Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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Eduquer sans punition (2)

Par  • Le 18 mai 2011 à 13:51 • Catégorie : Education, Eduquer

Après avoir vu les généralités dans l’épisode 1, passons maintenant à la partie la plus intéressante : c’est bien beau tout cela, mais au jour le jour, on fait comment ? Autant vous le dire tout de suite, ce n’est pas simple. Moi je vois ça comme un investissement à long terme, et à défaut de savoir quel résultat cela aura sur mes enfants dans quinze ou vingt ans, je me dis qu’au moins moi j’aurai essayé d’avancer. Voilà donc quelques idées, à partager et à améliorer :

  • Choisir ses combats. Est-ce que ce comportement/cette action me dérange ? Est-ce que ça me dérange maintenant ou est-ce que j’anticipe que ça pourrait dans d’autres circonstances me déranger ? Est-ce que ça aurait dérangé ma mère/mon grand-père/la voisine ? Accepter que l’enfant n’a pas un comportement parfait à tout moment, et qu’il ne deviendra pas pour autant un délinquant multi-récidiviste. Avoir un enfant prêt à l’heure et en ayant tout fait comme Papa et Maman voulaient, ça relève parfois (souvent ?) de la science fiction. Par exemple accepter sans s’énerver que poussin change trois fois de t-shirt le matin est souvent plus efficace que de faire toute une scène pour qu’il mette le premier qu’il avait choisi. C’est énervant (et ça sent le vécu ?). Mais vous êtes (à peu près) à l’heure pour partir. Les exigences trop nombreuses de notre rythme de vie occidental sont à mon avis intenables par des enfants, surtout en bas âge.
  • S’adapter aux circonstances. En ce qui me concerne, je n’ai pas les mêmes attentes à la maison et ailleurs (chez des amis, dans un lieu public…). Cela demande beaucoup d’énergie de tout le monde d’obtenir un comportement adéquat aux exigences du lieu. Les enfants comprennent bien que la plupart des règles ne sont pas gravées dans le marbre (de la même façon qu’ils s’adaptent à la nounou, la crèche, l’école… qui ont tous des règles différentes). Savoir s’adapter à toute situation me semble une compétence plus utile que suivre les règles aveuglément.
  • Considérer l’enfant comme un handicapé. J’espère que cela ne heurte personne, je veux dire par là qu’il ne faut pas oublier qu’il n’a pas les mêmes capacités psychiques et émotionnelles qu’un adulte. Aménagez au maximum l’espace et l’emploi du temps pour ne pas avoir à surveiller et à interdire en permanence. N’ayez pas honte si votre enfant fait LA crise en public, la fameuse où il se roule par terre en hurlant. Si vous ressentez le besoin de vous justifier auprès de passants indignés, vous pouvez user de pieux mensonges : « Il n’a pas fait sa sieste » « Il fait ses dents » « Il a mangé trop de sucre » « Il est malade » ; si vous êtes un peu joueuse « L’exorcisme n’a pas bien fonctionné » « J’aurais du arrêter le crack pendant la grossesse » « Je ne sais pas pourquoi cet enfant croit que je suis sa mère ». Et puis n’oubliez pas que l’enfant a sa propre échelle de valeurs qui peut vous paraître incongrue (Pouss1 peut se mettre dans des états pas possibles parce qu’une goutte d’eau est tombée sur sa chaussette). Et que la vôtre lui semble probablement tout aussi étrange. Il n’y a pas de raison qu’il soit le seul à faire des efforts pour intégrer la vôtre, et il sera probablement plus enclin à le faire si vous montrez le bon exemple.
  • La sécurité physique. C’est souvent brandi comme l’argument ultime pour justifier la tape : « il doit arrêter de mettre ses doigts dans la prise » « il a failli se faire écraser » etc. Malheureusement les petits enfants ont besoin d’explorer et d’expérimenter, et il leur faut du temps pour apprendre à maîtriser ces pulsions. En attendant, il faut répéter et retirer physiquement l’enfant du danger, autant de fois que nécessaire. La différence de stature physique permet généralement à l’adulte d’effectuer ce geste sans avoir à infliger volontairement de douleur à l’enfant. Taper ou punir fait comprendre à l’enfant qu’il ne faut pas se faire prendre, mais ne l’empêchera pas de recommencer quand le parent a le dos tourné. Je ne dis pas que c’est facile et agréable, mais cela fait partie du job de parent, comme se lever la nuit et changer des couches Erika-style.
  • Des conséquences plutôt que des punitions. Nous ne pratiquons pas la punition, si on la définit comme la privation d’une chose agréable (ou l’obligation d’une autre désagréable) sans lien avec le « délit ». Par contre il y a des conséquences, expliquées à l’avance. Les nuances sont subtiles mais importantes. Pas de « tu n’as pas obéi donc tu vas au coin/dans ta chambre », mais il peut y avoir « je suis tellement fâchée contre toi que je ne veux pas te voir maintenant ». Pas de « tu n’as pas été sage donc tu es privé de télé », mais « si tu traînes trop pour te brosser les dents nous n’aurons pas le temps de raconter une histoire ». Et lorsque c’est possible, privilégier la réparation : si l’enfant a cassé ou renversé, il peut nettoyer ou au moins participer au nettoyage, en fonction de son âge. Avec un petit, il peut suffire de commencer à nettoyer en l’enjoignant de participer pour qu’il vienne ramasser. La capacité d’anticiper les conséquences de ses actions est très longue à acquérir (jusqu’à l’adolescence, et je ne serais pas surprise qu’une proportion non négligeable d’adultes ne l’aient pas), donc il n’est pas forcément justifié d’être très strict sur l’application des conséquences.
  • Le morceau de sucre aide la médecine à couler. La récompense est le pendant de la punition et est à manier avec précaution. Il vaut mieux éviter de s’embarquer dans des deals du style « Si tu mets la table tu auras un bonbon/un jouet », sous peine de devoir rémunérer toute participation de l’enfant à la vie familiale (sans parler des augmentations). Mais les jours de crise, quand rien ne se passe comme prévu, quand alors que vous avez déjà 10 minutes de retard le poussin ne veut pas mettre ses chaussures, qu’en plus vous êtes malade et crevée, un peu d’huile dans les rouages ne peut pas faire de mal. Et pour cumuler les péchés, vous pouvez même corrompre avec des sucreries. Une fois n’est pas coutume.
  • On peut toujours consoler. Accepter la tristesse, la colère, le refus de l’enfant ne veut pas dire céder (mot qu’il vaut d’ailleurs mieux éviter, tant il positionne d’emblée un rapport de force qui n’a pas lieu d’être). Si l’enfant pleure parce que vous vous êtes mis en colère, ou que ses actions ont finalement mené à une conséquence indésirable, je ne crois pas qu’il soit contre-productif de le consoler, même si ça n’empêche pas de réanalyser à froid ensuite : quand tu fais ça, cela me met en colère. Ce n’est pas accepter quelque chose que vous trouvez inacceptable, mais aider l’enfant à digérer ce fait. Inutile d’appliquer une double peine. Cependant, on peut être tellement en colère qu’on ne peut pas consoler l’enfant, mieux vaut ne pas se forcer et le dire à l’enfant.
  • Parler de ses émotions. On peut dire à son enfant qu’on est triste de le quitter le matin, même si on est en même temps content de travailler. Qu’on n’a pas envie de ranger la maison, même si après coup on est content d’avoir une maison propre. Qu’on aimerait bien passer la journée au lit à manger des chips en regardant la télé, même si on est heureux d’avoir un boulot. Les parents ont le droit d’être ambivalents et les enfants aussi. Et ils se sentent souvent mieux si on rêve un peu avec eux, sur ce jouet dont ils ont tant envie ou cette petite sœur qu’on aimerait renvoyer à l’expéditeur. Il est aussi important de faire le tri entre ses propres problèmes et ceux causés par l’enfant : il est tellement plus simple de se défouler sur un petit qui vient de faire une bêtise que de confronter un boss tyrannique. On peut déjà dire à l’enfant qu’on est de mauvaise humeur pour des raisons qui ne dépendent pas de lui.
  • Prendre du recul. Ce n’est pas parce que vous donnez un bonbon que vous vous faites bouffer. Réfléchissez deux minutes à tout ce que vous avez décidé pour l’enfant : l’endroit où vous habitez, l’école où il va, l’heure à laquelle il y va, les habits qu’il porte, la nourriture qu’il mange (même s’il peut donner son avis, c’est quand même vous qui faites les courses au final)… C’est bien vous le plus grand, le plus fort, le plus riche, le plus malin dans l’histoire. Pas la peine d’en rajouter. Pas la peine de dire non juste parce qu’il faut qu’ils apprennent la frustration/qu’ils sachent qui commande. La vie est pleine de frustrations, ne vous fatiguez pas à en créer pour le plaisir. Ce n’est pas un signe de faiblesse si vous reconsidérez une demande de l’enfant après que celui-ci l’a fortement exprimée (euphémisme pour « s’est mis à hurler en se roulant par terre »). Vous lui montrez que vous prenez en compte ses sentiments, vous lui apprenez à négocier et à faire le premier pas. Évidemment ça ne veut pas dire qu’il faut systématiquement accéder à ses demandes, mais qu’on n’est pas obligé de toujours refuser par principe. Pas plus que les adultes les enfants ne comprennent l’arbitraire. Et avec le temps ils apprennent à formuler des arguments moins bruyants.
  • Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. Ce n’est pas parce qu’une « leçon » n’est pas intégrée immédiatement qu’elle ne le sera jamais. Et les moments de crise sont rarement les plus propices pour cela. Mais à force de répétition certaines choses finissent par ressortir alors qu’on ne les attendait plus. Les enfants ont régulièrement des phases, où ils semblent bloqués dans un comportement potentiellement irritant pour nous (que ce soit l’obsession pour les prises électriques ou la peur du bain par exemple), et souvent le plus simple est d’accompagner comme on peut jusqu’à ce que ça finisse par passer.
  • Anticiper et prévenir (plutôt que menacer). Bien expliquer les règles, même les plus évidentes, en joignant le geste à la parole si approprié (« ici on parle tout doucement » « le bébé est fragile, voici comment on le touche »). Avertir des conséquences des différentes options que peut prendre l’enfant (« si tu continues à éclabousser partout, tu vas sortir du bain » « si on finit vite les courses on aura le temps de passer au parc avant de rentrer »). Attention aux menaces irréalistes (« je vais partir sans toi ») et au chantage émotionnel (« tu ne veux pas rendre Maman malheureuse » « tu ne m’aimes plus ») dont les conséquences peuvent être dévastatrices. Personnellement je refuse le chantage au père Noël (ou autre du même genre), je trouve que ça pollue la fête que j’aime et que dont je veux que les enfants profitent à fond.
  • Donner le bénéfice du doute. « Il me provoque. » « Il me cherche. » Quand vous venez de dire non et que votre poussin recommence la même bêtise en vous regardant droit dans les yeux… Selon Isabelle Filiozat, un tout petit qui fait exactement ce que vous venez de lui interdire en soutenant votre regard cherche en réalité à ce que vous lui confirmiez que oui, c’est bien cela qui est interdit. De façon générale, les bambins, en vrais scientifiques, ont besoin de vérifier que les mêmes causes donnent les mêmes effets. D’autant plus si l’effet en question est intéressant : un (ou deux) parent(s) qui se lève(nt) en faisant une drôle de tête et un drôle de bruit. C’est aussi un excellent moyen de dire : « Maman arrête de traîner sur les blogs et viens t’occuper de moi »… De façon générale, un petit qui a un comportement inapproprié : soit ne sait pas que c’est inapproprié, soit n’arrive pas à s’en empêcher, soit cherche l’attention parentale, soit tente d’exprimer ou de réagir à un problème, qu’il soit le sien ou celui d’un autre. Rien de tout cela ne justifie de s’en prendre une.

Ce sont là bien sûr des pistes, pas toujours faciles à mettre en pratique au jour le jour. Si seulement l’éducation se résumait à quelques trucs et astuces… Et n’allez surtout pas croire que parce que j’ai pondu ces jolis billets je suis SuperWonderMaman, « à peu de choses près, parfaite en tout point » comme Mary Poppins. Ça c’est la théorie, la pratique elle est plus hasardeuse. Il y a toujours et régulièrement des situations auxquelles on ne comprend rien, où tout le monde crie et pleure, où rien ne semble marcher, des cas où on se dit a posteriori qu’on a bien merdé. Mais bon an mal an, on avance. Et j’espère que vous partagerez aussi vos expériences sur ce qui a fonctionné ou pas.

D’autres lectures utiles (en plus de celles citées dans le 1er tome) -j’éditerai ce paragraphe au fur et à mesure des suggestions, en commentaire ou par mail à lapoulepondeuse @ gmail.com) :

Des livres dont on a parlé dans la basse-cour :

D’autres livres :

  • Isabelle Filiozat en a écrit plusieurs, outre ceux cités hier ; je n’ai pas tout lu mais d’autres les ont trouvés utiles. Toutes les infos sur son site internet.
  • Comment aimer un enfant de Janusz Korczak
  • L’enfant de Maria Montessori
  • Un enfant heureux de Margot Sunderland
  • Le hors série de Grandir autrement sur l’éducation sans violence

Des petits docs disponibles gratuitement sur le net :

D’autres blogs qui ont parlé du sujet :

Les suggestions de la basse-cour (cf commentaires) :

  • L’attachement : approche théorique, par Nicole et Antoine Guedeney
  • Sanctionner sans punir : dire les règles pour vivre ensemble, par Elisabeth Maheu
  • Poser des limites à son enfant et le respecter, par Catherine Dumonteil-Kremer
  • Apprivoiser la tendresse et Papa, Maman, écoutes-moi vraiment, par Jacques Salomé
  • Eduquer sans punir, par Thomas Gordon
  • Une émission de radio québécoise Une enfance pour la vie

Image : Quand vos enfants vous rendent chèvre, (re)lisez un petit Calvin et Hobbes pour vous détendre et relativiser un peu.

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273 Commentaires »

  1. Merci pour toutes ces pistes.
    Je n’ai pas exactement trouvé réponse à mes questions pour aujourd’hui car ma fille est plus petite que les enfants des exemples que tu expliques. Mais ça me fait réfléchir pour quand elle grandira.
    Et puis je ne dois pas me leurrer, personne n’a LA réponse que j’attends car chaque famille est différente.
    J’ai acheté le 1er livre de la liste de l’épisode 1, je l’attends avec impatience.

    Continue tes excellents articles !!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Maman sur Terre, justement pour une toute petite comme ta fille c’est « simple ». Tu répètes, tu éloignes physiquement. Autant que nécessaire. ;-)

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  2. Quel courage de s’attaquer à un si vaste sujet !!!

    En tous cas, cette série tombe à pic pour moi… Mon aîné de 5 ans est franchement imbuvable en ce moment et de voir que je ne suis pas seule face à un petit monstre me rassure. La lecture de « parents efficaces » (que je recommande vivement) m’a permis de voir les choses différemment. Le message  » Je » (qui ressort bien dans tes différentes alternatives) est je crois très important : il permet de ne pas humilier l’enfant et de lui faire comprendre que nous aussi on a des besoins, que nous aussi on a droit au respect. L’écoute active a aussi été pour moi une révélation ! Ne pas être obligée de trouver des solutions à tous leurs problèmes m’a libéré d’un poids !
    Pour les punitions, j’avoue avoir un peu de mal à gérer : je ne suis à mon avis pas toujours cohérente dans mes choix… Par contre, je joue assez également sur les conséquences. Sauf quand il essaie de casser la télé parce qu’on lui demande de l’éteindre et qu’il ne veut pas ! Là, j’avoue que la punition a été la frustration ! Trop de colère pour gérer ça autrement !

    il y a vraiment beaucoup à dire sur le sujet ! Et en fait, tu le fais très bien !!! Donc je n’ajoute rien d’autre ! :smile:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sabinounette, merci ! Et bon courage avec ton 5 ans ;-)

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    kichanteNo Gravatar a répondu :

    @sabinounette, …
    et se debarasser de la tele…pour toute la famille…
    mmm ?

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    sabinounetteNo Gravatar a répondu :

    @kichante, c’est une idée à creuser… si il n’y avait que moi… mais Monsieur est très friand d’écran… :cry: Alors, je ne crois pas que je gagnerai sur ce terrain…

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    rayaNo Gravatar a répondu :

    @sabinounette,moi aussi j’en suis friande, mais je suis en train de lire « TV Lobotomie » (ou l’impact néfaste de la télé sur le développement)… et ça a pour effet de m’en détacher!!

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  3. je me sens super visée par ta phrase : C’est aussi un excellent moyen de dire : « Maman arrête de traîner sur les blogs et viens t’occuper de moi  » (même si tu ne me connais pas mdr)

    j’ai bien remarqué que plus je passais du temps sur mon ordi, plus ça criait/faisait des bêtises…. malheureusement :(

    alors je ménage du temps pour eux!

    j’attends ma petite commande de livres sur vos conseils d’hier.

    juste une question concernant « Selon Isabelle Filiozat, un tout petit qui fait exactement ce que vous venez de lui interdire en soutenant votre regard cherche en réalité à ce que vous lui confirmiez que oui, c’est bien cela qui est interdit ». Au bout de 10 ou 20 fois de suite, on peut dire que c’est de la provoc’ ou pas? :mrgreen:

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    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @juju, Merci pour ta dernière question, c’est exactement celle que j’allais poser ! Je suis peut-être trop impatiente, je voudrais que ça marche tout de suite. Perso, au bout d’un moment je fais diversion…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @juju, la phrase « Maman arrête de traîner sur les blogs… » s’adressait en priorité à moi :mrgreen: Mais j’imagine que le symptôme doit être partagé par pas mal d’autres blogueuses/commentatrices ;-)
    Au bout de 10 ou 20 fois de suite, je dirais que c’est soit une demande d’attention pressante où il faut faire diversion (« viens lire ce livre/jouer à ça avec moi ») soit que tu as une réaction vraiment trèèèèèèèès intéressante dont l’enfant ne se lasse pas. :lol:

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, LE truc qui me rend dingue… Ma fille (9 mois) peut rester des heures ( :roll: bon OK, mettons UNE heure…) à me regarder faire la bouffe ou encore faire le ménage, sans rien dire, juste à se balancer dans son transat en m’envoyant des sourires de temps en temps… Mais sitôt que je m’installe tranquille dans le canapé, histoire de surfer peinarde ou de lire un magazine, c’est parti pour les grognements au bout de 5 mn, qui se transforment en pleurs au bout de 10 mn si je ne la prends pas dans mes bras… Genre, bah oui, quoi, t’as rien à faire, tu peux bien t’occuper de moi… :twisted:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, tant que tu t’agites tu fais des trucs intéressants mais dès que tu te poses, c’est comme si tu passais en veille. Fini le spectacle ! Les enfants aiment que ça bouge, qu’on fasse des trucs intéressants (à leur idée).

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, idem lorsque je portais le poussin en bébétube à quelques mois, tout allait bien jusqu’à ce que je m’assoie devant l’ordi… seule solution efficace pour moi, me balancer d’une fesse sur l’autre en surfant sur le web ;-)

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    babydoo74 a répondu :

    @juju, les enfants (au moins les miens ;-) ) sont capables de passer une heure montre en main à mettre une bille en haut d’un circuit en bois prévu pour et de la regarder descendre jusqu’en bas puis de recommencer. Vous avez déjà vu ça? C’est impressionnant.
    Mon aînée a fait ça une fois au moins pendant une heure de suite montre en main petite (18 mois je crois, je ne sais plus vraiment l’âge, mais petite), et chacun des trois y a passé un certain temps voire un temps certain.
    Et même maintenant, ils passent du temps à construire le circuit à billes mais en passent autant sinon plus de temps à regarder descendre les billes dans le circuit (même à 10 ans!). Comme observation que « les mêmes causes produisent les mêmes effets » c’est assez impressionnant, et l’attention et la patience qu’ils manifestent à cette activité répétitive au plus haut point dépasse ma propre patience face à leur « bêtises » répétitives :-) .
    Donc oui, je pense aussi qu’au bout de 20 fois, ça peut toujours être non pas de la « provoc' » au sens « action à visée de nous faire sortir de nos gonds », mais ça peut bien être aussi une autre manière de repérer qu’approcher les doigts de la prise (voire dedans) ou monter le son à fond provoquent bien toujours les mêmes effets de sons et de mouvement chez leurs parents ;-) .
    Associé au fait de départ qui est à mon avis « simplement » un appel d’attention, lié à l’activation du système d’attachement lorsque l’enfant ne nous sent plus disponible à lui « au cas où » il y aurait un problème (typiquement ordi ou téléphone). Donc là, il met une stratégie simple en place pour vérifier qu’on réagit et que donc on sera bien dispos pour intervenir en cas de danger pour lui. Et comme en général on l’envoie balader puisqu’il a été adorable pendant… heures ou minutes ;-) et que c’est justement pour ça qu’on a décidé d’appeler une copine ou de se dégourdir les neurones sur les blogs ;-) , là, le poussin se dit qu’il a bien fait de s’inquiéter puisque effectivement son parent N’EST PAS DISPO et que si lui le poussin est en danger il n’y aura donc personne pour réagir. Donc… il augmente le signal d’appel, par la répétition ou l’augmentation d’intensité (volume,mouvement, mise en danger…).
    Idée à ce moment-là: donner de l’attention, même momentanée, pour rassurer et montrer que si,si on est là, et dispo s’il y a un problème, et que si l’enfant se sent en insécurité, il peut rétablir plus de proximité géographique voire physique pour continuer à jouer « en sécurité » et que maman puisse finir ses phrases au téléphone avec sa cop’s-qui-a-les-mêmes-à-la-maison. :-)

    Répondre

    babydoo74No Gravatar a répondu :

    (j’ai oublié de mettre un nom au billet précédent). Je voualis préciser que:
     » Donc… il augmente le signal d’appel, par la répétition ou l’augmentation d’intensité (volume,mouvement, mise en danger…). » s’applique à tout âge… mais que l’augmentation du signal d’appel augmente aussi en intensité avec l’âge parfois, avec réelle mise en danger lorsque ça arrive chez les ados, même si l’élément révélateur n’aura plus forcément été maman devant l’ordi mais plus un ensemble de sentiments et évènements plus complexes et parfois plus flous vus de l’extérieur. D’où la nécessité de continuer à donner de l’attention au moins de temps en temps en individuel à nos poussins-déjà-bien-grands-mais-pas-encore-tout-à-fait-complètement ;-) .

    « Idée à ce moment-là: donner de l’attention, même momentanée, pour rassurer et montrer que si,si on est là, et dispo s’il y a un problème, et que si l’enfant se sent en insécurité, il peut rétablir plus de proximité géographique voire physique pour continuer à jouer « en sécurité » et que maman puisse finir ses phrases au téléphone avec sa cop’s-qui-a-les-mêmes-à-la-maison.  » s’applique alors aussi avec un ado qui rentre plus tard que prévu voire découche sans prévenir voire se retrouve à l’hosto en ayant eu du bol que son scooter tombe sur de l’herbe et que lui -l’ado- n’ai rencontré personne ni surtout pas d’autres objet sur sa route dans sa chute… et qui réclame de l’attention à sa manière, avec son volume à lui, en fonction de SON sentiment de sécurité ou plutôt d’insécurité qu’il vit à ce moment-là avec un degré variable et parfois très éloigné de celui qu’on pensait voir de l’extérieur…

    mais chez les bébés et grands-pas-si-grands c’est encore « facile » :-) . c’est bien explique je trouve dans le bouquin de Nicole et Antoine Guédeney sur  » théorie de l’attachement » ou titre approché.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @babydoo74, intéressant cette idée de vérifier que le parent est bien dispo en cas de problème. Je n’ai pas lu le livre des Guedeney (l’attachement : concepts et applications) mais je sais qu’il fait référence. Et on tend à oublier que les ados aussi ont besoin d’attachement, comme les tout petits.

