Mon bébé comprend tout

Voilà un livre dont je dois vous parler depuis bien longtemps. C’est encore une fois à une amie fort attachante que j’en dois la lecture. J’avoue que je n’avais pas très envie de me plonger dedans à la base, car il se traîne une sacrée réputation : c’est le livre qui dit qu’il faut que les bébés pleurent (enfin c’est ce que dit sa réputation). Mais n’écoutant que mon courage et mon dévouement pour vous, Basse-cour chérie, j’ai tout lu.

D’abord, un premier point qui n’a pas manqué de me séduire : Aletha Solter est titulaire d’un doctorat en psychologie, a étudié avec Jean Piaget (un monument en psychologie de l’enfant), et assortit la moindre de ses assertions d’une citation de la littérature scientifique en bonne et due forme. J’ai aussi apprécié qu’elle parle assez systématiquement de « parent », et pas juste de la pauvre mômman, sur qui pèseraient toutes les responsabilités (surtout en cas d’échec). J’ai par contre été moins séduite par la traduction, avec notamment cette perle : j’ai fini par comprendre que « couverture de sécurité » était une traduction littérale de « safety blanket », alors que dans ce contexte il s’agit plutôt d’un doudou que d’une couverture de survie. Je ne suis pas fana non plus des « exercices pratiques » à la fin de chaque chapitre, qui m’évoquent plus une McPsychothérapie à emporter (copyright Le Spykologue) que quelque chose de vraiment utile.

Et le fond alors ? Voici déjà les quatre postulats de base, copiés-collés depuis la quatrième de couverture :

  • Le nouveau-né sait de quoi il a besoin.
  • Si ses besoins sont satisfaits et qu’on ne lui fait pas de mal, il sera gai, intelligent et aimant.
  • Le bébé est très vulnérable ; ses peines et ses besoins insatisfaits peuvent avoir des effets durables.
  • Il a la possibilité de guérir spontanément de ses peines s’il peut exprimer ses sentiments de détresse.

Les besoins généraux du bébé tels que décrits dans le livre ne sont pas révolutionnaires (en gros être alimenté, porté et câliné à la demande, avec une forte préférence de l’auteur pour allaitement et sommeil partagé), si on excepte la question des pleurs. En effet, pour l’auteur, les pleurs, lorsqu’ils ne traduisent pas un besoin non satisfait de l’enfant (faim, sommeil, propreté…), sont là pour lui permettre d’exprimer ses sentiments négatifs et sont nécessaires à son équilibre et à son bien-être. Ils ne doivent donc pas être entravés par ce qu’elle appelle des automatismes de contrôle, dont les plus courants sont le doudou (euh pardon, la couverture de sécurité), la tétine, le pouce et même la tétée câlin. Par contre, pour être vraiment libérateurs et réparateurs, les pleurs doivent toujours être versés dans les bras d’un adulte aimant et contenant (à ce sujet, voir aussi cette étude récente, trouvée -encore !- grâce au Spykologue selon laquelle la recette du « bien pleurer » tiendrait en trois termes : « vite, fort et avec un confident »). Si l’enfant est laissé seul, c’est nocif. Donc en gros, c’est LA solution magique à tous les problèmes : une bonne séance de pleurs dans les bras (temps illimité, près d’1 heure d’affilée ce n’est pas un problème…) et vous aurez un enfant charmant, gai, qui dort et fait le café.

Aletha Solter a donc globalement une idée extrêmement exigeante de ce que doit être la parentalité, et martèle régulièrement que c’est une tâche extrêmement difficile, pour laquelle les parents devraient recevoir autant d’aide que possible, tant par leur entourage que par la société. Elle pousse d’ailleurs son raisonnement jusqu’au bout : à moins d’être exceptionnellement bien aidé, un couple ne devrait selon elle pas avoir plus de deux enfants, qui devraient avoir au moins trois ans d’écart.

Pour ma part, je trouve l‘idée de base intéressante, même si développée de façon légèrement psycho-rigide. En effet, notre société a un rapport assez bizarre aux pleurs des bébés et enfants : non seulement un bon enfant est un enfant mort silencieux, mais tout cri doit être a minima ignoré, voire réprimandé. Or nous avons tous de la colère, de la frustration, de la tristesse et d’autres émotions négatives à exprimer. Je ne connais pas beaucoup d’adultes capables de le faire systématiquement de façon productive (ou en tout cas qui ne soit nocive ni pour eux ni pour les autres), même si nous avons à notre disposition un certain nombre de moyens : en parler, pleurer sur une épaule compatissante, faire une activité physique, etc. Un bébé ou un jeune enfant ne peut que pleurer ou crier pour exprimer une vaste gamme d’émotions négatives, à moins carrément de les transformer en problèmes physiques par la somatisation. Il me semble donc assez intéressant et utile pour un parent de savoir qu’il n’est pas forcément anormal ou pathologique de ne pas réussir à consoler immédiatement tout pleur ou cri de leur enfant. Au contraire, accueillir ces manifestations avec compassion peut aussi être bénéfique à l’enfant. C’est finalement une forme d’écoute active, également préconisée par A. Solter, qui cite d’ailleurs Thomas Gordon. A noter que Gordon Neufeld et Gabor Maté, dans Retrouver son rôle de parent, parlent également du rôle crucial des « larmes d’impuissance » pour aider un bambin à accepter la frustration.

Cependant, je ne peux que regretter le caractère assez dogmatique et péremptoire de l’ouvrage, qui me semble bien difficile à mettre en pratique aussi exactement que le préconise l’auteur. En gros, si j’ai bien compris, il faut être prêt à écouter des pleurs, pour une durée indéfinie, à tout moment du jour et de la nuit. Sans parler de ma disponibilité émotionnelle, forcément limitée, il n’est pas compatible avec mon mode de vie de passer 45 minutes à écouter la frustration de mon bébé qui ne veut pas aller à la crèche alors que j’ai une réunion il y a 10 minutes. Je suis aussi bien contente que Pouss2 prenne la tétine dans la voiture, ce qui lui permet de rester à peu près calme dans une situation où on ne peut pas le prendre dans mes bras. Autre problème : comment faire la distinction entre pleurs exprimant un besoin et pleurs de décharge ? Personnellement je trouve que c’est justement un des avantages de l’allaitement : pas besoin de savoir si bébé veut manger, câlin, dormir, consolation ou un mélange de plusieurs, puisque le sein peut lui fournir tout cela, et plus encore. Il me semble qu’une interprétation trop stricte de ces préceptes pourrait d’ailleurs dans certains cas entraîner des problèmes de lactation par stimulation insuffisante. Enfin les pleurs incessants peuvent aussi signaler une vraie pathologie (chez les nouveaux-nés on peut citer notamment le RGO, relativement courant, très douloureux, et pas toujours accompagné de régurgitations), qui demande un traitement médicamenteux et pas seulement de l’empathie pour guérir.

