Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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La diversification à la cool

Par  • Le 10 septembre 2010 à 14:11 • Catégorie : Education, Eduquer

bébé_mange Au risque de virer au 3615 my life www.maviemonoeuvre.com je voudrais partager avec vous aujourd’hui la façon dont nous nourrissons Pouss2, bientôt 8 mois. Avant tout je tiens à préciser que c’est un enfant « ordinaire », c’est-à-dire qu’il n’a aucune pathologie connue (et notamment pas d’antécédent ou de terrain allergique, pas de RGO). Je pensais attendre ses six mois révolus avant toute introduction d’aliment solide, mais autour de 5 mois il a manifesté très clairement son désir d’autre chose, râlant pour venir à table plutôt que de rester dans le transat juste à côté, tentant d’attraper assiettes, couverts et bien sûr nourriture. Et quand il a fini par arracher une feuille de la plante verte pour se la fourrer dans la bouche, je me suis dit qu’il était temps de passer à autre chose, même si la date fatidique des six mois n’était pas atteinte.

Première étape : découverte. L’idée étant de goûter un peu de tout en conservant le lait (en l’occurrence le mien) comme alimentation principale. L’avantage du bébé d’hiver, c’est qu’il commence les solides à la belle saison. Nous lui donnions donc un petit morceau de ce que nous mangions si cela pouvait lui convenir (et sinon rien -sauf du lait bien sûr) : pêche, melon, abricot, concombre, haricot vert… Toujours nature (voire cru si approprié) sous forme d’un morceau à tripatouiller, sucer, mâchouiller. Ainsi le poussin est bien occupé mais aucun risque d’overdose puisqu’un ou deux haricots verts dureront tout le repas. Zéro effort supplémentaire pour le parent qui se contente de piocher dans son assiette (à part le nettoyage : bébé + pêche = carnage).

Etape suivante : augmentation des quantités. Après quelques semaines de ce régime, Pouss2 (entre 6 et 7 mois donc) nous a fait comprendre qu’il en voulait plus. Nous avons donc augmenté les quantités ainsi que la gamme d’aliments dans laquelle piocher et commencé à systématiser les repas. Sauf s’il dort, il est à table avec nous à chaque repas et mange plus ou moins la même chose (et très honnêtement nous ne mangeons pas beaucoup de purées vapeur). J’essaie de lui donner en priorité les fruits, légumes et féculents mais il peut goûter à peu près à tout (y compris glaces, gâteaux, gratins etc). Selon le type de nourriture, il mange tout seul avec les doigts ou on lui donne la becquée à la cuiller ou à la fourchette. Si cela est plus pratique et plus adapté, il a un petit pot du commerce. Là encore c’est l’effort parental minimum : un repas pour tout le monde. Je n’ai jamais sorti le mixer spécialement pour Pouss2. Et entre les repas c’est toujours tétée à la demande.

Je dois dire qu’après avoir suivi fidèlement les instructions du pédiatre pour Pouss1 (compote de pomme à goûter, mixée lisse, puis carotte, puis une cuiller de viande vapeur mais pas plus, puis…), j’ai pris du recul. Après tout, les dernières recommandations issues de la littérature scientifique sont très générales : en gros ni trop tôt, ni trop tard, et privilégier le lait (maternel ou infantile). A moins de nourrir son enfant uniquement de junk food, quels sont réellement les risques inhérents à une diversification mal conduite ? On peut citer :

  • Remplacer un lait adapté par un aliment moins nutritif. Comme dit plus haut, ici l’allaitement continue à la demande (et sans vraiment ralentir), et nous sommes attentifs aux signaux de satiété de Pouss2.
  • Introduire un aliment mal digéré par l’enfant. Il me semble que cela n’est pas dramatique, si on voit que l’enfant a mal au ventre suite au repas et que cela provoque des désordres intestinaux on attend quelque temps avant de reproposer l’aliment incriminé. Par ailleurs, il est inévitable que le tube digestif ait quelques ratés pour s’adapter à une alimentation variée et je ne pense pas que cela soit pathologique pour autant (ou en termes plus crus : une petite drouille de temps en temps ce n’est pas la mort).
  • Provoquer une réaction allergique. Là je sors mon joker, n’étant (pour le moment) pas concernée, je n’ai pas fait beaucoup de recherches sur le sujet. Cependant, il semble que la définition des meilleures pratiques sur le sujet soit largement sujette à débat. Quoi qu’il en soit, je laisse les lecteurs avertis nous éclairer en commentaires.
  • Mettre en péril l’équilibre alimentaire du bébé (qui est différent du nôtre). Je fais attention aux protéines, au sel (je cuisine quasi sans sel, chacun est libre d’en rajouter à table -et en pratique c’est une question d’habitude, comme le sucre dans le café/thé…) et aux mauvaises graisses et j’essaie de donner principalement fruits, légumes et féculents. Quant aux éventuelles carences, le lait maternel à volonté me semble une bonne parade pour la plupart d’entre elles.

