Le congé parental

sound-of-music_l1231807675 Prête à tout pour la basse-cour, j’ai testé pour vous… le congé parental !

D’abord le congé parental d’éducation, c’est quoi ? Il s’agit d’une disposition du droit du travail français, qui permet au parent qui le souhaite de prendre un congé total ou partiel jusqu’aux trois ans de l’enfant. Il suffit que le parent ait plus d’un an d’ancienneté à la naissance de l’enfant pour que le congé ne puisse être refusé par l’employeur, qui devra simplement en être averti par lettre recommandée un mois avant qu’il ne commence (le congé, pas l’employeur). Tous les détails sont sur le site du ministère ad hoc (je ne mets pas son nom complet, ça change à chaque remaniement). Ce congé parental peut ouvrir le droit à une allocation de la Caisse d’allocations familiales appelée complément de libre choix d’activité, sous certaines conditions (tout est expliqué sur le site de la CAF). Selon le revenu du parent qui prend cette option, cela peut avoir plus ou moins de conséquences sur le budget familial. Quoi qu’il en soit cela mérite d’être étudié soigneusement avant de prendre la décision.

Pour ma part, je ne suis pas vraiment desperate housewife dans l’âme, mais plusieurs éléments m’ont poussée à allonger mon congé maternité (dix semaines en post-natal) de six mois de congé parental. D’une part je trouve le congé post-natal vraiment trop court, tant pour moi que pour bébé, d’autant plus avec un projet d’allaitement (même si allaitement et travail ne sont nullement incompatibles, c’est tout de même plus simple à la source, surtout avec un tout petit). D’autre part, il se trouve que nous avons déménagé deux semaines après la naissance de Pouss2 (ce que je ne recommande à PERSONNE), la destination de notre déménagement n’ayant été connue que peu de temps avant. Donc avec un Pouss2 né en janvier et un Pouss1 qui devait commencer l’école en septembre, il m’a semblé plus simple d’éviter de chercher en panique un mode de garde pour deux enfants, qui en outre n’aurait duré que quelques mois pour l’un, et d’avoir un peu de temps pour accompagner la première rentrée de Pouss1.

Le hic c’est qu’avec un Coq qui cumulait un travail prenant (et à près d’une heure de chez nous) avec la prise en charge du déménagement et des travaux qui s’ensuivaient, je me suis retrouvée à m’occuper quasi-seule de mes deux poussins. Comme vous vous en doutez sûrement, ça n’a pas été facile tous les jours. Forte de cette expérience, voici quelques conseils à considérer si l’aventure vous tente (notez que ça peut aussi servir en congé maternité) :

