Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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Tokophobia

Par  • Le 26 octobre 2009 à 8:40 • Catégorie : Faire un bébé, Naissance

munch_thescream Quelle femme n’a pas peur d’accoucher ? Même celles qui sont intimement convaincues que c’est un acte naturel pour lequel leur corps est fait ont leurs appréhensions pour la naissance. Il est vrai que les raisons d’avoir peur ne manquent pas : peur de mourir et/ou de perdre son bébé bien sûr, mais aussi peur de l’hôpital, peur d’avoir mal, peur de perdre sa dignité, peur d’avoir des séquelles, peur de certains gestes médicaux, et bien d’autres encore. Et ce bien que la naissance n’ait jamais été aussi sûre, tant pour la mère que pour l’enfant. Même si cette peur est plus ou moins présente chez tout le monde, elle peut prendre des proportions très importantes chez certaines (jusqu’à prendre plusieurs contraceptions simultanées voire renoncer à avoir un enfant) : on parle alors de tokophobie (si vous n’êtes pas rebutée par l’anglais vous pourrez lire de nombreux témoignages ici).

Sans aller jusqu’à ces extrêmes, il me semble que plusieurs facteurs peuvent entretenir cette peur :

  • Quelle représentation de la naissance dans notre société ? L’image principale qu’on en a, dans les médias notamment, est celle d’un passage difficile, sous haute surveillance médicale, qui ne demande qu’à partir en sucette. Dans les films on voit souvent la femme au moment crucial, échevelée, rouge et suante, entourée par un tas de blouses blanches qui lui crient « Poussez ! pousseeeeeeeeez ! » (apparemment les scénaristes n’ont pas lu Leboyer), le plan suivant représentant généralement la mère parfaitement coiffée et maquillée avec un « nouveau-né » de six mois dans les bras. Ou alors si vous êtes fan de séries médicales (comme la Poule…) il y aura entre les deux un passage plein de sang et de stress où le beau médecin sauvera in extremis Maman et bébé d’une mort fulgurante dans d’atroces souffrances sous le regard enamouré de la jeune infirmière/interne. Perturbant, et globalement pas très tentant.
  • L’entourage a également un rôle important : quelle femme n’a jamais entendu des récits d’accouchements terrifiants, avec douleurs insoutenables, mort évitée de justesse, déchirures du vagin jusqu’à l’anus et j’en passe. C’est peut-être une sorte de bizutage, mais en particulier quand on est enceinte on est abreuvée d’histoires plus gores et terrifiantes les unes que les autres (soit de première main, soit l’amie d’une amie dont la cousine a une tante qui…). Certes, il n’est pas très constructif d’enfermer les femmes enceintes au pays des Bisounours sous prétexte qu’il ne faut pas les stresser, mais on peut peut-être trouver un juste milieu non ? Evidemment les récits de l’entourage très proche (notamment les femmes de la famille) sont les plus percutants pour la future mère, qui se sent logiquement plus concernée (il y a une part de génétique dans le déroulement de la grossesse et de l’accouchement, même s’il y a bien sûr de nombreux autres facteurs à prendre en compte). Mais il peut aussi y avoir eu un film ou une image mal à propos qui gardent une empreinte durable.
  • Enfin bien sûr il y a le vécu d’une mère lorsque ce n’est pas sa première grossesse et qu’un accouchement antérieur s’est mal déroulé et/ou a été mal vécu (il y a des naissances qui sont sans problème d’un point de vue médical -le fameux « la mère et le bébé vont bien »- mais qui laissent un goût amer à la femme, voire au bébé) ; on peut aisément comprendre qu’on n’y retourne pas volontiers. Si la naissance a nécessité une intervention médicale importante, cela peut entamer la confiance de la femme en ses capacités pour donner naissance et ajouter à son angoisse.

La peur d’accoucher est donc probablement une des choses les mieux partagées par les femmes (et ne parlons pas des hommes…). Alors comment atténuer et gérer ces peurs, qu’on les ressente soi-même ou qu’on y soit confronté chez une autre ?

