La fièvre du samedi soir…

Non ce blog n’est pas mort, il est juste tenu par une Poule qui croule sous le boulot. C’est là que la Providence a eu pitié de votre gallinacée plumitive habituelle et frappé à sa porte en la personne de Ludivine, étudiante en dernière année de médecine et future médecin généraliste. Elle fait habituellement un beau travail d’information médicale sur son blog, L’ordonnance ou la vie, mais a proposé de venir ici nous éclairer sur la fièvre chez l’enfant. Je l’ai bombardée de questions et voilà le résultat. Place au Dr Poule !

Lorsqu’on est parent, la fièvre, on connaît. Généralement on sait aussi que fièvre + enfant = esprit pas tranquille et envie de consulter… mais en même temps une consultation simplement pour se rassurer, est-ce que ça vaut le coup ? Et puis si c’est rien, ça fait une consultation inutile, une ordonnance avec du paracétamol, du temps perdu, quelques fois un médecin pas sympa… Alors je fais quoi ? Pour s’en sortir avec toutes ces questions, apprenons à mieux connaître l’ennemi.

1. Quand parle-t-on de fièvre ?

Pour commencer la fièvre se définit par une température supérieure à 38°C chez un enfant (ou un adulte) au repos depuis 20 minutes et à distance du repas. C’est une réaction normale du corps à une agression. Le corps, en plein combat avec un agresseur (virus, bactérie…) envoie un signal d’alerte au cerveau qui va déplacer la température interne de 37-37,5°C vers 38°C ou plus. Cette augmentation de température “réveille” les cellules du système immunitaire (l’armée du corps composée de macrophages, polynucléaires, lymphocytes) et augmente leur efficacité, en même temps qu’elle permet de diminuer la virulence et la croissance des agresseurs. La fièvre est donc une réponse adaptée et théoriquement bénéfique lors d’une infection.

Pourtant, la fièvre est souvent traitée et ceci pour plusieurs raisons. Mais avant d’explorer ces raisons, comment mesurer la fièvre ; quel thermomètre utiliser ? Les plus répandus sont les thermomètres à infrarouges (auriculaires, frontaux), les thermomètres électroniques et ceux en verre. Les plus précis sont les électroniques et ceux en verre utilisés en rectal. Si vous vous demandez dans ce cas pourquoi les urgences des hôpitaux utilisent les infrarouges auriculaires ou frontaux, je pense que c’est pour des raisons pratiques (pas de vaisselle à faire, pas besoin de déshabiller, d’explorer en détail les parties intimes du patient, ni d’attendre pour le résultat, en plus ça fait marcher les laboratoires qui fournissent les embouts…), mais c’est moins précis. Au diable la précision, à l’hôpital, il y a d’autres moyens pour voir à quel point c’est grave !

En ce qui vous concerne, vous avez le droit d’être sérieux(se) et d’opter pour l’électronique, en rectal : mettez l’enfant sur le dos et insérez le thermomètre doucement jusqu’à 2,5 cm dans le rectum, avec un peu de vaseline au bout pour éviter les blessures de la muqueuse et on attend le bip de mesure. Pour ceux en verre, c’est la même chose, sans le bip et avec 2 minutes de mesure ; le seul risque étant la casse et une coupure.

Les autres lieux de prise de température sont moins précis comme la bouche, plutôt après 5 ans (et pas le thermomètre en verre) et où il faut bien expliquer de laisser le thermomètre sous la langue, serrer avec les lèvres pas avec les dents, ne pas parler, bien fermer la bouche, être patient… Ou l’aisselle où il faut en plus faire des calculs : + 0,5°C bouche et aisselle, mais selon les auteurs ça varie entre + 0,4 et 0,8°C bonjour la précision…

Moins fiable, la prise de température sous l'aisselle

2. La fièvre à la maison : je fais quoi ?

Pourquoi traiter ?

Combattre la fièvre du point de vue médical, n’a ni pour but de prévenir les convulsions fébriles, ni d’obtenir la disparition immédiate de la fièvre. En revanche, le traitement permet d’assurer le confort de l’enfant, la récupération de son comportement habituel avec son entourage, ainsi que sa capacité à jouer, à être manipulé par ses parents pour le change et autre, ainsi que la reprise rapide de son appétit.

Dans tous ces cas, on peut traiter, mais sans obligation. Il faut bien comprendre que la fièvre en elle-même ne pose pas de problème, si ce n’est qu’elle n’est pas agréable, et retentit sur le comportement. Donc rassurez-vous, si vous n’avez pas le “paracétamol facile”, ce n’est pas si grave ; il vous reste le traitement non médicamenteux qui peut déjà faire un bon effet.

Quelle que soit la maladie qui cause la fièvre, le traitement sera le même ; pour cette raison, lors d’une hospitalisation, la fièvre sera toujours traitée pour les raisons de confort évoquées plus haut.

Comment traiter ?

Le plus efficace est d’associer un traitement physique et un traitement médicamenteux.

Le traitement physique : il vise à augmenter les pertes de chaleur dans le but de diminuer la température interne. Pour cela, il faut enlever les vêtements en trop (laisser le strict minimum sous-vêtements ou pyjama léger), enlever les édredons ou autres enrobages de tissus inutiles, opter pour une température “basse” 18-19°C par exemple dans la pièce et proposer régulièrement de petites quantités de boissons fraîches (eau, tisane) notamment la nuit. N’hésitez pas à déshabiller votre enfant et à faire un « peau à peau » avec lui pour évacuer le surplus de chaleur vers votre peau. Si vous allaitez, donner à la demande permettra de le réhydrater par l’apport de lait, le rassurera et limitera la perte de poids s’il s’alimente peu. Les autres méthodes, telles que les bains à une température inférieure à 2°C de celle de l’enfant ou les enveloppements humides, sont actuellement abandonnées pour des raisons qui m’échappent, mais qui sont probablement d’ordre pratique (écologiques faut pas rêver non plus…).

