Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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D-MER(de toi)

Par  • Le 14 février 2011 à 16:25 • Catégorie : Allaitement, Faire un bébé

Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas parlé allaitement… en même temps ça changera des derniers billets à caractère polémique, puisqu’il s’agit aujourd’hui d’un article purement informatif (contrairement à ce que le jeu de mots à deux balles du titre pour lequel je vous présente mes plus plates excuses pourrait laisser croire). Je veux en effet vous parler d’un problème de l’allaitement très récemment décrit aux Etats-Unis, le réflexe dysphorique d’éjection du lait (en anglais dysphoric milk ejection reflex soit D-MER, abréviation que je vais garder le long de l’article). Voici la description qu’en fait le site d-mer.org, qui est à ma connaissance la seule source d’informations sur ce trouble. Je vais donc me contenter de traduire pour les lectrices qui ne liraient pas l’anglais.

D-MER, c’est quoi ?

C’est un trouble récemment reconnu affectant les femmes qui allaitent et se caractérisant par une dysphorie abrupte, soit des émotions négatives apparaissant juste avant l’éjection du lait et se poursuivant sur quelques minutes au plus. Les tests préliminaires indiquent qu’on peut soigner la D-MER et les premières recherches pointent vers une activité dopaminique inadéquate au moment de la montée de lait comme source de la D-MER.

D-MER, ce n’est PAS :

  • une réponse psychologique à l’allaitement
  • une simple nausée lors du réflexe d’éjection, ou tout autre symptôme physique isolé
  • une dépression du post-partum ou un baby blues
  • une aversion générale pour l’allaitement
  • l’aversion pour l’allaitement que peut ressentir une femme enceinte qui allaite un aîné

Que ressent la mère qui souffre de D-MER ?

Les émotions négatives, ou dysphorie, que ressent la mère souffrant de D-MER se manifestent souvent dans son ventre -un sentiment de creux, comme un vide ou un nœud émotionnel dans le ventre. Les mères décrivent un certain nombre d’émotions liées à la D-MER , allant de la crainte à la colère en passant par l’anxiété, émotions faisant toutes partie du spectre de la D-MER, pour laquelle on peut décrire ces trois niveaux. Le point commun entre ces niveaux est la vague d’émotions négatives, juste avant d’allaiter, en allaitant, en tirant du lait et pendant les montées de lait spontanées, s’arrêtant au bout de 30 à 90 secondes, et reprenant généralement à chaque réflexe d’éjection. Un des points clés de D-MER est que la mère se sent bien sauf pour les montées de lait, et que les sentiments sont assez brefs (pas plus de 2 minutes), ce qui rend ce trouble bien différent de la dépression du post-partum.

Il est facile de ne pas réussir à identifier ce trouble puisque :

  1. certaines femmes ont des montées de lait si rapprochées pendant les tétées que les émotions n’ont pas le temps de retomber
  2. beaucoup de femmes ne sentent pas le réflexe d’éjection et donc ne peuvent pas le connecter à leur dysphorie
  3. le fait que la dysphorie ait également lieu pendant les montées de lait entre les tétées rend également cette connexion difficile.

Quelle est le mécanisme expliquant la D-MER ?

Le réflexe d’éjection du lait est causé par l’ocytocine, et s’accompagne d’une chute de dopamine afin d’entraîner une augmentation de la prolactine, qui va permettre de refaire du lait. Les femmes souffrant de D-MER ont une chute plus importante de dopamine, ce qui cause la dysphorie temporaire (voir par exemple ici).

Quelques trucs pour soulager la D-MER

  • Evaluer sa production de lait. L’hyperlactation induit de nombreux réflexes d’éjection, si elle est avérée il existe des trucs pour la modérer (voir par exemple ici).
  • Se distraire pendant la tétée. Lire, discuter, regarder la télé…
  • Boire beaucoup. Il semble que l’hormone anti-diurétique, qui augmente quand on est déshydraté, soit également impliquée.
  • Dormir. Plus facile à dire qu’à faire quand on a un petit bébé…
  • Faire de l’exercice. Cf point précédent. On peut toujours commencer par faire une bonne balade tous les jours.
  • Prendre de la caféine. Attention, pas plus que 150 mg par jour (soit environ 1-2 tasses de café) sinon les effets deviennent négatifs).
  • La solitude. Certaines femmes trouvent leur D-MER pire si elles sont en compagnie, ne pas hésiter à s’isoler.
  • L’orgasme. Il peut aggraver la D-MER par la chute de dopamine qu’il provoque. Bon ça tombe bien, en général ce n’est pas l’activité prioritaire de la jeune mère.
  • Se motiver. Prévoir un petit truc sympa pour après la tétée/journée, auquel on se raccroche pendant les dysphories (« là c’est pas top mais après je me fais une tablette de Côte d’Or »).
  • Suppléments alimentaires. Voir la liste ici, je n’ai pas le courage de tout traduire, d’autant que les noms sont très similaires en français pour la plupart (et n’oubliez pas le traducteur Google).
  • Traitement médical. Pour les cas les plus sévères, le site recommande la bupropione (Zyban et Wellbutrin). Je n’ai aucun avis sur la question, et ce médicament étant sur ordonnance il vous appartient d’en discuter le cas échéant directement avec votre médecin ou votre sage-femme.