  • Se faire aider. Autant que possible. S’occuper entièrement seul d’un (et a fortiori plusieurs) enfant(s) n’est pas un fonctionnement habituel pour l’être humain. Je ne suis pas spécialiste, mais il me semble qu’aucune société ne fonctionne de cette façon. Bien sûr c’est en général la mère qui s’occupe principalement de ses enfants, mais elle trouve toujours quelqu’un à qui les refiler de temps à autre (les « allomères » dont parle Sarah Blaffer Hrdy). Pour le cas qui nous intéresse, ce n’est pas parce que vous avez pris un CPE que vous devez vous occuper des enfants 24h/24 7j/7. Bien sûr il y a l’autre parent, et quand c’est possible la famille élargie, ainsi que les amis, voisins, etc. Il existe aussi des modes d’accueil collectifs pour ce type de situation : les haltes-garderies, qui ne prennent généralement les enfants que pour quelques demi-journées par semaine. J’ai d’ailleurs eu une place pour Pouss1, qui a plus servi à l’ouvrir sur d’autres horizons qu’à me libérer du temps puisqu’au final j’avais au mieux 2h30 avant de retourner le chercher (et -léger détail- Pouss2 sur les bras). Certaines crèches proposent aussi des créneaux à temps partiel pour boucher les trous. Bien entendu, l’aide ne s’arrête pas à la garde d’enfant. Congé parental d’éducation ne veut pas dire qu’en prime vous devez vous farcir toute la popote, le ménage, les courses etc. Nous sommes des fidèles d’Auchandirect et avons eu la chance de pouvoir garder notre femme de ménage pendant le congé. Honnêtement je pense que si j’avais du faire le ménage en prime l’issue aurait été soit un placement des enfants suite à une visite de notre domicile par les services sociaux soit mon internement en psychiatrie. Par contre je trouve que ce n’est vraiment pas évident de caser deux enfants, à tel point que je n’ai même pas pu profiter du congé pour faire ma rééducation périnéale (et je ne vous parle même pas d’activités un peu plus présentables dans les dîners mondains).
  • Voir du monde. L’idéal est d’avoir quelques amies (désolée pour les quelques hommes concernés…) dans la même situation et proches géographiquement, mais ça n’est pas toujours évident. A défaut, il y a de plus en plus d’initiatives pour les futurs et jeunes parents qui permettent de sortir un peu et de rencontrer du monde : réunions d’associations sur l’allaitement (voir ici l’article de Ségolène sur le sujet), ateliers de portage ou de massage de bébé, baby gym, maisons vertes, etc. Pour savoir ce qui se passe près de chez vous, vous pouvez par exemple contacter la PMI (qui ne sert pas qu’à culpabiliser les mères allaitantes). Ainsi on peut échanger sur les difficultés et découvrir qu’on n’est pas les seuls chez qui ça ne se passe pas comme chez Laurence Pernoud. Les bébés (même très jeunes) aiment bien aussi qu’il y ait un peu de mouvement et trouvent généralement nos activités (lire, être sur l’ordinateur, téléphoner…) ennuyeuses. Et puis vous allez découvrir les bébés des autres, qui d’une part sont tous moches par rapport au vôtre, et d’autre part font généralement un truc qui vous semble franchement insupportable et que le vôtre ne fait pas, ce qui vous le rendra d’autant plus aimable. Pour ma part, j’ai trouvé que le gros hic de beaucoup de ces activités est qu’elles se déroulent en début d’après-midi : LE moment de la (longue) sieste de Pouss1. Et bien sûr ce n’est pas parce que vous êtes en congé que la vie doit tourner autour des couches. Pourquoi pas voir une expo ? Faire une balade ? Du shopping ? Il peut aussi y avoir des concerts « adaptés », pas trop bruyants (évitez le pogo sur Rage against the machine), où on peut facilement aller et venir, par exemple un groupe de jazz dans un bar (maintenant qu’ils sont tous non fumeurs -les bars, pas les groupes de jazz)), ou un événement en plein air, où d’éventuels cris de bébé passeront plus facilement inaperçus. En ce qui me concerne j’ai fait un certain nombre de répétitions musicales (je chante) avec Pouss2 sous le bras, ça s’est plutôt bien passé. Si vous avez peur de sortir avec bébé, commencez facile : pas trop loin, un endroit d’où on peut partir facilement, avec des gens bienveillants… Le portage rend les choses vraiment plus pratiques, j’ai pu faire plein de choses seule avec les deux (métro, TGV, McDo, cafés, etc). Attention, autant internet est vraiment devenu un super lieu de rencontre pour les parents, autant ça n’est pas la même chose que de voir des gens en vrai. Ne serait-ce que parce que pour le poussin, se retrouver au milieu d’autres personnes, éventuellement dans un lieu inhabituel, c’est bien plus intéressant que d’être chez lui avec sa mère vissée à son ordinateur.
  • Connaître et respecter ses limites. Les enfants n’ont pas leur pareil pour nous pousser à bout, et plus loin encore. Avec le manque de sommeil qui est généralement le lot des parents d’enfants en bas âge, c’est un cocktail explosif. Encore une fois, c’est normal de n’avoir pas envie de s’occuper tout le temps de ses enfants, même (et surtout…) si on est en congé parental. Repérez les moments où la mayonnaise monte pour essayer si possible d’éviter les situations explosives. Acceptez qu’on ne peut pas toujours être disponible pour accompagner ses enfants, idéalement en passant le relai à quelqu’un, et si personne n’est disponible en vous isolant. Personnellement je pense qu’il vaut mieux dire à un enfant qu’on craque et le laisser hurler seul que de péter une durite devant lui (ou pire sur lui). Evidemment, parfois ce n’est pas possible, parce que même si le grand ne veut pas mettre ses chaussures vous avez quand même rendez-vous chez le médecin pour le bébé dans dix minutes (ah ça sent le vécu ?). J’ai testé pour vous, et je peux vous dire que de surenchérir dans les cris et l’énervement ne fonctionne pas, sans compter que c’est complètement contre-productif à moyen terme, l’enfant fonctionnant surtout par imitation. C’est plus efficace de rester calme et déterminé, même si c’est beaucoup plus difficile. On peut sortir momentanément évacuer sa rage en criant un bon coup et/ou en tapant sur un objet inanimé (avez-vous donc une âme ?), ou encore se promettre une « récompense » pour plus tard (un carré une tablette de chocolat, un bon bouquin/une bonne série, un coup de fil, un achat plaisir… enfin ce qui vous motive !). Dans une journée, essayez de ménager quelques plages pour vous (à commencer par une douche, et non bébé ne deviendra pas psychopathe parce qu’il a pleuré tout seul le temps que vous vous rinciez les cheveux).
  • Préparer l’après. Même si vous voulez vous consacrer à vos enfants, y compris après leurs trois ans, il y a bien un moment où vous aurez envie de faire autre chose. Personnellement ça ne me semble pas très sain de construire toute sa vie autour de ses enfants (ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut pas s’y consacrer à 100% sur certaines périodes bien sûr). Si vous reprenez votre poste à l’issue du congé, « facile ». Il « suffit » de chercher un mode de garde dès que vous avez votre date de reprise et de vous tenir un peu au courant de ce qui se passe avant celle-ci. Si vous êtes dans un secteur où les choses bougent très vite, ça peut être utile de se remettre un peu dans le bain avant, par quelques lectures, ou en allant à un colloque par exemple. Si vous souhaitez vous réorienter, voir point 1 : il va être essentiel de trouver quelqu’un pour garder un peu votre poussin pendant vos diverses démarches pour mûrir votre projet (si vous n’en avez qu’un -de poussin, pas de projet- et qu’il fait de grandes siestes ça aide). Cette coupure peut vraiment être un bon moment pour réfléchir à autre chose. Enfin une autre option peut être de s’engager dans le secteur associatif, si vous n’avez pas de projet professionnel à court/moyen terme, afin de changer un peu d’air.

Pour ma part, le bilan est plutôt positif ; de toute façon je ne voyais pas vraiment de meilleure alternative, ce qui aide grandement à faire accepter la situation par tout le monde. D’ailleurs, lorsqu’est venu le moment de reprendre, je dois dire que j’étais un peu en overdose des poussins. J’étais donc parfaitement unifiée dans ma décision de les confier, l’un à l’école et l’autre à la crèche, ce qui a été un atout certain pour que les poussins s’adaptent à la nouvelle donne. Au niveau professionnel, n’en déplaise à Elisabeth, je n’ai pas l’impression de m’être trop tiré une balle dans le pied, ayant retrouvé à peu près ce que j’avais laissé, et l’interruption (un peu moins d’un an au total avec le congé maternité) ne se verra même pas sur mon CV puisque je n’ai pas quitté mon poste. A dire vrai, étant passée assez rapidement d’un extrême (m’occuper à plus de 95 % des enfants) à l’autre (travailler à temps complet à une heure de mon domicile), je crois que l’idéal serait sans doute une solution intermédiaire (qui n’est pas compatible avec mon poste actuel).