On parle aussi beaucoup du développement du goût et des habitudes alimentaires, qui se prennent dès le plus jeune âge. Pour ma part, après avoir lu Zermati et le site du GROS (voir notamment cette page sur l’obésité infantile), j’essaie de mettre l’accent sur le respect des sensations de faim et de satiété plutôt que sur un hypothétique équilibre alimentaire détaillé, sur lequel de toute façon personne n’est d’accord (et qui à mon avis est aussi très variable d’un individu à l’autre, en fonction des circonstances etc). J’ai d’ailleurs découvert il y a peu (grâce à Mme Papilles) que je suivais ainsi les préconisations d’un spécialiste de l’obésité infantile. Donc pas d’aliments diabolisés, pas d’obligation de finir son assiette (ce qui n’empêche pas de rester vigilant sur ce que nous achetons). Comme c’est moi qui fais les courses et la cuisine (je vous rassure le Coq s’occupe d’autres tâches ménagères…), je fais un menu unique (en tenant un peu compte des goûts de chacun quand même) : chacun mange autant qu’il veut de ce qu’il veut dans ce qui est proposé.

Ce qui a vraiment été une découverte depuis Pouss1, c’est la capacité d’un bébé de cet âge à manger des morceaux, et tout seul. Le concept*, appelé baby-led weaning (diversification menée par l’enfant en français) a été popularisé par le livre de Gill Rapley et Tracey Murkett (que je n’ai pas lu). Il y a également un site en français, même si je trouve certaines de ses recommandations -comme les âges d’introduction des aliments– très psychorigide (et basées sur quelles données ?). Il est intéressant de noter que l’habitude de nourrir un bébé avec des purées lisses et fades provient de l’époque où on diversifiait les enfants précocement (dès trois mois) : on fait donc avec des enfants de six mois ou plus comme s’ils en avaient trois. Et après tout, si les enfants mettent tout à la bouche, ce n’est peut-être pas juste pour que l’ami Sigmund vende des livres. Il n’y a pas besoin de dents pour mâcher, au début les enfants écrasent la nourriture avec la langue sur le palais. De toute façon ils n’auront pas de molaires avant au moins un an voire 18 mois pour la plupart. A noter que la tétée au sein favorise un bon développement des mâchoires (voir ici par exemple), rendant cette approche particulièrement adaptée dans ce contexte. Pour ma part je ne suis pas fidèlement les préceptes énoncés, parce que j’ai constaté que dans la vraie vie ça ne se passe pas toujours comme dans les bouquins (avez-vous déjà vu un bébé de six mois essayer d’attraper un bout de melon glissant comme une savonnette ?). Et je n’aime pas le ménage au point de laisser Pouss2 à 7 mois se démerder avec un yaourt : l’idée est aussi de me simplifier la vie, d’autant plus qu’il accepte très bien qu’on lui donne la becquée (et dans ces cas-là il m’attrape la main pour amener plus vite la cuiller à sa bouche…).

En bref mon nouveau dogme sur cette question, c’est de ne pas en avoir : un peu de bon sens et trouver le meilleur compromis entre les efforts auxquels je veux consentir et les besoins que Pouss2 exprime. Et évidemment il n’est pas question de prétendre que c’est LA voie et que tout le monde doit faire pareil, mais simplement de signaler qu’on peut se libérer un peu de la psychorigidité ambiante sur la question et faire sa propre tambouille (ha ha ha), en fonction de ses habitudes, de son mode de vie, de ses enfants, etc. Les repas peuvent simplement être de bons moments passés en famille et la nourriture un plaisir partagé. Et puis on peut enfin sortir de la guéguerre débile des petits pots contre les purées maison : ni l’un ni l’autre mon général !

*Le concept en question est probablement vieux comme le monde mais il suffit de lui donner un nom qui en jette pour vendre des bouquins…

Photo : Flickr

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579 Commentaires »

  1. @Mimi_Pompon, :mrgreen: « niveau sonore d’un velociraptor en rut effectivement et avec le dandinement d’un pied sur l’autre qui va avec ! » : c’est EXACTEMENT ça chez nous !
    Elle me fiche la honte parfois à la boulangerie, ma fille devient hystérique et totalement incontrôlable, j’évite même parfois d’y aller avec elle !

