait « exprès », et donc le rapport acte/sanction ne peut pas être établi. Moi, aujourd’hui je me dis que la solution que mon père a choisi n’était peut-être pas la meilleure (comme j’en ai convenu avec la Poule d’ailleurs) mais je sais exactement pourquoi je me suis pris cette raclée, le lien action/sanction est clairement établi. Après, je redis qu’il y avait certainement d’autres solutions…mais c’est celle qui s’est imposée à lui ce jour là.

    Je te rejoins quand tu dis que nous ne sommes pas des animaux (encore que, tout dépend comment on se place^^) et qu’on se doit de maîtriser nos émotions. Mais je rejoins aussi Jouls qui dit plus bas « il me semble que, pour déculpabiliser les parents à qui ça arrive alors qu’ils ne l’auraient pas voulu, il est important de dire que justement ça arrive, et que le fait de demander pardon à son enfant, de reconnaître que l’on a eu tort de réagir comme ça, et d’expliquer pourquoi c’est parti, peut tout à fait réparer le mal fait, et même être très éducatif, dans le sens où l’enfant comprend que son parent n’a pas voulu jouer de sa force, le respecte assez pour demander pardon, n’est pas parfait et infaillible, et peut lui aussi avoir du mal à maîtriser ses émotions ». Nous ne somme pas des bêtes, ça c’est sûr, mais nous ne sommes pas non plus des machines sans affects.

    On peut tous, à un moment, sortir de nos gonds. Ca ne doit bien sûr pas excuser ni justifier des gifles à répétition mais ça peut arriver. L’émotion est source de « dérives réflexes » dans bien d’autres domaines que l’éducation…Il me paraît sensible, sinon utopique, de dire que jamais on n’en viendra à frapper son enfant ou à lui faire subir une forme de violence (morale par exemple). Parce qu’on ne sait tout simplement pas les situations qui adviendront, dans quel état d’émotion ces situations nous plongeront, et quel comportement réflexe elles engendreront. On peut par contre faire tout ce qu’on peut pour l’éviter, comme nous l’avons dit plus haut, réfléchir à des parades autres, s’interroger toujours plus sur des méthodes…

    Fontaine, je ne boirai jamais de ton eau…

    Après, ce que tu évoques en terme de « demonstration de pouvoir »…c’est certain que c’est dévastateur et que ça ne règle rien. Ma mère m’a humiliée comme ça un jour. Pas par une gifle, mais parce que j’avais fait une bêtise (pas grosse en plus) le jour de la fête des mères juste après lui avoir offert son cadeau. Une chaise en pinces à linges que j’avais faite à l’école en CE2 (et tu vois quand j’écris ça là, ça me donne encore envie de pleurer 20 ans après, c’est te dire). Pour me punir de ma bêtise, elle m’a jeté la chaise « à la figure ». Elle est tombée par terre et s’est cassée en mille morceaux. Je ne lui ai jamais pardonné non plus, malgré qu’elle se soit excusée de son acte en pleurant.

    L’humiliation de l’enfant, quelque soit la méthode, est vraiment la pire des solutions. Je m’arrête là parce que mon commentaire est déjà bien trop long, mais c’est vraiment un débat passionnant sur lequel l’échange d’expériences et de points de vue est vraiment très intéressant. Merci à la Poule de l’avoir ouvert ;)

    Bonne fin de journée ;)

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Working Mama, Par cette explication, « l’enfant comprend que son parent n’a pas voulu jouer de sa force »: bah si, justement c’est parce que l’adulte est plus fort que le petit qu’il l’a frappé…

    Pour reprendre, moi aussi, l’argument de Jouls sur le fait que demander pardon à l’enfant peut réparer le mal fait et aussi être très éducatif, je suis franchement dubitative. Ce type de démarche pourrait se concevoir dans le cadre d’une relation à égalité entre 2 personnes mais je doute de sa vertu pédagogique entre le parent et l’enfant. Oui d’accord, il permet de montrer à l’enfant que son père/sa mère n’est pas « parfait et infaillible » et qu’il peut avoir « lui aussi du mal à maîtriser ses émotions » mais le parent, c’est aussi celui qui détient le pouvoir, qui fixe les règles, qui éduque, l’enfant le sait très bien et ce pardon qui lui est demandé est à mes yeux hypocrite. Car, contrairement à ce dernier, les parents ne seront jamais « punis » pour leurs manquements et ils n’auront jamais de compte à rendre pour les « bêtises » qu’ils commettent. Et la démarche est biaisée car l’enfant n’a pas la liberté d’accorder ou de refuser ce pardon: il pardonnera parce que c’est ce que ses parents attendent de lui et non parce qu’il l’a décidé de lui-même.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Working Mama, ah mais non, moi j’adore les beaux commentaires comme ça, bien écrits, bien construits, avec plein de réflexions intéressantes (et cela s’adresse plus généralement aux autres aussi… ;-) ).
    Je trouve aussi que l’humiliation est vraiment à éviter, souvent quand l’enfant réalise qu’il a fait de la peine à quelqu’un il se sent déjà assez mal sans avoir à en rajouter. Et là encore, risque fort d’imitation : c’est OK d’humilier, surtout un plus petit, surtout en position de faiblesse… belle leçon de morale :roll:

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Working Mama, sans doute la peur et la colère que tu as vu dans son comportement et ses yeux t’ont marqué tout autant que la gifle… J’adhère à ce que dis la Poule: frapper, c’est un aveu d’échec, une mesure pour se soulager soi-même, soulager sa frustration ou transmettre sa fureur plutôt qu’une mesure éducative. Personnellement, j’ai vécu les gifles reçues dans mon enfance comme des humiliations qui n’ont entrainé que rancœur et crainte – des sentiments que je ne souhaite pas que mes enfants ressentent à mon endroit :sad:

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  16. J’ai mis 2 claques à n°1 et à chaque fois ça m’a rendu tellement malade que je ne recommencerai pas et j’essaye de faire passer le message au papa qui a plus de mal :evil:, et je suis vraiment persuadée que ça ne sert strictement à rien à part humilier et faire régner la terreur . La prochaine étape, c’est d’arrêter de crier (y a du boulot :oops: ) car je me rends bien compte que c’est le plus souvent contre-productif. Mais qu’est ce que c’est dur quand pour la 100oe fois on dit répète la même rengaine, que jamais elle ne se tait, que tout peut être sujet à une colère etc… alors que on a une journée de boulot dans les pattes, un bébé qui n’a pas dormi pendant un an …Quand elle fait une grosse colère, on la met dans sa chambre pour qu’elle se calme seule, ça ne servait à rien quand elle était plus petite, maintenant, après quelques hurlements, elle finit par jouer tranquillement. La Puce a beau avoir 4 ans, elle nous refait un terrible two carabiné, j’ai du louper un truc mais où ??? Alors j’attends ton 2e article avec espoir ;-) !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sophie, moi aussi j’ai du mal à arrêter de crier (et de jurer :roll: :oops: ), même si je fais des efforts et que je suis heureuse de voir qu’ils paient. Et je compatis sur le manque de sommeil couplé au boulot crevant (je revois encore une scène chez nous à base de pétage de plomb injustifié suivi de « oh j’aurais pas du regarder mes mails du boulot avant de partir »…). Ne t’attends pas non plus à super nanny pour le 2ème hein, surtout toi qui traines par ici depuis un bail ;-)

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, relire des fondamentaux ne peut pas me faire du mal … ;-)

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @sophie, C’est pas facile d’arrêter de crier… et pourtant j’ai réussi. Et j’ai 18 mois de très mauvais sommeil dans les pattes. Je dis pas que je suis toujours calme, je bous parfois… mais j’essaie de passer le relais au papa dans ces cas là. Ou je fais des exercices de respiration quand je suis toute seule. Avec mon grand j’ai remarqué que plus je criais et plus la situation s’envenimait. Je désamorce beaucoup mieux les crises maintenant. Mais c’est un effort constant.

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @sophie, moi aussi j’ai tendance à crier, ou au moins à hausser le ton quand je suis mécontente. Et ma petite dernière de 3 ans a entrepris depuis quelques temps à me dire : « Chut, Maman, parle doucement. » en mettant son doigt devant sa bouche (à l’horizontale…) Et même l’autre soir où je me suis mise à parler plutôt fort à sa grande sœur de 18 ans car la conversation commençait à m’agacer, la petite m’a dit : « Chut, Maman, parle doucement. » ;-)
    Ca permet un retour au calme, même si je continue à la gronder, je le fais moins fort.

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  17. Tres interessant et tellement controverse…
    Ici on a aussi Eduquer dans punir de Gordon. Bon ca fait pres d un an qu il est a moitie lu ( un peu soporifique, plus que les twilight en tous ca) mais qui fait tellement reflechir. Ici aussi on a eu envie de la baffer de donner une fessee en reponse a des crises digne de l exorciste dans des environnements hostiles ( la poste le supermarche le parking) nous y avons jusque la resiste mais nous ne nous sommes jamais prive de le reconnaitre entre le papa et moi. Signe que l autre doit prendre le relais si possible. Nous essayons ( souvent c est plus moi qd meme) d analyser le pourquoi de la crise.
    Pour les cris ca on est encore loin de nos esperances. On s ameliore mais parfois enfermes a 3 dans un campingcar par un jour pluvieux des fois c etait la seule chose qui la faisait reagir ( car inattendu pour elle… Mais l effet de surprise ca ne marche qu une fois ou deux meme processus que pour les punitions) le plus dur etant le concept punition recompense explique par Gordon un peu difficile a appliquer. Surtout quand ici ils sortent des « good girl »  » you re clever » des qu elle fait un pas. Pour l instant nous gerons les crises et ou betises par l explication ou l isolement ( mais la nuance entre isolement et punition est parfois mince et difficile a trouver.) enfin les punitions ne se resument pas aux fessees mais le debat retombe vite sur le sujet..
    Mais ca m a permis de me poser la question de la legislation ici. La page du site du gouvernement essaie de se justifier en expliquant la difference entre chatiments corporels et « physical abuse » je trouve que c est moyennement convaincant.

    Et merci pour cette article qui me donne

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Aotte, forcément ce n’est pas convaincant d’expliquer la différence entre châtiments corporels et abus physique, c’est très graduel et l’acceptable va varier beaucoup selon les individus.
    Le problème de l’effet de surprise que tu soulignes est bien réel, et c’est aussi celui de la surenchère : on fait quoi quand ça ne marche plus ? On tape plus fort ? On crie plus longtemps ? plus souvent ?

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  18. Je voulais dire « sans punir » sinon ca ne veut rien dire du tout.

    Et que j’ai ete interrompu par un couchage en deux temps.

    Donc qu’ici les chatiments corporels sont « legaux » dans un cadre precis (ahemmm), interdits dans les ecoles publics et certains prives, en fonction de l’Etat…

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Aotte, moi aussi je cris parfois… La surprise entraine en général des pleurs et ça n’arrange rien (et je me sens merdeuse). Mais clairement, quand on se fait taper ou griffer, il est difficile de rester sans réagir – j’ai ce genre de souci après des journées de crèche dures où la violence a fait partie du tableau… J’ai beaucoup utilisé l’isolement pendant un temps un peu moins maintenant, mais je dis toujours que c’est parce que MOI JE ne supporte plus les cris. Pas la faute de l’enfant, ma limite à moi, c’est important je trouve. Eux aussi ont besoin de craquer et les conneries/pleurs/crises sont leur exutoire…

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  19. Haaa merci et bravo, ça fait du bien, du sain, intelligent et constructif. Un propos , moi aussi j’en ai lu des horreurs à l’occasion du débat sur la fessée et cela fait froid dans le dos.
    Prendre le pouvoir, ne pas perdre le contrôle, se faire obéir, ne pas se laisser avoir par un petit, ne pas passer pour un laxiste,montrer qu’on « tient » son enfant… Je remarque, alors que la crêpe est en plein terrible two, les réactions de certains adultes qui nous entourent qui sont surpris de nous voir chercher des solutions avec la crêpe, ou de ne pas hurler ou mettre une bonne fessée.
    Tu as complètement raison sur l’immaturité que l’on devrait comprendre autant que les capacités physiques et non pas coller des intentions démoniaques à des petits: un enfant de 2 ans ne sait pas prêter ce n’est en rien de l’égoïsme, s’il refait la même bêtise 1000 fois ce n’est pas pour nous provoquer ou nous rendre fous même si c’est la conséquence directe (la semaine déterrage de papyrus nous a rendu complètement dingues…)
    Avec mon homme, on discute énormément de cela, d’autant qu’il a déjà élevé 3 enfants dans une éducation qui ne nous convient pas pour moi et plus pour lui. (j’en avais déjà parlé dans l’article Allez edwige!)On est hyper attentif au vocabulaire qu’on utilise, aux tournures de phrases (merci Gordon)et moi particulièrement à la forme et au volume. C’est évident pour moi que si l’adulte crie fort à chaque fois que l’enfant fait quelque chose que l’on juge de travers , il fera pareil quand on fera de travers à son sens (ne pas acheter le bonbon par exemple) et à 2 ans, ses sources de frustrations sont illimitées, d’où beaucoup de cris aussi.
    Après la fatigue, le moral, les situations personnelles difficiles rendent ce chemin encore plus compliqué et dur à atteindre car il demande de la confiance et de la sérénité.

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    Violette BleueNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, je plussoie x15.000 sur le début de ton commentaire.
    Et je me dis qu’on va avoir du mal avec nos enfants, mais aussi avec toutes les personnes autour de nous qui trouvent ça bizarre d’essayer de comprendre pourquoi l’enfant fait une « crise » et d’essayer de le calmer autrement qu’en lui hurlant ou tapant dessus.

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Violette Bleue, le pire c’est les gens (proches ou inconnus avec une bonne tendance chez les mémés poudrées du métro…) qui menacent TON enfant devant toi en te regardant d’un oeil complice genre « je te soulage, je maîtrise à fond les enfants et la discipline »: « si tu continues à faire l’andouille, t’iras au coin/t’auras pas de dessert/ maman va gronder… » au choix.. :twisted: :twisted:
    Non, mais de quoi je me mêle!!!!Bizarrement, c’est envers ces gens que j’ai du mal à me retenir, plus que devant ma crêpe hurlante!!! :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, ça me rappelle la pédiatre qui avait menacé Pouss1 d’une fessée s’il n’arrêtait pas de pleurer :evil: :evil:

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, alors celle là à chaque fois que tu la mentionnes, cela me fait complètement halluciner….Je ne sais pas comment j’aurais réagi…

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, en lui promettant une fessée en retour ?… :cool:

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, :lol: mon cher et tendre s’est promis de faire des guilis dans le cou à la prochaine mémé (ou autre être humain adulte inconnu) qui met ses pattes sur notre enfant en faisant gouzigouzi…J’ai hâte!

