Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


« « Préc. Mon IVG en conscience : le témoignage de Koa    |     Suiv. Experts mode d’emploi » »

Parents, pensons la réforme des rythmes scolaires ensemble

Par  • Le 23 janvier 2013 à 10:27 • Catégorie : Education, Eduquer, Guests

Aujourd’hui je relaie avec intérêt l’initiative lancée par quatre blogueurs pour remettre à plat la réforme des rythmes scolaires, sous la forme d’une tribune commune (à la rédaction de laquelle je n’ai malheureusement pas eu le temps de participer). Personnellement je suis un peu perplexe de constater que d’un côté les détails de la réforme restent flous et que de l’autre on nous annonce d’ores et déjà sa mise en oeuvre à la rentrée 2013, au moins à Paris. Merci donc à Nipette, Doudette, Libelul et Mauvais Père pour cette belle initiative. Vous pouvez aussi suivre toutes les infos en direct sur le site Parents ensemble ainsi que sur la page Facebook du collectif (je crains de manquer de temps pour tout relayer).

Nous sommes parents.

Nous sommes inquiets.

En maternelle et en élémentaire, le passage à la semaine à 4,5 jours doit être mis en œuvre dès la rentrée 2013, soit dans 9 mois. A ce jour, l’information dont nous disposons est parcellaire et contradictoire. Le projet tel qu’envisagé ne nous semble pas à la hauteur des enjeux.

Nous croyons cette réforme nécessaire et en partageons les objectifs, à savoir mieux apprendre et favoriser la réussite scolaire de tous. Depuis 2008, les écoliers français ont le nombre de jours d’école le plus faible des 34 pays de l’OCDE et de fait des journées plus longues et plus chargées que la plupart des autres élèves dans le monde. Cette situation est préjudiciable et doit être revue.

Cependant, le projet de réforme qui nous est présenté ne nous semble pas répondre à ces objectifs. Le choix de l’organisation sera à la discrétion des municipalités. On risque de se retrouver avec des communes où les enfants auront cours le samedi, d’autres le mercredi, d’autres encore auront une pause de midi allongée, d’autres finiront plus tôt et auront une période d’études/garderie plus longue, etc. Les moyens mis en œuvre dépendront essentiellement du budget des communes. Impossible, dans ces conditions, d’imaginer que cette réforme soit facteur d’égalité entre tous les enfants de France, quel que soit leur lieu de résidence et leur établissement scolaire. Il appartiendra aux municipalités de faire un choix et d’en répondre devant les électeurs en 2014.

Nous espérions qu’à l’occasion de la réforme des rythmes scolaires, la place des arts, de la culture, des langues et du sport, etc. serait au cœur des préoccupations. Or, l’opacité des moyens à mettre en œuvre, l’augmentation du nombre d’enfants par animateur dans le temps périscolaire ainsi que la place choisie par les mairies pour ce temps (notamment à l’heure du déjeuner) vont diluer ces espoirs de diversification et de renforcement de ces enseignements.

Nous espérions également que cette réforme porterait sur l’intégralité du rythme scolaire, y compris le découpage entre vacances et classe et notamment la durée des grandes vacances. Force est de constater qu’il n’en est rien.

Nous sommes déçus et inquiets et rejoignons ainsi bien des enseignants. Nous craignons que l’augmentation du temps périscolaire sans réflexion quant à son contenu ni quant aux moyens de mise en œuvre fasse de ce temps un temps de désœuvrement organisé… Cela irait encore une fois à l’encontre de l’objectif de la réforme.

Afin de préserver le symbole de la demi-journée de cours supplémentaire, Il est essentiel de ne pas sacrifier les apprentissages, de ne pas perdre cette opportunité historique d’accroître l’égalité des chances des enfants face aux activités artistiques et sportives en créant du temps de garderie. Cela n’apporterait rien aux enfants, dévaloriserait un peu plus l’école et la fonction des enseignants et  remettrait en question l’organisation des familles.

Nous devons à nos enfants une réforme ambitieuse.

Citoyens connectés, blogueurs, parents, nous avons reçu de nombreux retours d’autres parents qui partagent nos inquiétudes et ne se sentent pas représentés.

Nous demandons à être entendus.

Prenons le temps de réformer l’école ensemble.