Au-delà des études, qui montrent tour à tour que les enfants qui ne sont pas gardés à temps plein par leurs parents (voire leur mère pour les plus réacs) deviennent ou pas des délinquants asociaux, je pense que c’est ça qui est vraiment important : un choix réfléchi et assumé, plutôt qu’une contrainte plaquée sur les parents.  Sans compter que dans la vraie vie tout ne se passe pas toujours comme on a envie, et certains choix auxquels nous aspirons peuvent nous être refusés par les circonstances (que ce soit de devoir travailler pour des raisons financières ou de devoir rester à la maison par absence de mode de garde -ce qui serait le cas d’environ un quart des congés parentaux, d’après le rapport Tabarot). Un enfant s’épanouira plus difficilement s’il passe ses journées avec une mère dépressive, qui ressent la situation comme un enfermement imposé. Et inversement, il aura plus de difficultés à s’adapter à la séparation si elle est très mal vécue par un de ses parents. Dans une société où les parents sont relativement isolés, le développement de modes de garde de qualité et répondant à la diversité des situations (temps partiel, accueil ponctuel…) est en tout cas une vraie nécessité. Enfin je sais que ce n’est pas le style de la basse-cour, mais par pitié finissons-en avec les « mommy wars » : la vie avec des enfants en bas âge est difficile et fatigante, qu’on travaille ou pas. Chaque situation a des avantages et des inconvénients, et surtout chaque famille a des contraintes et des envies différentes. La parentalité n’est pas un concours.

Photo : une scène prise sur le vif pendant mon congé, au pied de la montagne Sainte-Geneviève

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163 Responses to “Le congé parental”

  1. chaponne dit :

    Je veux juste ajouter que le coup du « ce n’est pas parce qu’on est à la maison qu’il faut s’occuper 24h/24 et 7j/7 des enfants » c’Est surtout aux autres qu’il faut le faire comprendre 🙄

  2. @Opale, je réalisais qu’en France, contrairement à d’autres pays comme l’Allemagne où c’est l’inverse, c’est presque mal vu de prendre du temps avec ton enfant, c’est suspect. La mère au foyer n’est pas valorisée. L’avantage est que par rapport à ces pays nous avons une offre de modes de garde bien meilleure mais l’inconvénient c’est qu’on se sent parfois sur des rails où on ne voudrait pas être… Difficile de faire la part entre conditionnement social et ce dont on a vraiment envie je trouve !

  3. @magda, tout à fait. Pour compléter mon commentaire précédent, en France ce n’est pas parce qu’on attend de la femme qu’elle retourne vite au boulot qu’on va lui garder sa place au chaud… Mais je vois à mon boulot (et chez moi 😉 ) de plus en plus d’hommes qui déjà s’investissent plus concrètement, arrivent tard et/ou partent tôt pour gérer école/crèche/nounou. C’est un petit pas mais pour moi (indécrottable optimiste 😀 ) le signe que les choses évoluent dans le bon sens : une fois que les hommes seront impliqués aussi on finira peut-être par accepter qu’on ne peut pas faire comme si on n’avait pas d’enfants, ça fait simplement partie de la vie.

  4. opale dit :

    @rysy, ouais, moyen car je cumule un peu les galères depuis la reprise du boulot : malade, bébé aussi qui attrape les miasmes de la crèche mais qui se remet assez vite par contre, nous les parents, on morfle ! Et pour couronner le tout, ma chef adorée me colle une réunion entre 17 et 21 h début décembre sans même me demander si ça va le faire avec le bébé ! Et oui, le boulot me gave aussi graaaaaaave car beaucoup de boulot depuis la reprise, y’a des moments où je me sens presque comme une esclave …j’arrête pas du matin au soir ….et ma chef (qui a jeune fille au pair + nounou non stop à domicile avec son GROS salaire) me parle de faire des concessions … 👿 👿
    Donc, pour répondre à ta question, en ce moment, je suis hyper énervée et j’ai envie de démissioner tous les jours ou de lui mettre ma main dans sa g…. 👿 👿
    Mais je retrouve le sourire avec mon bibou :mrgreen:

  5. @chaponne, mais c’est toute la maternité qui est une ambivalence géante ! Je veux un bébé/je veux garder ma liberté, c’est incroyable d’être enceinte/je veux prendre une cuite, l’accouchement c’est tellement puissant/je peux plus m’asseoir, allaiter c’est le top/je veux que bébé me lâche la grappe, bon je continue ou vous avez compris :mrgreen: ?

  6. opale dit :

    @La poule pondeuse, complétement d’accord avec toi, la mère au foyer n’est pas valorisée et je dirai même qu’elle est trop souvent jugée par rapport à ses choix !

  7. opale dit :

    @La poule pondeuse, oui, c’est une bonne chose si des hommes s’investissent en partant + tôt mais selon l’entreprise où tu travailles, c’est pas toujours possible ou bien vu …
    C’est vrai que parfois, on a l’impression que pour certains, les enfants n’existent pas … genre ma boss, qui est pourtant une femme mais avec des dents longues comme des épées et 2 personnes à domicile pour s’occuper des ses 2 mômes et qui s’en tape de me coller une réunion à 21 h alors que j’allaite encore mon bébé (ça, ça la choque aussi d’ailleurs, « quoi, vous allaitez encore à 7 mois « !!!!).
    Parfois, je te jure que j’hallucine !!