Tout d’abord, il me semble que comme la plupart des peurs et phobies, celle-ci a une part d’irrationnel qu’on ne doit pas juger ou moquer. La première chose à faire est au contraire de laisser la personne vider son sac et exprimer ses peurs : voir sa souffrance entendue et reconnue est un premier pas vers le soulagement. Le simple fait de formuler certaines peurs à voix haute en présence d’une personne bienveillante peut déjà permettre de les éliminer. Au delà, se documenter, tant sur l’accouchement en général que sur la façon dont les choses peuvent se passer à la maternité choisie (si on est enceinte) peut également faire tomber certaines craintes. N’oublions pas que les choses évoluent (même si parfois trop lentement), et qu’un certain nombre de pratiques redoutées par les femmes ont été abandonnées : si votre mère ou votre grand-mère vous explique qu’elle a du subir un lavement et être intégralement rasée, sachez qu’il y a peu de chances que ça vous arrive. Même s’il y a encore une grande disparité entre hôpitaux et praticiens, l’épisiotomie systématique semble elle aussi être en déclin. Visiter une salle de naissance, éventuellement voir certains instruments, cela peut aider. Par exemple lorsqu’on me parlait de la ventouse je visualisais le gros truc en caoutchouc pour déboucher l’évier, en fait le modèle obstétrical est nettement moins impressionnant. Bien sûr une phobie plus profonde est irrationnelle et ne pourra être levée par des arguments objectifs (tous les phobiques de l’avion se sont vus répéter 2 372 fois que c’est le moyen de transport le plus sûr bla bla bla, avec autant d’effet que de cracher dans un violon) : dans ce cas il faut envisager une psychothérapie si on souhaite traiter sa phobie.

Une échappatoire à cette peur de l’accouchement peut être pour certaines la césarienne. Il me semble qu’il faut éviter cela au maximum, et rappeler que pour une grossesse et un accouchement non pathologiques, la césarienne est plus risquée que l’accouchement par voie basse, tant pour la mère que pour l’enfant. Bien sûr il ne s’agit pas de diaboliser la césarienne, qui a sauvé et sauve tous les jours des femmes et des enfants, mais simplement de l’utiliser à bon escient. Or pour beaucoup de personnes la césarienne paraît plus sûre que l’accouchement par voie basse, et c’est cette idée reçue qu’il faut à mon avis battre en brèche (si le sujet vous intéresse voir aussi cet article très bien fait de Césarine sur la césarienne de convenance). Ceci dit, il ne faut pas non plus être dogmatique, et respecter la détresse et l’angoisse des femmes qui ne peuvent surmonter cette peur (ou pas dans les délais de l’accouchement). De toute façon, si la tokophobie est trop importante, elle peut suffire à bloquer le processus de l’accouchement et conduire à une césarienne en urgence.

Personnellement je dois dire que j’ai longtemps trouvé l’accouchement terrifiant, et qu’au début de la grossesse du Poussin je n’en menais pas large (Ste Péridurale priez pour moi). Je trouve d’ailleurs que c’est un des tests pour savoir si on est prêt à avoir un bébé : être capable d’écouter un récit d’accouchement sanguinolant/de nuits épouvantables depuis 6 mois/de gastro explosive et d’avoir toujours envie d’un petit bout. Finalement, entre diverses lectures, les cours de préparation à l’accouchement, la visite de la maternité, des témoignages positifs d’amies ayant accouché dans ladite maternité, et probablement aussi l’influence des hormones et du SNU (syndrome du neurone unique, une complication fréquente de la grossesse…) combinés (avec un soupçon de méthode Coué ?), je suis arrivée à peu près rassérénée pour l’accouchement. Pour cette deuxième naissance qui se profile, je dois dire que le fait d’avoir déjà accouché par voie basse sans instruments me donne une certaine confiance en mon corps, d’autant plus que la deuxième naissance est censée être plus facile que la première. Le fait d’avoir aussi un projet bien ficelé, avec l‘accompagnement global et une bonne préparation, y contribue également. Et n’oublions pas la merveilleuse combinaison hormones-SNU. On verra dans trois mois… Ce petit topo « ma vie mon œuvre » n’est pas pour m’ériger en modèle à suivre (à moins que je ne lance une secte ? l’argent est un souci qui te retient… la Poule te débarrasse de tous tes soucis…) mais pour que celles qui seraient dans ma situation initiale sachent que ce n’est pas inéluctable.