8alamaison , Agathe VANDAME , Aimé BlumenternAllo Maman Dodo , Annabelle , Audrey, Madame Koala ,Aymeric Marlange , Béalapoizon , Bettina Brouard , Buhot Stéphanie , Carole Nipette , Caroline , Ces Doux moments ,  Chiawaze , Ciloubidouille , Claire Hoenen , Colombe , Cranemou , Cynthia , David Beck , Delphine Gagnon , Doudette , Estelle Peralta , Expressions d’enfants , FashionMama , Florence , FlorenceMKoenig , Gaëlle Picut , Gauthier Vranken , Ginie Femmesweetfemme , Harmony Rouanet , Henry le Barde , Isabelle Duvert , Jane Gueneau aka. Libelul , Julesetmoa , Julie B , Julie Dessagne , Julien , Juliette Merris , Karine Un bébé pour mes 30 ans LN moitoutetrien ,Lulu From Montmartre , Lydiane Le Roy , M Delobel , Madame , Madame Parle , Madame Zaza of Mars , Madame Ziadeh , Maman nanou , Mamanwhatelse , Marc Guidoni , Marie-Gwénaëlle Chuit , Marlène Schiappa , Mauvais Père , Mazzhe , Michaëla Avventuriero , Michèle, Maman on bouge , Missblogdel , MissBrownie , Naddie , Nadine A , Nicolas Gilbert @zegilbos Pourquoisecompliquerlavie , Sabine , Samuel Lamotte d’Incamps , Sandra Elle , Sandrine Donzel , Sophie Reynal , Tetedeblog , Till the Cat , Unperfect mum , Voilapapa , Yusaku (Père de 3 enfants)

Tagged as: , , ,


« « Préc. Mon IVG en conscience : le témoignage de Koa    |     Suiv. Experts mode d’emploi » »

40 Commentaires »

  1. J’espère ne pas dénaturer le débat mais…
    Mes enfants vont dans une école Montessori. Le fait que ces écoles soient aujourd’hui privées hors contrat les rend très onéreuses et peu de familles peuvent se permettre un tel investissement (ou ont envie de faire les sacrifices que nous faisons par conviction – nos revenus ne sont pas mirobolants).

    Ces écoles sont tout simplement excellentes, et elles ont été pensées pour les enfants les plus en difficulté sociales qu’on puisse imaginer. Les résultats qu’elles obtiennent sont au-delà de toutes les écoles publiques, et ce n’est pas pour des raisons de classe sociale, mais d’intelligence de la pédagogie (sensorielle, adaptée au rythme de chaque enfant de par l’organisation des classes, etc). Les enfants qui en sortent savent tous lire et compter, et bien plus encore : ils savent ce qu’ils aiment, ils savent s’organiser, ils sont autonomes. C’est vrai dans tous les pays dans lesquels ces écoles existent, qu’elles y soient publiques ou privées ; on a des décennies de recul maintenant, pas loin de 100 ans…

    J’ai l’impression l’école publique qui crie à quel point elle va mal (résultats tests PISA, mal-être des enseignants qui aboutit à un taux de dépression et d’arrêts maladies incroyablement élevé, pourcentage d’élèves de 6ème qui ne savent pas lire). Et ce qu’on fait, c’est qu’on la rapièce par des mesures inutiles, car s’attaquant en rien aux vrais problèmes. Je n’arrive même pas à croire que ceux qui font ces réformes pensent qu’elles vont changer quelque chose…

    Les enfants français ont déjà le temps scolaire le plus long d’Europe. Leur imposer de se lever un matin de plus (même si beaucoup se lèvent déjà pour le centre aéré, la plupart peuvent se reposer le samedi matin), de passer encore plus de temps à l’école, ne me paraît vraiment pas opportun, quel que soit la façon dont ce temps est organisé.

    La pédagogie Montessori n’est pas l’unique solution, mais c’en est une qui fonctionne. Elle n’est pas si coûteuse que ça à mettre en oeuvre (le matériel est très cher, mais les effectifs d’une classe peuvent être importants) si on prend en compte les économies réalisées par une diminution importante de l’échec scolaire et du mal-être des enseignants.

    Je ne prône pas du Montessori partout, il s’agit de mon choix pour mes enfants, mais je me désespère de voir qu’on invente des réformes-bricolage sans regarder ce qui fonctionne, ce qui va vraiment dans le sens du bien-être des enfants dont se gargarisent tous les politiques qui parlent de cette réforme.