En bref, il me semble important de retenir le message de fond du livre, à savoir que pleurer en présence d’une oreille compatissante est aussi un besoin fondamental des bébés et enfants (voire des adultes mais c’est un autre sujet), tout en le relativisant. Je trouve qu’il est important de dire les faits, même si c’est une vérité qui ne nous arrange pas, mais le dogmatisme « faites comme ça et pas autrement sinon votre enfant va devenir un dangereux psychopathe façon Hannibal Lecter » m’horripile. Je préfère largement l’approche de Sarah Blaffer Hrdy par exemple. Personnellement je n’en recommanderais donc pas la lecture sans l’assortir de certaines précautions fortes. C’est typiquement le genre de livre qui n’est absolument pas fait pour être appliqué à la lettre à mon avis, sous peine de finir complètement chèvre (d’ailleurs on pourrait presque se demander si ce n’est pas là qu’Elisabeth Badinter a trouvé sa caricature de la mère naturaliste allaitante sacrificielle dans laquelle je ne me reconnais absolument pas). Vous pouvez par ailleurs découvrir un certain nombre des théories et propositions d’Aletha Solter sur le site des Parents conscients (j’aime bien ses 20 alternatives à la punition par exemple). Quoi qu’il en soit, il me semble important de toujours garder un certain recul par rapport aux livres en général : ils peuvent bien sûr nous apporter des éclairages passionnants, voire nous permettre de vrais changements, mais n’oublions pas que les choses sont rarement si simples dans la vraie vie et que les bébés, eux, ne les ont pas lus.

Ajout ultérieur : afin que ce billet puisse contribuer aux Vendredis intellos de Mme Déjantée (dont je vous recommande au passage le blog), je complète avec le petit widget associé et un extrait du bouquin (deux, en fait). Vous comprendrez qu’en tant que BHL des Pampers (surnom qui m’avait été donné il y a quelque temps déjà sur un autre blog) je ne pouvais pas rester indifférente à une telle initiative…

Voici un premier extrait, qui montre bien le potentiel de culpabilisation du bouquin :

J’ai expliqué plus haut que le fait de faire attendre un enfant pour sa nourriture peut l’amener plus tard à avoir un appétit insatiable de nourriture ou de boisson. Pour une raison complètement différente, le surallaitement peut conduire au même problème.

Comprendre : si faim et soif de bébé ne sont pas satisfaits avec une précision chirurgicale il va devenir un adulte boulimique et alcoolique.

Pour finir sur une note plus réconfortante, un extrait sur la nécessité d’aider les parents et en particulier des mères :

Une autre raison pour laquelle il peut sembler difficile d’être parent est que beaucoup d’entre eux ne sont pas assez aidés. S’occuper d’un enfant est un travail extrêmement prenant, et on ne peut pas attendre d’une seule et même personne qu’elle lui donne l’attention dont il a besoin tout au long de la journée (et la nuit, aussi !). L’envie d’avoir du temps pour soi, loin de son enfant, ne signifie pas forcément qu’on le rejette. On attend souvent des femmes qu’elles soient les seules à s’en occuper : c’est ridicule ; les mères ont besoin d’aide.

 

 

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96 Responses to “Mon bébé comprend tout”

  1. CDLPSF dit :

    Et est-ce qu’il faut que les bébés crient ? Ma fille (10,5 mois, pour ceux qui ne saurait pas) fait ça en ce moment, un grand cri fort pour réclamer un truc, puis nous regarde pour voir l’effet que ça produit.
    Bon, la plupart du temps, hors période de stress — nous sommes coincés dans une voiture et je ne peux vraiment pas la sortir de son siège –, ça me fait plutôt rire, et elle à la suite. Je me suis même demandé si je n’allais pas lui apprendre le haka (http://fr.wikipedia.org/wiki/Haka).

    Perso, (toujours hors période de stress, et maintenant qu’elle me laisse dormir la nuit), je suis désormais d’une patiente infinie pour écouter les cris ou les pleurs de ma fille, mais il faut quand même reconnaître qu’à moins de s’isoler sur une île déserte, on ne peut complètement s’affranchir de l’effet produit sur les autres adultes. 😀
    (Surtout à un concert de jazz, visiblement l’aspect libre improvisation et participation du genre n’est plus vraiment ce que c’était…) 😉

    PS : preums!

  2. SarahL dit :

    Un petit commentaire peu approfondi pour le moment; effectivement à la lecture de cet ouvrage j’avais été chiffonnée par la définition donné au « suralaitement » et par le refus des faiblesses parentales. Il me semble en effet qu ces dernière sont constructives dans la relation et le développement.
    Et quelque chose me gêne dans cette négation ou du moins ce manque d’explication quant au désir de simplement consoler l’enfant. Même si l’écho à notre propre vécu nous pousse à cela, est il cependant néfaste de chercher à réconforter l’enfant? J’ai l’impression qu’il y a confusion entre l’exigente écoute neutre (type déversoir bienveillant) du psychologue et le rôle du parent dans sa singularité et sa relation à son enfant. (ce n’est qu’une hypothèse mais cela me parait cohérent avec la formation de l’auteur).

