L’enfant et le couple

D’un point de vue purement biologique, l’enfant est la principale raison d’être du couple. Socialement, c’est également souvent le cas, même si les sociétés occidentales voient l’émergence d’une proportion croissante de couples et d’individus revendiquant le désir d’une vie sans enfant. Sans compter que le schéma familial classique avec le couple parental et les enfants qui en sont issus coexiste maintenant avec d’autres formes de parentalités : familles recomposées, homoparentalité, etc. Sans vouloir ignorer la diversité des situations, je vais me concentrer sur la famille « traditionnelle » mais surtout n’hésitez pas à vous en éloigner dans les commentaires.

Avant même la venue de l’enfant, cela peut déjà être un sujet de discorde : l’un souhaite être parent et pas l’autre, et voilà un beau sujet de friction. Et même si les deux sont d’accord mais que l’enfant ne vient pas… Un désir d’enfant non satisfait est une blessure profonde, qui peut conduire à la rupture. Quant à un bébé surprise, c’est aussi souvent une sacrée zizanie : quand l’un veut le garder et pas l’autre, quelle que soit la décision finale, c’est un sacré coup porté au couple.

Et quand un enfant désiré par ses deux parents s’annonce… Comme déjà expliqué ici, beaucoup d’adultes ne réalisent pas vraiment ce qu’est un bébé et ce qu’il demande. Sans vouloir verser dans les clichés, il est relativement fréquent que la future mère, une fois le deuxième trait apparu sur le bâtonnet, commence à se documenter sur la question. En même temps, plus difficile de faire comme s’il ne se passait rien quand avant même d’avoir atteint le centimètre votre future progéniture vous transforme en marmotte vomissante. Le suivi de la grossesse et les choix faits pour l’accouchement sont des sources de débat : comment choisir quand on n’a pas la même hiérarchie des risques ? D’autant plus qu’autant la mère a évidemment le dernier mot sur ce qui concerne son propre corps, autant le père a un avis légitime sur ce qui a des conséquences pour l’enfant : comment concilier cela (même si légalement c’est l’avis de la mère qui l’emporte) ? Que faire si la mère veut accoucher à la maison (et qu’elle trouve une sage-femme pour l’accompagner…) et que le père trouve cela trop dangereux  ? Ou qu’elle ne veut pas de péridurale alors qu’il ne peut envisager de la voir souffrir ? A l’inverse, c’est le père qui peut être persuadé des bienfaits d’une naissance avec peu d’intervention tandis que la mère désire une césarienne.

Et même dans les cas où personne ne se posait trop de questions, la naissance -toujours pleine d’imprévus- peut être vécue de façon bien différente. Parfois c’est le père qui a vu ce qu’il n’aurait pas voulu voir : sa femme dans une situation peu glamour, sa femme en danger ou encore une équipe en train de s’affairer autour d’elle et du bébé tandis qu’il reste planté là habillé en schtroumpf sans pouvoir rien faire. Il y a des cas où c’est la mère qui vit très mal un accouchement, pourtant décrit par le classique « La mère et le bébé vont bien ». Mais ce n’est pas parce qu’on a un corps qui fonctionne qu’on va bien, même si bien sûr ça aide !

La période du post-partum est particulièrement délicate. La femme, si elle n’est pas Rachida Dati, n’est en général pas au top (et c’est un euphémisme). On oublie à tort l’adage de grand-mère « Neuf mois pour le faire, neuf mois pour le défaire », et on s’imagine qu’à peine le flan démoulé on va revenir instantanément à l’état pré-conceptionnel. Mais rien que pour le ventre, imaginez-vous un peu : l’utérus, qui en temps normal fait à peu près la taille d’une figue fraîche, pèse à terme près d’un kilo, pour une capacité de plusieurs litres. Les abdominaux s’allongent d’environ 20 cm. Et tout cela n’est que la partie émergée de l’iceberg (comme déjà dit ici). Bref, alors que la femme est molle (dans une société qui valorise la fermeté), a la foufoune en chou-fleur (alors qu’elle doit porter des garnitures périodiques ultra-super-plus), les cheveux qui tombent, les poils qui poussent, les seins en obus, les hormones qui font pleurer et j’en passe (notamment certaines difficultés courantes des débuts de l’allaitement), elle doit apprendre à vivre avec un bébé, qui en prime ne ressemble pas du tout à ce qu’elle avait lu dans Laurence Pernoud. Le père, qui a parfois du mal à s’investir dans la grossesse voit d’un seul coup les choses devenir extrêmement concrètes, ce qu’il peut trouver difficile à assimiler. En bref, c’est un moment très délicat pour le couple. Et si vous rajoutez un soupçon de belle-maman qui dit que votre nouveau-né vous manipule déjà et/ou d’un pédiatre un peu psycho-rigide pour qui vous ne faites rien comme il faut, c’est un miracle qu’il n’y ait pas plus de crimes passionnels pendant le post-partum (peut-être les gens sont-ils simplement trop épuisés ?).

Et puis très vite il faut prendre des décisions, faire des choix : sommeil, alimentation, réponse aux pleurs… autant de sources possibles de dissensions voire de franches disputes. C’est vrai : avant de décider de faire un bébé à deux, qui a vraiment vérifié la totale compatibilité de vision de la chose au sein du couple ? Qui s’est posé des questions dont il ignorait jusqu’à l’existence ? D’autant plus qu’à 4 heures du matin, après deux mois de nuits hachées, ce n’est pas vraiment le moment idéal pour débattre de sa conception philosophique de l’éducation. Vous pouvez penser être rodés pour le deuxième (troisième, etc), mais en réalité le problème se repose et de façon différente. Chaque parent a une relation différente avec chaque enfant, et cela change selon les périodes. Et bien sûr chaque enfant pose des problèmes différents.