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Jolune, effectivement la question du rythme n’est qu’une facette d’un problème bien plus complexe ; il y a bien sûr la pédagogie Montessori qui est bien connue mais en France on a aussi Freinet qui est appliqué dans de trop rares écoles publiques. Le problème aussi c’est que même si à long terme l’investissement est « rentable », il n’empêche qu’il faut tout de même le consentir et que les bénéfices restent plus diffus. Et je peux te dire que ce n’est pas DU TOUT dans l’air du temps des politiques publiques en général, où il faut afficher un max d’économies maintenant et tant pis si à la longue ça coûte beaucoup plus cher (financièrement et sur bien d’autres tableaux)…

    Répondre

    labelle bleueNo Gravatar a répondu :

    @Jolune, j’approuve totalement ce que tu dis. Et le choix que tu as fait, je l’ai fait aussi en son temps pour mes enfants face à l’échec cuisant de l’école maternelle du quartier. Ce furent 5 années de sacrifices financiers également (à chacun ses priorités ;-)).
    Cet idéal de pédagogie qui est là pour permettre le plein développement du potentiel de chaque enfant, ce n’est pas du tout l’idée de l’école traditionnelle, qui est là pour former de bons soldats qui obéissent (maintenant on forme plutôt de bons consommateurs qui consomment) et ne (se) posent pas de questions.
    Donc on a ça, des réformes, ou plutôt des cautères sur des jambes de bois… :cry:

    Répondre

    LucileNo Gravatar a répondu :

    @labelle bleue, ben voyons… Si nos gosses aujourd’hui sont individualistes, égoïstes, n’ont aucun esprit critique, vivent dans le culte du fric et se soucient davantage de l’avoir que de l’être, c’est la faute aux enseignants et à l’école traditionnelle bien sûr!! Pauvres parents méritants qui luttent contre vents et marées pour tenter malgré tout de les élever dans le respect des « vraies » valeurs… Heureusement, vous, vous avez les moyens de protéger vos enfants de l’influence pernicieuse des profs… C’est sûr, c’est pas ça qui fera progresser la cause de l’école de la République, qui en aurait bien besoin, ne serait-ce que parce qu’elle reste la seule option pour de nombreuses familles qui n’ont même pas la possiblité de faire les sacrifices financiers que vous avez consenti à faire :roll:… Mais après moi le déluge, hein? :evil:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Lucile, je ne suis pas sûre qu’un ton si agressif soit utile au débat et à la discussion. Le sujet est sensible et le désaccord sans doute inévitable mais il peut être exprimé de façon plus courtoise je pense.

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @labelle bleue, pour moi ce n’est pas qu’une question d’argent mais aussi de disponibilité. En ce qui nous concerne, je crois que les bénéfices potentiels d’une école Montessori seraient annulés ou en tout cas fortement diminués par la fatigue et le stress engendrés par les transports quotidiens pour s’y rendre. L’école de quartier a l’immense avantage d’être accessible à quelques minutes à pied et d’offrir une certaine qualité pédagogique.

    Répondre

    sophieNo Gravatar a répondu :

    @labelle bleue, je suis vraiment choquée par ces propos. Je ne pourrais JAMAIS me payer une école Montessori même si je faisais des sacrifices financiers. Alors oui je mets mes enfants dans une poubelle pour pauvres qui les formate sûrement (toute éducation est formatrice ;)) mais je ne suis pas sûre que ça soit en hyper-consommateur…. Je suis bien d’accord que l’école publique n’est pas à la hauteur de sa mission, et travaillant dans une bibliothèque de recherches, je constate tous les jours les lacunes de notre système éducatif. Et ce n’est pas en faisant des réformes aussi fondamentales quand les caisses sont vides que ça va s’améliorer.
    Bon, pas le temps d’approfondir mais demain je participerai à une réunion FCPE / enseignants, j’en saurais plus ;)

    Répondre

    oopsNo Gravatar a répondu :

    @Jolune, Si seulement je pouvais inscrire mon aînée dans une école Montessori l’année prochaine ! Outre le coût rédhibitoire pour nous, la première est à 2h de route, malheureusement…
    Le ministère de l’éducation Finlandaise s’est largement inspiré de cette pédagogie, il a fallu 30 ans pour parvenir au résultat actuel, mais ça fonctionne :
    http://kaizen-magazine.com/les-secrets-de-leducation-a-la-finlandaise-chaque-eleve-est-important/

    Répondre

    RenardeNo Gravatar a répondu :

    @Jolune, je voulais juste faire part de mon sceptisme (qui ne demande qu’à être vaincu) de faire du Montessori à 30 élèves pour 1 instit et 1 atsem.
    Parce que moi ce que je trouve avant « anti pédagogique », c’est le nombre d’élèves par classe, même en maternelle. Du coup, l’enseignant ne peut se permettre que chaque élève ait son petit rythme, accepte ou pas la consigne etc.