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    babydoo74No Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oui,c’est « l’attachement: approche théorique; Du bébé à la personne âgée » et son double sur les implications cliniques, collection « les âges de la vie » chez Masson.
    « L’attachement » va de la personne « en détresse » vers sa « figure d’attachement » auprès de laquelle elle se sent en sécurité, ce qui lui permet – physiquement aussi – de gérer les désordres internes liés à sa détresse quelle qu’en soit la cause (augmentation du rythme cardiaque, respiratoire, désorganisation du système moteur, voire du rythme veille/sommeil et de l’alimentation etc…).
    Dans le cadre des relations parent-enfant « l’attachement » va de l’enfant vers le parent, et le « besoin de prendre soin de » (le fameux « care-giving » si cher à Mme B. ;-) ) va de l’adulte vers l’enfant.
    Le système d’attachement est un système motivationnel interne au même titre que le système d’exploration (qui justifie le fait de mettre les doigts dans les prises « pour voir » , ou d’essayer une petite robe en taille 36 juste après un accouchement « juste pour voir » aussi ;-) entre autres explorations ;-) ) et que le système peur-angoisse.

    Le système d’attachement est activé par les signaux « inverses » de ceux du système exploratoire, et est présent chez tout le monde à tous les âges de la vie, donc chez nous aussi, les parents :-) .

    Lorsque le système d’attachement est activé, il a pour but de rétablir une proximité physique avec la figure d’attachement, en cas d’alarme ou de détresse, ce qui amène la sécurisation psychologique et physique de la personne et la stabilisation de son système interne (émotions et constantes physiques).

    Par exemple lorsque nous les adultes et parents ne nous sentons pas bien en dedans (grosses émotion, colère, frustration, douleur, maladie ou autre) et qu’on n’arrive pas à le gérer seul (enfin au moins moi je n’arrive pas toujours à gérer mon intérieur toute seule ;-) ) on appelle notre « figure d’attachement », une « secondaire » ou la « principale » suivant l’intensité du désordre interne pour au minimum pouvoir parler à quelqu’un en qui on a confiance (pas la première personne rencontrée dans la rue) donc rétablir un contact au moins verbal , voire physique si le désordre est grand. On pleure plus facilement dans les bras de son chéri (classiquement) ou d’une autre personne précise pour chacun plutôt qu’au milieu d’une foule ou qu’ au boulot au milieu des collègues.

    Par exemple: qui est la première personne à qui vous avez annoncé la dernière grossesse ( à part le poussin qui s’est levé la nuit justement au moment ou il y a eu la petite croix bleue qui s’est affichée sur le « thermomètre » tout mouillé dans les toilettes et qui vous a demandé « pourquoi? » à 4h du mat’ ;-) ), ou la naissance de votre dernier enfant (mauvais exemple c’est souvent les papas qui le font, mais à qui avez-vous eu envie tout de suite d’annoncer la nouvelle, après votre chéri?) ? C’est probablement votre figure principale d’attachement.

    Qui avez-vous appelé la dernière fois que vous avez été en détresse? c’est probablement la même personne ou une personne qui a un statut interne équivalent pour vous, même si vous ne passeriez peut-être pas vos vacances avec, mais qui est la première personne à laquelle vous pensez quand vous avez besoin d’aide.
    Maintenant, imaginez que vous soyiez en détresse forte (genre je ne sais pas: accident de voiture avec soucis physique mais consciente et capable de tenir un téléphone et d’y parler quand même) , que vous appeliez votre figure d’attachement et qu’elle réponde: sentez ce que ça vous fait en dedans, rien que de pouvoir lui parler et lui exposer tous vos malheurs. Maintenant, imaginez qu’elle ne décroche pas, que vous n’arriviez pas à la joindre et sentez ce qui se passe en dedans pour vous.
    Rien extérieurement n’a changé, mais vous gérez votre intérieur bien différemment si vous pouvez être en contact avec votre figure d’attachement ou pas (classiquement le conjoint quand on est adultes en couple mais… pas toujours ;-) ).

    Pour nos poussins, c’est pareil: il gèrenet bien mieux leurs états internes quand ils sont en proximité physique avec leurs figures d’attachement – classiquement les parents, avec le mère pour figure principale parce que comme dit Nicole Guédeney « on ne peut physiquement courir dans les bras que d’une personne à la fois même s’il y en a plusieurs en face de vous », et souvent la mère comme figure principale « probablement parce que la mère est la seule personne dont l’enfant est sûre qu’elle sera là à sa naissance » :-)) et que la biologie s’est bien arrangé pour qu’elle reste encore après ;-) .
    Lorsque poussin se sent en sécurité, il peut alors explorer tout à son aise, en vérifiant régulièrement que sa figure d’attachement sera réactive et dispo s’il en a besoin pour rétablir son système interne. L’attachement se construit dans le temps, progressivement sur plusieurs mois, alors que le « care-giving » s’installe plus rapidement et le « bonding » (cet élan) arrive en général quasi-immédiatement à la naissance de côté des parents vers l’enfant.

    Donc, pour revenir au téléphone et à l’ordi: l’enfant ne peut être « tranquille » pour explorer que s’il se sent en sécurité, donc que s’il sent son parent prêt à répondre à son besoin de proximité s’il en a besoin, donc il teste le système anti-fumée avant le feu et émet des signaux d’appel pour vérifier que le système fonctionne. Si on peut lui accorder un peu d’attention pour le rassurer sur ce point, il peut reprendre ses explorations locales, et viendra revérifier de temps en temps que ça fonctionne toujours (approche physique, demande, pleurs etc…) . Si on ne peut lui accorder cette confirmation d’attention, son système d’attachement se mets alors vraiment en route et les sirènes annoncent le feu, ce qui fait réagir les pompiers… avec perte d’énergie pour tout le monde :-) .

    J’aime beaucoup cette approche, théorie au départ, en cours de validation scientifique sur pas mal de points (ce qui est mis à a jour dans ce bouquin justement). Et après avoir entendu Nicole Guédeney ou/et lu ce livre, je ne vois pas comment on peut encore recevoir l’enfant comme manipulateur ou diablotin. C’est vraiment notre regard qui change sur ses comportements, à l’image des nôtres aussi ;-), et c’est bien plus facile et déculpabilisant pour tout le monde je trouve :-) .

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    babydoo74No Gravatar a répondu :

    @babydoo74, bon, un peu long bien sûr…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @babydoo74, ça c’est un coup à devoir faire un article invité dans la basse-cour sur ce livre (article quasi fini, facile) :mrgreen:
    (et ce n’est pas une proposition en l’air, lapoulepondeuse @ gmail.com si ça t’intéresse)

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    babydoo74No Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, OK :-). J’aurai (peut-être ;-) ) un peu de temps demain après-midi, je te recontacte à partir de là alors :-).

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @babydoo74, cool :grin:

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    babydoo74No Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, je ne t’ai pas oubliée mais emploi du temps un peu (!!!) surbooké en ce moment. Je te recontacte pour ça quand ça se calmera un peu :-)

  4. En fait, à la lecture de ton billet, je m’aperçois qu’au bout de 10 ans (et oui, mon fils aîné a déjà 10 ans !! bouh, hou ça passe vite :roll: ), tous ces « trucs » sont devenus notre quotidien et nos réflexes pour l’éducation de nos enfants. On n’y réfléchit même plus. Cela dit comme je l’ai laissé entendre dans le billet précédent, nous ne sommes pas non plus parfaits. Parfois, nous nous énervons et crions un peu fort… Et il faut bien avouer que parfois aussi les enfants ne répondent pas toujours à nos efforts comme nous le souhaiterions. Et il faut savoir que même au bout de 10 ans, il y a encore des choses à répéter encore et toujours, toujours les mêmes rengaines, mais on voit quand même que ça commence à rentrer. J’ajouterai à ta liste de trucs qu’il faut aussi savoir faire des compromis (enfin, c’est sans doute ce que tu as voulu exprimer dans ton premier point). Les enfants sont parfois fatigués ou pas réceptifs, ce jour-là, on peut aussi changer ou adapter ses exigences. Et il faut savoir aussi se dire « allez soyons fous ! », aujourd’hui vous avez le droit à ceci ou cela et cette journée différente est un peu un jour de fête pour tout le monde…
    Pour ce qui est de s’adapter aux circonstances, nous le faisons aussi mais nous avons une ligne de conduite de base qui ne change jamais : le respect de l’autre et le respect du matériel… C’est notre exigence permanente en toutes circonstances.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, oui je crois qu’on est vraiment sur la même ligne. Il y a des choses sur lesquelles on ne transige jamais, comme la sécurité auto ou les coups. J’ai observé aussi que les enfants sentent quand on est totalement convaincus par ce qu’on leur demande ou si on ne l’est qu’à moitié.

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  5. Pour résumer lapidairement : ne pas prendre les enfants pour des adultes. Autant je trouve ça « facile » pour un bébé, pour un plus grand c’est vraiment dur. J’ai souvent du mal à piger que n°1 (4 ans) n’intègre pas des données toutes simples qui sont sources d’infinies engueulades : par ex. ne pas se rouler par terre pour mettre ses chaussures tous les matins, c’est une colère stérile car de toute façon elle finira par les mettre, alors pourquoi se fatiguer, pourquoi lutter tous les matins ? J’ai beau lui demander, aucune réponse. Il y a plein d’autres exemples de situations qui semblent sans issue, quand on lui demande de se taire (elle parle sans arrêt), 1 fois , 2 fois … 50 fois elle ne semble pas se souvenir que généralement ça fini mal. On a beau la prévenir, lui expliquer c’est sans effet. Et c’est cette amnésie que je trouve très perturbante.
    Ce qui n’arrange rien, c’est que je ne gronde pas sa petite soeur qui pourtant, à ses yeux, fait un monceau de bêtises, elle a un peu l’impression d’être le bouc émissaire. Difficile d’intégrer la différence d’âge donc la différence de statut.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sophie, dans une situation un peu coincée comme les chaussures, parfois la diversion par la blague marche bien. Par exemple on a régulièrement Pouss1 qui ne veut pas s’habiller le matin, à un moment je faisais la machine à habiller les enfants : je parle robot, je fait semblant de lui mettre son pantalon sur la tête etc. Bon là à froid tu te dis que je suis complètement barge mais en situation ça marchait bien. Parfois aussi il faut pêcher la vraie raison, pas toujours facile à trouver.

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, non pas completement barge, je fais aussi des trucs bizarres qui marchent bien :roll: le coup de l’habiller dans le mauvais sens ça marche toujours « Maman t’es toc toc, c’est pas comment ça qu’on met un t-shirt » et voila gniark gniark ;-)
    Mais quelque fois il faut trouver le déclic, par ex depuis quelque temps, quand elle cassait quelque chose ou faisait mal sans faire exprès, n°1 se mettait à hurler et à pleurer avant même que j’ouvre la bouche, et chaque fois je lui expliquais calmement qu’elle n’avait pas à hurler, simplement à dire « pardon » mais pourtant ça dégénérait à chaque fois en hurlements et énervements :evil: Jusqu’à je lui dise qu’ à 4 ans, elle a le droit d’être maladroite, et que les choses sont souvent faites pour les adultes pas pour les petites mains. Visiblement elle avait besoin d’entendre ça clairement, parce que ces crises sont terminées et elle dit « pardon » sans pleurs :grin: .

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    Nath a répondu :

    @La poule pondeuse, j’ai pratique ca recement et ca marche super bien. Je me transforme en monstre a guili quand je sens que ca derape. Assez frustrant pour moi car j’aurais prefere qu’elle m’obeisse parce que bon :mrgreen: mais je garde mon objectif en tete, et ca m a sauve pas mal de crise ..

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    kichanteNo Gravatar a répondu :

    @sophie, et essayer une fois de sortir sans chaussure ?
    Tu les prends a la main et tu sors … non ?

    Ne pas prendre les enfants pour des adultes ok…mais tout de meme…on ne demande pas a un adulte de ‘se taire’ …on lui dit plutot un truc du genre ‘la j’aimerais bien un peu de silence pour faire ceci ou cela’ ..enfin c est peut-etre deja ce que tu fais …

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @kichante, le truc qui marche pour les chaussures c’est de lui dire que sa maitresse va bien être bien étonnée de la voir pieds nus. C’est le seul truc qui marche, c’est un peu un rituel maintenant …
    Quand j’écris « se taire » c’est un raccourci, je mets un peu plus de formes (quoique qu’au bout de 50 fois, je mets beaucoup moins les formes :oops: ). Je ne pense pas du tout qu’il faut parler plus mal à un enfant qu’à un adulte, au contraire le respect c’est dans les 2 sens sinon ça ne peut pas fonctionner.

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @sophie, Oui, moi aussi quand je dis : « ils vont bien rigoler tes copains, si tu arrives en classe en pyjama », là bizarrement, ils s’habillent très, très vite… (enfin, ils enfilent très vite les chaussettes puis après ils ont déjà oublié, alors il faut en remettre une couche !!)

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    kichanteNo Gravatar a répondu :

    @sophie, :)

    Il est bon parfois d’etonner la maitresse ;)
    Grain de sel :ca marche peut-etre parce que c’est ta motivation principale a toi le regard d’autrui sur ces chaussures ? Si juste dehors on peut se blesser ou avoir froid…je crois qu’il comprendra assez vite seul…(radical les graviers juste a la sortie chez nous…)

    En dehors de la declaration de principe sur le respect…de facon tres pratique si j’essaie sur moi-meme les phrases que je veux prononcer pour obtenir un resultat…meme et surtout apres 50 fois…je vois assez bien qu’il y a des choses qu’il est totalement contre-productif de presenter/dire comme on l’entend parfois…(sauf si on vise juste a se defouler…mais le but est de faire ensemble dans la duree non ?)

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @kichante, je tenterais l’expérience si j’habitais dans une maison mais le hall de l’immeuble et le trottoir est assez lisse pour ses petits pieds …
    Sinon, je pense plutôt que c’est l’autorité morale que représente pour elle la maitresse, comme tous les enfants de 4 ans j’imagine, qui lui fait mettre ses chaussures. Et pas de motivation inconsciente de cet ordre ;-)

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    babydoo74No Gravatar a répondu :

    @sophie, « c’est une colère stérile car de toute façon elle finira par les mettre, alors pourquoi se fatiguer, pourquoi lutter tous les matins ? J’ai beau lui demander, aucune réponse.  » Probablement qu’elle même ne sait pas pourquoi elle se mets en colère, ça , ça vient avec le temps et avec l’exemple que vous pouvez lui donner vous ses parents lorsque vous arrivez à exprimer vos propres émotions pendant et après « coup », même si le « coup » en question ne la concerne pas elle.

    Je pense que sa colère n’est pas « stérile » puisque déjà elle fait poser des questions ;-) et que si la colère est là, il vaut bien mieux qu’elle l’exprime plutôt que de la laisser à l’intérieur :-) . Mais par contre, tu peux lui dire que tu te sens « démunie/désemparée/en colère/impuissante/avec ton/tes mots à toi » face à l’expression répétitive de ses colères au moment de la mise de ses chaussures, que « ce n’est pas agréable » (ou autres mots à toi) pour toi, et que tu ne sais pas comment faire pour que ça se passe mieux pour vous deux à ce moment-là.
    Déjà, tu pourras oser/poser ton ressenti , et ça peut l’aider à poser le sien (plus facile à faire froid une fois la crise passée). Tu peux même lui demander ce qu’elle pense que tu pourrais faire ou ne pas faire pour que ce soit plus fluide/agréable/facile/simple/doux/calme/autre mot-s à toi au moment de la mise de chaussures.
    Lui demander de l’aide dans une situation où tu te sens impuissante c’est aussi lui redonner sa part de responsabilité dans le vécu des faits et sa part de potentiel dans la résolution du conflit :-) . En plus, un adulte qui demande de l’aide à un enfant, c’est déjà rare, mais un parent à son enfant… :-) ça gonfle la confiance et l’importance en dedans :-) . Elle n’aura peut-être pas d’idée, ou peut-être pas tout de suite, mais elle aura entendu que pour toi ce moment-là est difficile, et qu’elle peut apporter sa part de créativité si elle le souhaite, et si pour elle aussi c’est un moment difficile elle pourra aussi le verbaliser plus facilement. :-)
    idées en passant. bon courage et bonne recherche :-)

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    ServaneNo Gravatar a répondu :

    @sophie, bonjour! En lisant ton message et les réponses qu’on te donne, il y a trois points sur lesquels j’ai envie de t’interpeler:
    *premièrement, peut-être faudrait-il remonter à la source du blocage de ton enfant face au fait de mettre ses chaussures. C’est comme un rituel, il doit le faire tous les matins, et tout en sachant qu’il n’y échapera pas, il fait quand-même une crise à chaque fois. Que représente pour lui le fait de mettre ses chaussures? Qu’est-ce qu’il a dans la tête à cette idée? Sait-il faire ses lacets tout seul? Car si ce n’est pas le cas, peut-être qu’il ressent une humiliation à ne pas en être capable et du coup, sans s’en rendre compte, il entre dans une crise d’hystérie qui conduit tout le monde à monter en tensions sans comprendre pourquoi. On voit souvent ce genre de comportements chez les enfants doués: il est pire pour eux de se tromper et de réaliser qu’ils ne sont pas encore capables, qu’ils ne sont pas parfaits,n plutôt que de ne rien faire du tout (ainsi certains enfants doués commencent à parler très tard parce qu’ils attendent de pouvoir parler correctement au lieu d’écorcher les mots). Mais cela peut provenir aussi d’une angoisse ou d’un traumatisme qu’il garde en lui. Ces thermes peuvent paraître exagérés car nous autres, adultes, en avons une représentation différente par rapport à un enfant. Chez ce dernier, une situation qui peut amuser un adulte (même sans méchanceté) peut provoquer un sentiment d’échec et d’humiliation. Et, par conséquent, une perte de confiance en soi. Alors peut-être faut-il chercher, pourquoi pas avec elle, ce qui la rend tellement inquiète à l’idée de mettre ses chaussures aux pieds. Et, si le dialogue est fermé lors des crises, il faudrait trouver un autre moment pour en parler.
    *deuxièmement, la petite soeur: tu dis qu’en plus de ce conflit quotidien intervient un facteur qui amplifie les débats, c’est que tu ne grondes pas sa petite soeur qui à ses yeux fait des monceaux de bêtises. Sais-tu pourquoi elle a ce sentiment là? J’imagine qu’on peut voir cela comme de la jalousie qui devient de la mauvaise foi (je pense que j’aurais ce genre d’idée au départ) mais même si c’était ça l’origine, il faut le prendre en compte car au fil du temps elle risque de se retourner contre sa soeur. L’arrivée d’un deuxième enfant dans la famille crée souvent des difficultés. L’ainé doit apprendre à partager et comprendre qu’il est toujours aimé sans condition par ses parents mais qu’ils aiment leur deuxième enfant de la même façon. Ce qui n’est pas simple à comprendre pour un tout petit qui se sent menacé (perte de sa place au sein de la famille). Je te dis ça parce que je l’ai vécu enfant. Je suis arrivée deux ans après ma grande soeur et j’ai grandi avec la promesse de ma soeur qu’elle me haissait. Ce n’est que des années plus tard, en discutant avec mon père, que j’ai compris que je n’y étais pour rien: ma soeur a mal vécu mon arrivée et mes parents, pris dans le travail et dans les conflits familiaux, n’ont pas su le gérer. Et j’ai absordé pendant toutes ces années, jusqu’à mon départ de la maison, une haine qui en fait n’était qu’un appel au secours.
    Cet épisode des chaussures n’est peut-être qu’une façon de provoquer le conflit jusqu’à ce que ce malaise soit réglé.
    *troisièmement, la répétitions de shémas familiaux: par rapport à tout ce que je viens d’écrire, une question est à soulever: quel est ton propre rang dans ta famille? Je veux dire, as-tu des frères et soeurs? Et, si oui, en quelle position es-tu? Ainée? Deuxième? Autre? En fonction de cela, tu devrais (et le papa aussi, s’il est présent) réfléchir un moment à la situation de tes enfants, leurs comportements entre elles, les plaintes que chacune « dépose » auprès de vous, et vos propres réactions face à cela (impuissance, exaspération, colère, émotions, rancoeur, etc). Ensuite, reviens en arrière, à l’époque où tu avais leur âge, avant et après, la façon dont tu l’as vécue, tes relations avec tes frères et soeurs, tes relations avec tes parents, tes sentiments (injustice, frustration, satisfaction, etc). Il se pourrait, en faisant ces parallèles, que tu soulèves des « lièvres ». En effet, on a tendance une fois parents à répéter les schémas familiaux. Ainsi, si l’on est deuxième d’une fraterie et que l’on a souffert à cause de l’aîné, on va protéger son deuxième enfant et réprimander plus facilement son premier ce qui risque de déclencher un conflit similaire entre les deux enfants. Pour désamorcer ce genre de mécanismes récurents, il faut commencer par admettre nos propres blessures restées ouvertes et accepter l’enfant qui est en nous et qui est resté profondément touché. C’est seulement après ça qu’on parvient à faire la réelle distinction entre soi et l’autre.
    Je sais que c’est long et j’espère avoir été suffisamment claire dans mes propos.
    Attention, tout ce que j’écris là n’est pas du tout un jugement de personne. J’ai pensé fortement à ça en te lisant et du coup j’ai pensé utile de te le dire. Maintenant, ce ne sont que des pistes mais à toi de voir ce qui t’aide ou non.
    Pour la référence, une partie de ces réflexions est décrite plus en détails dans le livre « Les fondations de l’être » de Marie-Noelle Maston-Lerat (elle a un blog sur internet à son nom).
    J’espère t’avoir aidée.

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @Servane, merci d’avoir pris tout ce temps pour m’aider !!! Pour les chaussures, je sais que c’est un mélange de « Je veux rester à la maison », de « moi aussi je suis un bébé… » et de nonchalance enfantine ;-) mais c’est usant de répéter TOUS les jours la même rengaine pour qu’au final forcement elle les mette.
    Etant l’aînée de 4, je connais parfaitement les rivalités entre soeurs et frères… Et si je ne gronde pas sa soeur c’est qu’elle a peine 14 mois ;-)

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    ServaneNo Gravatar a répondu :

    @sophie, je comprends que ça prenne la tête! Je te souhaite bonne continuation. :grin:

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    nativi a répondu :

    @sophie,
    Ma maman m’a raconté qu’elle a simplement dit à ma soeur (en pleine crise pour s’habiller) : C’est vraiment pénible de devoir enfiler ces vêtements tous les matins alors qu’on va devoir les enlever le soir.
    Ma soeur s’est arrêtée net et s’est habillée sans un mot. Et ça c’est arrêté là.

    Sinon, avec mon fils, je pratique beaucoup les questions/réponses.
    – Tiens, c’est l’heure d’aller à l’école. Qu’est-ce qu’il faut pour aller à l’école ?
    – des chaussures.
    – Et elles sont où ?
    Galopade jusqu’aux chaussures.
    – J’enfile la chaussure droite ou la chaussure gauche ? etc…
    En général, la dynamique et lançée et je n’ai pas besoins d’aller plus loin dans les questions.
    Si la réponse ne correspond pas à l’objectif (ex: mon cartable), je recadre avec : « Et quoi d’autre encore ? » ou « Tu vas te promener en chaussettes ? » (en général plus l’hypothèse est farfelue, plus le plaisir de répondre : « non, il faut des chaussures » est grand ».

