I have a dream

sagefemme E-zabel témoignait l’autre jour sur son blog de son expérience du baby blues et de la dépression du post-partum. Il est évidemment crucial d’informer les femmes de la possibilité de l’un comme de l’autre afin de les préparer au mieux à les affronter le cas échéant ; un tel billet est un formidable moyen de communiquer sur cela et je ne vais pas ici le décrire. Ce qui m’interroge, c’est la part de responsabilité de l’entourage de la jeune mère dans ces cas. En effet, autant il est important de savoir qu’il y a des processus hormonaux qui peuvent influencer l’humeur et le comportement, de façon parfois très forte, autant je trouve que les hormones ont parfois bon dos. Une jeune femme qui pleure à la maternité ? C’est les hormones, c’est le baby blues ! Êtes-vous sûr que ça n’a rien à voir avec le fait que depuis 6 heures du matin un(e) parfait(e) inconnu(e) entre dans sa chambre toutes les demi-heures environ pour des choses aussi urgentes que la prise de température ou une photographie de son bébé ? Alors que son bébé venait enfin de s’endormir du sommeil du juste vers 5h53 ? Ou encore cette vague impression d’avoir Hiroshima entre les jambes grâce au duo gagnant forceps/épisio ? Le fait qu’il faille rendre des comptes précis sur la quantité de lait ingérée (à la goutte près) et de selles produites (description quantitative et qualitative) sur les dernières 24 heures, qui conduit généralement les mères inexpérimentées à culpabiliser d’avoir oublié si bébé a tété 12 ou 17 minutes le sein gauche à 3h54 du matin et celles qui ont plus de bouteille à mentir ? Qu’on suggère insidieusement qu’elle affame son bébé si elle l’allaite et qu’elle l’empoisonne si elle le biberonne ? Qu’elle rentre chez elle pour trouver un bazar sans nom et ne peut compter que sur elle-même pour assurer un semblant d’ordre au foyer (heureusement ceci est de moins en moins fréquent, n’est-ce pas Messieurs ?) ? Vous devez commencer à voir où je veux en venir ?

Je ne suis pas professionnelle de santé, je ne suis pas psychologue, je ne suis pas dans une association, je n’ai même pas eu de baby blues, ce qui vous donne une idée de ma légitimité sur la question, mais je voudrais partager et discuter ici quelques idées avec vous, pour mieux entourer les femmes autour de la naissance et ainsi limiter et prévenir tant baby blues que dépression du post partum.

A mon avis, une des clés de la prévention c’est la sage-femme. Pas n’importe quelle sage-femme, ma sage-femme, ta sage-femme, leur sage-femme… En clair : une femme, une sage-femme. C’est ce que j’ai eu pour la grossesse, la naissance et les suites de couches de Pouss2 et c’est tellement logique. L’accompagnement global n’implique absolument pas d’accoucher chez soi sur une peau de mouton en brûlant de l’encens et en priant mère Gaïa d’épargner son bébé. On peut avoir une péridurale, une césarienne, passer une semaine à la maternité… tout est possible en fonction des besoins et envies de la femme et de son enfant ! Bien sûr le fait que ce soit cette sage-femme qui soit présente à l’accouchement, pendant toute sa durée, et exclusivement auprès de cette femme, peut poser des problèmes d’organisation (même si les sages-femmes en accompagnement global s’y engagent), qui pourraient être résolus en créant des petites équipes (deux à cinq sages-femmes par exemple dont il y a toujours une de garde ou d’astreinte), de telle façon à ce que la femme en travail et la sage-femme qui l’accompagne se connaissent. Pour moi, bien plus qu’une batterie d’examens, c’est là la vraie sécurité médicale autour de l’accouchement. Ce n’est pas une démédicalisation de la naissance que je souhaite, c’est une autre médicalisation. La sage-femme est compétente pour déceler toute pathologie et y répondre, que ce soit en pratiquant les premiers gestes (réanimation du bébé, délivrance artificielle, prescription de médicaments, etc) ou en passant le relai au médecin. Et ce dernier cas ne veut pas dire que la sage-femme ne peut pas garder sa place auprès des parents, afin d’assurer cette continuité si précieuse, qui lui permettra aussi de déceler les premiers signes d’une pathologie.