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    Mimi_PomponNo Gravatar a répondu :

    @opale, pour rendre à César ce qui appartient à César, c’est un copyright poule pondeuse !

    La dernière honte à la boulangerie c’est que devant l’hystérie de la bête, la gentille vendeuse lui a donné une chouquette… qu’elle s’est empressée de lui balancer à la tête parce que ce qu’elle veut c’est du pain !!!

    Enfin avec ton témoignage je me sens moins seule 🙂

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    opaleNo Gravatar a répondu :

    @Mimi_Pompon, trop fort le coup de la chouquette dans ta tête :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

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  2. @La poule pondeuse, je suis bien d’accord pour le goût, le frais ça n’a rien à voir…
    Comme je compte me nourrir exclusivement de surgelés/ boites de conserves pendant les 2 à 3 semaines de fermeture de notre ascenseur pour remise aux normes, je me renseigne avant, pour avoir bonne conscience… Pas trop le choix : j’habite au 6e étage, et entre mon gros bidon (je serai à plus de 7 mois de grossesse à ce moment là) et les 11 kg de bébé dans le dos (heureusement que j’ai l’habitude du portage !), je ne me vois pas traîner un cabas en plus… Tant pis pour les papilles ! 🙄

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  3. @Charlotte, oui, je mets un petit peu de poivre dans ses plats et aussi un petit peu de sel mais une copine m’a dit il y a peu que le sel, ce n’était pas bon pour les reins des jeunes enfants ❓ ❓

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @opale, oui le sel n’est pas recommandé mais les quantités entre ce que tu ajoutes à un plat et ce qu’il y a dans beaucoup de plats préparés ne sont pas comparables. Après il y a certains aliments qui sont intrinsèquement très salés : tout ce qui est fumé, la charcuterie, le fromage, les chips :mrgreen: , etc…

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  4. Dans les petits plats des fistons : du poivre (un peu), de l’ail, de l’oignon, des herbes (thym, romarin, basilic …), du paprika, du curry, de la cannelle… qui faisaient le régal de leurs papilles!!! Fils aîné avait une prédilection pour l’ail… Cela dit, ils sont également « pasta-addict » (pour citer Vervaine)! (avec de la bonne sauce tomate maison à l’oignon, ail et herbes!)

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  5. Au fait je suis épatée par le niveau culinaire de la basse-cour 😀

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  6. Alors j’ai trouvé ton article super intéressant, et je me suis empressée de mettre en pratique, avec le Cromignon, bientôt 8 mois et qui aime manger. Je me suis dit que ca serait trop cool de le voir grignoter son haricot vert sur sa chaise avec nous à table, et qu’il allait adorer ça. En plus je me suis dit que c’est vrai, les bébés doivent bien réussir à écrabouiller un peu de nourriture entre leur langue et leur palais, vu ce qu’ils font de nos mamelons et avec quelle force! J’ai donc tenté. Cromignon ravi, nous aussi. Jusqu’à ce qu’il commence à s’étrangler. A s’étrangler grave. A s’étrangler pour de bon. Pendant que je plongeais mes doigts dans sa gorge et que son papa le penchait en avant, la Pouillette, sa soeur de 9 ans, a bien failli s’évanouir de frayeur. Apres avoir réussi à retirer le bout coincé, j’ai récupéré un bébé bleu tout haletant et il nous a bien fallu une heure de câlin pour que nous nous remettions tous de nos émotions. Alors sorry pour le super principe mais je repasse à la purée lisse.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Petis Diables, oh je suis désolée que ça n’ait pas fonctionné comme prévu. Après le haricot vert c’est le niveau supérieur (c’est assez dur et filandreux), les débuts sont plus simples avec une texture plus fondante (carotte/courgette/pdt bien cuite, poire/pêche bien mûre…). Pour ma part j’avais constaté que Pouss2 arrivait assez bien à gérer ce type de problème, même si une ou deux fois j’ai rattrapé le bout de truc sans attendre de voir s’il réussirait à s’en sortir seul. Bons repas familiaux quoi qu’il en soit !

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  7. A en fait j’avais écrit haricot vert pour faire comme l’exemple, car je suis bien disciplinée, mais en fait il s’agissait d’un morceau de banane bien molle, donc j’etais assez tranquille…quoi qu’il en soit on y reviendra, mais on va se le faire à la classique je pense! 😉

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Petis Diables, eh oui, il n’y a pas de « recette » qui marche pour tout le monde. Bon courage pour la suite !

