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Pour une naissance sans violence

vendredi, septembre 4th, 2009

pour_une_naissance Je vous ai parlé un peu de Frédérick Leboyer, en voici un peu plus sur son best-seller Pour une naissance sans violence. Paru en 1974, il explique que d’une part la naissance est un passage difficile pour l’enfant, et que d’autre part l’accueil qu’on lui réserve à la maternité ne fait qu’exacerber la violence de ce moment. Il faut dire qu’à cette époque on est en plein dans la médicalisation à outrance, avec une certaine tendance à la boutdeviandisation (de la mère comme de l’enfant) : arrivant dans une lumière crue et violente, l’enfant est saisi par les pieds par l’obstétricien qui lui claque les fesses juqu’à ce qu’il crie. S’ensuit alors un enchaînement de soins et de gestes plutôt désagréables avant d’enfin le rendre à sa mère. J’ai trouvé sur ce site une des photos du livre qui montre les adultes s’extasiant devant le nouveau-né qui lui n’a pas franchement l’air extatique : 0301naissance

Frédérick Leboyer fait donc un certain nombre de propositions : accueillir l’enfant avec délicatesse, dans une ambiance lumineuse et sonore discrète, le poser immédiatement sur le ventre de sa mère, attendre que le cordon s’arrête de battre pour le clamper, éviter de faire des soins intrusifs sans nécessité immédiate, etc. A noter que sa proposition de donner un bain rapidement après la naissance est maintenant contestée, car on a constaté que le vernix des nouveaux-nés avait un rôle protecteur et qu’il valait mieux attendre un jour ou deux pour commencer les ablutions. Les autres points devraient vous sembler familiers si vous avez lu quelques projets de naissance… et sont donc toujours d’actualité !

Rédigé dans un style assez poétique et illustré de nombreuses photos, le livre est difficile (impossible ?) à classer : certainement pas un traité d’obstétrique, pas vraiment un essai, pas non plus un manuel pour les parents. D’un côté cela se lit facilement, de l’autre ça peut sembler un peu péremptoire, et on peut facilement être hérissé par un passage ou une phrase à l’emporte-pièce. On aime ou on n’aime pas… Cependant on ne peut pas négliger l’impact que cette publication a eu sur les pratiques et mentalités en maternité ; Leboyer avait d’ailleurs essuyé à l’époque de nombreuses critiques, notamment de la part de ses pairs. Et même si ses propositions n’ont pas toutes été systématisées, le climat a quand même beaucoup évolué grâce à lui. Alors rien que pour ça, merci !

Un autre livre sur le même thème : Vous qui donnez la vie

Frédérick Leboyer

mercredi, septembre 2nd, 2009

z-flb Connaissez-vous Frédérick Leboyer ? Si vous êtes né(e) à la fin des années 70 ou plus tard, vous avez peut-être bénéficié de ses propositions. Cet obstétricien français (né en 1918) a publié en 1974 le best-seller Pour une naissance sans violence, qui a jeté un gros pavé dans la mare de l’obstétrique française. Il a été un des premiers à réfléchir à la naissance du point de vue de l’enfant et à demander un accueil plus doux du nouveau-né, l’époque n’étant pas très tendre avec eux. Véritable OVNI dans la bibliographie autour de la parentalité, surtout à une époque trustée par Laurence Pernoud, il écrit dans un style très simple et poétique, illustré de nombreuses photos qu’il prend lui-même. Il a par ailleurs mené une recherche spirituelle exigeante, notamment lors de voyages en Inde, ceux-ci inspirant largement certains de ses ouvrages. N’allez pas croire pour autant qu’il s’agit d’un doux rêveur, la licence poétique lui permettant d’exprimer avec force les convictions assez radicales de son engagement. Bref pas vraiment le gynéco typique, même si sa réputation médicale, tant sur le plan technique qu’humain était excellente.

Il a publié plusieurs ouvrages, et notamment (si on en croit Wikipedia, mais en cherchant un peu j’en ai trouvé d’autres) :

  • 1975 – Pour une naissance sans violence
  • 1976 – Shantala – Un art traditionnel – Le massage des enfants
  • 1979 – Cette lumière d’où vient l’enfant
  • 1982 – Le sacre de la naissance

J’ai lu le premier et le troisième, et je consacrerai à chacun un article. Ils restent encore tout à fait d’actualité, et peuvent à mon avis constituer un cadeau original pour des futurs parents (si tant est que ceux-ci soient un minimum branchés parentalité alternative/spiritualité). Shantala a été depuis réédité avec un DVD et permet de s’initier à l’art indien du massage des nouveaux-nés, que je n’ai pas moi-même testé (sauf quand j’étais bébé…) mais qui a très bonne réputation. Je ne sais pas grand chose sur Le sacre de la naissance, si ce n’est qu’apparemment il existe aussi sous forme de film (réalisé par Leboyer himself).