Je vais caricaturer*, mais à votre avis qui est plus à même de détecter une dépression du post-partum ? Le gynéco que vous voyez un quart d’heure dont la moitié les jambes en l’air ou la sage-femme qui vous reçoit trois quarts d’heure à parler de votre grossesse et de votre accouchement ? Et lors d’un accouchement, qui voit en premier que quelque chose ne va pas : la sage-femme qui court entre plusieurs femmes en travail en surveillant des monitorings continus (dont l’Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé reconnaît d’ailleurs qu’ils n’ont pas de meilleurs résultats qu’une écoute discontinue tout en entraînant plus d’interventions comme les césariennes) ? ou celle qui est auprès de la parturiente, qu’elle a appris à connaître au cours des derniers mois, et qui verra tout de suite une pâleur, un tremblement ou tout autre signe subtil potentiellement annonciateur d’un problème** et déclenchera immédiatement les tests médicaux ad hoc pour confirmer ou infirmer cette suspicion ? A qui la femme aura-t-elle plus de facilités à dire son ressenti, à confier une intuition que quelque chose ne va pas pendant l’accouchement, à avouer ses faiblesses, son découragement, ses difficultés après la naissance? Quelqu’un qu’elle a vu trois fois entre deux portes ou quelqu’un avec qui elle a noué une vraie relation de confiance ?

Il a été établi à de nombreuses reprises l’importance des processus psychologiques pendant la grossesse (certains hélas poussant le raisonnement un peu trop loin et incriminant la mère pour absolument tout et n’importe quel problème, ce qui en plus de ne pas être basé sur grand chose d’autre que leur pifomètre est hyper culpabilisant pour les femmes qui n’y peuvent pas grand chose). Alors pourquoi ne pas s’appuyer beaucoup plus largement sur les sages-femmes, qui ont la double compétence d’accompagnement humain ET médical ? Pourquoi ne pas leur permettre ainsi d’exercer pleinement leur profession, en respectant les besoins psychologiques de la mère tout en garantissant sa sécurité physique et celle de son bébé ?

En pratique, cela ne veut pas du tout dire que tout le monde doit accoucher de la même façon, mais simplement pouvoir trouver la sage-femme (ou la petite équipe) avec qui vivre sa grossesse, son accouchement et les suites, à la maternité, à la maison ou en maison de naissance, en fonction des souhaits des parents et des impératifs liés à d’éventuelles pathologies. Les sages-femmes hospitalières pourraient voir le mode d’organisation refondé pour travailler en ce sens, quant aux sages-femmes libérales une plus grande place pourrait leur être accordée, tant dans les maternités (avec l’ouverture plus généralisés des plateaux techniques, permettant aux femmes d’accoucher à la maternité mais en n’étant accompagnée que par la sage-femme libérale, comme je l’ai fait pour Pouss2) qu’à domicile et dans les (futures) maisons de naissance. A mon avis cela serait une belle piste pour s’assurer que chaque femme a les soins dont elle a réellement besoin : ni trop, ni trop peu ; un suivi sur mesure plutôt que des protocoles rigides et pas toujours efficaces.

Concrètement, si vous êtes enceinte ou si vous souhaitez une grossesse, je ne peux que vous encouragez à chercher une sage-femme, qui deviendra votre sage-femme. Dans l’état actuel du système français, c’est souvent plus simple de chercher une sage-femme libérale, qui aura généralement plus de temps à accorder en consultation (la mienne prévoyait 40-45 minutes par consultation pré-natale, ce qui se traduisait généralement par une heure !) et qui pourra venir vous voir à la maison après la naissance (et pourquoi pas à la maternité aussi, même si ce n’est pas vraiment dans nos mœurs ?). Malheureusement, elle ne pourra que rarement vous accompagner pendant la naissance, mais si cette possibilité vous intéresse cela vaut vraiment le coup de chercher. Elle peut en tout cas dès le début de la grossesse faire le point avec vous sur ce que vous souhaitez pour votre accouchement et vous aider à choisir une maternité dans votre coin en fonction de cela. Bien sûr, si vous n’accrochez pas, n’hésitez pas à changer, je crois vraiment que le facteur humain est capital dans cette relation. N’hésitez pas à faire cette démarche, même si vous êtes dans un cas particulier (jumeaux par exemple) ou pathologique (menace d’accouchement prématuré, suspicion de malformation, etc). Pour trouver une sage-femme, outre le bouche à oreille, vous pouvez consulter les pages jaunes, l’annuaire de l’ANSFL et celui du site Périnatalité (qui est d’ailleurs plein d’infos intéressantes). Au niveau financier, les consultations sage-femme sont remboursées par la sécurité sociale ; certaines pratiquent des dépassements d’honoraires (remboursables par les mutuelles en fonction de votre couverture) mais pas toutes.