Le traitement médicamenteux : 3 possibilités théoriques, une seule à utiliser en pratique. Ce traitement est généralement proposé à partir de 38,5°C.

Le paracétamol est LE médicament à utiliser en cas de fièvre. Il convient à tout enfant, quel que soit l’âge et est très bien toléré. La dose est de 60 mg par kg et par jour, donné en 4 prises, ce qui fait 15 mg par kg à chaque prise. Le traitement doit être poursuivi durant 48 heures, sans oublier la prise de nuit pour qu’il n’y ait pas de rupture d’efficacité… Il permet à la fois de diminuer la fièvre (antipyrétique) et les douleurs (antalgique).

L’autre option, qui n’est à utiliser qu’en deuxième recours et surtout après l’avis d’un médecin est l’ibuprofène (Advil) qui ne peut être donné qu’à partir de 3 voire 6 mois selon les auteurs, pour la fièvre. Le gros problème de ce médicament est qu’il possède les mêmes effets secondaires que l’aspirine (3ème option thérapeutique théorique) dont la famille commune est celle des AINS anti-inflammatoires non stéroïdiens, ce qui leur confère un gros désavantage par rapport au paracétamol. Les risques les plus fréquents, sont des altérations du rein, des saignements digestifs / ulcères, des déséquilibres des ions sanguins. De plus, il ne faut pas en donner à un enfant atteint de varicelle (ou rhume ou grippe), car il existe un risque de complication dont on ne sait pas grand chose, mais qui n’est pas très sympa : le syndrome de Reye qui mène à des défaillances d’organes en chaine et donc à un séjour en réanimation. Pas de panique, cela reste rare, mais disons que c’est une information intéressante à connaître pour se rappeler que les Advil et compagnie sont contrairement aux idées reçues, des médicaments pas si anodins que cela.

Restons simples et posons cette équation : enfant + fièvre = paracétamol. Pas besoin d’ordonnance, mais partiellement remboursé avec, donc à vous de voir. Théoriquement on recommande de le donner en sirop, c’est facile pour doser en fonction du poids avec la pipette. C’est la version officielle. Personnellement, je dois avouer que je suis plutôt fan de la version suppositoire en raison des excipients multiples, variés et inutiles (?) ajoutés dans les versions sirop et poudre (aspartame pour les versions sans sucre…). Dans les suppositoires, il n’y a que de la glycérine en excipient, entre 1 excipient et 6 je préfère en donner 1 seul à un enfant. Pour évaluer la dose avec les suppositoires, il suffit de choisir le dosage en fonction de la fourchette de poids, exemple doliprane suppo 100 mg pour un poids entre 3 et 8 kg. Après rien ne vous empêche de le couper en deux si votre enfant fait 4 kg. C’est sûr que c’est moins précis que pour le sirop, mais bon, on fait ce qu’on peut avec ce qui est disponible actuellement !

3. Consultation or not ?

Maintenant abordons la partie la plus délicate et probablement la plus stressante : quand consulter ? Niveau statistiques, il semblerait que la première cause de fièvre chez l’enfant soit l’infection virale des voies aériennes, ce qui va du nez (rhume) aux bronches (bronchite).

Est-ce que ça vaut le coup de consulter pour cela ? A priori non, vu que comme vous l’avez bien compris “les antibiotiques, c’est pas automatique !” et en cas d’infection virale, le traitement se résume à prendre son mal en patience et du paracétamol. En pratique, comment être sûr du diagnostic lorsque l’on est pas médecin ? C’est tout le problème. Heureusement, il y a quelques signes d’alerte que vous pouvez apprendre à repérer sur votre enfant et qui vous orienteront vers les urgences pédiatriques. Si tous ces signes sont absents, soyez rassuré(e).

Globalement toute situation peut amener à voir le médecin traitant / pédiatre en premier. Cela devrait être le circuit habituel. Néanmoins, j’ai fait un petit classement, pour vous éviter de perdre du temps à aller chez le médecin, qui va vous envoyer aux urgences dans les situations où il va de toute manière falloir hospitaliser, au moins pour surveiller quelques heures. D’ailleurs, ne vous inquiétez pas forcément si on vous propose l’hospitalisation lors de la consultation, c’est plutôt par prudence ; un enfant, surtout avant deux ans, peut voir son état de santé se dégrader très vite. Mieux vaut hospitaliser pour une surveillance 24-48 heures que de trop attendre et devoir lancer un traitement à la dernière minute, où la phase de récupération de l’enfant sera plus longue.

Les signes où il est inutile de consulter :

Fièvre isolée de moins de 3 jours, sans aucun autre signe. Dans ce cas, impossible pour le médecin de dire de quoi il s’agit. Il va vous dire : on attend et va prescrire du paracétamol = vous auriez pu le faire vous-même !

– Enfant supportant bien la fièvre, continue à manger normalement, ne se plaint pas plus que ça. Idem, on attend de voir comment ça évolue.

Nez qui coule + toux (sans impression qu’il va s’étouffer dans la minute). C’est viral dans presque tous les cas, donc à part le nettoyage du nez plusieurs fois par jour, l’hygiène et le réconfort, pas grand-chose à prescrire pour le médecin.