Alors, après ce tableau quasi-apocalyptique, que peut-on proposer ? Bien sûr, et comme toujours, chacun doit trouver ses propres solutions, adaptées à sa situation, mais voici quelques pistes (rien de bien révolutionnaire hélas).

  • Définir ses priorités éducatives. Qu’est-ce qui n’est vraiment pas négociable pour chacun, et qu’est-ce que chacun fait à sa sauce ? Cela est utile de façon générale, quand on doit confier l’enfant, et pour l’éducation en général : choisir ses combats… Par exemple moi je me fiche bien de la façon dont on donne le bain (du moment que le résultat est à peu près satisfaisant), voire même que les enfants en prennent un, mais je suis intransigeante sur les tapes et fessées : j’en veux zéro.
  • Définir des priorités familiales et individuelles. Avec l’arrivée d’un enfant, il est illusoire de penser qu’on va mener la même vie qu’avant. Cela ne veut pas dire qu’on ne peut plus rien faire mais qu’il faut choisir. Il peut être salutaire de se garder une activité à soi, pour soi, mais c’est maintenant quelque chose à négocier entre parents. Ça peut aussi être l’occasion de (re)discuter du partage des tâches ménagères…
  • Anticiper le pétage de plomb et passer le relai. Les enfants, dès la naissance, savent nous pousser à bout comme personne. Avant de leur hurler dessus, ou pire de les violenter, dire à l’autre qu’on n’en peut plus et aller se défouler plus loin. Et être aussi disponible que possible pour rendre la pareille.
  • Laisser l’autre s’occuper de l’enfant sans l’abreuver de conseils ni le surveiller. Particulièrement important à trois heures du matin : celui qui s’est levé agit et l’autre la boucle, à moins d’être sollicité (ou que l’autre franchisse une ligne rouge -cf premier point- ou craque). Et à mon avis c’est une clé importante pour que chacun construise SA relation avec l’enfant. Certaines femmes disent qu’étant comblées par leur bébé leur couple passe au second plan. Pas un problème en soi, mais à mon avis il faut laisser au père la possibilité d’être lui aussi comblé par bébé.
  • Rester à peu près solidaires en public. Les jeunes parents sont sous le feu de critiques constantes de l’entourage, et c’est vraiment plus facile à supporter à deux. Alors bien sûr on peut se moquer gentiment des petites manies de l’un ou de l’autre, mais quand une des grands-mères suggère que le lait maternel n’est pas assez nourrissant, ou qu’il ne faut pas céder aux caprices d’un petit de 15 jours qui veut toujours les bras, on fait bloc.
  • Prendre sur soi. Le manque de sommeil rend irritable, voire méchant. Chacun doit faire un effort pour ne pas en rajouter, en particulier quand c’est le dixième réveil à deux heures du matin. Remettre les critiques et les griefs à un moment plus serein, et à tête reposée, quand on est plus à même de faire le tri entre ce qui nous tient vraiment à cœur et ce qui n’est pas si grave. Éviter autant que possible de se disputer quand c’est déjà la crise avec bébé (qui hurle depuis une heure/ne veut pas se rendormir/etc). On gère ça d’abord et ensuite on en discute. De façon plus générale, il faut accepter que l’enfant absorbe beaucoup d’énergie et que dans un premier temps au moins le couple se met un peu entre parenthèses. Mais comme disait Chantal Birman dans une vidéo que je ne retrouve plus, il faut que l’enfant consomme équitablement l’énergie des deux parents pour résoudre les problèmes de décalage de libido entre père et mère.
  • Éviter les reproches culpabilisateurs. En matière d’éducation et de puériculture, il y a peu de relations de cause à effet vraiment établies, et surtout ce sont généralement de grandes tendances dont on ne sait pas à quel point elles sont valables pour le bébé qui vous intéresse. Donc inutile de rabâcher quinze fois que c’est parce que Chéri a oublié le bonnet que Junior a attrapé une bronchiolite. Ou que c’est parce qu’il est trop/pas assez porté qu’il pleure dès qu’on le pose. On fait des choix, on les assume, on change si ça ne convient pas/plus, et si bébé ne ressemble pas à un article de Famili c’est peut-être juste parce que c’est un vrai bébé.
  • Se permettre un peu de mauvaise foi de temps en temps. Quand vous voyez d’autres familles, accordez-vous le petit plaisir de constater entre vous à quel point votre enfant est vachement plus mieux et que c’est sans nul doute grâce à vos immenses talents parentaux. Bien sûr, c’est en contradiction complète avec le point précédent (qui vous oblige à rester second degré) mais c’est ça qui est bon. C’est aussi pour cela que cela doit rester entre vous, sous peine de manquement grave à l’étiquette parentale. [NB : à mes amis et famille qui lisent ce blog : le Coq et moi ne faisons jamais ça bien sûr, ayant de base une pleine confiance en nos capacités parentales…]
  • Respecter le timing de l’autre. Un bébé c’est plein de premières fois, certaines qu’il provoque lui-même (première dent, premiers pas…), d’autres que ses parents initient : première fois qu’on le laisse, première fois qu’on le laisse à un autre qu’un parent, première nuit dans son lit (s’il a commencé dans celui des parents)… Il me semble que c’est au parent qui est prêt en premier de ne pas faire violence à l’autre, mais aussi à l’autre d’entendre le désir de son conjoint de passer une étape, même si c’est pour la différer finalement.

