Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


« « Préc. Le lactarium    |     Suiv. Un zèbre à la maison (2) » »

Un zèbre à la maison (1)

Par  • Le 10 mai 2010 à 10:17 • Catégorie : Enfant différent, Guests, Surmonter

zebre Cette semaine place aux zèbres et à Suzie et Fleur, les poules à rayures, qui viennent nous parler de leurs enfants différents. Un grand merci à elles de s’être lancées dans cet exercice à quatre mains avec tout le sérieux qu’on leur connaît !

Mais un zèbre, c’est quoi ?

Je n’habite pas dans un zoo (quoique, parfois, avec trois enfants, ça y ressemble un peu). Non, le zèbre, c’est mon fils aîné. Ce n’est pas un petit mot doux, c’est juste le nom donné par Jeanne Siaud-Facchin, psychologue, aux enfants surdoués. Ça y est le grand mot est lâché. J’entends déjà certains commentaires : « Encore une qui se la pète avec son môme ! » Et bien, non, je ne me la pète pas justement parce qu’un zèbre est un animal difficile à domestiquer. Un zèbre ressemble beaucoup à son cousin le cheval, mais au milieu d’un troupeau équin, il se remarque pas mal avec son pyjama à rayures. Les clichés et les tabous sont légion en ce qui concerne les petits surdoués et l’ignorance et les remarques font souffrir parents et enfants. Chaque enfant est différent de son voisin et c’est pareil pour les zèbres dont aucun n’a exactement les mêmes rayures que son congénère. Pourtant, ils ont beaucoup de points communs dont nous parlerons plus bas.

Voici en parallèle les histoires du Zèbre et de Puce1, racontées par leurs mères Suzie et Fleur.

La petite enfance

Le Zèbre était un bébé très sage et très sérieux. Il passait son temps à observer d’un œil scrutateur son entourage. A sept mois, il a prononcé ses premiers mots, les mêmes que les autres bébés : Papa, Maman, merci, au revoir, coucou, etc. Puis à 10 mois, il savait nommer chat, chien, fleur… et ensuite il n’a fait que progresser jusqu’à dire à 2 ans à l’heure du petit déjeuner : «  Dis maman, les mamans porcs-épics, ça met des bébés de combien de kilos au monde ? ». A 3 ans, alors qu’on lui attachait ses chaussures pour aller en petite section : « Hein maman, l’univers ça a commencé par une grosse explosion qu’on appelle le big bang… » Et hier soir à table, alors qu’aujourd’hui il a 8 ans, en réponse à son frère de 6 ans qui se demandait comment dormaient les tricératops : « Tous les grands herbivores dorment debout, même le cheval et la vache. Ce qui est curieux c’est que l’indricotherium, qui était plus grand que l’éléphant, dormait lui couché. »  Je ne vais pas vous faire un florilège, c’est juste pour vous donner une idée.

Le Zèbre a eu très tôt une passion pour les livres. A 10 mois, il restait une heure assis dans sa poussette à feuilleter son imagier du Père Castor (très pratique, pour aller dîner au resto tranquille !). A 18 mois, il pouvait regarder pendant un ¼ d’heure un livre de poèmes d’Eluard sans image… Nous avons constaté qu’il savait lire le jour où à 5 ans et demi, il a sorti le dictionnaire Larousse (il adore les dictionnaires et les encyclopédies), et s’est mis à lire les légendes des images !

A 2 ans, notre Zèbre faisait des puzzles de 100 pièces et quand il en avait marre, il les faisait la tête en bas (le puzzle, pas lui, c’est un zèbre pas un acrobate !).

Née prématurément, Puce1 n’a pas vraiment été un bébé particulièrement éveillé. Elle était cependant déjà perpétuellement en demande. Et si ses premiers mots ne jaillirent qu’à 9 mois, elle faisait à 18 mois des phrases complètes, conjuguait en appliquant la concordance des temps à deux ans. C’est alors que j’ai saisi ce dont parlaient mes propres parents lorsqu’ils racontaient mes bavardages à deux ans, qu’ils n’osaient faire taire tant mes propos étaient censés. Rapidement, Puce1 a eu des préoccupations un peu atypiques : à trois ans, elle demandait comment on fait pour ne pas avoir de bébés, se préoccupait de son avenir après notre mort, etc… Elle montrait un vif intérêt pour la nature et distinguait aisément insectes et petites fleurs, elle avait un odorat à faire pâlir mon parfumeur de père. Elle était également déjà très tonique, aventureuse et acrobranche et escalade la stimulaient (ça c’est pour casser le mythe de l’intello qui ne fait que réfléchir… ceci dit, je dois admettre que chaque positionnement d’un pied ou d’une main donnait lieu à un savant calcul, et que le mécanisme d’ouverture d’un mousqueton l’intriguait !).Mais tout cela nous semblait absolument normal ! Ce qui nous tracassait davantage, c’étaient ses colères. Puce1 ne semblait supporter aucune frustration (et elle y était largement confrontée, du fait notamment de nombreux interdits alimentaires dus à ses allergies) et sa dernière année de crèche a été difficile… La psychologue consultée alors n’a fait que nous dire que, fille de parents ayant fait de longues études et sportifs, elle était surstimulée et qu’il fallait la calmer… A nos yeux, Puce1 ne présentait aucune « compétence extraordinaire »… nous la trouvions cependant hors du commun.

L’entrée à l’école : des premières difficultés au diagnostic

Jusque-là, tout ça semble très positif, formidable et plutôt amusant. En réalité, même si les débuts furent prometteurs, les choses se sont corsées avec l’entrée à l’école.

Le Zèbre fut déstabilisé par l’école et par ce que l’on attendait de lui. Il pensait qu’il allait apprendre des choses en allant à l’école et il fut déçu : il en savait déjà beaucoup plus que les autres… Du coup, le Zèbre décida de garder ses brillantes compétences pour lui et se rangea au niveau des autres. En Petite section, la maîtresse s’est aperçue seulement au mois de février qu’il savait parler. En moyenne section, le Zèbre ne voulait pas écrire. En grande section, personne n’a vu qu’il savait lire : il a fallu attendre la séance du dictionnaire pour le constater.

Il n’y a que la pédiatre qui nous avait suggéré, lorsque le Zèbre avait 4 ans de lui apprendre à lire. Le diagnostic n’avait pas encore été posé et elle n’a pas parlé de précocité. Toujours est-il que nous n’avons pas suivi son conseil. Nous pensions que nous ne saurions pas faire et qu’ensuite le Zèbre s’ennuierait à l’école. Résultat : il a appris à lire tout seul et en cachette et il s’est quand même ennuyé. Peut-être que si nous lui avions appris à lire, il aurait pu sauter une classe ou au moins se concentrer sur le reste comme l’apprentissage de l’écriture. Le Zèbre s’est beaucoup ennuyé en classe jusqu’en CE2 parce que l’essentiel de l’apprentissage du cycle 2 (grande section, CP, CE1) se concentre sur la lecture et l’écriture. La lecture, il maîtrisait déjà, l’écriture c’était son gros point noir. A partir du CE2, sont introduites des matières comme l’histoire, la géographie, l’anglais ou les sciences. Ce sont des domaines où le Zèbre excelle et qui l’intéresse beaucoup.

Il en ressort qu’aucun enseignant ne nous a jamais alerté sur ses particularités. En fait, ils s’en plaignaient beaucoup : trop lent, trop rêveur, fainéant, distrait, bébé… Pauvre Zèbre, il croyait ainsi passer inaperçu au milieu des autres !

Devant les remarques répétées de l’instit de CP (que je fuyais à chaque sortie d’école), j’ai emmené le Zèbre chez une psychologue : bilan de personnalité, tests d’intelligence.  Conclusion : votre enfant est surdoué ou précoce, ou à haut potentiel intellectuel, un zèbre quoi.  Remarquez on s’en doutait un petit peu vu son comportement. Et son orthophoniste, (ah oui, le Zèbre a AUSSI un petit problème d’élocution) nous avait dit qu’il avait le profil de l’enfant précoce et nous avait conseillé de le faire tester. Nous n’avions pas vu l’intérêt de le faire sur le moment.

Les choses se gâtent… Puce1 entre à l’école à trois ans et demi. Rapidement, les plaintes et complaintes se font entendre : « J’en ai mare de faire toujours la même chose, c’est nul », le tout hurlé chaque soir en sortant de l’école ! L’aspect répétitif des choses est insupportable à notre petite fille et nous ne pouvons que constater qu’elle a de quoi s’ennuyer. Si elle n’avait à nos yeux jusqu’alors pas de compétences extraordinaires, il est évident qu’elle apprend vite et facilement : entrée en petite section sans connaître les lettres, elle les connaît toutes en un mois, écrit son prénom après un mois de classe, etc… En parallèle, naturellement, elle continue d’être perpétuellement en train de poser des questions, de chercher à savoir plus et mieux. Nous comptons sur notre expatriation en cours de petite section pour la divertir et lui « donner du grain à moudre ». Echec. Le début de la moyenne section est catastrophique : pleurs et maux de ventre quotidiens, colères à gogo, pas de relations satisfaisantes avec les autres enfants. En octobre, nous prenons la décision de la faire tester. Elle a 4 ans et demi, ce sera un WPPSI-R. La psychologue est méticuleusement choisie et … ça y est, nous savons : Puce1 est précoce. Elle présente en outre un profil archétypique d’enfant précoce en terme de tempérament. Elle ne démontre cependant toujours pas de compétence extraordinaire dans le domaine scolaire (en dehors, si !) et n’apprendra d’ailleurs à lire qu’en CP (mais alors, ce seront directement des livres et des livres : à 7 ans, actuellement, elle lit des ouvrages recommandés pour le CM2 ou la 6ème, à raison de 4 par semaine en moyenne). Nous, parents, sommes soulagés : maintenant, nous savons ! Nous savons aussi que nous pouvons continuer à lui proposer des tas d’activités, peu importe qu’elles soient classiquement dédiées aux enfants de 2, 3 ou 4 ans de plus. Nous pouvons aussi continuer à répondre en détail à ses questions incessantes : elle est avide de connaissance et peut comprendre toutes nos réponses. Le saut de classe est recommandé.