    Répondre

    JoluneNo Gravatar a répondu :

    @Renarde, dans l’école Montessori où était ma fille l’an dernier, la classe 3-6 comptait 27 élèves pour 1 éducatrice (équivalent instit) et 1 assistante (équivalent ATSEM), et ça fonctionnait bien.

    Je suis 1000 fois d’accord avec toi qu’un effectif réduit est beaucoup plus propice pour les enfants, plus maternant, plus doux, bref moi aussi je suis pour des classes moins chargées.

    Cependant :
    – en Montessori, le groupe est une richesse. C’est-à-dire qu’il arrive souvent que des plus grands aident des plus petits, par exemple. C’est valorisant pour eux, et c’est chouette pour les petits qui se sentent considérés. Donc un grand groupe n’est pas *que* un handicap, contrairement à une classe « traditionnelle »

    – C’est plus facile de gérer 30 enfants avec cette pédagogie qu’avec une pédagogie tradi. Le fait que les enfants se prennent en charge tout seuls, qu’il n’y ait pas besoin d’accorder 30 individualités pour leur faire faire la même chose en même temps, ça rend les choses plus simples.

    Je précise que c’est ma vision de Montessori, je suis maman d’élève et non éducatrice, donc ce que je dis n’est pas « validé » ou à prendre au pied de la lettre…

    Je manque de temps mais j’ai hâte d’aller explorer le lien de Oops (la Finlande obtient les meilleurs scores Pisa).

    Répondre

    ElisaNo Gravatar a répondu :

    @Jolune,
    mon fils a la chance de fréquenter une école maternelle où les classes ne sont pas trop chargés, ils ont 18 dans sa classe de grande section (classe de garçons pas sages quand même) mais 18 est un luxe magnifique, les autres classes sont plutot à 25. Dans la commune d’à côté la classe de grande section compte 29 éléves.
    Quand à la pédagogie que vous décrivez, c’est à dire grands ( tout est relatif) et petits ensemble, avec des grands plus avancés qui aident les petits mon fils l’expérimente au judo, je trouve cela formidable. Le prof de judo, en plus de l’enseignement du judo, enseigne de façon privilégiée la vie en groupe , le respect de chacun et celui du groupe. Je crois aussi que mon fils est tombé sur un prof exceptionnel.

    Répondre

  2. […] B , Julie Dessagne , Julien , Juliette Merris , Karen Demaison , Karine Un bébé pour mes 30 ans , La Poule Pondeuse ,LN moitoutetrien , Lulu From Montmartre , Lydiane Le Roy , M Delobel , Madame , Madame Parle , […]

  3. […] B , Julie Dessagne , Julien , Juliette Merris , Karen Demaison , Karine Un bébé pour mes 30 ans , La Poule Pondeuse ,LN moitoutetrien , Lul en Lune , Lulu From Montmartre , Lydiane Le Roy , M Delobel , Madame , […]

  4. Cette réforme me désespère.
    Les journées de mes enfants sont bien remplies en début de semaine : caté pour l’une et chorale pour l’autre le lundi soir ; caté pour l’autre et étude pour l’une le mardi soir ; 2h30 de conservatoire le mercredi matin ; 2h de gym (chacune son cours d’une heure) le mercredi après-midi. Le jeudi et le vendredi, on peut « souffler », mais j’ai bien peur que ce ne soit plus le cas l’année prochaine. Où va-t-on caser les heures du conservatoire, sinon le soir ?

    Quelques idées en vrac, qui ne font pas tellement avancer le schmilblick, mais bon.