Les signes qui vous emmènent chez votre médecin :

– la fièvre ne passe pas au bout de 3 jours

– l’enfant présente une éruption cutanée, des tâches roses pâles, plus ou moins nombreuses, qui grattent ou pas et qui sont apparues deux à trois jours après le début de la fièvre. Il s’agit probablement d’une infection virale, parmi les nombreuses maladies éruptives de l’enfant possibles (selon les vaccins faits). Le traitement est le plus souvent : paracétamol + repos. Mais une consultation est nécessaire pour vérifier qu’il n’y a pas de complications et évaluer le risque de contagiosité ainsi que les mesures d’hygiène à prendre.

– l’enfant est “fragile” c’est à dire qu’il est atteint d’une maladie chronique grave telle que la drépanocytose, une immunodépression, une maladie systémique etc. Dans ce cas, un avis médical s’impose, par précaution.

– vous remarquez des douleurs à la moindre mobilisation d’une jambe, d’un bras et toujours le même. Il s’agit probablement d’une infection d’une articulation (ostéo arthrite) ; des examens seront nécessaires pour en savoir plus sur la nature de l’attaquant.

– les selles sont anormales et vous remarquez des glaires avec du sang. Il s’agit probablement d’une diarrhée bactérienne = nécessité d’une prescription d’antibiotiques avec examens complémentaires.

vomissements / diarrhées avec une alimentation encore possible = gastro-entérite aiguë. Ne pas tarder à consulter si l’enfant mange de moins en moins ou si il vomit ce qu’il mange. Proposez lui toutes les 10-30 minutes de petites quantités de boisson type SRO (soluté de réhydratation orale disponible en pharmacie sans ordonnance) ou encore mieux la tétée si vous allaitez. Le lait maternel contient de la lactadhérine (glycoprotéine) qui permet de bloquer la multiplication du rotavirus, souvent responsable de gastro-entérite aiguë, ainsi que des oligosaccharides (glucides) qui participent au maintien et à la restauration d’une flore bactérienne intestinale sympathique. Si vos tentatives de réhydratation échouent, consultez. Votre médecin va peser l’enfant pour estimer la perte de poids liée à la déshydratation (vomissements / diarrhées = perte d’eau +++). Dès 5% de perte de poids par rapport au poids antérieur et selon l’âge, ce sera hospitalisation, pour poser une perfusion de réhydratation au minimum.

– si la fièvre apparaît au retour d’un voyage dans un pays étranger (dans le mois qui suit le retour). Risque de maladie infectieuse selon le pays (paludisme, fièvre jaune…).

Les signes qui vous font appeler le SAMU ou aller aux urgences pédiatriques rapidement :

– l’enfant a du mal à respirer, il est bleu (cyanosé), a les côtes qui sont anormalement apparentes lorsqu’il respire, il respire beaucoup plus vite que d’habitude, vous avez l’impression qu’il s’étouffe. Il va lui falloir au minimum un apport d’oxygène au masque, d’où une hospitalisation, même courte.

– l’enfant ne mange plus, il ne boit que la moitié ou moins de la moitié de ses biberons, de ses repas et refuse les boissons ou la tétée si vous allaitez. Il va rapidement se dégrader si son corps ne reçoit pas les nutriments indispensables à sa défense.

– l’enfant a moins de 6 semaines ou moins de 3 mois si c’est un prématuré (retrancher les mois de prématurité).

– il convulse. Il va falloir déterminer si les convulsions sont liées à la fièvre (généralement pas grave) ou à autre chose ; des examens complémentaires seront probablement nécessaires.

– apparition de purpura, n’importe où sur la peau. Ce sont des tâches rouges foncées et violettes qui ne disparaissent pas lorsque l’on applique un verre ou une règle transparente dessus, ce qui signifie que du sang est en dehors des vaisseaux sous la peau (attention ! ces taches sont différentes de celles des infections virales telles que varicelle ou rougeole qui sont plus claires, roses rouges). Si ces tâches augmentent en nombre en quelques heures et deviennent de plus en plus étendues avec en général une fièvre élevée vers les 40°C > Réflexe = appeler le 15 ou aller aux urgences pédiatriques immédiatement. Ce signe est le reflet d’une infection bactérienne à méningocoque qui provoque des hémorragies (d’où le sang sous la peau) et qui peut tuer si on ne réagit pas rapidement. Aux urgences, le médecin confirmera qu’il s’agit bien de cette maladie (voir ici pour la photo de purpura fulminans), puis il injectera immédiatement une dose d’antibiotique pour contrer l’infection.

– l’enfant ne supporte pas qu’on le touche, pleure et est inconsolable ou si il est plaintif, somnolent, peu réactif à vos attentions et a un comportement inhabituel avec une fièvre élevée (supérieure à 38,5°C), ou présente une raideur du cou. Ces signes témoignent d’un retentissement au niveau du cerveau. Il vaut mieux ne pas attendre pour partir à la recherche de l’explication de ce changement de comportement. Des examens seront nécessaires pour éliminer une méningite (atteinte des enveloppes du cerveau).

– l’enfant vomit ou a des diarrhées importantes et refuse de manger ou boire plusieurs repas / biberons/tétées de suite. Si les diarrhées sont accompagnées de sang, si l’enfant a un teint très pâle > ne pas attendre, il va falloir apporter de l’eau et des ions (perdus dans les vomissements / diarrhées), voire plus et éliminer une possible infection bactérienne.

Maintenant que vous avez lu ce paragraphe et que vous vous dites “punaise, tout ça, le stress !”, relisez le premier paragraphe : les infections des voies aériennes sont les plus fréquentes ! Voilà, vous pouvez respirer…

4. Convulsions et fièvre

Un petit mot sur les convulsions lors de la fièvre, encore appelées crises convulsives fébriles. Bien que très impressionnantes, elles sont rarement graves. Le plus souvent elles surviennent avant 2 ans, sont peu fréquentes avant 6 mois et après 5 ans. Les risques sont plus grands si une personne dans la famille en a déjà présenté, ce qui sous-entend une susceptibilité génétique. Toute fièvre bactérienne ou virale peut provoquer des convulsions.