    Et enfin, le titre est à la fois peu représentatif de l’ouvrage et à la fois très ambigu. Il ne me semble pas que le fait de devoir écouter vraiment l’enfant ainsi que l’expression de ses besoins, ou la clairvoyance de l’enfant quant à leur environnement soit à mélanger avec une compréhension globale de lui même ou de ce qui l’entoure…

  3. Béatrice dit :

    20 alternatives à la punition : j’imprime !!!
    Pour le reste, je vais relire plusieurs fois pour bien tout comprendre … là il fait trop chaud (mais à priori, j’ai pas « tout faux » … ouffff :mrgreen: )

  4. Je ne connais pas ce bouquin…
    Dis donc… tu ne voudrais pas en faire un vendredi intello??? (un petit extrait et le tour est joué!!!).. Je dis cela car, au vu de ton commentaire, il me semble intéressant de le mettre en relation avec les autres approches (cf. Filliozat, Continuum, etc..) apparemment les pleurs de bébé, finalement assez énigmatiques pour les adultes, font beaucoup philosopher en ce moment…. Alors ça te dis??

  5. SarahL dit :

    ( suite)

    Quelques questions ouvertes par rapport à l’ouvrage:

    -qu’en est il du besoin de succion du tout petit?
    -quid de la physiologie de l’allaitement ?
    – que penser des enfants qui ne pleurent pas?

  6. 10lunes dit :

    Merci pour cette brillante analyse !
    Je pense que A Solter a eu le mérite de dédramatiser l’incapacité à faire cesser rapidement certains pleurs et de permettre aux parents de ne pas se sentir « mauvais » dans ces situations.(et puis aussi den epa
    Par contre, comme pour toute théorie, le toujours et le jamais sont à proscrire. Elle oublie à la fois les pleurs facilement apaisés par un câlin ou le parent au bout du rouleau qui ne peut – pour un temps- avoir cette présence enveloppante…
    Comme d’hab ,il faut en prendre et en laisser.

  7. 10lunes dit :

    Fausse manip…
    Je voulais ajouter qu’elle a aussi eu le mérite de ne pas encourager à laisser brailler un enfant pour qu’il fasse ses poumons….

  8. Olympe dit :

    J’avais moi aussi été très déconcertée par les questions de fin de chapitre, limite « si tu as plus de 💡 alors tu es un parent conscient / si tu as plus de 😈 alors tu es un parent inconscient / etc » . En ce qui me concerne, c’est vraiment ce qui m’a empêché de me plonger sans réserve dans ce bouquin.

    Au delà du ton très péremptoire de l’ouvrage, je me suis aussi longtemps demandé si mon enfant finirait serial killer ou suicidaire, parce qu’il pleure très peu en dehors de la faim et de la soif (pas taper… :mrgreen: ). J’ai hésité à lui mettre des baffes histoire qu’il décharge longuement ses émotions négatives dans mes bras compatissant… Et puis finalement, je me suis dit qu’il avait peut-être d’autres modes d’expression et que les pleurs de décharge émotionnelle ne sont pas un passage obligé.

    Par ailleurs, je m’interroge aussi beaucoup sur sa conception de l’allaitement. Et je trouve qu’il y a une sorte de contradiction à dire que le tout petit sait très bien de quoi il a besoin et qu’il peut se « tromper » en se calmant quand on lui propose de téter… Grumpf, je ne sais pas si je suis très claire… 🙄

    Malgré tout, j’ai quand même aimé un certain nombre d’idées, hein ! Notamment l’idée qu’il faut accueillir toutes les émotions de l’enfant avec bienveillance. Mais tant qu’à faire, je préfère la manière Filliozat, même un peu neuneu 😉

  9. PurpleNessa dit :

    Et les bébés ne les ont pas écrits surtout, ces livres 😉

    Merci encore une fois pour cette analyse ! Je me repose pas mal sur tes critiques pour constituer ma bibliothèque de parent (je prie un peu pour que le papa mette le nez dedans), et je place donc ce livre après de nombreux autres dans ma future bibliothèque.
    Je suis assez d’accord avec toi quand tu dis qu’on ne peut pas laisser pleurer un bébé 30, 45mn voire plus, tant c’est difficile de les voir dans ces états-là, et que ces pleurs indiquent peut-être un problème, je pense à des douleurs auxquelles on ne pense pas tout de suite en-dehors de coliques ou des dents principalement.

    Bref à lire quand on a déjà du recul, comme tu dis.
    Sinon j’aime beaucoup le résumé en 4 points, ce sont des choses que j’essaye de faire au quotidien.

  10. pâte à crêpe dit :

    J’aime beaucoup ce plaidoyer pour les pleurs et je réponds positivement à ta question sur leur importance à tous âges!
    Sur leur accueil auprès des parents, j’ai toujours été frappée du sentiment d’échec qu’ils pouvaient véhiculer ou au contraire donner un sentiment de réussite, d’être un bon parent en les « éteignant ». J’ai moi même la larme très facile, je le vis très bien et je n’aborde pas les pleurs de mon fils avec panique.
    J’ai toujours le souvenir de la salle d’hôpital qui réunissaient 5-6 enfants qui s’étaient fait opérés pour une pose de diabolos dans les oreilles: les enfants dont les parents paniquaient, offraient des cadeaux, agitaient les peluches, disaient « chut, ça ne fait pas si mal », jetaient des regards exaspérés et des soupirs aux autres n’arrêtaient pas de pleurer justement, et leur chagrin se transformaient en panique eux aussi. Les parents se sentaient « impuissants », en échec alors qu’il n’y avait rien à faire.
    Les autres enfants ont pleuré dans les bras une bonne demi heure et une fois qu’ils « avaient dit » leur souffrance, étaient passés à autre chose.

    Pour la tétée, le point de vue que tu décris me donne en fait envie de le lire car je n’ai jamais « senti » la tétée câlin et j’ai toujours associé tétée à repas, je n’ai pas « voulu » (même si cela ne s’est posé si catégoriquement), apaiser ma crêpe au sein. Et j’ai peux entendu de femme avoir ce ressenti ou faire ainsi alors cela m’intrigue!