(Photo : Natural pregnancy mentor)

Le pouvoir du marketing

lundi, juillet 27th, 2009

300px-DisneyKaa Grâce à Olympe, je vous propose aujourd’hui d’aller voir ailleurs si j’y suis (si vous avez la flemme, j’avoue, je n’y suis pas). Elle m’a signalé en effet ce billet très intéressant (ici) qui décortique en détails la dernière pub de Bledina. Pour ceux et celles (comme moi) qui regardent peu la télé, vous trouverez aussi la vidéo en question sur le site. J’avoue que je ne sais pas si c’est de voir la vidéo en lisant l’article, mes hormones de grossesse qui débloquent ou une combinaison des deux mais franchement je n’ai pas spécialement fondu.

Comme le sujet est extrêmement sensible pour beaucoup, j’ajouterai qu’il n’est pas question ici de culpabiliser quiconque, mais simplement d’aider chacun à faire des choix informés. Ce n’est pas non plus un appel au boycott de la marque ou que sais-je, je ne pense ni que son produit soit spécialement meilleur ou pire qu’un autre, ni que ses stratégies marketing soient très différentes de celles des concurrents.

Enfin je n’ai pas encore eu le temps de parcourir l’ensemble du blog Communication, publicité et marketing dont l’article est extrait mais ce que j’en ai lu m’a donné l’envie de le rajouter fissa à mes (trop nombreux) flux RSS.

Petit manuel du savoir-vivre

mercredi, juin 17th, 2009

baronnenadinederothschild042 Celui-là n’est pas à l’usage des rustres et des malpolis mais pour ceux qui fréquentent des parents, y compris potentiels. Si vous trainez un peu sur les forums, vous pourrez voir de belles collections de vacheries plus ou moins volontaires balancées autour de la parentalité (voir par exemple ici ou ). La plupart des gens s’abstiennent généralement de vous dire qu’ils trouvent votre tenue immonde ou que votre coupe de cheveux vous rajoute 10 ans. Bizarrement, ce type de tact et de retenue ne semble pas de mise quand on parle d’enfants. Telle la réincarnation de Nadine de Rotschild (sauf que je crains fort qu’elle ne soit pas encore désincarnée), je vous propose quelques conseils pour être une dame/un gentleman en toute circonstance. N’hésitez pas à faire passer à votre belle-mère favorite. De mon côté, j’en profite pour faire passer mes excuses pour toutes les boulettes, gaffes et désagréments que j’ai pu causer (scoop : la Poule n’est pas un être virtuel parfait et idéal).

Situation n°1 : On ne demande pas aux gens quand ils comptent avoir des enfants. D’abord il me semble que c’est quelque chose de très intime (autant demander des détails sur la vie sexuelle directement ?), et ensuite cette simple question peut cacher d’immenses souffrances. Peut-être que votre interlocuteur essaie sans succès depuis deux ans ? Peut-être qu’il/elle souhaite ardemment un enfant mais pas son conjoint ? Peut-être que le couple vient de subir une énième fausse-couche ? Imaginez l’impact d’une phrase comme « Alors les jeunes on a perdu le mode d’emploi ? » dans ce type de contexte… Et si vous voulez vraiment aborder le sujet, il me semble que le plus délicat est de commencer par faire part de vos propres intentions, sans pour autant devenir pressant sur la réciproque. Personnellement quand on me pose la question, même si j’ai arrêté la contraception et que j’ai un test de grossesse dans mon sac, je réponds généralement « Bah on verra, on a le temps » ou un truc bien vague du genre.