Un peu de théorie : qu’est-ce qu’un surdoué ?

On naît surdoué, on ne le devient pas. Un enfant surdoué est un enfant qui obtient un score de QI supérieur à 130 (même si cette valeur est sujette à débats) aux tests d’intelligence validés et standardisés passés avec un psychologue compétent. Ce score est indispensable mais non suffisant au diagnostic. Il doit être complété par un examen clinique des particularités intellectuelles et affectives de l’enfant. Ces enfants sont appelés « surdoués » ou « précoces » ou désignés comme à « haut potentiel intellectuel ». Il y a débat entre spécialistes pour désigner ces enfants. L’expression « surdoué », en effet, laisse à penser que l’enfant possède quelque chose en plus, or, être « surdoué », c’est surtout posséder une forme d’intelligence qualitativement différente plus que quantitativement. L’expression « précoce » indique que l’enfant est en avance, ce qui est vrai, mais cette précocité existera toute sa vie, il ne sera jamais « rattrapé » par les autres. Personnellement, je préfère l’appellation à « haut potentiel » car elle est la plus proche de la réalité : ces enfants sont dotés d’un potentiel qui va s’exprimer ou non, selon la manière dont on aura pris en compte leurs particularités. L’expression « enfant intellectuellement précoce » (EIP pour les intimes) est aussi largement utilisée.

L’intelligence du surdoué est atypique : il est non seulement plus intelligent, mais aussi (et surtout), son intelligence fonctionne de manière différente. Des études ont récemment été menées sur le fonctionnement du cerveau des enfants. Sous IRM, on a demandé à des enfants d’effectuer un certain nombre de tâches. Chez un enfant normalement intelligent, des zones bien spécifiques de cerveau s’allument et ce sont toujours les mêmes pour le même type de consignes et ce pour tous les enfants concernés. Chez les surdoués, on observe un grand « flash » où toutes les zones du cerveau s’allument en même temps. La manière dont le surdoué trouve la réponse à une question peut être comparée au filet d’un pêcheur : le surdoué inconsciemment envoie son « filet » dans son cerveau pour ramener tout ce qu’il va trouver. Etonnamment, c’est souvent la bonne réponse qui ressort et pourtant, le surdoué ne sait pas comment il a trouvé cette réponse. Ce fonctionnement fait qu’un enfant surdoué élève a beaucoup de mal à justifier ses réponses et à expliquer son raisonnement. Il arrive parfois que les zèbres répondent de manière très déconcertante à une question simple : « je ne sais pas ». Soit la question était mal posée : il faut, en effet, être très vigilant à la manière dont on expose les consignes ou les questions aux enfants surdoués. Ils sont très sensibles à la formulation employée. Lors d’une conférence sur les EIP, une enseignante nous racontait qu’elle avait demandé à ses élèves après lecture d’un texte : « Alors qu’est-ce qui se passe dans ce texte ? ». Alors que les autres élèves planchaient sur le contenu narratif du texte, une petite zèbre avait répondu : « A la ligne 6, l’écriture change » (il y avait une partie en italique). Elle n’avait pas compris la question. L’autre possibilité à la réponse «  je ne sais pas », c’est que le zèbre n’a rien ramené dans son filet. C’est rare, mais ça arrive. Et là, si on ne l’aide pas à retrouver le chemin de la bonne réponse, il ne sait pas le faire tout seul. Cette capacité à trouver spontanément et quasi systématiquement les réponses aux questions, font que les enfants surdoués ont de très bons résultats scolaires jusqu’en 5e à peu près. Il faut savoir que les surdoués ont une mémoire prodigieuse. Ils enregistrent toute information qui passe à hauteur de leurs yeux ou de leurs oreilles. Lorsqu’on les interroge, leur « filet » ramène l’information quasi à coup sûr. A partir de la 4e les choses se compliquent parce que c’est le moment où l’on demande aux élèves de justifier leur raisonnement, de faire des démonstrations. L’enfant zèbre ne sait pas faire cela si on ne lui a pas appris auparavant. Il ne connaît pas l’effort de la réflexion. Alors souvent les résultats scolaires plongent, laissant le brillant surdoué en plein désarroi. C’est pour cette raison que le saut de classe est préconisé : pour que l’enfant précoce se trouve en difficulté et doive faire des efforts pour réussir. Notre Zèbre a une capacité intellectuelle supérieure de plus de deux ans à celle des enfants de son âge (ce calcul est fait par le psychologue à partir du score obtenu au test de QI). Pour qu’il soit suffisamment stimulé intellectuellement, il faudrait qu’il suive le programme scolaire de CM2, voire de 6e ! Comme cela n’est pas possible, il nous faut lui apprendre à travailler plus que ce qu’il lui faut pour obtenir de bons résultats. Du coup, les devoirs ressemblent parfois à des séances de pugilat, parce que nous lui en demandons beaucoup plus que ce que la maîtresse exige de lui… et ça le Zèbre, il n’aime pas !

Les tests de QI (ce passage s’appuie sur l’ouvrage de Jeanne Siaud-Facchin L’enfant surdoué et celui dirigé par Sylvie Tordjman Enfants surdoués en difficulté)

Comment se passe le passage du test ? Tout d’abord le psychologue s’entretient avec vous des difficultés de votre enfant et de son comportement intellectuel, social, affectif… Ensuite, le psychologue reste seul avec l’enfant et a un entretien avec lui. Puis, il passe aux tests proprement dits. Ces tests permettent d’explorer, d’évaluer et de comprendre le fonctionnement de l’enfant sur les plans intellectuels et psychodynamiques. Les données du bilan orientent le diagnostic et permettent la mise en place de l’accompagnement ou de l’aide la plus adaptée au profil et/ou aux difficultés présentées par l’enfant. Il existe deux grandes catégories de tests dans le bilan psychologique de l’enfant : les épreuves cognitivo-intellectuelles, et les tests de personnalité, qui visent à apprécier le fonctionnement psychoaffectif et psychodynamique de l’enfant.

Pour évaluer le QI le psychologue utilise un test d’intelligence, généralement une échelle de Wechsler. Les échelles d’intelligence de Wechsler proposent une diversité d’épreuves qui mettent en jeu différentes aptitudes intellectuelles. L’échelle comporte 10 épreuves fondamentales qui se regroupent en deux sous-échelles ou subtests : l’échelle verbale et l’échelle de performance. L’échelle verbale sollicite la capacité à former des concepts verbaux, active les compétences logico-mathématiques, fait intervenir l’adaptation sociale et la compréhension du fonctionnement de l’environnement. L’échelle de performance évalue la mise en acte de l’intelligence dans des situations concrètes et la capacité de l’enfant à mobiliser rapidement ses ressources cognitives. Chaque épreuve comporte des items de difficulté croissante. Le nombre d’items réussis par l’enfant permet de calculer son score brut qui sera transformé en note standard. En plus de ces deux échelles sont calculés deux indices : l’indice de mémoire de travail et l’indice de vitesse de traitement. Il est à noter que les enfants précoces, les garçons particulièrement, sont peu efficients dans le subtest du code, contenu dans l’indice de vitesse de traitement. Cela est dû au fait que cette épreuve fait peu appel à ce qui est considéré comme étant l’intelligence. Ces enfants sont désarmés devant une épreuve qui ne demande aucune réflexion. Les enfants précoces ont besoin qu’une activité fasse appel à leur intelligence pour mobiliser pleinement leur attention et être efficients. Ce subtest fait parfois chuter de quelques points le QI total. Certains spécialistes préconisent donc de calculer deux QI, l’un en tenant compte du code et l’autre sans le prendre en considération. Suite à la passation des échelles verbale et de performance et des deux indices, trois valeurs de QI seront ainsi déterminées : le QI Verbal, le QI Performance et le QI total. Un intervalle de confiance est associé à ces valeurs afin de prendre en compte les incertitudes de mesure : le potentiel de l’enfant se situe au sein d’une fourchette de valeurs.