Le paracétamol ne permet pas la prévention des convulsions, qui apparaissent dans les premières heures d’une fièvre supérieure ou égale à 39°C et correspondent en quelque sorte à la “surprise” du cerveau face à l’augmentation intense de la température. Les cellules sont à ce moment là ultrasensibles au moindre signal (hyperexcitabilité cérébrale) et vont interpréter de manière exagérée toute information transmise, ce qui crée une réponse explosive, déclenchant la crise convulsive.

Les cas pour lesquels les convulsions ne sont pas alarmantes :

– âge : 1 à 5 ans

– durée de la crise convulsive de mois de 10 minutes

– les convulsions atteignent tout le corps

– après convulsions, l’enfant est rapidement dans son état normal, il parle, peut marcher etc.

Les cas pour lesquels il y a un doute sur l’évolution :

– âge : moins de 1 an

– convulsions longues supérieures à 10 minutes

– les convulsions ne touchent d’une partie du corps, ou ont commencé par des signes localisés (bras, bouche…) avant d’atteindre tout le corps

– après la crise, le retour à un comportement habituel est long

– l’enfant a déjà eu des problèmes au niveau du cerveau (antécédents de méningite par exemple)

Dans tous les cas, un enfant faisant des convulsions en cas de fièvre, doit idéalement être examiné afin d’éliminer une infection du cerveau / système nerveux central ; la ponction lombaire permettant de faire la part des choses.

Si votre enfant a déjà fait une convulsion fébrile, sachez que votre médecin peut vous prescrire des suppositoires de diazépam (Valium) à utiliser en cas de récidive des convulsions si celles-ci durent plus de 3 minutes. Cela ne vous dispense pas d’aller ensuite aux urgences !

5. Morale de l’histoire

Toutes ces connaissances, utiles pour pouvoir évaluer le degré de gravité d’un état fiévreux représentent la partie médicale de l’affaire, la partie émergée de l’iceberg lorsque l’on est parent. Un petit coup de paracétamol c’est bien sympa, mais il reste toute la partie gestion de l’humeur, du comportement des enfants lorsqu’ils sont malades. Dans ces cas là, quoi de mieux que l’effet placebo des bisous, câlins et autres attentions pour aider à supporter la fièvre et généralement la maladie ?

Sans me lancer dans ce qui pourrait faire l’objet d’un autre article, il est intéressant de relier les observations de la Poule, concernant l’association qui existe plus ou moins dans tous les esprits entre symptôme/maladie et besoin d’un médicament. Je partage son avis sur le fait que les désordres de santé minimes pourraient facilement être “désassociés” des médicaments et ce, dès l’enfance. Bien entendu, sans tomber dans l’excès inverse qui serait le refus de toute médication ! Trouver un juste milieu qui pourrait par exemple être de traiter en premier lieu avec les pansements psychiques tels que le soutien, l’encouragement ou encore suivre soi-même les conseils dispensés à nos enfants pour leur prouver que c’est possible etc. Si ces premiers traitements ne marchent pas, recourir alors sans hésitation aux médicaments.

Ce discours, bien qu’allant à l’encontre des attitudes actuelles, que ce soit médicales ou sociétales (je dois être un parent parfait) est un appel à avoir confiance en son intuition, son jugement, grâce à la connaissance que nous pouvons acquérir par l’observation et les soins que nous accordons à nos enfants. Qu’ils aient quelques semaines ou des années de vie, nous les connaissons bien ; et l’expérience que l’on peut avoir lors des consultations médicales témoigne bien du fait que ce ne sont généralement pas les parents les plus attentifs à leurs enfants qui commettent des erreurs aux issues malheureuses. Arrêtez de vous stigmatiser si vous ne cédez pas à la tentation immédiate de la molécule magique ! Mieux vaut une bonne surveillance de l’évolution, qu’un médicament et une confiance aveugle dans son action “scientifiquement démontrée”…

 

Crédit photo : Trombouze, Vabellon

Tags: , , , , , , , ,

110 Responses to “La fièvre du samedi soir…”

  1. Ludivine dit :

    Bien calculé le samedi soir 😉 J’espère que ça va mieux depuis…

  2. Ludivine dit :

    @Hélénou, tout en gardant en tête que l’important c’est surtout de savoir si on est au-delà des 38°C ou pas quelle que soit la méthode de mesure 😉

  3. Ludivine dit :

    @clo, c’est fou ces nounous qui s’alertent si vite. Des idées sur pourquoi une telle réactivité ? Cela fait partie de leur formation ?

  4. Ludivine dit :

    @Céline, j’aime bien le compromis du gant de toilette humide. J’utilisais surtout cette méthode sur mes animaux en été pour les rafraichir (rongeurs = hypersensibles à la déshydratation comme les nourrissons) et ça marchait pas mal du tout.
    Je partage assez l’avis du pédiatre sur notre ami l’Advil, mais pour rapprocher les prises de paracétamol, à voir, spontanément je ne sais pas si je suis fan, ça dépend de l’idée qu’il s’en fait en pratique ; il faudrait faire le calcul avec le temps que met le foie à éliminer la molécule. Et puis la pression sociale, ça par contre, c’est clairement un challenge pour y résister, surtout si les professionnels de santé ne relaient pas le message, que si si, on peut attendre sans risque, du moment qu’il n’y a pas de signe d’alerte.