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  6. Effectivement ces quelques principes très bien synthétisés aident à être plus serein…

    Car je crois qu’il ne faut pas se tromper de but, éduquer sans punitions et sans violence en général n’est pas une méthode pour avoir des enfants sages, calmes, obéissants ni peut être même des adultes « bien élevés »… C’est juste un point de vue sur les enfants qui permet de les aborder avec moins de pression et de relativiser les embûches quotidiennes d’un monde qui n’est pas pensé pour les enfants…
    (ex : ma fille se roule par terre , oui mais c’est le cas de plein d’enfants, et puis c’est vrai que ça fait une heure qu’on attend ce bus, peu importe les regards réprobateurs, peut être lui faire un câlin ne la fera pas taire mais l’aidera à évacuer son stress)

    Deux autres petits trucs piochés de ci de là qui m’aide au quotidien:

    -La consigne est relative. Penser à cela c’est déjà lâcher un peu de lest sur nos demandes et d’autre part entamer un questionnement sur le pourquoi de nos demandes aux enfants (pression social/sécurité de l’enfant/nos propres limites..? ) Ca permet déjà de faire le tri et d’éviter de noyer les enfants d’ordres (et de contre ordres… ) Et puis c’est aussi un premier pas vers l’explication de l’interdit à l’enfant. Je pense que ce dernier point est important car l’enfant (tout comme nous) respectera mieux une consigne si il en voit le but et la retiendra mieux. (ex: tenir la main en traversant car les voitures peuvent être dangereuses et qu’on ne les voit pas toujours très bien. Ou alors, éviter dessiner sur le pc portable car ma mère y tient )
    Cela peut résoudre aussi le super dilemme de la « cohérence éducative ». Chaque parent a effectivement un seuil de tolérance différent, et certaines choses interdites au moment x dans l’endroit y n’auront pas l’être dans une autre situation..) Un enfant peut comprendre qu’il y a une diversité de situations qui appelle une diversité de réponses.
    Il faut évidemment s’adapter à l’âge et à la personnalité de l’enfant, tout comme pour le deuxième point:

    -Responsabiliser et faire confiance, encore et encore (à distinguer de confier des responsabilités totalement démesurées ou exercer une pression affective sur le mode de « ne me déçoit pas »)

    -Notre éducation est et sera incomplète. Encore heureux. Il faut bien que nos enfants aient envie d’aller voir ailleurs un jour…

    -Les adultes peuvent péter les plombs. Crier et trépigner. Avoir besoin de calme. Un parent ne peut ni ne doit être parfait… Montrer à l’enfant que même un adulte responsable a des moments de trop plein lui aussi (que le but n’est pas de toujours tout réfréner), que ça peut être le cas de n’importe quel adulte (non les grands ne sont pas toujours ni parfaits, ni des exemples), que certaines choses nous touchent à ce point là (avoir eu très peur par exemple); et qu’on peut être capable de débriefer ensuite, revenir au calme, s’excuser éventuellement… TRES déculpabilisant.

    -Dans le même genre, le parent n’est pas un GO. Il peut avoir d’autres occupations, d’autres préoccupations. Ne enchaîner avec une activité peinture après la piscine ce matin et le parc cette après-midi c’EST une bonne chose. Faire une semaine de siestes et de rien aussi.
    En découle aussi que le parent n’a pas de compte à rendre aux personnes extérieures…

    -Si l’enfant est insupportable avec nous, c’est en général qu’il est assez en confiance pour l’être et évacuer les tensions, tester, évoluer… (à 21h après la troisième histoire du soir et une crise de larmes pour la quatrième, penser à cela aide à se sentir mieux….)

    -Aucune raison de ne pas dire non aussi gentiment que l’on dirait oui. On peut expliquer (ou re-expliquer) un interdit calmement. Déjà ça permet d’être entendu vraiment et non pas paralyser de surprise ou de crainte. Ensuite, cela permet de rester soit même de rester calme, et puis un interdit si il est justifié est souvent un acte dans l’intérêt de l’épanouissement serein l’enfant et de tous. Et puis ça permet de réserver « la grosse voix » à un moment où elle sera vraiment nécessaire.

    -Plutôt que d’obliger ou d’interdire, montrer l’exemple. Ca évite d’exiger des choses que nous même ne faisons pas. De toutes façon les enfants aiment imiter. (dire merci par exemple. Même si les enfants le feront plus tard et avec les autres plus qu’avec nous. ) Ca évite aussi de devoir se répéter.

    -Et enfin, donner des consignes claires. Ca paraît tout bête mais il faut déjà être clair avec ce que l’on attend.. On peut éventuellement se laisser un temps de réflexion, je ne crois pas que douter puisse mettre en péril notre crédibilité, ça montre plutôt que l’on accorde de l’importance à la demande de l’enfant et ça évite de se contredire.
    Et une consigne claire pour nous ne la sera pas forcément pour l’enfant. Ex : un tout jeune enfant à qui l’on dit « ne touche pas la porte de ce placard » comprendra peut être « touche la porte de ce placard » , les petits mots qui marque la négation n’étend pas forcément entendus ou compris. Ou autre exemple : un enfant debout sur une chaise, auquel on dit « attention ». L’enfant ne risque sans doute pas de se rasseoir, n’ayant pas saisi exactement ce à quoi il fallait faire attention. Une demande trop abstraite est rarement fructueuse.

    Je me rend compte que j’ai sans doutes fait des redites par rapport à l’article et que c’est très fouillis et pas très digeste…hum.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sarahL, en tout cas on est sur la même longueur d’onde !

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  7. C’est toujours valable quand ils ont 18 ans tout ça … un peu adapté quand même ;-) :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, et à 18 ans bonne chance pour régler les problèmes avec une tape sur la main :roll: :lol:

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, En ce moment, pour les 2 grands,à part gueuler, y’a pas grand chose qui marche :cry: :cry:

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  8. Je viens de tomber sur un blog de retours d’expérience sur la méthode Gordon qu’il faudra que j’ajoute au billet http://methodegordon.unblog.fr/

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, hahaha j’ai lu 3-4 trucs… j’en ris encore. Je me vois bien dire à mon gamin de 2 ans, « sors ton jouet de la cuisine papa risque de tomber » et que mon gamin le fasse !! hahahahaha Non mais sans rire ? Elle a de VRAIS enfants cette dame là ?

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Ali, heu, ici vrai de vrai petit gars de 2 ans presque et demi, qui aime bien comprendre les choses et qui agit quand il en comprend les raisons bien plus que quand on motive par « c’est comme ça » ou par « menace » quelconque. Moi, ce blog me parle bien et ici on est convaincus de cette façon de faire.

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    kichanteNo Gravatar a répondu :

    @Ali, de vrais enfants par ici et a cet age la…ben oui ca marche… :oops:

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @kichante, alors on a vraisemblablement pas les mêmes ! :???:

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    AliNo Gravatar a répondu :

    Bon remarque le mien a 18 mois… ceci explique peut-être cela !

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ali, essaie, tu auras peut-être une surprise ;-)

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, ah non mais à ma décharge (avant de passer pour une mère tyrannique ! ;-) ) J’essaie toujours d’abord ! Comme je le disais, la punition arrive toujours en derniers recours.
    Bon ceci dit, je ne punis pas mon fils de 18 mois. J’ai commencé à punir l’aîné vers 2 ans… en le faisant asseoir sur la marche de la cuisine.

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Ali, c’est une question de vocabulaire oui, mais d’état d’esprit surtout, les mots sont importants: je vois une grande différence entre « va sur les marches car là tu n’es pas assez tranquille pour rester avec nous à table, quand tu te sentiras mieux tu reviens » et « tu es puni car tu t’es mal comporté, va sur les marches ». Pour moi, la première présente à l’enfant une solution qu’il peut comprendre (un jour, pas forcément tout de suite) et l’autre un fait établi. Ici depuis quelques temps, quand la crêpe s’énerve, il va sur les marches en disant « je me calme » tout seul, et reviens au bout de 30s avec un grand sourire.

    Répondre

    AliNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, quel âge à la crêpe ?

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  9. Ici pour ma poulette de 17 mois bientôt, je dis « non » , j’explique, « c’est interdit » et je m’en vais tout de suite ailleurs. Je ne l’observe pas ( ouai enfin mine de rien )et bien en général elle regarde la chose interdite et tourne les talons. Pour le moment ça marche pas mal. Pareil pour une grosse colère, je lui signifie que j’ai bien compris qu’elle était énervée, qu’elle pouvait bien s’exprimé mais que moi j’ai des choses a faire et je continue donc de vaquer à mes occupations et en moins de 3 min la crise est passée ( normalement :razz: ).
    Ce n’est jamais définitif, il y a des jours où elle fonce faire tout ce qui est interdit mais comme dit plus haut j’enraye la futur crise en détournant son attention.
    Je suis on ne peut plus d’accord avec le fait d’anticiper à font ! ça permet de garder son calme, d’être réactive et efficace…. on en reparlera dans 17 ans :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Melanizetaufrais, hé hé, tant que ça marche bien, profite !

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  10. J’adore, j’applaudis, ouaaah ça fait du bien!!
    Ici, beaucoup de diversion: ce n’est pas parce que la crêpe hurle en devenant toute rouge et pleure toutes les larmes de son corps sur un détail que c’est archi important et qu’il faut livrer bataille et rigoler un bon coup(sur autre chose ou sur la situtation elle même) peut permettre facilement de passer tranquillement à autre chose sans drame, parce 10 minutes à argumenter quelque chose que l’enfant n’est pas dispo ou mature pour comprendre (au hasard non « tu ne goûtes pas ton caca/mais oui/mais non etc…, celle la date d’hier…. :roll: ) c’est pas hyper constructif! Donc si la situation nous paraît dans l’impasse, on biaise quitte à y revenir quand l’écoute est possible.

    Après grande discussion avec mon chéri sur le mot « obéissance » qui me gêne beaucoup, on s’est rendu compte que notre vision des choses était plus « respect des règles » comme en sport, ou on n’utilise pas cette notion d’obéir, mais pourtant les règles sont nécessaires et très cadrées. Donc on a remplacé dans nos phrases et dans notre pensée par « respect, écoute, règles » dans la perspective de rendre les choses possibles. Je refuse les décisions d’adultes arbitraires « c’est parce que c’est comme ça »: en général, la crêpe n’est pas du tout d’accord et je suis démunie sans explications rationnelles possibles, je ne peux pas gérer et je n’ai pas les outils pour parler à ma crêpe.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, moi c’est aussi avec le mot « sage » que j’ai du mal. D’un bébé de quelques semaines (voire jours) : « alors il est sage ? », je :shock: :shock: Et même pour un plus grand : à la limite « calme » me paraîtrait un terme plus approprié.

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, tout pareil, j’ai tendance à penser que « sage » pour les bébés équivaut à « comateux » dans la bouche de certaines personnes (allez ma mère par exemple :roll: :lol: ). On utilise « calme » ou « tranquille » aussi.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, moi « sage » ça m’évoque un yogi indien ou alors le conseil constitutionnel par exemple (note qu’il y a des similarités : calvitie, triple menton… :mrgreen: ).

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    kichante a répondu :

    @La poule pondeuse,
    Et vous les gens qui demandez …vous etes « sages » ?

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @kichante, j’emploie le mot sage en permanence ! « Quand on sera au cinéma, il faudra être sage »… mais pour les adultes aussi… (enfin ce que je connais hein) quand ma mère ou ma tante ou mon mari parte de la maison, je leur dis « sois sage hein ! » Pour moi ça équivaut, à « ne roule pas trop vite », « ne bois pas trop »…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ali, pour moi dire « il faut être sage » c’est trop vague. Quand on ira au cinéma il faudra parler tout doucement, il faudra rester tranquille sur son fauteuil… etc. Bon pour les adultes c’est autre chose ;-)

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oui remarque je me rends compte que je commence par ça mais je développe ensuite selon la situation… Mais c’est peut-être parce qu’on appelait toujours mon Chameau « Little boudha »… rapport à ses bourrelets mais il en a peut-être gardé la sagesse ? :grin:

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  11. Hum… pour moi tu joues énormément sur les mots… mais au final la punition est bien là. Quand tu dis, « si tu ne te dépêches pas, on aura pas le temps de lire l’histoire »… ben pour moi c’est clairement une punition que de ne pas lire l’histoire. Et si tu lis quand même l’histoire alors qu’il a mis trois plombes à se laver les dents, je vois pas bien ce qui va le motiver pour aller plus vite le lendemain…
    Et s’il refuse de se laver les dents ?

    Ce que je comprends pas bien, c’est pourquoi il ne faudrait pas punir ? Où est le mal avec ça ? Un enfant a besoin d’un cadre, et pour moi la punition permet de poser le cadre. Pour moi l’important réside dans l’utilisation de la punition… dans la fréquence de celle ci. Si elle est donné pour tout et rien, aucun intérêt.
    Je punis mon fils extrêmement rarement, mais c’est parce qu’il sait qu’il peut y avoir une punition s’il n’obéit pas. Sinon je vois pas comment il pourrait comprendre où se situe la limite.
    La punition n’empêche pas l’explication ni même le câlin consolateur. Elle pose juste une limite. Après à nous de ne pas avoir des limites trop strictes… en respectant l’âge de l’enfant et ses capacités de compréhension.
    On est quand même là pour apprendre à nos enfants à vivre en société, dans le respect de l’autre. J’ai connu des parents qui ne punissaient pas. C’était juste insupportable de voir leurs gamins faire des conneries en permanence et être terriblement insolents. Et je ne parle pas de gamins de moins de 5 ans…
    Ceci dit, la punition reste pour moi le dernier rempart… après le dialogue, la négociation, la diversion… mais des fois ça ne suffit pas… mais heureusement ça reste très rare.
    Je suis une adepte du 1,2…3. Et ça fonctionne très bien chez nous.

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    OlympeNo Gravatar a répondu :

    @Ali, je pense qu’on est justement là en face de la nuance entre sanction et punition. La sanction est pour moi (et pour ce dont je me souviens du bouquin dont je parle juste au dessous) une alternative non-violente aux privations, fessées ou exclusions (genre « va dans ta chambre » ou « va au coin »…) dans le cadre de règles stables et connues.

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @Olympe, ok mais en quoi est-ce mal d’exclure un enfant ou de le priver de quelque chose ? C’est ça que je pige pas… je vois pas bien en quoi s’il fait une bêtise, ce serait à moi d’aller dans ma chambre pour ne plus le voir… en gros c’est moi qui doit m’exclure et lui continuer à jouer peinard dans le salon avec son frère ?
    Je ne demande qu’à apprendre hein. Même si jusque là mes méthodes me conviennent bien, parce qu’elles fonctionnent plutôt pas mal chez nous.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ali, ce n’est pas forcément l’exclusion ou la privation qui sont mauvaises mais leur utilisation arbitraire à mon sens. Le coin j’ai beaucoup de mal, c’est très personnel mais ça m’évoque le gosse qui regarde le mur avec son bonnet d’âne tout penaud (je ne dis pas que les parents qui mettent leurs enfants au coin le font dans cet esprit et sont d’horribles personnes, bien sûr que non, juste ce à quoi ça ME fait penser). Pour moi l’isolement c’est « à chaud », quand tout le monde est tellement énervé qu’il faut qu’on fasse redescendre la pression chacun de son côté (ou au moins moi du mien), parce que sinon on va vers l’escalade des cris voire de la violence. A froid j’essaie toujours de trouver une solution qui permette d’éviter cela. Parce que sinon le message pour l’enfant est qu’on ne l’accepte que s’il est irréprochable. J’accepte mes enfants sans condition (et je suis sûre que toi aussi, juste c’est pour ça que j’évite l’isolement).

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oui oui chez nous le coin c’est toujours à chaud… conséquence en général d’une désobéissance manifeste et volontaire. Toujours sur un sujet qui nous paraît essentiel évidemment. Ou alors parce qu’il y a grosse crise de nerfs qui n’a pas été possible de calmer par la douceur (je privilégie toujours ça en général).
    Je n’ai pas l’impression d’être arbitraire dans mes punitions (mais je me trompe peut-être, je le suis certainement aux yeux de certains).

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    OlympeNo Gravatar a répondu :

    @Ali, en fait je ne suis pas sûre que parler en terme de « bien » et « mal » soit une bonne idée… Quand je réfléchis à l’éducation de mon enfant, un des aspects que je considère, c’est : « est-ce que je tolérerais la même chose pour moi ? »
    Si mon employeur considère que j’ai fait une « bêtise », je préfère qu’il m’en parle tranquillement et qu’il me demande de réparer plutôt que de m’isoler radicalement du reste du monde. C’est ce que je voulais dire…

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    kichanteNo Gravatar a répondu :

    @Olympe, en plain accord avec cette facon de voir les choses : est-ce que moi j’ai envie qu’on me aprle comme ca/regle un probleme comme ca
    Si j’ai le meme probleme ou un probleme equivalent avec un collegue/un voisin/un autre adulte comment je peux lui faire passer le message et faire changer la situation de facon efficace.
    Definir mon but d’education comme « l’autonomie » au sens ou l’enfant deviendra un adulte qui sait se fixer ses propres regles et les changer/adapter dans un monde qui sera forcement different de celui que je connais ou crois comprendre est aidant pour moi.
    Si j’impose une solution ou une regle ou une sanction/punition parce que c’est la seule facon de lui faire faire « ce que je veux »…c’est en contradiction avec mon but. « Ce que je veux » ca devrait toujours etre : qu’il fasse ce qui est le plus adapté en vue de sa securite, de son bonheur et de celui de chacun alentour. Je fais ce qu’il faut avec les moyens que j’ai et un maximum de coherence (ce n’est pas coherent d’utiliser la violence ou de ne pas laisser la possibilite de trouver une solution ensemble …)

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @Olympe, oui mais là tu compares un enfant à un adulte…

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    kichanteNo Gravatar a répondu :

    @Ali, a terme c’est ce qu’on veut qu’il devienne…

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @kichante, oui mais on est bien d’accord qu’on adapte nos réactions à leur statut d’enfant dans un sens… alors pourquoi pas dans l’autre ?
    On a, en tant qu’adulte une notion du danger, du respect de l’autre… que l’enfant n’a pas.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ali, c’est aussi ce que je veux dire par « handicapé » : il n’est pas capable de certaines choses mais pour autant il mérite le même respect que tout le monde.

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    OlympeNo Gravatar a répondu :

    @Ali, je compare deux personnes, à vrai dire. Deux personnes qui méritent le même respect même si elles n’ont pas les mêmes compétences/connaissances/possibilités…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ali, je pense qu’en pratique effectivement on ne doit pas fonctionner de façon si différente. Mais pour moi la nuance est importante, elle exclut le côté arbitraire. Si tu y réfléchis, c’est d’ailleurs sur ces principes qu’est fondé le droit français (et des pays occidentaux en général) : on t’empêche physiquement de faire la « bêtise » par la prison, on te fait réparer les dommages par une amende et/ou des travaux d’intérêt général. En théorie du moins, on ne t’humilie pas (plus de pilori), on ne te touche pas physiquement (plus de torture ni de travaux forcés), on t’aide à te réinsérer (injonction de soins pour malades mentaux et toxicos par ex), etc. Bref pour moi c’est bien le minimum qu’on ait le même regard sur des petits enfants que sur des délinquants.
    Pour revenir aux conséquences, les exemples que je cite sont la traduction concrète du fait que le temps n’est pas élastique (et ma patience seulement dans certaines limites), et qu’il y a un certain nombre de tâches à accomplir dans une journée. Pas du fait que j’ai décidé c’est comme ça et puis c’est tout.
    Et encore une fois, sans punition ne veut pas forcément dire sans limite ou sans éducation ;-)

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  12. Pas encore tout lu mais il me revient à l’esprit une référence que j’avais lu il y a quelques temps : Sanctionner sans punir d’Elisabeth Maheu. Dans mon souvenir, un style un peu « propret » mais des exemples très parlants et des schémas de compréhension de ce qu’est l’autorité très clairs.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Olympe, OK merci

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  13. Et sans tomber dans l’angélisme, j’ai envie de rajouter la bienveillance. Regarder mon petit comme un être qui ne demande qu’une chose, c’est grandir, découvrir, apprendre… m’aide souvent à tolérer pas mal de ses comportements. Je n’ai jamais compris ces gens qui partent du principe que les enfants sont sournois. Comme si, à deux ans, ils n’avaient qu’un seul objectif dans la vie, c’est emmerder leur parents alors que bien souvent, leurs comportements peuvent être lus autrement : vouloir à tout prix fouiller dans la poubelle, ça n’est pas forcément vouloir salir la cuisine que Papa vient de nettoyer, c’est aussi essayer de comprendre ce qu’est ce grand récipient mystérieux que les parents ouvrent et ferment très rapidement dans lequel on met les petits pots vides, les emballages des biscuits ou les bouteilles de lait…

    Et j’en remets une couche sur le commentaire de SarahL : il n’y a aucune raison de dire non de manière violente. Et ça marche beaucoup mieux ! (sur mon gnôme de 18 mois, en tout cas…) Je ne sais pas bien comment le formuler, mais en effet j’ai l’impression que quand la manière de le dire est là, la consigne est intégrée bien plus rapidement (et en plus, sans heurt, c’est toujours ça d’énergie d’économisée).

    J’ai aussi envie de dire qu’il faut relativiser ce que l’on appelle la « bêtise ». Par exemple, mettre de la nourriture sur un t-shirt est en fait sans conséquence. L’essentiel des tâches alimentaires disparaissent après lavage et une trace de carotte sur un vêtement ne change rien au déroulement du reste de la journée de l’enfant (ni du parent, d’ailleurs…). Adopter ce point de vue m’épargne souvent pas mal d’énervement.

    Enfin, une anecdote sur la clarté de la consigne pour les tout-petits. Je ne comprenais pas pourquoi mon fils continuait à mettre ses feutres à la bouche alors que ça faisait 200 fois que je lui expliquais tranquillement et qu’il est plutôt rapide à intégrer les consignes. Et je me suis rendue compte que depuis que je dis « Je remets le capuchon. » au lieu de « Je le rebouche », ce problème s’est résolu ! :lol:

    Sinon, c’est encore, à mon avis, un excellent billet. Plein de pistes qui me parlent.

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @Olympe, oui ben par exemple, tacher ses vêtements, vider la poubelle, mettre des feutres à la bouche… je ne considère évidemment pas ça comme des bêtises ! Bon pour la poubelle, je voudrai pas que mon grand de 4 ans et demi s’y mette hein ;-)

    Mais par contre un exemple, mon 18 mois ne voulait plus mettre de bavoir pendant un moment. J’ai testé… mais ses fringues ne s’en sont jamais remises. J’ai donc dû lutter (et donc privé de manger) jusqu’à ce qu’il accepte de le remettre… j’aurai dû faire comment alors ?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ali, ici même avec le bavoir à manches (ikea, what else ?) les fringues ne s’en remettent pas, il bave en permanence et ça infiltre sous le bavoir (avec salive + jus de bouffe), tous les cols et encolures sont infâmes, y compris après lessive… Et il y a toujours un moment où le bavoir se replie et expose une partie du haut, sans compter la bouffe qui tombe au fond de la chaise et qui s’incruste sur les pantalons (pas protégés eux). Bref à part le faire manger nu j’ai plus d’idée :lol:
    Bon ça ne t’aide pas hein ;-)

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, non ;-) . Mais le bavoir limite quand même sérieusement les dégâts… ! J’ai dû jeter les trois bodys qui ont servi de crash-test…
    Nu j’ai essayé aussi… mais c’est super gloups ! Douche obligatoire et vu qu’on la prend avant le repas, c’est pas une solution. Puis bon pour manger chez des amis, c’est un peu limite :lol:

    Ce que je voulais dire, c’est que vu la situation, j’ai été obligée de lui IMPOSER le bavoir et donc de le « punir » en le privant de se mettre à table tant qu’il n’accepterait pas de le mettre. Evidemment l’expliquation « il faut mettre le bavoir parce que sinon tu salies trop tes vêtements », lui ait passer loin loin au dessus de la tête :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ali, pour moi c’est une utilisation des conséquences : si tu ne mets pas de bavoir tu fais des taches donc tant que tu ne mets pas de bavoir on ne mange pas. La punition c’est tu n’as pas voulu mettre de bavoir donc tu vas au coin ou je confisque ton jouet ou tu n’auras pas de dessert. Tu vois la nuance ? Et certaines de ces actions peuvent être des conséquences dans un autre contexte : tu continues à taper ton frère/abimer le parquet avec ton jouet donc je te l’enlève pour que tu arrêtes.