A l’origine le quotient intellectuel était simplement la mesure du décalage d’un enfant par rapport à sa classe d’âge : âge mental/âge réel x 100 ; ainsi un QI de 120 signifie qu’un enfant de 10 ans a les capacités intellectuelles d’un enfant de 12. On parle maintenant plutôt d’écart à la moyenne : les tests de Wechsler sont calibrés de façon à ce que la moyenne de la population ciblée soit à 100 avec un écart-type de 15. Ainsi 68,2% de la population possède une intelligence normale avec un QI compris entre 85 et 115. 13, 6% possède une intelligence supérieure avec un QI supérieur à 115. On parle de surdoués à partir de 130 de QI, ce qui représente 2,1 % de la population. Il y a 0,1% de la population qui possède un QI supérieur à 145 et le Zèbre fait partie de cette dernière catégorie. L’intelligence limite se situe sous 85 de QI (13,6%) et la débilité mentale sous le score de 70, soit 2,1%. Aux extrémités de la courbe de Gauss formée par les scores de QI, on passe les bornes qualitatives. On ne parle plus d’une évaluation quantitative de l’efficience intellectuelle, on raisonne en termes de forme d’intelligence, de mode de pensée. Le QI perd sa valeur d’estimation d’un niveau intellectuel pour devenir un indicateur plus général qui oriente vers un diagnostic plus global. Cela concerne les QI en dessous de 70 et ceux au-dessus de 130.  Au delà de 130 le QI n’est plus un indice d’une intelligence quantitativement supérieure mais d’une forme d’intelligence qualitativement différente. Un surdoué est un enfant qui, par sa perception aiguisée du monde, par sa capacité à enregistrer simultanément des informations en provenance de sources distinctes, par son réseau puissant d’associations d’idées et sa rapidité fulgurante de compréhension…  fonctionne dans un système intellectuel incomparable à celui des autres enfants et très différent aussi des enfants les plus brillants (QI entre 115 et 130). C’est la différence qui est significative chez l’enfant surdoué et non pas la supériorité intellectuelle.

Il arrive parfois qu’il y ait hétérogénéité entre le QI verbal et le QI performance, c’est-à-dire une différence de plus de 12 points entre les deux QI, qui ne permet pas de calculer un QI total. Il appartient alors au psychologue de comprendre la raison de cette hétérogénéité et de trouver les solutions pour y remédier. Plus le test est homogène plus l’apprentissage et la mise en œuvre de l’intelligence sont facilités. Un QI homogène témoigne d’un équilibre global de la personnalité et de facilités d’adaptation. Notre Zèbre possède un QI homogène, ce qui est déjà un bon point pour son avenir. En revanche, une dysharmonie des aptitudes intellectuelles peut être à l’origine de difficultés scolaires parfois sévères. Cependant, en cas d’hétérogénéité des deux QI, les problèmes ne seront pas les mêmes selon que c’est le QI verbal ou le QI performance qui est supérieur. Si c’est le QI verbal qui est supérieur au QI performance, on peut émettre plusieurs hypothèses, soit cela représente de la part de l’enfant un mécanisme de défense psychologique, soit c’est le signe de troubles instrumentaux (aptitudes neuropsychologiques intervenant dans l’acte de lire, d’écrire ou de calculer), soit c’est le signe d’un surinvestissement parental des capacités de l’enfant, en particulier dans le domaine intellectuel et scolaire. Dans la situation inverse, c’est-à-dire QI performance supérieur au QI verbal, il peut exister des troubles du langage écrit ou parlé (ex : la dyslexie), on peut aussi parler de refus ou de non-investissement des apprentissages, en particulier scolaires. Cela peut-être aussi le signe d’une inhibition intellectuelle. Deux autres hypothèses peuvent être envisagées : l’appartenance à une autre culture que celle de référence dans laquelle le test a été étalonné ou une carence du milieu éducatif (milieu pauvre en stimulation intellectuelle). Pour tous ces problèmes des solution et des thérapies existent.

Si l’enfant présente de nombreux troubles, le psychologue peut faire passer à l’enfant des tests complémentaires : tests d’efficience intellectuelle, des échelles de raisonnement et les tests logiques, des tests instrumentaux et d’aptitude, des tests de mémoire, des épreuves cliniques d’exploration des structures cognitives ou des épreuves de personnalités.

Il faut savoir que tous les enfants surdoués n’ont pas de problème. Certains se montreront brillants toute leur scolarité, sauteront des classes sans souci et auront une personnalité forte qui en feront des leaders. Mais beaucoup d’entre eux auront un parcours semé d’embûches.

Au prochain numéro : vivre avec un zèbre à l’école, en famille…

Photo : Flickr

Tagged as: , , , , ,


« « Préc. Le lactarium    |     Suiv. Un zèbre à la maison (2) » »

127 Commentaires »

  1. Merci à Suzie et à Fleur pour ces témoignages et ces explications très riches. Je relirai certainement à tête reposée ! et j’ai hâte de lire la suite !

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé, hé hé, c’est clair que l’article est dense ! ;-)

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, ok, ok, j’ai compris…
    note pour les autres, oui, en bonne perfectionniste, moi j’aurais encore alourdi tout ça… :oops:

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé, L’objectif n’est pas de vous donner mal à la tête, hein ;-) Ravie que le sujet vous plaise…

    Répondre

  2. Ton article tombe à point nommé ! Il est long et je n’ai pas eu le temps de tout lire mais c’est parfaitement le bon moment. Je n’en parle pas trop sur mon blog mais je soupçonne une précocité chez Grand Bonhomme, certes moins marqué que celle du zèbre, mais tout de même. La situation est très difficile à la maison et nous sommes souvent perdus.
    J’aimerais le faire tester mais quand j’en parle, je croise souvent ces regards dont tu parles « encore une qui se la pête avec son môme! ». C’est dur.

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, courage Nashii. Si tu penses que tu dois le faire tester, fais le ! Au moins, vous saurez ce qu’il en est… Il n’est pas bon de se voiler la face en ce qui concerne ces enfants-là… Leur avenir et leur bonheur sont en jeu…

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, je ne pourrais pas mieux dire!
    j’insisterais simplement sur le fait de bien choisir son interlocuteur…
    quand à la profondeur de la précocité… cela n’est pas mentionné dans l’article mais puce1 (chez qui on ne voyait rien, donc…) et le zèbre naviguent dans les mêmes eaux de QI… prépare toi donc à tout! ;-)

    Répondre

    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, la « profondeur de la précocité » est effectivement un aspect de plus au problème. Puisqu’il y a autant de différence entre un enfant qui a un QI de 160 et un autre dont le QI est de 130 (pourtant tous deux mis dans le même sac de « surdoués ») qu’il y a d’écart entre un surdoué de 130 de QI et un enfant au QI moyen (pour qui l’école est faite) …
    http://www.douance.org/education/e477vf.htm

    Répondre

    NashiiNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, le hasard fait que j’ai appelé ce matin pour prendre rendez vous avec une psychologue (une autre que la précédente pour celles qui suivent ma petite vie) mais je ne sais pas vraiment comment choisir une psychologue pour « tester ». Quand tu dis « leur bonheur est en jeu », je pense qu’il n’y a pas que leur bonheur car toute la famille se retrouve destabilisée par son comportement « inadapté ». Ceci étant, s’il n’est pas précoce, ca veut dire qu’il juste « inadapté ». Aie aie aie.

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, Bon, alors, l’AFEP (dont nous parlerons dans la 2e partie) peut fournir des noms de psychologues. C’est comme cela que nous avons procédé pour le Zèbre. Et nous sommes très bien tombés. Cependant, Fleur n’a pas toujours entendu que du bien de ces psychologues… Fleur, comment avez-vous fait pour la Puce ?

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, nous, on a contacté l’ANPEIP! et j’ai contacté des parents membres de l’ANPEIP via le forum… c’est ainsi que nous avons eu le nom de la psy qui a finalement testé mes filles. Elle n’était pas encore parmi les psys recommandés par l’ANPEIP… elle y est depuis nos témoignages!
    On avait aussi hésité avec JC Terrassier.

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, bien choisir un psychologue est crucial!
    à mon sens, il/elle doit connaître les EIP, les fréquenter, les tester au quotidien!
    si tu peux patienter quelques jours tu peux attendre la deuième partie de l’article, sinon, tu peux contacter l’AFEP ou l’ANPEIP (j’ai une préférence pour la deuxième, mais les porte feuilles ont généralement une préférence pour la première) qui te proposeront des listes de psys valables dans ton coin!
    (accessoirement, si tu habites le 06, le 66 ou l’ile de France, on peut t’aiguiller, je pense…)

    Répondre

    NashiiNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, je suis sur l’Ile de France ouest… tu peux me répondes par MP, si c’est plus simple : nashii.maman@gmail.com.

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, Alors, nous aussi on est sur IDF ouest… Je peux aussi t’indiquer quelle psy nous avions rencontrée sur Boulogne…

    Répondre

    NashiiNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, oui, pourquoi pas, ca pourrait m’aider, je pense.

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, je peux écrire ici qui je recommanderais sur Nice ou Paris, puisqu’il s’agit des deux grandes pointures françaises en matière de précocité, à savoir:
    Arielle Adda à Paris et Jean-Charles Terrassier à Nice.
    Il y a du délai, mais hors urgence, cela vaut la peine…
    … et si urgence, et qu’ils la saisissent lors de ta prise de contact téléphonique, j’imagine qu’ils sauront pousser les limites de leur agenda…

    Répondre

    NashiiNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, c’est là qu’est la limite. Grand Bonhomme n’est pas aussi avancé que le descriptif que vous faites de zebre et puce. Il n’y a donc pas d' »urgence ». Déranger des « pointures » pour mes petits tracas, qui n’en sont peut être pas, me semble déplacé.