Pour finir, je vous laisse sur cet extrait de Cette lumière d’où vient l’enfant de Frédérick Leboyer (je rappelle qu’il est obstétricien, né en 1918, et donc qu’il a du commencer la médecine dans les années 40, à une époque où la mortalité périnatale était encore loin d’être au niveau actuel).

– Quant à l’accouchement, ce ne sont pas les risques qui vous troublent. C’est la peur.

– La peur des risques ?

– Ah ! non, c’est là qu’est votre erreur. C’est là la confusion. Vous avez peur. Mais certes pas d’hémorragies, d’infections, de possibles quoique rares complications dont, au reste, vous ne savez rien.

– Je ne suis pas médecin.

– C’est votre chance. Une fois encore, pensez aux ennuis et ils arrivent.

– Mais alors, de quoi ai-je peur ?

– De tout et de rien. Vous avez peur. Un point c’est tout. Et vous vous mettez à projeter cette peur partout. Suivez-moi bien. Vous allez au cinéma et l’o vous montre un film d’épouvante. Si le film est bien fait, à mesure que les images défilent, la peur monte en vous. […]

– Cela m’est arrivé la semaine dernière, oh ! quel film ! Pendant trois nuits je n’ai pu dormir. […] Et je n’osais plus aller, le soir, dans la resserre.

– Qu’y a-t-il, dans la resserre, qui vous fasse trembler ?

– Des araignées.

– Qui, sortant du noir, vont se jeter sur vous et vous dévorer ?

– Oui, je sais, c’est stupide. Mais qu’y faire ?

– Non, ce n’est pas stupide puisque c’est. Donc, voici la peur imaginaire : vous savez bien que ces petites bêtes sont inoffensives. […] Elles n’ont pas plus d’existence que les images sur l’écran. Lesquelles, tout images qu’elles soient, vous ôtent le sommeil et ruinent votre estomac.

– Je vois.

– Or, il existe une autre peur qu’on pourrait appeler réelle : le feu peut prendre dans le cinéma. La pellicule est très inflammable. Un incendie peut détruire le bâtiment. Et votre vie. De cela, avez-vous souci ?

– Je n’y songe même pas.

– Quand vous allez au cinéma, vous n’allez pas, j’imagine, vous asseoir tout près de la sortie de secours au cas où…

– Je me mets au beau milieu de la salle.

– Face à l’écran. Pour bien voir. Au mépris de toute prudence ! Car si le feu prenait…

– Je m’en moque bien.

– Et vous avez raison. Donc, il existe deux sortes de peur, l’une réelle, l’autre imaginaire. L’une rationnelle, raisonnable, l’autre folle. Et vous voyez que, des deux, c’est la folle qui a le plus d’emprise sur votre vie.

– Quelle folie !

– Oui. Mais c’est ainsi. Or, il en va très exactement de même pour l’accouchement. Ces hémorragies, ces infections qui sont aussi réelles et rares que l’incendie au cinéma, vous vous en souciez comme d’une guigne.  Vous ne les connaissez même pas.

– Et de quoi donc ai-je peur ?

– D’aller dans la resserre. Vous avez peur des araignées. Cette peur, toute imaginaire qu’elle soit, est, pour vous, bien réelle. […] Pour combattre les effets de cette peur, que fait-on ? On construit des hôpitaux. Sans cesse plus grands, plus équipés, plus compliqués et plus ruineux. Lesquels, vous me l’accorderez, auront bien du mal à vous défendre des araignées.

(Image : faut-il vraiment présenter Munch ?)

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194 Commentaires »

  1. @pâte a crêpe, je transmet à ma puce toutes vos félicitations : à travers mes larmes de bonheur quand elle était sur mon ventre, la première chose que j’ai réussi à lui dire a été « félicitation ma fille, toi et moi on a fait du bon boulot ! ». Je ne me suis jamais autant concentré sur mon corps et ce qu’il avait à me dire que ce jour-là. Ma fierté vient autant de ma fille, qui a fait tout ce qu’il fallait pile poil au bon moment.
    Maintenant effectivement, je ne voudrais surtout pas culpabiliser celles pour qui ça ne se passe pas aussi bien : il y a tellement de paramètres qui entrent en compte, chacune fait au mieux de ce qu’elle peut, et il faut vraiment qu’elle soit bien entourée et soutenue. J’ai eu cette chance, et aussi celle de ne pas avoir eu de ralentissement sur l’autoroute ! 😆