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  8. @opale: Une idée 🙄 ton bb est peut-être allergique aux protéines de lait de vache. Tu peux éventuellement essayé le lait de chèvre ou les laits végétaux, il y a plusieurs marques en bio adaptés selon l’âge.

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  9. Je suis en plein dedans BB2 de 5mois tout juste manifeste depuis 2 semaines des envies culinaires autre que mon sein 🙂 il attrape l’assiette -ouvre la bouche et se tord ds ts les sens pr suivre le chemin de ma fourchette….
    La pédiatre la semaine dernière me conseille de commencer À 6 mois avec soupe dun seul aliment et de remplacer la tetée du dej par 1 repas…
    Mais j’ai bien envie de commencer à lui proposer qqs aliments vu sa curiorisité 😉
    Pr BB1 jai suivi les conseils de ma pediatre ms je ne me souviens plus à quel moment introduit-on la viande ? merci pr vos conseils car ça remonte à loin !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Anne, effectivement il a l’air mûr ! Personnellement je commencerais par un aliment à peu près brut, genre fruit mou (cuit ou cru selon…), crudité, légume, … histoire de voir un peu comment il s’en sort (+ conséquences sur la digestion). Et puis s’adapter ensuite aux signaux qu’il envoie (qui ont l’air très clairs !). La viande en théorie c’est à partir de 6 mois.

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  10. @Julella, comme je me dis que je suis cool je suis en train de faire une diversification à la cool de mon petit joufflu et je rencontre le même problème que toi : le mien prend le fruit/légume en question, l’enfourne et…….croque un très gros morceau. Bon, côté ménage c’est moins pire pour moi car il ne vomit pas mais fait tout bien comme je dis « si c’est trop gros tu recraches ». Et puis j’ai beau être cool, quand il m’a fait la même version avec la pomme (sans recracher), j’ai quand même eu mon coup de flippe et je ne retenterai pas.
    Là où il se débrouille bien c’est gérer les morceaux du pain et les galettes de riz (parce qu’en plus, ma version est plutôt branchée féculents que légumes sans sel).

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  11. J’ai discuté de ce sujet avec une amie orthophoniste ayant suivi une formation sur « La déglutition, l’oralité et l’alimentation chez l’enfant » de Mme Senez, voici quelques éléments qu’elle m’a donnés et que je vous transmets, à avoir en tête pour la diversification à la cool :
    « Il faut éviter les morceaux durs avant l’apparition des molaires (environ 2 ans) [pour les avoir toutes]. La mastication n’arrive à maturité totale qu’à 6 ans, âge auquel l’enfant est capable de réaliser des mouvements sinusoïdaux avec sa langue parvenant ainsi à maintenir les aliments près des molaires. Ce développement est à mettre en parallèle avec celui de la motricité fine et de l’articulation… D’où la phrase « Tu mangeras du saucisson quand tu sauras dire Nabuchodonosor ». [Le saucisson sec est l’aliment avec lequel les petits enfants s’étouffent le plus souvent !!!] En gros, on mâche comme on parle. » [C’est comme le lien entre capacité à monter les escaliers en alternant les pieds et maîtrise sphinctérienne. La maturation de la mastication va avec celle de l’articulation.]
    « Des fausses-routes à répétition (parfois silencieuses mais souvent repérées par une toux réflexe) entraînent une augmentation des pathologies ORL, de la bronchite à la pneumopathie d’inhalation [morceaux de nourriture qui vont dans les poumons, c’est arrivé à son neveu] voire dans les cas les plus graves au décès par suffocation (2ème cause de décès parmi les accidents de la vie courante). »
    Loin de moi l’idée de vous décourager, la diversification à la cool me tente bien pour le 3° ! J’ai pu observer qu’en laissant assez libres mes enfants, en terme de satiété, et en leur proposant des choses goûteuses (fait maison, variété, épices, etc), ils mangent relativement de tout ! Enfin, N°1 mange de tout (de l’artichaut à 12 mois, des cornichons, des olives, et lécher la cuillère pleine de vinaigrette à 2 ans, etc… et N°2 mange de tout en l’absence de ses parents, c’est-à-dire avec la nounou ou les grands-parents !
    Bon appétit !