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oui bah on est d’accord alors ! ;-) juste un problème de terminologie !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ali, disons que pour moi c’est plus que de la terminologie, c’est ce qui me guide pour (tenter de) rester dans le respect mutuel et l’apprentissage de la vie ensemble et ne pas tomber dans l’autorité arbitraire. C’est pour moi très important. (je répète « pour moi » car ce n’est pas un jugement de valeur dans l’absolu mais seulement ma vision que j’essaie de partager ici)

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    Anne a répondu :

    @Ali, je me rappelle plus ton enfant à quel âge? (ou tu en as 2? excuse avec tous les commentaires je me perds). je pensais juste que c’est évident que dans sa colère/crise/délire l’enfant se fou complétement de ce qu’on lui raconte,et que bien sur on ne peut pas s’attendre avant au moins 4 ans qu’il agisse tout de suite à notre phrase, mais ça vaut le coup le dire quand mm! ça fini toujours par rentrer! moi je suis toujours très étonnée (positivement) quand mon fils ainé (4.5 ans) explique à ses copains qui viennent à la maison, les règles de la maison!!! il n’oublie rien de rien! alors que l’heure avant sans les copains il n’avait pas spécialement suivit la règle!!!! ça lui arrive même de rajouter « oui parce que maman sinon elle a beaucoup de travail, il faut quelle lave tout le parterre si tu jettes comme ça, après elle est fatiguée »… :-) et je précise donc qu’en temps normal avec moi ou en famille il ne dit jamais ça!
    ct juste pour dire que nos enfants enregistrent tout mm si ils n’en ont pas l’air.
    Moi ce qui m’a fait du bien, bien qu’ayant lu tous les bouquins cités dans tout ce billet et commentaires, c une conf où je suis allée de Filiozat où elle expliquait que c’est seulement vers 8 ans où l’enfant à la capacité de suivre la règle en ayant conscience de toutes les conséquences de son geste (si je fais ça maman va se faire chier à tout nettoyer, ça prend du temps etc.). ça fait relativiser!
    non pas pour dire: arrêtons de donner des limites avant 8 ans: bien sur que non, les limites sont essentielles mais arrêtons de vouloir que l’enfant les intègre tout de suite c’est impossible! il faut du temps, des répétitions etc etc.
    et Sinon pour observer des parents autour de moi qui punisse indirect(les enfants ont moins de 5 ans) genre « interdit de manger, de télé » , humiliation, chantage, fessées and co bin le résultat sur l’enfant est le mm!!!!! cad que ces enfants là continue à désobéir, à faire des conneries, à faire des crises, à hurler, et continue à se faire punir etc! la seule différence que je vois c que l’ambiance familiale est moins calme! voire les enfants vont plus mentir ou faire les trucs en douce. et quand j’intéroge un enfant qui est puni, il va me dire qu’il ne sait pas pourquoi, juste qu’il a eu peur, enfin il c qu’en faisant ça il va recevoir une fessée ou une punition. MAIS quand j’intéroge mon fils à froid après on va dire une punition directe avec explications il n’a pas mieux compris le pourquoi du comment!!!!!!!!!!!!
    Bref un enfant reste un enfant en fait quelle que soit l’éducation et c troublant effectivement ces petits de 4 ans qui semblent si murs mais en fait qui sont loin de tout comprendre!

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @Anne, mes enfants ont 4 ans et demi et 18 mois. Et malgré les punitions ils ne sont pas du tout insupportables. Au contraire, l’aîné a intégré tout un tas de choses et comme je le disais plus haut, il est puni très rarement… genre une fois par mois. Quand vraiment il dépasse les bornes.
    Mais comme je le disais aussi plus haut (ou plus bas, je suis perdue) j ‘explique toujours et ne punis jamais du premier coup, ça vient après maintes négociations, et demandes de ma part. Et je t’assure que ça finit par rentrer ! Il comprends parfaitement pourquoi il est puni.

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @Ali, le mettre torse nu ?

    Oups, je n’avais pas lu la suite…

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    OlympeNo Gravatar a répondu :

    @Ali, je ne peux pas savoir comment tu aurais dû faire… Toi et les autres adultes proches de ton enfant êtes les seuls à savoir.

    Je peux seulement te dire comment je fais chez moi. Je n’achète jamais de vêtements neufs à mon fils. Il est vêtu en vide-grenier style… A 1 ou 2 euros la tenue, ça m’est assez indifférent qu’il la tache. Et je dois avouer qu’entre le soleil, le sel oxygéné, le vinaigre blanc, le liquide vaisselle et le savon de fiel, jusqu’ici, je n’ai pas de vêtement irrattrapable.
    Bon, évidemment, j’ai un petit qui veut bien mettre son bavoir alors les taches sont systématiquement circonscrite au niveau du col, des poignets ou un peu sur les pantalons.

    Et puis, je voulais dire c’est juste que lorsqu’on dédramatise une bêtise, tout le monde ne s’en porte que mieux. Mais de toutes façons, la bêtise est relative au contexte. Ca ne sera pas la même selon les foyers, selon l’âge de l’enfant, etc.

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    kichanteNo Gravatar a répondu :

    @Ali, On n’utilise pas de bavoirs chez nous !
    Toutes les fringues sont de la recup mais elles s’en remettent pourtant… je ne sais pas comment on fait :shock:
    Je crois qu’on ne prepare rien a manger de tres salissant ou difficile a manger…et que si c’est le cas on aide plus a mettre directement dans la bouche, que des lavouillettes et serviette pour essuyer les mains sont toujours a portee, les manches sont relevees, les enfants installes comme ils preferent suivant l’age mais finalement tres tres peu (jamais) sur une chaise haute …

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @kichante, tes enfants ont quel âge ? Parce que chez nous exit le bavoir, dès que l’enfant est capable de porter un truc à sa bouche sans que la moitié de la cuillère tombent sur son ventre. Mais à 18 mois c’est loin d’être le cas. Et même si ces fringues sont de la récup, c’est pas une raison pour en sacrifier une à chaque repas à mon sens !
    Mon fils de 18 mois ne veut absolument pas qu’on l’aide à manger. Il hurle si on a le malheur de lui prendre sa cuillère, et je confirme la soupe de tomates et carottes… c’est irrécupérable !

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    Eve petite sourisNo Gravatar a répondu :

    @Ali, on a connu cette étape ici aussi « le moi toute seule » où il était impossible d’approcher quelque chose de sa bouche!
    mais bizarrement aussi tous les vêtements s’en sont sortis… pas forcément à la première lessive mais oui ensuite!

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @Eve petite souris, donc d’après vous j’aurai dû accepter qu’il mange sans bavoir parce qu’il l’avait décidé ?

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    Eve petite sourisNo Gravatar a répondu :

    @Ali, non non! je pense que tu (pas de vous hein! ;-) )as bien agi c’est pas une punition : si on mange on met un bavoir, c’est une règle et même à 18 mois ils comprennent…
    ça veut pas dire qu’il va vouloir le faire direct sans crier/hurler/taper/tout balancer, mais petit-à-petit il va l’intégrer… ici maintenant à 22 mois c’est tellement bien intégré qu’elle est folle de ses bavoirs (car pour une gourmande comme elle ça signifie manger), elle va les chercher elle-même, etc…
    même avec un bavoir les fringues morflent pas mal! et on est pas prêts de s’en passer…

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @Eve petite souris, je disais vous pour tout le monde enf ait ;-)
    Bon ta réponse me rassure !

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ali, oui je crois que ce que les coms précédents voulaient dire c’est qu’on a tous des enfants cracras qui s’en foutent partout, bavoir ou pas :mrgreen:
    Et comme disent Eve et Olympe, pas de bien ou de mal mais chaque famille qui a ses règles, forcément différentes. Je crois que la discussion est plutôt sur la façon de les appliquer au quotidien.

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    kichanteNo Gravatar a répondu :

    @Ali, 5 ans et 2 ans…en on a jamais utilise de bavoir…du tout :( et jamais bousille de fringue :shock: (mais jamais trop stresse de le faire non plus a cause de la recup…)
    la carotte se detache au soleil et c’est vrai qu’on mange pas de soupe de tomate…en fait plutot des morceaux tout petits et/tres cuits que de la soupe/puree .
    Je n’imaginais meme pas que mettre un bavoir pour manger pouvait etre une regle dans certaines familles :oops:
    Chacun fait bien comme il veut ou peut…mais la solution ne passe pas forcement par « ceder » ou « contraindre/insister »…parfois on peut juste ‘faire autrement’ (balancer la tele, les bavoirs, changer de menu ou de detachant… ?)

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @kichante, Ah oui évidemment, chez nous on mange devant la télé :twisted: , avec des bavoirs :twisted: (au moins jusqu’à ce qu’on mange proprement), on mange des purées industrielles :twisted: et on a pas envie de passer 2 heures à détacher des fringues :twisted: mais on est HEUREUX et c’est ça qui compte :grin:

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    kichanteNo Gravatar a répondu :

    @Ali, de fait c est etre heureux qui compte ;-)
    (je ne detache pas non plus…juste constate que le soleil fait parfois bien le boulot)

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @kichante et Ali, ha ha j’ai pensé à cette discussion hier, Pouss2 a commencé son dîner (des pâtes sans sauce) sans bavoir mais fini avec (fraises). Maintenant il aime bien manger son yaourt tout seul, même si à 16 mois forcément c’est un carnage. Mais bon ça m’arrange parce que je peux faire autre chose pendant ce temps-là :oops: Donc là c’est bavoir obligatoire aussi. Je ne fais pas de purée ou soupe spécialement pour Pouss2 mais j’en fais parfois pour toute la famille, et même sans nourriture mixée il y a quand même des trucs qui tâchent sévère (je n’ai jamais réussi à ravoir une petite barboteuse couverte de chocolat… :roll: ).

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Olympe, oui la bienveillance est essentielle, par exemple j’essaie de prendre le recul pour voir le tout petit crevé plutôt que le petit démon qui me fait sortir de mes gonds, mais hélas je n’y arrive pas toujours :oops:

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  14. Pour celles qui ont des tous petits, j’ai trouvé interessante la lecture de « Poser des limites à son enfant et le respecter » de Catherine-Dumonteil-Kremer.
    Pas d’idée révolutionnaire par rapport aux « classiques  » Gordon, Faber & Mazslich, Filiozat, mais bcp d’exemples concernant les bambins

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Prune, merci je note

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  15. L’éducation non violente, j’ai commencé à m’y intéresser pendant la grossesse, sans vraiment savoir ce que ça recouvrait… dans ma famille la tape sur les doigts est un élément constitutif de l’éducation d’un enfant dès 1 an…
    J’ai lu quelques trucs, réfléchi, convaincu le père et même mon entourage.
    Et finalement, c’est moi qui est « craqué » : le poussin a déjà reçu 2/3 tape sur la fesse ces 3 derniers mois. Le déclencheur ? la douleur, genre coup de pied dans le bide lors du change, griffure, morsure…
    mais aussi beaucoup de cris (avec une voix et des mots qui ne sont pas les miens…) et des punitions « isolement » (même si ça n’a jamais porté ses fruits)
    En ce moment, ça se passe mieux, surtout depuis qu’il a lâché les couches, on s’épargne bien des crises… et puis il comprend mieux aussi, je trouve
    Bref je reprends mes bouquins, continue de réfléchir et espère trouver le chemin ;-)

    Sinon mes trucs à moi :
    – l’écoute des sentiments peur, tristesse, joie, « douleur » sans préjugé (ex si « peur », j’essaie de dire « ah bon ? tu as peur » et pas « mais non, n’aie pas peur » -je suis pas sûre d’être claire). Je pense que ça peut payer à long terme sur une confiance mutuelle, un respect mutuel des sentiments. Mais bon, on ne peut présager de rien…
    – la confiance, surtout dans l’apprentissage des compétences, en gros laisser faire des expériences (ex : escalader le canapé) je me dis que s’il se lance dans un nouveau truc, c’est qu’il doit bien le sentir… (bon je fais gaffe aussi, l’escalade de notre étagère billy made in ikéa est une mauvaise idée)
    – un mantra « est-ce que ça vaut le coup que je me prenne la tête ici et maintenant pour ça ? » : souvent la réponse est NON !
    – beaucoup de mots d’amour et de compliments « exagérés » : être le plus beau et le plus intelligent pour sa mère, c’est le minimum pour avoir une bonne estime de soi ;-)
    – et puis aussi, quand je ne suis pas une mère parfaite, parce que j’ai crié ou puni, je ne culpabilise pas. Je me dis juste qu’il faut que je trouve un autre moyen de faire, non parce que « c’est mal », mais parce que là, je trouve ça complètement inefficace (lui, il comprend pas plus et moi ça m’épuise moralement)
    Voilà :smile:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, on était aussi dans le « c’est qui le plus beau » etc, sauf qu’avec l’arrivée du 2ème tu changes vite de vocabulaire :roll:

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    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Tu peux pas dire aux deux qu’ils sont les plus beaux (parce que moi aussi je me pose la question de continuer à dire ça avec l’arrivée du 2ème) ?
    Plus sérieusement, c’est un des points avec lesquels je suis en désaccord avec Aletha Solter (si tant est que je l’ai bien comprise) qui estime que le compliment est l’équivalent d’une récompense, et donc simplement l’envers de la punition, et à ce titre tout aussi déconseillé pour son effet pervers qui serait que l’enfant ne fait les choses que pour obtenir un retour et donc ne grandit pas en autonomie.
    Personnellement, c’est naturel pour moi de complimenter ma fille, à chaque progrès, chaque fois que je vois qu’elle a bien intégré quelque chose (genre « merci » et « s’il-te-plaît »), c’est ma façon de me réjouir avec elle de ses progrès et de l’encourager, et de nourrir son estime d’elle-même.
    Mais du coup quand je lis A. Solter, je me dis que soit je ne la comprends pas, soit elle est vraiment psychorigide (soit je fais fausse route sur ce point) !

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    OlympeNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, je me suis posé les mêmes questions en lisant Solter. Et j’aurais en effet bien aimé savoir ce qu’en pense la Poule…

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, je ne connais pas Aletha Solter, mais ce que tu cites est très intéressant.
    Ca rejoint ce que j’ai déjà entendu dire par ailleurs.
    Maria Montessori aussi dit qu’il ne faut pas complimenter un enfant qui arrive à effectuer correctement un exercice, parce que sa récompense est d’y être arrivé, pas d’obtenir l’approbation de l’adulte. Pas plus qu’il ne faut le réprimander de s’être trompé.
    Je pense aussi que trop de compliments tue le compliment.

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    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @la belle bleue, Je comprends tout à fait cet argument, mais quand je dis « bravo » à ma fille parce qu’elle marche, mange toute seule, a réussi quelque chose de difficile pour elle, parle de mieux en mieux, etc., mon intention n’est pas de lui donner mon approbation, mais vraiment de lui montrer que je suis heureuse pour elle qu’elle y arrive, que je me réjouis avec elle, et puis aussi de lui donner confiance en elle. Pareil quand je lui dis qu’elle est belle avec sa jolie robe (et même sans, c’est la plus belle de toute façon ;-) )…
    Alors est-ce qu’elle perçoit la nuance ? Est-ce que pour elle c’est une manière de l’approuver ? Mais honnêtement quand je vois la joie dans ses yeux quand je lui dis bravo d’y être arrivée, j’ai plus l’impression qu’elle s’ajoute à la satisfaction d’avoir réussi, que c’est la joie de pouvoir partager cette satisfaction. Et puis comme je le disais dans mon premier commentaire, en fait pour moi c’est totalement spontané de me réjouir avec elle…

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, Oui,je crois aussi qu’il faut garder de la spontanéité. Et qu’il ne faut pas se retenir de complimenter son enfant si on en a envie… En plus, je pense sincèrement que quelques compliments bien dosés sont bons pour l’estime de soi et la confiance en soi. Mon fils aîné a réellement besoin d’encouragements pour avancer et de savoir que l’on est fier de lui.

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    StéphanieNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, je ne suis pas non plus très à l’aise avec cette histoire de non-compliment.
    Parce que moi, adulte, ça me plait bien les compliments ! La maison est étincelante, mon conjoint rentre, je suis contente qu’il me dise « ouah, quel courage, t’as bien bossé » ! Idem pour mon chef. Je sais pas, ça me parait vraiment naturel ! D’ailleurs, avec chéri, quand il dit rien alors que je suis fière de moi, je vais à la pèche aux compliments :-) !
    C’est sûr, oui, je marche à l’affectif ! Je ne vois pas quel effet « pervers » ça peut avoir ???

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @la belle bleue, pour n’avoir que très peu été complimentée et très peu valorisée quand j’étais petite… je peux dire que j’en ai beaucoup souffert et que j’en souffre encore. Donc moi je continuerai à complimenter mon enfant, à le valoriser, lui dire qu’il est génial, lui dire que ces dessisn sont magnifiques etc… C’est comme ça qu’on donne confiance en son enfant selon moi.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, ah Aletha Solter… Il FAUT que je fasse le billet sur Mon enfant comprend tout. Donc déjà elle est psychorigide, ça c’est sûr :mrgreen: Ensuite pour les compliments, ce n’est pas la seule à le dire (je ne sais plus où mais j’ai déjà lu ça ailleurs). En gros les problèmes potentiels sont :
    – l’enfant risque de comprendre que l’estime parentale est liée à son comportement ; or il a besoin d’un amour inconditionnel
    – la surenchère (plutôt pour la récompense mais les compliments sont une forme de récompense) : il en faut toujours plus pour que l’enfant obéisse.
    Cela étant dit, moi je ne pense pas qu’il faille se priver et s’empêcher de dire du bien de nos enfants, y compris et surtout devant eux. Après certaines formulations semblent mieux adaptées : par exemple « je vois une chambre bien rangée » plutôt que « je suis fière que tu aies rangé ta chambre ». Insister sur les détails concrets « c’est très joli ce vert sur le dessin ». Je dis aussi « je suis contente quand ça se passe bien comme ce soir » (mais je ne sais pas si c’est Gordon-approved :oops: :lol: ). Je pense aussi qu’il ne faut pas hésiter à complimenter « hors contexte ». Après moi j’ai du mal à dire « je t’aime » ou des trucs comme ça aux enfants, mais je pense qu’un gros câlin au dépourvu en dit autant…

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    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Donc elle est psychorigide, merci tu me rassures :mrgreen: ! De manière générale, j’ai du mal avec le style américain, c’est aussi pour ça que, contrairement à toi, je préfère Filliozat à Gordon, mais bon j’ai quand même trouvé des choses bonnes à prendre dans Solter aussi. Bref, c’était une parenthèse.
    Vraiment je comprends très bien les arguments qui visent à limiter l’usage des compliments. Ma fille ayant 20 mois, je suis peut-être moins dans la situation de complimenter à outrance (par exemple pour une bonne note, etc.). Mais quand la famille entière (i.e. grands-parents, parents, oncles et tantes) a applaudi à ses premiers pas (à 18 mois :roll: ), c’était totalement spontané et c’était la joie de la voir progresser, il n’y avait rien d’intéressé là-dedans. Même si je pense que du coup ça l’a aussi encouragée à se lancer.
    Comme je l’ai dit dans d’autres commentaires, pour moi les « bravo », « waouh », « super » et autres exclamations sont dans notre esprit surtout des façons de nous réjouir avec elle, ou de lui montrer comme c’est plutôt une bonne nouvelle qu’elle progresse. Et quand elle m’aide à ranger ses jouets, même si je sais que j’aurais plus vite fait toute seule, je lui dis simplement « merci » (bon je sais, en vrai ça devrait être à elle de ranger, mais elle a 20 mois…).
    Et puis on ne peut pas à la fois vouloir respecter et écouter les émotions de nos enfants, et même encourager leur expression, et d’un autre côté contenir notre joie ou choisir minutieusement nos mots quand ils réussissent quelque chose ou répondent à nos besoins.
    C’est pour ça que « je suis contente quand ça se passe bien comme ce soir », même si ce n’est pas Gordon-approved, je trouve ça aussi bien que des enfants puissent l’entendre (surtout que ce n’est pas du chantage, c’est dit une fois que ça s’est bien passé, pas avant). Outre le fait que c’est encourageant de dire quand ça va bien, je pense que les enfants perçoivent aussi assez vite que rendre les autres heureux, c’est un des moyens d’être heureux soi-même. Et donc s’ils voient que Maman est contente quand les choses se passent bien, ils seront aussi heureux de l’avoir rendue heureuse. Hum, je ne sais pas si je suis encore très claire là… :oops:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, même psychorigide, je trouve que Solter dit des choses intéressantes et j’admire sa rigueur intellectuelle. Filiozat reprend les trucs de Gordon sans le citer, ça m’énerve…
    Après je pense que c’est bon et normal d’exprimer ses émotions, y compris positives. Donc de se réjouir avec ta fille de ses premiers pas ça me semble normal et positif. Enfin il me semble que naturellement les enfants (au moins les petits) veulent rendre leurs parents heureux, et l’éducation doit nourrir cette heureuse disposition, mais sans pour autant en profiter. Parce que le revers c’est le chantage émotionnel, fais ci ou ne fais pas ça pour ne pas faire de peine à Maman. Et bien sûr, c’est souvent la première chose qui pousse le petit à résister à sa pulsion : sinon Papa ou Maman ne vont pas être contents. Mais il faut qu’il dépasse cela pour voir son propre intérêt (par exemple pour les consignes de sécurité, mais aussi la dignité de respecter l’autre et d’être respecté -hum la tarte à la crème :roll: ).

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Quand je dis à mes enfants que je suis fière d’eux, je ne le dis pas par rapport à ce qu’ils font, mais par rapport à ce qu’ils sont. Ce que je leur dis c’est que quelque soit leurs qualités et leurs défauts, je les aime pour ce qu’ils sont… Quant à ce qu’ils font, quand j’estime que je peux les complimenter, je le fais. Mais il faut comme dans tout raison garder et ne pas complimenter pour tout et rien…

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    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Donc on est bien d’accord…
    Et le compte-rendu de « Mon bébé comprend tout » m’intéresse ;-). Même si je l’ai déjà lu, c’est même le premier bouquin d’éducation que j’ai lu.

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, mes parents avaient une astuce « c’est qui la plus belle quand ta sœur n’est pas là ? » en plus, je trouvais ça drôle, même toute petite ;-)

    @jouls, perso j’évite les compliments sur une « étape », justement parce que j’aime bien l’idée de Montessori qui dit que la récompense c’est le progrès effectué. J’estime qu’il ne le fait pas pour moi, mais pour lui… bon, ça c’est dans la théorie, en pratique, ça m’arrive plein de fois de dire « wahou » « super ».
    Dolto (enfin je crois que c’est elle) recommande plutôt des phrases type « Tu dois être drôlement fier de toi » plutôt que « Je suis fière de toi ». ça laisse à l’enfant tout le bénéfice de son action, le parent ne se l’approprie pas ainsi.

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    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, Effectivement je fais attention à la formulation, et aussi au moment où je fais le compliment:
    – Je ne dis pas (pour caricaturer) « si tu te mets enfin à marcher on sera très fiers de toi Papa et moi », ou pire « tu auras une récompense », je m’extasie quand l’étape a vraiment été franchie ou est en train de l’être
    – Et en effet, je fais attention à dire « tu peux être fière de toi » plutôt que « je suis fière de toi », et à dire plutôt « c’est super, tu apprends de nouvelles choses / tu grandis / on se comprend de mieux en mieux », pour lui montrer que je me réjouis avec elle et non que je suis contente qu’elle ait enfin satisfait mes attentes.
    Et même s’il y a des limites à la comparaison avec un adulte, j’ose quand même une analogie : si un de mes amis trouve un nouveau job (après éventuellement de longues recherches), je ne me dis pas que sa récompense c’est d’avoir vu ses efforts récompensés, je dis éventuellement « félicitations » (par convention sociale) mais surtout « Waouh, super, c’est chouette, je suis bien contente pour toi ». Et je suis vraiment dans cet état d’esprit quand je complimente ma fille.

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, j’ai pourtant toujours rêvé d’entendre cette phrase moi… « je suis fier de toi! » Là encore je ne vois pas pourquoi c’est si mal d’être fier de son enfant et de le lui dire.

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Ali, Je pense que certains enfants ont plus besoin que d’autres d’être encouragés. Et entendre dire que ses parents sont fiers de lui peut l’aider à avancer. Je pense donc qu’il faut s’adapter aux demandes et aux besoins de l’enfant qui est en face de nous. Et moi à quasi 40 ans, j’attends toujours que mes parents me disent qu’ils sont fiers de moi (et je ne désespère pas ;-) ).

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, je n’ai que 33 ans mais je suis dans le même cas que toi ! ;-) Mes visites chez le psy tiennent beaucoup à ce paramètre !

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @Ali, tout pareil :sad: c’est peut être pour cela que je le dit de tout bonne foi et avec bonheur à mes filles !