  8. rysy dit :

    @opale, ce n’est pas bien drôle tout ça. Le contenu de ton job t’intéresse-t-il toujours autant ? Tu aimerais pouvoir être plus sereine tant au travail qu’à la maison ?
    Et 17h-21h, c’est dans tes horaires ? Tu es cadre dirigeant et bien sûr l’avenir de ton entreprise dépend de cette réunion à une heure adaptée ??? 👿
    Le truc positif, c’est que tu es prévenue en avance et tu peux t’organiser.
    Quant à ta chef, sors-lui 2 ou 3 statistiques sur l’absentéisme des mères qui allaitent leur bébé vs celles qui n’allaitent pas. :mrgreen:

  9. rysy dit :

    @opale, @La Poule

    La chef adorée me semble prendre les stéréotypes masculins encore plus que ses propres collègues, non ?

    Si vous avez du temps (hum hum 😛 ), voici quelques liens* sur les changements de mentalité qui peuvent vous intéresser :

    – une enquête sur les attentes des pères managers
    micro synthèse : http://www.equilibres.eu/wwwPublic/docroot/equilibre/pdf/France5_emploi_150208.doc
    enquête : http://www.equilibres.eu/wwwPublic/docroot/equilibre/pdf/RAPPORT_ENQUETE_PERES2.pdf

    – une guide de la promotion de la parentalité auprès des salariés masculins fait par l’ORSE : http://www.orse.org/site2/maj/phototheque/photos/actualite/guide_promotion_parentalite.pdf

    La Poule, tu as raison d’être optimiste. J’ai un livre de Dominique Meda « Le temps des femmes, vers un nouveau partage des tâches » que mon mari a lu. Cela l’a fait réfléchir sur l’égalité entre nous et il envisage fortement de prendre un CPE à temps partiel après mon CPE, pour voir grandir son fils. Il dit que c’est suffisamment important pour lui pour accepter une perte de salaire (question de priorité, dit-il).

    * J’espère que c’est ok si je mets autant de liens dans les messages.

  10. MAlice dit :

    Fidèle lectrice de la Poule je me hasarde rarement à laisser un message (en général j’arrive après la bataille, donc tout est déjà dit 😉
    Ici choix de rester avec bébé pour raisons pécuniaires. De toute façon on venait de changer de région et je n’avais pas encore trouvé de boulot.
    Après 2 ans à la maison avec Teddy j’avoue que je pète un câble. Certes je ne suis pas super sociable, donc il n’y a que 2 demi-journées Maman/Bébé pour le bien de bébé (pas de place en halte garderie).
    J’ai arrêté les sorties Maman/bébés malgré de super personnes rencontrées sur Internet : j’en avais marre de parler uniquement des poussins et puis la plupart d’entre-elles a repris le travail.
    Un seul passage en PMI : remarque sur l’allaitement mal vécue.
    Pour le reste du temps c’est lui et moi. Papa a des horaires de fou et le reste de la famille habite à plus de 1000 km.
    Les sorties avec les amis du Papa (sans enfant)se sont arrêtées subitement : on se demande pourquoi. Paraît que notre seul sujet de discussion serait les bébés Youpi ! Et puis eux auront des enfants bien élevés qui feront leurs nuits, ne courront pas dans les appartements etc… Mouais
    Donc j’attends avec impatience la maternelle. Pour l’instant j’ai surtout l’impression de vivre un enfer et de pourrir ma relation Maman/bébé, dommage.
    Merci Poule pour tous tes articles et surtout tes sourires.

  11. bigou dit :

    @La poule pondeuse,
    Ici en Hollande la plupart des femmes travaillent à temps partiel (3 ou 4 jours) et il y a de plus en plus d’hommes qui passent à 4 jours après la naissance de leurs enfants. Ainsi, les bébés vont à la crèche 2à3 jours par semaine et le reste du temps il y a papa ou maman à la maison 🙂
    Ce compromis entre le temps plein vs. la maman au foyer séduit beaucoup de Hollandaises, ce qui explique un taux élevé de femmes actives, (+ de 80%).

  12. opale dit :

    @rysy, ma chef adorée est pire que les stéréotypes masculins, c’est un DRAGON … 👿

  13. opale dit :

    @rysy, non, c’est vrai qu’en ce moment, mon job me saoûle et je ne suis pas du tout sereine donc grosse remise en question et mon salaire ne justifie certainement pas cette réunion de m…. qui va avoir lieu le soir à la différence de ma boss qui doit multiplier mon salaire par 6 et qui glande toute la journée …
    Concernant les statistiques sur l’absentéisme des femmes qui allaitent; autant lui parler en chinois ancien … 😡

  14. opale dit :

    @bigou, ça fait rêver tout ça ❗ ❗

  15. @rysy, j’ai pas le temps de lire là mais merci pour les liens ! (le filtre à spams est réglé pour être assez laxiste sur le nombre de liens, heureusement)

  16. @MAlice, oh ma pauvre ! C’est vraiment super dur d’être dans une situation de ce type par obligation. Quelques idées en vrac (et pas forcément adaptées mais sait-on jamais) pour adoucir un peu le quotidien :
    – voir avec le papa s’il ne peut pas faire un effort sur les horaires, ou prendre des journées ou 1/2 journées où tu pourrais faire des trucs pour toi
    – faire du troc avec tes voisins : ils te gardent Teddy quelques heures en échange d’un autre service (en fonction de leurs besoins, de tes compétences) -ou s’ils ont aussi des enfants, proposer que tu gardes les enfants tel jour/après-midi, et les voisins un autre
    – trouver une activité pour toi où tu pourrais emmener ton fils, par exemple un engagement associatif.
    – s’il a 2 ans 1/2 en janvier essayer de le mettre en toute petite section à la maternelle ?