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, génial ! Je retiens l’idée ! :grin:

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, tout à fait d’accord ! Autre exemple, les gens qui ne comprennent pas pourquoi ton enfant ne dis pas bonjour/ne fais pas de bisous… Et ceux qui insiste auprès de leur enfant pour qu’il le fasse. Perso, ça me semble plutôt sain que mes enfants attendent de voir comment je communique avec quelqu’un (pendant quelques minutes, pas deux secondes) avant de s’ouvrir et de faire confiance. Mais bon, je vais en faire des asociaux :lol: ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, moi je trouve ça même complètement contre-productif par rapport à la prévention de la pédophilie. D’un côté « ne parle pas aux inconnus » « ne laisse personne te toucher si tu n’en as pas envie », et de l’autre « dis bonjour à la dame » « fais un bisou à tatie moustache ». Un peu contradictoire non ? :roll:

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, c’est bien pour ça que je n’ai jamais forcé mes enfants à faire la bise aux gens, et que moi même je m’abstiens de bisouiller tous les petits qui passent à ma portée, même si les parents insistent pour qu’ils m’embrassent. Je leur demande la permission (aux enfants). Mon aîné était un peu sauvage et n’aimait pas trop qu’on le touche, et je n’ai jamais fait de réflexion pour lui demander de changer : j’avais trop peur des pédophiles et je préférais qu’il soit trop sauvage que trop confiant.

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, y a 15 jours : crise dans la rue, avec cris et poussin qui se roule par terre (hum le beau trottoir parisien). Moi en bonne mère, je reste à côté, mais à bonne distance de ses coups de pied…zen :twisted: et là, une bonne femme passe à côté et dit « pff, nan mais quand même, c’est sale par terre ». Là, c’était la goutte d’eau, elle a mangé toutes les grossièretés que je me retenais de sortir à mon poussin… Le plus drôle ? Elle a fini par me dire que j’avais raison que c’était pas ses oignons… :lol:

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, Excellent! Comme on arrive pas à avoir de répartie constructive sur le coup avec le père de la crêpe, on s’entraîne à la maison à se répondre vertement mais avec class et efficacité! Comme quoi tout se travaille!

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, euh je ne suis pas sûre d’avoir la « classe » J’ai plutôt sorti un truc du style « Vous savez quoi Madame ? Je vous em%#!rde ! » :oops:

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, c’est pour ça qu’on répète!! ;-)

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, la dame s’adressait-elle à l’enfant ou à sa mère ? Dans un tel cas de figure, je pense que j’aurais pris pour une aide qu’elle s’adresse à l’enfant (réflexion objective et sans préjuger des raisons de la colère) ; et que je lui aurais sorti ta réponse si elle s’était adressée à moi… ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, je me souviens de mes grands-parents (mon grand-père avait la main plus que leste sur ses enfants :cry: ) me regardant très étonnés expliquer à Pouss1 qu’il était libre de ne pas manger à table, mais que le déjeuner c’était maintenant, et qu’il ne faudrait pas demander à manger dans 30 minutes, etc. « Ils comprennent tout ça les enfants maintenant ? » :roll: En même temps ils étaient plus étonnés que franchement désapprobateurs, c’est déjà ça.

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oui ma mère a vu ça aussi par rapport à la méthode à la carotte: elle voulait donner un bonbon la crêpe pour le faire ranger, elle a vu qu’en s’y mettant elle même et en encourageant à faire ensemble, ça marche aussi!

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  20. Ici c’est une puce qui nous met des baffes, je ne sais pas si ce geste vient du fait qu’un jour, excédée, je me suis tapée moi-même sur la tête (devant elle), ou bien si c’est sa nervosité qui s’exprime (« elle est tonique ! » me dit-on. Oui, mais pas que), et/ou encouragée par la fille de la nounou, 4ans, qui rigole quand elle s’en prend une par ma fille…
    Mais on essaye très fort de lui faire passer ça. Quand elle me le fait je dis « aïe » et lui retiens la main en lui disant « Non ! on ne tape pas », peut-être que dans 6mois ça va être bon…
    Je me suis découvert de la patience avec elle, espérons que j’en aurai assez pour rester juste dans le verbal !

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Violette Bleue, la crêpe aussi me donne pas mal de baffes et c’est super dur de ne pas le prendre mal. Pourtant je vois bien que c’est du test, que ce n’est absolument pas méchant, mais que c’est pour provoquer un lien, voir ce que ça fait. Quanhd j’arrive à me contrôler, je lui ai toujours répondu en lui proposant un câlin, accompagné de « personne ne tape personne, si tu veux me toucher c’est avec douceur avec un câlin par exemple », et depuis quelque temps il alterne la baffe avec le câlin…
    C’est vraiment le truc qui me fait sortir de mes gonds et qui me sort les larmes des yeux tout de suite, c’est vraiment dur de gérer MA réaction (la sienne ne m’inquiète pas, je sais que ça passera en répétant, en en discutant à d’autres moments) car clairement le gronder en hurlant ou pire n’est pas du tout la bonne réponse dans cette situation.

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    Violette BleueNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, ha non c’est sûr que hurler ou même taper pour faire passer l’envie de taper, ce n’est pas la bonne solution. Ma fille met des baffes quand elle est dans nos bras (elle a 13mois), c’est ptete une manière de nous dire autre chose mais je n’ai pas trouvé quoi. Ça ne me fait pas mal, mais je dis « aïe » quand même, et je prends sa main et me fais une caresse avec, puis je lui caresse la joue également. Hier ça a marché, elle a donc fait une caresse plus tard, mais il ne faut pas louper le coche alors j’ai tout de suite souri en disant « ho oui c’est doux ! » Ca lui a semblé bizarre. Mais je ne désespère pas.
    Par contre le papa ne dit pas « aïe », ne réagit pas toujours, et je pense qu’il faudrait, pour qu’elle sache qu’il ne faut JAMAIS taper qui que ce soit.
    Bon courage avec ta crêpe ! (j’adore le surnom)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Violette Bleue, Pouss2 aussi donne des baffes, je lui dis que ça fait mal et qu’il faut faire des gentilles caresses, en lui montrant. Je le contiens jusqu’à ce qu’il arrête, et parfois il fait plutôt des caresses. Mais l’apprentissage est long…

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  21. Bonjour,

    Premier commentaire pour moi…même si je lis ce blog avec intérêt très régulièrement !
    Je suis maman d’une petite fille de 3 ans et demi et d’un petit garçon de 7 mois. A ce titre, mes nerfs sont régulièrement mis à rude épreuve !

    Mais je suis aussi prof en collège…Et j’essaie de réfléchir à la manière dont je pourrais prendre en compte la non-violence dans mon métier. Je recherche des ressources et idées de lectures (livres, sites internet, blogs…) qui traiteraient de ces aspects sous un angle professionnel. J’ai lu Enseignants efficaces de Gordon. Quelqu’un aurait-il d’autres pistes ?

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    Working MamaNo Gravatar a répondu :

    @Olina, bonjour :-) Pour avoir été un temps musicienne intervenante en milieu scolaire, cette question a été centrale dans ma formation. Je te conseille par exemple l’ouvrage de Jacques Rancière « le maître ignorant, cinq leçons pour l’émancipation intellectuelle ». Cela ne traite pas spécialement de la violence/non-violence mais de la façon de placer celui qui apprend au centre de la démarche d’apprentissage et d’éducation et donc, dans un sens, ça rejoint le sujet traité ici. On partage le point de vue ou pas, mais c’est extrêmement constructif et intéressant. Disponible ici par exemple:

    http://www.amazon.fr/ma%C3%AEtre-ignorant-le%C3%A7ons-l%C3%A9mancipation-intellectuelle/dp/2264040173

    A bientôt :-)

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    Olina a répondu :

    @Working Mama, je note la référence, merci !

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @Working Mama, ce livre a l’air bien intéressant, je note la référence aussi…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Olina, bienvenue alors ! Evidemment j’allais suggérer Enseignants efficaces (que je n’ai pas lu…) ;-) Ceci dit je pense que « Retrouver son rôle de parent » peut aussi être éclairant, sur les aspects de l’attachement notamment.

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    Olina a répondu :

    @La poule pondeuse, et oui Enseignants efficaces est effectivement la référence sur laquelle on tombe en premier ! Ce qui m’a gêné toutefois, c’est que j’ai eu du mal à transposer les exemples évoqués dans le contexte scolaire anglo-saxon à ma réalité professionnelle française d’élèves dits « difficiles ».
    Je vais lire Retrouver son rôle de parent, j’ai consulté ton billet dessus et ça me semble intéressant en effet sur l’idée d’attachement aux pairs.
    Merci pour l’accueil ! :smile:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Olina, bon Retrouver son rôle de parent c’est assez anglo-saxon aussi. Je sais aussi que JP Rosenczweig (suis pas sûre de l’orthographe…) dont je cite le blog dans le billet a écrit un ou deux bouquins, y a peut-être des choses intéressantes à y piocher ? Il doit avoir une certaine expertise ès ados difficiles…

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    Olina a répondu :

    @La poule pondeuse, Merci ;-)

    Répondre

  22. Je partage tout à fait ce point de vue… Il m’arrive encore de m’énerver et de crier mais je m’en veux à chaque fois de me montrer dans cet état à ma fille, je me mets à sa place et me dis toujours que c’est exagéré, surtout qu’elle ne fait pas de grosses bêtises, juste elle n’écoute pas! Alors ou c’est pas facile de rester toujours zen mais ça se travaille! j’arrive très bien à m’isoler, en général c’est elle qui vient me chercher et on repart sur de bonnes bases…
    sinon je suis plutôt le genre de maman qui menace d’une punition mais qui ne punit jamais, j’y arrive pas… dès qu’elle dit pardon etc, la punition est levée, au final elle n’est jamais punie (et je l’avoue ça me ferait trop mal au coeur… ). Pour certains je suis faible, pour moi je suis la maman que j’aime être. Il y a aussi des priorités qu’on met parfois au mauvais endroit. Je préfère une enfant polie à une enfant qui range toujours ses jouets même si j’aimerais les deux!
    Et ça me rend malade les parents qui engueulent les petits enfants au resto parce qu’ils ne tiennent pas en place, on ne peut attendre d’un 2/3 ans qu’il se tienne correctement pendant plus de 20 ou 30 mn… trop d’enfants se font punir ou gronder parce que les parents attendent des choses qui ne sont pas de leur âge.

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Carole Nipette, moi je ne trouve pas ça grave de ne pas arriver à punir, mais tu t’en doutes ;-) Les priorités, je pense qu’on a chacun les nôtres, c’est assez subjectif. Et moi aussi ça me rend malade ce genre de truc, je me souviens avoir vu un môme s’en prendre une dans la file d’attente des passeports d’un aéroport. Si tu emmènes ton gosse passer la nuit dans un avion ben tu assumes que c’est à toi de faire des efforts et pas à lui, qui se retrouve dans une situation ingérable pour lui.

    Répondre

    La Mère JoieNo Gravatar a répondu :

    @Carole Nipette,

    « pour moi je suis la maman que j’aime être. »

    Clap clap clap.

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @Carole Nipette, le problème n’est pas tellement de ne pas punir mais dans le fait de menacer de punir et de ne pas le faire… Je pense qu’il faut essayer de rester cohérent avec l’enfant. Pour moi une menace ou une promesse doivent être maintenue… et c’est pour ça que je suis toujours à la recherche de punitions « faciles » mais qui marquent quand même le coup. Juste pour ne pas qu’ils aient envie de recommencer…

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  23. J’aime beaucoup ce sujet et j’attends avec impatience la 2e partie !!

    J’ai le même objectif mais comme toi, dans la pratique quotidienne, il y a encore pas mal de ratés. Il m’arrive les mêmes dérapages (hurlements, claquage de porte). Et je me suis fait le même constat « finalement la version adulte du gosse qui se roule par terre » ! Je suis contre les tapes (déjà pour mon chats donc encore moins pour ma fille) et pourtant il m’arrive d’attraper ma fille énergiquement quand elle m’agace à mort. Et franchement, je suis consternée de me voir réagir comme ça. Je n’aime pas me sentir submergée par la colère, je trouve que ça donne un exemple pourri à ma fille, mais surtout, je ne veux pas qu’elle ait à gérer ma colère. C’est à l’opposé de ce que je voudrais transmettre. Tout cela est de la violence (y compris les cris) et je reste persuadée que personne n’est équipé pour gérer ça sans dommage, déjà un adulte alors encore moins un tout petit.

    Je suis d’accord sur le fait que c’est au parent de faire l’effort en premier. Moi aussi j’ai pu observer que quand je faisais un effort il y avait une meilleure ambiance générale. En même temps, c’est évident. On montre comment faire à un enfant dans plein de situations (pour se servir d’une cuillère, pour ouvrir une fermeture éclair…), pourquoi aurait-il moins besoin d’être guidé quand il s’agit d’apprendre à gérer ses émotions ?

    « Enfin n’oublions pas que nous-mêmes sommes rarement en pleine capacité de gérer nos émotions et d’adapter parfaitement notre comportement aux circonstances ». Je suis bien d’accord sur le fait qu’il ne faut pas demander à un bébé/bambin/enfant plus qu’il n’est capable de faire et souvent revoir nos attentes permet aussi d’éviter pas mal de frustrations de notre côté. Ça me rappelle ma 1re tentative de peinture avec la pitoune qui s’est terminé en pleurs et cris parce que « Noonn ne touche pas le coussin avec tes mains pleines de peinture ! Noonnn pas dans la bouche non plus aaaah… ». On ne peut pas leur demander de respecter des règles qui ne sont pas à leur portée !

    Après, une question subsiste : comment leur faire comprendre que là faut que ça cesse parce que la pression monte sans s’énerver ? Ben, j’ai pas encore bien la réponse :roll:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Catwoman, aaah pas facile. Pas de réponse absolue non plus, parfois montrer qu’on est excédé (par le ton, les mots…) suffit, parfois pas, je crois aussi que l’enfant n’est pas toujours en capacité de le comprendre et d’agir en conséquence. Parfois juste s’isoler un moment pour faire redescendre la pression, même si ce n’est pas toujours possible (lieu public…).

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  24. Merci la Poule pour ce beau billet, j’ai hâte de lire la suite !
    Ca rejoint précisément mes préoccupations du moment, puisqu’avec notre petite fille, nous sommes entrés précisément dans l’âge (elle a 20 mois, et cela fait, disons, 3-4 mois) où beaucoup de choses nous semblent de la provocation (genre Maman dit non, je la regarde droit dans les yeux et je recommence, ou pire, j’attends qu’elle ait le dos tourné pour le refaire), et où l’on peut vite s’impatienter à répéter 100 fois les mêmes choses. Et c’est dans ces moments-là qu’il devient très difficile de ne pas faire les gros yeux / élever la voix / se fâcher, mais de rester calme et ferme.