Voici enfin quelques articles du blog autour de ce sujet :

Une femme, sa sage-femme : ce n’est peut-être qu’un rêve, mais je crois qu’il est à notre portée. Et vous ?

*Ces questions un peu provocatrices ne visent pas à remettre en question les personnes et leurs compétences mais plutôt l’organisation de notre système de soins

**Dans Au monde (dont vous trouverez une fiche de lecture ici), Chantal Birman raconte qu’elle a repéré une détresse fœtale qui n’était pas visible par les examens classiques par le rire inhabituel de la mère.

Photo : affiche trouvée sur le site de l’Association Corporative des Etudiants Sages-femmes

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205 Responses to “I have a dream”

  1. pommecannelle dit :

    @La poule pondeuse, Ca va venir si on continue de faire appel à elles, en quelques années elles sont passées de 1500 à 1800 libérales, et le mouvement semble se confirmer :o)))

  2. pommecannelle dit :

    @La poule pondeuse, et pour l’instant les doulas ici ne se différencient pas en « birth » et « postpartum », elles accompagnent durant tout le processus, pour pallier le saucissonnage de l’accompagnement habituel (pas global), mais ça pourrait évoluer.

  3. Gwen dit :

    Je suis tout à fait d’accord, ce serait le rêve! Seulement, dans mon département, les SF n’ont pas le temps de faire des consultations de suivi de grossesses normales. Elles ne sont pas assez nombreuses et sont accaparées par les suites de couches à domicile, surveillance de grossesses patho à domicile, rééducation, cours de préparation à l’accouchement, consultation du 4e mois. Et c’est bien dommage!

  4. Koa dit :

    ?L’accompagnement global n’implique absolument pas d’accoucher chez soi sur une peau de mouton en brûlant de l’encens et en priant mère Gaïa d’épargner son bébé.?

    D’ailleurs, c’est marrant, mais accoucher chez soi n’implique absolument pas *non plus* d’accoucher sur une peau de mouton en brûlant de l’encens et en priant mère Gaïa d’épargner son bébé. 

    Vous fustigez le fait que quel que soit le choix de la femme (allaiter/ne pas allaiter), on lui fera des reproches. 

    Les femmes qui ont eu un accouchement conforme à leurs souhaits en maternité fustigent celles qui disent que l’AAD, y’a que ça de vrai. 

    Peut-être pour donner plus de crédibilité à votre propos (?), vous expliquez que l’accompagnement global n’est pas égal à AAD, qui si en croit la suite est lui, égal à rite païen pour femme baba cool inconsciente (cf. les incantations à Gaïa). 

    Ce serait possible, parfois, de montrer du respect pour les choix qui diffèrent des nôtres, ou bien il faut obligatoirement taper sur l’un pour donner du poids à l’autre…??

  5. martine desmares dit :

    😛 100% d’accord avec vous !
    Je le hurle partout, je l’écris aux ministres dans carnet de santé, au collège et à la CGT !
    Augmenter les effectifs
    UNE FEMME UNE SAGE FEMME
    comme en Angleterre et ailleurs
    Du RESPECT pour la profession
    Du RESPECT pour les patientes qu’on se repasse pas de main en main , mais qu’on accompagne pour préserver cette continuité dont vous parlez si bien, qui réduit les risques de dépression !
    Mais aussi de la formation pour les sages femmes avec les équipes de pédopsy pour analyser les pratiques , repérer les paroles qui brisent un projet, les précipitations qui empêchent toute capacité de s’exprimer, les regards qui stigmatisent et freinent les ressources spontanées qui sont en chaque femme et qu’elle méconnaît !!
    Familles et professionnels travaillons ensemble pour écrire cette CHARTES DE LA PERINATALITE, afin que soit mis la patiente au coeur du projet et non l’obstétricien !!! La naissance et le maintien en santé préventif et non la TAA.
    VIVE LA TANA, tarification à la non activité !
    Refuser d’agir pour respecter !
    Refuser de déclencher de convenance !
    Refuser d’épisiotomier ou de ficeler immobile !!
    PAS D ACTE c’est l’avenir de la PERINATALITE !
    Et usons de nos compétences pour passer le relais UTILEMENT aux médecins disponibles, et non débordés par les grossesses normales qu’ils n’auraient pas lieu de suivre !
    Pour les libérales comme les hopsitalières, sans revalorisation de l’acte de l’ONDAM , ce sera l mort des libérales !!!!