  17. magda dit :

    @La poule pondeuse, @opale: moi mon chef c’est un homme et il n’a pas d’enfants…du coup depuis que nous avons des congés de 1 an il n’arrête pas de chialer. Et il a déjà ouvertement affirmait que les femmes dans les places décisionnelles c’est juste bon après les enfants dans la 40-aine avancée…Du côté des hommes chez nous le père a désormais 5 semaines de congé de paternité et peut partager le congé parentale de la mère (donc je crois un 35 semaines), et il arrive de plus en plus souvent que les hommes prennent une partie de ce congé. Moi, mon mari il n’a même pas pris ses 5 semaines d’un coup car son employeur faisait une crise (il faut dire que le remplacent de mon mari a eu un bébé a trois jours d’intervalle de nous et que la boîte est petite…)…Bref, je suis d’accord, il faut que les hommes s’investissent plus côté travail !

  18. MAlice dit :

    @ La Poule : Merci pour toutes tes idées 😳

  19. chaponne dit :

    @La poule pondeuse, non non continue, c’est bon! :mrgreen: Tu as oublié, je ne veux pas laisser mes enfants pleurer/ je veux dormir 😈 :mrgreen:

  20. rysy dit :

    @La poule pondeuse, Tiens, ce doc de l’ORSE est plus court, plus synthétique et il y a des images :mrgreen:
    http://www.orse.org/site2/maj/phototheque/photos/divers/argumentaire.pdf

  21. rysy dit :

    @bigou,
    En France aussi, 83% des femmes de 25 à 49 ans travaillent (et en plus le taux de fécondité est supérieur en France vs NL). Ce qui est révélateur, c’est que le taux d’activité des femmes baisse avec le nombre d’enfants :
    – 1 enfant de moins de 3 ans : 81,2 % (hommes : 97,7%)
    – 2 enfants dont au moins 1 de moins de 3 ans : 64,3 % (hommes : 97,4%)
    – 3 enfants ou plus dont au moins 1 de moins de 3 ans : 43,8 % (hommes : 95,9%)
    (Source Insee 2008).

    Si jamais tu as des statistiques équivalentes pour les Pays-Bas, cela m’intéresse vraiment. Cela permettrait de voir l’impact de ce travail à temps partiel sur le taux d’activité en fonction du nombre d’enfants.

    Dank U wel !

  22. bigou dit :

    @rysy,
    Goedendag!

    Sur le site du CBS (l’équivalent de L’INSEE)je ne trouve pas vraiment le même genre de statistiques sur NL
    (nombre d’enfants, taux exact de femmes qui continuent à travailler.)
    Ce que j’ai trouvé: 90% des femmes continuent à travailler après la naissance du 1er enfant, mais 56% des Hollandaises
    font les choix de diminuer le nombre d’heures de travail hebdomadaire.
    La tradition Hollandaise des temps partiels incite apparemment les femmes à continuer à travailler. (donc le travail à temps partiel n’est pas si anti-féministe, comme le disent certaines personnes).

  23. ludieclemma dit :

    je suis ravie de tomber ici …
    perso je suis dans la cas ass mat, peu de revenus car des petits contrats dc je prends un cpe … qui vaudra financierement mon ex salaire … largement !
    mais la question c est a t on un courrier de la caf car à part un email me confirmant positivement le cpe je n ai rien eu (???) et si j avais un employeur je l aurais prevenu 10 jours avant (???) … Et quand on appelle c est limite aimable … moi tant que je n ai pas de papiers je n ai pas confiance en ces administrations … qui a eu le meme cas ?…

  24. opale dit :

    @rysy, pas trop le temps pour le moment mais le peu que j’ai lu semble intéressant !
    J’y reviendrai plus tard.

  25. opale dit :

    @ludieclemma, de mémoire, je n’avais pas reçu de courrier confirmant mon CPE mais si tu as eu un email, conserve-le bien car c’est ta confirmation en fait.
    Sinon, va sur leur site et tu verras très vite si ton « dossier CPE » a été mis à jour !
    Si tu avais eu 1 employeur, tu lui aurais envoyé une lettre recommandée !

  26. rysy dit :

    @toutes, je ne sais plus où j’avais lu ça, mais l’idée que le CPE est « réservé » aux femmes est bien ancré puisque même la CAF écrit à la femme pendant son congé de maternité pour lui rappeler son droit au CPE et non au père au futur gamin. 👿 👿 Et effectivement, il me semble que c’est ce qui s’est passé pour nous. Et pour vous ?

    @ludieclemma idem, je n’avais pas reçu de courrier il me semble. En revanche, en renvoyant les documents demandés pour déclarer le fait que je prenais un CPE, j’avais glissé un RIB. Et j’ai vu sur mon compte en banque qu’il avait été pris en compte 🙂

  27. @MAlice, j’ai pensé après aussi : si l’école ne le prend pas tu peux peut-être essayer le centre de loisirs le mercredi, ils sont souvent plus souples.