Bien sûr, difficile de parler de couple sans parler de sexe, mais on l’a déjà fait ici et . Enfin ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, disent certains : si votre couple survit aux enfants, il n’en sera que plus soudé.

Photo : Le couple du moment. Même s’ils n’ont pas (encore) d’enfant, je suis sûre que ça pourrait les intéresser…

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108 Responses to “L’enfant et le couple”

  1. @Bobine, oui tout à fait, parfois quand je vois le Coq qui trouve des trésors de patience pour ses enfants (alors qu’avec le reste du monde, euh, comment dire :mrgreen: ) j’ai une bouffée d’amour qui monte.

  2. @sophie, ah c’est sûr qu’un bébé dans la chambre c’est pas super aphrodisiaque 🙄 😆
    (la voix de la sagesse ? non mais arrêtez les filles 😳 )

  3. @Laurence, sympa ta BM ! et super en tout cas pour ton homme et toi, c’est chouette.

  4. Olympe dit :

    Comme toujours, pas eu le temps de lire tous les commentaires pour le moment.
    Pas grand chose de très constructif mais encore une fois, je trouve ce billet super pertinent et il me parle beaucoup. Et en plus, il est écrit avec style.

    Je tiens juste à essayer de faire un peu contre-poids au mythe de la belle-mère. J’ai déjeuné avec la mienne hier et j’ai entendu texto : « Je trouve que Mr Olympe et toi êtes des parents formidables. » Ca fait du bien par où ça passe !

  5. Olympe dit :

    Totalement d’accord. 9 mois voire même 1 an, je dirais.

  6. Olympe dit :

    @Nanette, dès le début, à chaque fois que je m’agaçais qu’il ne fasse pas quelque chose comme je l’aurais fait, j’ai essayé de m’accrocher à la pensée que si j’avais voulu un enfant avec Mr Olympe, c’est parce que je lui faisais confiance. J’essaie de partir du principe qu’il a l’information (un bébé se refroidit rapidement) et qu’il tient à son bébé autant que moi (il ne veut pas qu’il se refroidisse) donc que la lenteur de ses gestes est due au fait qu’il est malhabile et ça va rapidement s’améliorer… Plus facile à dire maintenant qu’à faire quand mon bébé avait 3 semaines et que je manquais cruellement de sommeil ! Mais parfois, ça m’a aidé à relativiser.

    En tout cas, je te souhaite bon courage et belle découverte de ta fille. Et j’aurais tendance à aller dans le sens des commentaires précédents : quand tu seras prête et un peu plus reposée, vous pourrez en parler ensembles.

  7. Olympe dit :

    Allez, je continue les fleurs parce que j’avais le mot sur le bout de la langue pour le comm’ précédent : SAGESSE. Tes billes, La Poule, sont empreints d’une grande sagesse. On dirait que tu as 2000 ans d’expériences dans un esprit tout jeune qui se remet tout le temps en question.
    En vrai, si je te rencontrais, je deviendrais toute rouge et je n’oserais même pas te parler.

  8. @Olympe, non mais là c’est moi qui devient toute rouge 😳 😳 J’ai l’impression d’avoir écrit une litanie de truismes et de lapalissades qui ne mérite pas vraiment une telle avalanche de compliments 🙄 (même si ça fait toujours plaisir hein 😀 )

  9. IL est super encore cet article. C’est bien que tu aies fait une pause. On le savoure d’autant plus !!!

  10. opale dit :

    @La poule pondeuse, « usages multiples » : 🙂

  11. Un billet intéressant mais un peu malthusien!
    Petite pie a 10 mois et j’avais oublié la tornade qu’elle avait provoqué.Mon oiseau travaille dans l’organisation et nous avons survécu aux premiers mois grâce a ses qualités prof! Je me couchais a 21h pendant qu’il se chargeait de calmer petite pie. Lorsque je prenais le relais vers 1 heure du mat, j’avais déjà dormi 4 heures. Et le sommeil est le meilleur remède contre le petage de plomb!(eh oui, lui met également des plombes pour changer ou habiller la petite pie!)
    Un peu scolaire, j’avais décidé de potasser des livres pour devenir une bonne mère. Un matin, mon oiseau m’a retrouvé en pleurs. Les livres disaient tout et son contraire et je ne savais plus lequel apprendre par coeur! Mon oiseau m’a rendu un sacré service en me les confisquant tous. Nous avons appris tout sur le tas mais nous étions déjà d’accord sur les grands principes (que nous n’appliquons d’ailleurs pas tous) et sommes solidaires face aux remarques toujours bienveillantes de la famille!

  12. pâte à crêpe dit :

    @La pie gourmande, ici aussi rationalisation horaire des « permanences » la nuit, surtout pendant les périodes d’otites. Le problème c’est que je n’arrivais pas à dormir lorsque c’était mon tour ce qui premièrement me fatiguait énormément et ensuite avait le don d’énerver l’homme qui lui était debout et qui ne r^vait que de dormir… 🙄

  13. @fanny – magazine Egg, merci 😉

  14. @La pie gourmande, « malthusien » oui c’est ça 😆 Les livres c’est pas évident, je trouve que certains au moins apportent des éclairages vraiment utiles, mais dans tous les cas il ne faut pas oublier qu’aucun livre ne peut décrire chaque enfant en particulier.

  15. CDLPSF dit :

    Je n’ai pas le temps de lire tous les commentaires, mais si d’autres ne l’ont pas relevé, tu commets à mon avis une erreur fondamentale.