    * pour aider au problème de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, surtout de ceux nés en début d’année, j’aimerais qu’on passe à un système de semestres. On pourrait en même temps ré-équilibrer les vacances : passer à un mois l’été, du 20 juin au 20 juillet, et mettre un mois l’hiver, du 20 décembre au 20 janvier.
    Cela permettrait d’être moins fatigués à la rentrée de janvier, au lieu de retourner à l’école avant même de s’être remis de la veillée du 31.
    En même temps, pour désengorger les routes les samedis de juin et juillet, on pourrait généraliser les locations démarrant d’autres jours que le samedi !

    * il faudrait généraliser le système de notation avec des points vert/jaune/rouge pour acquis/en cours d’acquisition/non acquis, et répartir les enfants non pas par âge ou classe, mais en fonction de leurs compétences dans chaque domaine, quitte à ce qu’ils ne soient pas en classe avec les mêmes enfants selon qu’ils font des maths ou de la lecture. Il ne serait alors possible de sortir du cycle primaire qu’une fois que tout est acquis.

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Paula, merci pour tes propositions que je trouve très intéressantes (et pour ma part je suis convaincue depuis longtemps par l’intérêt de faire des groupes de niveau/compétences par matière ou thème plutôt que par âge)

    Répondre

  5. Effectivement, la question des activités proposées aux enfants à la place des heures scolaires supprimées se pose.
    A Paris, (et c’est peut-être pour cela que la manif a mobilisé beaucoup d’instits parisiens), les animateurs du temps périscolaires ne sont pas franchement ce qu’on peut appeler des « éducateurs » ; mal payés, souvent absents, pas du tout formés, je trouve qu’ils ne s’occupent pas correctement de nos enfants. C’est du gardiennage et non de l’animation.
    Si c’est pour gagner 3 heures de gardiennage par semaine, alors NON.
    Je ne veux pas généraliser, mais c’est ce que je constate avec beaucoup de parents de l’école publique de notre quartier ; je sais que d’autres écoles sont mieux loties, mais cela m’ennuie que mes enfants paient les pots cassés.

    Pour nous, le choix est fait, nous mettons les enfants dans le privé l’année prochaine : ils y auront peut-être cours le mercredi matin, mais au moins ils seront encadrés correctement.

    Isabelle

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Isabelle, c’est aussi ce qui m’inquiète, même si étant en proche banlieue nous avons la chance d’avoir un accueil de loisirs de qualité, avec un très bon taux d’encadrement. Les animateurs je ne connais pas leur formation mais ils ont au moins le mérite d’être motivés et adorables avec les enfants. Enfin l’équipe montre un projet éducatif : ils ont réalisé un film sur les droits de l’enfant avec les gosses, Pouss1 rapporte régulièrement des activités variées, ils ont aussi un budget de la mairie pour sortir les enfants, dans la ville (serres…) ou à Paris (ménagerie du jardin des plantes, aquarium…).

    Répondre

  6. j’interviens peu sur ce blog car je n’ai pas l’impression de faire avancer le débat mais je voudrais juste rebondir sur des propos Paula : raccourcir le temps de cours permettrait justement de caser les activités culturelles et artistiques après les cours et pas à des heures impossibles le soir et ne pas réserver l’enseignement de la musique (ou de la peinture/ de la danse,…) aux seuls enfants dont les parents sont déjà sensibilisés à ces questions.
    Pour le caté, c’est une autre question, dans ma région c’est le mercredi PM ou le samedi pour laisser les enfants souffler le soir

    Répondre

  7. […] Merris , Karen Demaison , Karine Un bébé pour mes 30 ans , Laetibidule , La Poule Pondeuse , La tanière de la farfa , Lili , Little Cocoon , LN moitoutetrien , Lul en Lune , Lulu […]