  28. @rysy, oui c’est vrai ça, grrrrrr! D’ailleurs j’ai reçu leur courrier m’indiquant que j’avais assez cotisé pour bénéficier du CLCA alors que je venais de poster la lettre avec TOUS les justificatifs d’activité sur les 4 dernières années 👿

  29. Clemys dit :

    Je suis désolée mais je manque de courage pour lire tous les commentaires !
    J’ai pris 1,5 ans de CPE + congé mat soit 2 ans d’interruption de carrière. Question pro, j’ai pu changer de job entre les 2, et je ne mettrais pas sur mon cv mon CPE. ça regarde personne 😉
    Question pratique MAF : je me suis fait un réseau de copines dès la grossesse grâce à l’aquagym prénatale et après la naissance grâce à la LLL, on se fait des goûters, des sorties aux squares ect. c’est mes « collègues de couches », parfois on se retrouve même sans gamins pour aller picoler dans les bars ! comme avec n’importe quel collègue en somme !
    Et surtout, j’ai beaucoup été dans les PMI, autour de chez moi il y avait quasiment un centre PMI ouvert tous les jours de la semaine avec un grand espace de jeu et des mamans et des puers sympas (si si ça existe) c’est formidable quand il fait moins 15 dehors pendant 6 mois et qu’il pleut/neige… en plus là, rien est dangereux, on peut arrêter de dire « non » (non pas les prises, non pas les vases, non on mange pas les semelles de chaussures de maman, non celles de papa non plus…)
    Enfin, j’ai eu la chance d’avoir un place en halte garderie au moment où j’ai ressenti le besoin de lâcher le poussin il y allait deux après midi par semaine de 14h à 18h et l’équipe était formidable !
    Enfin, pour éviter de péter un câble en étudiant tous l’archivage des forums maman nature pour savoir quelle CL choisir, j’ai préparé et réussi un Master 1 grâce à l’enseignement à distance (et j’en suis pas peu fière 😉 )
    Et quand j’en ai eu marre : j’ai eu une place en crèche et un nouveau job super sympa !!!! et donc je suis passée de 100% MAF à 100% boulot, et je suis ravie ! (et mon poussin aussi)
    Le seul bémol, c’est que j’aimerai faire pour le 2e comme pour le 1er, et là j’ai aucune envie ! donc je pense qu’ils auront beaucoup d’écart (je commence à comprendre pq j’ai neuf ans d’écart avec ma sœur…)

  30. Olympe dit :

    Argh… Ca y est, mon ordi tombe en panne et quand je reviens, il y a des centaines de commentaires sur mes blogs préférés ! Pas encore tout lu…

    En tout cas, comme toujours, totalement d’accord avec toi.

    Ce qui questionne sur ce sujet, c’est évidemment le nombre de situations subies (qui concernent majoritairement les femmes, comme souvent, d’ailleurs…) pour des raisons financières, mais aussi sociales et parfois même de façon inattendue. Une de mes connaissances, dans un milieu très féministe, a fait une très grosse dépression parce qu’elle a repris le travail classiquement à la fin du congé mater’ alors qu’elle aurait voulu prendre un congé parental, mais n’assumait pas du tout face à son entourage de dire qu’elle voulait rester à la maison.

  31. Olympe dit :

    Et merci de m’avoir fait découvrir le blog « Juste après dresseuse d’ours » 🙂

  32. Olympe dit :

    Allez, j’ai récupéré mon ordi alors je fais 10 000 commentaires : méga-lol pour la photo. 😆

  33. opale dit :

    @La poule pondeuse, ils z’aiment bien les papiers ces gens-là :mrgreen:

  34. emelire dit :

    bien sûr « chaque famille » « chaque situation » a ses avantages et ses inconvénients… pfff mais la réalité c’est beaucoup de divorces, beaucoup de chômage y compris masculin, beaucoup d’insécurité et de l’argent toujours aussi nécessaire, donc garder son contrat de travail et ne pas tout larguer est une sécurité mathématique.

    Je ne me suis pas arrêtée pour mes 2 gamins rapprochés, j’ai repris le boulot et les ai mis en crèche dès leurs 2 mois 1/2 et j’étais épuisée, larguée, usée, et blasée de cette société qui fonctionne comme ça, c’est à dire avec des chiffres et du chiffre.

    Et c’est aussi cette optique que je porte en étant féministe : que le monde de l’entreprise ne soit pas invivable quand l’enfant paraît car ce sont surtout les femmes qui en pâtissent actuellement (soit en termes de fatigue extrême avec des conséquences pour elles et la famille, soit en termes de femmes qui « choisissent » de quitter l’entreprise parce que la quadrature du cercle boulot/enfant est ingérable, perso je l’ai gérée mais j’en ai de très mauvais souvenirs).

  35. Opale dit :

    @emelire, oui, je te comprends quand tu parles de fatigue extrême, j’ai un job assez difficile, avec beaucoup de stress et de responsabilités et j’allaite encore mon bébé mais financièrement, on a pas toujours le choix de rester plus longtemps à la maison …c’est vrai que c’est dur parfois d’être sur tous les fronts, d’autant que ma boss, perso, ne connaît pas l’empathie …(avec fille au pair et nounou 24 sur 24 à la maison, elle est totalement en dehors de notre réalité).

  36. emelire dit :

    Opale : oui tu as raison, cette option de congé parental peut être même inenvisageable à cause des finances. Bon courage à toi. Perso j’ai pas eu d’empathie non plus : ou bien gens sans enfant, ou « pire » dirigeante avec enfant qui m’expliquait qu’elle faisait exprès après ses maternités de rester encore + tard au boulot et de venir encore + tôt le matin et qui (ses enfants étaient devenus ados) passait sa vie au boulot … pour bien montrer sa totale disponibilité :o( Pour moi c’était une malade (même avec nounou, se comporter comme ça montre à quels extrêmes le système peut pousser …).