    C’est là où j’apporterais aussi un complément, et donc un peu une nuance, à ce qui a pu être dit (surtout en commentaires si j’ai bien lu) sur la façon dont nous parlons aux enfants : s’il est vrai que dans pas mal de cas, nous n’oserions jamais employer pour un adulte le ton avec lequel nous nous adressons aux enfants, nous faisons aussi l’expérience que, dans bien des circonstances, si un adulte (aux hasard le conjoint) refait plusieurs fois quelque chose qui nous agace et nous blesse, nous avons aussi du mal à ne pas hausser le ton et à lui parler avec douceur. Enfin je dis « nous »… je généralise peut-être, si personne ici ne se sent concerné traduisez la phrase en « je » :mrgreen:
    Et donc je pense que tous les efforts que nous avons conscience de devoir faire pour ne pas crier, éviter les éclats de voix et les pétages de câbles, toujours parler avec respect et si possible douceur, valent aussi pour nos relations entre adultes, et tout particulièrement entre conjoints. Et ce d’autant plus que, comme tu l’as très bien dit, la Poule, l’enfant apprend beaucoup par imitation.
    C’est sans doute évident, mais si je prends la peine de le dire, c’est parce que je me rends bien compte que je fais souvent beaucoup plus attention avec ma fille, que je sais immature psychologiquement, qu’avec mon mari, et que je pense que c’est un tort.

    Enfin je reviens sur la tape et la fessée, je pense qu’il faut dire aussi que malgré toutes nos bonnes intentions, notre ferme décision d’éduquer sans tape ni fessée, il peut arriver que certaines émotions nous submergent tellement, ou que nous soyons tellement à bout, que « ça part » (cf. l’exemple de Working Mama)… Et il me semble que, pour déculpabiliser les parents à qui ça arrive alors qu’ils ne l’auraient pas voulu, il est important de dire que justement ça arrive, et que le fait de demander pardon à son enfant, de reconnaître que l’on a eu tort de réagir comme ça, et d’expliquer pourquoi c’est parti, peut tout à fait réparer le mal fait, et même être très éducatif, dans le sens où l’enfant comprend que son parent n’a pas voulu jouer de sa force, le respecte assez pour demander pardon, n’est pas parfait et infaillible, et peut lui aussi avoir du mal à maîtriser ses émotions. Pour ma part, j’ai reçu beaucoup de fessées, et je pense que dans cette façon de faire mes parents faisaient fausse route. Mais je garde en mémoire toutes les fois où ils ont aussi su reconnaître qu’ils avaient tort, demander pardon, je vois aussi comme ils ont évolué en bien avec mes plus jeunes soeurs, et cela m’a aidée à ne pas garder en moi de rancoeur et d’amertume pour la façon dont ils s’y sont (mal) pris…

    J’ai encore été trop bavarde… sorry sorry !

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, je réagis à ton commentaire en tant que fille de… et non en tant que parent (ma fille a 9 mois et elle est encore dans la phase bébé-tout-mignon alors je ne peux pas savoir à l’avance comment je réagirais face aux premières bêtises…). mais, comme je le disais plus haut, ma mère a parfois regretté une gifle partie trop vite et s’en est excusée auprès de moi ou de ma sœur par la suite. Eh bien, pour ma part (et, par là, je veux dire que ma réaction, ben… c’est la mienne et qu’elle ne s’applique qu’à moi) , le pardon, elle peut l’attendre encore longtemps…

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    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, Je comprends tout à fait que ce soit difficile, moi-même je perçois combien certains souvenirs sont encore cuisants et laissent une blessure assez vive. Mais pour ma part, c’est vrai que le pardon demandé m’a aidée à comprendre que mes parents n’étaient pas parfaits. Et puis ils est arrivé plusieurs fois qu’ils réunissent tous leurs enfants pour leur dire qu’ils avaient pris conscience que telle façon de parler ou de faire n’était pas juste, et qu’ils avaient pris la décision de changer. Avec le recul, je me suis dit que c’était quand même une preuve d’humilité – et d’intelligence – de la part de ceux qui ont l’autorité, de se mettre devant ses enfants en situation que certains appelleraient « de faiblesse » et de leur dire comment ils avaient décidé de mieux faire, sachant que les enfants en question ne manqueraient pas de repérer les fois où ils sont « retombés » dans un travers qu’ils avaient annoncé vouloir bannir. Enfin, mes parents reconnaissent aujourd’hui très honnêtement que, tout jeunes et débutants qu’ils étaient, les méthodes qu’ils ont employées avec leurs aînés (dont je suis) n’étaient pas vraiment les bonnes. Donc pour ma part, c’est tout cela qui m’aide à pardonner, et pas seulement le pardon demandé.

    Et puis, quand je vois à quel point je peux être parfois désarçonnée et à deux doigts de péter un plomb devant les colères de ma fille (qui Dieu merci ne sont pas trop fréquentes), je me dis que je serais tout à fait capable de perdre ma maîtrise de moi-même, malgré toute ma bonne volonté. Et je ne pense pas que se laisser ronger par la culpabilité quand ça arrive soit vraiment productif…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, je trouve quand même qu’entre adultes (pour moi en tout cas), il y a une certaine inhibition, à la fois pour maintenir une certaine image et aussi simplement par peur de la réponse. Et puis il y a toujours l’option je fais le gros dos en attendant que ça passe, car il y a peu d’adultes avec lesquels on est obligés de cohabiter 24h/24 ; et même son conjoint on peut le quitter, alors que les enfants ils sont là et ils ont besoin de nous maintenant, ça a un côté un peu angoissant, cette dépendance totale, immédiate et permanente…

    @pétrolleuse et Jouls, quand l’adulte dérape, je pense que c’est la moindre des choses de s’excuser. Même si ça ne suffit pas toujours, c’est déjà un premier pas de reconnaître que le coup n’est pas acceptable, que c’est une erreur. Après ça ne doit pas être une façon de se dédouaner non plus, même si se perdre dans la culpabilité n’aidera probablement ni parent ni enfant. Je pense que les enfants sentent aussi le degré de sincérité des excuses parentales, ce qui les rend plus ou moins enclins à pardonner.

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    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, C’est vrai qu’en général, on fait un peu plus attention entre adultes. Mais je constate tout de même, parfois, dans mon comportement, que non seulement mon seuil de tolérance mais aussi mon degré d’attention et d’écoute sont bien moindres vis-à-vis de mon mari que vis-à-vis de ma fille. On ne se dispute pas tout le temps non plus hein ! Mais si je suis honnête, je dois reconnaître qu’il y a parfois dans mon attitude et le ton de ma voix une agressivité que je ne me permets pas avec ma fille. A mon sens, le fait qu’elle soit plus petite et moins capable « d’encaisser » cette agressivité explique cette différence, mais ne la justifie pas du tout. Je dis cela comme un témoignage personnel, mais je l’ai constaté dans d’autres familles (c’est même ce constat ailleurs que chez moi qui m’a poussée à me remettre en question sur ce point). Et je persiste à penser que tout de même, le premier exemple que nous donnons à nos enfants, c’est celui de la manière dont nous nous comportons avec lui, certes, mais aussi celui de notre attitude avec son père / sa mère / la personne qui partage notre vie.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, tout à fait d’accord pour l’exemplarité.

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  25. Merci, ça fait du bien de lire ces mots qui correspondent si bien à mon point de vue sur ce sujet.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @MarieLou, et à moi ça fait du bien de lire tous ces commentaires positifs, on se sent moins seule ;-)

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    Working MamaNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, ca doit être hyper chronophage d’ailleurs, un blog à succès…vu que tu réponds à presque tous les commentaires…je suis admirative du temps que tu arrives à dégager pour faire ça! :o

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Working Mama, ben c’est pas évident tous les jours, d’ailleurs faut pas s’étonner si les réponses aux commentaires prennent du retard… :oops:

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, yep, j’ai commencé à lire cette note quelques heures après sa publication et il y avait déjà 200 commentaires… que je n’ai pas fini de lire, et je dois y être depuis 1h1/2…

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  26. @La poule pondeuse, Une condamnation n’est pas forcément de la prison : il peut y avoir du rappel à la loi, des travaux d’intérêt général, etc. Tout cela à l’appréciation du juge. C’est pour ça qu’une loi juste moraliste, pour interdire ce qui l’est déjà, mais sans possibilité de sanction, est contre-productive, puisqu’elle ne sera pas crainte et donc pas appliquée.

    Quant à la castagne entre gabarits identiques… :mrgreen:

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  27. Une fois de plus la Poule tu abordes un sujet intéressant et dans un sens qui développe le débat, merci!
    Je suis d’accord avec la théorie à 100% et Monsieur aussi mais dans la pratique, c’est bien plus difficile. On est allé à des conférences sur le sujet et ça aide beaucoup! Par contre peu de livres lus…
    Je crie rarement « après » ma fille sauf en cas de danger immédiat mais par contre je crie plus facilement après Monsieur. Ce qui donne ensuite une petite fille de même pas 2 ans qui dit « roh Papa » sur un ton de reproche quand je m’énerve après lui… :???:
    On ne réagit bien sûr pas pareil si on est seuls ou en société, le pire étant les roulades par terre et la colère dans un lieu public!
    J’attends la suite avec impatience!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Eve petite souris, ah oui quand on entend nos expressions reprises par les poussins (l’autre jour « mais tu te fous de moi ? », oups :mrgreen: )

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  28. Bon ben c’est parti, lecture du billet et des 92 commentaires …. ;-)
    Désolée pour ce comm pas du tout constructif, mais à mon avis, je ne vais pas avoir grand chose à ajouter à tout ce qui a déjà été dit :mrgreen:

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  29. La Poule, je te souhaite bien du courage ! Merci pour ce billet et tes réponses aux comms. Perso, je ne m’y jette pas, parce que j’ai remarqué que parler de ce sujet entraîne quasi inévitablement des « oui mais »… où l’on plébiscite la position de principe tout en expliquant pourquoi *chez soi* ou *dans ce cas précis* ou encore *avec cet enfant-là* c’est inévitable. Et ça me hérisse. Alors merci à toi…

    Par contre, moi j’aime beaucoup le spot dont tu parles (je l’ai regardé une dizaine de fois, j’ai pleuré quasi à chaque, et j’ai imaginé tout le bien que ça me ferait que ma mère me demande pardon…). Je trouve qu’il a le mérite d’être très très clair tout en n’étant pas du tout culpabilisant. Qu’est-ce qui ne t’a pas plu ?

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Koa, c’est pas méga crédible la mère qui gifle sa fille pour un truc aussi futile. Les parents qui ne frappent qu’en cas d’extrême crise ne s’y retrouveront pas du tout et cela justifiera leur acte en situation de « vraie » crise. Ex ici: http://blogs.lexpress.fr/mauvaise-mere/2011/04/28/la-fessee-jarreterai-plus-tard/

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Koa, alors, moi, ce spot ne m’a pas plu parce que la gifle donnée par la mère à sa fille est sans commune mesure avec la faute commise (le verre renversé). Alors que sur ce fil de commentaire, on explique justement à quel point il est difficile de ne pas céder à la violence lorsque l’enfant devient véritablement intenable :twisted: et qu’on a l’impression d’avoir fait le tour de toutes les autres solutions . On a l’impression, dans le spot, d’être face à une femme pour laquelle la violence est un mode d’expression fréquent qu’elle ne remet plus en cause dans sa méthode d’éducation et qu’elle se soulage de sa frustration, de son mal-être et de sa fatigue sur sa fille alors que celle-ci n’en est visiblement pas responsable. Les parents qui recourent à la gifle dans les seuls cas où ils ont été poussés à bout ne se reconnaitront pas dans cette femme et n’accepteront donc pas de se remettre en cause. Donc, pour moi, l’objectif n’est pas atteint: démontrer que toute forme de châtiment corporel, et quelle qu’en soit le motif, doit être prohibée dans l’éducation.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Koa, comme Ficelle et pétrolleuse. La majorité ne donne plus une claque pour une simple maladresse il me semble. Donc ne se reconnaît pas. Pareil avec le mot maltraitance, qui évoque plutôt l’enfant roué de coups.

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    KoaNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Ficelle et Pétroleuse, oui, c’est vrai. Moi je pense que ça ne m’a pas choquée parce que c’est comme ça que ça se passait chez moi, donc j’ai pu m’identifier (à la petite fille), mais c’est vrai, et Dieu merci, que ce n’est pas le cas partout.

    Par contre, pour l’utilisation du mot « maltraitance », je pense que c’est l’objectif du spot qu’on associe la « violence éducative ordinaire » à de la maltraitance, parce que ça en est. Je pense que l’idée est de faire évoluer les mentalités, qui justement aujourd’hui attendent que l’enfant soit roué de coups pour associer ça à de la maltraitance. Et loin de moi l’idée de dire que je n’ai jamais « maltraité »… Je n’ai jamais tapé, mais j’ai déjà crié assez fort pour que ma fille ait peur, et bien pire, pour qu’elle rigole (ce qui veut dire qu’elle avait déjà développé un mécanisme de défense, contrairement à la peur qui est la réaction primaire :cry: ). Et je n’en suis vraiment, mais alors vraiment pas fière. Par contre, je sais reconnaître que dans ces moments-là, je n’ai pas été la mère bien-traitante que j’aspire à être.

    Je me demande si ça aurait été possible, un spot où l’enfant est « infernal », parce que là tout le monde aurait dit « bah oui, mais il l’avait cherchée ! ». Z’en pensez quoi ?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Koa, oh je suis désolée pour toi de lire ça.
    Moi j’aurais plutôt vu un spot où le parent donne une tape sur la main (un truc moins violent qu’une baffe) en disant « combien de fois dois-je te dire de ne pas taper ta soeur », pour bien souligner l’inanité du truc. Ou alors montrer la grosse crise dans le supermarché, le bon cliché.
    J’aime bien aussi le spot Children see children do, que j’ai cité dans le billet.

    Et je ferais attention avec le mot maltraitance, je ne suis pas sûre qu’il aide la prise de conscience. Il me semble que c’est plus facile de se dire « c’est vrai que ça ne marche pas bien, que ça n’est pas logique de taper », plutôt que « je suis et j’ai été maltraitant(e) avec mon enfant, je dois arrêter ». C’est tellement douloureux d’admettre qu’on a merdé (et pire maltraité) que souvent on préfère refouler et refuser en bloc que de prendre le temps de réfléchir.

    Personnellement je serais bien en peine de définir simplement la limite entre maltraitance et défaillances parentales non pathologiques, c’est si complexe. Mais je pense que par sa charge émotionnelle il vaut mieux réserver le terme aux cas les plus graves, où tout le monde sera unanime, surtout dans le contexte de messages courts et pas toujours bien interactifs comme les spots télés ou les commentaires de blog.

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    KoaNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Merci, ton empathie me touche :)
    La scène cliché, au supermarché, pourquoi pas. Mais la tape sur la main, euh, lol, on voit ça au parc tous les jours, et il n’y a que les parents avertis qui voient l’inanité du truc :)
    Children see, children do, il m’a fait froid dans le dos, je l’ai vraiment trouvé très violent… En même temps, il est clair, c’est sûr…

    Tu as sans doute raison pour ton 2ème §. A mon sens, la limite entre maltraitance et défaillance parentale, c’est de savoir si ça crée un traumatisme ou non (et le trauma est bien moins loin qu’on ne pense : l’ex de ma fille qui rigole, dont j’ai parlé, ça veut dire qu’il y a eu trauma. Je développe eventuellement après parce que là je devrais déjà être en réunion :D :D ) Mais ce n’est pas irréversible, Dieu merci :)

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Koa, ton témoignage montre aussi à quel point le message du spot est à côté de la plaque. En gros, ce qu’on nous explique, c’est que cette femme gifle sa fille parce qu’elle a été giflée dans son enfance et elle s’est construite en tant que mère en fonction de son vécu de petite fille. Mais toi, tu t’es identifiée à la petite fille et tu n’as bien heureusement pas reproduit ce type de comportement dans ta relation avec ton/tes enfant(s). Le spot a donc raté sa cible: le but n’est pas de convaincre les enfants de l’inutilité de la gifle mais bien les parents et de ne les amener à réfléchir sur ça (en les déculpabilisant).