    LP: « D’un point de vue purement biologique, l’enfant est la principale raison d’être du couple » What??? D’un point de vue biologique, le seul lien entre l’enfant et le couple, c’est l’accouplement. Le reste, c’est du social. D’ailleurs, chez les sociétés primitives ou les animaux, ce sont souvent tout autant des tribus que des couples qui élèvent les enfants. On cite même l’exemple d’une louve qui aurait allaité des jumeaux (avec des résultats médiocres sur l’éducation toutefois).

    Car qui a dit que 2 était le bon nombre pour bien élever un enfant ?
    Il y a de rares moments où 1 est impérativement le bon nombre (notamment: le 1er biberon pour un enfant allaité au sein : la victoire, qui ne peut être obtenue que par ko de l’enfant, après qu’il a réalisé que son père est encore plus buté que lui, et ne lui laisse d’autre alternative que le biberon ou le jeûne, est quasi impossible en présence des larmes de la mère… 😯 ).
    Sinon, à part ça, je pense que le bon nombre, en tout cas pour le premier, est supérieur ou égal à 3. Une légère divergence avec la PSF sur la nature/fonction du/des n°3 (baby-sitter, nourrice en province éloignée pour les 5 prochaines années — cf. Badinter E. l’amour en plus –, grand-parents ou tantes et oncles plus présents, femmes de ménage, groom, aides-cuisinières, ou étudiante suédoise à domicile), bref pas complètement concordants sur la bonne organisation, mais accord total dans notre couple pour dire que 2 n’est pas assez pour un 7/7 24/24 ! 😆

  16. @CDLPSF, c’est vrai que ma phrase est un peu lapidaire mais on ne peut pas nier qu’à la base ce qui pousse l’appariement entre un homme et une femme c’est la reproduction. L’élevage des enfants se fait ensuite selon différentes modalités, mais si couple il y a c’est souvent dans ce but (et idem chez d’autres animaux, oiseaux notamment).
    (et pour la louve, si tu avais lu Marie Thirion tu saurais que son lait -à la louve, pas à M. Thirion…- est totalement inapproprié pour l’enfant humain, pour qui il est toxique :mrgreen: )
    Et évidemment je suis tout à fait d’accord qu’un couple est insuffisant, a fortiori quand il y a plusieurs enfants d’ailleurs. C’est aussi ce que dit Aletha Solter dont il devient urgent que je traite dans un prochain billet…

  17. CDLPSF dit :
  18. CDLPSF dit :

    @La poule pondeuse, Ce qui pousse biologiquement l’appariement d’un homme et d’une femme, initialement en tout cas, c’est d’abord les hormones (aka les pulsions), y compris dans les périodes ou les situations où cet acte est biologiquement stérile.
    Les hommes ont d’ailleurs apparemment mis des centaines de millénaires, avec l’établissement de sociétés sédentaires, pour réaliser qu’il y avait un lien entre ça et l’enfantement, et que ce n’était pas juste un miracle de la déesse mère. 🙂
    (Sans rire, le premier qui a fait le lien, 💡 il a dû être traumatisé…)

    Ce qui est certain en revanche, c’est que les sociétés organisées depuis le néolithique, religieuses comme politiques, ont tout fait pour imposer et normaliser ce lien couple-enfantement et punir tout ce qui s’en écartait (homosexualité, remariage, infidélité, etc.).
    Autant d’efforts pour ce que la biologie et la nature imposeraient toutes seules ? Ça paraît étrange si c’était vrai.

    Là où ça me dérange vraiment, c’est que l’invocation de la biologie, à propos des constructions sociales, a toujours servi de terreau aux extrêmes pour justifier les discriminations.
    L’équivalence couple-enfantement est le biais intellectuel évident de tous les contributeurs et lecteurs de ce blog, à commencer par moi-même, par choix et conviction profonde ; on ne se pose plus de question, parce que ces choix sont encouragés et considérés comme la norme par notre société. Ça tombe bien : ça permet de payer moins d’impôts.

    Mais ce n’est pas la généralité : il y a les couples homos, les couples hétéro qui s’aiment tout simplement et qui ne veulent pas avoir d’enfant (et pas juste parce qu’ils ne peuvent pas), les couples qui ne peuvent pas avoir d’enfant et qui n’en dormirait pas plus mal si on ne leur mettait pas une pression sociale, surtout entre 25 et 35 ans, etc.

    Donc, j’éviterais d’invoquer la biologie pour donner de la nourriture aux intégristes, dont j’aime à rappeler qu’ils ne sont jamais très loin (cf. http://www.poule-pondeuse.fr/2008/07/28/dolto-en-heritage/#comment-7322, une pédiatre très en vue qui aime à rappeler qu’une femme sans enfant, c’est « tout à fait impossible »).

    Sur la louve, j’ai entendu ça aussi sur France Inter, mais le spécialiste précisait que ça n’empêchait pas des « situations de survie » et qu’on avait déjà vu des enfants grandir en mangeant de la boue ou en buvant effectivement du lait réputé toxique pour une utilisation standard.
    Il rajoutait qu’après tout, les laits de vache et de brebis sont aussi toxiques pour une bonne partie de la population mondiale (dans une moindre mesure que le lait de louve), mais qu’ils ont parfois été utilisés dans l’Histoire comme substituts de mauvaise qualité au lait maternel qui manquait.