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, ah oui l’accouchement sur la bande d’arrêt d’urgence ou à la station service, bof bof :mrgreen:
    Sans vouloir culpabiliser quiconque, je dirais que tu as pu te donner les moyens d’avoir l’accouchement que tu voulais (être très à l’écoute de ton corps, de ta fille etc), et qu’un peu de chance a permis que ça se passe aussi bien ! En tout cas ça me fait envie pour dans 2 mois (aaaah ça passe trop vite ! 😯 )

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    Meduse69No Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, heu… sincèrement, les 2 dernières semaines je ne demandais que ça, d’accoucher ! Le mal de dos, le souffle d’une baleine échouée, la démarche du canard arthritique au dernier degré, les nuits passées à me retourner toutes les 60′ pour cause de sinusite (à gauche) et de sciatique (à droite…), les litres de gavi*scon avalés tous les jours et l’impossibilité d’enfiler et de retirer mes bottes sans aide m’ont peu à peu persuadés qu’être enceinte, c’est génial, mais point trop longtemps…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, on verra pour cette grossesse, mais pour le Poussin le 9ème mois était le mieux !

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  2. Mon témoignage d’après naissance… notre petit bout est né hier à 15h13, à la maison, comme son papa et moi le souhaitions. Je suis immensément fière d’avoir vécu sa naissance dans notre maison, accompagnée de nos 2 sages femmes (oui on a vraiment du bol!). Par contre, je sais maintenant qu’une femme qui aurait « juste » l’idée ou l’envie de se passer de péridurale mais qui n’aurait pas l’accompagnement humain que j’ai eu pendant toute ma grossesse et tout mon accouchement, ça ne suffit pas. Car le doute peut s’installer très vite si on n’a pas une totale confiance dans son corps, son bébé, son homme, ses accompagnantes et la vie. J’en ai quand même chié pendant 11 heures mais je sais que lorsque je repenserai à sa naissance, toute ma vie, les larmes que je verserai seront toujours de joie et de bonheur, pas de regrets. Et je peux vous dire aujourd’hui que j’avais raison : le corps d’une femme SAIT accoucher… je vous souhaite à toutes autant de bonheur dans la mise au monde de votre bébé…

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, Bienvenue au P’tit Bout 😆

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, Félicitations et bienvenue à ce petit bout!

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, re… 🙂

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    pâte a crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, félicitations à toi, au papa et bienvenue à votre enfant.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, re-félicitations aussi ! pour la péri j’en parlais justement avec la Poule accoucheuse, et elle me disait qu’on ne peut pas arriver à la maternité en disant qu’on va accoucher sans péri sans un minimum de préparation (à moins d’être déjà dilatée à 10 :mrgreen: ), c’est un peu comme vouloir escalader le Mont Blanc en tongs… C’est faisable (et nos grands-mères l’ont fait) mais ça n’est pas top comme expérience…

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, et toutes! Merci pour vos messages :mrgreen: et ouais, le mont blanc en tongs, faut être malade :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, ben c’est hard ce que tu dis là, ça me laisse pas beaucoup de chance de parvenir à mon objectif: accoucher à la mat’ sans péri et sans SF à mes côtés en non-stop… 🙁

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, j’ai pas dit « sans sage-femme », j’ai dit « sans préparation ». Evidemment la sage-femme est un atout précieux mais il y a de nombreux témoignages de femmes qui ont un bel accouchement en maternité « classique » sans péri en étant bien préparées (sophro, yoga, hapto, bonapace…).

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, si, si, tu peux le faire!!
    enfin, c’est ce que j’ai fait pour puce 3 (avec un bébé hypotrophe et un utérus cicatriciel, ie. une certaine pression médicale). Mon cher époux m’a énormément accompagnée, mais clairement, au moment de la désespérance, ben… j’ai désespéré! Et personne n’a su me dire à ce moment là que ce passage était normal, que j’allais le surmonter, qu’il précédait de peu la naissance… J’ai alors demandé la péri… et ne l’ai pas eue, ma puce est née peu après (en fait, j’avais très mal parce qu’elle se frayait déjà son chemin mais que je n’étais qu’à 5… elle est née 40 minutes plus tard, environ)!!
    Etre documentée, avoir brieffé le Papa, cela aide énormément!
    Ceci dit, la présence d’une sage femme ou d’une doula à ses côtés doit être bien réconfortant et précieux!