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    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @Ali, Non mais moi aussi, je lui dis de temps en temps, ne serait-ce que parce que je n’ai pas l’intention de passer mon temps à contrôler tout ce que je dis et la moindre de mes paroles.
    Mais disons que je pense que le but premier de l’éducation qu’on lui donne n’est pas qu’elle nous satisfasse et qu’elle nous donne de la fierté, mais qu’elle devienne libre, heureuse, autonome, et tout et tout.
    Donc comme je sais à quel point ça peut être encourageant pour un enfant d’entendre « je suis fier(e) de toi », je le dis parfois. Mais je préfère lui dire « tu peux être fière » pour que, comme dit Clemys, je préfère que le bénéfice de son action et la satisfaction soient d’abord les siens, c’est pour ça que dans l’ensemble je préfère les manifestations d’enthousiasme pour m’associer à sa satisfaction et à sa fierté.
    Et finalement, je pense que c’est tout aussi encourageant de dire « Bravo, continue, c’est super (pour toi) » que de dire « je suis fière de toi », sauf que l’enfant risque moins de se sentir obligé de rendre ses parents fiers.
    Et est-ce que je me trompe si je dis que les adultes qui attendent toujours un « je suis fier de toi » de la part de leurs parents n’ont en général pas reçu d’encouragements sous d’autres formes non plus ?

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, certainement. Mais j’ai passé ma vie à vouloir rendre mes parents fiers de moi… parce qu’ils ne me le disaient pas. Bizarre hein ?

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    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @Ali, Je ne connais pas tes parents, donc je préfère rester dans les généralités. Mais est-ce qu’on ressentirait tant le besoin de rendre fiers nos parents si eux-mêmes ne nous avaient pas fait sentir, plus ou moins consciemment, qu’ils attendent quelque chose de nous (notamment parce que, s’ils ont du mal à dire qu’ils sont fiers, ils en ont beaucoup moins à dire qu’ils ne sont pas contents voire déçus) ?
    Et si on avait été encouragés pour nous-mêmes, est-ce qu’on aurait tant besoin de lire la fierté dans le regard de nos parents ? Combien de fois ai-je entendu des gens confier « J’ai fait de belles études (voire une belle carrière), mes parents sont très fiers de moi, mais moi, je ne suis pas si content(e) ni si fier(e), je ne suis pas sûre que ça me corresponde… »!
    Donc c’est pour cela que ma préoccupation première, c’est que ma fille soit encouragée pour elle-même, pour ce qu’elle est, et pas d’abord parce qu’elle me rend fière. Même si quand même, parfois, je ne me prive pas de lui dire que je suis fière d’elle.

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, oui certainement.En même temps ça a été un réel moteur pour moi… mais je ne connais rien d’autre, donc difficile de savoir si j’aurai été « mieux » avec un autre mode éducatif.
    Ceci dit, j’essaie de ne rien attendre de mes enfants. Mais j’aime leur dire qu’ils sont formidables ! ;-)

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, ici aussi super adeptes du « Tu dois/peux être bien fier », « Tu as réussi ». C’est important comme tu le dis que ça reste à l’enfant et non pas que la joie du parent l’emporte.

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  16. Je voudrais juste ajouter que tout cela pour les moins de 6 ans c’est super. Ca fonctionne très bien… Après, honnêtement, sans punition ou sanction si l’on préfère, les choses deviennent plus corsées. Et pourtant, les miens, ils ont été habitués tout petit à la méthode Gordon. J’ai bien peur que ça ne fonctionne plus vraiment à long terme. Et puis, pour les parents, c’est quand même épuisant à la fin Gordon, surtout quand on a plusieurs enfants : faire des compromis, moduler ses exigences, s’adapter aux circonstances… quand on doit multiplier tout ça par 3 ou 4 et qu’en plus les problèmes ne sont plus de l’ordre toucher un objet interdit ou ne pas vouloir mettre ses chaussettes… il y a vraiment des moments où on pousse juste une bonne gueulante et tout le monde redescend sur terre…
    Je ne dis pas qu’il faut laisser tomber hein. Le fond de la méthode est bon et je pense que ça crée quand même de bonnes habitudes de communication. C’est toujours ça de gagné. Et ça marche quand même souvent… Mais il ne faut pas se leurrer non plus, je doute que l’on parvienne à long terme à zéro cris et zéro « tu vas m’obéir parce que c’est comme ça et pas autrement »…
    Et pour les mamans de petits qui veulent toucher à tout. Notre truc à nous c’était de leur laisser l’objet convoité quelques minutes en main sous notre surveillance. Au bout d’un moment d’exploration, l’enfant laisse tomber et se désintéresse de l’objet et en général, il n’y revient plus. ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, il me semble que ce n’est pas la même chose de pousser une gueulante face à un enfant de 10 ans que face à un 18 mois, il n’y a pas la même capacité à relativiser. C’est sain d’exprimer une « juste colère », de façon proportionnée par rapport à ce que l’interlocuteur peut recevoir.

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Ah, mais oui bien-sûr. C’est exactement ça que je voulais dire… A 18 mois, Gordon c’est génial, à 10 ans, comment dire, ta patience en a pris un coup quoi… Et évidemment, il est plus apte à gérer ta colère pas de souci… Mais, néanmoins ce n’est pas agréable d’être obligée de crier pour se faire entendre. Et parfois, j’aimerais bien revenir au temps de la simple diversion ou de « si tu mets de l’eau par terre, je te sors de la baignoire »… c’était plus facile.

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, et puis à 10 ans on espère compter sur la capacité naissante à raisonner et à construire des choses, ce qui rend certains comportements beaucoup plus difficiles à gérer avec délicatesse, patience et douceur!

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, je pense aussi que tout cela est à moduler selon l’âge de l’enfant. Perso je réagis pas pareil avec mon grand de 4 ans et mon petit de 18 mois…

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  17. A une conférence il était dit que les petits enfants ne comprenaient pas la négation… déjà entendu parler la Poule???

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Eve petite souris, non. Jusqu’à quel âge ? Après je ne sais pas s’ils ne comprennent pas la négation, mais comme c’est souvent accompagné d’un ton de voix, d’une gestuelle, moi je constate qu’ils comprennent très vite (au moins quand ils commencent à toucher à tout, parfois le « non » est suivi d’effet)

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    AnSoNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, d’expérience, il me semble quand même que le message positif est mieux entendu que le message négatif par un petit (écris sur la feuille / n’écris pas sur le mur par exemple)… plus facile de faire que de ne pas faire, non?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, oui bien sûr, mais ça ne veut pas dire pour autant qu’ils sont incapables de comprendre le négatif.

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    Eve petite sourisNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, oui voilà c’était peut-être ça!
    j’avais déjà remarqué que « tu peux faire un câlin » marche mieux que « on ne tape pas »…

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @Eve petite souris, moi je dis systématiquement les deux… « on ne tape pas, fais un calin » dans la mesure ou le fait de taper est pour lui pour l’instant un mode de communication.

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @Eve petite souris, oui, j’ai entendu ça aussi, de sources sérieuses : il est très dangereux de dire à un gamin en dessous d’un certain âge « ne traverse pas la route », car il n’entend que « traverse » et « la route » et il traverse.

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  18. Bonjour poule ! d’accord avec toi à 95%, expérimenté avec monstre de 3 ans 1/2 avec des hauts et des bas mais au final pas mécontente du résultat.
    Seul bémol, je ne vois pas trop la différence entre ce que tu appelles punition et conséquences et pour ma part je préfère infiniment priver de télé que priver d’histoire du soir (même si c’est parce qu’il a mis du temps à se laver les dents) en fait je trouve que c’est surtout une question de dosage (« punition » adaptée) et de timing. Tout à fait d’accord jamais de chantage affectif ou de punitions irréalistes. Et on prévient et explique TOUJOURS avant. D’ailleurs quand on l’envoie dans sa chambre il y va en râlant et se met à jouer en chantant dès qu’il y met un pied et oublie en général d’en ressortir !
    Bref, même longueur d’onde et puis j’essaye de ne pas juger les autres parents… sauf en cas de violence physique ou psychologique là je deviens tigresse…

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @morgane, je suis entièrement d’accord avec toi ! ;-)

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @morgane, en fait l’exemple de la télé est sans doute mal choisi ; les soirées de semaine sont un peu tendues chez nous, j’arrive à 19h, je voudrais que les deux enfants soient au lit à 20h30. Ils ont déjà pris le bain mais il faut faire à dîner, les faire dîner, brosser les dents, changer la couche etc. Bref on n’a pas beaucoup de temps et il n’y a pas de télé dans la séquence, donc ça n’aurait pas de sens je trouve qu’un raté à ce moment-là ait des conséquences sur le temps d’écran. Evidemment on n’a jamais privé d’histoire, mais on module le nombre et la longueur des histoires en fonction du déroulement de la soirée (et ça peut être aussi raccourci parce que l’heure du coucher a été repoussée, par exemple parce que des amis sont là). En général Pouss1 l’accepte bien, sauf quand il est tellement carbonisé qu’il n’est plus en état de rien prendre bien, mais dans ces cas-là quel que soit le nombre d’histoires ça ne change évidemment rien…

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  19. Excellent article, merci beaucoup! Je trouve que quand les enfants sont petits, c’est plus facile car le lien avec les conséquences est plus facilement fait. Mais ensuite en grandissant, c’est parfois des batailles quotidiennes pour obtenir qu’ils se douchent, qu’ils fassent leurs devoirs, qu’ils rangent leurs chambres, débarrassent la table, etc. Si quelqu’un a un bon bouquin sur l’éducation des pré-ados, je suis preneuse !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Segolene, le bouquin de Neufeld et Maté « Retrouver son rôle de parent » me semble intéressant pour les pré-ados/ados car c’est un âge où le risque d’attachement et de modelage sur les pairs est important. Mais je trouve qu’il est un peu light sur les solutions concrètes. Enfin c’est une lecture vraiment intéressante…

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  20. Le morceau de sucre qui aide à la médecine à couler !!!! Mais bien sûr, 25 ans au moins que je connais cette chanson et j’avais JAMAIS compris ce qu’elle disait ! Mille mercis, tu es une blogueuse en or :-)

    Bon sinon pas grand chose à ajouter, tu résumes très bien cette « philosophie du respect » qui me semble si importante. Sur la question punition / sanction j’ai lu vite fait les commentaires et je crois qu’il peut y avoir effectivement des questions de terminologie : moi je « punis » (en utilisant ce mot), mais uniquement (enfin c’est mon objectif) en conséquence de l’acte… Donc oui c’est une question d’intention je crois – j’espère que la mienne se situe là où il faut. C’est pas facile de gérer les colères de ses enfants mais c’est pas simple de gérer les siennes non plus. J’essaie aussi d’accepter que j’ai droit à l’erreur dans mes réactions, car l’inconvénient de ces lectures est qu’elles peuvent être très culpabilisantes quand on a l’impression d’être un peu à côté de la plaque, parfois… Alors, je crois que c’est surtout la base de tout ça qui est essentielle : tu es mon enfant, mais tu es un surtout un être humain ET un habitant de cette maison, tout comme moi.

    (désolée pour ce commentaire inutile mais je vais pouvoir arrêter de chanter Mary Poppins en yaourt : je suis très contente !!)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Laurence, just a spoonful of sugar helps the medicine go down, the medicine go doooown… ??
    Comme je l’ai expliqué dans un autre commentaire (mais sans doute postérieur au tien…), effectivement j’utilise cette terminologie mais pour moi ce qui est important c’est la « philosophie » qui la sous-tend.

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, « la philosophie qui la sous-tend » : c’est quoi la philosophie de l’éducation à la Mary Poppins ? L’opposition à la mauvaise mère qui n’a comme seuls traits de caractères dans le film que d’être suffragette (féministe) et complètement larguée en matière d’éducation ?… ;-)
    L’alliance de la sévérité et de l’uniforme, avec un brin troublant de sexualité réprimée en même temps ? ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, ha ha ha non je parlais de la philosophie qui sous-tend pour moi la différence sémantique entre punition et sanction…

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    OlympeNo Gravatar a répondu :

    @Laurence, :lol: :lol: :lol: Enorme !!! :shock:
    Je n’ai pas osé assumer !!! Mais moi aussi, c’est ce billet qui m’a fait découvrir le sens réel de cette phrase ! :mrgreen:

    Répondre

    AliNo Gravatar a répondu :

    @Laurence, @Olympe vous me décevez les filles ! Vous n’avez pas bosser Mary Poppins à fond ????? ;-)

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ali, et Mary Poppins (comme me faisait remarquer Pâte à crêpe l’autre jour), c’est 2h30 de tranquillité !! alors merci Mary (ou Boma Poupisse comme disait Pouss1 :lol: ).

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    OlympeNo Gravatar a répondu :

    @Ali, si mais ça ressemblait à « le morceau de sucre qui est d’la médssina koulé » !!! :lol:

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  21. Bon allez un exemple concret pour s’amuser.
    Mon fils de 4 ans et demi vole des bonbons dans mon sac.
    La première fois (que je le chope) je lui explique que c’est ça n’est pas bien et qu’il faut me demander s’il veut un bonbon.
    La 2e fois, je lui exprime mon mécontentement et lui redis que je ne veux pas qu’il vole et qu’il doit me demander.
    La 3e fois (le jour où il mangé 6 chewing-gums tous volés dans mon sac) la sanction tombe : privé de bonbons pendant 3 jours.
    Il n’a plus volé depuis.
    Vous auriez donc fait autrement. Comment ? Je suis curieuse ;-)

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @Ali, j’aurais mis mon sac hors de sa portée ;-) Mais en même temps je comprends très bien ta punition, tu l’as prévenu, tu ne lui as pas interdit d’en manger juste d’en voler ! Et ça t’a permis d’avoir une discussion sur le vol, sur « les affaires des autres ne sont pas à moi » qui est un peu une règle de base…

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @sophie, j’aurai mis mon sac hors de portée s’il avait eu moins de 3 ans.. mais là j’estimais qu’il devait comprendre.

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @Ali, tu as raison j’aurais fait la même chose !

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    Anne a répondu :

    @Ali, en toute modestie, hein car je ne détiens pas la science du truc hein! tu dis « j’estime qu’il devait comprendre », bin peut etre que en fait il n’était pas assez mur pour comprendre…? je te dis ça, mais ne le prend pas comme un jugement, mais c souvent que je me dis qu’on en demande trop à notre fils de 4.5 ans, et je reviens toujours à cette fameuse conf de Filioza et l’histoire des 8 ans: la madame disait que chez l’enfant l’inhibition de la pulsion se fait facilement en moyenne vers 8 ans (c’est peut être pas pour autant qu’il ne suit pas sa pulsion mais il peut la gerer, comme un adulte en fait, oué bon hein pas toujours!), avec bien sur des variations en fonction des enfants. et qu’avant mm si l’enfant à partir de 3 ans commence à gérer ses pulsions, à toujours des pulsions… et donc elle donnait l’exple justement du paquet de bonbons que l’enfant de 4 ans voit en haut de l’étagère. qui va prendre une chaise faire de l’équilibre pour prendre les bonbons, et recommencer tant qu’il verra ce fichu paquet de bonbons. Elle disait qu’elle dirait à l’enfant « ouaw dis donc tu es dégourdi à arriver à attraper ces bonbons sans tomber » car dis elle l’enjeux ce n’est pas tellement prendre 1 bonbon mais plutôt faire un exploit, ia un coté aventure. là par analogie on pourrait dire « l’exploit d’arriver à piquer dans ton sac »??. et elle disait « ok tu y es arrivé, tu peux prendre un bonbon, choisi en 1 que tu mangera après le diner, ok? et ensuite j’enleverai ce paquet de ta vue et de ta portée, que je n’aurai pas du mettre là ».
    Voilà c’est juste son avis pour + faudrait lire son dernier bouquin. et tout ça est une histoire de façon de dire les choses, pas tant de punir ou d’avoir des limites… c’est suptil! je dis ça mais encore une fois bien entendu je ne suis pas parfaite hein?!
    elle dit que souvent notre problème parent c’est qu’on a des réactions pas approprié à l’âge de l’enfant ou ses capacités, qu’on croit que l’enjeu c tel truc mais que ça peut être autre chose….donc elle donne des pistes pour avoir des réactions plus appopriées. je dis ça je n’ai pas d’actions chez elle!
    le livre de Faber et mashrich sur les relations freres soeurs aident bcp aussi: tout y est disputes/comparaison/rivalités/jalousies… encore une fois c’est toujours le mm pble de façon de dire les choses…

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @Anne, oui tu as raison. Je lirai ce bouquin.
    Mais je me rappelle maintenant pourquoi il a été puni. Je ne l’ai pas vu piquer dans mon sac la 3e fois, c’est lui qui est venu me montrer qu’il avait piquer des bonbons. Je lui ai demandé de ne plus le faire et de garder les bonbons qu’il avait à la main pour après le déjeuner (il était midi) et il m’a regardé dans les yeux et les a englouti tous les 3 ! C’est à ce moment là que je lui ai dit qu’il était privé de bonbons pour 3 jours.
    Mais en règle générale, les bonbons sont cachés… sauf ce foutu paquet de mentos dans mon sac/// :twisted:

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @Anne, le concept de vol est peut être complexe à comprendre pour un enfant de 4 ans mais pas la notion de propriété. Il suffit de l’expliquer avec des exemples concrets comme « tu n’aimes pas que ta soeur prenne tes jouets, ça te met en colère, c’est pareil pour moi, je suis en colère quand on ne prend mes affaires ». A la maison, ça marche très bien avec ma fillette.

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @sophie, pas bête ! Ceci dit mes gosses ADORENT prendre tout ce qui est à moi !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ali, comme d’autres, j’aurais mis mon sac hors de portée (en indiquant et en expliquant ce fait : « tu n’arrives pas à respecter mes affaires donc je les enlève »).
    Et si l’enjeu est d’avoir quelque chose à toi, peut-être j’aurais proposé un objet acceptable pour moi à prêter (par exemple la brosse miroir qui traîne dans mon sac -4 ans c’est un peu grand mais Sophie pourra témoigner de son attrait pour les plus petits ;-) ).

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, en réalité la première fois j’ai mis mon sac hors de portée… mais le lendemain en rentrant je l’ai bêtement reposé à l’endroit habituel… j’imaginai pas qu’il recommencerait en fait.

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, je confirme, très scotchante ta brosse miroir :grin: !

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  22. @Ali, 27 mois

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, alors bravo, parce que c’est un âge pas évident !

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Ali, vu la journée que nous avons passée moi et la crêpe, je ne peux pas du tout clamer le contraire! J’aurais juré qu’il voulait mettre en pratique cet article!! :roll: ;-)

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, ha ha moi je n’aurais jamais du écrire ces articles, je suis sûre que maintenant les poussins vont TOUT faire pour mettre par terre tous mes beaux principes :lol: :roll:

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  23. 100% d’accord avec toi mais qu’est ce que c’est dur!!!
    Le plus dur pour moi (je parle poiur moi), c’est la gestion de mes propres colères. bon je suis en analyse mais entre temps mon pauvre garçon s’en est pris plein la tete. Imagé : je n’ai jamais levé la main sur lui mais par contre ce que j’ai hurlé et pété comme cable! je ne suis vraiment pas fiere de moi.
    J’ai lu gordon et faber et maslich. Et le pire c’est que des fois j’étais en colère de voir que je n’y arrivai pas ou que ça ne larchait pas …. bref le comble
    Je ne desepere pas d’y arriver.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @cyann, pour cela nous ne sommes pas tous égaux, et l’éducation qu’on a reçue peut nous rendre plus ou moins prédisposés à mettre en pratique tout cela. On sent dans ton commentaire une énorme motivation, ne sois pas trop dure avec toi tu as l’air vraiment d’y mettre toute ton énergie.

    Répondre

    cyannNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse,
    c’est sur en tout cas qu’une education sans violence au plus prés des besoin de l’enfant demande une connaissance et une maitrise de soi.
    De plus selon les jours ( manque de sommeil chronique due aux pbs de sommeil++ de ma seconde qui était un bb difficille associé au terrible two du premier) cela pouvait etre trés hard pour tout le monde. J’en parle au passé car maintenant qu’elle dort un peu mieux ( elle a 20 mois actuellement), il est plus facile de prendre du recul et de ne pas ceder à l’impulsion premiere du petage de cable.
    les enfants nous font vraiment grandir

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  24. effectivement ça peut paraître subtil mais je te rejoins sur la gestion par les conséquences et non la privation. de toutes façons chez moi les enfants sont hyper sensibles à toute forme d’agression, et la privation comme les hurlements en font facilement partie. du coup faire passer un message s’ils ressentent une forme d’agression est bcp plus compliqué que faire comprendre un lien de cause à effet simple et anticipé, typiquement : si tu mets de l’eau partout tu sors du bain et tu passes la serpillière.
    je m’aperçois aussi à la lecture des commentaires qu’il y a tout un vocabulaire que je n’utilise pas : punir, priver, confisquer, et qui effectivement pour moi ressorte de l’arbitraire. et ça ne m’empêche pas de prendre le jouet qui sert à taper sur le petit / grand frère et d’affronter le mécontentement de l’enfant outragé avec une bonne explication. et je vous rassure en cas de pètage de câble je peux avoir un vocabulaire fleuri quand même :mrgreen:

    pour moi notre pire ennemi est le temps, le temps que dure une journée et les contraintes qu’on y met, et le rythme de l’enfant, rythme biologique et rythme imposé par nos vies modernes.
    et je n’aurais qu’une réponse et une solution : anticiper! autant que possible, avoir une longueur d’avance sur l’enfant, tant du point de vue logistique que sur la gestion de l’environnement.
    par ex voir les bonbons avant lui au super marché, et s’il les voit lui dire tout de suite « tiens t’as vu des bonbons rigolos » et passer à autre chose avant qu’il se soit mis dans le crâne qu’il en voulait absolument, je trouve que ça marche pas mal. c’est ce que j’appelle occuper le terrain…
    et respecter la réaction de l’enfant même si elle paraît absurde permet de débrancher beaucoup de crises, même avec un tout petit. la simple reconnaissance de l’état émotionnel de l’enfant le soulage beaucoup alors que la négation (pas de raison d’avoir peur / pas besoin de se mettre dans cet état / c’est rien, arrête de crier / mais non ça fait pas mal) entraine une frustration et un besoin de reconnaissance d’autant plus pénible pour tout le monde.

    et finalement surtout je trouve que même si tous ces comportements éducatifs ne sont pas forcément innés, ça oblige à être attentif à l’autre, même petit, à le connaître et à essayer de le comprendre, et à se remettre en question soi même, et franchement ça ça ne peut pas faire de mal!

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    AnSoNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, et j’en rajoute une couche : chez moi la carotte ça marche très mal de toutes façons : évoquer devant l’enfant quelque chose qu’il pourra avoir plus tard (un morceau de chocolat pour le dessert) ou qu’il aura / fera si là tout de suite il fait ce que je veux (si tu fais ça tu pourras aller chez ton copain), ça explose dans les 10 secondes en général. le chocolat c’est toujours tout de suite, et sinon comme il a du mal à faire juste ce que je demande, je crois qu’il comprend que la conséquence est effective tout de suite (= il n’ira pas chez son copain). et ensuite il bloque, j’ai essayé c’est un désastre!
    par contre commencer le repas par du chocolat peut inciter éventuellement à venir à table et lancer le dîner… :oops:

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, j’aime beaucoup beaucoup ton commentaire, je trouve aussi qu’anticiper les situations, respecter et aider à verbaliser les émotions qui nous paraissent parfois incongrues (mon fils a pleuré à chaudes larmes la perte du ticket de la boucherie ce matin, il était profondément triste) est très constructif et à chaque fois que cela se produit, je me sens vraiment dans mon rôle de parent

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, moi c’est ce qui m’a fait prendre conscience que je ne voulais pas de punition : le jour où Pouss1 a dit à son doudou qu’il était puni. Je me suis dit : « mais d’où ça sort ça ? on ne le dit jamais à la maison » (par contre son « merde » ou encore « tu te fous de moi ? », chacun avec l’intonation parfaite du parent concerné, là je vois bien :mrgreen: :roll: ). Ça m’a aussi poussée à y réfléchir et à le formaliser.