Situation n°2 : Ce n’est pas forcément judicieux de dire à une femme que vous avez bien calculé qu’elle était enceinte (sauf si c’est tellement évident qu’il n’y a rien à calculer…). D’abord elle ne l’est peut-être pas. Je rappelle que le ventre met généralement plusieurs mois après la naissance d’un enfant à reprendre sa platitude initiale (s’il la reprend un jour) : inutile de demander à une femme qui a un nouveau-né dans les bras si elle attend déjà le deuxième. On peut également avoir d’autres raisons de ne pas boire d’alcool, et pas forcément envie d’en parler. Et enfin si elle l’est, laissez-lui la joie de faire son annonce selon son timing. Peut-être qu’elle vient d’avoir une mauvaise nouvelle à la première échographie. Peut-être même que sa grossesse est condamnée. Et peut-être qu’elle est un peu superstitieuse, ou qu’elle redoute une nouvelle fausse-couche. Mieux vaut  tenir sa langue et au moment de l’annonce officielle répondre « Je m’en doutais ! »

Situation n°3 : Que répondre à une femme qui vous annonce qu’elle est enceinte ? Il me semble qu’il vaut mieux éviter les commentaires sur la taille du ventre, dire qu’il est trop gros ou trop petit, ça sous-entend déjà qu’il est « trop ». Il y a assez du suivi médical pour ce genre de stress. Et les remarques sur la taille du ventre du style « mais tu es sûre que tu es enceinte ? » ou au contraire « tu es sûre qu’il n’y en a qu’un ? » deviennent vite lassantes. A éviter « Mais c’est une blague ? » (de ma propre mère !). Eviter aussi « C’est un accident ? », « Vous l’avez eu naturellement ? » (répondre : « oui en levrette ») ou encore « C’est pour avoir la fille/le garçon ? ». Je trouve que « félicitations » et « tu es rayonnante » constituent une bonne base de réponse. Il peut être de bon ton de s’enquérir de la forme générale de la future maman (en particulier sur le déroulement du premier trimestre) : soit elle pète le feu et sera ravie de vous l’annoncer, soit au contraire elle sera heureuse de trouver une oreille compatissante.

Situation n°4 : Que dire à des jeunes parents qui viennent d’avoir leur bébé ? D’abord mieux vaut éviter la question des nuits : si par miracle l’enfant les fait les parents seront de toute façon trop fiers pour ne pas le caser dans la conversation. Eviter les avis non sollicités, préférez les encouragements du style « Vous avez vraiment l’air de bien vous en sortir », confirmez que la plupart des comportements du nouveau-né non mentionnés dans le Pernoud (genre téter tout le temps, ne pas vouloir dormir dans son berceau ou s’endormir tout seul, etc) sont tout à fait normaux et finissent par passer. Ne pas hésiter à complimenter la mère sur son teint/sa ligne/sa forme. Si le jeune parent vous décrit une façon de faire qui vous choque vraiment, plutôt que d’attaquer frontalement, mieux vaut y aller subtilement, par exemple en présentant votre façon de voir les choses comme une alternative intéressante et positive mais sans critiquer leur façon de faire (« Ah oui, c’est vrai, mais on peut aussi faire comme ça, et chez nous ça a bien marché. »).

Evidemment c’est très loin d’être exhaustif, et je sens que les commentaires vont être instructifs…

EDIT : Pour savoir tout ce qu’il ne faut PAS dire à des parents adoptants (et à leurs enfants), je vous conseille le lien donné par Miss Ravenne en commentaire : le prix Sergent Garcia sur le blog de l’adoption.

(Photo : trouvée ici, pas vraiment la bogossattitude…)

La poule pondeuse sous les tropiques

mardi, avril 21st, 2009

playa Plus d’une semaine que je suis rentrée, et je ne vous ai toujours pas parlé de nos vacances chez Blandine, la Poule exotique. Déjà, vous vous en doutiez sûrement, mais c’était top. Parlons maintenant de ce qui nous intéresse ici (plutôt que mes souvenirs de vacances) : des vacances lointaines avec un (ou plusieurs) Poussin(s).