  5. Ludivine dit :

    @Aotte, merci, pour le merci 😉 J’ai trouvé un article sur ncbi qui n’en est qu’un parmi des milliers, qui fait une petite synthèse des différents thermomètres disponibles : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2819920/, ça pourra peut-être aider pour le choix du thermomètre… J’aurai tendance à penser que si aucune étude ne dit frontal est vachement mieux que auriculaire ou l’inverse, c’est que finalement pour le moment les deux se valent…

  6. Céline dit :

    @Ludivine,

    Une cops Belge m’a dit être étonnée que le paracétamol ne se donne que « toutes les 6h » en France, car en Belgique il parait que c’est 4h le délai mini….

  7. @Ludivine, tomber malade les week-ends et jours fériés, c’est une spécialité de la famille ! 😉
    Ma petite a eu 24 h de fièvre, mais ce soir elle est repartie sur un rhume…

  8. @Ludivine, je constate que les habitudes en pédiatrie ont changé depuis mes aînés : dans les années 1990, il fallait alterner Paracétamol et Ibuprofène. Et à la lecture de ce qui précède, je comprends mieux pourquoi on n’a jamais prescrit du 2e à Poussin. Il est vrai que je lui ai acheté moi-même de l’Advil, mais je ne lui en ai presque jamais donné.

  9. @Céline, il y a 3 ans, pendant ses trois semaine en néonat, la température de ma Poussin n’était prise que sous le bras. Ca marchait bien, aussi n’ai-je jamais pris sa température rectale. J’ai fini par acheter un thermomètre frontal, qui donne une vague idée.

  10. Koa dit :

    @Sorin, c’est bien écrit ton truc, mais ça sent quand même la pub à plein nez :mrgreen: :mrgreen:

  11. pétrolleuse dit :

    @Koa, tu es gentille… Je dirais même que ça pue carrément la secte son truc! 🙄 Rien que la photo du couple fout les jetons sur leur site…
    Et sinon Sorin, la poudre de perlinmpinpin vous en pensez quoi? Parce qu’on m’en a dit beaucoup de bien… 😈

  12. Sorin dit :

    Bonjour mesdames !

    Merci pour ta réponse Koa. Ce qui tu me dis, est vrais. Je ne dis pas le contraire.
    N’empêche que mon histoire est vraie aussi. C’est de mon expérience que je parle.
    Tu sais Koa, ce n’est pas la maladie qui pose problème.

    • « Le microbe n’est rien, c’est le terrain qui est tout. » Claude Bernard

    Si j’ai posté mon message, ce n’est peut-être pas par hasard.
    Il fallait peut-être que ça se passe comme ça.
    Peut être quelqu’un a besoin de tomber sur mon message.
    Nous ne le savons pas.
    Ce n’est qu’un message finalement, il peut être efface… au pire.

    Vous pouvez continuer à attendre que vos enfants tombent malades
    et les soigner ensuite, ou vous pouvez les aider et faire en sorte que
    leurs petit corps se défendent mieux contre les microbes. Et de cette
    façon les voir le plus souvent possible, grandir en bonne santé.
    C’est ce qu’elle peut faire pour vous et pour vos enfants l’Aloe Vera.

    Faites vos choix mesdames.

    Bien amicalement,

    Sorin
    P.S. En ce qui concerne les sectes : si moi j’en fais partie, alors tout le pôle emploi est une secte aussi. J’ai écris un article concernant ce sujet, à cette adresse :

    http://bit.ly/exHmuO

    Merci pour la calomnie ! Quand on fait du blogging il faut savoir accepter toute critique même non fondée. Ce n’est pas très grave. Je vous aime bien toutes, mesdames. Même pétrolleuse qui a un bon « odorat » et qui je vois est très bien informée.

  13. MCSF dit :

    Pour la température rectale : moi j’ai un peu de mal à embêter les bébés avec un thermomètre dans les fesses.
    D’autant que lors d’un stage en réa néonat, j’ai vu que la température était toujours prise en axillaire.
    Donc je me dis que si eux font comme ça, c’est que franchement, c’est suffisamment fiable (parce qu’entre 38,7 et 38,9, hein !)

  14. Koa dit :

    @pétrolleuse, je parlais seulement du message, je ne suis pas allée voir le site 🙂
    (mais sinon, oui, je suis gentile 😆 😆 )

  15. opale dit :

    @pétrolleuse, pas le temps de lire tout son truc mais c’est vrai que le propolis a pas mal de vertus (cicatrisation : on en met en pansement dans les hôpitaux depuis quelques temps avec du miel, le propolis vient aussi des abeilles, c’est une espèce de résine que l’on trouve dans les ruches).
    Moi, j’ai testé sur les lèvres très abîmées et c’est assez exceptionnel comme résultat.
    Je pense aussi que par une bonne alimentation, par le choix de certains produits, on peut aider notre corps à être plus fort mais parfois les médicaments sont bien entendu nécessaires of course !

  16. Céline dit :

    @MCSF,

    Ben mon fils n’a vraiment pas eu de chance alors parce qu’en 2009 à Port Royal on la lui prenait en rectal 😕

  17. Sorin dit :

    Merci Opale

  18. pétrolleuse dit :

    @Sorin, Vous avez raison. J’ai porté une accusation sans l’étayer par des preuves. Mais il n’en demeure pas moins que votre démarche ne m’inspire que de la méfiance : que l’aloe vera ou la propolis aient des vertus thérapeutiques, je n’en doute pas, mais présenter un produit, quel qu’il soit, comme une panacée universelle, un remède capable de prévenir ou de guérir tous les maux me parait être une démarche dangereuse et irresponsable et, oui, cela me fait immédiatement penser aux pratiques sectaires, j’en suis désolée (tout comme votre rhétorique quelque peu douteuse d’ailleurs…). D’ailleurs, lorsque je lis le titre des articles que vous publiez sur votre blog idees-positives.com et qui surfe sur le concept relativement fumeux du « développement personnel », je trouve qu’on n’en est pas très loin : « Devenez la personne que vous aimeriez être », « Débarrassez-vous de vos peurs », « Qui d’autre veut prendre conscience et vivre la vie de ses rêves ? » etc, etc.