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, cette histoire de temps c’est vraiment la clé du problème. On vit tous avec un chronomètre dans la tête et c’est stressant pour tous le monde, surtout le matin : surtout pas d’imprévu sinon toute l’organisation explose. Si bien que dans mon timing du matin, j’ai prévu quelques « imprévus » : j’ai le temps pour un changement de couche débordante de dernière minute et une grosse colère pour les chaussures. Si aucun ne se passe, on est en avance ;-) !
    Pour les bonbons et autres au supermarché ou autres lieux pleines tentations enfantines, c’est vrai que « occuper le terrain » est LA solution, en plus comme ça on papote, c’est plus sympa que de dire uniquement « non pas ça, non ça non plus ! » pendant toutes la durée des courses.
    Pas de carotte non plus, quand je vois que n°1 confond allégrement hier, demain, ce soir, dans trois mois, à Noël… elle me semble pas assez mûre pour anticiper vraiment et attendre patiemment.

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    OlympeNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, juste un petit mot pour abonder dans ton sens. Manifestement, respecter le rythme de l’enfant, c’est éviter un maximum de conflit. Ca demande quelques aménagements au début mais en fait, on sauvegarde tellement d’énergie. Et comme Sophie : toujours avoir le temps d’un imprévu. Et en plus, ça permet parfois d’avoir le temps de lire un livre ou de faire un calin avant d’aller chez la nounou s’il reste une dizaine de minutes ! :smile:

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  25. Merci, bravo.
    Ce soir j’ai été nulle. C’est tellement dur, parfois. Epuisée, un mari à l’étranger pour le boulot, 2 garçons de 3 ans 1/2 et 18 mois qui débordent d’imagination et d’énergie (eux), le stress de l’attente du résultat d’une biopsie d’un kyste au sein, la fatigue de la journée (courses, pédiatre, square, manège, ménage, repas, bain, etc etc), et soudain, on hurle sans avoir eu le temps de comprendre qu’on est en train de hurler, alors que cet adorable bambin de 18 mois est plein de bonne volonté et essuie le sol de la salle de bain avec mon dernier soutien-gorge propre.
    Mais sur la théorie, je suis d’accord sur tout ;-)
    merci encore pour cet excellent billet.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Mymylasouris, évidemment que c’est pas facile, surtout dans ces conditions. S’occuper seule de deux enfants si jeunes c’est même TRES difficile. J’espère que tu peux trouver un peu d’aide pour passer le relai en l’absence de ton mari (et je croise les doigts pour la biopsie).

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  26. d’accord sur tous les points, surtout surtout dans la petite enfance où nos petiots sont de vraies éponges. Et effectivement, parfois on perd pied. Je ne trouve pas ça grave, même si je m’en veux, en autant qu’on revient sur l’évènement en expliquant/s’excusant.
    En discutant avec amies/collègues, je m’aperçois quand même souvent que les mamans sont plus enclines à ce genre d’approche que les hommes, c’est sans doute aussi une quesiton de génération élevée dans un certain cadre et qui essaie de s’en affranchir…….plus difficilement pour les hommes ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @chaponne, c’est vrai que chez nous c’est moi qui suis moteur de ce genre de choses (c’est qui la foldingue qui a lu 15 000 bouquins sur le sujet ? :mrgreen: ) mais je vois que le Coq, qui n’avait pas trop de préjugés sur la question, constate qu’effectivement s’énerver et menacer ne fonctionne pas bien et donc il s’y met bien aussi.

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    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Chez nous c’est pareil, je n’ai pas lu 15000 bouquins mais j’en ai lu de toute façon plus que mon mari qui en a lu zéro. Pour l’instant avec une petite de 20 mois on n’est pas trop confrontés à des cas vraiment critiques qui occasionnent de grandes divergences. Ce qui est étonnant, c’est que, moi qui suis l’aînée de parents débutants qui fonctionnaient beaucoup à la fessée et à la gueulante (et qui donc ai eu ma dose), je suis beaucoup plus intransigeante sur « pas de fessées, pas de punition, et dans toute la mesure du possible éviter de hausser le ton pour un oui ou pour un non » que mon mari, dont les parents n’ont jamais dit un mot plus haut que l’autre et qui n’a quasiment pris aucune fessée (« oui mais moi j’étais sage », répond-il… pfff…). Bon peut-être qu’en fait ce n’est pas si étonnant. ;-)
    Mais je me demande s’il n’y a pas aussi une différence de perception en général entre les hommes et les femmes sur ces sujets, en particulier du fait que les femmes, en général, perçoivent et verbalisent plus facilement les émotions (les leurs donc aussi celles des autres) que les hommes. Enfin, ce serait le sujet d’un billet à part entière là !

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  27. Fabuleux article! Et de commentaires constructifs! Je ne m’étais pas encore posé trop de questions à ce sujet, Poulette est encore petite (9 mois) et plutôt sage mais ça va me permettre d’y réfléchir tranquillement histoire de savoir quoi faire quand la situation se présentera. Merci!

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    @Caramelyne, tu parles ! :razz: Je ne sais pas où ta Poulette en est, mais tu vas être épatée très très vite par ses capacités à ramper/marcher à 4 pattes/se déplacer en se tenant à tout et devenir un détecteur de prises, cables électriques, poubelles, portes de placard à ouvrir, plantes … :mrgreen:
    Mon poussinnet a 12 mois. Il vient de découvrir qu’il pouvait grimper sur l’échelle de notre mezzanine… Je l’ai retrouvé tout fier sur la seconde marche la semaine dernière. ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Caramelyne, oui ça va venir vite, profites-en ;-)

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  28. Encore une fois tout à fait sur la même longueur d’onde!
    J’ai assez vite compris que si je ne mettais pas des priorités sur les attendus, ce serait l’enfer pour tout le monde, alors on est strict sur la politesse etc mais pas sur le rangement nickel ou la nourriture. il y a des combats qui ne valent pas la peine d’être menés avec les enfants, c’est mon point de vue.
    Les crises dans la rue, à la première j’étais énervée, dès la seconde je m’asseyais en attendant que ça passe parce que ça finit toujours par passer!
    Comme dis sur le premier article, j’ai du mal à punir, en réalité il n’y a pas eu une vraie raison de punir à mon sens (des priorités!), on discute et si ça se passe mal, je m’en vais… en général elle me rappelle très vite et change de comportement…
    Quand une journée a été géniale, je sais que la fin sera un peu dure surtout au moment du coucher et je me dis, s’il faut que j’en passe par 10 minutes pénibles alors que la journée a été merveilleuse, ce n’est pas grave… (je bout intérieurement mais j’essaie de rester zen tout en m’énervant un peu quand même!)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Carole Nipette, tout à fait, je vois bien le plan où tu emmènes les enfants faire des trucs pour eux (manège, parc etc) et tu te sens bien mal récompensée que ça finisse en crise après excitation, fatigue (et parfois overdose de sucre). J’ai mis du temps à prendre la même perspective que toi.

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  29. Je vais finir par croire que tu es sponsorisée par Amaz*** ou par la fn** :mrgreen:
    Les livres s’entassent sur ma table de chevet et ma Wish-List s’allonge.
    Je vais glisser le mot au père-Noël-de-la-Fête-des-Mères (Ok, je :arrow: )
    Plus sérieusement, excellent article (comme d’hab), très instructif !!

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    @Oeuf de Paques, non, c’est une excellente idée ! Je vais rebaptiser ma liste « fête des mères » dans notre compte. Je te dirai si ça marche, si mon mari percute :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Oeuf de Paques, tu n’es pas obligée d’acheter les livres, j’en dégage la substantifique moëlle dans mes billets :mrgreen:

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  30. La Poule, j’ai besoin d’un conseil :oops:
    Ce matin le Chameau et Highlander était surexcités. Bon comme souvent en fait. On avait bien commencé la matinée en jouant à Croque Carotte et en lisant une histoire (je précise que je ne joue quasi jamais avec eux). Pendant le petit déj, qu’on a prit ensemble, ils hurlaient tous les deux et le Chameau se levait sans arrêt pour faire le zouave. Le téléphone a sonné et évidemment il ne s’est pas calmé, j’entendais rien, ça m’a saoulé.
    Je reviens à table, il avait un jouet ultra bruyant à la main et le faisait claquer juste dans l’oreille de son frère. Je lui ai demandé d’arrêter, il n’a pas voulu, je le lui ai redemandé et là il me l’a jeté dessus et m’a fait super mal. J’ai eu tellement mal (physiquement) et j’ai tellement détesté qu’il me le jette dessus que je me suis mise à pleurer (tain faut que je fasse un test de grossesse moi ! :shock: ) et lui il s’est mis à rire en me voyant pleurer. Comme j’ai essayé de suivre cet article, je ne l’ai pas puni et je suis partie dans ma chambre (en laissant Highlander tout seul, ce que je n’aime pas faire du tout). Puis après quand je me suis calmée j’ai entrepris de lui faire la gueule. Il a commencé à hurler parce que je ne lui répondais pas, je lui ai dit que je ne lui parlais plus parce qu’il m’avait fait mal et ne s’était pas excusé. Il a encore plus hurlé puis il s’est enfui de la maison.
    Je me suis sentie en échec total.
    Je me dis que si je l’avais mis « au coin » tout de suite… ben au moins la crise aurait duré moins longtemps et qu’il aurait compris que ce qu’il avait fait était mal… mais là… j’ai pas l’impression.
    T’en penses quoi ?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ali, alors d’abord désolée pour ta matinée, moi après une matinée du genre je m’enfile une tablette de Côte d’Or, minimum :mrgreen: :roll:
    Ensuite, de façon générale, si tu essaies de changer ta façon de faire, forcément tu tâtonnes, les enfants aussi sont un peu déroutés, bref c’est bien normal que ça ne soit pas miraculeux et qu’il puisse y avoir des loupés.
    Pour ce que tu racontes : moi je ne quitte la pièce que si ma colère est telle que ça risque de faire des dégâts. Je sens d’ailleurs que physiquement à ce moment-là je ne peux plus encadrer l’enfant. Pour Highlander ça dépend comment c’est chez toi mais tu peux l’emmener avec toi hors de la pièce si tu penses qu’il n’y est pas en sûreté, quitte à le mettre dans un endroit sûr pour lui où tu ne restes pas si tu ne veux pas voir d’enfant pendant un petit moment (au pire son lit ? pas terrible mais sans doute mieux que de voir sa mère péter une durite ;-) ).

    A ta place (mais je n’y étais pas, hein, donc toujours facile de refaire le match) : je pense que j’aurais réagi dès le coup de fil, soit en sortant de la pièce avec le téléphone, soit en posant le téléphone (« excusez-moi une minute ») et en sortant le Chameau. Après ça j’aurais proposé au Chameau d’emmener son jouet bruyant ailleurs et s’il avait refusé je l’aurais confisqué.
    Il n’est pas impossible que son rire quand tu as pleuré était un moyen de défense, genre « c’est tellement horrible que maman pleure que je préfère faire comme si c’était une blague ». Je ne sais pas, je n’y étais pas, et je ne connais pas ton Chameau ;-) Faire la gueule ça ne marche pas forcément bien, surtout avec des petits, ils ont du mal à comprendre le lien de cause à effet (moi je suis toujours scotchée de voir leur capacité à passer instantanément d’une émotion extrême à l’autre, ils sont totalement dans l’instant). Par contre si tu es toujours fâchée lui dire « Je suis très fâchée contre toi car … et là je n’ai pas envie de te voir ou de faire des choses avec toi. » Et à froid refaire le film avec lui, lui dire que tu as eu mal, que ça t’a mise en colère contre lui, etc. Tu peux aussi lui dire que tu as envie d’essayer une nouvelle façon de régler les problèmes, que tu comptes sur l’aide de tout le monde pour trouver d’autres solutions. Ça a l’air cucul comme ça mais parfois dire les choses simplement peut être bénéfique pour tous.

    Je ne sais pas si ça t’aide beaucoup, en tout cas j’espère que tu trouveras tes marques.

    PS : moi non plus je ne joue pas beaucoup avec les enfants, ça me saoule vite ;-)

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Highlander était à table en train de déjeuner, donc je pouvais pas le sortir de là…
    Le problème avec le téléphone, c’est qu’on a qu’une seule pièce (où il capte bien) et c’est la pièce de vie. Et c’est très souvent pour le boulot et le Chameau le sait… :twisted: On garantit un accueil familial à nos clients et en général ils sont servis ;-)
    Je ne sais pas si j’ai envie de changer ma façon de faire… mais j’ai envie d’essayer en tous cas. Et puis le gros avantage avec lui c’est qu’il suffit bien souvent de « menacer » de punir, pour qu’il se calme direct.
    Oui je pense aussi qu’il était très mal à l’aise quand j’ai pleuré. la gueule ça a trop bien marché, ça lui a vraiment pas plu… il m’a dit d’ailleurs « je m’ennuie quand tu me parles pas ». Je lui ai dit tout de suite que je ne lui parlais pas parce que j’étais fâchée. Mais pour moi ça a été très dur. C’est moi qui me retrouvait presque puni en fait, enfin c’est l’effet que ça m’a fait… bizarre.
    On a refait le film à froid après quand j’ai été calmée. Et ça c’est bien terminé. Je lui ai demandé de me demander pardon et après on a fait un gros calin.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ali, bon c’est encourageant ! (et sinon je compatis, ils comprennent très vite sur quels boutons appuyer pour nous faire sortir de nos gonds ;-) )

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  31. J’ai aussi lu Gordon (après en avoir entendu parlé ici il y a quelques années, je crois) parce que ma plus jeune fille a toujours eu beaucoup de caractère, même tout bébé et m’a fait m’interroger sur l’autorité. Cela correspondait vraiment à ma façon instinctive de voir les choses, et cela fait du bien de le voir écrit, en plus détaillé, en plus argumenté, en plus illustré.
    Comme ça fait du bien aussi de voir ce billet et ses commentaires, et les exemples de chacune. Merci la poule!

    Avec ma petite (bientôt 3 ans), très vive dans tous les sens du terme, un truc qui marche bien ce sont les câlins. Notamment pour la frustration, si elle s’énerve, pleure et se met à taper partout, je la serre contre moi, je la contiens et je la câline à la fois, et ça l’aide beaucoup à sortir de la colère.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Dafodil, merci à toi pour ce commentaire ! Et bons câlins ;-)

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  32. Retour de 10 jours de vacances et 2 articles très intéressants La Poule !
    Quelle productivité !
    Je vais prendre du temps pour relire ces 2 articles (et vais regarder aussi de + près les livres cités)car moi aussi je suis contre la fessée et je ne supporte pas les parents qui hurlent systématiquement sur leurs enfants, je n’aime pas le chantage(si tu fais cela, tu auras ça)…
    Pour moi, c’est encore un peu « flou » car je n’ai qu’une fille de 13 mois et même si je sais ce que je ne veux pas, je n’ai pas encore l’expérience des situations de crise même si parfois la miss commence à me « tester », c’est encore « gérable », je m’en sors assez bien et reste (pour le moment) dans mes convictions mais c’est sûr que lorsque l’enfant nous pousse à bout, cela doit être dur parfois de garder son calme et de respecter ses idéaux en matière d’éducation …

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Opale, bonne lecture ! J’espère justement que cela t’aidera à rendre tout ça plus net et à forger ta propre vision des choses.

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  33. Sorti spontanément à ma fille (7,5 mois), qui s’énervait toute seule sur mon iPhone, pendant que j’étais en ligne sur un autre : « bébé, l’iPhone, soit tu le manges, soit tu le tapes par terre, mais décides-toi et ne t’énerve pas, sinon je te l’enlève ! ».
    Elle m’a regardé surprise, mais depuis, ça se passe bien : soit elle le mange, soit elle le tape par terre (je l’ai blindé). :smile:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, moi j’ai déjà explosé un i-phone donc je suis parano avec le nouveau (qui en plus est au Coq).

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  34. Pffiou voilà je voulais me coucher tôt et je suis tombée sur ces 2 articles et les commentaires associés! Je n’ai pas grand chose à ajouter mais juste saluer l’initiative et le boulot.

    Me concernant, j’ai vraiment en effet l’impression de « tâtonner » sans cesse, d’essayer certaines choses puis de les abandonner. Et souvent je me dis que mes enfants ne doivent rien y comprendre! :mrgreen:

    J’ai lu Gordon et j’en ai adopté quelques principes importants mais je trouve que le plus dur finalement c’est ça: garder le côté « instinctif » de ma personnalité (j’ai telle émotion face à telle situation, je suis humaine, je ne suis pas parfaite, je suis triste/j’ai envie de rire/en colère/j’ai eu peur, etc…) et en même temps avoir une réaction réfléchie et adaptée. Un combat quotidien! ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Bobine, je crois que tes enfants comprennent au moins que tu essaies et que tu veux faire de ton mieux ;-)

    Répondre

  35. Même si je sais que mon témoignage sera noyé dans la foule je tiens à indiquer que j’ai mis en application (non sans mal, il ne faut pas s’en cacher) tout ces bons conseils depuis une dizaine d’année et que je ne suis on ne peut plus satisfaite du résultat sur Fiston 11 ans et Puce 8 ans qui n’ont à priori rien d’enfant facile si il avait fallu les « dresser » à l’ancienne.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Anonyme, merci pour ton témoignage, je suis sûre que ça encouragera tout le monde !

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  36. Super article !
    J’ajoute juste une anecdote : en ce moment, ma fille (16 mois), demande et fait beaucoup de bisous à un peu tout ce qu’elle aime et je remarque que maintenant quand elle sent que je m’agace, très souvent elle me demande un bisou ou m’en fait un. Le pire c’est que c’est super efficace ! Comme quoi, il en faut peu parfois ;-) (On en reparle bien sûr le jour où elle se roulera par terre en hurlant, hein ?)
    (Sinon TRÈS bon choix avec Calvin !!! J’adore)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Catwoman, trop forte ta fille ! (et moi aussi grosse fan de Calvin et Hobbes)

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  37. Bon personne n’est parfait
    j’essaye pourtant mais avec mon grand de 12 ans, ma moyenne de 10, la petite de 5, plus les loulous que j’ai dans la journée( mon boulot d’ass mat), parfois le soir j’en peu plus
    alors j rale, je suis plus susceptible et j’envoie mes enfants dans leur chambre car j’ai besoin de décompresser
    je leur dit « j’ai besoin de calme, là je suis a bout »

    et ensuite je monte les voirs après avoir pu souffler un moment

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @assmatcoco, bien sûr, c’est normal de ne pas être au top tout le temps, et prendre un peu de temps pour recharger ses batteries est une bonne façon de gérer ça.

    Répondre

  38. Je tombe par hasard sur ce que tu écris et je suis tout à fait d’accord avec cet article et le précédent.

    j’ai aussi beaucoup pratiqué (les soirs où je pouvais) la consolation de l’enfant frustré (oui, tu es en colère et c’est désagréable, mais ça va passer). Cela ne m’empêchait pas de rester ferme sur le point en question (ou trouver une ‘bonne raison’ pour expliquer l’évolution de mon point de vue si je jugeais en faire trop finalement).

    Encore aujourd’hui (8 et 6 ans), je tente de lier la punition à la bêtise pour montrer le lien de causalité (qui peut être : je suis en colère, j’ai pas envie de te faire plaisir). Et penser à féliciter l’enfant qui ne se fait pas remarquer parce qu’il se conduit bien (c’est curieusement pas naturel du tout).

    En même temps, je ne pense que je ne saurais si je suis dans le bon chemin qu’après l’adolescence. Avant, c’est trop facile pour pouvoir affirmé qu’on a trouvé l’éducation ‘idéale’.

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Alixe, bienvenue alors ! Pour ma part je ne sais pas si j’ai trouvé l’éducation idéale mais j’ai trouvé une façon de vivre avec mes enfants qui semble nous convenir, et qui est le prolongement de ma « philosophie » sur ce sujet, même si j’essaie de l’améliorer comme je peux. Je ne crois pas que le résultat soit directement et seulement fonction de l’éducation : il y a plein de contre-exemples (personnes ayant eu une éducation pourrie et devenant des adultes épanouis et vice versa, en caricaturant).

    Répondre

  39. J’apprécie votre ton et vos idées, nous vous avons publiée sur notre blog.
    J’ai un petit point a rajouter sur « donner le bénéfice du doute », j’ai appris récemment que le cerveau humain (et oui même celui des adultes) n’intègre pas la négation.
    Lors d’une formation professionnelle où l’on abordait la communication non violente, le formateur nous a apprit cela: lorsque l’on formule notre phrase comme « ne touche pas à ça … », le cerveau primaire entend « …TOUCHE…A CA » d’où le fait que l’ordre ne soit pas appliqué comme on le souhaiterais!!
    J’ai trouvé ça très intéressant, mais aussi difficile à mettre en œuvre.

    Le deuxième point très important que l’on a apprit est que l’on a droit à l’erreur et qu’il ne faut pas hésiter à le dire « excuse moi j’ai été trop loin, je souhaite réajuster mes paroles … » avec bien entendu un vocabulaire plus adapté pour des enfants.

    Voilà un grand merci pour cet article, et voici 2 livres sur le sujet
    « apprendre la tendresse et papa maman écoutez-moi vraiment » tous les 2 de J. SALOME
    Dorothée

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Dorothée, eh bien merci à vous pour votre soutien et votre relai ! Jacques Salomé est une référence de communication non violente, même si j’avoue ne rien avoir lu de lui :oops:

    Répondre

  40. Ce texte me rejoint beaucoup, même si je pratique le retrait dans la chambre. J’en ai une qui fait des colères noires pour des riens. Des méchantes crises. Je la retire dans sa chambre et la laisse vivre sa rage, histoire de me laisser ventiler.

    Je vais toujours la consoler par la suite, elle n’y arrive pas par elle-même. Honnêtement, tout ce qui fonctionne chez nous, c’est le renforcement positif. Plus mes enfants sentent que je suis fière d’eux, moins ils veulent me décevoir.

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Danielle, « Plus mes enfants sentent que je suis fière d’eux, moins ils veulent me décevoir » :shock:. Hum… Ça ressemble beaucoup à du chantage affectif… Ça me rappelle ma mère qui avait le sens de la phrase qui tue, histoire de nous faire culpabiliser parce que nos bêtises la rendaient « tellement malheureuse » (avec les larmes aux yeux, ça marche beaucoup mieux… :evil: ). Lorsque ma sœur ou moi avions fait une grosse bêtise, je me souviens de son ton désolé lorsqu’elle nous disait qu’elle devait nous avoir « surestimées », histoire qu’on se sente bien merdeuse. L’éducation, ça ne devrait pas se réduire à être « fière » de ses enfants ou « déçue » par eux: les enfants n’ont pas à être « gentils » dans l’unique but de faire plaisir à maman… :roll:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, ta mère :shock: :evil: Bon après ce n’est pas une raison pour prêter de telles intentions à Danielle sur la base d’une seule phrase ;-)

    Répondre

    TimTadNo Gravatar a répondu :

    @Danielle, C’est une mauvaise méthode. Le « renforcement positif » est un autre nom pour la récompense. Beaucoup préfère « la carotte plutôt que le bâton ».
    Mais les effets à moyens et longs termes sont aussi destructeurs qu’une punition ; l’isolement dans la chambre est une punition d’ailleurs et pas une récompense.

    Un exemple d’un effet négatif : plus tard, quand ta fille aura un problème, elle fera ce que lui apprend, elle ira brouiller du noir seule dans sa chambre, et ne te parlera pas de ses problèmes.

    Mon conseil :
    Face à une crise, aussi énorme soit-elle, il ne faut pas intervenir. Pas « céder », mais pas consoler non plus, pas parler à l’enfant ou le punir… car tout ce que tu fais alimente sa colère, et la prochaine sera encore plus grosse…
    Il vaut mieux attendre, la laisser s’exprimer, écouter sa colère.

    « Tous les sentiments sont acceptables, mais pas les comportements ».

    Elle va se calmer à un moment ou un autre, 5 min, 15 min…
    Tant qu’elle est en colère, elle n’est pas dans un état où elle peut t’écouter. En revanche, quand elle s’est calmée, là, tu peux lui parler, lui demander si elle a fini de s’exprimer, si elle veut en parler, et pratiquer l’écoute active.

    Je te recommande le livre « Eduquer sans punir » de Thomas GORDON.
    L’auteur détail précisément pourquoi la récompense, dans le sens large du terme, est néfaste pour les enfants.
    Il parle aussi des effets de la punition bien sur, mais pour la récompense, c’est moins connu, et plus surprenant.