Et bien sûr, être informée. On vit généralement plus facilement ces sentiments difficiles si on sait qu’ils sont purement physiologiques et transitoires.

C’est d’ailleurs dans ce but que je me suis précipitée pour écrire cet article. J’ai eu plusieurs témoignages de femmes m’indiquant que l’allaitement les vide, les épuise, les pompe. Je ne savais pas trop quoi leur répondre, car la sécrétion de lait en soi n’est pas supposée être plus fatigante que la sécrétion d’urine, de transpiration ou de sang. Bien sûr, avoir un petit bébé est fatigant, et les tétées correspondent aux moments où on se pose enfin dans une journée bien remplie, sans compter que la prolactine a un effet soporifique. On peut donc ressentir une certaine somnolence pendant les tétées, ce qui peut faire penser que l’allaitement fatigue, alors qu’en réalité il aide à se reposer. Mais ces femmes ne semblaient pas satisfaites par cette explication, et je ne savais pas comment les aider, n’ayant bien sûr pas de raison de remettre en question leur ressenti. Je crois donc que ces explications pourraient leur être d’une aide précieuse, d’autant plus que le contexte actuel force un peu le trait sur l’allaitement : il faut allaiter pour être une bonne mère et c’est forcément un moment de béatitude et d’extase. Imaginez ce que ressent la mère qui souffre de D-MER : à chaque fois qu’elle allaite, ni plénitude, ni quasi-orgasme, mais un horrible sentiment de vide, de colère, de désarroi, menant tout droit sur la pente implacable de la culpabilité. Elle doit être une aberration de la nature, elle qui appréhende de plus en plus la prochaine tétée, alors pourtant qu’elle ne ressent pas de douleur physique. D’ailleurs elle finirait presque par se demander si elle est vraiment faite pour être mère. Pour peu qu’il y ait un contexte qui y soit favorable, la dépression du post-partum n’est probablement pas loin. Tout ça pour un problème de dopamine ! Le site d-mer.org signale que la D-MER peut entraîner des problèmes d’attachement entre la mère et l’enfant, et suggère d’organiser des moments agréables avec le bébé sans tétée (jeu, bain, portage, etc) pour balancer les émotions négatives des tétées.Vous trouverez ici la liste des émotions recensées comme pouvant être liées à la D-MER, je n’ai pas non plus le courage de tout traduire, mais là encore le traducteur Google est efficace pour le mot à mot et je peux aussi répondre aux questions en commentaire.

Bien sûr, les recherches sont encore en cours, il n’y a pas encore eu de publication scientifique sur la question, mais il me semble important que les femmes sachent que ces questions se posent, que ces hypothèses sont testées, et que l’information circule, également parmi les professionnels de santé. On sait que nombre d’entre eux ne sont pas formés à l’allaitement, je crois que c’est aussi à nous de leur parler de tout ça, et ne pas hésiter à leur apporter les documents du site d-mer.org pour discuter de la pertinence d’un traitement si vos symptômes sont trop handicapants. Et n’hésitez pas à témoigner, ici, ailleurs sur la toile ou en vrai (réunions de soutien à l’allaitement par exemple).

Image : « Comment créer un lien avec bébé ». Pas vraiment dans le sujet mais ça allège un peu l’ambiance (et ça me fait beaucoup rire).

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95 Commentaires »

  1. OMG je m’attendais avec le titre à un sujet sur les cacas célèbrement (oui, j’invente des mots si je veux !) explosifs des bébés allaités…

    comme quoi tu fais vraiment bien d’en parler, je n’avais absolument jamais entendu parler de ça, je n’ai pas du tout été touchée par ce problème mais au moins je saurai que ça existe.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé, eh non, pas de scatologie (pour cette fois :mrgreen: )

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  2. C’est très intéressant, je ne connaissais pas du tout. Je relaye l’info, merci 🙂

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Maman sur Terre, merci à toi pour le relai !