  37. @emelire, ça n’a pas du être facile ! Et effectivement c’est aussi ce que je sous-entendais dans la diversité des situations : il y en a pour qui la contrainte financière est si forte que ce n’est plus vraiment un choix (soit prendre un CPE parce que les frais de garde sont supérieurs ou équivalents au salaire, soit ne pas prendre de CPE car le budget familial n’y survivrait pas).
    Pour ma part je pense aussi que le féminisme ne doit pas faire comme si les femmes n’avaient pas d’enfants ! Et on ne peut pas complètement exclure l’enfant du raisonnement d’ailleurs, quand tu dis que les femmes en pâtissent, c’est tout à fait vrai mais du coup les enfants aussi. Contrairement à Badinter qui oppose l’enfant à la mère, je pense que le vrai défi c’est de trouver des solutions dont tout le monde sort gagnant, le père, la mère et l(es)’enfant(s). OK ça fait un peu bisounours comme ça mais je pense qu’il faut des objectifs ambitieux 😆

  38. pupuce dit :

    ahem. je veux décourager personne, hein, mais…
    j’ai rencontré le prince charmant. on a fait un bébé.
    avec le petit tout baigne, pas de souci, lui je le garde. lol
    en revanche avec son père…
    la première année année de CP j’étais pleine de bonne volonté. »nan chéri laisse je vais le faire toi tu bosses », « oui oui ça va je gère c’est bon », « ok je comprends je bosse plus faut réduire les dépenses », etc.
    mode couillonne formatée, en quelque sorte> zéro dépense superflue, zéro loisir, zéro mode de garde, zéro aide nulle part (puisque même mon forfait de tel avait été réduit histoire de bien limiter les contacts. )
    la deuxième année je faisais 99% des tâches ménagères, je tondais la pelouse avec bébé en écharpe sur le dos, je gérais les nuits (toujours difficiles hélas), j’allaitais encore (pas faute d’avoir tenté le sevrage mais le mâle dominant a donné deux fois douze secondes de biberon au total), j’allais chez le gynéco avec bébé et grand de 10 ans (pas non plus de fric à perdre en périscolaire…), ma sortie hebdomadaire c’était le stade municipal
    je termine la troisième année, là. le prince charmant s’est révélé être un connard des années 50 voire pire, ça a fini par devenir invivable, on divorce. je suis plus d’humeur sacrificielle on va dire.
    je ne dirai pas que le CP est responsable. mais je dirais à celles qui ont eu du mal à le faire accepter par leur chéri, ou qui ont eu des efforts financiers à fournir en sacrifiant leur épargne, ou qui ont eu à payer de leur personne faute d’épargne, comme moi, de peut être pas aller au bout des trois ans. le Cp par sa faible rémunération et sa considération pas distinguée (lol) met la femme dans une position dangereuse. A court terme ça passe, on est quand même bien dressées depuis toutes petites à prendre sur nous, mais à la longue ça peut déraper.
    perso je suis limite contente, je n’aurais jamais cru que le prince charmant était minable, vaut mieux ouvrir les yeux maintenant que dans vingt ans. mais quand même ça fait mal tête de redémarrer de zéro avec deux enfants et 500 euros par mois (même si ça va pas durer dix ans faut passer le cap), donc faisez gaffe à vos fesses les autres, hein.

  39. Ficelle dit :

    @pupuce, 🙁 désolée pour toi. C’est un peu ce que dit E. Badinter: s’occuper des enfants c’est bien, être indépendante financièrement, c’est vital… Dur, dur en tout cas!

  40. Ficelle dit :

    @La poule pondeuse, si on était sur FB, je lèverais le pouce 😉

  41. @pupuce, oh je suis aussi vraiment désolée de lire ça. J’imagine que dans ce cas le CPE a été un révélateur plus que la cause véritable. Je te souhaite en tout cas de rebondir vite dans une situation plus épanouissante pour toi.

  42. oudy dit :

    Je viens de découvrir ce blog, c’est génial!!! moi j’ai repris le boulot à temps plein aux 6 mois de fiston, a une heure de chez moi et sans famille à coté pour le récupérer à la crèche en cas de problème…;et bien j’ai tenu…à peine 2 mois!!! je suis en arrêt pour « burn-out » grosse fatigue et grosse tension…avec en plus un bébé qui se réveille encore la nuit…et même quand il ne se réveille pas il fait des bruits de dodo et ça nous réveille mon mari et moi (pas de chambre pour bébé, on vit a paris 🙁 !)
    Fiston est génial mais ça fait 8 mois qu’on est pas sorti en couple, 8 mois qu’on dort pas ou mal et je veux passer du temps avec fiston…on a mis trèèèèès longtemps à l’avoir (FIV icsi) et je ne veux pas le laisser 10 heures à la crèche et le voir 20 min le soir!!! je tire mon chapeau aux mamans qui travaillent à temps plein parce que moi j’en suis incapable!!! je rêve d’un cpe de 3 ans dès le premier bébé…6 mois c’est trop court!!

  43. @oudy, bienvenue ! Et pas facile tout ça, j’espère que tu vas réussir à retrouver un équilibre avec ton fiston.

  44. Catwoman dit :

    Au départ 4 mois de CPE puis finalement je démissionne et je fais le choix d’arrêter de travailler pendant un an pour m’occuper de mon bébé. Dans la décision, il est évident qu’il faut être motivée pour s’occuper de son bébé (car même si on l’aime de tout son coeur il y a quand même bien des moments où 👿 😥 🙄 vous aurez compris) mais il faut sûrement ne pas avoir grand hâte de reprendre le boulot et dans tous les cas il faut du financement.

    Pour le boulot, j’ai beaucoup donné pendant quelques années : semaines de 45-50h, trajets de folie… Continuer à ce rythme était exclu et faire du temps partiel me semblait peu jouable. D’ailleurs, honnêtement les filles et sans être rétro, avoir un poste à responsabilité à temps partiel, ça me semble un peu vouloir le beurre et l’argent du beurre… Mais ça dépend peut-être des secteurs d’activité aussi. Sinon j’avais une option pour un boulot plus tranquille proche de la maison mais j’avais envie de rester avec mon bébé et très certainement que j’avais aussi besoin de me poser un peu et d’arrêter de courir tout le temps avec le stress et la fatigue…

    Niveau finance, je zigouille mes économies, on fait des restrictions et ma famille m’a un peu aidé. À la rentrée on a eu une période chaude et les soucis d’argent ça plombe carrément l’ambiance donc c’est certain que la décision ne peut pas se prendre à la légère.