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, Tu sais Fleur et moi avons pensé la même chose au moment de faire tester nos enfants… ;-) Mais bon, je t’envoie un mail avec le nom de la psy à Boulogne.

    D’autre part, nos enfants ont des QI très élevés et sont un peu les archétypes du surdoué. Mais la précocité peut prendre toutes sortes de formes.

    Répondre

    NashiiNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, merci beaucoup !

    Répondre

    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, et Nashii : il faut se méfier de l’eau qui dort… Autant pour le 1er, nous savions déjà avant le test que nous avions affaire à un zèbre, autant les résultats du test de sa soeur nous ont surpris, car elle cachait bien son jeu cette petite timide qui a obtenu pratiquement le même résultat que son grand frère… (quoique mieux équilibré entre les deux sous-parties).

    Répondre

    virginie2marsNo Gravatar a répondu :

    @Nashii,
    il existe un livre très intéressant qui peut peut être t’aider
    il s’appelle « Enfant difficile, enfant prometteur »
    http://www.amazon.fr/Enfant-difficile-enfant-prometteur-Greenspan/dp/270961720X
    il existe en Poche
    sur le test de la précocité tu peux regarder sur le net beaucoup de sites propose des questionnaires destinés aux parents qui doutent comme toi
    pour moi c’est comme aller chez le médecin pour une petite fièvre je me sens souvent ridicule mais au final je suis rassurée et tout le monde s’en trouve mieux ;o)

    Répondre

  3. Si la dénomination « zèbre » n’existait pas, je me reconnais bien dans la description des aptitudes de ces enfants là: aller vite à l’essentiel et ensuite à faire des raisonnement qui prennent plus de temps est en effet difficile. Ma capacité de concentration est vite épuisée si cela ne marche pas tout de suite, encore aujourd’hui.
    En effet, ne pas répondre tout de suite, est vécu comme un échec et il est très important d’apprendre la notion de construction des progrès dans le temps à tout enfant et en particulier à ceux pour qui ça va vite.
    En tant qu’enseignante, je me rends compte tous les jours de l’importance de cette prise de conscience pour les enfants pour qui ça marche bien: ne pas réussir tout de suite, ne pas avoir bon, mais construire un savoir faire, progresser chaque jour, savoir et accepter de se tromper pour faire mieux, c’est « ma » phrase-mantra!
    En effet, ce qui m’a sauvée c’est d’avoir sauté une classe et je dis souvent qu’en sauter 2 m’aurait appris d’affronter plus courageusement et moins précipitamment les difficultés.
    J’attends la suite aussi avec impatience et bravo les filles!

    Répondre

  4. Très intéressant ! Je trouve très mignon le « si ses premiers mots ne jaillirent qu’à 9 mois » de Fleur… On sent avec ce « qu’à », que vous êtes toujours obligées de justifier la zébritude de vos grands poussins ! Parce que j’imagine qu’on est obligé de sortir continuellement leur « CV » pour expliquer à chaque nouvelle rencontre (école, famille, amis ect) que oui le zèbre est différent…
    Ici pas de zèbre en vue, mais je suis sûre avec cet article de mieux comprendre le sujet si quelqu’un de mon entourage y est confronté ! un peu comme les articles de la Poule chaponne sur la PMA.
    Merci à vous deux donc !

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, Effectivement, on est obligé de partir « armé » lorsque l’on rencontre les enseignants… Mais, pour la famille ou les amis, nous n’en parlons pas. Beaucoup de gens ne comprennent pas et refusent de voir que ces enfants sont différents. Surtout, ils pensent que c’est un cadeau que la vie leur a fait et que nous ne devrions pas nous plaindre ou nous inquiéter. C’est vrai c’est un cadeau, mais un cadeau empoisonné qu’il faut savoir gérer au mieux… Du coup, nous n’évoquons jamais ce sujet en dehors de l’école et de la maison…

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, très juste…
    de manière générale, on m’a souvent opposé qu’elle ne faisait pas si tôt,ou si bien… mais elle fait différemment!

    Répondre

  5. Je me rappelle de la méchanceté de ma maîtresse de Ce2 qui me prédisait (souhaitait?) nombres de redoublements et de misères psychologiques, qui accusait ma mère de m’avoir poussée et qui n’en manquait pas une pour me rabaisser, ma précocité l’agressait vraiment. Il y a des gens pour qui ce diagnostic est une agression, de l’arrogance, de l’orgueil parental, et n’appelle que le mépris ou le dédain. Ils comparent,à leurs enfants pensant que les parents tirent de la fierté mal placée et ne voient pas la difficulté d’être différent.

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, A qui le dis- tu ! :roll:

    Répondre

  6. Ici on forme un troupeau, papa zèbre qui l’a toujours su mais jamais diagnostiqué (QI>140 je pense en ce qui le concerne), maman zèbrette jamais diagnostiquée et constamment rabaissée par sa famille (parce qu’ils sont étranges) et le corps enseignant car gauchère, avec un papa zèbre aussi >140 (diagnostiqué).
    Maman zèbre et papa zèbre ont eu trois enfants, aînée Zèbrette, >140 a failli être mise au cours de japonais à 6 ans car menaçait de défenestrer sa prof tellement elle s’embêtait, finalement elle s’est mise au codage informatique. Moyen Zèbre non testé, mais probablement 130-140, a été mis au même cours qu’aînée. Pis petite Zèbrette, moi, qui ait été considérée comme la « moins capable » (merci mamaaaaan, moi aussi je t’aime) toute ma courte vie, testée à 20 ans après 3 ans de dépression nerveuse, QI 137. Je vous rassure j’ai pas mal vécu et je fais de grandes études, mais seigneur que l’adolescence à été dure ! Et comme j’ai « perdu » du temps précieux en essayant de me fondre dans le moule.

    N’empêche que pour mes parents même (et peut-être surtout ?!) en tant que zèbres élevés à la dure ça n’a pas été facile de s’occuper d’un troupeau complet !

    Bref mamans et papas de zèbres, prenez bien soin d’eux, ce sont des enfants super :D
    (mon chouchou enfant c’était l’archæoptéryx :))

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, Effectivement, les zèbres se déplacent souvent en troupeau… ;-)

    Répondre

    PecheGingembreNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, et @Suzie et Fleur
    C’est héréditaire ????? dans les prochains topos parlerez vous des causes ?
    Chez nous pas de zèbre malgré des comportements parfois étonnants de notre petiote, mais j’ai un petit cousin en tête, fils de 2 grosses têtes chercheuses…un lien ?
    Merci pour cet article documenté, je suis avec joie ce genre d’article !

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @PecheGingembre, Oui, nous abordons ce sujet dans la seconde partie. Effectivement, la précocité intellectuelle est héréditaire. Mais, il n’y a pas de cause particulière à cet état de fait. On naît surdoué. Mais, on peut aussi naître surdoué dans une famille où il n’y a pas encore de zèbres.

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @pechegingembre, hum, Fleur a dit « héritable » pas « héréditaire », bon soit… :oops:

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, mais c’est aussi héréditaire, enfin, un peu…
    bon, ok, là, ces mots sont pile poil dans mon domaine et je peine à lâcher prise… mais c’est pour les besoins de l’article : j’illustre les travers classiques des zèbres. Je le fais bien, non?

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, On ne peut mieux :razz:

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @PecheGingembre, l’intelligence, telle que mesurée par un test de QI, est un des caractères les plus héritables… autant que la taille par exemple…
    (attention, héritable ne veut pas dire héréditaire, mais cela indique, en l’occurrence, l’importance de la génétique dans le déterminisme du QI)

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, pour les familles de zèbres… la suite, bientôt!!

    Répondre

    StéphanieNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, et Suzie, désolée d’avoir anticipé les filles c’est le sujet qui est très très porteur chez moi :lol: (ben oui, j’ai pas encore d’enfants donc d’habitude la basse-cour je lis et j’apprends !)

    Répondre

  7. Comme Clémys, je ne connaissais pas et suis ravie que la basse cour nous ouvre de nouveau horizon.

    j’ai un cousin, a priori zèbre, mais on n’en parle pas dans la famille de mon père, c’est « tabou » (comme le deuil périnatal d’ailleurs…)et la mère est accusée de tous les maux, de vouloir en parler (la même d’ailleurs); de surstimulation (ce qui était probablement le cas au debut, elle avait beaucoup d’attente dans ce bébé …). bref, il a sauté 2 classes. Entre au lycée en mesurant 1.30m… se sent en décalage avec les plus vieux et ceux de son age…

    bref, pas facile mais grace à vous, je briserai le tabou et demanderait plus de détails à sa mère.

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Charlotte, Tu vois, c’était un peu le but de cet article : briser les tabous et faire tomber préjugés et clichés… Merci d’y avoir cru…. Et je ne connais pas ta tante, mais peut-être qu’elle vous a donné l’impression de sur-stimuler son fils, mais en même temps, elle ne faisait sans doute que suivre ses besoins et ses désirs… ;-) (ceux de l’enfant, je veux dire )

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, sans doute même…
    ici, on trouverait sans doute que j’abuse quand je trouve ma troisième en retard côté langage sous prétexte qu’elle parle peu à 18 mois… nous vivons juste en décalage!

    Répondre

    NashiiNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, j’ai tendance à trouver Petit Bonhomme « en retard » par rapport à son frère… mais la comparaison est juste impossible.

