L’art d’accommoder les bébés

Voilà un bouquin que je voulais lire depuis longtemps, alors autant vous dire que quand l’amie Ficelle me l’a passé, c’était un peu Noël (en fait c’était vraiment Noël puisque nous étions le 27 décembre). Je n’ai pas été déçue, c’est à mon avis un incontournable à mettre en toutes les mains : parents et futurs parents, grands-parents et tous les professionnels de périnatalité et de petite enfance.

L’idée ? Une psychanalyste, Geneviève Delaisi de Parseval, et une ethnologue, Suzanne Lallemand, passent au crible les manuels de puériculture depuis le début du XXème siècle jusqu’à la fin des années 1970 (avec une postface sur la période 1978-1998 dans la dernière édition), disséquant les différentes sauces auxquelles parents et bébés ont été accommodés selon les époques et les lubies personnelles des auteurs. La première montre avec beaucoup de finesse comment beaucoup des dogmes érigés par ceux qu’elles appellent les puériculteurs servent en réalité à compenser leurs propres insécurités et blessures psychologiques ; son approche change très agréablement de la psychanalyse de comptoir que de pseudo-experts nous délivrent sur tout et n’importe quoi (et surtout avouons qu’il est assez jouissif de voir décortiquées à la loupe les névroses des autres). La seconde donne du recul en convoquant les pratiques d’autres peuples, permettant de relativiser les diktats des puériculteurs et montrant comment l’intérêt de telle ou telle façon de faire s’inscrit en fait pleinement dans une vision donnée de la société, voire une idéologie.

L’écriture est agréable (voire franchement savoureuse pour certains passages), et d’un bon niveau : parfois un peu limite pour les neurones fatigués de la jeune mère mais quel plaisir de se voir traitée comme une adulte responsable et douée de raison dans un livre sur la parentalité ! Je vous livre quelques unes des idées développées qui m’ont particulièrement marquée. La première repose sur le constat que la dépendance entière du bébé du ou des adultes qui s’en occupent est sans doute effrayante pour l’enfant, mais peut également l’être fortement pour l’adulte. Cela expliquerait la tendance forte de notre société de vouloir rendre le bébé indépendant : c’est une façon pour le parent ou pour le puériculteur de refouler cette réalité angoissante. En vain bien sûr, car il ne suffit pas de faire comme si un nouveau-né était capable de réguler parfaitement ses heures de repas, de sommeil ou de câlin pour que ce soit effectivement le cas.

Une autre remarque la façon dont les auteurs de livres de puériculture décrient systématiquement les grands-mères, dont les conseils sont jugés inutiles voire nocifs. G. Delaisi et S. Lallemand notent elles que les suggestions des grands-mères ne font que reprendre celles des manuels de leur époque, et qu’il est donc un peu facile pour les auteurs de leur jeter la pierre, au lieu d’avouer leurs propres contradictions (ou celles d’avec leurs prédécesseurs). Ayons donc un peu de pitié pour nos mères et belles-mères, qui ont simplement eu le malheur de subir un lavage de cerveau différent du nôtre (et plus violent également, les citations d’avant les années 1970 étant pour la plupart particulièrement épouvantables).

Il y a également un point vraiment intéressant sur le rôle du père, totalement mis de côté jusqu’à peu. Comme le disent les auteurs

« l’index des sujets passe inexorablement de « peau » à « pertes blanches » ou de « patron » à « photographe », mais de père, point. […] A lire cette littérature, on dirait bien qu’un enfant se fait par parthénogenèse. »

A l’inverse, un tableau brossant les visions d’autres cultures indique que selon la façon dont on interprète les mêmes réalités biologiques, on accordera une place plus ou moins importante à chacun des parents. La société occidentale insiste fortement sur le rôle de la mère (au point, rappellent les auteurs, qu’on parle toujours de « couper le cordon » pour séparer l’enfant de sa mère, alors que le cordon relie le bébé au placenta, qui est un produit embryonnaire, donc issu des deux parents), pourtant

« on ne peut que constater que ce n’est pas la physiologie qui est contraignante, mais l’utilisation qui en a été faite par les différents systèmes idéologiques de représentation. »

Les auteurs proposent ainsi de rééquilibrer les rôles parentaux, y compris par le biais des relations sexuelles pendant la grossesse pour lesquelles des études de psychologie montreraient qu’elles aident le futur père à appréhender et à « participer » à la construction de l’enfant (d’un point de vue psychique bien sûr).