  6. @Catwoman, je ne vois pas finalement en quoi ça concerne la clinique cette histoire de retour précoce ! Tu es majeure et vaccinée, ce n’est pas une prison non plus (bon s’ils sont vraiment très très cons ils peuvent faire un signalement mais quand même !).

  7. @Ficelle, température et tension, tous les matins entre 6 et 7 (tu m’étonnes que ma tension était dans les chaussettes). Le problème c’est que tu n’appréciais pas trop cette sage-femme si je me souviens bien, non ?

  8. @Kti, oh ma pauvre, quelle histoire !

  9. @Strega, c’est déjà chouette que tu aies eu cette interlocutrice, même si c’est dommage de ne pas avoir pu plus en profiter. Peut-être pour une prochaine fois 😉

  10. @alys, incroyable cette maternité « amie des bébés » 🙄 Comme quoi y a encore vraiment beaucoup de boulot…

  11. @siby, bien sûr je ne nie pas le rôle des hormones ! Je pense juste que certains efforts permettraient de réduire le nombre de baby blues et DPP, pas de les éliminer hélas. Tant mieux en tout cas si tu as eu une belle naissance 😉

  12. @Gwen, ah oui c’est bête ! Peut-être que si les demandes de suivi s’accumulaient leur nombre finirait par s’accroître ?

  13. @Koa, oups, gros malentendu ! Je n’ai absolument RIEN contre l’AAD, bien au contraire, je souhaite de tout cœur que toute femme qui en souhaite un puisse l’obtenir dans les meilleures conditions. Mais les femmes qui organisent un AAD sont généralement les mieux informées, notamment sur le rôle central des sages-femmes, donc mon article s’adressait surtout à celles qui ne savent pas ! L’idée que je voulais faire passer était qu’une sage-femme peut accompagner TOUTES les grossesses et TOUS les accouchements (même si nécessité d’un gynobs en plus pour certains cas), pas seulement les femmes qui ont un projet spécifique d’accouchement physio. Je suis donc vraiment désolée si cette petite phrase vous a heurtée car ce n’était pas du tout le but 😳

  14. corinne dit :

    @Koa, Tant fais pas la poule on te comprend

    Et c’est vrai que dois avoir la liberté de choisir l’accouchement qu’elle veux en toute connaissance de cause et pour cela heureusement que tu es la la poule pour nous informer

  15. Ciel dit :

    Juste un mot pour dire MERCI d’avoir écrit ce post!
    J’ai accouché il y a 2 ans de ça dans la MEILLEURE MATERNITE DE TOUT PARIS ET MEME DU MONDE ENTIER, je ne cite pas le nom de l’hopital… enfin des initiales : R.D
    Ils ont failli me faire accoucher à 7 mois, j’ai accouché à 8 mois et la seule chose que je voulais faire c’était me BARRER
    je vous raconte pas le baby blues que j’ai eu durant le séjour à la maternité (une semaine sur place car bébé avait la jaunisse) j’ai lu sur un papier que la sage femme avait sur elle « femme très susceptible qui pleure tout le temps »
    Je vous raconte pas la semaine de merde que j’ai passé…
    Et puis l’article sur la poule m’éclaire! Je pensais qu’il fallait avoir UN seul et même gynéco mais là avec cet article, il faut que je trouve UN gygy et UNE sf!
    Donc merci la poule, j’adore tes articles, je suis ton blog de loin et je suis pas tjs d’accord mais je me marre bien à les lire.
    Maintenant, objectif : trouver LE gygy et LA sf pour lancer numéro 2!!
    plus jamais je ne revivrais l’enfer que j’ai vécu.
    Et si je devais le revivre, je verrouillerais ma porte de chambre (c’est con y’a pas de verrou… pfff )