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    StéphanieNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, quand vous parlez de traumatisme, c’est effectivement un sujet complexe. Ma sœur et moi avons reçu beaucoup, beaucoup de fessées petite, je dirais limite quotidiennement… Et je n’en ai pas du tout été traumatisée ! Je garde de très bons rapports avec mes parents, et contrairement à la lectrice dont je ne retrouve plus le nom, je n’en veux pas du tout à ma mère ! Est-ce que ça a eu des impacts sur ma personnalité ? Je ne sais pas !

    Alors à part d’un point de vue je dirais « philosophique », pourquoi pratiquement je ne souhaite pas donner de fessée à ma fille ? Ben parce que je suis la preuve vivante que CA NE SERT A RIEN ! A la 3ème fessée de la journée, je peux vous dire que l’impact est nul, pareil pour les décibels qui grimpent.

    A côté de ça, ma sœur qui n’a pas d’enfant s’insurge contre mon refus de la fessée (je n’ai pas encore d’avis sur la punition, il me manque quelques saines lectures glanées ici), prétextant justement que « regarde, ça ne nous a pas tuées ! ». C’est vrai ! Alors quoi lui répondre ? A part « c’est ma fille alors je fais ce que je veux » :roll: ?
    Pour le coup, ça remet vraiment la personnalité de chacun en cause. J’essaie au quotidien d’être douce et calme (y’a des ratés, hein chéri ?) alors que le mode de fonctionnement de ma sœur, c’est je braille comme un âne dans les embouteillages, je suis révoltée tout le temps, «attention, je ne me laisse pas marcher sur les pieds» ! La fessée ça va dans le sens de tout ça je trouve. Difficile de remettre en cause toute une personnalité…

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, la lectrice dont tu ne retrouves plus le nom, c’est moi, je crois… :roll:

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    KoaNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, non, je ne pense pas être la preuve que le spot manque sa cible, parce que tu n’as pas idée de tout le chemin que j’ai fait pour en arriver là. Le fait que je m’identifie à la petite fille est la « preuve » de ce chemin. Ca n’avait absolument rien d’évident il y a qq années.

    Si j’avais vu ce spot il y a 5 ans, c’est peut-être lui qui aurait provoqué la prise de conscience qui a entraîné… le fait qu’aujourd’hui je sois une maman qui ne tape pas et qui est consciente de ce qu’est une tape. Mais il y a 5 ans, le sujet était beaucoup plus confidentiel. J’ai eu l’immense chance de tomber sur d’autres déclencheurs (merci à eux sur 12 générations), mais il en fallait un.

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  30. Merci pour ce billet. Après les commentaires affligeants lus sur ce sujet sur d’autres blogs, ça fait du bien de réentendre des avis plus proches du mien ;-) . Surtout que les commentaires « pro fessée » qui abusent du raccourci « pas de fessée = enfant mal éduqué » ont le chic pour réussir à me faire douter de mes méthodes. Mais quand je lis tout ce qui se dit ici, que ce soit dans le billet ou dans les commentaires, ça me conforte dans l’idée qu’on s’en sort très bien sans :mrgreen: !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Gargouille, la limite c’est que chaque camp reste un peu dans son coin, mais au moins si les « anti » trouvent ici de quoi se remotiver c’est déjà super !

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  31. Merci encore une fois Mme La Poule pour cet article que je valide à 100%
    Pour ma moyenne de 3 ans les calins fonctionnent mieux que les punitions ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @valentine, les câlins ça marche pour tout ;-)

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  32. Super ce post !

    Tu decris le comportement ideal, que je suis bien incapable de mettre en oeuvre, mais j’y travaille.

    Je ne suis pas du tout d’accord sur ton argument selon lequel il serait impensable de traiter un adulte de cette facon. Autant te le dire, si je croise un adulte qui me parle/me traite comme le fait ma fille de 3 ans, et bien je lui fous mon poings dans la face, ( ou au moins un petit rot a la figure), ce me serait tout simplement inadmissible.

    Tout en evitant le plus les petages de plombs, je commence a les dedramatiser. il me semble sain qu’elle comprenne que les adultes, tout comme les enfants, n’ont pas toujours des reactions posees, reflechies, ideales quoi. Moi aussi, j’ai le droit d’avoir passee une mauvaise nuit. Je souhaite evidemment qu’ils se sentent en securite avec moi, mais de la meme facon que je les laisse tomber pour apprendre a marcher, et bien je les laisse aussi faire face (rarement hein …) a des reactions normales. La vie quoi.. :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Nath, bah moi ça doit être mon côté carpette, mais je suis effarée de voir comme je m’énerve vite avec mes enfants et comme je m’écrase devant les autres adultes. Pas très glorieux :oops:
    Bien sûr qu’un parent toujours dans le contrôle et la parfaite maîtrise est flippant pour l’enfant, et qu’ils se remettront de quelques pétages de durite. Mais bon moi au bout d’un moment de ce raisonnement je deviens trop laxiste avec moi-même (re :oops: :oops: ).

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  33. Je t’ai lue avec bcp d’intérêt (comme d’hab) et je trouve ton billet bien réfléchi, bien construit et bien écrit (comme d’hab) ;-)

    Je crois que ces questions, on se les pose forcément. Pour ma part je suis convaincue des effets néfastes de la violence sur les enfants, ne serait-ce que pour une raison pratique (y en a d’autres, plus idéologiques aussi hein ;-)) : je veux pouvoir dire à mes enfants, quand ils frappent : « non mais as-tu déjà vu Papa ou Maman te taper ??? ». Si la réponse était oui, tout mon argumentaire tomberait à l’eau :lol:

    Bref, je n’ai jamais tapé, mais c’est pas pour ça que je suis fière de moi : j’ai tendance à crier, je sanctionne (même si j’essaie tjs de sanctionner en rapport avec la « faute » ce n’est pas forcément si simple et il m’arrive de dériver), je sais que je suis trop exigeante avec eux, et puis j’ai l’impression d’être parfois totalement impuissante : je parle, j’explique, je crie, je menace (évidemment -presque- toujours de choses que j’ai l’intention de mettre en application)… et rien n’y fait. Mon grand va avoir 4 ans, et déjà je me sens impuissante ?? J’avoue que ça me fait peur. Pour la vie à la maison, pour leur sécurité aussi. Aujourd’hui mon fils a traversé une vitre avec sa main en sautant de mon lit… ça fait des jours que je lui rabâche d’arrêter de monter partout pour sauter (hier je l’ai retrouvé debout, avant son saut… sur la cuvette des wc !). Heureusement seule une petite coupure est à déplorer, mais si ça avait été plus grave ? (c’est pas pour ça que je regrette de pas lui avoir mis une baffe hier bien sûr, mais je sens quand même un échec dans ma communication… et je continue à craindre pour la suite !)

    Bref, j’ai encore fait un roman j’ai l’impression, mais tout ça pour dire que même si mes convictions sont là, même si j’ai lu Gordon, Fillozat, Faber & Mazlish, et bien que je reste une grosse autoritaire (un peu) contrariée par des enfants qui ont un sacré caractère et je ne cesse de me demander comment il « faut » réagir, pour rendre ses enfants à la fois libres, et sociaux. Mais c’est aussi ça être parent, la perte de toutes ses certitudes, non ? ;-)

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Laurence, lui faire faire un sport (du saut ? ;-) ) ? Evacuer le « trop » plein d’énergie autrement ? Perso, ce qui me pose problème ce sont les tapes entre frère et sœur (plutôt entre sœur et frère). Là, l’un des deux est en danger (de temps en temps). Alors, je gronde voire j’éloigne mais le souci se repose encore et toujours – et ils n’ont que 32 et 13 mois :roll:

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    LaurenceNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, sur le principe je suis d’accord… mais en pratique c’est pas forcément applicable ;-) Les coups entre frères et soeurs m’exaspèrent aussi au plus au haut point, d’autant que la mise en danger de l’autre ne va pas en s’améliorant à mesure qu’ils grandissent comme j’avais pu le penser. Faites des gosses, qu’ils disaient :lol:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Laurence, comme Ficelle, peut-être lui proposer un cadre (sport, lieu style parc…) pour faire le fou à volonté et en dehors du cadre on se calme ?

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  34. @Ficelle, Mais c est qu on a aussi le droit de ne plus supporter leur cris…ahhh qu est ce qu on s amuse…
    J attends les trucs pratiques de la poule avec impatience…
    @ la poule, oui qu est ce qu on fait apres… Le papa l a menace de dormir dehors ( sans y penser une seule sec et il s en veut encore) elle sait tres bien que c est n importe quoi et que c est parce qu on a epuise notre stock de gordon…

    Répondre

    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Aotte, c’est comme dire à ma fille qui veut glander à la maison alors que tt le monde est prêt à partir/ne veut plus quitter la crèche le soir: « Je vais partir sans toi ». Elle n’y croit pas une seule seconde et je dois revenir systématiquement sur mes pas (et oui, je persévère périodiquement dans mon erreur ;-) )

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, que celui qui n’a jamais tenté le « je vais partir sans toi » lève la main… Ceci dit c’est arrivé qu’on le fasse à la maison (donc la menace peut être mise à exécution car le choix est « pars avec l’un ou reste avec l’autre » -hum mis en ces termes je comprends maintenant pourquoi il est si indécis dans ces moments :mrgreen:), et qu’il pleure pendant TOUTE l’absence de l’autre parent. Un peu rude. :roll:

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    CatwomanNo Gravatar a répondu :

    Sur la question des petites menaces qu’on n’appliquerait pas, j’aurais envie de dire que l’ennui n’est pas tant de perdre sa crédibilité que de donner à croire des choses tordues qu’on ne pense heureusement pas. Dans les exemples ici c’est peut-être du détail mais je veux quand même dire attention aux mots qui dépassent notre pensée. J’ai envie de dire, encore heureux que l’enfant ne croit pas qu’on va vraiment le laisser pourrir là parce qu’il a fait son chiant. Perso, j’ai entendu mille fois « Si tu n’es pas contente tu n’as qu’à aller vivre chez ton père » (parents divorcés) et à un moment donné ça fait juste mal, même à un âge où on peut comprendre que les mots dépassent la pensée sur le coup de l’énervement. Ça a été dit dans les commentaires, des ratés ça arrive et on n’en meurt pas. Mais je crois quand même que dans l’ensemble il vaut mieux parler vrai : donner la vraie raison de notre colère et montrer ses vrais sentiments. C’est du boulot mais je pense quand même que c’est plus sain.

    J’en profite aussi pour dire (tant que j’y suis) que je suis bien d’accord avec le fait que ça ne s’applique pas uniquement avec notre enfant mais aussi avec le conjoint (arf).

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Catwoman, oui c’est vraiment terrible ce type de menace, les enfants n’ont pas toujours le recul pour les relativiser et ça peut être dévastateur.

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, je viens de me rendre compte très récemment que le « je vais partir sans toi », que j’applique encore régulièrement, est une menace destinée à FAIRE PEUR. Quand je dis ça, je veux terroriser mon enfant. Mais quelle horreur ! :sad:

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  35. moi aussi j attends avec impatience tes trucs et astuces.
    mon fils de 2 ans tappe a la maison. Sa mini-soeur de 5 mois, son papa et sa maman. Personne d autre, jamais. Juste nous. Comme je suis hyper mega intelligente je fais le lien avec la naissance de la petite soeur.
    Je n ai jamais tapé mon fils. Je n’ai jamais reçu de baffe et je ne souhaite pas en donner car je ne me vois pas lui dire qu’il n a pas le droit de taper, mais que moi, oui, j’ai le droit.
    Je l ai mis au coin parfois. Cela s’avère être un échec cuisant : il est mort de rire a chaque fois.
    Aujourd hui (et apres 2 passages aux urgences pour la petite soeur, une fois parce qu il l’a jetée de mon lit par terre – elle avait 2 semaines, la deuxieme fois parce qu il lui a lancé un livre au visage – elle avait 4 mois) j’ai besoin de trouver des solutions pour canaliser mon fils, et parfois je me décourage. Sans mentionner que je suis triste de voir qu’il n’accepte pas l’arrivée de sa petite soeur. Alors je repete repete et repete qu il ne faut pas frapper. Mais parfois je sens qu’on me regarde comme une frappadingue car c’est comme si je p*ssais dans un violon si vous me permettez l’expression…
    Tres chouette billet et j’aime beaucoup ta comparaison avec un mari qui battrait sa femme et dirait qu’elle l a poussé a bout. Je le ressortirai a mes beaux parents qui me recommandent une bonne vieille gifle de temps en temps
    :lol:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @MadameOscar, peut-être qu’il faut avoir une bonne conversation avec ton fils sur l’arrivée de sa soeur ? Lui laisser vider son sac, il a le droit de ne pas l’aimer, de vouloir qu’elle disparaisse etc, même s’il n’a bien sûr pas le droit d’agir en ce sens… Proposer aussi de passer sa colère sur autre chose (coussin, peluche…), faire des dessins pour extérioriser ?
    Bref essayer de traiter les racines du problème plutôt que les symptômes ?

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  36. ah bah ça fait juste du bien de lire cet article. Je mène une éducation trèèèèès différente de celle que j’ai reçue et j’avoue que l’incompréhension de ma famille est là. Ils ne comprennent tout bonnement pas mon choix (oui plus le mien que celui de Chapon) et trouvent que j’y perds trop d’énergie. Effectivement, je suis parfois au bord de l’épuisement nerveux, aller contre ce qu’on a connu est difficile, se maîtriser en permanence est tout un défi. Mais comme toi, je veux simplement que mes petiots comprennent le pourquoi, écoutent le pourquoi et y adhère de leur plein gré. Sur le coup ça demande beaucoup de temps et d’énergie, mais en retour la différence est tellement grande!

    D’autant qu’il faut aussi que « j’éduque » Chapon. J’ai littéralement pété les plombs le jour où il lui a mis une tape sur la main. Après explication, il a reconnu avoir perdu la maîtrise de lui-même et que son geste était déplacé, c’est déjà un point ;-) .

    Ici aussi il y a des « punitions », ce sont moins des punitions que des conséquences d’un acte ou d’une façon d’agir: « tu te roules par terre parce que tu ne veux pas mettre ton pyjama, mais le temps passe et nous n’aurons plus le temps pour l’histoire du soir ». Je me dis parfois que la ligne est mince entre une punition franche et cette approche, mais la façon de l’amener fait à mon sens toute la différence.