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, ce que je retiens (outre une bonne préparation): rester le plus longtemps possible chez soi, prendre des bains, attendre le dernier moment pour partir… Bon, ben, rdv dans un peu plus de 4 mois 😉

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, tu as raison!!
    j’ai du partir assez tôt à la maternité et clairement, ça complique les choses… encore que j’ai pu exiger et obtenir de rester mobile et de boire (un jus de fruit m’a même été proposé), ça aide!

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, bon, ben j’avais écrit un grand comm, mais il n’a pas voulu passer !! Je disais que j’avais vécu un peu la même chose que toi (avec péri au final) …. 😉

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, si tu peux… effectivement la prépa surtout est très importante! Mes sages femmes étaients présentes dans la maison mais j’ai par moment été seule (et ça m’allait très bien) et très très souvent accompagné par le papa (qui m’a énormément caliné le dos et ça m’a fait un bien fou ou qui a lu sa bd sur une chaise assis à côté de moi :mrgreen: )… j’ai effectivement eu la chance que quand je fléchissais, je demandais à mon amour d’appeler les sages femmes. Et clairement, moi aussi quand vraiment j’ai eu très mal et que j’en ai eu grave ras le bol, je savais que c’était la fameuse phase de « désespérance » donc que la fin arrivait… Et toujours j’ai gardé confiance dans mon corps et mon bébé qui se frayait un chemin. J’en ai déjà parlé mais va lire « j’accouche demain et j’ai peur de la douleur »…. tu y trouveras des pistes de réflexion et de façon d’aborder la douleur. Tant que tu « accompagnes » cette douleur, que tu sais qu’elle ne t’emmènera pas plus loin que ce que tu peux supporter, tu dépasses ce que tu pensais être tes limites.
    Et dernières choses, choisis au moins une maternité qui te laisse libre de tes mouvements au maximum et de boire et manger si tu le souhaites.

    Répondre

    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, la maternité que j’ai choisie a trois salles nature pas mal (un peu impersonnelles bien sûr par rapport à chez soi) avec notamment une super grande baignoire dont j’ai bien profité la dernière fois 😉 C’est bien de savoir que quand t’en peux plus c’est que c’est bientôt fini… Moi c’est là que j’ai craqué la dernière fois… J’étais à 7/8 cm et je venais de passer une nuit blanche, j’étais carrément dans les vapes donc on m’a transféré dans une salle médicalisée et fait la péri. Total: ça a encore pris des heures parce que je ne sentais plus rien…

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, super pr la mater… et pr ta 1ère expérience, ben voilà, maintenant tu sais… donc tu briefferas ton homme pour que si tu réclames la péri, si prêt du but, il te dise que tu en as presque fini, que t’es trop forte et que tu vas y arriver 😉

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, 7-8 c’est la fameuse phase de désespérance justement 🙄

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, je saaaiiiiiiiis!!!! C’est fou que la SF qui était là ne me l’aie pas dit!!!! Pas question de refaire la connerie la prochaine fois!! 👿 🙄

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle et les autres, faut que je fasse un article sur la phase de transespérance alors ? :mrgreen:

    Répondre

    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Mais pourquoi, pourquoi, je découvre, maintenant, cette phase de désespérance 👿
    Jamais entendu parler en 4 accouchements, tous sous péri (plus ou moins tôt), dont les 3 dernières auraient (sûrement) pu être évitées 🙄

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, je viens de découvrir un nouveau truc !!! la phase de desespérance 😯 hum ça donne grave envie d’accoucher sans péri 😉
    on pourrait pas lui donner un autre nom, je viens de lire sur Internet qu’au Quebec, il s’agirait de la « phase de transition »

    PS : félicitations Charlinette ! tu seras pas là dimanche j’imagine 😉 😆

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, non pas là dimanche, aussi car j’habite le suuuuuuud moi, pas Paris 😉
    Et j’aime bien cette phase dite de « transition » au Québec… ceci, pour le coup, « phase de désespérance », c’est quand même vraiment ça…. parce que c’est là où tu te dis que tu n’y arrives pas et que donc tu désespères!!!!