  16. natdoula dit :

    Bonjour la poule pondeuse,
    je découvre ton site avec joie et j’aime beaucoup cet article. Je suis parfaitement d’accord avec tout ce que tu as dit là et je me suis permise de le copier sur mon blog en indiquant la source biensûr.
    J’attends mon 7ème bébé et moi j’ai accouché de mes deux premiers en maternité et des 4 suivants à domicile avec des suivis globaux… par des sages-femmes. Quelle différence ! Celles qui n’y ont pas goûté ne peuvent même pas s’imaginer la différence tant ce sont deux mondes parallèles.
    Merci pour tous ces articles ! Et bonne continuation à toi.

  17. opale dit :

    @natdoula, ouah !!!!!!!!!! 7 bébés, chapeau bas :mrgreen:

  18. @martine desmares, effectivement la tarification à l’acte n’est pas très incitative de bonnes pratiques en matières de périnatalité et c’est bien dommage. Quand je pense que le tarif sécu pour accompagner un accouchement est d’à peine plus de 300€, quel que soit le temps passé, j’ai bien compris pourquoi ma SF demandait un gros dépassement.

  19. @Ciel, tu peux prendre un pit bull pour garder ta chambre sinon :mrgreen:

  20. @natdoula, je n’ose plus m’appeler poule pondeuse là 😆

  21. opale dit :

    @Ciel, R.D. : le problème, c’est un peu « une usine à bébé » même s’ils sont réputés les meilleurs pour les « cas avec complications », il y a des bébés du monde entier qui sont envoyés chez eux …

  22. Phacélie dit :

    @Céline, je suis désolée pour toi et ne veux pas avoir l’air de remuer le couteau dans la plaie, mais peut-être pour un éventuel prochain bébé tu pourras trouver l’oiseau rare.
    J’habite dans le même département que toi et pour n°2 j’ai eu la chance d’être suivi globalement par une SF de Paris à qui cela ne posait pas de problème de se déplacer en proche banlieue. Seul « inconvénient » : se déplacer à Paris pour l’accouchement en clinique ou sinon accoucher à domicile.

  23. vieux coq dit :

    bravo pour ce travail et ces réflexions/

  24. alys dit :

    @La poule pondeuse, oui je suis tombée des nues, je pensais (houhou la grosse naïve)que l’on « accueillait » un peu plus les mamans, surtout pour le premier. Heureusement que le papa est resté avec moi les premières nuits, il a pu me prendre dans ses bras après un « mais madame vous vous rendez compte il est totalement affamé votre bébé »… à 3h du mat 😈

  25. Ciel dit :

    @opale, le pb c’est que R.D est à coté de chez moi donc j’ai pas réfléchi une demi seconde!! En plus avec Chéri qui a pas le permis c’était l’endroit idéal : accessible à pied!! J’ai appris après seulement que c’est une usine à bébé, mais n’empeche, l’accouchement en soi était super sympa avec une sage femme trop rigolote qui était trop déçue de pas m’accoucher car elle finissait son service de nuit!! C’est plus le post accouchement qui a été merdique…
    @la poule pondeuse : bonne idée le pitbull j’y avais pas pensé!!! 😆

  26. Koa dit :

    Merci pour la mise au point 😉

  27. percidinae dit :

    Pour BB 2 et 3, ma sage-femme (libérale sans aucun dépassement d’honoraires) a suivi la grossesse, préparé la naissance (avec projet pour une naissance respectée en mater), assuré le suivi post-natal après sortie précoce (à H6), réalisé la visite post-natale et la rééducation périnéale. Bref presque tout sauf la naissance car pas d’accès à la mater et je ne souhaitait pas un AAD. J’ai trouvé la formule vraiment bien. C’est sûr que si c’est la même à l’acct, ce serait encore mieux, mais avec cette formule, no déprim et très bonne prise en charge du baby_blues. Je récupérais + vite à la maison qu’à la mater, même avec les aînés autour… Je pouvais me gaver qd je voulais (tour de frigo à 4h…) dormir selon les horaires de BB et surtout, surtout, ne pas me faire e*****er pour une tempet’, une durée de tétée ou un photograph’

  28. rysy dit :

    @Ciel, j’ai accouché juste de l’autre côté du périphérique et c’était juste super du début du suivi de la grossesse à la sortie de la maternité (pour l’accouchement, sage-femme + une bonne partie du travail dans l’eau + lumière douce…).
    Ce sont les semaines qui ont suivies à la maison qui ont été compliquées, je ne sais pas combien de boites de mouchoirs j’ai vidé. L’allaitement était super dur à mettre en place et dans cette maternité à fond pour l’allaitement, on a dû me montrer au moins 10 manières différentes de positionner le bébé. Bref, le flou artistique complet !