    Quant à votre technique consistant à venir ici culpabiliser les mères qui douteraient de votre bonne parole et qui donc mettraient la santé de leurs enfants en danger, elle me débecte. Ne nous faites pas croire qu’à la suite d’une soudaine révélation, vous avez subitement décidé d’œuvrer pour le bien de l’Humanité. Vous et la société dont vous dépendez (Forever Living Products, si je ne m’abuse, mais dont le nom n’est cité nulle part sur votre site : auriez-vous quelque chose à cacher ?) n’avez qu’un seul but : le FRIC ! Ce n’est pas honteux en soi mais vous présenter comme un philanthrope uniquement soucieux de partager votre savoir pour le bien d’autrui alors qu’en réalité vous ne faites qu’appliquer la recette marketing que votre boite vous a apprise laisse planer un léger doute sur la pureté de vos intentions !

    http://aloevera-produits.com/index.php?page=recrutement&affaire=partenariat

  19. sophie dit :

    @Sorin, ce n’est pas le MLM qui était mis en cause mais le discours proche de la rhétorique « évangélique » pour ne pas dire sectaire:
    Partir d’une histoire particulière pour en faire une généralité.
    Joie de la découverte de la « foi » et envie de la faire partager aux autres pour qu’ils soient « sauvés ».
    Cibler les points faibles des interlocuteurs, ici les maladies des enfants, dans un blog sur les problèmes capillaires, ça aurait été les cheveux secs … et ça avec la même conviction.
    Le premier message est bien sûr bienveillant et empathique (quand on va à la pêche on n’effraie pas le poisson).
    Mais pour le second, devant un certain scepticisme, arrive la phase « coup de poignard dans le dos » : « Moi qui venait en ami… », puis « apocalyptique » : « Par votre faute, vos enfants tomberont comme des mouches » sans oublier la citation d’une personnalité qui fait l’unanimité et souvent de la tendance idéologique des détracteurs (par ex. B. Gollnisch qui parodie Martin Luther King ou Sarkozy qui cite Jaures…).
    Et bien sûr, remercier ces détracteurs pour montrer sa grande tolérance.
    Et tout ça pour nous vendre de l’aloe vera ! C’est normal d’avoir quelques soupçons …

  20. Béatrice dit :

    @sophie, Joli « démontage » !

  21. pâte à crêpe dit :

    @sophie et pétrolleuse, oui, vraiment bravo!

  22. Koa dit :

    @sophie, Alors,autant je ne suis pas fan de la pub déguisée (c’est pour ça que je l’ai souligné, ce que je regrette un peu, j’avoue, au final ça a sans doute donné fait plus de « pub » à ce message qui passait un peu inaperçu), autant je trouve que là où quelqu’un écrit « vous avez le choix entre renforcer le terrain ou soigner les maladies », traduire par « à cause de vous, vos enfants tomberont comme des mouches » ne me paraît pas plus honnête que le message de Sorin.

    De même, comparer Claude Bernard avec Jaurès, on n’est pas dans le même registre. Cette phrase est très souvent citée par ceux qui croient à la médecine de terrain, tout simplement parce qu’elle résume en une phrase l’idée et l’opposition à la médecine de Pasteur. J’aimerais bien que Claude Bernard fasse l’unanimité, mais si on lance une discussion sur le sujet, ça m’étonnerait que ça soit le cas !

    Bref, je ne suis pas en désaccord avec le discours de Sorin. Je ne suis pas en accord avec le fait de faire de la pub déguisée. Mais je ne suis pas pour autant en accord avec le fait de l’accuser d’autres choses.

    Voilà, mes 2 centimes 😉

  23. Sorin dit :

    Bonjour,

    Vous avez certainement raison mesdames.

    Je suis content car, notre communication a été pour moi très enrichissante. Grâce à vos réponses qui m’ont touché le cœur, j’ai beaucoup appris. Je vous remercie pour votre gentillesse.

    En même temps, je suis désolé de vous avoir importuné.

    Je pensais seulement bien faire. Je ne voyais pas le mal à vouloir vendre des produits naturels qui agissent de façon positive dans notre corps et qui nous aide tout simplement à préserver notre santé. Surtout après les avoir testé depuis trois ans.

    Voyez-vous, pour moi ce n’est pas la santé qui coûte cher.
    C’est la maladie !

    Et quand je parle du prix à payer, je ne pense pas qu’a l’argent. Je pense aussi à tout le disconfort qu’une maladie peut provoquer surtout pour la personne malade ainsi que pour ses proches.

    Par rapport au « discours proche de la rhétorique « évangélique » », je n’ai qu’une chose à dire :

    « E pur si muove ! »
    (Galileo Galile)

    N’importe qui peut facilement faire du mal.