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, je fais aussi tourner 😉

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  3. Jamais entendu parler ….. 😉

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, maintenant si :mrgreen:

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Je vais relire tout ça attentivement ça peut servir (pas pour moi 🙄 )

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  4. « Le site d-mer.org signale que la D-MER peut entraîner des problèmes d’attachement entre la mère et l’enfant, et suggère d’organiser des moments agréables avec le bébé sans tétée (jeu, bain, portage, etc) pour balancer les émotions négatives des tétées. »

    Hum, hum… Et le biberon, c’est envisagé comme solution ou son utilisation vous classe définitivement dans la catégorie des mauvaises mères? 😈 Parce que si pour des raisons purement médicales, chimiques, l’allaitement devient un véritable calvaire (encore une fois, je cite: »chaque fois qu’elle allaite, ni plénitude, ni quasi-orgasme, mais un horrible sentiment de vide, de colère, de désarroi » 🙁 ), je ne vois vraiment pas l’intérêt (pour la maman comme pour le bébé) de s’entêter…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, le sevrage semble une solution tellement évidente que je n’ai même pas pensé à le mentionner explicitement 😉 Il me semblerait que les mères qui souhaitent allaiter avec une D-MER ont besoin de plus de trucs et de soutien que celles qui préfèrent arrêter, même si je pense que pour ces dernières le sevrage sera moins vécu comme un échec (pour celles qui le vivent comme tel, mais j’imagine que lorsqu’on souhaite allaiter et qu’on arrête parce que ça ne se passe pas bien il a un certain potentiel pour mal le vivre) si elles peuvent avoir une cause simple et purement physiologique à leur problème. Et surtout savoir qu’il existe des pistes pour améliorer la situation !

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  5. On ne dira jamais assez merci à la Poule pour toutes ces infos !
    Allez, encore un pour la route : Merci.
    Je partage, fais suivre, et j’espère qu’il y aura bien d’autres recherches là-dessus pour aider les mamans qui en souffrent.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Violette Bleue, merci à toi pour ton enthousiasme qui ne fait jamais défaut 😀

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  6. MERCI pour cet article, je suis passée par cette phase, qui est retombée au bout de 3-4 mois d’allaitement. J’ai donc eu raison de m’accrocher puisque nous en sommes à 27 mois…
    Je n’ai trouvé à ce moment là aucune information à ce sujet et je me suis sentie bien seule!!
    Je vais diffuser!!!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @KrisTine, je n’ai pas traduit ce passage mais le site indique que le phénomène peut s’estomper avec le temps (ou pas). J’imagine qu’il y a peut-être un lien avec le passage en lactation automatique, sais-tu si c’était le cas pour toi ?

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  7. Merci pour cet article .

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  8. Merci beaucoup pour cette adaptation française !!! Je n’avais pas le courage de m’y coller 😮

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Véronique, et tu penses avoir vu ce type de cas dans ta pratique ? A quelle fréquence ? (suis curieuse :mrgreen: )

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    VéroniqueNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse,
    C’est quelque-chose de rare dans ma pratique. J’ai du rencontrer 5 cas depuis 10 ans…

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  9. Oui, merci car si cela peut démystifier le côté extatique de l’allaitement et donc mieux préparer les familles aux différentes réalités possibles de ce choix, ça serait chouette!
    Je ne sais pas si c’est ce dont j’ai souffert, mais clairement l’allaitement n’a jamais été une partie de plaisir et les tétées étaient limites des corvées alors que j’étais super motivée, convaincue et donc assez amère sur le coup de cette vision idyllique que l’on avait pu me présenter: « 1 mois de difficile et puis tout roule, c’est le bonheur! Fusionnez avec bébé! » Euh… moi non, pas là…
    J’ai vraiment eu le sentiment de me « retrouver » émotionellement après le sevrage. Bon, à creuser alors!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, moi je ne pense pas avoir de D-MER, mais je n’ai jamais trouvé la sensation physique de la tétée super agréable, au mieux neutre, ce qui ne m’empêche pas de fondre devant la tête de mon bébé super appliqué au sein, ou -attention moment cucul- quand il me fait « prrrrrrt » sur le sein en rigolant pour me dire qu’il n’en veut plus. Et bien sûr je suis globalement contente d’allaiter (sinon j’arrêterais…).