  29. maud dit :

    @Ciel, pourquoi « UN gygy et UNE sf! » ?????
    une sage-femme suffit, à moins d’avoir une pathologie….

  30. opale dit :

    @Ciel, oui, je comprends mais pour un autre bébé, il y a pas mal de bonnes maternités dans le secteur Est de Paris, bon à savoir pour le prochain :mrgreen: (j’habite moi aussi pas très loin de R.D. …)

  31. opale dit :

    @rysy, pas facile Rysy de toute façon l’allaitement pour un 1er (?), moi aussi très dur les 1ers jours, j’ai aussi pleuré et aujourd’hui, je suis une « pro » en allaitement (j’ai même aidé une copine !), j’allaite encore ma puce qui a un peu plus de 8 mois et j’adore ça ❗ :mrgreen: :mrgreen:

  32. Catwoman dit :

    @rysy, je suis du même avis qu’Opale, de toute manière la mise en place de l’allaitement n’est pas forcément évidente. À la maternité ca m’avait pas mal gonflée les « c’est que votre bébé prend mal le sein si vous avez des crevasses » qui se terminaient en « ah ben non c’est bien » quand on passait à la démo. N’empêche que j’ai été bien contente de découvrir la position en ballon de rugby, ça m’a bien aidé. Pendant la montée de lait, il fallait me masser le sein pendant la tétée pour aider et en même temps stimuler un peu mon bébé… Sans compter les déroutes des pics de croissance, etc. Alors moi aussi ça m’est arrivé plus d’une fois de pleurer 🙄 Et finalement à 10 mois et demi j’allaite encore, je n’aurais pas cru 😉

  33. @rysy, je crois que c’est là qu’avoir « ta » sage-femme aurait été utile, tu aurais pu la solliciter sur du plus long terme, quitte à ce qu’elle te renvoie vers quelqu’un d’autre (psy, consultante en lactation, assoc…). Mais déjà quelqu’un pour identifier le problème et proposer des solutions…

  34. @Ciel, pour l’accouchement une grosse structure comme R.D. n’est pas forcément mauvaise, comme ils ont tout l’attirail lourd en cas de problème avéré ce n’est pas le genre d’endroit où on te fait vite une césa au cas où avant que l’obstétricien ne reparte au golf/finir sa nuit (quoi je caricature ? :mrgreen: ). Là l’obstétricien il est de garde de toute façon et déjà bien occupé par les vraies pathologies… Après pour les suites de couches la continuité entre les nombreux intervenants est beaucoup plus difficile à assurer (d’où l’intérêt de se tirer vite fait chez soi avec sa sage-femme)

  35. @percidinae, il me semble que cela s’appelle l’accompagnement semi-global, et c’est effectivement plus facilement accessible que l’acc global. Et clairement ça devrait être vraiment plus courant.

  36. Clot dit :

    @pommecannelle, avec un peu de retard, merci pour ton petit mot. Je connais le site cesarine.org et j’y ai passé de longues heures 🙂 Il m’a effectivement fait beaucoup de bien dans le sens où j’ai pu constater que ce que je ressentais n’était pas un cas isolé. Mais d’un autre côté, lire les témoignages de mères qui ont du batailler pour obtenir que leur souhaiter d’accoucher « par voix basse » après une césarienne (AVAC) soit considéré, ça fait peur aussi, un peu.