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, hihihi…
    ce que je penses de puce3, vous le lirez bientôt… mais même si elle ne parle pas encore bien, je la pense… comme sa soeur!

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, ici ce qui est bien c’est qu’avec Pouss1 qui commence à faire des phrases seulement à presque 3 ans (et c’est encore du style télégraphique) son frère n’aura pas trop la pression :mrgreen:

    Répondre

    NashiiNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, :mrgreen: tranquille !

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, hum attention, certains précoces parlent très tardivement : ils attendent de « maîtriser », pour se mettre à parler comme un livre du jour au lendemain… ;-) Les précoces sont perfectionnistes. Ils préfèrent ne pas faire, plutôt que de faire mal… Alors certains préfèrent ne pas parler et attendre d’en « savoir » plus pour le faire…

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, oh oui…
    idem pour la pratique d’une langue étrangère, le vélo, la lecture, un peu tout quoi…

    Répondre

    CharlotteNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, et Fleur : en effet très probablement…
    ca me paraitrait quand meme assez fou si rien qu’en le stimulant elle arrive à ce résultat la…

    Répondre

    pupuceNo Gravatar a répondu :

    @Charlotte, tout à fait d’accord.
    je pense que tu peux toujours surstimuler si ton enfant n’en a rien à faire ça n’en fera pas un zèbre mais juste un enfant fatigué et surstimulé, quoi…en revanche un enfant réceptif et demandeur acceptera la surstimulation avec joie et en sera épanoui.
    Enfin bon c’est mon avis ça ne vaut pas grand chose vu que je ne suis pas pro du sujet mais dans ma famille il y a eu moi zèbrette et mon frère imc (tout le contraire donc), et de mes petites observations il ressort que moi sans aucune stimulation et mon frère avec beaucoup au contraire (l’objectif étant de nous normaliser dans les deux cas, merci môman)ce qui reste 30 ans après c’est…toujours le même écart. :mrgreen:
    (je pense que j’ai autant souffert que mon frère de devoir être ainsi adaptée à la norme, soit dit en passant pour les parents d’enfants au dessus ou en dessous de ladite norme, hein. laissez les vivre didiou. fin de la parenthèse, le sujet reste assez douloureux chez moi…)

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @pupuce, laissez les vivre??
    moi je suis ok, mais de même que je la maintiens en vie en lui donnant des aliments adaptés (un demi yaourt ou une bouchée d’omelette la tueraient si je ne la médique pas dans les 10 minutes), je la laisse vivre en lui fournissant la nourriture intellectuelle dont elle a besoin.

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @pupuce, C’est justement ce qu’on fait, on les maintient en vie… en leur donnant ce dont ils ont besoin… Sinon, ils sont mal et malheureux et personnellement, je considère que je n’ai jamais sur-stimulé mon fils…

    Répondre

    pupuceNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, et @ Fleur,
    oui c’est exactement ce que j’entends par laisser vivre, donner à chacun ce qui lui faut point barre, sans se soucier des normes, parce que de toute manière même en forçant dans un sens ou dans l’autre on ne change jamais la nature de son enfant, on installe juste une névrose.
    dans ma famille la névrose a été installée chez les deux enfants, le « plus normal que les autres » et le « moins normal que les autres », et aucun des deux n’en a été ni heureux ni normal au bout du compte. Au final si chacun de nous avait eu l’environnement et les nourritures intellectuelles adaptées à sa norme personnelle ça aurait été beaucoup plus sympa, je crois.

    Répondre

  8. Merci pour cet article ! C’est très intéressant et instructif ! Je serais curieuse d’en savoir plus sur le caractère héritable de la zébritude, qui risque de me concerner puisque j’étais une zébrette, petite, et que j’ai épousé un zèbre, donc on a des chances d’élever un futur troupeau de zèbres…

    Une autre question : mon mari, qui a été diagnostiqué comme zèbre dans sa jeunesse, a fréquenté l’une des premières classes spécialisées pour zèbres, et dans sa classe il y avait 90% de garçons environ. Empiriquement, je me dis que c’est parce que les zébrettes ont tendance à mieux s’intégrer dans les classes ordinaires et donc à être moins détectées, mais il y a peut-être autre chose. Est-ce que vous aussi avez constaté un tel déséquilibre ? Vous avez des pistes pour l’expliquer le cas échéant ?

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Marie, ton hypothèse est juste…
    les filles EIP rencontrent moins de difficultés parce qu’elles ont en général plus de facilités d’adaptation… évidemment, tout cela est statistique… et… on est tombés à côté du cas général en ce qui nous concerne…
    il y a aussi, surtout si tu parles d’il y a une vingtaine d’année, un triste facteur social : on donne plus de chances de s’en sortir aux garçons…

    statistiquement, il y a autant d’EIP filles que garçons, mais trois quarts des dépistés (je crois) sont des garçons… et une infime partie des filles détectées précoces rencontre des difficultés particulières…
    … jusqu’à l’adolescence, ou le lien n’est pas toujours fait, entre, par exemple, cette jeune fille brillante mais un peu bizarre… et l’anorexie qu’elle développe…

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Marie, Et bien je répondrai comme Fleur. Les filles se coulent mieux dans le moule et donc on ne va pas chercher plus loin… Sinon, il y a des exceptions, comme… Puce 1 au profil très masculin dans sa précocité. ;-)

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, yep… sauf pour le graphisme…

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, Ah, oui, c’est vrai, sauf pour le graphisme ;-)

    Répondre

  9. Ce sujet est aussi un peu douloureux pour moi… Parce que pour les adultes aussi, qui se disent qu’ils ont été un peu « rapides », le sujet n’est pas facile à aborder avec les autres sous peur de se voir qualifier de grosse prétentieuse.

    Je me dis que j’ai dû être un peu zèbre : j’ai parlé très tôt (selon ma mère je faisais des phrases à 10 mois…), lu et dévoré des bouquins très tôt aussi… De ce que je me souviens de l’école primaire… c’est un ennui monumental ! Ca se passait pas toujours très bien parce que j’avais par exemple du mal à comprendre qu’il ne soit pas possible de mettre la réponse simplement sur la ligne ad hoc, mais qu’il fallait expliquer pourquoi, réécrire l’ennoncé… pfffffffff. Qu’on passe ce qui me semblait des heuuuuuuuuures sur des sujets qui me paraissaient très simples.
    Avec mes petits camarades ce n’était pas non plus le pied, j’étais l’intello à lunettes du premier rang ;-)). je me souviens aussi que je devais adapter mon langage pour qu’ils me comprennent, pas évident…

    Ca c’est un peu arrangé quand mes parents m’ont inscrit dans un collège privé où le niveau était plus élevé. Il n’en reste pas moins que je m’ennuyais quand même encore beaucoup, malgré mes bonnes notes… et que je me sentais encore très très inadaptée, ce qui n’a pas tous les jours été facile d’un point de vue psychologique.
    Ma « délivrance » a eu lieu lorsque j’ai intégré une classe prépa : enfin, je touchais mes limites ! Enfin je pouvais donner le meilleur de moi même ! Et enfin, j’avais des trucs à raconter à mes camarades !

    Bref, tout ce pavé n’avait pas pour but de vous raconter ma petite vie, mais plutôt de vous montrer comment on peut se sentir « de l’intérieur » en étant différent… Alors si vous avez des doutes pour vos enfants, je crois qu’il vaut mieux savoir… Pour leur permettre à eux aussi de savoir pourquoi ils se sentent différents et qu’est-ce qu’ils peuvent faire pour trouver enseignement à leur pied…

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, et encore… ça c’est quand la prépa suffit… :lol:

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, Merci Stéphanie pour ce témoignage de « l’intérieur ».
    C’est vrai que mon fils, qui est encore petit, s’est senti soulagé de savoir qu’il était précoce et que s’il se sentait différent, c’était « normal », à cause de cette précocité. Et ça nous sert encore pour lui expliquer certaines choses qu’il a du mal à accepter ou comprendre.

    Répondre

    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, de nombreuses similitudes entre ton histoire et la mienne, mais je suis bien loin de me considérer comme « précoce »… Je pense qu’il y a (pour ma part, hein…) une grande différence entre élève meilleure que la moyenne et élève surdouée ;-) – Mon ami d’enfance en revanche était quand à lui dans les « moyens » sans jamais en branler une rame jusqu’à la prépa et il a tout explosé après… Durant son enfance, il avait du mal à écrire et à expliquer ses raisonnements, les profs le trouvaient peu soigneux et feignant, je pense quant à moi qu’il est réellement plus intelligent que la moyenne (il a terminé Polytechnique à 21 ans, puis embrayé sur Sciences Po et thèse…)

    Répondre

    StéphanieNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, Euh, je relis mon premier com, moi non plus je me considère pas comme précoce ! Tout juste je me dis que j’étais souvent plus rapide que les autres !