    Il est plus difficile de faire le bien que de faire le mal. …

    Bien amicalement,

    Même après avoir été « démonté »

  24. pâte à crêpe dit :

    @Koa, il me semble que, dénoncer en démontant le procédé de pub déguisée, c’est bien justement là le propos de sophie…

  25. Sophie dit :

    @Koa, Je suis désolée de ne pas avoir été comprise. Je parlais de discours théorique, juste pour montrer, peut être un peu vite, les differentes phases de ce genre de discours prêcheur. Je ne compare pas du tout Claude Bernard à Jaures ni ce monsieur Sorin à Sarkozy 😯 , c’etait des exemples de détournement de personnalité pour servir un discours.
    Je ne l’accuse de rien, juste lui montrer que ce n’est pas le lieu de nous sortir son discours de commercial du bien-être

  26. pétrolleuse dit :

    @Sorin, dites-moi, vous la fumez votre aloe vera ou quoi? :mrgreen: Et qu’est-ce que vient faire Galilée dans le débat? C’est tout droit sorti de votre best of des citations à placer pour appâter le client? En tout cas, comme Sophie, je crois que vous êtes bien mal tombé ici… 😈

  27. Sophie dit :

    @pétrolleuse, citer Galilée c’est se placer en martyr : un jour on reconnaitra l’aloe vera comme on a reconnu la rotation de la terre, et ses ennemis seront ridicules pour toujours.
    Mais c’est très chic de le citer en italien 😉

  28. pétrolleuse dit :

    @Sophie, bon sang mais c’est bien sûr! Suis-je bête! (pour une prof d’histoire, en plus, ça la fout mal… 🙄 ) Merci d’avoir éclairé ma lanterne. J’ai également trouvé ton analyse du discours de notre ami « évangéliste » 😆 très pertinente. Et pour filer la métaphore, notre saint Sorin nous a littéralement tendu les verges pour se faire battre! 😈 Qu’il aille prêcher sa bonne parole ailleurs…

  29. Sophie dit :

    @pétrolleuse, merci ! Je suis travaille dans une bibliothèque de recherches en histoire religieuse, alors les prêcheurs, les évangélisateurs de tous poils et leurs discours c’est un peu mon fonds de commerce :mrgreen:

  30. pétrolleuse dit :

    @Sophie, tu m’a effectivement semblé être une spécialiste de la question 😉 Ça doit être un domaine de recherche très intéressant…

    Formidable, comme toujours, ce blog! On part d’un article sur les origines de la fièvre du nourrisson et on en arrive à parler de techniques de marketing à l’américaine inspirées des prédicateurs chrétiens du Moyen-Age… 😯 😆

  31. Sorin dit :

    Bonsoir mes chères dames.

    Il y a encore un détail sur lequel je me suis fait mal comprendre.

    Ce n’est pas sur moi qu’il faut se concentrer, ni sur Galileo Galilei ou sur le fait qu’il a été forcé de renoncer à sa théorie. Il n’y a qu’une seule chose qui compte :

    Sa théorie était vraie.
    (Mes enfants bénéficient des propriétés de la propolis et de l’Aloe Vera)

    Vous « voyez » ou je veux en venir mesdames ?

    Même si vous ne l’avais pas demandé, voici ma façon de vous remercier pour toutes vos gentillesses. Quelques conseils gratuits, avant de prendre la route :

    Après l’âge de 30 ans, une femme sur deux est constipée. (Encore une fois, ce n’est pas moi qui l’affirme. Ce sont les statistiques.) :

    Associez les probiotiques à l’Aloe Vera et testez cette synergie en interne pendant minimum 30 jours. Votre système digestif (qui peut être en général la cause de 70 % de vos maladies) va être ravi.

    Si jamais ça vous tente de découvrir la vérité, faites seulement attention à la qualité de produits que vous achetez – de l’eau, vous en avez autant que vous voulez au robinet.

    Vous pouvez toujours vérifier les vertus de l’Aloe Vera à partir d’autres sources pour votre bien-être (à propos, même l’histoire en parle, depuis plus de 5000 ans).

    Si vous achetez de produits à base d’Aloe Vera, lisez toujours la liste des ingrédients. Aloe Vera Barbadensis Miller doit se trouver en premier.

    Enfin, demandez toujours conseil avant de consommer l’Aloe Vera. Certaines réactions peuvent vous surprendre.

    Bien amicalement,
    et sans rancune.

  32. Alors, ce point Godwin, on l’atteint bientôt ? :mrgreen:

    En attendant, voici une idée de note pour Ludivine : une femme sur deux est constipée. D’après « les statistiques ». ^-

  33. pâte à crêpe dit :

    @la belle bleue, :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

  34. Ludivine dit :

    @les poules lectrices, vous ne m’en voudrez pas si je ne rentre pas dans la polémique sur le propolis, mais j’ai déjà eu l’occasion de répondre à la question sur mon blog (dans les commentaires de l’article « la source ! »). Je suis en revanche plus intéressée par la partie sur la constipation, je le note sérieusement dans ma liste d’articles à venir !

  35. Ludivine dit :

    @MCSF c’est vrai qu’en réa néonat ils doivent la prendre souvent la température, l’axillaire est clairement moins traumatisant et moins risqué vu les états souvent précaires. Comme je le disais avec @Hélénou, nous sommes d’accord que l’important est de savoir si c’est au-dessus ou en-dessous de 38°C 😉

  36. Merci mille fois pour cet article. Je vais le faire lire, relire et re-relire a mon époux qui veut consulter des que notre bébé a plus de 38C de fièvre.
    Nous avons tendance a utiliser le Dafalgan lors des épisodes fiévreux. Devons-nous revenir au Doliprane?

  37. emilie dit :

    @la pie gourmande
    Sauf erreur de ma part et Ludivine me corrigera, le dafalgan est un autre nom commercial que le doliprane pour la même molécule: le paracétamol. En gros c’est la même chose seul le fabricant change.