Enfin il est intéressant de noter l’absence globale du concept de plaisir dans ces manuels. Tout est strictement réglementé et ritualisé, chaque option obéit à des considérations rationnelles (ou présentées comme telles), bref la mère est un bon petit soldat qui remplit son devoir. Pourtant il est clair que parler du plaisir de l’allaitement pourrait être plus motivant que de détailler la composition protéique du lait maternel, tout comme réduire le change à son seul aspect peu ragoûtant en enlève la dimension de jeu et de câlin qui n’est pourtant pas négligeable. Le bain n’a pas pour but de briquer le bébé dans les moindres recoins mais plutôt de le voir barboter avec plaisir, quitte à en profiter pour lui passer un peu de savon ça et là. La bien mal nommée « propreté » (Dolto préférait le terme de « continence », plus approprié) est également obsession bien occidentale : les auteurs citent une ethnie où le problème des couches est résolu en dressant le chien à manger les excréments du bébé, jusqu’à ce que celui-ci finisse par imiter les adultes et utiliser les latrines, sans que quiconque ne se formalise du processus. Elles suggèrent d’ailleurs que la volonté de dresser l’enfant à aller au pot dès ses six mois serait finalement une façon de dresser sa mère, qui se voit bien prise par cette tâche qu’elle ne pourra de toute façon accomplir avant plusieurs mois.

Ainsi, ce livre est en fait un véritable essai féministe, examinant la condition maternelle au cours du XXème siècle et montrant point par point comment les diktats de puériculture visent autant à former les petits soldats de demain qu’à enfermer les femmes dans des rôles bien définis et pas forcément très valorisants (certains des manuels n’hésitant pas à présenter la mère comme l’auxiliaire du médecin, qu’il soit obstétricien ou pédiatre !). Les auteurs déplorent d’ailleurs que les manuels ne soient pas écrits par les équipes de chercheurs travaillant sur le développement psychomoteur de l’enfant par exemple, cela reflétant d’ailleurs le peu de cas fait des lectrices :

«  Imagine-t-on […] des livres de gastronomie écrits par des cuisiniers des cantines des hôpitaux ? »

En bref, je le répète, c’est à mon avis une lecture indispensable, à offrir et à s’offrir. Je terminerai ce billet sur une citation de J.S. Bruner, professeur de psychologie américain, trouvée dans ce livre.

« Un bébé n’est pas une horloge et aucun indicateur ne nous permet de prévoir exactement à quel moment un enfant passera d’une étape de sa vie à une autre […]. Il n’y a pas de « bébé idéal », pas de « type d’enfant de trois mois ». Laissons cela aux statisticiens. Il y a tel bébé de tel âge dans ce cadre-ci, à cette heure du jour et avec cette histoire. Que l’on ne confonde pas un « bébé des statistiques » et un vrai bébé. »

Vous en étiez sans doute déjà persuadés, mais c’est toujours bon à lire, à relire et à faire lire.

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101 Responses to “L’art d’accommoder les bébés”

  1. Clemys dit :

    Pour moi, les dogmes « pragmatiques » sont (le plus souvent) ignorés (diversification, temps de sommeil ect) mais je pense être hyper « sensible » à d’autres pratiques, souvent érigées en dogmes ici ou là (genre forum maman nature ou même dans certains commentaires de la basse cour).
    Parce qu’on cherche le mieux pour notre enfant, je me suis pas mal inquiétée de « bien faire » : j’ai fait en fonction de mes limites (cododo, CL, allaitement, portage, congé parental) mais à chacune de mes limites, j’ai quand même culpabilisé en me disant que je n’avais peut-être pas fait assez, que ces petits neurones allaient irrémédiablement être endommagé parce que j’avais plus envie de dormir avec lui ou de l’allaiter car il marchait ou de le mettre en crèche parce que je voulais bosser, ou si j’avais eu un chien, j’aurais pu me lancer dans le HNI (mais bon qui ramasse les crottes du chien ?)

    c’est pourquoi, je pense que je pourrais donner de « bons conseils » à mes enfants pour l’éducation de leurs enfants… parce que je suis ni meilleure, ni pire que les générations précédentes, dont les situations (familiales, économiques et sociales) étaient complètement différentes : ce n’est pas qu’une question de mode, il y a aussi réponse à son environnement… genre une poussette tank à Paris, mission impossible 😎 – mais dans 30 ans ?