    Des vrais précoces, j’en ai justement rencontré en prépa (Bac +2 à 17 ans pour la plus jeune, toujours brushée, ongles faits, jogging tous les matins, ben oui elle avait le temps elle) ça m’a bien remis les chevilles en place ;-)

    Répondre

    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, :mrgreen: :lol: :lol: (moi, en prépa, j’avais une règle: jamais de boulot après 19h… Bon, ok, j’ai pas eu le concours ;-) :lol:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, alors pour ma part : déjà pas la peine de bosser entre la fin des cours et le dîner à 18h45 (j’étais interne), ensuite après le dîner pas la peine de bosser jusqu’aux guignols (motto : « on va pas s’y mettre pour 1/2 heure » :mrgreen: ). Par contre j’avais ni brushing ni manucure et surtout, surtout, surtout pas de jogging, quelle horreur :lol:

    Répondre

    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oui mais toi le concours, tu l’as eu ;-)

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, haute dose de féculents autour du postérieur :mrgreen:

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, hmm… quant à moi, la prépa… euh, allers retours WE et mercredi pour voir l’amoureux tout frais (ouf, depuis il est devenu les Papa des 3 puces), peu de boulot le WE (enfin, dans mon souvenir), en vacances au ski deux mois avant les concours, une mononucléose qui m’a clouée au lit pendant des mois, des parties du programme d’agreg de physique en plus, pour le fun, des boules quies en cours parce qu’on apprend plus et plus vite avec de bons bouquins….. souvenirs, souvenirs…
    pis, j’ai bien fini par avoir les concours!

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, Et, oui, c’est typique du surdoué, sauf qu’il a eu de la chance de s’en sortir aussi bien. En effet, il y a seulement 1/3 des précoces qui font des études supérieures :???:

    Répondre

  10. Merci pour ce billet (et la suite). Là je suis trop crevée pour tout lire correctement, mais c’est très très intéressant pour moi !

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, T’inquiète pas, on est restée plutôt « soft » sur les enseignants ;-) Mais si ça pouvait aider à faire passer le message… :mrgreen:

    Répondre

    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, Ben dès que je suis en état de comprendre ce que je lis, je m’y recolle :mrgreen:

    Répondre

  11. merci pour ces témoignages et informations, c’est très très intéressant! j’attends la suite!

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, Ca vient, ça vient ;-)

    Répondre

  12. Je rejoins Stéphanie… Savoir est un soulagement, surtout parce qu’il permet d’adapter au mieux l’enseignement à l’enfant. Mais pas seulement. Pour moi, l’école primaire a été un long chemin d’ennui, avec certains professeurs qui m’ont prise en grippe – notamment celle dont je corrigeais les fautes d’orthographe au tableau. Ca faisait « Mademoiselle je sais tout », c’est vrai. Mais la laisser enseigner des choses incorrectes ne me semblait pas concevable. :+)

    Aujourd’hui encore, me fondre dans le moule, me voir reprocher mon langage « trop choisi: on dirait que tu parles à la Reine d’Angleterre », me taire pour ne pas « faire de l’ombre » ou « ne pas écraser »… Le sentiment d’inadaptation est pesant, et joue d’ailleurs parfois des tours, professionnellement.

    Bref, un diagnostic précoce aurait peut-être permis de me faire sauter une classe ou deux, et j’aurais peut-être moins de mal à me sentir « normale » au quotidien.

    Donc, tant pis si certains pensent « oh la la, elle se la pète avec son môme ». L’essentiel est le bien-être de l’enfant et de son entourage.

    J’attends avec impatience l’article suivant sur ce thème.

    Répondre

  13. Vraiment bravo pour cet article très fourni et très instructif. ma poulette est juste chiante et pas zebrette pour un sou, enfin à première vue, mais par contre ma nièce l’est sans doute mais ma soeur n’a pas encore pris la décision de lui faire faire un test de QI, même si elle a déjà sauté une classe. Je me souviens des conversation qu’elle tenait petite, c’était impressionnant. J’espère juste qu’lle ne va pas mal vivre cette précocité, pour l’instant j’ai l’impression qu’elle se met au niveau des autres pour ne pas se faire remarquer…
    Et encore merci, j’ai vraiment appris un truc sur les difficultés rencontrées lors du collège. Vivement la suite!

    Répondre

  14. […] « Préc. Un zèbre à la maison (1)    |     […]

  15. Bravo pour cet article fourni et passionnant, et merci pour vos témoignages! Je ne suis pas du tout confrontée à ce genre de cas (ma petite fille de 8 mois ne lit pas encore Kant dans le texte ;-)), mais j’ai eu l’occasion de rencontrer des « précoces » (il semble que mon mari ait lui-même été un enfant précoce), du coup je suis contente de creuser le sujet.
    Une question néanmoins me taraude: si les enfants précoces ont une intelligence hors du commun, au sens propre du terme, qu’en est-il de leur maturité psychologique et affective? N’est-elle pas comparable à celle des autres enfants de leur âge? Et dans ce cas, la solution qui consiste à sauter une ou deux classe, qui peut convenir à leur intelligence parce qu’elle les stimule véritablement en les confrontant à leurs limites, en est-elle vraiment une pour ce qui concerne la maturité? Est-ce que ce n’est pas handicapant, pour un enfant, d’être en classe avec des enfants nettement plus âgés, et donc d’un niveau de maturité très différents du sien? Ca m’intéresse d’entendre – enfin, de lire – votre point de vue là-dessus.
    Je sais qu’il existe au sein de certains établissements (le plus souvent privés, semble-t-il, malheureusement) des classes adaptées aux élèves précoces. Qu’en pensez-vous?

    Répondre

    MarieNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, ça ne vaut pas forcément vérité générale, mais je parlais hier soir de cet article avec mon mari (ex enfant précoce) et quand on a abordé le sujet de la maturité, il m’a répondu « le manque de maturité, c’est un truc que disent les « normaux » à propos des précoces, ça ne veut rien dire et je n’ai jamais compris ce qu’on entendait par là exactement. Moi ça ne m’a jamais posé problème ». Et c’est un type qui a eu jusqu’à trois ans d’avance qui le dit :)

    Je pense que ça dépend beaucoup des enfants. Certains pourront sauter des classes sans problèmes de ce côté-là, d’autres non. Les soucis les plus courants dans mon expérience sont : en sport, être plus petit que les autres (pour des enfants qui souvent ne sont déjà pas très portés sur le sport) et puis, dixit mon mari toujours : « au collège, quand tu as 12 ans, c’est dur de draguer une fille de 15 ans ! »

    Mais effectivement, il existe des classes spécialisées. Je connais plusieurs personnes qui sont passées par là et n’en disent que du bien.

    Répondre

    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Marie, c’est exactement ce souci qu’a eu mon ami « surdoué »: c’était toujours le gringalet de la bande (nul en sport) et dur dur pour lui de rouler des pelles avant le lycée… Et encore, il a fallu qu’il soit en Terminale (avec un an d’avance) pour emballer toutes les nanas de Seconde ;-) Mais a part ça, jamais eu de problème de « maturité », au contraire, il était moins con que les autres mecs du même âge (et donc s’arrangeait pour trainer toujours avec les filles, plus « mures » justement ;-) )!

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, Le Zèbre me demande toujours si « un jour les filles seront plus petites que lui » :lol:

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, Et bien, en fait, si ça pose problème. C’est un des décalages qui font partie de ce que nomme JC Terrassier, la dyssynchronie. C’est-à-dire que ce que les enfants sont capables de comprendre intellectuellement, ils ne sont pas forcément capables de le gérer émotionnellement. Mais, ne pas sauter de classe ne change rien à l’affaire, ils en comprennent toujours plus que les autres de leur âge… et ils ont vraiment besoin de stimulation intellectuelle pour se sentir bien. En revanche, les enfants précoces sont de toutes façons plus à l’aise avec les enfants plus âgés, voire avec les adultes, qui ont des préoccupations plus proches des leurs.

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, Suzie a bien exposé la théorie!
    Dans la pratique, je crois, comme Marie, que l’argument de la maturité est trop souvent une arme des opposants au saut de classe… une arme faussée…
    La maturité est un concept à la fois vide et plein de sens…
    peut-on dire d’un enfant qui a compris l’irreversibilité de la mort à 3 ans qu’il est immature? est-ce vraiment immature de s’intéresser au bing bang plutôt qu’aux petshop?
    ma fille est bien plus à l’aise avec les enfants de quelques années de plus qu’elle (ou mieux, les adultes) qu’avec les enfants de son âge avec lesquels elle peine à interagir normalement…
    à nous parents d’accompagner son besoin parallèle de câlins, de réconfort… celui de ses 7 ans civils… câlins suivis ou précédés de discussion métaphysique… là est tout l’art du jonglage parental!!

    chez nous, le saut de classe pose d’autant moins problème que Léane n’est pas très petite et surtout qu’elle est physiquement très motrice, dégourdie et audacieuse… D’après la psy qui l’a testée, les années d’avance peuvent être plus difficiles à assumer lorsqu’à l’adolescence, par exemple, elle sera réglée plusieurs années après ses copines de classe… m’enfin je peine à voir quelque chose de dramatique là dedans …

    Répondre

    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, et Suzie, et Marie, merci pour vos réponses, ça m’éclaire bien.
    Cela dit, « maturité » n’est pas un jugement de valeur. Quand je pose la question de la maturité, l’idée n’est pas de dire qu’un enfant précoce qui saute une classe serait immature, mais qu’il aurait la maturité de son âge, simplement.
    Spontanément, j’avais tendance à penser qu’un enfant de 10 ans dans une classe de pré-ados de 12 ou d’ados de 13 ça ne devait pas être facile pour lui, parce qu’ils n’en sont pas au même stade de leur développement psychologique et affectif. Un exemple concret pour éclairer ma question: est-ce qu’un enfant précoce de, disons 8-10 ans, joue encore (comme, je suppose, les autres enfants de son âge)? Et dans ce cas, est-ce que ce n’est pas un peu dur pour lui d’être dans une classe où les autres enfants ont passé l’âge du jeu?
    Bon je ne sais pas si je suis très claire, mais ça m’intrigue pas mal cette question, parce qu’il me semble que nous ne sommes pas que des intelligences, et que le développement corporel, physiologique, psychologique, n’est pas quelque chose d’accessoire.
    Mais pour en revenir au parcours scolaire, j’ai bien conscience qu’il faut mieux sauter une classe (ou plus) et être un peu en décalage sur certains aspects, plutôt que de s’ennuyer toute sa scolarité ou d’avoir des difficultés à partager des choses avec des enfants de son âge.