  11. Ficelle dit :

    Bon c’est cool, ça m’évite de le lire :mrgreen: Deux remarques/questions: quand est-ce qu’on peut décemment considérer que le bambin est assez âgé pour hurler un peu avant de s’endormir (genre 17 mois, ça va ➡ ) ? Nan, parce que parfois, être dans les bras, ça te stimule un machin déjà surexcité qui refuse de dormir alors qu’il est VISIBLEMENT épuisé 🙄 (Je ne parle même pas des crises d’un bambin qui refuse d’être pris dans les bras et te frappe vigoureusement…) Sinon, même remarque que plus haut sur les pleurs inexpliqués: comment sait-on si ce n’est pas la faim/besoin de téter avant la mise au sein (ou tétine) ?? Les bébés sont rarement livrés avec décodeur intégré… Et, tout à fait d’accord avec toi sur cette histoire de Badinter: c’est avec ce genre de bouquin à devenir dingue/culpabilisé(e)s à vie que l’on crée des « anti-maternantes » flippées de cette sur-responsabilité oppressante… NB: Merci pour cette petite piqûre de rappel, j’avais presque oublié que j’avais un blog 😉 P’t-être temps de le fermer…

  12. Barbotineg dit :

    Ah, super, merci une fois encore 😛
    Quand tu as demandé sur twitter « qui veut un post sur Aletha Solter » je me suis dit « Oh non, je ne veux plus entendre parler d’elle ».
    J’ai lu ce livre quand mon fils aîné avait quelques semaines, et j’ai été TRAUMATISEE, oui oui, parfaitement. Avec toutes les hormones et le manque de sommeil et la fragilité qui vont bien avec cette période là, ça a été terrible. Je me suis mise à ne plus dormir du tout (même pas entre 2 tétées, quoi) et à regarder mon bébé avec angoisse : j’étais donc en train de tout faire pour rendre ce pauvre être innocent autiste. A cause de mon inconscience à l’allaiter à la demande, à le porter, à le bercer, je l’empêchais de pleurer. Donc il serai, au mieux fumeur alcoolique (plaisir oral, réminiscence de mes tétées non contrôlées) ou plus certainement (vu mon application à allaiter très souvent): autiste.
    Un article sur l’auteur trouvé sur le site de LLL m’a finalement tiré de là, mais j’en garde un très mauvais souvenir. Je suis assez rancunière vis-à-vis de la dame 😈
    Aujourd’hui que mon fils aîné a 4 ans je comprends ce qu' »accompagnement des pleurs » peut signifier, il peut exprimer sa frustration et la raison de ses larmes, mais avec un tout petit… 😯 ❓ ❓
    Merci pour ce billet !

  13. So dit :

    Grand merci pour cette « fiche de lecture » extrêmement complète ! 😀 Depuis des années j’entends des réserves sur les fameux « pleurs à accompagner », ce qui ne m’a jamais donné envie de lire ses livres. J’aime beaucoup tout ce que tu développes de tes impressions, et avec du recul. Sinon je suis toujours partie du principe de découvrir, écouter, et m’adapter aux besoins de mes enfants, les 5 tous différents (pour donner un ex. de l’un qui veut goûter dans mon assiette à 5 mois à l’autre qui ne veut rien d’autre que quignon de pain ou galette de riz jusqu’à 11 mois). Je me suis aussi écoutée en tant que maman et l’allaitement a été bien pratique côté maternage (là encore de l’un qui espace de 3 ou 4 heures, à l’autre qui tète plus souvent… tout un panel). Mais je n’ai jamais été confrontée aux « pleurs du soir » et les pleurs à accompagner n’ont jamais duré 45 mn !!! Par ailleurs jamais confrontée à cela avec mes enfants « bébés » mais bien plus tard, au moment de recherche de l’autonomie (marche, escaliers tout seuls, entrée à la maternelle par ex.) et là il ne s’agit donc plus de bébés mais de bambins ou jeunes enfants. Je pense (c’est juste mon avis 😉 qu’un bébé qui pleure exprime un besoin qui doit être comblé, je ne crois pas aux « pleurs de décharge émotionnelle » à cet âge ou alors c’est que par ex. le moment du sommeil à capoté (pour x raisons) ou qu’on l’a manqué, du coup bébé ne trouve plus son sommeil par surstimulation ; à la fois le portage permet aussi de lâcher prise physiquement ou autres astuces… Enfin bon chaque maman découvre son bébé et devient compétente pour lui, dès lors qu’elle ne s’encombre pas (ou pas trop 😉 de principes ;-))

  14. @CDLPSF, à 10.5 mois il n’y a pas 50 façons pour demander, et les cris risquent de s’atténuer avec le langage (ou pas :mrgreen: ). Le problème des autres je le vois bien (voir aussi dans le TGV : « attendez il faut qu’il nous fasse 50 minutes de pleurs de décharge et puis ça ira nickel après » :mrgreen: ), je trouve que c’est un équilibre délicat entre les situations où ce n’est pas trop dérangeant (les « arrête de pleurer t’es pas une fille » au parc à un petit gars de 2 ans qui vient de se prendre une gamelle je 😯 😥 ) et celles où il faut vraiment éviter tout bruit de l’enfant (et là merci tétine, doudou, junk food, film, iphone etc).

  15. @SarahL, d’accord avec toi pour le titre (en anglais c’est « the aware baby », donc « le bébé conscient », bon un peu JCVD j’avoue 😆 ). Je pense aussi qu’effectivement la limite entre écoute empathique, consolation et « automatismes de contrôle » est assez mince (elle cite aussi les chansons et les bercements dans cette dernière catégorie 😯 ), et probablement mouvante entre les gens et les situations.

  16. @Béatrice, tu nous diras ce que ça donne sur les grands mecs 😉

  17. @Mme Déjantée, pourquoi pas, il faut que je mette l’article sur le site collaboratif ? que je fasse vendredi ou n’importe quand ? que je rajoute la bannière « vendredis intellos » ici ?
    (note que les 4 points sont un extrait, mais je peux étoffer un peu :mrgreen: )

  18. @10lunes, tout à fait d’accord, j’ai trouvé très intéressant cette idée, parce que d’autres livres « anti pleurs » peuvent être très culpabilisants quand on n’arrive pas à calmer son bébé (et pourtant eux aussi sont salvateurs, l’important étant d’en finir avec ces maudites histoires de poumons 🙄 ).