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    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, moi aussi je n’ai jamais trouvé la sensation physique de l’allaitement hyper agréable / je dirai « neutre » aussi (surtout en ce moment avec des petites dents qui poussent, elle ne mord pas mais tète beaucoup et j’ai un peu la sensation du téton en feu parfois !) mais j’adore la relation que mon bébé et moi avons pendant ce moment, j’aime aussi voir mon petit bout appliqué au sein, me faire des sourires en coin quand elle tète, la voir attraper le sein avec délectation …
    Moi aussi, je l’allaite encore, elle a eu 10 mois il y a quelques jours 🙂

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  10. et bien voila !!!!!!!

    J’expliquais a mon mari que je ressentais un malaise profond durant les tout premier instants de la tétées sans savoir le pourquoi du comment , maintenant je comprends !
    c’était trés intense comme trés court en temp , mais déstabilisant a la fois !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @malika rayane, si ce billet t’apporte une aide tangible, alors me voilà récompensée de m’être dépêchée de l’écrire 😀

    Répondre

  11. Je vais faire lire cet article à ma mère, elle m’a toujours parlé de l’allaitement comme d’une expérience qui la rendait terriblement nostalgique lors des premiers moments de la tétée. Peut-être se reconnaîtra-t-elle ?

    En ce qui me concerne, c’est ton lien sur l’hyperlactation qui me « parle ». Je ne sais pas si j’étais dans ce cas, mais ça y ressemblait. Il faudra que je garde cette idée en tête lors de ma prochaine tentative !

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Clot, qui ne devrait plus tarder ? 😀

    Répondre

    ClotNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, théoriquement, il me reste quand même un mois et demi avant d’arriver au terme ! Même si les sage-femmes qui me suivent m’ont dit qu’il fallait que je tienne encore 2 semaines 🙂
    Mais en effet, ça se rapproche !

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Clot, je t’envoie de bonnes ondes !

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Clot, l’hyperlactation n’est pas forcément gênante en soi ; j’ai résolu le problème en donnant l’excès au lactarium 😉 Belle fin de grossesse en tout cas !

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    ClotNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, merci 🙂

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  12. Je confirme (maman de clot) que chaque fois que je commençais à allaiter j’avais un coup de blues terrible mais tellement bref que je n’y ai jamais fait trop attention ! c’est vrai que je m’en suis quand même souvenu quand mes filles en sont arrivées là, mais ça ne m’a pas laissé un mauvais souvenir! J’en ai allaité 4! A l’époque il n’était pas vraiment d’usage d’allaiter très longtemps comme maintenant et avec 18 mois d’écart entre chaque mouflet je n’aurais pas eu le temps de le faire!C’était la minute de la grand mère!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @cat, bienvenue à la grand mère et merci pour ce témoignage !

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  13. Voici un article très intéressant à diffuser largement pour aider les mamans concernées.
    Merci pour ton partage !
    J’ouvre un post à ce sujet sur un forum d’entraide à l’allaitement.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Melar, bonne idée, merci !

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  14. Merci pour cet article je ne connaissais pas, toujours intéressant de te lire!

    Répondre

  15. Merci beaucoup pour cet article. En effet je comprend mieux ce que je vivais. ça me faisait comme un grand dégout de la vie ou une immense envie de mourrir pendant une minute en début de tétée et puis ça passait très vite. Après je pouvais apprécier la tétée. J’ai fini par m’habituer et anticiper. Donc j’attendais que ça passe. Maintenant j’allaite toujours mon bb de 8 mois et ça ne me l’a pas fait depuis un moment.

    Merci encore !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Sihaya, super si c’est passé ! Tu sais si tu es en lactation automatique ? Et si les deux ont été liés pour toi ?

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, un petit hors-sujet, comme ça, vite fait en passant… Est-ce que quelqu’un peut enfin m’expliquer ce que c’est que la lactation automatique 🙄 (ou me renvoyer à un autre article, sur ce blog ou ailleurs) parce que j’allaite depuis maintenant un peu plus de 6 mois et je ne suis toujours pas certaine d’être passée sur ce fameux mode « automatique » ni même d’avoir compris ce que c’était et ce que cela signifiait… 😕

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, si je ne m’abuse, la lactation automatique intervient au bout d’un certain laps de temps après la mise en route de l’allaitement (plusieurs mois… pour moi, environ 6/8 mois) et signifie que tu ne produis plus que lorsque ton bébé tète/ »appelle » le lait. Tu t’en rends compte de deux façons: 1) tu n’as (quasi) plus d’écoulement de lait entre les tétées (exit les coussinets) 2) tu sens le lait « monter » une fois seulement que bébé est au sein – ça picote un peu ou ça se tend. Bon, je ne suis pas spécialiste, alors si d’autres peuvent être plus précises encore 😉