  38. Ludivine dit :

    @emilie, @la pie gourmande, exactement, le paracétamol est la molécule active, et doliprane, dafalgan sont les noms de marque. D’où l’intérêt de toujours lire la composition, pour éviter de donner deux fois le même médicament et ne pas faire de surdosage. C’est une erreur que l’on fait souvent lorsque personne ne nous a expliqué que les médicaments c’est comme tout le reste, il y a des marques plus ou moins en vogue, mais le contenu est le même.

  39. Bon j’arrive un peu après la bataille mais à dire vrai les mails m’informant des commentaires de Sorin étaient passés en spam 😆 😆
    Quoi qu’il en soit je crois que la pub pour l’aloe vera est peine perdue ici et pour les poulettes, don’t feed the troll 😉

  40. pétrolleuse dit :

    @La poule pondeuse, on a quand même bien rigolé… 😆

  41. sophie dit :

    @La poule pondeuse, on ne lui a pas trop donné à bouffer quand même … 🙄

  42. @sophie, toute réponse (même -et surtout- cinglante) est nourriture pour un troll 😉

  43. @La poule pondeuse, ceci dit, ce fut instructif, Sophie a bien démonté le mécanisme, ça peut servir pour une autre fois. :mrgreen:

  44. sophie dit :

    @la belle bleue, merci ! et comme tu disais on n’est pas allé jusqu’au point Godwin, on est assez sage 😉

  45. sophie dit :

    Ces derniers jours j’aurais adoré avoir sous le coude un article de la même teneur sur les boutons… Jeudi, j’ai eu le droit à un coup de fil de la crèche toutes les demi-heures m’annonçant une nouvelle maladie (scarlatine, pieds-mains-bouche…)jusqu’à que j’aille chercher ma pauvre Missbébé boutonneuse et un peu fiévreuse. Ce n’est qu’en arrivant à la crèche que je me suis souvenu que ça faisait environ 10 jours qu’elle avait reçu la 2e injection de ROR (le SNU s’installe 🙄 )… Elle n’a eu que très peu de fièvre mais plein de boutons sur les bras et les jambes !

  46. Emelire dit :

    « J’ajouterai juste deux petites choses dites par deux pédiatres différents :
    – on ne ferait plus de bain pour faire baisser la température par crainte d’un « choc thermique » si la température du bain est trop basse. (un avis?) »

    ben à l’époque mon pédiatre m’avait effectivement mise en garde contre cela, donc la température de l’eau je la mettais inférieure d’un demi degré de celle de la fièvre de l’enfant. En clair, un enfant à 39° de fièvre dans une eau à 38°5… et pas trop long le bain, car l’eau refroidit… Mais j’ai trouvé par expérience que le bain fait vraiment bcp de bien à l’enfant, on le voit revivre vraiment, dans l’eau. Le bain de nuit, génial… Ma fille il est vrai, faisait de très fortes fièvres, elle a eu 40° plusieurs fois, même avec le paracétamol, voire l’ibuprofène qu’on intercalait parfois avec l’aspirine aussi, il fallait faire attention, tout noter bien entendu, ne pas surdoser. C’était très très très dur. C’est pour ça que je suis globalement d’accord avec l’article, mais à moduler tout de même, il vaut mieux vraiment consulter, ne serait ce qu’un avis par téléphone auprès de son pédiatre ou des urgences pédiatriques… que de laisse évoluer un problème, chaque enfant est différent. (à côté de cela mon fils au contraire a eu bien moins de fièvres, de soucis de santé en général, et se rétablissait vite spontanémement, avec du repos, on ne peut pas généraliser…).
    Pour son confort, on peut aussi tamponner le front de l’enfant avec un linge humide d’eau tiède, pour le rafraichir en douceur, et surtout, bien faire boire, proposer fréquemment à boire.

  47. Bon ici nous avons un cas très particulier cette semaine : Pouss1 n’a de la fièvre qu’avec la nounou, c’est-à-dire vers 17-18h. La maladie du soir ? La nounou qui délire ? ❓ ❓ Il n’a pas vraiment d’autre symptôme, si ce n’est un peu de toux et de morvouille, comme depuis des mois… Elle lui donne une dose de doliprane puis plus rien jusqu’au lendemain soir. On va surveiller mais ça me laisse perplexe.

  48. Emelire dit :

    en effet … elle utilise un thermomètre fiable ? :mrgreen:

  49. chaponne dit :

    Une revenante, si si toujours en vie! Et en plus qui va faire sa chieuse et non sa pondeuse! :mrgreen:
    POur les épisodes de fièvre isolés, j’ai ici deux cas sans doute particulier, mais dans les deux cas heureusement que j’ai consulté, aurisque de passer pour une mère inquiète: mon plus grand a fait deux épisodes de fièvre qui ont duré chacun quelques heures. Au deuxième, je suis allée voir un doc, il n’y avait aucun autre symptôme, bilan: pneumonie. Un coup de fièvre isolé sans aucune autre manifestation est une des indications de cette affection.
    Deuxième cas, ma petiote, coup de fièvre isolé, sans aucun autre symptôme, un seul mais qui m’a amené à consulter car il a avoisiné les 40, même si cela n’a dureé que 2h. Bilan: pyélonéphrite, là encore un coup de fièvre isolé peut en être une indication et parfois la seule.
    Bref filer chez le doc à la moindre montée de température n’est pas une solution, mais faire confiance à son instinct primitif de maman peut aussi aider, même si l’esprit rationnel dit de ne rien faire. 😉

  50. @chaponne, tu flanques tout par terre là ! :mrgreen:
    Et je me pose des questions sur ma petite qui alterne les poussées de fièvre et les infections urinaires ces derniers temps, et qui a aussi un petit râle dans un poumon m’a dit le docteur hier… Et qui fait une violente opposition au nouvel antibiotique qui n’est pas bon (il a le goût de fraise tagada) 🙄