D’abord l’avion. Vous croyez peut-être que se taper un vol long-courrier en classe éco c’est épuisant. Erreur. Se taper un vol long-courrier en classe éco avec deux sièges pour trois, ça c’est épuisant. En effet, jusqu’à deux ans, les enfants voyagent gratuitement (ou à coût modique : 10% du tarif) mais n’ont pas de siège. Les vols longs-courriers (gros avions type Boeing 777) offrent la possibilité d’avoir une nacelle mais pour cela il faut occuper les places prévues à cet effet (face à la cloison centrale) et donc les réserver avant l’enregistrement en appelant la compagnie aérienne. De façon générale, si l’enfant a plus d’1 an ou pèse plus de 10 kg il ne pourra pas aller dans la nacelle (vérifier les conditions exactes auprès de la compagnie aérienne). C’est un peu paradoxal : on a prévu que vous puissiez poser le mini poussin qui a toutes les chances de dormir sur vous tranquillement et rien pour vous débarrasser du bambin remuant qui ne veut plus rester sur les genoux (mais on vous dira qu’on est déjà sympa d’avoir prévu quelque chose pour quelqu’un qui ne paie pas…). Après deux ans, vous obtiendrez un siège mais à quel prix : 50% du billet en France métropolitaine, 33% entre métropole et DOM et pour le reste, ça dépendra (voir les détails sur le site du Quid). Pour un moins de deux ans vous avez le droit à 10 kg de bagages supplémentaires et une poussette (dépend peut-être des compagnies, à vérifier), ainsi que la possibilité de passer outre les très pénibles règles de sécurité sur les liquides en cabine. Si l’enfant ne marche pas encore, garder un porte-bébé léger en cabine car autant on peut souvent garder la poussette jusqu’à l’embarquement, autant on ne vous la rendra généralement pas avant les autres bagages : vous avez souvent à passer d’abord le contrôle des passeports (en même temps que les 250 passagers de l’avion) et à attendre les bagages (voir « contrôle des passeports »). De façon générale, prendre un max de trucs en cabine car il y a toujours le risque que votre valise ne vous suive pas à destination (ou prenne un peu de retard).

Une fois sur place : à vous la plage, les cocotiers, les cocktails, les balades, les visites, les petits restos… Ou pas. Si vous avez fait le choix de partir avec les enfants, il va falloir tenir compte de l’avis de tout le monde. Selon l’âge et selon la personnalité d’un enfant, ses envies et ses besoins vont être très variables. Et ce n’est pas parce que ça a coûté très cher ou que c’est classé au patrimoine mondial de l’humanité qu’il va plus apprécier quelque chose. Par exemple les vacances idéales du Poussin c’est : rester dans la piscine et rester avec les copains qui ont plein de jouets. La mer il n’a pas trop voulu, la voiture ça l’a énervé quand c’était trop long, les balades il n’a plus voulu aller dans l’Ergo donc grosse galère (alors qu’on l’a acheté il y a même pas 6 mois et peu utilisé cet hiver pensant se rattraper cet été… no comment). Le soir il était fatigué donc pas top pour aller au resto, et puis il fallait caser la sieste. Bref. Ce n’est pas que nous n’avons fait aucune de ces choses, mais nous en avons fait certainement moins. Je ne dis pas ça pour que vous me plaigniez (trop dur les vacances au soleil) ou pour vous décourager (comme dit plus haut ça va beaucoup dépendre de l’âge et de la personnalité de chaque enfant). Mais simplement pour que chacun mette bien ses priorités au clair avant les vacances : passer de bons moments en famille ? profiter au max de toutes les possibilités d’un endroit (super rando, plongée tous les jours, visites à gogo, fiesta toute la nuit…) ? se reposer autant que possible ? Réfléchissez-y bien avant de prendre les billets… Partir avec les enfants ne veut pas dire que vous ne pourrez rien faire de ce que vous voudrez, mais qu’il faut se préparer à quelques sacrifices compromis.

Sur ce même sujet :

(Photo : prise par le Coq pendant les vacances… dur non ?)

Savon d’Alep liquide

vendredi, avril 17th, 2009

alep Dans la série « j’ai testé pour vous » : le savon d’Alep liquide. Ou plus exactement en poudre à dissoudre. Si vous ne connaissez pas le savon d’Alep (très tendance pourtant !), faites donc un petit tour sur la page wikipedia consacrée au sujet.

Pourquoi cet engouement ? D’une part la composition du produit semble relativement inoffensive : huile d’olive, huile de baie de laurier et soude (sûr que la soude ça n’est pas très engageant mais en même temps si on n’en met pas on n’aura pas de savon, juste de l’huile…). En ces temps de parabenophobie et de paranoïa chimique, on peut difficilement faire plus rassurant (juste de l’eau ? mais attendez, l’eau c’est super dangereux). Et d’autre part on lui prête mille vertus notamment dermatologiques : remède souverain contre l’acné, le psoriasis, l’eczéma, les pellicules, l’érythème fessier, les candidoses, j’en passe et des meilleures (il paraît aussi qu’il peut faire revenir l’être que tu aimes et te garantir de gagner au loto ; en attendant il accepte les cartes de crédit). Je ne trouve pas grand chose pour étayer ces affirmations, si ce n’est des témoignages du style « Jocelyne H., 58 ans, Bar le Duc, a constaté que sa peau était plus belle, son jardin mieux entretenu et son mari plus fougueux depuis qu’elle utilisait le savon d’Alep ». Bon je suis un peu désagréable alors que ce savon semble avoir aidé un certain nombre de personnes ayant des problèmes de peau, mais il ne me semble pas que cela suffise à le parer de toutes les vertus (voir ici et encore ici les problèmes de ce type de raisonnement). Quoi qu’il en soit, tant mieux si ça permet à certaines personnes d’obtenir une amélioration de problèmes pénibles de façon simple et économique. Mais si vous avez des problèmes de peau importants et récurrents il vaut peut-être mieux se fier à un avis médical.