    Répondre

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, je crois que le problème de la maturité par rapport à son âge et celle des autres est une problématique commune à bon nombre d’enfants, précoces ou non. Tout simplement parce qu’il y a différentes sortes de maturités. Sexuelle, affective, dans le jeu, dans l’imaginaire, intellectuelle,…
    Ma belle fille pas du tout zèbre vit très mal par exemple de faire 15 cm de plus que ses camarades et d’être déjà réglée en CM2.
    J’ai toujours aimé être avec des plus âgés que moi très tôt, qui pensaient que j’avais 2 ou 3 ans de plus que mon âge réel, mais j’ai toujours eu aussi un ou deux copains plus jeunes avec qui je jouais « normalement ».
    Juxtaposer ce problème à celui de la précocité ne fait qu’embrouiller les cartes, la question de la maturité est complexe pour tous les enfants, elle se pose, je crois, juste d’une différente manière chez les enfants précoces.

    Je me rends compte que j’expose ici un point de vue de précoce mais qu’il peut être très différent pour les parents…

    Répondre

    MarieNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, effectivement il ne s’agit pas de jugement de valeur. Comme dit pâte à crêpe (sympa comme pseudo, ça vient d’où ?) c’est un problème qu’ont beaucoup d’enfants. On a l’habitude de dire qu’à l’adolescence, les filles sont « en avance » sur les garçons de deux ans environ. Je pense que les variations de maturité sont en fait très importantes d’un enfant à l’autre à un âge donné. Peut-être que cette « avance » des filles rend plus facile un saut de classe pour une fille, en général, je sais pas. Personnellement, j’ai eu un an d’avance depuis le CM2, ça ne me gênait qu’en sport, et d’ailleurs dans les plus petites classes mes enseignants ont toujours tenu compte de cette différence d’âge pour me noter.

    Et puis la maturité est souvent dans le regard de l’observateur. Par exemple, mon mari et moi nous sommes mariés jeunes, il y a des gens autour de nous qui l’ont pris comme la marque d’une grande maturité, d’autres comme la marque d’une grande immaturité…

    Et il ne faut pas oublier qu’en dehors de l’école, les enfants ont souvent l’occasion de se socialiser dans d’autres contextes avec d’autres enfants, de leur âge ou pas (par des activités sportives, artistiques, en famille…), ça peut rattraper le fait d’avoir des camarades de classe qui n’ont pas les mêmes préoccupations que soi.

    Rien à voir, mais La Poule et les autres, vous avez fait quoi comme prépa ? La Poule, je te lis depuis quelque temps, quelque chose dans ta démarche me fait penser que tu dois avoir une formation scientifique… (et j’aime beaucoup la façon dont tu abordes la maternité, les études sur l’allaitemet et autres !)

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Marie, ici, prépa bio.

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Marie, pareil que Fleur (d’ailleurs on a fait la même école, c’est là qu’on s’est rencontrées :mrgreen: )

    Répondre

  16. Bon je remarque quand même qu’il a beaucoup de zèbres&co dans cette basse-cour… Et toi la Poule? Zébrette?

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, joker :razz:

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, Ah, t’as remarqué toi aussi ;-) Pour info, les surdoués représentent 2% de la population… ;-)

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, et le surdouement se définit comme un QI > 130 (ou 125, là n’est pas la question)… ce qui présuppose la passation d’un test. CQFD

    (ok, il y a parfois des faisceaux de présomption… dans ce cas, si l’on pense avoir besoin de cette reconnaissance, de comprendre son enfance, on peut aussi se faire tester à l’âge adulte… il paraît que c’est une démarche assez fréquente chez les adultes dont un enfant est dépisté précoce…)

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, Effectivement, CQFD ;-)

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, je croyais qu’on disait « douance » :?:
    Et sinon, pas de test, pas de problème (ou l’inverse) :mrgreen: :razz:

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, on dit les deux mon capitaine!
    et euh… pas de test, encore plus de problèmes, hein… ou alors notre article n’a servie à rien!!

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, OK. Pour les tests je parlais de mon cas particulier… ;-)

    Répondre

  17. Ce n’est pas tant le problème de maturité qui est parfois la difficulté mais la relation aux autres. Les enfants précoces ont souvent des difficultés à nouer des liens, à s’adapter, et pourtant ce sont des enfants qui ont souvent de gros besoin affectifs. C’est vrai dans la majorité des cas mais pas pour tous non plus.
    Chez nous une Butternut très curieuse qui a parfois des questions déconcertantes sur la mort, les bébés, la vie en général. Enfant éveillée, grande curiosité, précocité… nous verrons bien, tant qu’elle est bien dans ses baskets s’est le principal.

    Répondre

  18. Cet article est PARFAIT. C’est le résumé de ce que j’ai mis 10 ans à découvrir (voire plus si on parle de la mise en perspective de mon expérience personnelle avec ces informations).
    Merci. :grin:
    Maintenant, je retourne lire les commentaires.

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @la belle bleue, Ah bah, merci c’est gentil :oops: (Il y a eu de travail, il faut dire :roll: )

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, oh oui, t’as bien bossé! Merci!

    Répondre

  19. J’avais l’impression de reconnaître ma Chupa en Puce, mais en fait non … Parce que ma Chupa ne veut pas écrire son prénom … ça ne l’intéresse pas.
    Le graphisme est son point noir.
    Elle étonne souvent par sa rapidité d’esprit et sa répartie pour son âge, mais non, elle est dans la normalité ;-)

    Mes doudoux sont bien dans leurs baskets, c’est l’essentiel.

    En tout cas, ce billet est très intéressant et bien écrit.

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @missbrownie, Hum, t’as lu de 2e article ? ;-)

    Répondre

  20. trés intéressant, trés bien écrit, trés clair ….comme d’hab :lol: gros bisous

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @maryse, Maryse??
    toi?
    et euh, t’es souvent dans la basse cour ou ton « comme d’hab » parle d’ailleurs? et euh… c’est Suzie qui a écrit l’essentiel des articles, hein!

    Répondre

    maryseNo Gravatar a répondu :

    @Fleur,
    coucou voui c’est Moi :lol: c’est la première fois que je viens, j’ai été attirée par le joli zébre avec un costume trés original sur ton profil FB … et parce que je suis une fan de Fleur depuis longtemps hein !! mon « comme d’hab » est général ma Belle en venant je savais que j’allais être touchée en plein coeur ! et j’ai eu raison :oops: gros bisous et bravo à vous pour ces explications qui me rappelle bien des situations.
    à bientôt ;-)

    Répondre

  21. Vous êtes citées ici :
    http://jean-francois.laurent.over-blog.com/article-precoce-surdoue-douance-intellectuellement-precoce-hpi-zebres-apie-des-sigles-59287946.html

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @la belle bleue, Ah, oui… Merci pour l’info et félicitations à la Poule pour « l’excellent blog » ;-)

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @la belle bleue, waou! Bravo à Suzie et LaPoule!

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, bravo à suzie et toi pour ces articles ;-) et merci à lbb pour le lien (que j’avais déjà repéré via mon grand tableau de bord des stats…)

    Répondre

  22. Très bel article, merci =^.^= (c’est La Belle Bleue qui m’envoie)

    J’aime bien aussi le terme APIE de Jean-François Laurent (pour son bouquin be APIE)

    J’ai aussi 3 zèbres à la maison, avec divers profils. Un SuperKrapou autiste de 11 ans qui met en échec les tests (y compris adultes depuis ses 7 ans) de QI verbal mais plante magistralement les tests de QI perfo ; une MissPapillon de 10 ans plutôt homogène (mais perfo>verbal et le tout >150, aïe) ; et une PrincesseO de 3 ans stupéfiante, qui ratatine ses frère et soeur à l’aise (pourtant c’était quelque chose !!).
    Aucun des grands ne peut plus être scolarisé, alors on n’essaie même pas pour la petite… et c’est très bien comme ça !