    Bref, je m’épanche, je m’épanche mais ça fait du bien!
    Et pour l’argument « ça n’a jamais tué personne une baffe », non effectivement je ne suis pas morte, mais il reste qu’une des images de mon enfance est ma maman en train de me donner une baffe dans l’encadrement de la porte de la salle de bain et je trouve dommage de garder en moi cette représentation d’elle, alors que les bons moments ont été bien plus nombreux, mais ils ne me viennent pas à l’esprit en premier.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @chaponne, ici aussi, des conséquences plutôt que des punitions. J’ai halluciné d’entendre Pouss1 dire « tu es puni » l’autre jour, merci l’école. Bon après enquête la punition est de rester assis sur un banc, ça reste soft…

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  37. Merci beaucoup pour ce billet!

    J’ai souvent demandé à ses personnes prônant l’utilité de la punition corporelle quelle était son utilité et je n’ai jamais reçu de réponse claire. Car face à mes questions, toutes les personnes ont toujours nié que cela fasse mal ou vexe l’enfant ou le marque et aucune n’a jamais réussi à me souligner clairement un impact « efficace » (je mets tous les guillemets possibles) du geste.
    Pour moi clairement, ce n’est qu’un geste qui soulage le parent qui est l’adulte qui donne donc l’exemple, transmet des valeurs et est celui des deux qui devrait prendre sur lui.
    Après, je crois que je peux comprendre qu’une fessée « échappe » sous le coup de la colère; j’ai beaucoup plus de mal avec ceux qui érigent la fessée en principe d’éducation (moi je dis de dressage).

    La situation la plus ubuesque, c’est quand j’entends un parent dire à son enfant « combien de fois je t’ai dit que c’était interdit de taper ton petit frère / copain  » ou autre en… donnant une fessée ou une tape…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Gaelle, je peux te dire que mon frère s’est pris un certain nombre d’aller-retour pendant toute son enfance et que ça n’a pas eu grand effet sur son comportement…

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  38. Je me souviens d’une émission des maternelles pendant que j’étais enceinte et alitée : ça parlait de la violence des enfants et un petit garçon donnait des tapes à tout le monde. La maman expliquait que le père avait beau lui mettre des fessées le petit garçon ne comprenait pas…
    :shock: :cry:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Eve petite souris, :cry: :cry:

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  39. Tout à fait d’accord avec ton billet !

    Moi j’ai lu récemment un livre de Filiozat « j’ai TOUT essayé », et bien qu’un peu « simpliste » je l’ai trouvé génial parce que très concret, il propose des solutions ou quelques trucs au quotidien pour que ça fonctionne, des exemples et des comparaisons parlantes. et pour chaque exemple, le ressenti de l’enfant. Et ça calme direct, j’y repense en situation et du coup je fais plus attention (« pourquoi tu cries maman, j’ai peur, d’habitude quand je ramasse des objets par terre tu me dis bravo, là tu hurles, je ne comprends pas et j’ai peur », par exemple).

    Genre, éviter de dire non mais dire « stop », ou comparer le cas ou un enfant montre d

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @BabyPop, c’est le dernier je crois ? Bon je suis pas super fan à la base, et pour en avoir lu deux d’elle y a beaucoup de redites. Mais il y a de bons trucs à prendre.

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  40. Oula tout mélangé mon commentaire !

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  41. Pour toutes celles qui sont passées par là : comment on fait quand on a ces principes éducatifs ET qu’on doit faire appel à une nounou ?

    Je me fais déjà des scénarios catastrophes dans la tête qui me font pleurer comme une madeleine, du type la nounou laisse ma fille pleurer seule dans son lit… Et encore, ça c’est les scénarios light :cry: !
    Je lui demande cash ? J’avais lu dans des coms que l’une d’entre vous avait mis dans le contrat qu’elle voulait pas qu’on laisse sa fille pleurer… Des pistes supplémentaires à donner à une pauvre maman éplorée (qui envisage déjà de revendre son appart hors de prix pour vivre avec un seul salaire et s’occuper de la prunelle de ses yeux…)

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, c’est clair que c’est un gros stress, je comprends totalement, pour avoir souvent à faire des remarques à la nounou sur d’autres sujets.
    Ici, c’est la première question que je lui ai posée: comment elle envisageait la question de la discipline ou des éventuelles punitions. J’ai laissé sciemment la question ouverte pour ne pas laisser entendre mon avis et voir ce qu’elle avait à en dire.
    Des principes qui auraient contre les nôtres sur ce point auraient été rédhibitoires et heureusement que cela collait car nous n’avions pas trop le choix, notre emploi du temps étant assez spécial et peu attrayant pour les assistantes maternelles.
    Pour moi, avoir confiance en la personne qui garde ton enfant est primordiale pour que l’enfant se sente bien et aussi que tu ne te mettes pas la rate au court bouillon toute la journée, ce que l’enfant sent quand tu reviens.. (j’ai de sérieux doutes sur ma capacité à écrire aujourd’hui « la rate au court bouillon que l’enfant sent »… :roll: )
    Donc, il faut trouver une nounou pas forcément parfaite en tous points (parce que faut pas rêver non plus et qu’on ne peut pas tout maîtriser), mais en qui tu as confiance sur tes problématiques prioritaires (qui peuvent varier bouffe, sommeil, sorties, environnement).
    Et je pense que quand on est très attaché aux principes décrits dans ce billet, il est super important de choisir une nounou qui y adhère aussi.

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    StéphanieNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, merci de ta réponse. Pour en avoir discuté avec mon mari, notre crainte c’est qu’elle va difficilement nous dire que quand elle est soulée, elle la colle au lit jusqu’à ce qu’elle se calme ! Ou peut être que si, peut être que c’est ce que certains parents attendent ?

    Oui, je crois que je dois insister là dessus : ma seule priorité c’est qu’elle soit douce et câline avec ma fille, pas dure quoi ! Après, pour moi, les petits plats faits maison, les sorties géniales… c’est secondaire (et je changerai peut être d’avis, c’est ma réflexion au temps T).

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, comme pâte à crêpe, je pense qu’il faut fixer quelques points décisifs sur lesquels on ne fait pas de compromis et s’accommoder pour les autres. Pour les petits plats la plupart des nounous cuisinent maison car c’est moins cher et elles se font un peu de beurre -ha ha- sur les frais de nourriture ; par contre c’est rarement bio du coup. Pour les sorties et activités, quand ta fille aura 18 mois-2 ans tu peux négocier d’avoir qq demi-journées à la halte-garderie.
    Après c’est aussi une histoire d’instinct, on sent qu’on a confiance ou pas. Sinon il faut voir si suzie a une place de libre, à condition que tu ne sois pas trop regardante sur les legos et les pyjamas qui traînent :mrgreen: :mrgreen:

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Ah oui, on ne peut pas être parfaite hein ;-) :lol:

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    PruneNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, je pense qu’il ne faut pas hésiter à aborder le sujet. J’ai évoqué avec ma nounou mon refus des tapes et autres chatiments corporels, et aussi le fait que je ne voulais pas que l’on laisse mes filles pleurer, notamment pour le coucher, au-delà d’une certaine limite que je considère comme raisonnable connaissant mes filles (ma seconde pleure tjs qq minutes qd on la couche puis s’endort, en revanche si cela devait se prolonger au-delà de 5 minutes, c’est qu’il y a un souci et j’y vais)

    Certes la nounou ne va pas te dire ce qu’elle fait qd elle sait que tu désapprouves, maisen même temps il y a tjs moyen d’apprécier comment elle peut agir qd tu n’es pas là. Déjà tu vois bien qd tu abordes le sujet en entretien quelle est la réaction de la nounou, plutôt « oh bah oui, je ne vais pas la laisser hurler toute seule » ou plutôt « ben ma bonne dame, j’ai pas que ça à faire de bercer votre gosse pour qu’il s’endorme » (réaction que certaines nounous ont, véridiques :mrgreen: ).
    Tu vois bien aux horaires de coucher / réveil si c’est tjs fixe ou si ça varie d’un jour à l’autre, et tu peux comparer à ce que tu sais du rythme de ton enfant…
    la mienne me note souvent dans le cahier « essayé de la coucher à telle heure, elle ne dormait pas, je l’ai recouchée à telle heure…).
    Enfin moi j’ai la grande qui parle et qui me le dirait (oui bon OK c’est de la triche…). Mais bon tout ça mis bout à bout, je suis à peu près certaine que ma nounou ne laisse pas mes filles pleurer au lit. En plus franchement, vu comme elles braillent, ce n’est pas un bon calcul car elles réveilleraient les autres :roll:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Prune et Stéphanie, sur l’histoire du « j’ai pas que ça à faire », je signale qu’à la crèche de Pouss2 les puers accompagnent spontanément les enfants qui en ont besoin dans le sommeil (pendant l’adaptation, la puer me dit « il avait besoin qu’on lui caresse la tête jusqu’à ce qu’il s’endorme donc je suis restée avec lui », moi : :shock: :grin: ). Donc ça n’a rien d’une demande extravagante ou irréaliste de parent bobo ;-)

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    StéphanieNo Gravatar a répondu :

    @Toutes. Merci pour ces pistes, ça me rassure déjà un peu.
    Ouah, la crèche, quel bonheur !

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    PruneNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, pour le coup, pour être passée de crèche à ass mat, je me suis aperçue qu’il y a un monde entre la formation du personnel en crèche et leur approche de la petite enfance, et celle de beaucoup d’ass mat

    Par ex, j’ai bataillé pour faire le début de l’adaptation AVEC mes enfants. Dans la crèche où était mon ainée, TOUTE la période d’adaptation se faisait en présence d’un des parents, et la directrice expliquait avec force études et auteurs à la clé que c’était mieux pour que l’enfant se sente en sécurité et puisse s’attacher à un nouvel adulte.
    Qd j’ai parlé ne serait-ce que d’être là les premières heures (pas les 2 semaines hein… j’avais déjà bien revu mes ambitions à la baisse), presque toutes les ass mat ici ont refusé et certaines m’ont soutenu que mes enfants ne pourraient jamais s’adapter si leur mère était là :roll:

    Idem pour la motricité libre (-> « mais c’est hyper dangereux madame de la mettre par terre avec les autres et pas dans un transat », « oui mais si elle n’est pas dans le parc, il va falloir que je la surveille »), la gestion de la nourriture (bcp encore au stade de il faut manger telle quantité à tel âge et c’est pas autrement, les morceaux avant tel âge c’est impossible, etc.).

    Ne parlons pas des réactions face à l’allaitement (« ah bah de toute façon à la rentrée elle aura 7 mois votre fille, de toute façon vous l’allaiterez plus » « euh ben si… » « ben pourquoi ? elle sera diversifiée / elle aura des dents / ça sert à rien / c’est pas bon / vous allez vous embêter pour rien… » et j’en passe :roll: )

    Pour bcp d’ass mat, faut être réaliste, leur formation c’est comment elles ont fait avec leurs propres enfants avant, plus les 60 heures qu’elles ont eu (ou pas, ici faute de places en formation les assmat sont agréées avant de la suivre), dont elles retiendront ce qu’elles voudront puisqu’au quotidien elles sont qd même seules « maître à bord » chez elles (pas qu’il n’y ait pas de contrôles sur les points les + importants, mais sur l’éducatif, on ne leur impose pas un projet comme dans une structure, avec des orientations réfléchies par des EJE et des puer qui ont un bagage théorique plus conséquent).

    Donc soit on est à peu près en phase avec l’ass mat sur notre vision des enfants et de leurs besoins, sur les points qui sont vraiment importants pour nous, soit on ne l’est pas et je pense qu’on perd moins d’énergie à en trouver une autre qui nous convient qu’à essayer de convaincre la première de changer de méthode.

    Ce n’est pas une critique envers les ass mat, il y en a pour tous les parents je pense. C’est juste que dans les façons de faire, c’est bcp moins formaté qu’en collectivité, moins influencé par les théories, les auteurs, les courants. Donc c’est plus difficile d’établir une « norme », ce qu’on peut exiger en tant que parent.
    Certaines trouveront normal de bercer un enfant qui pleure, d’autres trouvereont normal de le laisser pleurer pour qu’il ne prenne pas de mauvaises habitudes. La « norme » devient ce que l’ass mat à l’habitude de faire, pas ce qui se pratique ailleurs ou ce qui est validé par les dernières études

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    MelanizetaufraisNo Gravatar a répondu :

    @Prune, Justement je suis « jeune » ass mat. J’ai fait mes premières 60 h avant de pouvoir enfin accueillir des enfants. Et ce que tu dis m’étonnes ( oui et non en fait) car justement on nous dit bien qu’il est très important de faire l’adaptation avec la maman au début ( et oui y a pas que l’enfant qui doit s’adapter à cette nouvelle situation, la maman aussi et c’est presque aussi important pour la réussite de l’accueille). Idem pour le reste, on a la théorie pure et le reste on s’adapte à chaque enfant ! ça me parait tomber sous le sens qu’aucun enfants n’est pareil ! hélas je te crois quand tu as eu à faire face à ses remarques et je trouve ça flippant ! Je fais parti d’un groupe de maman. On s’est suivit pendant toute notre grossesse et maintenant encore ( nos loulous ont presque 1an et demi) via le net ( on se rencontre très souvent aussi). Et bien je pense que ça aide beaucoup à relativiser et à se rendre compte que chaque enfant est spécial ! j’espère ( et en fait j’en suis certaine) que ça m’aidera dans mon métier!
    Je vais accueillir chez moi une petite fille de 7 mois qui normalement sera encore allaité et j’ai tout de suite accepté de soutenir la maman dans son désir.
    C’est vrai qu’il est difficile de ne pas faire comme on fait avec nos enfants, car chaque parent à son vécu et sa façon d’être. En tant qu’ass mat je dois respecter au mieux leurs « convictions » en matière d’éducation afin d’éviter des grosses incohérence entre ce qu’ils entendent chez moi et chez eux ( facile à dire) et bien entendu dans la limite du « correcte » ( j’ai du mal à m’exprimer aussi bien que la poule :| ) par ex: si les parents punissent à coup de torniole il est évident que je ne le ferai pas chez moi. Idem si ils laissent leur enfants sauter sur le canapé ! il ne le fera pas chez moi .
    Je finirais tout de même sur une phrase de la puér qui nous a fait la formation et qui m’a fait bondir. Elle nous disait qu’il ne devait jamais arrivé qu’un enfant s’endorme dans la poussette car de toute façon on connaitrait son rythme ! ….. juste qu’il me semble que c’est une belle théorie et qu’en réalité un enfant change souvent de rythme et cela du jour au lendemain parfois. …. après je pense que tout ce que tu as dit plus haut est à discuter avant de signer le contrat avec l’ass mat. Savoir comment elle procède et s’il elle est ok pour s’adapter aux habitudes de l’enfants.

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    PruneNo Gravatar a répondu :

    @Melanizetaufrais, oui bien sur, ce n’est pas partout pareil…

    Ma mère a été ass mat à Paris, et la PMI leur proposait un plan d’adaptation type : une semaine en présence de la maman (pas toute la journée hein, un moment chq jour) et ensuite une semaine sans.