  19. Opale dit :

    @pâte à crêpe, c’est toujours ainsi, quand c’est à toi de dormir et que ton homme assure, bah tu y arrives point et par contre quand tu dois être « de garde » et bien, tu piques du nez ❗
    C’est énervant 😈

  20. @CDLPSF, disons que d’un point de vue évolutif, le but du couple in fine est quand même la reproduction, l’acte au minimum (la charge de l’élevage des enfants pouvant être assurée par des arrangements différents). Toujours selon cette perspective, tu as surtout intérêt à aider quelqu’un qui partage un maximum de gènes avec toi. Après il est clair que les choses sont toujours plus complexes (voir pour l’homosexualité par exemple http://www.newscientist.com/article/dn13674-evolution-myths-natural-selection-cannot-explain-homosexuality.html)

  21. Emelire dit :

    on était d’accord sur à peu près tout, on a eu 10 ans ensemble sans enfant, on était jeunes… on a attendu d’avoir une situation correcte avant d’avoir nos enfants. Mais qu’est ce que c’est difficile, quand même, il faudrait pouvoir travailler moins (père ET mère) quand les enfants sont tout petits, car le manque de temps c’est le poison de la vie. Tout est si cher, les loyers, les achats de logements, c’est au moment où l’on porte toutes ces angoisses là, qu’on a des enfants (ça correspond à cette tranche d’âge), quel gâchis de vie ! On peut se dire : ben … on se rattrapera si un jour on est grand-parent, oui. Je me dis surtout que je ferai tout pour éviter à mes enfants ce que j’ai, ce que nous avons vécu.
    Pour le partage des tâches, oui bien sûr. Parfois on a de grands principes, mais en réalité l’homme (qui a souvent + de loisir ou de temps ‘pour lui’) ne « voit pas » le pb : je me souviens de mon mari me sermonnant pour que je fasse du sport. Le pb c’est que lui était tout le temps parti faire de la gym en club, faire des joggings… et si moi j’en faisais aussi ça voulait dire qu’il soit présent à ma place à la maison… Il l’a fait et s’est rendu compte que ce n’était pas l’envie qui me manquait de refaire du sport (jogging, natation), mais le temps…

  22. pétrolleuse dit :

    @Emelire, Pour ce qui est de s’occuper du bébé, j’en suis un peu venue à me dire que l’égalité homme/femme est impossible. J’ai à la maison un homme parfait :mrgreen: : une vraie fée du logis, qui, avant que nous ayons un enfant, devait faire la vaisselle, repasser et passer l’aspirateur plus souvent que moi 🙄 . Mais concernant la gestion du bébé, force est de reconnaitre que nous ne sommes pas parvenus à l’équilibre. D’abord, j’allaite ma fille et on aura beau dire que dans ce cadre-là, le papa peut malgré tout trouver sa place (le bain, les couches, le coucher), à mes yeux, c’est très théorique. Le fait est que lorsqu’elle pleure pour une raison non identifiée, c’est moi qui vais la calmer en la faisant téter. C’est un peu le remède magique mais, ça, personne ne peut le faire à ma place ! D’autre part, parce que je voulais continuer à allaiter malgré la reprise du boulot, je me suis mise à 80%. Résultat, lorsqu’il m’arrive de saturer, je culpabilise un peu quand je demande à mon compagnon de s’occuper de notre fille à son retour du boulot, parce que je me dis qu’il travaille plus que moi et qu’il a le droit à son temps libre. Même chose lorsqu’il faut se relever la nuit parce qu’elle pleure : d’abord, parce qu’encore une fois, c’est moi qui ait les clés du garde-manger et puis je me dis que, commençant plus tard le lendemain, je pourrais plus facilement récupérer de mon manque de sommeil. Donc, on arrive à se répartir sans problème tout le boulot qu’il y a à faire à la maison, mais, de fait, pour ce qui est de la prise en charge du bébé, on est très loin du 50/50… Et je suis d’accord avec toi Emelire : l’homme ne se rend en général pas compte que garder un enfant requiert un investissement bien plus important qu’une simple présence…

  23. Stéphanie dit :

    @pétrolleuse, ils ne se rendent pas compte, mais c’est tout simplement parce qu’ils ne le font pas (pour la plupart)!
    Mon mari, qui est prof, alors que moi je suis informaticienne, passe plus de temps avec bébé que moi (c’est un déchirement, mais c’est un autre sujet). Si pendant les premières semaines de bébé il ne comprenait pas, maintenant qu’il a passé 15 jours de vacances scolaires avec elle, et bien il se rend très très bien compte de l’investissement que ça demande !

  24. Opale dit :

    @pétrolleuse et Emelire : moi aussi, j’ai vécu avec mon mec 9 ans avant notre fille (elle a 13 mois)et j’ai un mec qui m’aide pas mal au niveau de la maison (bon la gestion des papiers, c’est une cata mais bon, on ne peut pas tout avoir 😀 ) et ne grogne pas (trop…)quand je lui demande quelque chose mais malgré tout, depuis bébé, j’en fais plus car je suis plus organisée en fait je crois.
    Il ne voit pas toujours les priorités au niveau du quotidien, par exemple, il ne verra pas forcément que la petite n’a plus de bodies et que donc, il faut lancer une machine …
    Mon mec est un papa super présent pour sa fille mais il ne se rend pas toujours compte de tout ce qu’il y a à gérer au quotidien et cela m’énerve parfois de lui dire qu’il y a ceci ou cela à faire et je le fais (bon pour certains trucs je suis maniaque alors je préfère le faire aussi c’est vrai (genre ranger le linge de la petite ou bien nettoyer les tétines des biberons par exemple !)
    J’ai allaité ma fille pendant 1 an et même si cela a été un grand bonheur, il y a eu des moments de grande fatigue et le papa ne pouvait pas vraiment prendre le relais dans ces moments-là et c’était pas toujours facile pour moi …