    Répondre

  23. Ah oui ! les exemples m’ont rappelé quand SuperKrapou, 5 ans tout frais à l’époque, avait expliqué à son père « C’est amusant, l’ombre. A la fois, elle est, mais elle n’est pas. Tu comprends papa ? – Oui, je crois que je comprends ce que tu veux dire. – Ah c’est bien. Parce que parfois, j’ai l’impression que les adultes ne comprennent pas ce que je dis… »

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @plouf_le_loup, hébé ! tu ne dois pas t’ennuyer souvent avec une telle tribu…

    Répondre

  24. Pour celles que ça intéresse, vous pouvez regarder sur le site des maternelles, l’émission des Maternelles de ce matin, 17 novembre, était consacrée aux enfants précoces : http://les-maternelles.france5.fr/?page=emission&id_rubrique=3440

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    A la fin de l’émission, la journaliste recommande la lecture du blog « Les tribulations d’un petit zèbre », blog qui lui recommande la lecture des deux articles écrits ici :lol:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, ouaaaiiiiiiiiis la gloiiiiiiiire ! :lol: :cool:

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Bon restons modeste !! Mais ça va peut-être t’attirer quelques lecteurs supplémentaires ! ;-)

    Répondre

  25. je venais ici relire un peu ce long et bel article et je découvre, comme le hasard fait bien les choses, l’émission des maternelles par la même occasion (vive la VOD). Dans tous les cas merci pour toutes les infos… article complet en préparation chez Maman Nashii pour toutes les news !

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, Salut, je suis allée plusieurs fois chez « toi », voir s’il y avait des nouvelles de ce côté-là… Je suis maintenant impatiente de te lire…

    Répondre

  26. Bonjour

    J’ai lu les deux billets et une partie des commentaires, une partie seulement car il y en a beaucoup. Alors, si je dis quelque chose qui a déjà été exprimé plus haut, toutes mes excuses.

    Si vous avez un enfant qui est capable d’apprendre à lire à cinq ans (un tiers des enfants d’intelligence normale le sont), apprenez-lui à lire! ne laissez ce plaisir à personne d’autre, ce n’est pas compliqué. Qu’importe la méthode, à part la pure global ou la pure traditionnelle, elles se valent toutes. On peut prendre ses livres qu’il connait par coeur, et commencer par lui faire lire les prénoms des héros, les mots qui reviennent souvent, puis isoler des syllabes, les « on », « eau », bra bre bri glo glu, etc, (en les coloriant s’il le faut). Dix minutes par jour, et en deux mois votre enfant sait lire, youpi !

    Pour les enfants à partir de cinq ans, il y a un « truc » extraordinaire pour apprendre à écrire, et je parle d’expérience.
    Malheureusement, ce n’est pas employé à l’école, et c’est un anachronisme idiot.
    Je parle de la frappe au clavier, avec un logiciel de type Taptouche pour débutants et un clavier pas trop grand adapté aux tout petits doigts.
    Je n’ai pas trouvé de méthode d’apprentissage spécifique aux enfants, dommage qu’il n’y ait pas de couplage avec une méthode de lecture , mais avec le taptouche Garfield premier niveau, ça fonctionne assez bien. (ceci n’est PAS un message publicitaire).
    Essayez, faites essayer à votre enfant, vous verrez. Il apprendra à taper avec tous les doigts, ce qui n’est pas plus compliqué que de jouer du piano, et tapera à toute vitesse en moins de trois mois s’il en fait dix minutes par jour, et ça lui servira toute sa vie.

    Répondre

  27. Bonjour, je ne sais si cette discussion est encore ouverte ?

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @enfant bleu, Bien-sûr… (enfin, je réponds au nom de la Poule, mais je suis sûre qu’elle est d’accord :mrgreen: )

    Répondre

  28. Merci mille fois pour cet article qui nous a vraiment incités à faire le pas, à trouver les bons interlocuteurs et être efficaces. La crêpe est donc un enfant à haut potentiel, total supérieur à 145. Il a fait le test WPPSI III ce matin chez une psychologue recommandée par l’ANPEIP.
    Le rdv s’est très bien passé, nous avons beaucoup appris, réfléchi et nous sommes apaisés.
    Nous sommes très soulagés d’avoir fait la démarche, d’avoir les mots, et de pouvoir aller la rencontre d’interlocuteurs qui vont nous comprendre et non nous juger. Nous savons aussi maintenant pourquoi il faut laisser sans regrets certains interlocuteurs et ne pas rentrer dans le débat puisqu’ils ne peuvent pas comprendre du tout ce que nous vivons et comment fonctionne notre enfat.
    Vraiment merci à toutes, vous nous avez grandement aidés, nous et la crêpe, et si ce diagnostic est fait tôt et donc pourra prévenir d’éventuels futurs troubles, ça sera grâce à vous.

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, Et bien je t’en prie :oops: Effectivement, une fois qu’on sait, on est bien soulagé… et on peut agir… Et tu as raison, il vaut mieux laisser tomber lorsque les interlocuteurs n’y connaissent rien de rien… (enfin, juste dommage quand ce sont les enseignants ! :roll: )… Bon, la Crêpe est très jeune et ce sera sans doute plus simple de poser tout de suite les choses à plat en cas de souci… Bon courage et belle vie pleine de surprises avec votre petit zèbre :cool:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, ça me fait vraiment plaisir pour vous de lire ça ! (et j’espère qu’on aura l’occasion de se recroiser un de ces jours :smile: )

    Répondre

  29. Bonsoir, je rebondis sur le message de pâte à crêpe : « Nous savons aussi maintenant pourquoi il faut laisser sans regrets certains interlocuteurs et ne pas rentrer dans le débat puisqu’ils ne peuvent pas comprendre du tout ce que nous vivons et comment fonctionne notre enfant. »
    Effectivement, mais comment faire quand c’est le conjoint (et toute la belle famille) qui me dit que je suis folle, que les HP ça n’existe pas et que les troubles de mes enfants (3 très hauts potentiels dont un au max)sont de ma faute…

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @enfant bleu, Je suis désolée pour toi. Tu dois être dans une position délicate. Peut-être peux-tu convaincre ton conjoint d’au moins avoir une lecture sur le sujet, l’ouvrage de Jeanne Siaud-Facchin ou celui d’Arielle Adda qui résument bien l’un comme l’autre la problématique… Tu peux aussi adhérer à une association de parents d’enfant HPI qui pourront t’apporter un soutien et des conseils.
    Je m’interroge, si tu le permets, sur ton pseudo : pourquoi « enfant bleu » ? Je me demande si tes problèmes ne viennent pas de là… :roll:

    Je viens de relire ton intervention du mois d’octobre sur le second article. Il n’y a eu aucune évolution de la part de ton conjoint… Je vois que tu as deux fils dyspraxiques. Le diagnostic de dypraxie est assez difficile à admettre pour les parents car c’est un diagnostic de handicap, mais c’est quand même une réalité. Quels sont les professionnels qui ont testé tes enfants ? Quels sont ceux qui ont posé le diagnostic de la dyspraxie ? Tes enfants sont-ils inscrits à la Maison des handicaps pour une prise en charge scolaire particulière ? Vraiment, je pense qu’il n’y a que les professionnels de santé ou les psychologues qui s’occupent de vos enfants qui puissent intervenir auprès de ton conjoint… J’ai bien peur que nous ne puissions pas beaucoup t’aider… :???:

    Répondre

  30. Hélas oui je le sais mais cela me soulage un peu d’échanger car je souffre énormément de la situation. Sinon enfant bleu c’est comme cela que je vois mon fils aîné (celui qui est au max aux tests). Je pense que même chez les HP il est à part, je le vois bien avec ses frères qui ne sont que entre 145 et 150. Il ne trouve pas sa place.
    En fait j’espère trouver un jour un témoignage d’une maman dans mon cas.

    Répondre

  31. Merci Anne-Cé de m’avoir indiqué ces articles.
    Merci à la poule pondeuse, à ces mamans mères de zèbres…
    J’ai les larmes aux yeux, moi aussi j’ai des zèbres à la maison, et j’avoue que l’on se sent bien seuls…
    Les autres parents pensant qu’on se la pète avec les enfants à si bon niveau scolaire que nous avons… Les choses ne sont pas si simples!!!
    Zèbre 1 a été testé en CE1, suite à la suggestion de sa maitresse, ben oui, l’est bien EIP, il est en CM2. Zèbre2 est sur le point de sauter son CE2, pas encore testée, pas vraiment besoin, on va quand-même le faire pour pas la différencier de son frère. Le 3è on sait pas encore…
    M’en vais lire le 2nd article…

    Répondre

  32. Coucou,
    perso, j’ai juste une question, nous avons 4 enfants et les 2 premiers sont des zèbres, le premier bien rayé, la deuxième se font plus dans la masse… La troisième, 4 ans et demi ne parle pas très bien, n’aime pas l’école et refuse tout apprentissage qui n’a pas d’intérêt à ses yeux ( pourquoi écrire son nom plusieurs fois : Mme sait bien que je sais l’écrire…). Elle a par contre de très grande inquiétude sur la mort, la peur de ne pas revoir son père revenir le soir… de se faire enlever….
    Les gens que nous avons été voir pour « tester » notre fils ainé nous disent qu’il ne peut pas y avoir d’écart de plus de 10 point du QI entre deux membres d’une même fratrie ( notre fils ayant 151 de QI) cela signifierait que la troisième est aussi une zèbre… Mais si elle se cache pour être comme les autres et que de ce fait elle n’exprime pas tout ses besoins , comment l’aider… Et sinon, dans vos familles, avait vous eu des enfants zébré et d’autres pas , comment gérez vous ça ?

    Répondre

Leave a Reply


« « Préc. Le lactarium    |     Suiv. Un zèbre à la maison (2) » »