Personnellement, c’est plutôt le côté écologique de la chose qui m’a attirée. Le Coq et moi n’aimons pas trop les pains de savon et préférons les savons liquides (notamment pour se laver les mains). Même si nous avons des distributeurs pour lesquels nous achetons des recharges, ça n’est pas top. Il reste quand même des emballages et puis la fabrication de tous ces composés chimiques n’est pas terrible pour l’environnement. Donc j’ai trouvé l’idée du savon d’Alep liquide séduisante.

J’ai commandé chez Byo² (au moment de ma commande le meilleur prix) un pack Lauralep avec 5 sachets de savon d’Alep bio et un distributeur de 500 ml (chaque sachet permet de faire 500 ml de savon). A noter qu’en prime il y a 30% d’huile de laurier (si j’ai bien suivi en gros plus ce pourcentage est élevé mieux c’est). J’ai pris cette marque aussi car beaucoup de savons d’Alep liquides contiennent des additifs pas forcément nets : or a priori si on utilise ce savon c’est justement pour les éviter. Bien regarder la composition avant d’acheter : huile d’olive, huile de (baie de) laurier (au moins 15%), soude, éventuellement eau et c’est tout.

Niveau écolo, je suis un peu déçue car j’avais l’impression que les doses de savon étaient juste emballées dans de petites enveloppes en kraft mais en fait il y a aussi un sachet plastique dans l’enveloppe. Enfin ce n’est pas dramatique. Le mélange se fait sans trop de difficultés, par contre (c’est indiqué sur les sachets) il faut attendre quelques jours pour que ça devienne plus visqueux et moins liquide (au début c’est comme de l’eau). Bref pas de vraie mauvaise surprise. L’odeur est un peu particulière mais personnellement ça ne me dérange pas. Par contre le Coq n’aime pas du tout la consistance, il est vrai un peu différente de celle d’un savon liquide classique (il l’a renommé sperme de baleine). Conclusion : il a racheté du savon « classique » et nous avons deux distributeurs de savon dans la salle de bain (mais si c’est écolo…). Donc je m’en sers pour me laver les mains et aussi pour laver le Poussin (en alternance avec un autre savon spécial bébé). Pour le moment j’ai des trucs à finir mais je n’exclus pas de m’en servir aussi pour ma toilette personnelle.

Et les effets miracle ? Personnellement, je n’observe pas d’effet particulier, ni positif ni négatif. Ni le Poussin ni moi n’avons de problème de peau récurrent, mais lorsque nous avons eu l’un ou l’autre des petits soucis ça n’a pas eu d’effet discernable dans un sens ou dans l’autre. Enfin c’est quand même plus écolo et même si je ne suis pas parano des parabens (et autres EDTA)  je ne cherche pas non plus à en tartiner toute la famille à tout prix, donc je ne regrette pas mon achat.

Les caprices (2)

jeudi, février 26th, 2009

pepe Nous avons ouvert hier le chapitre des caprices, ou devrais-je dire des colères et crises (voir la première partie ici). Nous en étions arrivés à la conclusion suivante : les bébés ont des comportements pénibles, ainsi qu’une fâcheuse tendance à produire des décibels en quantité supérieure au seuil de tolérance de l’oreille humaine adulte. Mais de quoi s’agit-il ? Expression de besoins qu’il faut satisfaire ou désirs futiles à ignorer ? Tout cela va notamment dépendre de l’âge de l’enfant, mais il est clair que ne voir que tout l’un ou tout l’autre risque d’avoir des conséquences délétères.