  25. Martisane dit :

    @pétrolleuse, Haha, ça me fait penser à une conversation avec mon mari à propos de la poussette qu’on nous a donnée, qui a l’âge du neveu (13 ans), mais en moins bien conservé, et que j’aimerais remplacer par un modèle plus facile à manier, plus sécurisé pour le petit, etc. Réponse dubitative de mon mari qui estime que c’est largement suffisant. Moi: on voit que c’est pas toi qui t’en occupe, de pousser BB. 🙄
    Juste une petite illustration fraîche du jour…

  26. pétrolleuse dit :

    @Opale, le mien, pour l’intendance, le ménage, tout ça, il est vraiment super (et même parfois plus maniaque que moi…). Mais ce que je voulais souligner, c’est que je me suis aperçue qu’en tant que mère, on ne pouvait pas échapper à cette relation quasi-fusionnelle qui nous lie à notre enfant dans les premiers mois, par le biais de l’allaitement, du portage et de tous les autres aspects du maternage.

    Je ne crois pas à l’instinct maternel et le désir de maternité ne s’était jamais manifesté de manière impérieuse chez moi avant. Mais je m’épanouis totalement dans la maternité et l’amour inconditionnel que je donne à ma fille me semble la chose la plus naturelle qui soit. En même temps, je crois que ça me fout un peu la trouille parce que, dès ma grossesse, je savais que je ne voulais en aucun cas reproduire avec ma fille la relation exclusive et étouffante que ma mère avait noué avec ma sœur et moi. Je sais que mon père a été tenu à l’écart à notre arrivée, que ma mère s’est complètement investie dans la maternité au détriment de son couple et qu’il en a beaucoup souffert. Mon homme et moi formons ce que j’appellerais un couple « moderne » pour lequel la parité va de soi et je pensais donc que, notre enfant, qui était avant tout un projet de couple, nous impliquerait à égalité tous les 2. Et je découvre que, malgré sa réelle volonté d’être présent et de s’investir dans sa paternité, la situation et nos choix font que je suis beaucoup plus disponible que lui pour m’occuper de ma fille…

    Si ça me fait si peur, c’est que moi, j’ai violemment rejeté cet amour maternel tyrannique quand je suis devenue adolescente et on ne peut pas dire que ma relation avec ma mère soit, encore aujourd’hui, totalement saine… 🙁 Toujours cette crainte de reproduire les erreurs de nos parents j’imagine… 🙄

  27. @Emelire, c’est vrai que parfois je me dis qu’on serait mieux à attendre la retraite pour avoir des enfants 🙄 Mais mon appareil reproducteur n’a pas l’air au courant 😆 En tout cas c’est bien si ton mari a pu réaliser le besoin de temps pour toi.

  28. @Stéphanie, exactement, le jour où mon mari m’a demandé pourquoi la nounou qui garde les enfants de 16h30 à 19h ne pouvait pas en profiter pour faire le ménage, je lui ai répondu que visiblement il ne passait pas assez de temps avec les enfants :mrgreen:

  29. @Opale, d’abord ton mec ne t’aide pas à la maison, il ne fait pas de babysitting : ce n’est pas TA maison et TA fille, mais VOTRE maison et VOTRE fille. Donc ce ne sont pas tes responsabilités pour lesquelles il te fait la grâce d’un coup de main par ci par là, mais bien des responsabilités communes que vous vous partagez (même inégalement…). Je suis désolée d’être un peu frontale, mais tant qu’on garde cette façon de voir les choses on ne pourra pas avancer.

  30. @Martisane, 🙄 Et pour l’avoir testé, il y a une VRAIE différence entre pousser une vieille poussette de qualité inférieure et pousser une bonne poussette neuve (maclaren au hasard :mrgreen: ), c’est incomparable (sans parler des aspects confort et sécurité pour bébé bien sûr).

  31. Opale dit :

    @La poule pondeuse et Pétrolleuse : en fait, vos commentaires me font réaliser que je suis peut être un peu trop dans la « perfection » avec notre fille, je suis une personne anxieuse et parfois je veux peut être trop gérer les choses, tu as raison la Poule, je dois en effet lâcher un peu la pression et faire un peu plus confiance au papa, je travaille sur ce point, j’en ai conscience …
    C’est vrai Pétrolleuse que l’allaitement nous lie d’une manière très fusionnelle à son bébé et parfois j’avais l’impression « d’oublier » un peu mon mec les premiers mois…
    Depuis quelques mois, nous nous sommes retrouvés avec mon homme et en plus en grandissant notre fille demande beaucoup son papa !

  32. Opale dit :

    @Stéphanie, c’est clair que c’est un boulot à plein temps de s’occuper d’un bébé alors quand tu as plusieurs enfants, cela mérite une médaille !
    Quand j’ai repris le boulot (après m’être occupée de bébé pendant 6 mois environ), je trouvais que les journées étaient bien plus cool, moins speed …

  33. Covima dit :

    @Marie-Estelle, merci d’avoir précisé, c’est bien ça que je voulais dire 😛 Ce livre est dans ma bibiothèque et c’est un « classique » pour moi maintenant !