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    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, oui, c’est cela en effet.
    En lactation automatique, le lait « arrive » quand le bébé tète, tes seins ne font plus de réserves (moi, j’étais proche de Lolo Ferrari !), c’est à dire qu’ils sont moins gonflés de lait, donc plus de fuites (en effet, on oublie les coussinets) et perso, j’ai retrouvé ma taille de seins à ce moment là, j’ai perdu mon bonnet D (voire E !)pour mon bonnet C.
    Je suis passée en auto vers les 5-6 mois de ma fille et c’est d’ailleurs à ce moment là que j’ai perdu pas mal de cheveux dû au changement hormonal en fait !

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, c’est le moment où tu n’as plus de montée de lait sensible avant la tétée ( et plus de fuites inopportunes 😉 ), le lait monte quand ton bébé tète.

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @sophie, bon alors, est-ce que cela signifie que lorsqu’une femme est passée en lactation automatique, le sevrage, si elle le décide, passera inaperçu, sans douleur ni engorgement? C’est pas encore dans mes projets à court terme mais à l’heure actuelle, je sais que si je rate au moins 2 tétées d’affilée (et même si je n’ai plus les engorgements douloureux des débuts de l’allaitement), je suis certaine de me retrouver avec deux pare-chocs de compèt’ (déjà que je suis bien pourvue… 🙄 )

    @Opale, alors par contre, les cheveux, je les ai bien perdus il y a environ deux mois (ça m’a foutu la trouille d’ailleurs, avant que j’apprenne que c’était tout à fait normal… 😕 )

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, mon sevrage s’est fait sans aucun engorgement, comme Opale, j’ai peu à peu retrouvé mon ancienne taille de soutifs à partir de 7 mois d’allaitement environ

    Répondre

    CaramelyneNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, comme toi, a bientôt 7 mois d’allaitement, toujours pas de lactation automatique. D’un coté cela m’arrange car je tire mon lait au travail et il me semble qu’il est plus difficile de tirer quand la lactation automatique est installée… mais d’un autre coté si je veux m’absenter ne serait-ce qu’une demi-journée, il faut emporter le tire-lait pour me soulager un peu, c’est pas des plus pratique…

    Répondre

  16. Article intéressant merci! Et j’adore l’illustration 🙂

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  17. Moi aussi je découvre (et du coup je laisse mon 1er commentaire)… Merci Mme La Poule

    Valentine maman de Nils (7 ans), Léonie (3 ans) et Liam (8 mois)…

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  18. Thank you for your post, this is the only French information on D-MER I know of. We have had our leaflets translated into Dutch, German and soon Italian by some volunteers. Would you consider translating them into French for us sometime? Thanks again for your post!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Alia Macrina Heise, I would be glad to! Let me know which ones and I’ll try to do it as soon as I have some time.

    Répondre

  19. Je trouve ça fascinant ces histoires de dosage d’hormones qui modifie l’humeur de façon aussi tranchée. Je me demande si l’ocytocine est utilisé dans des médicaments soignant la dépression ou les dépendances ❓
    j’aime beaucoup l’illustration 😀

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    KoaNo Gravatar a répondu :

    @sophie, je ne sais pas, mais de toutes façons les hormones de synthèse ne sont pas la panacée : l’ocytocine est « l’hormone de l’amour » qui permet entre autre l’attachement à l’enfant, mais l’ocytocine de synthèse bloque la sécrétion d’ocytocine naturelle, et crée donc des problèmes d’attachement… Soit l’inverse de l’hormone naturelle.

    Par contre, rire aide à secréter l’ocytocine, et il y a des thérapies genre le yoga du rire qui doivent avoir cet effet 😉

    Mais le pouvoir des hormones, je suis d’accord avec toi, c’est fascinant… Avant les règles, les règles, l’accouchement, l’allaitement, on ne manque pas d’exemples vécus 😉

    Répondre

  20. Encore un article très intéressant sur un sujet peu connu, merci!
    Je ne pense pas avoir de D-MER mais à propos de l’allaitement qui vide et épuise j’ai également cette sensation sur le long terme, j’ai l’impression d’être plus fragile, je mets plus de temps à me remettre d’un simple rhume (qui a ensuite dégénéré en mastite puis en otite alors que j’étais sous antibios). Heureusement qu’aux émirats l’hiver est doux !

    Répondre

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