A sa naissance, le nouveau-né n’a que des besoins : besoins physiques (faim, froid, nettoyage…) et psychologiques (réconfort, contact…). Les bras parentaux notamment sont un besoin fondamental, tout autant que le lait. Il n’y a aucun intérêt éducatif à refuser de les satisfaire, ou à vouloir enseigner la frustration : passer d’un état de satisfaction continue (in utero) à la connaissance -même passagère- de tous ces tracas (faim, humidité…) est déjà source d’intense frustration pour le nouveau-né. Bien sûr les parents ne sont qu’humains et leurs tâtonnements involontaires mais inévitables (proposition de lait quand l’enfant avait la couche sale et vice versa, perte de patience, etc) constituent déjà une épreuve largement suffisante de frustration.

Petit à petit, le bébé commence à trouver des ressources qui vont lui permettre de patienter plus ou moins sereinement avant d’obtenir satisfaction du besoin (par exemple jouer dans son transat/tapis/parc pendant que le parent prend sa douche). Cela lui sera d’autant plus facile qu’il aura été préalablement rassuré sur la bonne volonté de ses parents (ou de la personne qui s’en occupe). Et puis arrivent des envies, des désirs, qui ne relèvent pas forcément d’un besoin fondamental : attraper un objet, aller à un endroit auparavant inaccessible, etc. La distinction est d’autant plus subtile que pouvoir satisfaire un certain nombre de ces désirs est un besoin fondamental ainsi qu’un puissant moteur de développement, même si ça ne justifie pas pour autant l’accession à tous et à chacun d’entre eux. En parallèle vont donc arriver des pleurs et des colères que certains qualifieront de caprices.

Et puis vers 18 mois-2 ans arrive ce que nos amis anglo-saxons (encore eux) appellent le « Terrible Two » (les mauvaises langues disent que c’est parce qu’il dure deux ans… AAAARGGGGGGGL !), dont vous trouverez une description assez fidèle chez Papa Oméga (Comment réussir son Terrible Two : guide à l’usage des enfants de deux ans), ou encore chez Camilla Gallapia (18 mois est un âge formidable). En gros, le petit ange devient un petit démon qui n’a plus qu’un seul mot à la bouche : NON ! Et tant qu’il ne parle pas ou peu, la frustration monte d’autant plus vite que les parents offrent une réponse inadéquate puisqu’ils ne comprennent pas bien la demande, ni ne peuvent facilement négocier une solution qui convienne à tout le monde, Gordon-style. Si on en croit le site du magazine Famili, la période 18 mois-2 ans cumule l’âge du non et les grandes colères, pour enchaîner dans la foulée avec la déclaration d’indépendance, les manifestations oedipiennes et même la crise d’ado avant l’heure. Si en prime c’est le moment où la famille s’agrandit, le cocktail est facilement explosif.

Alors pourquoi tant de haine ? D’abord souvenons-nous que les enfants sont juste humains, et qu’en plus étant immatures ils ont moins de capacités d’autorégulation que nous. Rappelez-vous la dernière fois que vous avez eu envie de balancer quelque chose/quelqu’un contre un mur. La dernière fois que vous avez crié ou été franchement désagréable et dont vous avez un peu honte ? La dernière fois que vous avez été déçu ? Non seulement un enfant ressent la même chose que vous, mais il est encore en train d’acquérir la capacité de relativiser en conciliant plusieurs émotions en même temps et en anticipant sur l’avenir. Et nous n’avons pas la même échelle de valeur : un énième tour de manège nous paraît dérisoire, et le fameux vase Ming (qui a encore des vases Ming de nos jours ??) ne vaut pas plus pour lui qu’un bol en pyrex. Donc on ne s’énerve pas sur les mêmes choses (même si au final on finit par s’énerver en choeur…). Ensuite les tout petits, qui abordent à peine le langage, n’ont pas beaucoup de façons de se faire entendre et comprendre. C’est leur façon -certes très pénible- de nous faire savoir que quelque chose ne va pas ou simplement d’attirer notre attention. C’est d’ailleurs pour ça que ces manifestations visent généralement surtout les parents, et beaucoup plus rarement d’autres personnes de l’entourage (nounou, puéricultrices, grands-parents…). De la même façon, cela peut aussi être leur façon d’exprimer un malaise que l’adulte ne s’autorise pas à extérioriser. Il y a aussi des frustrations propres à ce stade de développement psycho-moteur : l’enfant s’individualise et doit renoncer à sa « toute puissance ». Et puis n’oublions pas les circonstances aggravantes : fatigue, faim, petits et grands changements et bien d’autres encore.

En tout cas aussi énervant que cela puisse être, c’est tout à fait normal et ça ne fait pas de vous des parents mauvais ou incompétents.