  19. @Olympe, ha ha j’adore l’opposition parent conscient/parent inconscient. Et si, ton interrogation sur l’allaitement est claire, et partagée par moi 😉

  20. @PurpleNessa, justement si je me souviens bien il y a aussi un passage sur les fameuses coliques, qui pour elle relèveraient plus de ce besoin de pleurer que d’un trouble digestif. Perso je n’y ai pas été confrontée mais c’est vrai qu’on lit un peu tout et n’importe quoi sur ce sujet ❓

  21. @pâte à crêpe, j’aime bien ton observation de la salle d’attente. Je ne supporte pas qu’on dise à un de mes enfants (euh en l’occurrence Pouss1 qui a une sensibilité à fleur de peau) que c’est un comédien parce que « ça fait pas mal », ben qu’est-ce que tu en sais ?? Et on confond beaucoup « ce n’est pas grave » avec « ça fait pas mal » : les petits bobos habituels (bleus, bosses, égratignures…) ne sont certes pas graves mais au moins sur le coup ça fait mal !
    Pour l’allaitement j’avais une vision très nutritive de la chose avec Pouss1, je pense que j’avais aussi besoin de ça pour me faire à l’allaitement, qui ne correspondait pas vraiment à l’image d’Epinal que j’en avais. Pour Pouss2 j’avais avancé sur le sujet et j’ai finalement vu plus d’avantages que d’inconvénients à dégainer le néné à tout bout de champ :mrgreen:
    Pour mettre un peu en perspective : http://www.ainmaternage.com/2011/lallaitement-dans-les-terres-de-gengis-khan/

  22. @Ficelle, en théorie les pleurs seuls ne sont JAMAIS à prescrire, même à l’âge adulte (même si par exemple moi je préfère souvent pleurer seule, n’aimant pas être vue en situation de faiblesse 🙄 ). Bon je dis ça mais mes deux poussins sont passés par des phases où ils pleuraient au + quelques minutes (parfois quelques secondes) seuls dans leur lit pour s’endormir. J’interprète plutôt comme « mais je voulais jouer encore » et puis rapidement ils comprennent que c’est l’heure de dormir. Les accompagner ne fait que longuement différer le moment du sommeil réparateur, en prime au prix de parents grandement excédés de voir leur soirée commencer à 23h… Mais ce n’est pas une solution dont je suis vraiment contente, même si j’ai du mal à en trouver une autre.

  23. @Barbotineg, je suis vraiment désolée que tu aies du en passer par là ; c’est typiquement le genre de situation que je craignais en lisant le livre 🙄
    Chez un tout petit ça peut avoir du sens, notamment pour certains pleurs qu’on n’arrive pas à calmer (même si c’est plus ou moins fréquent selon les bébés).

  24. @So, tout à fait d’accord avec l’idée de s’adapter à chaque enfant, également à chaque étape de chaque enfant. Je n’exclurais pas le fait que même un nouveau-né peut avoir besoin de pleurs de décharge (et je dis bien « peut », pas « doit »), même si effectivement j’en ai vu plus l’utilité avec Pouss1 (4 ans) qu’avec Pouss2 (18 mois) -sans compter qu’ils ont des personnalités vraiment différentes.

  25. Jouls dit :

    Alors là, je souscris à 100% à ton analyse ! Ce bouquin est le premier de la vaste catégorie « éducation » que j’ai lu après la naissance de ma fille, quasiment à mon retour de la maternité. Pour une jeune mère débutante, c’était un peu hard… Et même si déjà à l’époque j’étais capable de prendre un peu de recul, j’ai quand même parfois bien culpabilisé, en mode « punaise je ne sais pas si ce sont des pleurs de décharge ou si elle a un besoin, si je la mets au sein maintenant elle va devenir junkie à 15 ans » (j’exagère un petit peu mais bon), j’ai trouvé cela en tout cas assez déstabilisant.
    Cela dit, comme tu le soulignes, Aletha Solter a au moins l’honnêteté d’aller jusqu’au bout du raisonnement, en disant que si on veut la suivre il faut être intensément aidé et/ou n’avoir que 2 enfants espacés de 3 ans minimum.
    Comme toi, j’en ai donc retenu le message essentiel, à savoir que les bébés pleurent aussi parfois parce qu’ils en ont besoin, et qu’il est important de les accompagner dans ces pleurs (et je la remercie pour le coup, parce que cela m’a mise à l’abri de la culpabilité de ne pas toujours savoir calmer les pleurs de mon enfant), tout en en relativisant toutes les implications pratiques, notamment en tenant compte de mes besoins et de ma disponibilité émotionnelle.

  26. Jouls dit :

    @SarahL, Je ne voudrais pas trop m’avancer, surtout que j’ai lu le livre il y a 2 ans, mais il me semble qu’à la première question AS répond qu’en gros le besoin de succion non nutritive n’existe pas, et que c’est en fait un automatisme de contrôle donné par les parents qui mettent quelque chose dans la bouche de l’enfant pour le calmer. Pour moi il suffit de voir un bébé à l’échographie passer son temps à faire des mouvements de succion pour se dire que le besoin de succion n’est peut-être pas totalement une légende.
    Pour la 2ème question je ne sais pas, mais pour la troisième je pense qu’à la lecture du livre, on peut assez facilement en conclure que pour AS, les enfants qui ne pleurent pas « naturellement » n’existent pas, et que s’ils ne pleurent pas c’est qu’à un moment ils en ont été empêchés (en très gros aussi).
    Dans les 2 cas les réponses (supposées) ne me satisfont pas vraiment…

  27. Segolene dit :

    Super billet merci beaucoup! Je suis complètement en accord avec l’idée qu’il faut accepter les sentiments de l’enfant… Plus on accepte les sentiments négatifs (frustration, etc.) plus vite ils sont passent à autre chose rapidement. Mon truc dans les moments difficiles, c’est même d’en rajouter : « Oh tu n’est pas contente de devoir quitter le trampoline, c’est cela ? Tu es furieuse, hyper furieuse, tu as envie de TOUT casser, hein ?!!! » C’est assez magique : si l’enfant voit l’adulte exprimer (bien clairement et avec émotion) les sentiments qu’il ressent, il s’arrête net ! Enfin, dans les cas pas trop trop douloureux, hein.
    C’est les trucs du style « mais cela ne fait pas mal », « mais ce n’est pas grave », « mais tu n’es pas un bébé, arrêtes de pleurer » qui les font pleurer plus longtemps. Et Dieu que cela m’énerve de voir d’autres personnes nier la souffrance des enfants. Le hic c’est quand l’approche parentale est contredite par l’approche grand-parentale : j’ai des parents adorables mais de la vieille école qui n’aiment pas qu’un enfant pleure. Du coup mes enfants viennent se plaindrent : « Grand-mère a dit qu’il ne fallait pas que je pleure !!! » d’un air scandalisé ( !!!) Ou bien il y a le cas type de la grand-mère qui dit au bambin fermement « Enfin arrêtes de pleurer ! », ce qui ne fait que redoubler les pleurs du bambin en question (vécu hier !)