  34. CDLPSF dit :

    Dans la série « le couple et l’enfant » sous-chapitre « le père et la mère sont deux parents égaux, mais le père un peu moins pour certaines femmes », j’ai expérimenté pour vous : les difficultés d’un père à récupérer sa fille à la halte-garderie. 😕
    Deux nunuches intégrales, que je n’avais jamais vues (notre fille n’est pas souvent gardée ce jour-là), incapables de retrouver le nom de ma fille dans leurs listings, et donc de vérifier que j’étais bien son père avec le même nom, m’ont ainsi fait perdre 20 bonnes minutes et toute ma patience hier soir.
    Faut dire que débarquer en costard-cravate et sacoche de portable à la main, ça ne doit pas coller avec les schémas de pensée du père idéal : à la rigueur les papas bobos, oui, ça on conçoit, mais le cadre supérieur un peu stressé… Désolé, cette fois-là, je n’avais pas eu le temps de me déguiser et de sourire : ce n’est pas facile d’interrompre son après-midi de travail en plein milieu et de traverser tout Paris pour arriver à 18h30… 😐

    J’ai failli partir sur une bonne réaction (c’est bien, après tout, elles ne confient pas ma fille à n’importe qui), et puis après 10 min avec ma carte d’identité sortie sans aucun résultat, je me suis ravisé : personne n’a jamais demandé ses papiers à ma compagne, même celles qui ne l’avaient jamais vue, et alors que c’est plutôt à moi que ma fille ressemble pour le moment ; et personne n’a demandé ses papiers à ma mère quand elle est venue la chercher une fois. C’est bien connu : ce ne sont que des hommes qui enlèvent des gamins. 😯
    Je passe à côté de leur incompétence (elles ne savent pas qui elles gardent et qui a le droit de les récupérer et elles sont incapables de le vérifier ? Rassurant…), ce qui me frappe c’est qu’aucun bon sens ne vient jamais contredire une conception sexiste profondément ancrée: elles en ont souvent vu des kidnappeurs en puissance qui savent dire précisément comment s’appelle le bébé, comment il était habillé le matin (et pour cause : 6 boutons à une robe d’un bébé agité, c’est inhumain et ça ne peut pas s’oublier), qui reconnaissent immédiatement son sac d’affaires, alors qu’il traîne en dehors de sa case ? Etc.

    Bref, heureusement que ma fille porte mon nom de famille, et que j’ai des papiers en règles, car je sens que ça va être une partie de plaisir d’aller la récupérer à l’école plus tard…

  35. CDLPSF dit :

    Post scriptum : et évidemment, c’est le seul soir où ma fille, solidaire, décide de me tirer la tronche. Le chameau ! 😆

  36. Melanizetaufrais dit :

    @Opale, haha je vous rejoints dans les nuits pourri ! impossible aussi de dormir quand c’était mon tour. Pourtant j’étais vraiment épuisée. J’ai bien cru mourir de fatigue au bout de 4 mois comme ça… ça a duré 7 mois arf !

  37. Melanizetaufrais dit :

    @Stéphanie, moi j’ai la chance d’avoir une belle maman du type wonder woman ! du genre à avoir eu 5 enfants avec peu d’écart, un boulot( qu’elle quand même quitté au 3èmre) et une ferme avec des animaux à gérer le soir. Et ses 5 enfants ont tous très bien réussit leur vie… comment dire… je n’ai surtout pas à être fatigué ni émettre aucune plainte, je ne serais pas du tout crédible. Et oui je n’ai qu’un enfant et en plus je ne bosse pas ( enfin bientôt je reprends). Alors que je trouve qu’un seul loulou ça vous demande une sacrée organisation si on veut ne serait ce que préparer un repas digne de ce nom, inviter des amis, tenir une maison etc etc … Mon mec ne se rend pas vraiment compte non plus je crois.

  38. pâte à crêpe dit :

    @CDLPSF, je t’exprime tout mon soutien en tant que belle mère louchement plus jeune que son même-pas-mari à l’époque,qui n’a pas pu récupérer ses beaux enfants à l’école malgré les mots du Papa, en se faisant dévisager de la tête aux pieds par des yeux plein de mépris alors que les enfants me sautaient au cou « et qu’est ce qu’on mange ce soir, dis, comme hier? »…… 🙄

    Complètement d’accord avec ta phrase « le père et la mère sont deux parents égaux, mais le père un peu moins pour certaines femmes », je suis tout le temps en train de reprendre grands-parents, nounous, amis sur ce point. J’ai horreur de ce cliché hyper commun et insideux, surtout quand il vient d’une personne qui se dit féministe et que cela devient un argument d’une quelconque supériorité féminine ou plutôt une raillerie entre copine sur la soi disant maladresse masculine des gars face à leur enfants.
    Entendu par une copine parlant de ma mère qui ne sait pas mettre une couche à mon fils: « comme un mec! » 😯 😈 J’ai râlé!
    L’autre côté de la médaille qui m’énerve tout autant parce qu’il naît du même cliché, c’est l’effet « je fonds » face à un père qui pouponne ou qui porte en écharpe, ou qui change une couche… Et moi alors je suis pas sexy avec du caca plein les doigts???

  39. @CDLPSF, tiens c’est marrant, le Coq qui a pourtant aussi le profil costard-ordi n’a jamais eu de problème ni à la crèche ni à l’école. Bon il faut dire qu’il fait plus souvent le matin que le soir (et personne n’a refusé de prendre les poussins jusqu’ici 😆 ). Même mes jeunes frères ont réussi à les récupérer sans encombre. Donc tu es probablement tombé sur les prochains récipiendaires d’un Darwin award, ce qui n’est pas nécessairement généralisable à l’ensemble des professionnels de la petite enfance.
    Pour les suspicions d’enlèvement, il y a aussi des enlèvements au sein de la famille, dans des séparations conflictuelles ; tu pourrais avoir été déchu du droit de garde et vouloir faire cacher ta fille par la Camorra pour que sa mère ne la voie plus :mrgreen:

    @pâte à crêpe, oui moi aussi ça m’énerve ! D’ailleurs je n’hésite pas à employer des baby-sitters masculins, comme ça ils auront une longueur d’avance le jour où ils seront concernés. Et mon petit voisin de 15 ans arrive très bien à changer une couche, même lavable :mrgreen: Prochaine étape : le jeune homme au pair (suédois genre Alexander Skarsgard de préférence :mrgreen: :mrgreen: ).