  37. ISABOULE dit :

    Pour moi, une forme atténuée de baby-blues est survenue au moment de l’arrêt de l’allaitement…une affreuse impression de solitude, de me retrouver « 1 » après avoir été « 2 » pendant si longtemps, une angoisse de vieillir et de mort. Que ce soit le papa ou moi qui donnait le bib, j’en pleurais de me voir remplacer par ce bib performant.
    Heureusement, j’ai remplacé 1 tétée par un bib tous les 15j, donc le sevrage a duré 2 mois et demi et les émotions se sont calmées doucement.
    Et l’aide de BB qui était très content d’un nouveau distributeur ultra-rapide ! La SF m’avait conseillé de noter mes « angoisses » sur une feuille , cela m’a bien aidé aussi pour en comprendre les raisons quelques mois après.
    Vous me direz, quoi de plus normal qu’une grande tristesse au moment de tourner le dos à une relation si forte! Commme j’attends BB2, j’appréhende le retour de cet état hyper-émotionel généreux et fragile, même si c’est que du bonheur!

  38. Mousso dit :

    Bonjour la Poule,
    J’aurais besoin de vos lumières à toutes pour quelques conseils : j’attends mon deuxième enfant, j’habite sur le Burkina Faso, donc pas d’accompagnement par SF, j’ai réussi à trouver un gynéco qui assure le minimum de suivi… par contre je rentre sur la France pour accoucher, donc aux limites « aériennes », à 7 mois, et j’ai réussi à trouver une SF qui accepte de faire un suivi global (et ça c’est une super nouvelle, parce quà distance c’était pas gagné!). Elle m’a parlé du forfait de 500 euros prenant en charge l’accouchement, donc si j’ai bien compris (en lisant tous les commentaires) c’est la pratique courante et cela concerne la prise en charge de son intervention lors de l’accouchement ? en sachant qu’elle m’a précisé qu’elle n’a pas le droit de pratiquer l’accouchement mais qu’elle sera au moins présente dans la salle. Enfin que me conseillez vous comme accompagnement « bonus » en sachant que je n’aurais pas le droit à tout vu que je ne serais suivie que très tard (après 7 mois) : sophro, aptonomie… (j’imagine bien sur que les réponses dépendront du vécu de chacune)?

  39. Opale dit :

    @ISABOULE, oui, j’imagine que cela doit être très éprouvant d’arrêter l’allaitement, en tous les cas, j’avoue que j’appréhende ce moment perso : j’allaite ma fille qui a un peu plus de 8 mois et j’adore vraiment cette relation que nous avons toutes les 2 dans ces moments …on doit se sentir comme tu le dis, seule …
    Plein de bonheur et de tétées avec bébé2 !

  40. @ISABOULE, tant mieux si tu as pu avoir un sevrage en douceur, ça peut faciliter les choses (même si parfois « arracher le sparadrap » peut mieux marcher aussi, ça dépend vraiment des cas). Mais dans notre société j’ai l’impression que c’est un peu tabou qu’une mère soit triste du sevrage (comme le plaisir d’allaiter), dommage car la peine n’en est pas moins réelle. Sans compter que le changement hormonal accompagnant le sevrage n’aide pas forcément.

  41. Ciel dit :

    @maud, oui UN gygy pour un suivi « technique » voir si y’a pas de pathologie et UNE sf ben pour l’accompagnement comme le résume bien l’article de la poule!
    @la poule : RD est certes une grosse structure, je crache pas dessus : le ante natal et l’accouchement en soi, rien à dire. c’est plus le post natal qui a été catastrophique et comme tu le dis si bien dans ton article et comme le résument toutes celles qui ont fait ce choix, UNE sf pour t’aider et parler avec, voilà le bon équilibre. je pensais pas que c’était la sf qui serait cruciale mais à lire l’article et au vu du vécu de mesdames de la basse cour, il s’avère que je me suis trompée dans mon analyse de « pourquoi ça s’est pas bien passé en post natal »
    @opale : j’ai déménagé, donc je risque pas de revenir dans une maternité de Paris!