  2. @Gargouille, en plus il me semble que l’important est d’avoir une alimentation à peu près équilibrée sur le long terme (pas précisément à chaque repas). Et oui, si tout le monde mange pareil ça implique de faire quelques efforts mais globalement c’est meilleur et plus économique. Pour moi il y a aussi une différence entre faire goûter de la junk food à un bébé et l’en nourrir, par ex si on ouvre un paquet de chips même Pouss2 va en réclamer. Je ne trouve pas choquant de lui donner quelques chips ou frites une fois de temps en temps (et avoir la paix :mrgreen: 😳 ), ce n’est pas comme si c’était sa seule source d’alimentation.

  3. @AnSo, cas typique : chandail = vêtement que l’enfant doit mettre lorsque sa mère a froid :mrgreen:

  4. @Clemys, « mais bon qui ramasse les crottes du chien ? » 😆 😆 très bonne question !
    je pense aussi qu’il y a plein de petites choses qui n’auront pas l’impact démesuré qu’on leur prête, et encore une fois la parentalité ne se résume pas à des arrangements pratiques (porter, mettre des couches lavables ou quoi) mais se définit par une façon globale et bien plus profonde d’être avec son enfant.
    Pour la poussette ma mère pense que je suis folle de porter Pouss2 et ses 10.5 kg mais si je prends le métro avec la poussette il faut porter Pouss2 dans les bras (avec le manteau il glisse) ET la poussette qui fait quand même bien 5-6 kg.

  5. Clemys dit :

    @La poule pondeuse, je suis tout à fait d’accord sur ta définition de la parentalité (façon d’être avec son enfant). La mère rationnelle en moi l’entend, mais parfois j’ai quelques moments de flippe 😉
    Pour le portage, peut être que dans 30 ans, y aura des ascenseurs dans toutes les stations de métro, et ça laissera un vrai choix aux parents ! (s’ils font le choix poussette, on leur dira, qu’on les a porté jusqu’à 3 ans, et ils nous prendront pour des folles/fous)

  6. Opale dit :

    @La poule pondeuse, c’est vrai que c’est vraiment la grosse galère la poussette dans le métro et là, l’écharpe ou le porte-bébé est une bénédiction !
    Aujourd’hui, j’ai vu dans le métro, une maman avec un bébé en porte-bébé + gros sac à dos + un enfant de 3 ans en poussette, elle avait l’air d’avoir chaud la pauvre ! Et là, je me suis dit, j’espère que quelqu’un va t’aider au moment où tu arriveras devant les escaliers, j’avais presque envie de l’accompagner !

  7. Angèle dit :

    Merci pour ce billet
    voilà un livre dont je vais noter les références et que je vais apprécier pendant mon prochain congé mat
    Il m’a l’air des plus intéressant.

    Le sujet sur la place du père m’intéresse bien. C’est un vrai problème chez moi. A voir ce que je vais pouvoir en ressortir.

  8. @Opale, l’an dernier j’ai fait plusieurs fois de partir en vacances en métro + train seule avec les deux enfants (3 ans et qq mois) + sac de voyage. Pas moyen que je me coltine une poussette en prime ! En général il y a une bonne âme pour porter le sac dans les escaliers mais pas toujours 🙄 Donc je pars toujours en prévoyant de ne compter que sur moi-même, ayant de grosses difficultés à demander de l’aide (déjà fait aussi : mettre le gros sac dans le casier à bagages tout en haut avec Pouss2 dans mon dos, paie ton prolapsus 🙄 😆 )

  9. Opale dit :

    @La poule pondeuse, « prolapsus » 😆

  10. valentine dit :

    Pour info’ on trouve ce livre dans « notre » basse-cour 😉
    Je viens de l’emprunter ,hâte de commencer à la lire…

  11. @valentine, 😉

  12. Ficelle dit :

    @La poule pondeuse, ha ha ha « paie ton prolapsus » 😆 faudrait qu’on fasse des pronos pour savoir laquelle d’entre nous aura en premier sa descente d’organes, et à ce moment-là, je sais pas ce qu’on pensera de nous autres, vieilles mamunistes ménauposées 🙄 😆