Pour finir la trilogie, quelques idées plus concrètes vous attendent ici. Et en attendant, quelques lectures : Les caprices côté enfant et pour les anglophones After attachment… What then?

Les caprices (1)

mercredi, février 25th, 2009

tantrum-1 Je n’aime pas beaucoup ce terme de caprice lorsqu’on l’emploie pour les petits enfants.

D’abord un caprice c’est quoi ? Si on en croit le trésor informatisé de la langue française :

Disposition de l’esprit à des enthousiasmes passagers, à des changements brusques dans l’humeur, les résolutions ou les sentiments.

Manifestation irréfléchie de la volonté, généralement soudaine, obstinée et sujette à de brusques revirements.

Caprice d’enfant, de femme, de malade

En particulier, PSYCHOLOGIE, langage courant Exigence obstinée et irréductible souvent accompagnée de colère. Les « caprices » ou « entêtements » de l’enfant (MOUNIER, Traité du caractère, 1946, p. 412).

Donc on voit d’une part que les caprices sont supposés être le fait des êtres faibles (et aux facultés intellectuelles inférieures ?) comme les enfants, les femmes et les malades. Déjà ça commence bien. D’autre part, la définition n’est pas la même pour les enfants que pour les adultes : tandis que pour les adultes il s’agit de faire la girouette et de changer tout le temps d’avis, pour l’enfant cela recouvre en fait une obstination à obtenir quelque chose. Effectivement les crises piquées par les petits procèdent plutôt de la deuxième option que de la première. Même si les deux attitudes sont pénibles pour l’entourage, je suis donc surprise de constater qu’on les regroupe sous le même vocable. C’est pourquoi je préfère parler de colère ou de crise plutôt que de caprice, cela me semble mieux refléter la situation d’une part et d’autre part être plus neutre. Les Anglo-saxons eux parlent de « tantrum » (généralement traduit par « crise » ou « colère »), que Wikipedia définit ainsi :

A tantrum is an emotional outburst of ill humor or a fit of bad temper wherein the higher brain functions are unable to stop the emotional expression of the lower (emotional and physical) brain functions. It can be categorized by an irrational fit of crying, screaming, defiance, and a resistance to every attempt at pacification in which even physical control is lost. The person may not stand or sit on their own. Even when the « goal » of the person is met, he or she is not calmed.

Un « tantrum » est une explosion émotionnelle ou une passade de mauvaise humeur lors de laquelle les fonctions cérébrales supérieures sont incapables d’arrêter l’expression émotionnelle des fonctions cérébrales inférieures (émotionnelles et physiques). On peut le catégoriser comme un passage irrationnel de cris, hurlements, défi et de résistance à toute tentation de pacification lors duquel on perd jusqu’à la maîtrise physique. La personne peut en être incapable de rester debout ou de s’asseoir seule. Même lorsque le « but » de la personne est atteint, elle ne se calme pas. [traduction maison à la louche]

Vous allez sans doute me trouver terriblement anglophile, mais je dois dire que je trouve cette définition beaucoup plus juste et intéressante que la nôtre.

Mais revenons à nos moutons. D’abord, à quel âge fait-on des caprices ? Pour certains, c’est à peine sorti du ventre que le nouveau-né tente de mener en bateau ses parents (à quand le fœtus capricieux ?). Heureusement, cette idée tend à disparaître et l’âge minimal du caprice à augmenter. Ceci dit, il reste extrêmement variable selon l’adulte à qui vous poserez la question : voir par exemple cette question Yahoo où les réponses des internautes vont de deux jours à deux ans et demi, voire trois ans, avec toute la gamme des possibilités entre les deux (et je découvre la « meilleure réponse » après avoir écrit le premier paragraphe, comme quoi…). A mon avis, cela dépend de ce qu’on veut dire par caprice. Si caprice = pleur apparemment injustifié (du point de vue de l’adulte), alors c’est clair que ça commencera à peine sorti du ventre. Cela vaut aussi pour la définition du trésor de langue française : un nouveau-né qui a faim fera preuve d’une « exigence obstinée et irréductible souvent accompagnée de colère ». S’il s’agit de se rouler par terre dans une allée de supermarché, cela sous-entend qu’au minimum l’enfant marche (sinon on ne voit pas bien comment il se serait retrouvé là…), alors ce sera aux alentours d’un an (les plus précoces peuvent marcher vers neuf mois). On voit bien que cela dépend de la définition qu’on en donne, et qu’elle est très variable selon les individus.