    En conclusion, on pleurera tjs mais si on peut limiter les crises de larmes et d’énervement qui destabilisent ces messieurs ça serait un GROS plus. Mon pauvre homme ne savait même plus quoi faire pour me réconforter…

  42. @Mousso, hum si elle est présente en salle mais ne pratique pas l’accouchement on dirait plutôt une doula. Je n’ai rien contre les doulas, au contraire, mais ce n’est pas la même chose qu’une sage-femme, la doula n’ayant pas de compétence médicale. Par contre une doula qui se présente comme sage-femme ce serait louche. Bref à creuser.
    Sinon pour ta préparation :
    – l’hapto si je ne m’abuse demande généralement de commencer vers 4 mois de grossesse et implique une grosse implication du père
    – la sophro j’ai fait pour Pouss2, mais pareil commencé assez tôt dans la grossesse. Perso je n’ai pas adoré mais je sais qu’il y en a pour qui ça a super bien marché
    – le yoga j’adore, ça fait un bien fou déjà sur le moment, tu peux peut-être trouver un cours au burkina (y compris pour pas enceinte, et tu t’adaptes)
    – Bonapace ça peut être pas mal aussi, plus facile à condenser dans un temps rapide
    Je laisse les poulettes proposer d’autres idées 😉

  43. @Ciel, ah bah j’ai pas bien résumé alors :mrgreen: La sage-femme est tout à fait compétente pour suivre une grossesse toute seule et faire intervenir le gynéco si nécessaire ! En théorie les obstétriciens ne devraient s’occuper que des grossesses pathologiques, pas des « normales »… Et les sages-femmes ont justement cet avantage de faire un suivi médical ET humain en même temps.

  44. zibeline dit :

    Je pollue le billet La Poule et par avance m’en excuse, je ne trouve pas facilement ton mail sur le site (ils demandent de ces trucs 🙂
    Je te suis aussi sur twitter, et l’article sur couché sur le ventre me gêne car le titre laisse à penser qu’il faut remettre à dormir les bébés sur le ventre. Mais non, il faut les faire jouer sur le ventre, ou les laisser dormir en les surveillant sur le ventre. Mais il ne faut pas remettre en question le couchage sur le dos de façon générale, qui a largement contribué à réduire le nombre de cas de morts subite du nourrisson.
    C’est mieux expliqué dnas le corps de l’article, mais le titre est accrocheur et j’ai peur que ce soit mal compris des gens qui ne prennent pas le temps de le lire entier.
    À part ça, merci pour tout ce que tu me pousses à découvrir !

  45. Mousso dit :

    @La poule pondeuse, non ce n’est pas une doula, c’est une sage-femme qui fait les accouchements à domicile et le suivi global mais elle m’a dit que sur Toulouse, elle n’a pas de plateau technique et que seul l’hôpital de Lavaur accepte que les sages-femmes qui font l’accompagnement global soient présentes sur le plateau (si j’ai bien tout compris… ça aurait l’air d’une sorte de compromis…)??
    Merci pour la synthèse des bonus, j’ai lu quelques trucs sur la méthode Bonapace qui me tentait, mais je n’ai jamais vraiment vu de retour de maman, as-tu testé personnellement ?

  46. Merci d’être venue dimanche au coin des cocottes du Magazine Egg. On a fait un petit article sur notre site avec quelques photos: http://www.my-egg.fr/humeurs/2010/12/17/le-coin-des-cocottes-cetait-douillet/

    Je pars en vacances, déjà, pour clôturer cette belle année ! Je te souhaite un joyeux Noël, et d’avance, une bonne année 2011 !!

  47. @Mousso, pas pu tester Bonapace non, mais j’en ai entendu du bien ! ça me tenterait pour une éventuelle autre grossesse.

  48. @zibeline, tout à fait d’accord pour le couchage sur le dos.

  49. @Esther (Magazine Egg), oui j’ai vu ! Merci à Egg et joyeuses fêtes itou !

  50. Laure dit :

    Bonjour,
    Je suis très touchée par cet article car j’ai fait une dépression du post-partum à la naissance de mon fils. Pendant 6 semaines, je suis allée voir infirmières de l’hôpital, gynéco de l’hôpital, pédiatre, osthéopathe, pharmaciens, psychiatre, généraliste, et 3 PMI sans que pas un ne me prenne au sérieux. Au bout de 6 semaines, je n’étais que l’ombre de moi-même et mon fils hurlait sans cesse. Il a fallu que je m’effondre (littéralement) à la PMI pour qu’on me prenne au sérieux et là, tout un programme d’accompagnement s’est mis en place et ça a été super! : suivi médical + psychologique + sage-femme à domicile.

    J’avais alerté tout le monde car je savais que je ne vivais pas un baby-blues anodin mais… pas de réponse…