    Ici à Lyon, c’est le jour et la nuit. J’étais tellement surprise après avoir rencontré la première ass mat (toute persuadée que j’étais de demander un truc totalement « normal ») que j’ai appelé la PMI pour vérifier, et ben ici la PMI ne considère pas ça comme important :roll:

    Après il faut être réaliste aussi… toutes les ass mat ne viennent pas lire la Poule (elles devraient pourtant :mrgreen:

    Bonne continuation dans ton futur métier, je suis sure que des parents seront contents de te confier leurs enfants !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Prune, oui je me rends bien compte de la différence (d’autant que j’ai testé ass mat, crèche ET nounou à domicile… qui est une ancienne puer en crèche…). C’est simplement pour conforter Stéphanie (et d’autres qui passeraient par là) dans l’idée que la demande de ne pas laisser pleurer n’est pas irréaliste puisque les crèches (au moins certaines) le font (et pourtant elles sont une pour quatre voire moins selon les âges etc).

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    PruneNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oui je comprend bien… ce que je voulais dire mais qu’en fait je n’ai pas dit très explicitement, c’est que savoir que ça se fait comme ça en crèche, ça conforte la mère dans son choix, certes, mais la plupart des ass mat s’en fichent :roll:
    (j’ai bien tenté l’argument hein…mais « en crèche,c’est pas pareil »… oui effectivement :roll:)

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    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, Comme certaines ont déjà répondu, pour ma part j’ai exposé clairement certains principes sur lesquels je ne transigeais pas, à savoir les tapes et fessées (en même temps pour l’entretien avec la nounou ma fille avait 10 mois donc pas trop de risque) et le fait de ne pas laisser pleurer. Il se trouve qu’il n’y a pas trop de tentation parce que ma fille s’endort assez facilement et ne se réveille pas en pleurant. Et puis, je crois que le « laisser pleurer » est très occidental, voire très français. Or toutes les nounous que j’ai rencontrées sont d’origine africaine, et j’ai bien l’impression que ce n’est pas du tout dans leur culture de laisser pleurer les enfants.

    Cela dit, il y a aussi beaucoup de choses que fait la nounou et qui m’agacent, mais j’avoue que je passe un peu dessus parce que je crois que ma fille perçoit la différence entre ses parents et sa nounou, et peut comprendre à sa façon qu’on ne réagit pas de la même façon. Par exemple, la nounou a tendance à donner quelque chose à manger quand l’enfant pleure, mais ma fille ne me réclame jamais à manger quand elle est contrariée, ou qu’elle a du chagrin (elle réclame à manger dès qu’elle voit quelque chose qui se mange, mais ça c’est autre chose :smile: ). Bon j’ai fini quand même par faire la remarque à la nounou, mais bon… surtout pour la forme. Autre exemple, les menaces ou les promesses de récompense pour obtenir plus vite d’être obéie… Déjà ma fille est trop jeune pour que ça marche, et puis je pense qu’elle voit bien qu’à la maison ça ne se passe pas comme ça, et qu’à sa façon elle fait le tri.

    Voilà, c’est ma façon de relativiser, et d’éviter de trop me stresser…

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, Alors, moi je peux te donner mon avis d’assistante maternelle. Déjà cette question des principes éducatifs doit absolument être abordée au premier entretien tant pour vous que pour elle. Si l’on n’est pas en adéquation, ce n’est pas la peine de travailler ensemble. Après il faut aussi avoir des exigences raisonnables, une maman m’avait demandé à ce que l’on ne pose jamais sa fille sur un tapis ou un transat. Elle voulait qu’on la garde dans les bras. Alors ça, ce n’est juste pas possible. Quand on garde plusieurs enfants, forcément, il faut les poser de temps en temps. Sans compter que c’est bien aussi pour eux.

    Il ne faut pas non plus avoir trop d’a priori sur les assmats. Nous n’avons franchement pas intérêt à laisser pleurer des bébés. C’est pénible à entendre et ça réveille les autres.

    Vous avez le droit d’avoir des exigences. Il faut juste que les choses soient claires dès le départ.

    Et pour les repas, je cuisine et je tente toujours de mettre le plus de bio possible ;-)

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    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, Ah et tu habites où ? Ca m’intéresse… ;-)

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, Dans le 92…

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    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, Ah, c’est un peu loin pour moi quand même. Et puis je parie que tu n’as plus de place…

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    StéphanieNo Gravatar a répondu :

    @Toutes, je n’avais pas vu vos réponses ! Merci.

    Bon, j’ai essayé d’aborder la question avec les nounous vues hier soir. Et bien elles me regardent effectivement comme une bobo un peu allumée alors que je leur ai juste demandé comment elles géraient les bêtises et les pleurs. Je n’ai aucune autre exigence particulière, hein (pas de couche lavable, d’allaitement… bien classique) !

    Elles me sortent une réponse formatée, « ah non, on les laisse pas pleurer mais en même temps, pour vous c’est facile vous n’en avez qu’un, moi qui doit en gérer 3 je peux pas m’en occuper 24H sur 24″. Mouais. Puis « ah oui, la petite de 2 ans connait bien le coin où elle est punie ». Re-mouais.
    Du coup, oui, c’est sur, il faut trouver une nounou qui ai les mêmes principes que soi. Mais c’est pas très facile à déterminer parce qu’on se retrouve quand même vite mis au ban des accusatrices avec un « l’essentiel c’est d’avoir confiance ». Evidemment, mais je ne peux pas avoir confiance comme ça, sans rien savoir ! Donc, après ça, difficile d’approfondir pour voir si on est bien sur la même longueur d’onde.

    @Jouls : pour le fait que les dames africaines laissent moins pleurer, c’est très net. Mon mari, qui est marocain, me rapporte comment ses sœurs font. Le petit est posé sur son transat ou par terre. Il commence à chouiner, hop, au sein, puis bercement sur l’épaule en faisant les travaux ménagers jusqu’à ce qu’il se rendorme. Hop on le repose et s’il rechouine 10 minutes après, ben le même cycle recommence.

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    Anne CéNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, je me souviens d’avoir lu le blog d’une maman qui avait du mal à trouver une ass mat avec laquelle elle se sente en accord sur la question des punitions.

    A force d’entretiens décourageants, elle avait fini par publier elle-même une annonce du genre « recherche nounou qui ne punit pas » ce qui lui avait permis de trouver rapidement ! (ça peut être une autre piste à explorer !)

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    StéphanieNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé, (bonjour au passage :-))
    Oui, c’est ce que je suis en train de faire, parce qu’en plus on cherche quelqu’un qui accepterait de ne pas garder ma fille pendant les vacances scolaires (mon mari étant prof).

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    PruneNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, ah bah nous tout pareil ;-) ce qui restreignait bcp le choix, il fallait qqn qui accepte les horaires scolaires (sans nous faire payer les vacances) et qui en plus ait 2 places (mes filles avaient 2,5 ans et 7 mois)

    Mais on a fini par trouver la perle rare hein… t’inquiète pas ;-)

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, Bien vu. Non, je n’ai plus de place… @Prune, il faut absolument que vous obteniez de vos assmats qu’elles acceptent de faire l’adaptation avec vous présente les premières fois. Perso, je fais l’adaptation sur 2 semaines avec au moins 3 ou 4 séances avec la maman présente. C’est indispensable pour l’enfant, pour la mère qui doit aussi apprendre à laisser quelqu’un d’autre s’occuper de son petit, mais aussi pour l’assmat qui doit observer comment la mère s’y prend, pour refaire les gestes au plus près de ce qu’elle fait. L’objectif étant de savoir « remettre de la mère autour du berceau » en son absence. Pour les punitions, je pense qu’il faut être exigeant. L’assmat a obligation de respecter les consignes éducatives que lui donnent les parents (sauf si c’est totalement farfelu ou si elle est en total désaccord avec elle, auquel cas, il ne faut pas signer de contrat…).

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    PruneNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, finalement j’ai trouvé une ass mat qui a accepté que je vienne les 2 premiers jours 1/2h – 3/4 d’h…
    ce qui à mon sens était insuffisant, et d’ailleurs pour la plus jeune, en pleine angoisse de séparation (pas l’idéal, mais pas le choix), ça a été très très dur…

    Et j’ai bien senti que l’ass mat le faisait pour être conciliante, pas parce qu’elle était persuadée du bien fondé de la chose.

    En même temps, l’adaptation en présence de la mère est rarissime ici. La première ass mat rencontré m’avait même dit que je ne trouverais personne qui accepte.
    Je n’ai pas été soutenue par la puer de la PMI (qui m’a dit en gros : « vous avez raison madame, mais si les ass mat ne veulent pas on ne peut pas les forcer » :roll: ). J’en ai parlé à une EJE que je connais qui bosse en RAM, et grosso modo même discours…

    Je ne sais pas si les 60 heures de formation sont les mêmes selon les départements, mais j’ai l’impression que non en fait…

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  42. Merci pour ce billet dont j’attends très impatiemment la suite ! J’en ai parlé sur mon blog car je suis en pleine réflexion sur ce sujet. Maman à la maison depuis moins d’un mois après un travail à temps plein, pas simple de gérer l’éducation d’une petite de 18 mois toute la journée. Je me trouve globalement mauvaise… Des fois je crie ou je mets une tape sur son pieds très légèrement pour lui dire stop quand elle me tape fort avec ses pieds quand je la change. Elle rigole et moi je lui dis qu’elle a de la force, et qu’elle fait mal à maman. « Regarde mon visage, ce n’est pas un jeu pour moi, ça fait bobo ». Globalement, quand on ne prête pas trop attention à ce genre de comportement que j’ai du mal à m’expliquer, cela passe. Mais quand ma petite crie pour attirer l’attention,c’est qu’elle a besoin d’attention… Bref, un peu perdue. Je vais de ce pas me plonger dans « les points forts » de Brazelton, plein de bon sens (tu vas faire le chiffre d’affaire d’Amazon, désolée ^^).

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Kiki, à 18 mois ce n’est pas rare que les petits n’aiment pas qu’on les change allongés, moi je change pas mal debout. ça fait quelques contorsions mais ça limite les coups de pieds (même s’il reste les baffes :mrgreen: :roll: ). C’est un coup de main à prendre…

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    KikiNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, ben disons qu’elle remue et tape avec les pieds en se marrant et en rigolant… Hum… Bon j’ai acheté deux bouquins que tu conseilles et celui de Baby Pop… Je vais potasser dur je crois. Merci pour ton conseil :)

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  43. Je ne sais pas si ça tombe dans tes outils pédagogiques, mais quand par hasard ma fille râle un peu pour finir un petit pot (en fait surtout quand j’ai fait l’erreur de préparer juste à côté un biberon de lait pour la suite, et qu’elle m’indique clairement sa préférence…), je lui explique gentiment que c’est d’abord le pot, puis le biberon, et que si elle ne veut pas manger son pot, c’est moi qui vais le faire.
    Et je joins le geste à la parole.

    Je ne sais pas ce qui marche dans tout ça, mais ça marche : la menace crédible (très crédible : elle me connaît bien) que je lui pique son repas ? l’explication pédagogique (va savoir ce qu’un petit cerveau de 7 mois peut comprendre) ? En tout cas, elle se remet à manger son pot sans broncher… :-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, en même temps quel est le problème si elle ne finit pas son petit pot ? Ce n’est pas au fabricant de décider de son appétit non ? (Et franchement tu finis les petits pots ? Parce qu’à part les fruits, beuuuuuuuurk !)

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    jujuNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, moi j’adore ça les petits pots :oops:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @juju, tous les goûts sont dans la nature ;-)

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  44. Bonjour à toutes,

    je n’ai pas encore lu tous les commentaires mais pour celles qui n’ont pas encore finalisé leur commande à d’Amazon ou ses concurrents :

    « J’ai tout essayé – Opposition, pleurs et crises de rage : traverser sans dommage la période de 1 à 5 ans » » d’Isabelle Filliozat et illustré par Anouck Dubois.

    Pas mal du tout, il apporte des explications sur le comportements de nos petits(en partie liés à la maturité de leur cerveau) et aide à voir les situations sous d’autres angles que les classiques « c’est un caprice », « tu me cherches »,etc.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @valérie, merci pour l’info ! Je note pour l’épisode 2…

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  45. bon ok, j’avoue j’ai pas eu le courage de lire les 177 commentaires avant le mien (bouuuuh)(hop une fessée :) )

    j’avoue aussi que même si je donne des tapes à mes enfants, je hurle (toussa toussa), je suis très intéressée par ton article, et complètement d’accord avec toi. JE vais de ce pas me procurer le premier livre de ta liste (ou le 2me j’hesite encore en fait). Et j’attends la suite avec impatience :)

    EDIT : maitenant je m’interroge…. le livre qui m’aiderait le plus au quotidien ne serait il pas plutot « j’ai tout essayé » dont vous parlez plus haut?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @juju, le fouet, le fouet ! ( :arrow: )
    Pour les bouquins, ça dépend si tu cherches un truc plus « philosophique » ou un truc plus « astuces au quotidien ». « Parents efficaces » fait un peu des deux mais le style est parfois daté. Je donnerai d’autres réfs dans l’épisode 2 (demain j’espère).

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  46. Trop Tout à fait d’accord avec ce billet très bien écrit et documenté !! Ca merite d’être lu par le plus grand nombre ! ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @celine, merci !

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  47. ouh là là,

    Cela m’évoque beaucoup de réflexions qui vont un peu tous azimuts et vont se recouper en partie avec des choses qui ont déjà été dites en commentaires.

    – D’abord revoir notre manière d’interpréter le comportement de l’enfant cela peut aider à rester calme. est ce un caprice ou l’expression d’un besoin ? est ce de la provocation ou un besoin de répétition ? de l’incompréhension face à nos réactions? je crois que c’est assez bien dit dans les billets de La Poule concernant les caprices, justement.
    – C’est plus ou moins complémentaire avec le fait de revoir ces attentes. Puis-je réellement attendre de mon fils de 18 mois qu’il ne mette pas sa main dans la purée / compote alors qu’il ne ramène plus rien avec la cuillère ? est ce que je ne dois pas simplement accepter qu’il faudra de toute façon nettoyer les mains, la bouche, la table, la chaise, les murs et le sol après chaque repas ?