  8. Hmmm c’est un vaste débat et il me semble, à moi aussi, que la question des horaires n’était pas la priorité, surtout pas en allongeant le temps. Je suis -égoïstement- contente parce mon « petit » dernier vient d’entrer en 6ème donc je n’aurai pas à en passer par là.
    Les enfants ont trop de temps « assis/passif » et ce, quel que soit leur âge. La pédagogie Freinet diminue ce temps mais elle est peu appliquée. Il faut qu’un enfant bouge pour apprendre, particulièrement les garçons. Or, on les oblige à l’immobilité.
    pour les vacances, je pense que même en tenant compte des intérêts touristiques (ne nous leurrons pas, ça reste un argument incontournable), il aurait été possible de modifier les dates et les suggestions de Paula me semblent intéressantes.
    La question des acquisitions de savoirs est très épineuse. L’école alternative n’est pas qu’une question d’argent et de sacrifices financiers, c’est aussi une question de proximité. Chez moi, y’a pas! ou si peu, et sur des initiatives tellement précaires que leur pérennité est compromise. A mon sens, l’état devrait donc prendre en charge la refonte pédagogique. Faire des groupes de compétence est indispensable, ne serait-ce que pour permettre à chaque enfant de s’épanouir à son rythme. Lever la pression sur les matières « nobles » aussi serait une bonne chose. Chez nous, ce qui compte, c’est lire et compter. Or à 5 ans, par exemple, un enfant qui est capable d’organiser un groupe possède déjà plusieurs compétences (organiser, planifier, expliquer, etc…), ces compétences-là ne sont pas valorisées. Et les enfants qui peinent à acquérir les savoirs dits de base (lecture, écriture, etc…) seraient mieux gratifiés dans leurs autres capacités générales.
    Voilà c’est un bout de réflexion….
    Magali

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Magali, si j’en crois le livret de compétences de mon fils à la maternelle, au moins pour ce cycle les compétences de vie en groupe occupent une large part des acquis à valider. Mais c’est vrai que globalement on privilégie encore trop le savoir brut sur d’autres compétences (même si en théorie la part de ces apprentissages occupe une part croissante).
    (et sur le besoin d’agitation physique supérieur des garçons, les dernières recherches tendent à montrer qu’il est plus culturel que biologique ;-) )

    Répondre

    MagaliNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, je pense aussi que « l’agitation » des garçons est plus culturelle que « native ». En revanche, il existe des travaux/études neurologiques sur le fait que les garçons auraient un processus d’apprentissage lié au geste alors que les filles auraient ce même processus plus lié à la parole. Je sais bien que ça n’a pas valeur de statistique mais j’ai pu vérifier ça chez moi:nous avons 2 garçons et une fille à la maison, les 2 garçons étaient assez « timorés » quand ils étaient plus petits alors que la fille était « casse-cou » mais les garçons marchaient en apprenant leurs leçons ou trituraient un objet alors que le fille se la racontait, voire s’enregistrait…. Bon, c’est peut-être un tout petit bout de lorgnette :-)

    Répondre

  9. Bonjour, je me permets de répondre à ce post, et surtout aux propositions de Paula: je suis d’accord sur le principe pour un mois de vacs en été et un en hiver mais concrètement ce serait impossible de faire cours en juillet et août, vu les températures!!! Alors, à moins de climatiser tous les établissements scolaires de France… Quant à la répartition des élèves par compétence, et donc pas forcément avec les mêmes camarades pour les différents activités: sur le papier c’est magnifique, sauf que (encore une fois) concrètement, il faut fabriquer les emplois du temps, c’est-à-dire arriver à organiser de façon cohérente la vie de l’établissement (salles, enseignants, élèves) et c’est déjà un cauchemar avec le système actuel des classes (il n’y a qu’à voir avec les options ou les « groupes de compétences » en langues au collège et au lycée)!

    Autrement dit, les réalités concrètes et « techniques » font trop souvent obstacle aux belles idées, et on n’en voit pas vraiment le bout!
    La massification de l’instruction est une grande avancée de la société, mais malheureusement cela amplifie chaque difficulté, tant idéologique que pratique.

    Bref, je n’ai pas non plus la solution! :roll:

    Répondre

    oopsNo Gravatar a répondu :

    @Aminata, concernant la complexité des emplois du temps avec des groupes de niveaux par matière : les finlandais y arrivent, de la primaire au lycée, pourquoi pas nous ? (voir le lien que j’ai mis plus haut).

    Répondre

    PaulaNo Gravatar a répondu :

    @Aminata, dans l’école de mes enfants, il y a au total 8 classes, presque toutes à double niveau : TPS, PS, MS, GS-CP, CP-CE1, CE1-CE2, 2x CM1-CM2. Le vendredi après-midi, c’est lecture pour tout le monde à partir du CP: les enfants sont répartis par niveaux de compétences, avec des instituteurs qui ne sont pas forcément les leurs en temps normal. Comme cela concerne toutes les classes, cela ne complique pas les emplois du temps…
    Je ne vois pas quel serait le problème, si toute l’école devait faire de la lecture en début de matinée, des maths en fin de matinée, de l’histoire le lundi après-midi, etc.