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Danielle, quand on en a la force, c’est utile d’accompagner l’enfant dans sa crise, de lui faire comprendre qu’il peut compter sur nous même dans les moments difficiles. Le renforcement positif, comme l’ont fait remarquer pétrolleuse et Timtad, ça dépend de ce qu’on met derrière. Je trouve qu’il est bien de souligner quand l’enfant a le comportement adéquat, mais effectivement il faut limiter la motivation à la carotte et éviter le chantage affectif. Il y a des trucs dans Gordon et dans Faber & Mazlish pour aider à une bonne formulation du positif, justement pour éviter notamment ce chantage affectif.

    Répondre

    TimTadNo Gravatar a répondu :

    Le renforcement positif ne doit pas être utiliser pour contrôler le comportement, sinon c’est du chantage affectif, et l’enfant pense qu’on ne les aime que quand il se comporte d’une certaine façon.
    Le renforcement positif sert à apprendre à un enfant à parler par exemple.

    J’ai un exemple, une expérience vécue.
    Je m’occupais de plusieurs enfants, dont un garçon de 2 an et demi. Il y a eu une semaine pendant pendant laquelle il faisait volontairement bêtise sur bêtise. J’utilisais à cette époque le coin et le renforcement positif… Bref, le jeudi, je l’ai pris à part, et je lui ai expliqué, en résumé, que c’est normal de faire des bêtises, que je m’attends à ce qu’il en fasse, que c’est un enfant, et que les adultes aussi font des bêtises, c’est pour ça que la police existe… mais que faire des bêtises tout le temps, ce n’est pas normal. Je lui ai dit que je l’aimais, toujours, même quand il fait des bêtises, et que je déteste le punir…
    Le lendemain, pendant que je cuisinais, il m’a dit avec conviction « Audrey, tu m’aimes même si je fais des bêtises. » je lui ai répondu oui et je l’ai embrassé.
    La série de bêtises s’est arrêté, mais s’il en faisait toujours de temps à autre.
    Ce sont des moments comme celui-là qui m’ont poussé à mieux communiquer ; le mot bêtise fait partie de ma liste des mots à ne plus prononcer.

    Comme le dit la chanson : « Il faudra toujours leur dire qu’on les aime… »

    Donc, si vous optez pour le renforcement positif, n’oubliez-pas d dire que vous les aimez !

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @TimTad, je ne sais pas si on « opte pour le renforcement positif » ;-) Il me semble que c’est plus complexe, on panache entre plein de techniques, plus ou moins spontanées. C’est aussi tout l’équilibre à trouver, entre garder un peu de spontanéité et améliorer sa communication et sa capacité à résoudre les conflits.

    Répondre

    TimTadNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oh si si je t’assure : on l’enseigne même à la formation des assistantes maternelles !!! :shock:

    et puis, rien que le fait de le dire, qu’on utilise le « renforcement positif », prouve, à mon sens, qu’on le fait consciemment.
    Mais à mon avis, c’est surtout parce qu’on croit que c’est mieux que la fessée et les violences physiques… sans connaître les conséquences, et surtout parce qu’on ne connait pas d’autres méthodes.

    mais c’est sûr c’est complexe. Je suis persuadée de m’en servir à mauvais escient, mais s’en m’en rendre compte sur le moment… et les habitudes sont tenaces !
    Écrire mon blog est un outil pour me remémorer ma journée, réfléchir, et chercher d’autres solutions, au calme :)

    Répondre

  41. Je te rejoins sur tous ces points même si je me pose encore de nombreuses questions. Je voulais juste partager une « expérience éducative » vécue avec bibou1 (3ans et demi maintenant).
    Nous entendons et accompagnons ses « crises de frustrations » mais lui expliquons en même temps que ce n’est pas ainsi que l’on obtient ce que l’on désire. Est-ce que maman ou papa se roule par terre, tape du pied, hurle, pleure … lorsqu’il n’a pas ce qu’il souhaite ?
    Et la plupart du temps, une fois calmé on lui demande de reformuler sa demande « correctement ». On lui répond alors calmement.
    Soit on estime que sa requête est finalement justifiée (mais le « non » était parti trop vite cause de fatigue, stress, négligences …) et à ce moment là on accentue le fait que c’est bien demandé, qu’il a fait un effort et donc que l’on accepte (ce qui l’encourage à demander les choses « calmement »).
    Soit ce qu’il demande n’est pas négociable ou pas possible dans l’instant et à ce moment là on explique ou on reporte dans la liste des choses envisageables plus tard (par exemple on écrit sur la liste de courses -noter quelque part « marche bien » avec bibou1).
    Ce qui montre à l’enfant que l’on tiens compte de son ressenti mais que tout n’est pas réalisable « dans l’instant ».
    Cette pratique espace les crises puisque que l’enfant sait qu’elles ne mènent à rien de constructif.
    Je n’aime pas trop l’idée de changer d’avis après une crise type « hurler en se roulant par terre » car j’ai l’impression que cela incite l’enfant « à réemployer en cas de besoin », ce qui est négatif pour lui dans sa construction.
    Écouter et prendre en compte son désir, je suis tout à fait d’accord mais je crois que notre rôle est aussi de l’encourager à modifier (améliorer) sa façon de communiquer.
    Nous pratiquons aussi le plus souvent possible la réparation ou les excuses pour mettre un terme au « souci » rencontré et pouvoir passer sereinement à autre chose.
    Bibou2 est encore petit (7 mois).
    L’aventure continue !

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    EmmaNo Gravatar a répondu :

    :oops: un peu décousu mon propos je crois :???:
    J’en profite pour ajouter le lien vers une émission en 5 épisodes à écouter sur : http://blogues.radio-canada.ca/enfancepourlavie/ (pour celles et ceux qui n’ont pas déjà écouté !), il y a un épisode sur l’enfant roi où l’on peut trouver aussi des avis intéressants.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Emma, il y a plusieurs autres façons de faire comprendre à l’enfant que ce n’est pas un mode de communication acceptable : souligner quand il fait bien, être soi-même un modèle, lui signaler que même si on accède à sa demande on n’a pas apprécié cette façon de faire… et elles ne sont pas exclusives entre elles ;-)

    Répondre

    EmmaNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, je suis tout à fait d’accord ;-)
    Je voulais juste proposer une piste supplémentaire qu’est « la reformulation dans le calme » car je trouve que c’est important de lui faire comprendre qu’une « crise » ce n’est pas LA solution qui va résoudre son problème.
    Merci de nous donner la possibilité d’ajouter des pierres à l’édifice :grin:

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    michmaaNo Gravatar a répondu :

    @Emma,

    En effet, une crise n’est pas la solution mais il me semble que là encore c’est une histoire de point de vue. Il me semble qu’un bambin n’est pas toujours capable de gérer sa frustration autrement. donc je n’aurais pas tendance à tenir bon parce que l’enfant fait une crise mais plutôt à tenir bon parce que j’ai une bonne raison de tenir bon. C’est sûr que si on lâche le morceau parce qu’il y a crise ça va devenir un moyen de demander mais d’un autre coté parfois je refuse rapidement quelque chose, l’asticot insiste ou commence à chouiner et à ce moment là je me demande si ça vaut une crise ou pas, je cède, je propose une solution alternative ou je tiens bon. Mais à aucun moment je ne me préoccupe réellement de la forme. (bon, l’asticot à 21 mois, on essaie d’insister notamment par l’exemple sur « s’il te plait » et « merci » mais guère plus).
    Par contre là où on n’est pas d’accord avec son papa c’est que j’aurais tendance à assumer la crise jusqu’au bout genre : « non, on ne donne pas le ballon dans la rue parce que c’est dangereux. Je te le donnerai au parc ». J’ai tendance à le répéter beaucoup pendant que l’enfant pleure jusqu’à la résolution de la crise. Le Géant est plus en faveur de la diversion genre « Regarde, je fais un tour de magie et hop ! il est parti ! ». Je trouve parfois que c’est facile et qu’en fait ça n’apprend rien à l’enfant de lui faire oublier ce qu’on lui refuse, et donc la raison du refus.
    Sur ce point cela me fait pensé à la conversation que vous avez eu avec Ali à propos du vol de bonbon. Moi je crois que j’aurais volontairement laissé le sac à portée de main, que ce n’est pas toujours une solution de prévenir le conflit. Nous avons pris le parti de ne mettre hors de portée que les choses réellement dangereuses ou précieuses, pour le reste (tant par confort personnel que par impossibilité technique) il me semble que l’enfant doit comprendre qu’il y a des choses qui ne sont pas à lui et auxquelles il ne doit pas toucher. Ce faisant, je vais plus ou moins volontairement à la confrontation. Mais l’Asticot ne m’a certainement pas encore montré tout son potentiel…

    Répondre

    EmmaNo Gravatar a répondu :

    @michmaa, c’est vrai que l’âge de l’enfant est important. Le mien (l’ainé) a 3 ans et demi parle très bien. Nous avons tout à fait conscience que ses crises ne sont pas volontaires mais il nous semble important de lui montrer que ce ne sont pas elles qui nous font ou non changer d’avis. Nous avons pris compte de son ressenti mais c’est « de bien demander » qui va aboutir (ou non) pas les cris ou les pleurs. Quand il était plus petit « pléplé » nous suffisait. Bien-sûre il y a des moments où même parfaitement bien demandé ce ne sera pas négociable, on dira alors « c’est très bien demandé mais là ce n’est pas possible ou dangereux ». Parfois on explique mais il y a des cas ou comme le disait Alixe « c’est comme ça et non négociable, point ». Je crois que pour un enfant les règles doivent être claires : si c’est non, non, non puis finalement oui sans qu’il y est quelque chose de « positif » sur lequel justifier le changement d’avis, le NON perd alors de son sens (ce qui peut-être dangereux dans certaines situations. Pour moi prendre en compte sa colère, son désir c’est essentiel mais lui apprendre qu’il y a des choses qu’il ne doit pas faire c’est mieux.
    Pour ce qui est de la « diversion », il nous arrive aussi de l’utiliser, cela dépend des situations.
    Par contre en ce qui concerne l’aménagement de l’espace, les règles sont clairement établies, nous n’avons pas réaménager la maison et nous n’avons pas eu trop de « casse ».
    Je pense qu’il n’y a pas de recette miracle valable pour tous les parents et tous les enfants.
    Nous acceptons de tâtonner, de ne pas toujours savoir mais notre guide reste de « faire du mieux possible avec tout notre amour ».
    Je trouve que ces échanges prouvent notre préoccupation de bien (mieux) faire.
    PS : « la conversation que vous avez eu avec Ali » :?:

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    EmmaNo Gravatar a répondu :

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    AlixeNo Gravatar a répondu :

    Sur la diversion : je l’ai utilisée aussi, pour aider l’enfant à se calmer. C’est seulement quand il est calme qu’il est capable de comprendre le pourquoi.

    Donc diversion sur le coup (surtout quand on est fatigués et en public), puis explication (répétition, généralement) à la première occasion venue.

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    EmmaNo Gravatar a répondu :

    @Alixe, Merci pour « tes pierres ajoutées à l’édifice », ce que je ressens est souvent très proche de ce que tu mets en mots.
    As-tu une référence plus particulière de livre à me conseiller ? (Je viens de commander les deux tomes de Parents efficaces et Éduquer sans punir de T Gordon)

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Emma, la « conversation » avec Ali, je crois qu’elle est dans les commentaires du précédent billet (mais un peu la flemme de me lancer dans la spéléo là :roll: :mrgreen: ).
    Sinon pour la diversion, pour compléter ce que tout le monde a déjà dit, ça me rappelle un passage de « Retrouver son rôle de parent » où les auteurs expliquent que justement, la diversion marche d’autant mieux que l’enfant est petit et immature et donc a des difficultés à gérer les sentiments contradictoires (« j’ai très envie de jouer au ballon maintenant » et « c’est dangereux de jouer dans la rue » par exemple). Quoi qu’il en soit même s’il est parfois sain que l’enfant fonde son fusible une bonne fois, il y a aussi des situations où il vaut mieux l’éviter (on est soi-même à bout et pas à même de l’accompagner sereinement, on se trouve dans un lieu public style train où cela va incommoder tout le monde, on est déjà en retard pour partir à l’école/crèche/nounou/autre…). Dans ce deuxième cas la diversion est un outil utile.

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    michmaaNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse,

    certes, la diversion marche très bien quand l’enfant est petit mais qu’en disent-ils justement dans « retrouver on rôle de parent » ? Est-ce bénéfique ? nécessaire ? néfaste ?
    Je n’accroche pas à tout ce que dit Aletha Solter mais pour le coup, pour moi, ne pas faire diversion, cela revient à laisser l’enfant exprimer ses sentiments et donc, faire diversion, c’est en quelque sorte les réprimer. Concrètement, il me semble que l’enfant frustré/triste/en colère a bien le droit de l’exprimer d’une manière ou d’une autre.
    Bon, c’est sûr, dans le train j’aurai pitié des oreilles des voisins !

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    TimTadNo Gravatar a répondu :

    @michmaa,
    Je suis d’accord avec toi.
    Je n’aime pas la diversion car j’ai l’impression d’empêcher l’enfant de s’exprimer…
    Dans un lieu public, ou même privé d’ailleurs, je le laisse s’exprimer, puis j’essaie d’exprimer par des mots ce que je pense qu’il vit, pour qu’il se sente comprit.
    Parfois, juste le fait de l’entendre suffit à calmer.
    Et parfois non, et l’enfant pleure encore un peu doucement (si je l’ai bien compris) ou plus fort (si je me trompée :mrgreen: )
    Mais au bout d’un bout moment, après, j’utilise la diversion. Pour passer à autre chose, et pour aider l’enfant à se calmer…
    Et pour les voisins dans le train, désolé pour eux !
    Ca ne dure pas des heures non plus quand même !

    Répondre

    EmmaNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, « la « conversation » avec Ali » ce n’était pas moi :sad: mais c’est un détail !
    C’est vraiment sympa de partager nos expériences … je me pose beaucoup de questions (et je pense que ce n’est que le début). Je crois que l’on peut piocher par ci par là de bonnes idées, des choses applicables dans notre famille avec nos enfants, notre conjoint, faire des essais (beaucoup d’essais) pour s’approcher le plus possible de nos idéaux histoire de limiter les soirs où l’on s’endort en se disant « là c’était pas terrible la gestion de crise ! » :oops: (c’est du vécu :sad: ) mais ceci est valable pour bien des sujets et pas uniquement pour nos relations avec les enfants ;-)

    Répondre

  42. Bonjour,

    J’aime beaucoup ton article, particulièrement le dernier passage sur le bénéfice du doute.
    « Selon Isabelle Filiozat, un tout petit qui fait exactement ce que vous venez de lui interdire en soutenant votre regard cherche en réalité à ce que vous lui confirmiez que oui, c’est bien cela qui est interdit. »
    Selon moi, elle a tout a fait raison sur ce point.

    Les enfants, dès leurs plus jeune âges « trouvent notre corde sensible » comme dit mon coq, qui n’en revient toujours pas…

    Une astuce : leur donner un POUVOIR POSITIF.

    Par exemple, quand mon fils voulait attirer mon attention, il allait aux poubelles… Il savait que j’allais toujours lui le stopper, peut importe mon occupation (avec des invités, au téléphone, etc…)
    J’ai donc trouvé quelque chose qu’il peut tout le temps faire pour attirer mon attention, avec la même force qu’un interdit.
    Quand il se cache derrière un rideau (transparent ou pas), je fais semblant de le chercher en disant « Mais, où est mon garçon ? » Il sort en disant « Ah ! ».
    Je fais bien attention à toujours réagir.
    C’est plus agréable pour tout le monde, et en plus, même chez les autres, il y a toujours des rideaux où se cacher :mrgreen:

    Autre chose, comme l’a dit @Dorothée, quand c’est possible, il est plus efficace de formuler des phrases positives que négatives, comme par exemple « marche » au lieu de « ne court pas »… C’est une habitude à prendre…

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @TimTad, merci pour les trucs !

    Répondre

  43. Pour ajouter ma pierre à l’édifice :
    – j’ai mis très tôt en place des mots clés pour montrer le degré de négociation possible :
    :arrow: « c’est dangereux » : 0 négociation. Justification : « je te protège. »
    :arrow: « c’est interdit » : peu de négociation possible, mais aménagements envisageables. Justification « je te montre ce qui est bien de faire ou non. »
    :arrow: « pas maintenant » : à remettre plus tard ou à négocier. Justification : « on fait ce qu’on a envie chacun son tour. Là, c’est mon tour, ce sera le tien plus tard »

    Accompagné par le ton adéquat, on peut faire passer ces nuances même avec des petits enfants.

    Je suis aussi pour l’accompagnement d’un enfant en colère, ne serait-ce que pour mettre des mots sur ce qu’il ressent : « tu es en colère parce que tu ne peux pas faire ça, je comprends que ce soit désagréable mais on ne peut pas tout avoir. N’ai pas peur, ça va passer. Cela m’agace quand tu cries, mais je t’aime toujours autant. Quand tu seras calmé on se fera un bon câlin pour se consoler ».

    Enfin, je préciserai que compter sur la volonté d’un enfant de faire plaisir à ses parents n’est pas forcément du chantage affectif, car l’enfant a vraiment envie de nous faire plaisir. J’ai pas tout aimé dans « les enfants viennent du Paradis » de John Gray, mais j’ai aimé sa manière de conseiller de tabler sur cette envie et pousser l’enfant à coopérer, plutôt que le contraindre.

    Il est important de différencier la conduite de l’enfant, de ce qu’il est lui-même, pour lui montrer qu’on a confiance en lui. Lui asséner ‘tu es méchant’, est contre-productif car, pour nous faire plaisir, il inconsciemment va chercher à l’être pour correspondre à notre vision de lui.

    De plus, la colère qu’il ressent lui fait peur, car il ne la maitrise pas et il craint qu’elle lui fasse perdre notre amour. L’angoisse le rend encore plus en colère, c’est un cercle vicieux.

    Donc, adopter un discours sur ce modèle : ‘ta conduite est agaçante, ta colère me déplait, mais je sais que tu peux être très sage. Quand la vilaine colère sera partie, je sais que je retrouverai mon gentil petit garçon’. On peut ajouter ce qu’on fera de sympa à ce moment pour lui donner un truc auquel se raccrocher.

    ça fait bizarre, mais ce sont juste des tics de langage à prendre (et adapter).

    Dernier point : se raccrocher à ces méthodes, y penser pendant la crise, nous aide à prendre du recul et nous calme nous-mêmes. C’est donc plus facile à mettre en oeuvre qu’il n’y parait.

    Répondre

    TimTadNo Gravatar a répondu :

    @Alixe,
    « Enfin, je préciserai que compter sur la volonté d’un enfant de faire plaisir à ses parents n’est pas forcément du chantage affectif, car l’enfant a vraiment envie de nous faire plaisir. J’ai pas tout aimé dans « les enfants viennent du Paradis » de John Gray, mais j’ai aimé sa manière de conseiller de tabler sur cette envie et pousser l’enfant à coopérer, plutôt que le contraindre. »
    J’ai lu ce livre de John Gray. J’aime beaucoup ses autres livres, mais celui-là ne m’a pas plu. L’un de ces 5 principes, c’est « on n’oublie pas que c’est papa et maman qui commandent » un truc dans le genre. Je préfère la méthode Gordon, où c’est nous, ensemble, qui cherchons, proposons, et décidons d’une solution commune.
    C’est un spécialiste des relations de couple, mais en ce qui concerne les enfants, je ne crois pas.
    Je ne suis pas d’accord avec l’idée de pousser les enfants à nous faire plaisir. A long terme, les conséquences peuvent être dramatiques (la pire des conséquences : des enfants modèles qui se suicident, parce qu’ils savent plus qui ils sont… )
    Il faut influencer les enfants pour qu’ils respectent nos besoins, mais il faut les aider à se connaitre, développer leur confiance en eux, et aussi qu’ils sachent se défendre et faire respecter leurs propres besoins, y compris et surtout à la maison.

    Pour le reste, les tons, l’accompagnement de la colère… je suis d’accord avec toi :)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Alixe et TimTad, effectivement l’enfant veut faire plaisir à l’adulte (mais l’adulte veut aussi faire plaisir aux autres, c’est une disposition plus courante qu’on ne croit ;-) ). On mise là-dessus quand on veut mettre en oeuvre une éducation « sans violence », mais effectivement il faut prendre garde à ne pas mettre trop de pression sur l’enfant (notamment par du chantage affectif). C’est aussi une conséquence de la relation d’attachement : l’enfant compte sur l’adulte pour l’aider à s’orienter et à survivre, donc naturellement va suivre ses directives (en théorie du moins :mrgreen: ). Bref comme toujours un équilibre subtil, à travailler au quotidien (et avec des ratés de temps à autre, en tout cas chez moi :oops: :mrgreen: ).
    Et John Gray ? j’ai lu son best seller « les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus », disons que ça ne m’a pas donné envie de lire les autres :roll: :mrgreen:

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    TimTadNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, si tu n’as pas aimé le premier livre de J. Gray,, à mon avis, tu n’aimeras pas plus les autres :mrgreen:
    C’est dans le même ton, et avec un style toujours aussi répétitif :mrgreen: Mais j’aime bien, pour diverses raisons, sans rapport avec sujet actuel :o

    Les enfants, en tout cas les jeunes, aiment toujours leurs parents, même les pires bourreaux… et essaient toujours de faire plaisir aux parents.
    Et si ce n’est pas par amour, c’est par peur ou par crainte d’être puni…

    je suis contre le chantage affectif, sous toutes ses formes, même entres adultes :mrgreen: même très peu, car chacun a sa propre capacité à supporter la pression, et la limite, personne d’autre que soi-même ne le sait, et encore !
    mais on en fait toujours, sans s’en rendre compte… alors je préfère ne pas en faire consciemment…

    Répondre

    AlixeNo Gravatar a répondu :

    @TimTad, et Poule pondeuse : comme je le disais, j’ai pas aimé ce livre à 100% et je ne le conseillerais pas comme unique livre de référence.

    Cependant, j’adopte régulièrement le ‘parce que je l’ai dit’, tout simplement parce qu’on ne peut pas être tout le temps dans la négociation. Quand l’enfant sait qu’il est sale, qu’il doit se laver, qu’il est tard et qu’on a juste le temps de le faire avant de manger, qu’il doit se coucher tôt parce que le lendemain il a classe, et qu’il traine encore en tentant de gagner du temps, on est arrivés au bout des arguments. A ce niveau, l’autre alternative est de le trainer sous la douche. Je pense qu’il préfère y aller en trainant les pieds et disant que c’est pô juste (et ensuite ne plus vouloir sortir parce que le bain c’est sympa).

    Pour ce qui est de faire plaisir, là aussi, cela dépend comment c’est géré. Je ne monnaye pas mon amour, mes enfants savent que je les aime autant quand ils sont insupportables, je le leur dit. Par contre, s’il font des efforts particuliers (j’inclus dedans ce qui est normal de faire mais qui leur a manifestement coûté), il faut penser à le souligner ou leur accorder un privilège en plus (lire un chapitre de plus le soir, cuisiner ce qui leur fait particulièrement plaisir). C’est valoriser la performance et je pense que cela les amène à faire plus volontiers à faire cet effort. En parallèle on peut montrer que nous aussi on s’arrange pour faire plaisir à notre entourage, et qu’on le fait parce qu’on trouve ça agréable, pas forcément pour une récompense matérielle.

    A nous également de leur montrer qu’on peut aimer quelqu’un même s’il a des défauts, pour qu’ils sachent qu’ils ont le droit de ne pas être parfaits.

    Enfin bref, c’est une question de dosage.

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  44. Merci pour ce précieux article. Je cherchais de nouvelles pistes pour trouve rune alternative à « maman crie » contre son fils de 3 ans qui est insolent. J’en profite pour te faire une bise.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Marjoliemaman, super, j’espère que tu trouveras quelques idées qui fonctionneront pour vous. Bise aussi !

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  45. Je ne dis jamais à mes enfants qu’ils me déçoivent, ni qu’ils sont « méchants » ou « pas bons ». Par contre, dès qu’ils font quelque chose de bien, je le souligne. Ainsi, ils sont fiers d’eux et savent que maman apprécie ce qu’ils font et ce qu’ils sont. Quand ta mère a confiance en toi, tu ne veux pas « briser » ce lien et tu fais ce qu’il faut pour le garder. L’expression « décevoir » peut heurter. Mais si on ne peut pas punir, ni réprimander, ni donner une « conséquence », ni faire du renforcement positif, moi je démissionne.