    Quant à nos réactions, je trouve que la limite entre ce qui est adéquat et ce qui ne l’est pas est parfois ténue.
    – Ne pas taper, d’accord mais ne pas crier, cela ne me semble pas être sur le même registre. Bien sûr on évite mais je pense quand même qu’on doit laisser voir à l’enfant au moins une partie des émotions que son comportement engendre. s’il persiste dans un comportement qu’on a déjà condamné je pense qu’on a le droit de ressentir de la colère et de le dire.
    – Le refus de la sanction physique ou de la punition me fait parfois craindre qu’on ne se mette du coup à utiliser des arguments plus affectifs et donc finalement peut être plus traumatisants. Bon, je prends un exemple : j’ai un asticot de 13kg et 90 cm qui parfois s’amuse à m’envoyer de grands coups de pieds au moment du change. Même si c’est visiblement très drôle pour lui pour moi c’est tout simplement hors de question. Que faire ? Dire ? Répéter ? Hausser le ton ? Se mettre en colère ? ET après ? J’ai déjà testé « Si tu continues je te pose par terre et je m’en vais ». Et finalement, au vu de la réaction qu’il a eu, je me demande si ce n’était pas plus traumatisant que ne l’aurait été une fessée. D’autant que derrière, avec un bébé en larme c’est difficile de rester cohérent sur le discours « je ne fais pas de câlin à un petit garçon qui me tape ! ». Dans un autre genre, j’ai bien peur que l’argumentation « non-violente » ne vire parfois au « sinon maman va être triste / déçue / en colère » et je me demande si ce n’est pas pire.
    – Sur la notion de « cause-conséquence » par rapport à la punition je trouve, là aussi que la limite est parfois ténue. Disons que chez nous on essaie de réagir en rapport avec le comportement mis en cause : on écourte le bain s’il met de l’eau partout mais bon, le vrai rapport cause/conséquence ce serait de glisser et de se casser la figure, non ? On évite surtout « si tu continues tu vas au lit » ou « tu n’auras pas de dessert » qui sont sans rapport avec le comportement mis en cause (sans compter ce que ça induit comme rapport au sommeil ou à la nourriture). On essaie aussi d’annoncer la couleur à l’avance.

    Bref, tout ça pour dire que dans de nombreuses situations de gestion de conflits même si l’issue a été a priori sans violence je m’interroge parfois sur son efficacité et/ou ses conséquences à long terme.

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @michmaa, en ce qui concerne le change, comme l’a dit la Poule plus haut, quand l’enfant commence à bien tenir debout et je suppose que c’est le cas de ton fils, le mieux est de procéder au change debout. Cela valorise l’enfant et marque une première étape dans l’apprentissage de la propreté…
    Pour le côté, on subit les conséquences de ses actes, ce n’est pas forcément des conséquences logiques, comme de glisser parce qu’il y a de l’eau parterre, que l’on peut mettre en avant. Dire à l’enfant, « si tu jettes de l’eau partout quand tu es dans le bain et bien tu sors » ou bien « j’enlève l’eau et je te donne une douche ». L’enfant sait qu’il y aura des conséquences à ses actes. Le tout est comme tu le dis de toujours annoncer la couleur.

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @michmaa, eh oui la limite entre exprimer une juste colère et se défouler sur l’enfant est ténue et mouvante, c’est bien la difficulté ! Et il ne s’agit pas de proscrire tapes et fessées pour privilégier le chantage émotionnel ou des menaces dévastatrices comme évoqué plus haut (genre « tu ne viendras plus le WE » pour des parents séparés…). L’idée est de trouver des solutions non violentes (ni physiquement ni émotionellement) permettant de satisfaire les besoins de tout le monde, et c’est loin d’être toujours facile, ne serait-ce que parce que nous n’avons souvent pas appris ce mode de résolution des conflits. S’isoler de l’enfant est une bonne solution quand on est sur le point de craquer mais ce n’est pas un mode de gestion satisfaisant au quotidien, Neufeld l’explique bien dans Retrouver son rôle de parent.
    On en reparlera à l’épisode 2 aussi mais je ne trouve pas contre-productif de réprimander et de câliner à la suite ; si l’enfant pleure c’est qu’il a bien compris que le parent n’était pas content et il n’y a pas besoin d’en rajouter. Le message c’est aussi « je t’aime même quand tu fais des bêtises ».

    @Suzie, mais ces conséquences sont logiques : si tu n’arrives pas à t’empêcher tout seul de mettre de l’eau partout, je t’en empêche en te sortant du bain. Bien sûr annoncer à l’avance, que l’enfant comprenne les règles.

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Oui, c’est logique, mais la raison première de ne pas mettre de l’eau par terre, c’est parce que ça donne du boulot pour nettoyer et que l’eau par terre, ça fait glisser.. Ce que je voulais dire c’est qu’il faut qu’il y ait un lien entre l’effet et ses conséquences, mais pas forcément utiliser la conséquence « primitive », si je peux m’exprimer ainsi… On peut trouver d’autres conséquences plus accessibles à l’enfant…

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, et michmaa, vous avez raison de souligner le risque d’échanger une punition violente physiquement contre une autre punition violente moralement (ou psychiquement).

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  48. Juste pour dire qu’avant d’avoir des enfants je pensais que je leur donnerais des fessées parce que c’est pas super grave, et finalement ça ne me vient jamais à l’esprit quand mon fils est « hors cadre ». Je dirais que je suis surprise de ne jamais avoir recours à cette non-solution. Je pense que l’influence du papa qui n’est pas du tout branché châtiments corporels, ça aide aussi. Je trouve que je suis dans une position d’échec éducatif aussi lorsque j’ai recours à la menace (mais ça je le dois à mes lectures bassecouresques). Je trouve que la prévention donne de bien meilleurs résultats (associés à céder un peu pour ne pas céder tout).

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Renarde, tant mieux pour toi si tu n’as jamais de pulsion violente envers ton fils, c’est terrible de sentir ça monter :roll:

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    RenardeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, héhé tiens je trouve un petit souvenir pas si lointain où j’aurais bien envoyé valser le petit : giga colère sur le trottoir (au début c’était pour avoir du gruyère que nous venions d’acheter, et après je pense qu’il ne savait plus bien pourquoi il se roulait par terre en hurlant) là où après avoir épuisé les paroles compréhensives de sa frustration, le truc de « ça suffit maintenant, va pleurer dans ta chambre » est totalement impossible. Du coup j’ai tenté the punition corporelle : une tape sur la main, qui n’a eu au-cun effet. Il aura fallu l’intervention de l’épicier (qu’on connaît bie, ouf, quoique) pour que garçon se calme…..

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Renarde, moi je suis déjà entrée dans un magasin (de puériculture je précise :mrgreen: ) avec Pouss1 en full mode crise (il ne voulait pas descendre de la voiture à la base…) en restant très calme « Bonjour oui le gnome hurlant est à moi, je sais exactement ce que je veux donc donnez-le moi et on repart dans la foulée » Bizarrement les vendeurs deviennent hyper coopératifs (et toutes les femmes enceintes ou avec micro-bébé se jurent que JAMAIS elles ne toléreront un tel comportement, et moi je souris intérieurement de leur naïveté :mrgreen: ).

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    RenardeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, :lol: un petit terrible two à l’oeuvre peut effectivement faire des miracles pour la rapidité du service (plus vite servie, plus vite elle s’en va la dame à la sirène hurlante !)

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  49. Encore un excellent article, qui dit en mieux ce que je pense. Mais tu es une jeune maman, et c’est vraiment super d’en être déjà là de ta réflexion. Moi j’y arrive seulement maintenant, après en avoir élevé déjà deux sur les trois. Et mon aîné s’est pris un peu trop de tapes à mon goût, alors que lorsqu’il était bébé je m’étais fait la réflexion : « Mais comment peut-on battre son enfant ? » (c’était avant qu’il commence sa période touche à tout) :roll:

    Plusieurs réflexions.
    Enfant, j’avais la main leste sur mon petit frère (qui savait me le rendre à l’occasion, on se bagarrait souvent), et en CM1 j’avais pris l’habitude de donner des tapes pour un oui ou pour un non à mon voisin de classe, que j’aimais pourtant bien et qui se laissait faire en rigolant. L’année suivante, j’ai eu un autre voisin de classe à qui j’ai commencé à vouloir donner le même traitement : il m’a immédiatement rendu un coup de poing dans le bras qui m’a fait prendre conscience de ce que j’avais fait. Je n’étais plus si satisfaite de moi que ça… Si nos enfants pouvaient nous rendre nos gifles ou nos tapes sur la main, on prendrait conscience bien vite de ce que ça représente !

    Par ailleurs, pour en revenir aux colères des enfants, aux « caprices », outre Isabelle Filliozat déjà citée qui explique bien ce qui se passe dans la tête d’un enfant, on peut se reporter aux écrits de Maria Montessori qui déjà au début du 20e siècle expliquait qu’un bébé ou un enfant ne pleurait pas sans raison, et qu’il était utile d’essayer de comprendre ce qui le dérangeait (maman porte sa veste sur son bras et pas sur son dos, ce n’est pas normal, je suis contrarié par cet élément bizarre dans mon univers, je pleure). De même, elle expliquait qu’un enfant ne nargue pas un adulte, qu’il n’y a pas de rapport de force avec un gagnant et un perdant, que si l’adulte « cède », ce n’est pas une défaite pour lui.
    Déjà avoir ces notions à l’esprit permet de trouver un peu le moyen de garder son calme et d’accueillir une colère avec bienveillance plutôt que de se laisser gagner par l’énervement. Enfin, j’essaie, car comme l’ont déjà dit plusieurs personnes ci-dessus, l’état de fatigue ou de stress des parents joue sur leur aptitude à garder leur calme. :roll:

    http://www.amazon.fr/Lenfant-Maria-Montessori/dp/2220057739/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1305678373&sr=1-1

    « Toute personne dans une situation d’autorité incontestée, libre de toute critique, court le danger de devenir un tyran ! » M. Montessori

    Sur ce je vais dormir, sinon je vais manquer de patience demain ! ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @la belle bleue, merci :oops:
    C’est tellement mieux quand on sort de ce rapport de force, à vouloir à tout prix gagner, ne pas céder… quel soulagement !

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  50.  » Je souhaite que mes poussins me respectent, pas qu’ils me craignent. Qu’ils écoutent ce que j’ai à leur dire parce qu’ils savent que je les aiment et que je veux qu’ils soient heureux. Pas parce qu’ils ont peur que je me fâche ou que je les frappe. Cela veut dire aussi qu’en retour je les respecte aussi et que j’accepte qu’ils ne soient pas toujours d’accord avec moi, qu’ils aient d’autres idées, qu’ils fassent d’autres choix. »

    Bon bah une fois de plus pas grand chose à ajouter… Je file lire le billet suivant !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Olympe, merci :smile:

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  51. Wow, je suis sur les fesses ! Merci mille fois pour ce billet qui dit ce qu’il a à dire, sans culpabiliser, mais sans pour autant dire « c’est pas grave ».

    Ces débats autour de la fessée et plus largement de la non-violence éducative m’ont littéralement retourné le ventre ces dernières semaines. Et je trouvais que les réactions des personnes qui se disaient « pour une éducation respectueuse » étaient un peu violentes, et que personne ne réussissait à faire passer un vrai message. C’est chose faite !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Julie, c’est au moins une vertu que je trouve à mon billet : plein de témoignages d’autres parents qui partagent les mêmes valeurs, et c’est hyper motivant je trouve !

    Répondre

  52. PS : tant que nous n’en sommes pas au point de la pédagogue de la photo ci-jointe, il y a de l’espoir ! :mrgreen:
    http://www.linternaute.com/cinema/magazine/photo/la-saga-harry-potter-en-images/image/harry-potter-l-ordre-phenix-255308.jpg

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @la belle bleue, ha ha je vois que je ne suis pas la seule Potter-omane des environs ;-)

    Répondre

  53. MERCI pour cet article.

    Je partage en tous points ta vision des choses, mais je suis incapable de l’exprimer aussi clairement. Je me suis donc bien pris la tête à plusieurs reprises, sur FB et Twitter, avec des adeptes de la théorie du « si tu ne tapes jamais ton môme, tu es un parent démissionnaire, ton môme va devenir un enfant-roi ».

    À l’avenir, il me suffira donc de donner le lien vers ce billet, ça m’évitera de m’énerver toute seule derrière mon écran :)

    J’espère que, dans 10 ou 15 ans, j’aurai réussi ce que je veux, à savoir élever correctement mes fils sans avoir eu recours à la violence. Ce jour là, j’aurai plus d’arguments à opposer à ceux qui ne partagent pas ma vision des choses. Le pire argument étant, à mon avis, que sous prétexte qu’on vit dans un monde violent, il faudrait « préparer » ses enfants à cette violence en les y habituant. C’est en général dit moins directement, mais au fond, c’est le message de beaucoup — dont mon frère, qui n’attend qu’une chose, que je craque, pour me donner tort.

    PS : il y a une petite coquille désagréable à l’œil dans ton dernier paragraphe : « ils savent que je les aiment » (efface mon PS quand ce sera corrigé ^^)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Clot, avec plaisir, si cet article peut aider ceux et celles qui pratiquent ce type d’éducation à mettre des mots sur ceux qu’ils ressentent et à mieux argumenter auprès des autres, c’est génial. Si ça peut te réconforter, une amie de mes parents a élevé 4 enfants rapprochés (dont des jumeaux) quasi sans père et dans cet esprit, ils sont maintenant des adultes épanouis et ils étaient charmants enfants (je jouais avec eux donc bien placée pour voir ;-) ). Donc oui c’est possible !
    (vais corriger l’infâme coquille, la honte :oops: :oops: )

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  54. entièrement d’accord
    et j’ose ajouter que pour l’instant, je suis ravie du résultat

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @la marmotte, merci. Bon pour le résultat je ne sais pas quel âge a ton/tes enfant(s) mais en général le « résultat » passe régulièrement par des phases où on a envie de le jeter par la fenêtre :mrgreen:

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  55. Entendu samedi dernier chez le coiffeur.
     »Mon fils de 3 ans est mignon mais a du caractère. Quand il est trop pénible, je lui donne une petite tape, cela ne lui fait pas de mal et surtout ca la vexe! »
    Ces deux articles éveillent en moi bien des réflexions théoriques car pour l’instant, notre fille a 11 mois et que la question de la tape sur la main ou celle de la punition ne se posent pas.
    Ne pas punir pour apprendre le respect et non pas la crainte du parent? Mon père était sévère et il suffisait d’un regard noir de sa part pour que je me calme. Craignais-je mon père ou respectais-je son autorité parentale? Je n’en sais rien!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @La pie gourmande, le plus probable est que tu avais pour ton père un mélange de crainte et de respect (et d’amour surtout) ;-)
    J’espère que ces lectures t’aideront à te forger ton opinion tranquillement.

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  56. Chère poule,

    J’apprécie énormément ton article et sa suite. Et merci aussi pour tous les passionnants commentaires qui en ont découlé, mesdames.

    Mais j’ai une question :
    Et quand le papa ne partage pas ce point de vue éducatif ? Quand lui il est pour les fessées ? Quand lui il préfère laisser pleurer le bambin plutôt que de lui accorder une sucette, car « un bébé c’est fait pour pleurer ». Et qu’il trouve rapidement tout discours « soft » trop « psychologue » ? :cry:

    Tu n’aurais pas un billet miracle pour « laver le cerveau de toutes ces légendes urbaines de l’éducation » ?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @MamanPlume, déjà il y a le billet précédent sur le couple… http://www.poule-pondeuse.fr/2011/05/03/lenfant-et-le-couple/
    J’ai écrit pas mal de choses sur le sujet, + CR de bouquins, mais difficile de savoir ce qui toucherait ton homme. Parfois se mettre à la place du bébé ça aide (par ex tu aimerais quand tu me demandes un câlin que je te dise non car tu vas prendre de mauvaises habitudes ?). Parfois aussi d’observer au quotidien ça touche aussi.