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  12. Alors, la diversification à la cool comme tu l’appelles ou baby-led weaning, est pour moi la seule et unique façon de diversifier. Je l’ai expérimentée avec mon seul et unique bébé de 8 mois et c’est fantastique!!! Parce que ben, oui, c’est dans l’ordre des choses. Tout simplement.
    Donc voilà, je milite à Foooooooooooooooooooooooooooond!
    Je pourrais en écrire des tartines et des tartines.
    Seul petit point où je ne suis pas d’accord avec toi, la Poule, c’est sur le bouquin de Gill Rapley. Je l’ai lu (avant même la naissance) et il est je dirais (presque) indispensable non seulement pour réapprendre à faire quelque chose qui s’est perdue en 2 ou 3 Générations de mains mise des pédiatres et de l’industrie agroalimentaire. Mais surtout pour des questions de sécurité, et pour se rassurer notamment pour les fausses routes. Et pour les curieuses un peu scientifique sur les bords ou carrément et bien, énormément d’explications. Bon je m’arrête là, sinon, on va croire que je suis sponsorisée.
    Pour l’instant pas de traduction en Français,j’ai l’impression.

    Vraiment dommage!

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    F.No Gravatar a répondu :

    @F., j’avais pas lu le poste juste avant le mien! Raison de plus pour lire le bouquin, c’est en total contradiction avec ce qui a été écrit. Et tout est expliqué (démontré?).

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    G.No Gravatar a répondu :

    Loin de moi l’idée de dire que la « diversification à la cool » ou quel que soit le terme employé n’est pas une bonne chose.
    Simplement, comme pour tout, soyons vigilants!
    Je dirai à mon amie de dire à son neveu que ce n’est pas possible que des morceaux de nourriture aient été présents dans ses poumons, causant une pneumopathie dite d’inhalation, car son réflexe de régurgitation doit fonctionner et que cela n’a donc pas pu arriver!!! 😉 (cf site cité par La Poule pour lequel Rapley est cité comme source). Sur ce site, les aliments présentés comme pouvant être proposés en morceaux (« supérieurs à la taille du poing » – voilà une idée qui me parle) sont des aliments relativement mous. Je n’ai pas trouvé la carotte crue!! Question de bon sens, il me semble!!
    Comme dans tous les domaines, des avis fondés et étayés, peuvent co-exister et ne pas être totalement en contradiction. Suivre une approche quelle qu’elle soit n’empêche pas d’être attentif à ses risques inhérents, même si dans la plupart des cas, il n’y a pas de problème, heureusement!
    Ici, j’ai transmis des connaissances des orthophonistes, qui interviennent dans les pathologies du langage et de la déglutition, entre autres! Nous constatons notamment dans notre pratique que bien souvent les enfants qui présentent des troubles du langage oral massifs ont eu voire ont toujours des troubles alimentaires, ce qui tendrait à montrer un lien possible entre les 2 domaines.
    C’est donc juste un élément à garder en tête, en particulier si l’enfant présente des pathologies ORL à répétition (lesquelles peuvent évidemment être en lien avec une autre cause voire plusieurs!!!)

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    F.No Gravatar a répondu :

    @G., euh oui, j’avais mal lu « morceaux durs » 😕
    Evidemment, tant qu’il n’ont pas de molaires, ils peuvent pas mastiquer une carotte crue!!!
    De même, noix noisette cacahuètes…Sont hyper dangereux!

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  13. Mi-septembre…

    Déjà 15 jours d’école, comme ça passe vite ! La rentrée semble bien lointaine déjà… D’ailleurs, notre petit écolier en a déjà marre . Malheureusement, les prochaines vacances ne sont pas pour tout de suite : il va falloir prendre le rythme… La vi…

  14. […] à la nourriture est changeant. J’étais très enthousiaste vis-à-vis de l’approche de la diversification menée par l’enfant (baby-led weaning en anglais) et nous avons réussi à partager nos repas […]

  15. […] mais lus lors de la rédaction de cet article (en vrac) – La basse-cour de la poule pondeuse: La diversification à la cool – Cubes et petits pois: Guides de diversification alimentaire – Info Allaitement: Sevrage et […]

  16. Merci pour cet article très bien fait, clair et qui renvoit à toutes les sources utilisées. Je ne connaissais pas ton blog, je vais de ce pas à sa découverte 😉

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  17. @Julella, as tu testé avec des très gros morceaux?
    dans les diktats du site néerlandais ils indiquent de donner des morceaux qui dépassent du poing de l’enfant.
    Je pense, vraiment, que c’est la clé anti vomi : en théorie l’enfant ne sait pas lacher au début et donc ne mange, machonne que des choses qui vont passer.

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  18. I appreciate you sharing this article.Thanks Again. Really Cool. dddakebafgbb

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  19. […] que d’enfants. Mais la DME peut être une source d’inspiration, pour engager une "diversification à la cool": Chez La Poule […]

  20. J’arrive avec quelques années de retard mais je pense que cet article est toujours d’actualité, j’aime votre façon de voir les chose et je dois dire que ma vision est assez proche de la votre.

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