    J’ai quatre petites filles épanouies, âgées de 12 à 1 an, qui vont bien à l’école, ont des amies, sont autonomes, aiment la vie et qui, pour l’instant n’ont pas encore besoin de psy (je sais, ça viendra). Je ne peux pas avoir tout faux dans mes méthodes d’éducation!

    C’est fou la propension qu’ont certaines à condamner les autres à partir d’une seule phrase. Les concours de « qui est la meilleure maman », je n’y participent plus depuis des lustres. Je préfère le rire, l’entraide et l’admission de mes débordements! Quand des mamans se confient les « vraies choses », plutôt que de parler des « meilleures » méthodes, ça donne plus de résultats! Il n’y a pas de mères, ni d’enfants parfaits malheureusement.

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  46. J’oubliais, le renforcement positif… je ne mets « rien derrière ». Je ne fais que souligner ce qui va bien, plutôt que ce qui va mal. À quatre enfants, j’ai vite compris que les récompenses ne mènent à rien. Qu’il ne faut pas en abuser.

    Et oui, après une crise. On se parle et on se fait un gros câlin. Mais, je ne suis pas là pour convaincre qui que ce soit de mes méthodes. Nous sommes globalement heureux en famille et c’est ce qui compte!

    Je sourcille quand je lis des affirmations à l’effet que telle ou telle méthode n’est pas bonne. Tant qu’il n’y a pas de manipulation émotive, de cruauté physique ou mentale, qu’on est cohérent comme parent et que la « méthode » fonctionne, pourquoi vouloir à tout prix adhérer à la meilleure approche?

    Mais qu’est-ce que je fais ici à débattre de tout ça, moi? ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Danielle, ah ce n’est vraiment pas facile pour chacun de faire passer toutes les nuances nécessaires, d’autant plus que nous ne mettons pas tous la même chose derrière les mêmes mots. Et puis pour ma part je trouve aussi pas évident de trouver l’équilibre entre faire au mieux en évitant des formulations malencontreuses et garder quand même une certaine spontanéité. Donc en discutant dans les commentaires on finit par couper les cheveux en quatre, et puis dans la vraie vie on fait comme on peut. En bref encore une fois il est hors de question de faire le concours de la meilleure maman, et il est évident pour moi que toutes les personnes qui prennent le temps de venir débattre de tout ça ici sont des super parents.

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  47. Bonjour,

    En fait, j’ai un peu envie de me faire l’avocat du diable.
    en matière d’éducation respectueuse, en général j’adhère sur un plan théorique mais sur le plan pratique, je me demande toujours jusqu’où on doit aller et en fait, si je pousse le raisonnement jusqu’au bout, j’ai parfois l’impression de tomber dans l’absurde ou en tout cas dans l’invivable.
    D’abord, on n’utilise aucune forme de violence et on explique. D’accord mais quid alors de la contrainte physique ? Concrètement, avec les jeunes enfants on passe notre temps à les prendre d’un endroit pour les mettre dans un autre même s’ils expriment leur désaccord. On les change même s’ils ne veulent pas, on les déplace mille fois des endroits vers lesquels ils veulent aller vers d’autres bien moins intéressants, etc…
    Par ailleurs, Lapoule, toi même tu évoques la problématique des horaires de coucher et de repas mais est ce que cela n’est pas contradictoire avec ce qui serait un « respect du rythme de l’enfant » ?
    Et enfin, raisonner et expliquer à un jeune enfant n’est ce pas aussi exiger de lui une maturité qu’il n’a pas ? Parfois, il me semble que « c’est comme ça parce que c’est moi qui décide » peut aussi être une réponse adaptée, plus simple, et pourquoi pas plus saine.

    J’aime beaucoup ces deux articles et ceux qui ont précédé mais je me dis qu’il faudrait aussi des articles « éducation respectueuse appliquée » notamment pour certaines thématiques récurrente du type coucher et repas.

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    TimTadNo Gravatar a répondu :

    @michmaa, avec les tout-petits, tu te sers forcément de la « violence », de ta force physique supérieure.
    Il y a deux grands domaines où il n’y pas d’autres solutions (ou alors j’aimerai bien le savoir ? ).
    Les soins.
    La sécurité.
    Et troisième domaine, variable en fonction de chacun : nos propres contraintes (déposer bb chez la nounou pour aller travailler).

    Souvent, on peut faire autrement, par exemple prévoir plus de temps à l’avance pour être moins pressé et que l’enfant ait le temps de faire lui-même ce qu’il veut (comme mettre un quart d’heure pour chausser ses chaussures… :lol: ).

    Avec ce que LaPoule décrit plus haut, on a la possibilité de réduire considérablement cette violence.

    Raisonner et expliquer à un jeune enfant ? Globalement, ils peuvent comprendre, avant même de savoir parler, tout ce qui les concernent directement.
    Si tu leurs expliques qu’en étant en retard, ton patron va râler, ils ne comprendront pas.
    Mais si tu leurs expliques un interdit parce qu’ils vont tomber et se faire mal par exemple, ils comprennent.
    Parfois, pas sur le moment, mais le fait de leur expliquer la même chose, à différents moments, différents contextes les aident à comprendre. Ils comprennent souvent plus que ce que l’on croit…
    Et s’ils ne comprennent pas sur le coup, ce n’est pas grave. Au moins, on leur a donné l’explication, qu’ils comprendront plus tard (des fois le lendemain :mrgreen: )
    C’est mieux, je pense, que de ne pas donner d’explication du tout… au moins ils peuvent y réfléchir et cogiter.
    Je suis pour expliquer, mais pas raisonner dans le sens faire la morale… même les plus petits sont capables de réfléchir et de tirer des conclusions, si on leur laisse le temps… et ils trouvent souvent des solutions auxquelles on ne s’attend pas :o .
    Sauf si leur sécurité est immédiatement en cause…
    bah, il y a toujours des « sauf ».

    Pour les thématiques récurrentes quotidiennes, j’essaie d’y répondre dans mon blog, car beaucoup demandent comme toi plus que de la théorie ;-)

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @michmaa, je crois qu’on est tous d’accord que nous ne vivons pas dans un monde parfait ! Et donc n’étant pas parfaits nous-mêmes, nous faisons en permanence des compromis, des choix, bien moins que parfaits. Il est clair qu’on ne vit pas dans un bouquin ! Et personnellement même si je lis beaucoup j’essaie de faire attention à ne pas calquer à toute force le bouquin sur la réalité. Donc pour moi la pratique est plus d’essayer dans les situations de conflit de prendre du recul, de chercher la solution la moins violente pour toutes les parties.
    Pour revenir à la différence physique, eh bien c’est clair que ça fait partie de la particularité de la relation adulte-enfant (surtout bébés et bambins). Je crois qu’on ne peut pas s’en affranchir (cela nous permet aussi de les porter, de les protéger etc) et que c’est à nous, adultes, de l’exploiter de façon responsable. Comme tu le dis, respecter l’enfant ne veut pas dire l’accabler de responsabilités qu’il ne peut assumer. C’est aussi évaluer son degré de maturité pour justement prendre en charge pour lui ce qu’il ne peut faire, et notamment garantir au mieux son bien être physique, à court et long terme (donc être propre, prendre des médicaments, ne pas tomber du 5ème étage etc).

    Répondre

    babydoo74No Gravatar a répondu :

    @michmaa, « éducation respectueuse appliquée » :-) . En fait, l’éducation respectueuse est a priori un terme qui va dans le sens du respect de chacun, c’est-à-dire que c’est des idées/outils/principes utilisés dans la relation et non pas seulement vers une personne en l’occurrence l’enfant. Respectueux de l’enfant ET des adultes qui s’occupent de lui, dans leurs compétences, émotions et « pétages de câble » aussi ;-). D’où mon « slogan » pour mon activité d’accompagnement « pour une parentalité respectée et respectueuse de chacun » , de chacun comme il est et comme il évolue :-).

    L’enfant est un être en relation, comme tout être humain :-) . Et c’est comme ça qu’il se construit, en lien avec sa culture familiale nécessaire à la construction de son identité. Sa culture familiale c’est aussi la manière qu’ont ses parents d’interagir avec lui, de réagir à ses comportements, de gérer les leurs, d’accueillir leurs propres émotions, de maintenir leur propre système interne stable ou non etc…

    Le fait de réfléchir à être le plus respectueux POSSIBLE dans l’éducation de son/ses enfant-s ;-) est effectivement une manière d’apprendre à se connaître soi et d’amener aussi du respect de soi, dans nos compétences et nos incompétences. Cela permet d’aider la culpabilité, toxique, à s’envoler.
    Nous sommes tous comme nous sommes, nous évoluons et avançons chacun à notre façon; le fait d’échanger entre parents et de chercher des façons de faire plus respectueuses nous amène aussi à prendre conscience de nous-même, de nos propres comportements, à nous donner plus de respect à nous-même, plus de conscience, ce qui retentit sur nos poussins, en chemin eux aussi :-) .
    Lors de nos « pétages de plomb » c’est le regard que nous portons dessus, sur nous-mêmes et nos propres limites, qui va être respectueux ou pas, et qui va donner l’exemple à nos enfants de la manière dont familialement on gère ça. Exemple qu’ils suivront ou pas, ce sera de toute façon une/des bases à partir desquelles ils vont se construire, avec un sentiment d’appartenance familiale vital au début, poursuivi ensuite ou amené en rejet puis base qui leur permettra de construire leurs propres modes de relation, … comme nous l’avons fait nous-même à partir de nos propres expériences précoces et plus tardives. :-)

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  48. Un article sur le bouquin de la psychanalyste Alice Miller « C’est pour ton bien, Racines de la violence dans l’éducation de l’enfant »:

    http://www.rue89.com/2011/06/12/relire-alice-miller-qui-lie-la-violence-contre-les-enfants-et-celle-de-la-societe-208184

    Non, non, je bosse pas pour Rue89… :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, je ne l’ai pas lu celui-là mais ça fait un bail que j’en entends parler…

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  49. Une info reçue dans ma boîte mail qui peut peut-être vous intéresser aussi :

    ———- Message transféré ———-
    De : Olivier Maurel
    Objet : Un nouveau colloque sur la violence éducative

    Bonjour,

    Cette année encore, la Fédération française de psychothérapie et psychanalyse (FF2P) organise à Paris un colloque sur le thème de la violence éducative, les 19 et 20 octobre 2011. Il portera plus spécialement sur les effets de cette forme de violence sur l’attachement et l’empathie naturelles des enfants.

    Vu le succès du colloque d’octobre dernier qui avait fait le plein dès le début du mois de juillet, la FF2P a prévu cette fois une salle beaucoup plus grande, mais si ce colloque vous intéresse, il est prudent de vous y inscrire rapidement, d’autant plus que jusqu’au 31 juillet le tarif est de 120€ au lieu de 140 pour les deux jours. D’autant plus aussi que, cette année, le colloque est réalisé avec le soutien de la Fondation pour l’enfance qui, par la campagne télévisée qu’elle a réalisée, s’est engagée dans l’action pour une éducation sans violence. Elle va donc appeler ses membres à participer à ce colloque.

    Vous pourrez trouver le programme de ce colloque, la liste des intervenants et les renseignements nécessaires pour vous y inscrire à l’adresse :
    http://www.colloques-ff2p.com/colloque2011/accueilcolloque2011.html

    Participeront notamment à ce colloque en tant qu’intervenants :
    – Guy Corneau, psychothérapeute québécois très connu ;
    – Isabelle Filliozat ;
    – et, sous réserve qu’elle soit libre à ce moment-là, et elle a dit qu’elle ferait tout pour l’être, Maud de Boer Buquiccio, secrétaire générale adjointe du Conseil de l’Europe et responsable de la campagne européenne pour une éducation sans violence.

    Les soirées du 19 et du 20 octobre nous permettront de voir deux spectacles :

    – Le premier est une pièce de théâtre sur les droits des enfants : Immenses et minuscules, par l’Atelier du possible. Nous l’avons vu, ma femme et moi, et nous l’avons trouvée très vivante, très poétique, souvent drôle, souvent émouvante. Et en plus partiellement inspirée de mon livre La Fessée, c’est tout dire ! :-))).

    – Le second est un film réalisé par Michel Meignant et qui consiste en grande partie en une interview du psychanalyste Jeffrey Moussaïeff Masson, ancien directeur des archives de Freud et auteur du livre Le Réel escamoté, qui a révélé les raisons du passage de Freud de la théorie de la séduction à la théorie des pulsions. Ce livre a fait scandale au moment de sa parution car il révélait sur Freud des faits longtemps dissimulés. Michel Meignant, président de la FF2P, est allé le rencontrer en Nouvelle-Zélande. A tous ceux qui n’ont pas lu Le Réel escamoté, et aussi à ceux qui l’ont lu, ce film permettra une meilleure connaissance des conditions dans lesquelles a été créée la psychanalyse.

    Merci de signaler ce colloque à tous ceux de vos amis qui peuvent être intéressés. La FF2P fournit sur demande une attestation de participation validant deux jours de formation.

    Amicalement.

    Olivier

    PS Je vous signale aussi, sur le site de l’OVEO (www.oveo.org) deux lettres ouvertes récentes que j’ai envoyées à Natacha Polony, journaliste au Figaro, et à Boris Cyrulnik qui ont critiqué la campagne télévisée de la Fondation pour l’enfance sans être vraiment informés sur la réalité de la violence éducative. Paraîtra aussi bientôt sur le même site une lettre au psychiatre Patrick Huerre. Parce qu’elle est le signe d’un progrès de notre cause dans l’opinion publique, la campagne de la Fondation pour l’enfance a suscité des réactions particulièrement violentes. A la suite de mon interview dans Le Monde des religions, j’ai même été accusé, sur le site de l’Actualité chrétienne, d’être inspiré par l’Antechrist, pas moins ! Il est donc important de répondre inlassablement aux arguments qui nous sont opposés.

    L’action pour une parentalité sans violence, comme celles, en d’autres temps ou en d’autres lieux, contre l’esclavage, contre la peine capitale, contre la torture, contre l’excision, fait partie de ces causes dont Gandhi disait que leurs militants suscitent d’abord l’indifférence, puis les moqueries, puis des violences verbales ou physiques, avant d’arriver à convaincre la majorité de l’opinion publique. Confiance, donc, et patience !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Emma, Merci pour l’info (avec un peu de retard…)

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  50. Ayé, à presque 9 mois : le 4 pattes à fond les ballons + le chat qui dort tranquillou dans son coin sans avoir demandé qu’on lui arrache les poils = les premiers « non ». Et c’est exactement tout comme tu dis La Poule : on répète, on éloigne physiquement, on répète, on éloigne physiquement, on répète….. *smiley qui devient fou*
    Merci d’avoir si bien expliqué pourquoi il ne faut pas se décourager. Parce que l’autre solution c’est enchainer bébé au pied de la table et le chat au radiateur, mais j’espère que je ne perdrai jamais patience à ce point là. :arrow:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Aurélie, ah bon courage, tu verras ils finissent par se lasser de certains trucs (puis passent à d’autres :roll: :lol: )

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  51. Bon.. Ma fille se réveille de la sièste, donc pas le temps de finir l’article.. Mais je reviendrai!

    Comme maman sur terre, ma fille est encore petite (elle a un an), donc j’ai encore un peu de temps avant les crises au supermarché. (j’ai bien aimé l’excuse « il a mangé trop de sucre »!)

    Bref. Tout ça pour dire que je lirai la fin plus tard. :)

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  52. Voila, c’est lu!

    Bon, c’est cool, je vais essayer de m’en inspirer..

    Mais bon, pas facile au moment M de ne pas céder à la facilité.. C’est comme : des conséquences plutôt que des punitions.. Je trouve l’idée très bien, mais c’est parfois un peu difficile de faire la nuance dans le feu de l’action, entre conséquences et menaces.. Comment formuler la chose comme il faut alors qu’on est peut-être déja hors de soi…

    Mais bon, qui ne tente rien n’a rien!!

    J’ai bien aimé aussi quand tu donne comme exemple de l’enfant qui veut attirer l’attention : « maman, arrête de trainer sur les blogs »!! Je nous y vois tout à fait.

    Bref, toujours aussi bon article, très intéressant et très documenté, reste plus qu’à mettre en pratique (j’ai de la chance, ma fille est encore très petite : 13 mois! ;))

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @MayYou, ah ça on n’a pas dit que c’était facile, bien au contraire ! Mais à force d’essayer et de pratiquer, certains réflexes finissent par s’ancrer.

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  53. Je remonte un vieux post pour partager un lien :
    http://www.skip.org.nz/information-for-parents/child-development-and-behaviour/managing-behaviour.html
    (Désolée, c’est en anglais car j’habite en Nouvelle-Zélande)

    J’ai envoyé mon homme à la visite médicale des 15 mois de notre fils et on lui a donné des brochures sur « la sécurité des enfants » et « les stades de développement » bien sûr, mais aussi « les caprices ». Tous et bien d’autres sont disponibles sur le site indiqué plus haut. Ici la fessée, ainsi que tout autre châtiment corporel, est interdite et on voit qu’ils font des efforts pour donner d’autres outils aux parents.

    Seul mauvais point : on voit beaucoup de mamans et relativement peu de papas dans les illustrations…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Zulie, merci, il est très sympa ce lien ! bravo les Kiwis :grin:

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  54. Bonjour !
    Je viens de découvrir ce super site, mine de ressources intéressantes :
    http://www.supersparents.com/

    Bonne lecture !

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    opaleNo Gravatar a répondu :

    @Mimi_Pompon, merci pour l’info, je vais aller voir cela car ma fille est en plein T2 :sad: pas toujours facile au passage !

    Répondre

    Mimi_PomponNo Gravatar a répondu :

    @opale, je profite à fond de la mienne, 18 mois, où les conflits sont encore assez facilement désamorçables :-) !

    Ceci dit, je m’inspire aussi à fond de « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent » et franchement ça donne des résultats impressionnants. Un exemple : la semaine dernière il y avait un peintre à la maison et je suis sortie avec elle en laissant mon mari gérer à la maison. Là elle pleure, hurle, premier réflexe « mais c’est quoi ce cinéma ». Puis je me suis dit que c’était quand même la bonne occas de mettre en pratique mes saines lectures :-). Je lui dis donc « tu n’es pas contente parce que papa n’est pas venu avec nous (papa, 7ème merveille du monde) ». Les hurlements persistent. Et là, illumination « tu as peur pour papa parce qu’il est resté à la maison avec un monsieur que tu ne connais pas ». Là, miracle, elle s’est arrêtée net, je l’avais comprise ! A tester donc !

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    opaleNo Gravatar a répondu :

    @Mimi_Pompon, ton post fait que je viens de commander ce livre à l’instant (je voulais le commander il y a quelques temps mais il était en rupture de stock) alors merci car j’avais oublié !
    Mais par rapport à ton exemple, tu montres bien qu’il faut essayer de se mettre à la place de l’enfant, dans le sens où souvent nous réagissons avec notre cerveau d’adulte et qu’il ne faut pas oublier qu’un enfant « pense », « réagi » différemment !
    Ce principe important il me semble, je l’ai compris avec le livre « j’ai tout essayé », il explique bien cela !
    De plus, il est important aussi de comprendre que parfois l’enfant a besoin de se décharger par les pleurs, les cris et que c’est tout à fait normal, moi, quand elle hurle, crie, pleure, j’essaye (quand c’est possible)de lui montrer que j’ai de l’empathie, je lui demande si c’est la peur, la colère … qui fait qu’elle est malheureuse et bien souvent ça a un effet calmant !
    En tous les cas, j’ai hâte de recevoir ce bouquin car j’ai lu beaucoup de critiques positives !
    Bon WE ! Opale

    Répondre

    Mimi_PomponNo Gravatar a répondu :

    @opale, alors, tu as commencé ? Tu y trouves des pistes intéressantes ?
    La Poule, se serait vraiment super s’il y avait un forum attaché au blog parce que souvent j’ai des questions concrètes à poser et je ne sais pas où le faire ! Alors je « pollue » les commentaires… Pas bien :-) !

    Répondre

    OPALENo Gravatar a répondu :

    @Mimi_Pompon, Bonne idée pour le forum !!
    Pour te répondre, oui, « j’ai tout essayé » m’a aidé dans ma « façon » de réagir parfois avec ma fille, de bien me mettre en tête qu’un enfant n’est pas un adulte (oui, ça paraît bête comme remarque mais pas tant que ça car nous, adultes, parents l’oublions parfois lorsque nous réagissons avec l’affect, avec nos instincts) mais ce sont des livres qu’il ne faut pas hésiter à relire, à reprendre.
    Sinon, du même auteur, je viens de commencer « au coeur des émotions de l’enfant », toujours sur le même principe bien sûr mais il y a beaucoup d’exemples, pas mal cette « mise en situation » mais je viens tout juste de le commencer …j’espère y trouver d’autres pistes, idées pour aider ma fille de 2 ans et demi qui a parfois du mal à se calmer, une broutille prend des proportions énormes …. outre le fait qu’elle est en plein Terrible 2, assez speed et très en avance sur la parole, elle a vécue une dure épreuve (séparation longue avec son père dont elle est très proche car hospitalisé 2 mois) qui l’a bouleversé et je fais tout pour qu’elle retrouve de la sérénité, de l’apaisement (par les livres aussi !).
    Voilà, bon WE, moi, je bosse today :cry:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @OPALE et Mimi_Pompon, impossible je suis déjà à la bourre pour les commentaires du blog alors modérer un forum je n’y pense même pas… Ceci dit à une époque il y avait un chat sur le blog mais il a été très peu utilisé donc j’ai fini par le désactiver. Tant pis pour les commentaires :mrgreen:

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    opaleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, ok la Poule, je comprends, c’est du temps en plus en effet ! Alors tant pis pour le commentaires :mrgreen: :mrgreen: on les polluera encore ;-)

    Répondre

    Mimi_PomponNo Gravatar a répondu :

    @opale, Ben oui, tant pis pour les commentaires :arrow:

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  55. Je suis bien d’accord avec l’immense majorité de cet article. J’essaie même de mettre en pratique, j’ai lu « parents efficaces » et Claude Halmos et Marcel Rufo, et même PsychoEnfants et à peu près tout ce qu’on trouve sur la toile sur la façon de mettre intelligemment des limites à son enfant. Je sais écouter en cas de crise, respecter les besoins, expliquer la réaction… et en plus j’ai la chance d’avoir 3 enfants plutôt sages et gentils. Polis et tout et tout.

    Et pourtant.

    Qand le plus gentil et doux des trois, à 7 ans, se met à étrangler son petit frère puis à frapper sa petite soeur qui le dénonce, il me reste quoi?

    J’ai gardé mon calme. J’ai dit combien j’étais choquée. Que c’était inacceptable. Que sa construction en bois n’avait pas la même importance que la vie ou la santé de ses frères et soeurs. Qu’il fallait choisir son camp entre la gentillesse et la méchanceté. Je lui ai dit de demander pardon puis de s’installer avec un livre expliquant les vertus et les efforts nécessaires de la gentillesse. Puis j’ai annoncé qu’on choisirait une punition en accord avec son père le soir en rentrant.

    Mais je ne vois pas comment m’en sortir sans une vraie punition. Et je ne vois même pas quelle punition « éducative » s’offre à moi. Réparer un vase, nettoyer la table salie, isoler quelques minutes cela va bien pour des bêtises ordinaires. Mais là? Vous feriez quoi?

    La quantité de gens qui écrivent sur l’éducation positive est phénoménale. La théorie est facile à intégrer, belle, utile au quotidien. Mais dans les situations concrètes, cela n’est pas si simple. Combien de ces références donnent des outils concrets? Réagir. Certes. Mais comment? Les 20 alternatives à la punition m’ont bien fait rire. Céder? Il faut vraiment être un parent-terreur pour avoir besoin d’un tel conseil. Éduquer, dans la vraie vie, c’est un tout petit peu plus difficile.

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  56. […] dont j’ai parlé, les 20 alternatives à la punition d’Aletha Solter, le blog de la Poule Pondeuse, […]

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