  13. Olympe dit :

    J’ai envie de lire ce livre depuis bien longtemps. Et voilà, tu as été l’élément déclencheur, la Poule. Je viens de la commander 🙂

    Sur les préceptes éducatifs, j’ai été la première de ma génération, dans la famille et au sein de mes groupes d’amis, à avoir un enfant alors j’ai plus ou moins été préservée (en dehors des choses que j’ai incorporées au cours de ma propre socialisation). J’ai un peu paniqué au début mais, une fois au pied du mur, n’ayant plus le loisir de lire Pernoud (avec un nouveau-né, la lecture passe bien après la douche ou même le dodo…), ça a été une bonne chose que je sois obligée de l’écouter lui plutôt que des conseils extérieurs. Et en fait, j’ai découvert que les bébés savent communiquer sur un nombre incroyable de choses. Sur la nourriture et la diversification par exemple, chez nous, ça a été flagrant. Notre fils nous a montré quand il a voulu manger solide, il sait nous signifier par tout un tas de signaux ce qu’il veut manger, il a développé plein de voies pour nous indiquer quand il a faim… C’est très étonnant. Je reste souvent bras ballant devant les trésors d’ingéniosité des mômes.

    Ca n’en est pas moins un exercice très difficile. Et c’est là que je comprends qu’on puisse avoir besoin de se rassurer par le biais de « manuels ». Il faut beaucoup de temps et de disponibilité d’esprit pour être tout à fait à l’écoute d’un tout-petit, pour pouvoir vivre à son rythme, pour pouvoir respecter strictement son évolution… Malheureusement, aujourd’hui, le temps et la sérénité, c’est une denrée plutôt rare chez les jeunes parents.

  14. @Olympe, justement, ce sont parfois les gens sans enfant qui sont pleins de beaux principes (cf la devise du blog…). En tout cas c’est super que vous ayez pu être à l’écoute de votre bébé comme ça.

  15. Il a l’air franchement bien, pour une fois qu’un livre met en avant de telles choses, c’est forcément à lire! merci

  16. Clara.be dit :

    effectivement un livre magnifique et une très saine lecture, mais difficile à trouver (je l’ai lu il y a 9 ans et je l’ai malencontreusement prêté à quelqu’un qui ne me l’a pas rendu… j’ai mis des mois à le guetter avant d’en trouver un d’occasion sur amazon et je ne le prête plus !)
    il devrait être réédité !!
    bravo pour votre blog découvert totalement par hasard (ou non)

  17. Anonyme dit :

    @La poule pondeuse, 😆 😆 😆
    je fais exactement pareil : quand j’ai chaud, je découvre mon fils, quand j’ai froid, je lui met une petite laine supplémentaire !
    sinon moi aussi j’ai fait ma ptite commande sur amazone et je ne dors plus que 6 heures par nuit (depuis 2 nuits….!! pas d’affolement) happée que je suis par le bouquin !

  18. Anonyme dit :

    @Clara.be, ma si, y’a en sur amazone !
    mais dès que je l’ai fini, je vais le prêter à toutes mes copines (copains ? euh…. pas sûr….) trop bien

  19. @Couches lavables Adepte, oui il vaut le coup !

  20. Bonjour,

    Nous venons de parcourir votre blog, que nous avons beaucoup apprécié. Nous aimerions ainsi vous inviter à vous joindre à nous, et plus exactement à devenir rédacteur sur CareVox, premier site participatif dédié aux actualités de santé.

    La particularité de CareVox est de permettre aux professionnels, mais également aux passionnés de tout bord par les thématiques de santé, de faire part de leurs préoccupations médicales dans leur domaine de prédilection, dans la limite de l’exactitude scientifique dont CareVox se veut le garant.

    A la lecture de vos écrits, nous sommes convaincus que de nombreux lecteurs de CareVox aimeraient vous connaître davantage, s’informer et tirer parti de votre expérience, de vos conseils et de vos réflexions sur les thématiques ayant trait au milieu médical.

    Nous sommes heureux de notre côté de pouvoir vous offrir la tribune de CareVox pour vous permettre d’intéresser un large public à vos développements. Les articles sont évidemment relus et corrigés par un comité de rédaction.