Ce qui semble par contre largement partagé c’est l’intention associée au caprice : l’enfant-roi, voire l’enfant-tyran, qui veut manipuler et avoir à sa botte ses parents-esclaves. Alors si la question est « à partir de quel âge les enfants tyrannisent-ils leurs parents ? » la réponse est « avant même de venir au monde ». Dès la conception les ennuis commencent : ils viennent quand on n’en voulait pas et ne viennent pas quand on en veut. Après vous êtes enceinte, vous n’avez plus le droit de rien faire, vous vomissez tripes et boyaux, vous êtes épuisée, et si vous êtes un homme vous devez vous cogner une folle hystérique aux mensurations de cétacé à la place de votre chérie habituelle. Enfin je ne vais pas vous faire un dessin : à tout âge un enfant a un côté pénible. Ce qui change juste c’est sa façon de vous rendre chèvre.

Et demain la suite : au programme besoins et envies, et puis surtout comment s’y prendre (sauf que ça ce sera peut-être pour vendredi, suspense !).

(Photo : http://www.babble.com/CS/blogs/strollerderby/2008/08/23-End/Tantrum-1.jpg)

Vendredi vidéo

vendredi, janvier 30th, 2009

(non je n’inaugure pas de nouvelle catégorie mais je trouvais que ça sonnait bien)

Vu sur Alpha Mummy, cette vidéo d’un bébé de neuf mois en train de jouer :

(il est précisé au début que les passages des adultes ont été enlevés, mais que bien sûr l’enfant n’a pas été laissé seul tout ce temps)

Moralité (pour ceux qui ne le savaient pas déjà) :

  • même s’il y a plein de jouets ce n’est pas forcément ce qui intéresse le plus l’enfant
  • même si apparemment il ne maîtrise pas le quatre pattes, et encore moins la station debout, un bébé peut se déplacer avec une efficacité redoutable
  • dès qu’ils peuvent bouger, les bébés ont une fâcheuse tendance à aller s’éveiller hors du beau tapis d’éveil hors de prix

Maque La Reine

jeudi, janvier 15th, 2009

ryan_phillippe_maclaren Nous sommes depuis quelques mois les heureux possesseurs d’une Maclaren Triumph. Un petit retour sur l’engin, spécial dédicace pour Nath. D’abord les points positifs : elle est compacte, maniable et légère, ce qui est après tout pourquoi nous l’avons achetée. Mais… il y a un mais.

Commençons par les défauts à mon avis inhérents à ce type de poussette (et probablement pas spécifiques à celle-là). Elle est légère, OK. Mais tellement légère que si on accroche le sac à langer aux poignées et qu’elle est vide, elle se renverse. Pas très pratique si vous avez un schtroumpf qui veut toujours monter et descendre. Elle est compacte, OK. Mais tellement compacte que je n’ai toujours pas trouvé par quel bout on était supposé glisser autre chose qu’une lettre dans le panier. Et le Poussin engoncé dans son gros manteau d’hiver ne peut plus bouger les bras quand il est dedans.

Maintenant les problèmes de ce modèle-là. Le système d’inclinaison du dossier est constitué de deux sangles qu’on clipse ensemble et qu’on peut régler plus ou moins larges (donc dossier plus ou moins incliné). Si on veut abaisser complètement le dossier (ce qui fait une différence d’environ 2° avec la position redressée mais passons), on déclipse tout simplement. L’inconvénient c’est qu’il est quasiment impossible d’avoir une position bien droite, même en serrant les sangles comme une brute. Et il est clair que même en rembourrant un peu le truc, je ne mettrais pas un nouveau-né là-dedans (en Angleterre elle est homologuée dès 3 mois !). Enfin on a peut-être un modèle un peu défectueux mais il y a une roue qui couine (mais pas tout le temps, mystère).

Je dois dire que globalement tout les systèmes pour le pliage, la capote, les sangles, etc sont totalement contre-intuitifs, ou au moins contre mon intuition. Heureusement on trouve sur le site de Maclaren la démo de pliage (mais pas super pratique quand on est à 5 étages de chez soi, avec un ascenseur en panne, un poussin, un sac à langer, un ordinateur portable, des courses, un sac à main avec l’enclume de rigueur et bien sûr les manteaux d’hiver histoire de simplifier le tout).

De toute façon on s’en fout, on vient d’acheter un Ergo pour Noël.

(Photo : non ce n’est pas le Coq, c’est Ryan Philippe qui a aussi une Maclaren Triumph)