    C’est un casse-tête au collège car les enseignants ne sont pas pluri-disciplinaires.

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Aminata, juste pour la clim : dans ma commune l’accueil de loisir d’été est fait dans les écoles, mais je t’accorde volontiers que les enfants sont moins nombreux qu’en période scolaire ;-)

    Répondre

  10. Oups, c’est le cas de le dire, je n’avais pas cliqué sur ton lien, au temps pour moi. C’est très intéressant, peut-être aurons-nous quelque chose y ressemblant un jour en France (soupir)? Pas sûr que le corps enseignant accepte l’idée du démarchage auprès des établissements (liberté totale des chefs d’établissement, pas d’assurance d’avoir un boulot après X années d’études…) Mais ceci est un autre débat. :razz:

    Répondre

    ESNo Gravatar a répondu :

    @Aminata a écrit:
    « Pas sûr que le corps enseignant accepte l’idée du démarchage auprès des établissements (liberté totale des chefs d’établissement, pas d’assurance d’avoir un boulot après X années d’études…)  »

    J’aurais aussi tendance à craindre tous les effets du « copinage » (untel recruté dans un lycée réputé parce que c’est le fils d’un copain du proviseur…), ou des pressions politiques en tous genres (tel élu local qui fait pression pour que le proviseur recrute son enfant…) Le risque serait sûrement plus grand qu’en Finlande, où comme dans tous les pays nordiques, l’esprit civique est nettement plus développé. Par ailleurs, les différences entre communes et entre établissements sont sans doute moins grandes là-bas.

    Répondre

  11. @Paula: oui, bien sûr (plus simple en primaire)! C’est juste que dans mon esprit (d’enseignante au collège, ça y est, j’avoue ;-) ) une réforme qui installerait ce système en primaire devrait en garantir la pérennité au collège, surtout si les effets sont aussi bénéfiques qu’en Finlande (ou apparemment ils le font à tous les niveaux). :smile:

    Répondre

  12. Je suis allée sur le site de Parents ensemble et je lis que l’un des objectifs est d’être force de proposition. Mais j’ai beau chercher où sont les propositions ? Un peu coincée par le temps je n’ai pas tout lu donc ça vient peut-être de là. Mais malheureusement, j’ai beau entendre parler de cette réforme, des instits qui veulent faire grève, des mamans bloggeuses mécontentes… Et j’entends bien l’argument que la réforme se fait dans la précipitation. OK ! Mais CONCRÈTEMENT ? Je vis loin, ma fille a eu 3 ans, elle va à l’école depuis septembre 5 jours par semaine (9h – 16h). C’est exclusivement en chinois et en anglais (nous vivons à Shanghai) et il n’y a aucun problème. Alors quoi ? La fatigue ? pas vraiment. Les activités extra-scolaires ? Ma fille fait de la gym le dimanche matin. L’organisation de la semaine ? Tous les jours de la semaine se ressemblent c’est plus clair et plus cohérent pour tout le monde. Certes il y a des parents aux horaires spéciaux mais quels que soient les horaires de l’école ça n’arrangera jamais tout le monde alors ? Non vraiment il faut qu’on m’explique (désolé je suis peut-être bête) : quel est le vrai problème de cette réforme et quelles sont les propositions et alternatives sur lesquelles il y a débat ? :|

    Répondre

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Catwoman, pour moi, la question principale est celle du contenu de ces 45 minutes dégagées et de ses modalités qui sont restées floues à mon sens pour ne pas trancher.

    Temps périscolaire (donc facturable) ou scolaire? Le matin, le midi ou l’après midi? Quel est le but, doit il y avoir un objectif pédagogique?: reposer les enfants ou apporter autre chose? Quel taux d’encadrement des enfants alors, scolaire ou périscolaire? Quels intervenants (et sur quels statuts) dans la classe? sinon transports à organiser vers les autres pôles sportifs et culturels? ou bien temps dans les infrastructures périscolaires pas prévues pour contenir l’ensemble des effectifs?
    Temps obligatoire ou pas (pourra t on chercher son enfant à 15h45 si c’est l’organisation prévue? )

    Et j’en passe…..