  28. pâte à crêpe dit :

    @Segolene, ahhh les grands parents…je rentre d’un week end chez ma mère qui s’est très mal terminé car j’ai osé lui demander d’arrêter de qualifier de « caprice » le moindre pleur de la crêpe.
    Le pire étant « arrête de pleurer, ça ne fait pas plaisir à Mamie » 😈 😈 😈 😈
    J’y ai pourtant mis les formes, expliqué qu’on peut l’aider à trouver les mots (dire « j’ai faim » par exemple…) mais non, un enfant si ça pleure…. c’est chiant, c’est un échec parental, on est bien plus fier d’exposer un enfant tout sourire au monde, ça fait mieux, on se sent meilleur parent…..Bon, là présentement, j’en suis encore trèèès énervée…. Et moi aussi j’ai besoin de les sortir mes sentiments négatifs….!!!

  29. pâte à crêpe dit :

    @La poule pondeuse, pour la douleur, on ne peut effectivement absolument pas présumer de ce que l’autre ressent, et je trouve affreux et terriblement égoïste de vouloir minimiser pour se rassurer soi même. Pour peu en plus qu’on sente à moitié coupable…
    Et puis on sait tous qu’un coup qui n’a l’air de rien peut être horrible: genre le petit doigt de pied dans l’angle de la commode….

  30. @La poule pondeuse, ah les fameux « mais c’est rien » ou « ça fait pas mal » alors que SI ça fait mal!
    C’est le même topo pour les pleurs : pour beaucoup il vaut mieux satisfaire l’enfant plutôt que de l’entendre exprimer son opinion ce qui se traduit souvent par des cris et des larmes.

  31. Je découvre ses 20 alternatives à la punition et je me rends compte que nous expérimentons tout le panel! quelques-unes supplémentaires seraient bienvenues aussi…
    Tu ne me donnes pas envie de le lire pour l’approche rigide et dogmatique et parce que je pense que mon avis serait sensiblement le même que le tien mais en même temps je préfère cette théorie plutôt que celle de nos parents consistant à nier les pleurs des enfants.

  32. Universféérique dit :

    Ça fait un petit moment que je vais voir les articles de ton blog et je veux donc te féliciter, et te dire que je l’aime beaucoup !!! Je suis tombée dessus grâce à MamaNANA…Enfin bref !!!
    Pour ce qui est de cet article, il est très intéressant et me laisse perplexe étant donné que mes deux enfants (bientôt 4 ans et 19 mois) n’ont jamais été des bébés « pleureurs », non pas que j’allais immédiatement les consoler, mais ils ne pleuraient quasiment jamais même en fin de journée…bref, les pleurs de décharges j’ai pas connu ou alors nous étions complétement à côté de la plaque avec mon mari 🙂
    En revanche, je suis pour le maternage, les ai toujours portés en écharpe, et les ai allaites à la demande jour et nuit sans trop réfléchir, et la tétée câlin (donc pas pour le repas) était d’une simplicité telle que je ne me suis jamais posée la question de savoir si c’était mieux ou pas !!! Il faut dire aussi que j’adore l’allaitement et le portage et que je le faisais aussi pour moi, sans parler du côté pratique de ces deux méthodes.
    Tout ça pour dire que je me pose la question du surallaitement (terme que je n’avais jamais lu auparavant), car ma fille s’est sevrée d’elle-même à 20 mois lorsque j’ai été enceinte de mon garçon. J’ai maintenant envie de sevrer mon garçon de 19 mois, mais je ne sais pas du tout comment m’y prendre car il est très attaché à la tétée et sous toutes ces formes, la réclame et joue beaucoup pendant. Peut-on parler de surallaitement, car là, il n’y a pas que l’aspect nutritionnel ??? Je voulais aborder cette nouvelle étape sans me prendre la tête, mais maintenant, je ne sais plus trop ce que mon bébé ressent sauf que je suis sûre qu’il n’est pas ravi que je lui refuse la tétée ou essaie de le distraire pour qu’il « oublie ». Peut-on parler de besoin insatisfait ? Qu’est-ce qui serait le plus pernicieux à son âge ? Continuer ou arrêter ?
    Et sinon pour répondre à Sarahl, je ne me suis jamais inquiété du fait que mes enfants ne pleuraient pas. D’un côté, mes bébés sont nés avec 1 mois d’avance à chaque fois et j’ai fait énormément de peau-à-peau, de cododo, peut-être que cela à joué un rôle !!! J’imagine qu’ils exprimaient leurs émotions et leur sentiments différemment, mais il est vrai que je leur disait toujours qu’ils avaient le droit de pleurer, d’être fâchés, etc…
    Ma fille aujourd’hui est d’une énergie débordante, toujours de bonne humeur, adorant rire, rien à voir avec un profil de bébé n’ayant pas pu décharger ses émotions par des pleurs et qui serait « émotionnellement handicapé »… Ceci étant dit, ses colères et ses frustrations ne restent pas sans discussion et maintenant qu’elle s’exprime mieux, il est facile d’en parler et de comprendre…

    Je rejoints ainsi bon nombre de parents: découvrons nos enfants avec un peu plus feeling et d’amour plutôt que « de soit-disant bons sens » ou derniers trucs lu dans un livre, aussi professionnel qu’il soit. Et s’il est bon de se remettre en question, il l’est tout autant de savoir s’écouter et surtout écouter son enfant, peu importe le mode d’expression choisi !!!