    Sur CareVox vous côtoierez des médecins et des passionnés, comme vous, par la santé et le bien-être. Vous pouvez vous inscrire dès maintenant ou nous faire part de vos questions et remarques éventuelles. Vous pouvez compter sur nous, et nous vous renseignerons avec plaisir.

    Dans l’attente de votre réaction, et bien cordialement,

    L’équipe de rédaction de CareVox

    http://www.carevox.fr
    redacteurs@carevox.fr

  21. tête d'orange dit :

    Ayez la poule, t’es une STAR!!!

  22. @La rédaction de CareVox, Bonjour, il y a un formulaire de contact qui vous permet de m’envoyer ce type de proposition en privé. Merci pour votre intérêt. Je ne souhaite pas participer à Carevox, d’une part parce que je ne vois pas de raison de vous donner mon contenu, et d’autre part parce que je ne me reconnais pas dans votre ligne éditoriale (des dossiers entiers consacrés au « spécial minceur pour l’été » ? si un site qui se veut santé doit promouvoir la perte de poids, c’est dans le cadre de la lutte contre l’obésité qui à ma connaissance ne connaît pas les saisons, et pas pour pousser les femmes à se conformer à des stéréotypes).

  23. Ficelle dit :

    Supprimé à la demande de l’auteur

  24. rysy dit :

    @Ficelle, je n’avais même pas eu le temps de te remercier pour le lien signalé, que j’ai fait suivre à une connaissance qui travaille dans le domaine des maladies professionnelles en lui disant qu’il y avait peut-être une niche à exploiter :mrgreen: :mrgreen:

  25. Melanizetaufrais dit :

    Voilà ! j’ai commandé le livre et je viens de lire 3 pages et déjà j’ai une irrésistible envie de lever la main pour pourvoir exprimer mon ressentit !
    Pourtant je n’ai acheté aucun livre de puériculture, mais bien entendu j’ai été bombardé de magazines en tout genre et de don de livres qui dataient de matusalem ! pourtant je suis quelqu’un qui essaie de s’écouter, d’écouter son bébé.. j’essaie de ne pas me laisser influencer , de jouer la carte du feeling et pourtant on m’a forcé la main plus d’une fois et je le regrette bien!
    Rien que les 3 première pages de ce livre mon touchés ! enfin ! comme dit plus haut, on va faire au mieux .Je suis toute nouvelle assistante maternelle et je risque fort d’être confronté à des idées reçu ou des parents qui suivent scrupuleusement un de ses bouquins ! heureusement que j’ai mon mot à dire !
    Allez ! je file lire la suite 😉

  26. Melanizetaufrais dit :

    Crotte du bique de crotte de bique ! je t’avais écrit un méga comm.. et il s’est envolé vers d’autres cieux 👿

    Bref j’ai plus le courage de le réécrire mais juste pour dire au moins que j’ai commandé le dit livre et qu’au bout de 3 pages je me retrouve déjà ! merci pour cette découverte !

    Mais je suis quand même super fâchée que comm ai disparu crotte de bique.

  27. @Melanizetaufrais, bonne lecture ! Ceci dit cela ne doit pas être évident avec les enfants des autres, car même si on n’est pas d’accord il faut quand même respecter les souhaits des parents je pense.

  28. Anonyme dit :

    @Melanizetaufrais, heu… c’était pas le comm’ du dessus dont tu as cru qu’il avait disparu ?!? 😉

  29. Olympe dit :

    @Melanizetaufrais, c’était moi, Anonyme…

  30. Olympe dit :

    Bouquin reçu depuis un moment et commencé récemment.
    Et je plussoie la Poule quant au ton employé. Ca fait vraiment du bien que les mères (et parents) soient considérés comme autre chose que des chewing-gums dégoulinants ou des petits caniches bien dressés (et bien toilettés de préférence).
    Sinon, sociologue de formation, ça me parle à fond et je suis fan des références multiples aux mœurs d’autres peuples.

  31. @Olympe, contente que ça te plaise !