    Ce flou laisse un milliard de questions à régler aux collectivités et aux différents acteurs scolaires, périscolaires culturels et sportifs, et ces questions en peuvent pas être précisées sans définition de contenu qui est un chantier au potentiel effectivement formidable mais très complexe à définir et à organiser s’il veut être cohérent, profitable et constructif….

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Catwoman, j’ai été aussi gênée par l’absence de proposition alternative claire de la tribune, et j’ai pas mal hésité à publier à cause de ça. Mais je l’ai finalement fait parce que comme l’explique bien pâte à crêpe, il y a un gros flou sur qui va prendre quoi en charge et avec quels moyens. La prise en charge qui se profile par les collectivités territoriales risque d’accroître les inégalités entre communes au détriment des enfants (encadrement surchargé, refus de certains enfants, pas de projet pédagogique, etc).

    Répondre

  13. Je ne peux qu’aller dans le sens de ce débat, et je vois même les choses de manière plus large. Même si aucun système n’est parfait, je suis sur que la France gagnerait à s’inspirer un peu plus des régimes anglo saxon lorsqu’elle pense ses réformes. Que ce soit au niveau des activités créatives, du sport ou de l’épanouissement en général. Par ailleurs, concernant le flou général de la réforme, il faut avouer que notre système est tellement complexe qu’il est difficile de lui donner de la transparence…

    Répondre

  14. Un point de vue qui n’a pas été abordé me semble t’il…
    Rajouter 1/2 journée d’école, c’est aussi retirer aux parents la possibilité de passer du temps avec son enfant. C’est retirer la possibilité de partager ensemble un éveil aux activités culturelles ou sportives. C’est également alourdir davantage le rôle éducatif de l’école qui est déjà plus que prépondérant en proportion de temps passé. Or, on l’a dit précédemment, l’école telle qu’elle est conçue aujourd’hui n’est pas un modèle de performance. Ca laisse donc moins de temps disponible aux parents pour « extraire » un peu leurs enfants de ce moule éducatif qui ne correspond pas toujours à leur point de vue. Mais l’école est obligatoire pour tous…

    Répondre

    RenardeNo Gravatar a répondu :

    @Mélie, je partage franchement ton opinion
    Je suis déçue de cette réforme car mes fils seront plus à l’école alors que j’ai envie de passer du temps à, moi, leur ouvrir des horizons et les modeler à ma façon (comprendre modeler au sens de Hold on to your kids).
    Alors quand j’entends parler de déscolarisation, ça me chatouille (même si je ne passerai pas à l’action)
    NB : ce n’est pas l’école qui est obligatoire, c’est l’instruction

    Répondre

  15. […] Un bébé pour mes 30 ans , Laetibidule , La Poule Pondeuse […]

  16. La réforme scolaire des élèves, c’est un peu un serpent de mer.. un sujet qui revient toujours sur la table. On défait ce qu’on a fait histoire de faire croire qu’on planche en profondeur sur le sujet. Cette réforme de 2014 sur les rythmes scolaires est un joyeux bazar à mettre en place. La 1/2 journée apportera quoi aux élèves ? La majorité du temps ce ne sont pas des activités sportives car il n’y a pas assez d’encadrement. Le sport c’est important chez les plus jeunes mais ca ne fonctionne pas avec cette réforme.. c’est plus de la garderie qu’autre chose actuellement, il faut dire ce qu’il est !

    Répondre

  17. […] B , Julie Dessagne , Julien , Juliette Merris , Karen Demaison , Karine Un bébé pour mes 30 ans , La Poule Pondeuse ,LN moitoutetrien , Lul en Lune , Lulu From Montmartre , Lydiane Le Roy , M Delobel , Madame , […]

  18. […] Dessagne , Julien, Juliette Merris, Karen Demaison, Karine Un bébé pour mes 30 ans , Laetibidule, La Poule Pondeuse ,LN moitoutetrien, Lul en Lune, Lulu From Montmartre, Lydiane Le Roy, M Delobel , Madame, Madame […]

  19. […] Merris, Karen Demaison, Karine Un bébé pour mes 30 ans, Laetibidule, La Poule Pondeuse, LN moitoutetrien, Lul en Lune, Lulu From Montmartre, Lydiane Le Roy, M Delobel […]

Leave a Reply


« « Préc. Mon IVG en conscience : le témoignage de Koa    |     Suiv. Experts mode d’emploi » »