  33. pâte à crêpe dit :

    @La poule pondeuse, je viens de finir de lire le lien sur l’allaitement: merci pour ce voyage, je suis un peu remuée parce que je viens de lire, mais merci de cette découverte, ça met effectivement en perspective!!

  34. Universféérique dit :

    J’avais oublié : Connaissez-vous le psychologue Daniel Lambert qui est canadien. Il a entre autre écrit : »10 jours pour être davantage écouté de vos enfants, les aider à grandir sainement, et à mieux exprimer leur colère ».
    C’est un guide de 77 pages disponible gratuitement sur Internet et qui regorge de bonnes idées, pas prise de tête, pas culpabilisant, pratique à mettre en place. Régulièrement, je m’y replonge quand mes enfants m’en font voir de toutes les couleurs et que je ne sais plus trop quoi faire…
    Bonne lecture à tous et toutes !!!

  35. Melanizetaufrais dit :

    @La poule pondeuse, hihihi pour son 1er voyage en train , ma coquillette marchait déjà et aime beaucoup beaucoup se promener…. Ba j’étais prête à emmener avec moi la télécommande de la télé pour l’occuper sur mes genoux ! elle a evidemment commencer à hurler parce que je la gardais sur mes genoux, j’ai croisé un regard auquel j’ai répondu avec le sourire … :  » plus que 2h  » 😀 …. les pauvres.

  36. @Jouls, effectivement je trouve qu’A Solter a au moins pour elle une grande cohérence dans son analyse et son raisonnement. C’est « moins pire » que d’autres qui affirment des choses tout aussi péremptoires basées vaguement sur leur expérience (France Guillain dans « l’allaitement » pour ne pas la citer par exemple :mrgreen: ).

  37. @Segolene, j’ai remarqué aussi qu’avouer nos propres failles aide aussi beaucoup. Pouss1 traînait les pieds pour aller à l’école, et je lui ai dit que moi aussi le matin j’avais envie de passer toute la journée sous la couette à regarder des films plutôt que d’aller bosser, j’ai l’impression que ça l’a bien aidé (après sur le chemin de l’école il me disait d’un ton complice : « on aimerait bien rester au lit hein ? »).

    @pâte à crêpe, viens, crie, pleure, défoule-toi, on est là !

  38. @Eve petite souris, bravo si tu mets déjà les 20 alternatives en pratique ! 😀

  39. @Universféérique, bienvenue et heureuse que le blog te plaise ! pour répondre à ta question, je ne sais pas si « surallaitement » est un terme approprié ou que ça recouvre un réel problème. Quoi qu’il en soit, à 19 mois, il n’y a rien d’anormal à ce que ton enfant tète régulièrement et ne semble pas prêt à vouloir s’arrêter (le sevrage dit naturel n’intervient généralement pas avant 2 ans et peut avoir lieu bien plus tard). Sa position à lui semble claire, c’est de ton côté qu’il faut réfléchir à ce que tu souhaites : continuer, arrêter, limiter ? La lecture de ton commentaire (qui ne reflète forcément pas la complexité de la situation) laisse paraître une certaine ambiguïté de ta part. Il me semble qu’une fois que tu auras fait le point sur ce que tu souhaites vraiment tu seras en meilleure position pour trouver une solution qui convienne à ton fils et toi, et à accueillir sereinement et avec empathie ses protestations s’il a un peu de mal à s’ajuster à la situation. Reste sur ton idée initiale de ne pas trop te prendre la tête 😉

  40. Melanizetaufrais dit :

    Bon et bien au vu des commentaires, je suis finalement bien contente de n’avoir jamais acheté aucun bouquin ( enfin si 1 quand même) ! vive le feeling,l’instinct, la sensibilité, ( les copines mamans qui aident à dédramatiser)et les tripes ( oui elles me parlent mes tripes et je les écoutes). Non sans rire, j’ai lu quelques bouquin quand même et j’ai eu des bonnes surprises dans le sens où j’étais plutôt d’accord avec ce que je lisais mais aussi parce que finalement j’avais pris la « bonne  » route toute seule ( tout dépend qui on lit 😉 ). On reste pourtant tjs pleine de questionnement. Ba ! Caroline Ingalls n’avait pas ce genre de bouquin et finalement ses enfants s’en sont bien sorti ! :mrgreen: En gros je voulais dire… celui là ne me fait pas envie !

  41. @Universféérique, c’est à ça que tu fais référence ? http://www.webdlambert.com/dossier-agressivite-aff.html
    j’avoue que le côté « technique infaillible en 10 jours satisfait ou remboursé » je n’accroche pas trop, après il peut y avoir bien sûr un fond intéressant (et ce n’est pas gratuite, c’est 47$ !).

  42. @Melanizetaufrais, moi je ne regrette pas certains bouquins qui m’ont vraiment énormément aidée à comprendre, à me remettre en question, à avancer… (et les Olson non plus n’avaient pas de bouquin du genre 😛 )

  43. MayYou dit :

    Coucou..

    Pour tout dire, je commence à être un peu déprimée avec ma fille, ces derniers jours.. Moi, j’aimerais bien être une mère qui ne s’énerve pas, qui ne laisse pas pleurer tout seul dans son lit la nuit, etc..

    Mais là, ça devient impossible, insupportable.. Ma fille ne fait pas ses nuits, elle a 14 mois. En général, ça ne me dérange pas en soit, deux ou trois réveils d’environ 15 min. à chaque fois pour la mettre au sein. Passe encore.

    Mais dès qu’elle est un peu malade ou qu’elle a un problème, on ne dort pas. Par exemple, cette nuit, impossible de la faire dormir de minuit à 4h. Et c’était plus ou moins pareil les trois dernières nuits.. La première nuit de cette série, j’ai dormi 2h en tout (de 6h à 8h).

    Je suis fatiguée, j’ai les nerfs à fleur de peau. La journée, la puce est fatiguée donc elle passe son temps à gémir ou à vouloir faire tout ce que je ne veux pas qu’elle fasse. Depuis hier, elle arrive à monter sur les chaises et sur le canapé, donc elle a accès à des trucs qu’on avait mis en hauteur et qu’on ne sait pas ou mettre ailleurs. Elle ne veut pas jouer seule et me solicite sans arrêt. Elle ne fait pas de plus longue sièste.