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  57. Je partage les mêmes valeurs que toi.
    Mon fils de 3 ans, si tu lui demandes à quoi sert une maman, il te répondra « à m’aider ».
    Nous ne sommes pas là pour les manipuler pour être plus tranquilles dans notre vie mais pour les assister dans leur vie.
    Très bon article à partager.
    Bravo pour ce que tu fais

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Lilou, merci merci. Et quelle jolie formule !

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  58. Je me demandais quelles étaient les réactions de vos enfants quand ils observent des pratiques éducatives peu respectueuses chez leurs copains…
    Ma fille est en petite section de maternelle, les arrivées à l’école sont parfois de bien tristes spectacles. Il est déjà arrivé que nous assistions à des fessées, ma fille reste alors scotchée à regarder.

    J’essaie de ne pas laisser ce type de scène sans réaction de ma part auprès de ma fille. Je me débrouille pour me retrouver au calme seule avec elle, lui demander ce qu’elle a compris de ce qu’elle a vu/entendu, la rassurer sur le fait qu’on ne pratique pas ce genre de choses à la maison.
    Mais il faut aussi trouver les mots pour expliquer ce qui s’est passé et il m’est déjà arrivé de me sentir maladroite dans le choix du vocabulaire :
    -Expliquer que certains parents réagissent de cette manière mais pas nous, ça peut lui laisser penser que c’est normal ailleurs et que c’est juste une question de choix…
    -Dire que les parents de bidule se sont trompés/ont eu tort/n’avaient pas le droit de, c’est remettre en cause les parents de ses copains.

    Des expériences ?

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Olina, Un jour nous avons assisté à une grosse fessée à la sortie de l’école. Ma fille de 3 ans a été totalement paniquée et s’est accrochée à moi en pleurant complètement terrorisée. J’ai dû la consoler et je lui ai expliqué que c’était mal de taper, comme je l’aurais fait si la scène s’était produite entre 2 enfants. Je lui ai dit que cette maman était en colère, mais qu’elle aurait dû régler son conflit différemment. Evidemment, j’ai porté un jugement sur cette personne, mais j’essaie d’être cohérente : taper c’est mal. Après, je sais aussi que mes soeurs donnent des fessées à leurs enfants et si cela se produisait devant les miens, j’aurais plus de mal à dire quelque chose :roll: .

    Répondre

    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, je comprends bien ton propos car mon frère crie beaucoup avec sa fille de 4 ans, donne des fessées et carottes en tous genres … et moi, cela me met mal à l’aise, me fait de la peine aussi car en retour sa fille crie beaucoup et peut être violente … Ce n’est pas facile de dire quelque chose même si à plusieurs reprises, j’ai essayé de lui faire comprendre qu’il pouvait essayer de lui dire les choses sans crier, sans taper mais malheureusement, je crois qu’il ne se remet pas du tout en cause.
    Quand je suis chez lui et qu’il crie sur sa fille, ma fille de 13 mois est tout chamboulée car elle ne connait pas les cris à la maison et elle a déjà pleuré de peur après qu’il ait crié très fort sur sa fille …
    Cela me fait beaucoup de peine car c’est un garçon pourtant qui est posé, calme dans la vie et avec sa plus grande fille, il est un peu une autre personne :cry:

    Répondre

    CatwomanNo Gravatar a répondu :

    @Olina, « certains parents réagissent de cette manière mais pas nous, ça peut lui laisser penser que c’est normal ailleurs et que c’est juste une question de choix » en même temps est-ce que ce n’est pas exactement ça ? Il me semble que c’est un problème global d’éducation et de construction de notre personnalité : « oui mais les parents de X, eux, ils laissent X faire ça », « fumer est mauvais pour la santé pourtant certains le font », etc. Apprendre à vivre avec les choix différents des autres et à voir les limites de la liberté de chacun fait sûrement partie de la socialisation. En gros, je dirais que la nuance est dans le « je pense qu’ils ont tort / qu’ils se trompent » à la place d’un « ils ont tort / ils se trompent » (dans le même ordre d’idée qu’on dit « je n’aime pas » plutôt que « c’est mauvais »).

    Répondre

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Olina, nous la question est encore plus compliquée car les 3 « premiers » enfants de mon mari, qui ne sont donc pas les miens ont été élevés (et le sont toujours chez leur maman chez qui ils vivent principalement)avec fessées, gifles, punitions multiples et variées, carottes et tous genres.
    La première fois que s’est posé le problème, le demi frère de notre crêpe lui a donné une tape sur la main pour je ne sais plus quel motif, nous avons discuté très clairement, avec toute la fratrie pour mettre les choses au point: ils savent bien qu’il existe différentes façons d’éduquer, d’élever des enfants, ils le vivent (mal) tous les jours entre papa et maman. Les tapes, les fessées, la violence sont un de ces choix parentaux, qui ressortent de la responsabilité des parents au sein de chaque famille. Personne n’a à juger, cela fait partie des règles de vie et chez nous personne ne tape personne, quelque soit le motif, (en l’occurrence le demi frère pensait bien faire en voulant apprendre quelque chose à son petit frère).
    La difficulté a été de comprendre ou plutôt d’accepter que leur papa qui a pu leur donner des fessées par le passé ait changé d’avis. J’ai laissé cette partie de la discussion entre mon mari et ses enfants mais en substance il leur a expliqué que l’on pouvait réfléchir, commettre des erreurs, avoir la conviction de bien faire à un moment et remettre en question ce choix plus tard (une des grandes discussions classiques des familles recomposées je crois!!). Forcément, cela a alimenté de la jalousie envers la crêpe.

    Ensuite, pour nous ce qui a été difficile c’est de ne pas juger ouvertement les choix de leur maman, d’exposer nos convictions pour aussi les faire réfléchir mais sans saper son autorité à elle. Ils nous ont beaucoup questionnés sur notre choix, sont très sceptiques (« vous finirez bien par lui donner une fessée à la crêpe ») et nous avons du argumenter avec force notre point de vue, en essayant de masquer notre critique de l’éducation principale qu’ils reçoivent, ce qui est très difficile à faire, et nous y échouons régulièrement sur plein de sujets et les enfants s’en plaignent (vous jugez notre maman).

    Je pense que comme beaucoup de choses, il faut donner des clés de compréhension pour le long terme, et ne pas faire de raccourcis pour qu’ils comprennent tout de suite, ce qui est impossible pour des enfants de leur maturité. Parler des choix des adultes sur des sujets aussi sensibles, alors qu’on se présente plutôt comme « ceux qui savent de façon incontestable » pour être des rocs pour nos enfants, c’est compliqué pour eux et ils ne faut pas leur cacher que c’est très compliqué. enfin, je crois. On rame pas mal avec ces questions en fait!! :lol:

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, Je suis plutôt d’accord avec l’ensemble de vos réponses et il est vrai qu’il est très difficile de savoir quoi dire, ni quoi faire. Il n’est pas question de remettre en question les choix éducatifs des uns et des autres, mais en l’occurrence frapper quelqu’un c’est interdit par la loi. La fessée ne l’est pas encore, mais sans doute, en passe de l’être. Et puis, la fessée dont je parle était très violente, accompagnée de cris et de mots durs, de quoi mettre mal à l’aise aussi des adultes et là, on se trouve avec l’idée sous-jacente de maltraitance et la question de la responsabilité de laisser faire ou pas, d’intervenir ou pas, de dénoncer ou pas. Je trouve que la fessée systématique ne peut pas être défendue comme un « choix éducatif ». Maintenant, je comprends ton point de vue face aux enfants de ton mari et à l’attitude de leur mère. Cette situation est très délicate… :sad:

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, C’est exactement ce à quoi je pensais quand j’écrivais mon commentaire: si mon fils assistait à telle scène, je dirais que nous ne sommes pas d’accord, que je pense que ce parent n’a pas le droit de faire cela, et non pas juste que c’est son choix de parent.
    Mais là impossible, le souci de respecter l’autre « côté », de ne pas juger ni médire (la différence est fine pour eux comme pour nous) pour le bien être des enfants est prioritaire… Nous avons clairement dit que nous ne partageons pas cette façon de faire, mais ici, pas possible de dire que leur mère a tort et nous jugeons trop difficile pour eux d’entendre que leur mère n’a pas le droit ou les maltraite (ce que nous pensons réellement au fond).
    Il n’en reste que mes beaux enfants ont manifesté leur compréhension face au principe « personne ne tape personne » et se sont interrogés sur l’incohérence de la « fessée parce que tu as tapé un autre »… Mais que la preuve de la gravité d’une bêtise reste la fessée: tant qu’il n’y a pas fessée, ça n’est pas si grave. :sad: (et tant qu’ils n’ont pas eu de récompense, ils ne se sentent pas soutenus… :sad: )
    Affirmer à son propre enfant ses valeurs est une choses mais critiquer celles de ses parents est une autre.

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    Olina a répondu :

    Merci pour vous réponses, je vois que je ne suis pas la seule à chercher mes mots face à certaines situations ! Et je mesure en effet à quel point le « problème » doit être amplifié dans les familles recomposées (chapeau d’ailleurs ;-) ).

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  59. Merci pour ce billet. Cela fait plaisir de se sentir soutenue et comprise. Nous avons un fils de 3 ans qui nous en à déjà fait beaucoup voir aussi… comme tous les parents, nous avons par moment pété les plombs. Nos 2 grosses aides on été la kinésiologue : pour travailler sur son agressivité (il griffait tous ses copains avec énormément d’agressivité). On s’est rendu compte qu’il avait une colère en lui et on l’à aidé à s’en débarrasser. Secundo, les ateliers « parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfant parlent » de Faber et Mazlish nous aident bien au quotidien. Je dis pas que la vie est rose, je comprend mieux que la formulation des phrases joue un grand rôle. Il y a encore des moments où je n’ai pas envie d’expliquer et crie un bon coup, mais dans l’ensemble, parler calmement et énoncer les choses clairement et leurs conséquences, ca fonctionne mieux. Le plus dur est de rester calme soi-même.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Bébé Nature, merci à toi, comme tu dis ça fait du bien de voir qu’on n’est pas seul, et d’avoir des retours d’expérience positifs.

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  60. J’ai beaucoup aimé ton article. Je n’ai pas encore lu le deuxième, mais ça ne saurait tarder.

    C’est mon mari qui m’a envoyé les liens, et ça tombait super bien parce que je suis en train de me renseigner sur l’éducation non violente.

    C’est vraiment un combat de tous les jours (voir même de toutes les minutes) de ne pas avoir l’air saoulé avec un enfant très demandeur, et de ne pas s’énerver..

    Je trouve que la plus grande difficulté actuelle pour moi, c’est de ne pas donner l’impression à ma fille qu’elle me dérange, quand effectivement, elle me dérange… Alors qu’en fait, elle réclame simplement mon attention, dans des moments où j’aimerais juste souffler un peu..

    Bref. Je te félicite pour ton écriture, ton travail de recherche et ta réflexion personnelle, je trouve ton article vraiment très réussi, complet et très constructif. Merci! :)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @MayYou, merci à toi (et à ton mari ! pas fréquent les mecs qui lisent le blog ;-) ). J’espère que tu trouveras dans ces articles des billes pour le quotidien.

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  61. Bonjour. Je viens de me facher à mort avce mes parents qui m’ont élevée à coup de claques. Ils pensent mes 3 enfants perdus car j’applique les principes de Faber. J’ai très envie de leur envoyer ton billet mais le coup de l’édifice qui s’écroule, j’ai bien peur que ça ne passe pas!
    Je suis ravie d’avoir découvert ton blog lors de ces vacances.
    PS: et pour Coq tu fais quoi? Le mien cale pour la deuxième fois à la 30ème page….et me fous mon « travail » en l’air.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @xavana, oh je suis désolée de lire ça pour tes parents, c’est toujours triste pour tout le monde. Tant mieux en tout cas si le billet t’est utile.
    Pour le Coq, il a un peu feuilleté Parents efficaces par ex, et puis sinon on discute un peu, je lui explique ce que j’ai trouvé d’intéressant, et il lit quand même mes billets :D

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  62. Bonjour, très bel article, il me touche beaucoup. Surtout la deuxième vidéo.
    Je me suis permise d’en citer des morceaux sur mon blog perso.
    Mais j’ai bien entendu mis les liens de votre blog + de la page ou j’ai « piqué » les citations.
    Vous pouvez aller vérifier, et si cela ne vous convient pas, je changerais mon article.
    En tous les cas félicitation pour votre manière d’écrire… voici un blog que je vais suivre fidèlement.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @aurélie, merci pour votre passage, et bienvenue ! Merci aussi d’avoir pris le temps de signaler et pas de problème pour les liens, tant que la source est bien précisée. Au contraire, je suis ravie que ces idées puissent se propager :smile:

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  63. ouah… merci pour ce billet. un peu de douceur dans ce monde de brutes.
    dis, je crois que je vais hacker le facebook de mon homme pour qu’il recoive tes billets tout chaud, en matiere de reflexion sur l’éducation ca ne lui fera pas de mal et je ne passerais plus pour « LA MERE COUVANTE ET AIMANTE » voulant faire un enfant roi!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Julie, ha ha ha j’espère que ça plaira à ton homme alors :lol:

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  64. Merci pour ton billet (comme tous les autres, d’ailleurs). J’ai apprécié la vidéo Children See, Children Do sur ma page FB, effectivement très parlante…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @didi1504, avec plaisir. Je trouve cette vidéo vraiment puissante.

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  65. Première fois que je tombe sur ce blog, mais je reviendrais!!! Cet article est d’actualité pour moi: ce WE, je suis allée chez mes parents avec mes enfants (3 ans et 2 mois), et j’ai eu le droit à des réflexions très blessantes quant à l’éducation de mon fils aîné… Eux m’ont éduqués de manière très strict, et je les craignais énormément… Alors que mon mari et moi sommes plus axés sur le respect et l’épanouissement.
    Ce n’est pas évident d’élever ses enfants, et le jugement de mes parents m’a énormément peiné…Lire cet article me fait un bien fou!!!! MERCI!!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sophie, ah pas facile quand on se confronte à ses parents, si en plus on remet en question leurs façons de faire ils se mettent facilement sur la défensive. Tant mieux si cet article te met du baume au coeur et bon courage pour concilier ton projet éducatif et ta relation avec tes parents. Pas de problème pour partager, du moment que la provenance est clairement indiquée ;-)

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  66. Ah oui, je souhaite mettre cet article en lien sur mon blog… Ce la ne te dérange pas?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sophie, un peu (très) en retard : non bien sûr :smile:

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  67. Merci pour cet article, clair et d’une grande justesse. Il est difficile en effet de ne pas succomber parfois à notre propre fatigue/stress/énervement/… d’adulte sous pression, et de ne pas se laisser aller à des tapes sur les fesses… Mais l’enjeu est là n’est-ce pas ?
    Dans ces efforts qui font de nous des parents respectueux de la petite personne qui se dresse devant nous. Cette personne qui doit apprendre à se respecter elle-même, et à faire entendre ses droits et son libre-arbitre, tout en étant en phase d' »éducation »… Pas simple au quotidien, ne nous leurrons pas, c’est dur… mais c’est le propre de cette aventure là…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Misosan, merci et bienvenue. Et surtout bon courage au quotidien ;-)

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