    Maintenant sur l’isolement de la femme au foyer, ben je suis un peu en plein dedans là. Pas de famille à moins de 550km, pas tellement de copine dans le coin non plus et aucune avec bébé qui soit un peu proche… Franchement c’est pas évident tous les jours, même si je ne regrette pas du tout mon choix. Les journées en tête à tête avec bébé sont parfois longues et j’aimerais bien avoir l’occasion de discuter un peu avec d’autres nanas, autres que les caissières de Monop / Picard quoi 😉 En plus, ma pitoune me lâche pas beaucoup la grappe (vivement qu’elle marche et qu’elle puisse se déplacer toute seule). Du coup depuis quelques semaines, comme j’en souffre pas mal, je m’active pour trouver des solutions avant de trop péter un câble mais au bilan, je trouve qu’il y a un grand vide à ce niveau et c’est bien dommage.

    Suite aux commentaires, je me suis renseignée sur les maisons vertes, il y en a une apparemment dans ma ville mais bof (allez savoir pourquoi j’aurais l’impression d’aller à une thérapie de groupe). Je me suis inscrite pour des séances de langage des signes pour bébé en janvier, on verra si c’est sympa.

    Je vais aussi essayer de la laisser une après-midi par semaine ou 15j en halte-garderie. Non seulement, j’ai besoin de retrouver un peu de temps pour moi mais je crois qu’elle a aussi besoin de voir d’autres enfants et adultes pour rompre la routine et découvrir d’autres choses. Sincèrement, j’ai un peu honte (même si dans la famille tout le monde me bassine depuis des lustres pour que je le fasse). Je trouve que c’est quand même un comble de s’arrêter de bosser pour s’occuper de son bébé pour finalement le laisser en garde 🙄 Déjà financièrement c’est absurde mais ça fait aussi « Ben alors on a cru qu’on était plus maligne et qu’on allait y arriver et finalement on s’en sort pas ? » 😕

  45. opale dit :

    @Catwoman, c’est vrai que lorsque l’on fait le choix de s’arrêter pour s’occuper de son bébé, c’est important de prendre du temps pour soi sinon il y a de quoi péter un plomb au bout d’un moment !
    Faire du sport, sortir avec son homme … et même pour le bébé, c’est important de le sortir du cercle « maman »-bébé » !
    C’est vrai que financièrement, pour moi aussi, j’ai touché à mes économies car avec 500 euros du CPE, on va pas loin avec ça pour vivre !
    Je te souhaite plein plein de bonheur et profite bien de ton bébé car aujourd’hui, moi, qui ai repris le travail, je pense avec nostalgie à mon CPE (alors que pendant, j’avais très envie de reprendre le boulot – ah lala, jamais contente :mrgreen: )!

  46. @Catwoman, pour les maisons vertes c’est très informel, les gens vont et viennent, pas de grand cercle « Bonjour, je suis Catwoman et je suis en congé parental » « Bonjour Catwoman » :mrgreen:
    Moi je ne trouve pas absurde de laisser un peu bébé en garde, en plus en halte pour une petite durée ce n’est pas très cher (quelques €). Le congé parental n’est pas un contrat signé avec ton sang de ne vivre que pour et par ta fille 😆

  47. Catwoman dit :

    @La poule pondeuse, hier la pédiatre qui me dit que la maison verte de Compiègne c’est plus groupe de paroles avec parents qui ont généralement des problèmes 😆 Donc oué ben non..
    Sinon j’assume mon choix mais clairement on est plutôt formatées pour reprendre le boulot et la nana qui s’arrête de bosser longtemps, elle a quand même une étiquette de glandeuse alors trouver que c’est pas facile et qu’on a besoin de temps pour soi, ça tire sur l’abus. Ne serait-ce qu’hier, je croise dans la rue mon ancienne esthéticienne et elle me sort un bon « Alors tu imagines moi avec des jumeaux, et MOI je travaillais en plus ». Je saurais quoi lui répondre a posteriori et dans un sens elle a raison c’est pas simple de travailler en même temps mais 😡

    Il y a quand même des jours où je me demande comment font les assistantes maternelles (moral d’acier + organisation aux petits oignons ?). D’autant que si moi je pète un câble c’est une chose mais l’assistante maternelle, ça le fait pas trop si elle se met à hurler « j’en ai maaaarrre » 😆

  48. Anne Cé dit :

    @Catwoman, et il n’y a pas d’associations qui t’intéresseraient dans ton coin ?
    pas forcément des associations de maternage ou de parents, si tu as envie de parler d’autre chose que de bébés, tu peux aussi t’investir dans un autre domaine. (et pourquoi pas venir aux activités avec ton bébé ? qd j’étais en congé parental, je l’ai fait régulièrement pour une asso dont je suis membre et les autres étaient ravis de voir ma fille en fait ! limite j’avais des reproches les fois où je pouvais la laisser au papa :mrgreen: )

    quant aux assistantes maternelles, heureusement pour elles c’est toujours plus facile avec les enfants des autres. et puis, les enfants s’adaptent aux personnes aussi et sont généralement bien plus exigeants et demandeurs (casse-c… 😈 ) avec les parents qu’avec des personnes moins proches !

  49. Anne Cé dit :

    @pupuce, oh, moi aussi je suis désolée pour toi. je te souhaite bon courage, j’espère que tu peux trouver du soutien dans ton entourage familial ou amical. et puis, comme la Poule, je te souhaite de trouver vite un nouvel équilibre !