  40. CDLPSF dit :

    @pâte à crêpe, merci de ton soutien. 🙂
    Ah… l’effet « je fonds » ! 🙄 Que l’homme qui n’a jamais eu le soupçon d’une arrière-pensée en prenant son bébé en écharpe pour aller faire les courses (ou juste aller prendre un verre) me jette la première pierre ! 😆
    Il paraît toutefois que ce cliché a sa contrepartie moins agréable (mentionnée par un de mes collègues, avec une plus grande expérience paternelle) : quand on merde (i.e. bébé pleure, on réagit mal, ou toute autre situation de la vie très ordinaire impliquant un petit monstre qui a décidé de ne plus sourire, et son papa), les potentielles flatteuses prêtes à vous sauter dessus la microseconde d’avant, se transforment en harpies prêtes également à vous sauter dessus, mais pour mieux vous dénoncer à la DASS et vous rappeler que vous ne savez pas y faire avec les enfants.
    Tout ça, c’est finalement les deux faces du même ressort… 🙁

  41. pâte à crêpe dit :

    @La poule pondeuse, rhôoo, le jh au pair suèdois, tout de suite, comment tu mets une raclée à ma tentative de dénoncer des clichés…!

    la Saison 4 c’est quand déjà?? :mrgreen:

  42. pâte à crêpe dit :

    @CDLPSF, du même ressort exactement! Mais bon, vu les regards et les entortillements de cheveux que récoltait mon homme avec la crêpe en écharpe, je ne peux pas te blâmer d’en profiter un peu… J’ai bien usé des décolletés quand j’allaitais!! :mrgreen: 🙄

  43. @pâte à crêpe, 26 juin :mrgreen:

  44. @CDLPSF, ce que j’ai constaté moi c’est que les harpies sont beaucoup plus indulgentes avec les pères et prêtes à aider, alors que la solidarité féminine dans ces moments là devient plus ténue… Par contre ce sont plus souvent les femmes qui laissent passer/s’asseoir une femme enceinte ou aident une mère qui galère avec une poussette dans le métro (de mon expérience en tout cas).

  45. CDLPSF dit :

    @La poule pondeuse, moi, tant qu’elles continuent à se tortiller les cheveux… :mrgreen:

  46. CDLPSF dit :

    @La poule pondeuse, d’ailleurs si tes jeunes frères veulent diversifier l’expérience avec des bébés filles, je peux leur en donner l’occasion : j’ai le planning de mai et juin avec les soirs où ça risque de coincer… 🙂

  47. rysy dit :

    @La poule pondeuse, « le jeune homme au pair (suédois genre Alexander Skarsgard  » :mrgreen: :mrgreen: ça me rappelle ma grooooosse déception quand je suis allée en vacances à stockholm quand j’étais encore célibataire. En arrivant, j’ai réalisé qu’il y avait quand même peu de beaux blonds en phase avec les clichés que j’avais en tête :mrgreen:

  48. Caro_in_London dit :

    Et bien moi les filles, je l’ai eu l’au pair suedois!! Danois en fait mais neanmoins grand, beau et blond et n’ayant pas peur d’etre au pair dan un famille de 5 filles! Et d’apres ma mere, c’etait une perle 😆
    Serieusement, moi aussi ca m’enerve ces cliches sur les hommes et les enfants! Ici Daddy fait largement sa part avec les enfants (pour les travaux menagers par contre, c’est un flop). Meme quand mon fils etait petit et allaite, il calmait ses pleurs aussi bien que moi – respect quand meme alors qu’il passait beaucoup moins de temps avec lui et qu’il ne pouvait pas user de mes secret weapons. Deux ans et demi apres, il est toujours le heros absolu de son fils et moi je n’existe plus des que papa est la 😉 En revanche, c’est moins vrai pour ma fille de 6 mois mais je pense que c’est du au fait qu’on s’est beaucoup reparti les taches depuis sa naissance (je prends la petite et tu t’occupes du grand). Je trouve ca un peu dommage car j’aimerais qu’elle ait la meme relation magique avec son pere alors on essaie de reequilibrer un peu. Et ici aussi, on utilise les services de babysitters males avec eventuellement une petite formation maison sur le couches. Bonus: ils aiment jouer aux voitures et ils sont plus souvent disponibles que leurs consoeurs.

  49. AnSo dit :

    ahhh super billet, plein de phrases clés à souligner, encadrer, afficher partout dans la maison pour ne pas perdre les pédales en période de crise!!! et l’arrivée d’un enfant est une période de crise en soi :mrgreen:
    communication et respect de l’autre… à travailler avant la naissance si possible, même si on ne sait pas ce qui nous attend, ce sont des habitudes de fonctionnement de couple qui serviront quelle que soit la suite. est-il utile de dire que chez nous ça n’a jamais très bien marché…? 👿

    pas le temps de lire les com’ ni de m’étendre… dommage !

  50. AnSo dit :

    @La poule pondeuse, merci pour cette remarque!!!! je ne supporte pas d’entendre « on partage les tâches, il M’AIDE à faire le ménage / les courses / [remplacer au choix] ». 👿 👿 👿
    d’ailleurs j’essaye de faire attention avec les enfants aussi : autant que possible, ils ne m’aident pas, je ne les aide pas, on fait ensemble. j’essaye hein… 😎