    A l’instant, je viens de la mettre dans son lit dans sa chambre, avec deux ou trois jouets, juste pour pouvoir souffler un peu.

    Cet article tombe à point nommé..

    Bon, je sais, ce n’est qu’une question de quelques jours, une fois qu’elle sera guérie et qu’il fera moins chaud, on dormira mieux et tout ira mieux. Mais en attendant, je ne sais pas trop ce que je suis censée faire.. Et la nuit, de minuit à 4h, comment on fait pour ne pas pêter les plombs?? Nous sommes en situation de crise aigue, on va dire…

  44. Joyeuse maman dit :

    je suis bien contente de pouvoir échanger sur ce livre, offert par ma maman pendant ma grossesse et que j’ai lu, bien mal m’en a pris, de retour de la maternité… Mon loulou pleurait à l’époque de 19h jusqu’à souvent 1h du matin, sans qu’on en sache la raison. Probablement ce qu’on appelle l’angoisse du nourrisson… bien qu’un peu long comme créneau. Une seule chose le calmait: être au sein. Alors imaginez ma culpabilité en lisant le passage sur le surallaitement!!! Étais je en train de rendre mon bébé boulimique, en faire un futur enfant obèse? Aujourd’hui mon loulou a bientôt 3 mois, et a le gabarit d’un enfant de 6 mois, aussi bien au niveau de la taille que du poids. Son papa étant très grand, il semble soit parti pour l’être aussi. Les pleurs du soir ont disparu au bout d’un mois, il tête toujours un peu plus le soir, certainement pour faire le plein avant la nuit, puisqu’il les fait quasiment. Alors ai je bien fait de suivre mon instinct ou aurais je du lui refuser le sein et le laisser pleurer, que dis je hurler pendant toutes ces heures? Bref, à mon sens ce livre est à lire avec parcimonie.

  45. MayYou dit :

    Bon, c’est bien les 20 alternatives à la punition, j’ai envoyé le lien à mon homme! 😉

    Par contre, comment on fait quand on est vraiment à bout de nerfs??

  46. Anne Cé dit :

    Comme beaucoup, j’avais entendu parler de ce livre, mais sans aller jusqu’à le lire ! les critiques soit dithyrambiques, soit incendiaires m’en avaient dissuadée, me laissant à penser que c’était encore un de ces livres très manichéens et peu argumentés… Bref, un grand merci pour ce résumé/analyse (argumentés eux !) qui m’épargnera donc cette lecture !

    Je réagis au concept de « surallaitement » qui interroge visiblement pas mal dans les commentaires. c’est vrai qu’une maman qui allaite et qui se situe dans la tendance du « maternage » aura facilement tendance à proposer le sein facilement mais les bébés peuvent aussi refuser le sein si ce n’est pas ce qu’ils attendent ! je me souviens très bien d’une période où ma fille toute petite pleurait beaucoup le soir, et où nous nous sentions terriblement démunis car elle REFUSAIT tout, même le sein ! dans ces moments là, tout ce que nous avions trouvé à faire, c’était de la prendre dans nos bras et de la bercer tout doucement en attendant qu’elle se sente mieux. cela pouvait durer un certain temps, mais nous n’avons jamais eu le coeur de la laisser pleurer seule, et je me souviens lui avoir dit parfois « tu peux pleurer, je ne sais pas pourquoi tu pleures, je ne comprends pas mais je suis là, je t’écoute, ne t’inquiète pas » tout en pleurant moi-même, parce qu’en fait il nous est terriblement difficile d’accepter les pleurs !

  47. Universféérique dit :

    @La poule pondeuse,
    Merci pour ta réponse…effectivement, je suis un peu partagée sur ce sevrage…j’ai envie pour plein de raison mais en même temps je ne veux pas priver mon fils !!! J’aimerais que le sevrage vienne de lui-même et ne sait pas comment l’inciter…on verra bien !!! En tout cas, merci. Et c’est clair, on va marcher au feeling, c’est ce que je préfère au final 🙂 !!!

  48. Universféérique dit :

    @La poule pondeuse,
    Le lien que tu donnes tombe sur une page qui ressemble fort à ce dont je parle. En revanche, moi c’était un dossier vraiment gratuit que j’avais pu télécharger suite à mon inscription à la newsletter de Daniel Lambert.
    Il n’y avait pas ce côté marketing, mais ça date de plus d’un an, alors les choses ont peut-être changé.

  49. @Universféérique, tu peux peut-être essayer un allaitement à l’amiable dans un 1er temps ? par ex seulement matin et soir, ou seulement à la maison, ou autres critères à définir selon ce qui te pèse le plus…

  50. @MayYou, oh ma pauvre, c’est dur dur dur. Quelques pistes pour t’aider à passer ce cap difficile :
    – faire des tours de garde avec le père pour la nuit, afin de s’assurer un minimum de sommeil (quitte à mettre boules quiès ou autre pour vraiment dormir) : par ex il fait jusqu’à 2-3 h et toi après.
    – essayer de faire la sieste avec elle dans la journée pour récupérer
    – ne pas hésiter à sortir dans la journée, même si vous êtes tous crevés : si ta puce peut se dépenser, voir d’autres choses etc cela pourra la canaliser un peu, pour vous ça remplace la fatigue nerveuse par une fatigue physique dont il est plus facile de récupérer (si tu aimes un sport tu peux aussi essayer de t’organiser une plage dans la journée pour t’échapper, physiquement et moralement, et revenir un peu ressourcée). Bref va voir des amis, va au parc, au musée, au zoo, au mcdo, que sais-je !
    – quand tu es à bout tu peux dire à ta fille que tu n’en peux plus, que tu l’aimes fort mais là tu n’y arrives plus, et la laisser pleurer dans son lit, c’est dur, mais il vaut mieux ça que de craquer, et ça ne va pas en faire une psychopathe non plus
    – te faire aider au max, t’accorder des moments de plaisir pour toi dans la journée
    Bon courage en tout cas !