  32. La Mère Joie dit :

    Je suis en pleine lecture et, sachant que tu l’avais lu, souhaitais recueillir ton avis dessus.
    Je trouve le livre très intéressant avec des éléments pertinents mais je suis un peu déçue par le parti-pris des auteures qui, de ce fait, analysent les anciens manuels un peu à la lumière de leurs propres préjugés.
    Bref, il me semble que l’ouvrage manque d’objectivité. Et c’est dommage.

  33. @La Mère Joie, ah oui je vois ce que tu veux dire. Mais en même temps il me semble que c’est forcément subjectif comme analyse, au moins un minimum.

  34. michmaa dit :

    Je viens de le finir.
    Mais bon, c’était l’édition des années 80s avec la postface du milieu des années 90s. Les ouvrages auxquels les auteurs font référence sont très datés. J’aurais bien aimé avoir le même type d’analyse ethno-psychanalytique se basant sur les références d’aujourd’hui (Pernoud, Ruffo et quelques autres). Cela dit, on peut constater qu’il y a beaucoup de reproches faites aux livres de puériculture qui sont encore valables (au pif, ton mièvre ou culpabilisant, attributs du père de et la mère, etc).
    Cela dit, j’ai regretté que les auteurs moquent parfois les changements de mode, ou bien telle ou telle pratique sans s’interroger sur le fondement scientifique ou pas de telles pratiques. C’est vrai que ce n’est pas leur propos, ni leur place mais parfois cela m’a manqué.

  35. @michmaa, oui j’ai regretté aussi que ça ne s’attaque pas aux plus récents. Mais j’ai quand même trouvé ça assez jouissif ! (ah si elles pouvaient aussi se faire Parents, Famili & co…)

  36. sophie dit :

    Comme lecture cet été, la revue « Books » (en français) (un peu l’équivalent de Courrier international : un thème vu par des articles ou des livres français et étrangers) de juillet-août, est sur la maternité « Tout sur la mère » : Tiger Mum, les mères israéliennes, la dictature de l’allaitement aux USA, Badinter, l’instinct maternel… Très instructif ! (en + c’est en kiosque)

  37. Opale dit :

    @sophie, merci pour l’info !

  38. @sophie, effectivement ça a l’air plus culturant que Voici ou Biba 😉

  39. sophie dit :

    @La poule pondeuse, vraiment c’est à lire (mais non je ne fais pas de forcing ! 🙄 ). Je ne lis pas assez bien l’anglais pour pouvoir lire tous ces articles en VO, je suis bien contente de les trouver en français.

  40. gaeline dit :

    @sophie, Merci merci! je vais l’acheter fissa, car je vois qu’aucune des bibliothèques que je fréquente n’est abonnée malheureusement.

  41. MayYou dit :

    « Les auteurs proposent ainsi de rééquilibrer les rôles parentaux, y compris par le biais des relations sexuelles pendant la grossesse pour lesquelles des études de psychologie montreraient qu’elles aident le futur père à appréhender et à « participer » à la construction de l’enfant (d’un point de vue psychique bien sûr). »

    J’aime bien comme tu précise que c’est du point de vue psychologique!! hihi 😉

    Je ne sais pas comment tu fais pour ranger tous tes livres chez toi.. Chez moi, ça déborde de partout, je fais des rangées doubles dans mes étagères, et j’ai encore envie d’en acheter en lisant tes articles.. Je vais voir si je peux le trouver à la médiathèque, je crois.. 😉

  42. Opale dit :

    @sophie, je l’ai acheté et j’ai commencé à lire 1 ou 2 articles que j’ai trouvé très intéressant dont celui sur le Bento au Japon !
    Merci pour le conseil, d’ailleurs, tu m’as fait découvrir cette revue que je ne connaissais pas, assez cher mais en même temps, il y a pas mal d’articles à lire et tu ne le finis pas en 2 secondes comme un « Parents » !! :mrgreen: :mrgreen: et ça vole un peu plus haut aussi 😆 😆

  43. @MayYou, c’est sûr que ça fait la fortune d’un grand magasin de meubles suédois cette histoire-là 😆

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  45. […] Le titre de ce mini-débrief de la rentrée des Vendredis Intellos, vous vous en serez aperçus, est un plagiat éhonté du livre de Geneviève Delaisi de Parseval et  Suzanne Lallemand: L’art d’accommoder les bébés, dont on a déjà parlé sur les Vendredis Intellos ICI, et ICI, et que la Poule Pondeuse présente LA ! […]

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