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    Meduse69No Gravatar a répondu :

    @Charlinette, Bravo pour cette si belle naissance, et toutes mes félicitations à toi et à ton poussin ! C’est étrange quand même qu’accoucher chez soi, entourée de SF et bien préparée depuis des mois, en épargnant des actes médicaux et une hospitalisation, soit devenu un « luxe », quand nos grand-mères vivaient cela sans autre alternative. Et maintenant, bon courage pour les 1ères semaines d’allaitement…

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, tu as tout à fait raison : en gagnant en sécurité par rapport à nos grands mères (je parle d’hygiène, de suivi, de connaissance, pas d’hospitalisation), on y a perdu en sens sacré de la naissance…
    et sinon, où est ce que j’avais dit que j’allais allaiter??? c’était si prévisible que ça??? :mrgreen: ça démarre bien, espérons que ça dure….

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    Meduse69No Gravatar a répondu :

    @Charlinette, 😆
    Bon, maintenant j’attends l’article de la Poule sur l’allaitement, parce que je crois qu’il y aura pas mal de commentaires là-dessus aussi. 🙄

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, euh ben tu peux aller voir la rubrique du même nom :mrgreen:

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, Bravo, Charlinette et quelle chance tu as eu de vivre cet accouchement comme tu le souhaitais. Je te souhaite bonne route avec ton petit bout 😆

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  3. pardon, je n’ai pas lu l’intégralité de ce très long billet.

    Bravo pour la référence à Leboyer, mais sa théorie vise essentiellement à limiter la violence pour le bébé, pas tellement pour la mère. Je préfère donc celle du fondateurs des Bluets, Dr Lamaze (accouchement psychoprophylactique ou sans douleurs) où j’ai accouché.

    Malgré leur préparation ET une préparation personnelle (et payé de ma poche) en sophrologie (cours particuliers), j’ai atrocement souffert durant 48H. J’avais donc peur d’accoucher enceinte, et aujourd’hui encore plus peur si je devais remettre le couvert.

    Malheureusement les femmes sont très inégales devant l’accouchement, certaines mettant au monde leur premier bébé en 6 heures avec à peine 30 minutes douloureuses, et d’autres commençant le travail 48H avant l’expulsion dans des douleurs atroces. J’ai quand même l’impression que le cas numéro 2 est plus fréquent que le 1. Ce n’est pas pour rien que dans les écritures, il est dit « tu accoucheras dans la douleur »… 🙂

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @miss400, Leboyer insiste sur la violence pour le bébé dans « Pour une naissance sans violence » (qui est le plus connu), mais le livre que je cite « Cette lumière d’où vient l’enfant » est beaucoup plus centré sur la mère. Bien entendu ça n’enlève rien à la valeur des travaux du Dr Lamaze !
    Je sais bien que les femmes sont inégales devant l’accouchement, j’ai eu aussi un accouchement très long pour mon 1er et maintenant j’espère très très fort que tout ce qu’on dit sur la rapidité du 2ème va se vérifier au mois de janvier… Bon je sais aussi que si la douleur devient intolérable il reste toujours la carte de la péri !

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    charlinetteNo Gravatar a répondu :

    @miss400, toutes les femmes ne sont pas égales devant la douleur c’est sûr… la façon d’aborder la douleur joue aussi… perso pour me faire soigner une mini carie, me faut une triple anesthésie tellement j’ai mal… et peur. Pour autant j’ai accouché sans péri… j’y mettais certainement pas le même sens sur ces 2 douleurs…
    Pour le « tu enfanteras dans la douleur », maîti trelaun en parle dans son livre « j’accouche bientôt et j’ai peur de la douleur », j’aurais aimé que la poule rebondisse pour en faire une explication de texte :mrgreen: de mémoire, en gros ça ne veut pas dire que tu accoucheras en ayant mal forcément mais que tout changement implique une « douleur » car tu quittes une carapace pour en revetir une autre… bon c’est ma traduction de mémoire hein… mais son analyse était intéressante.. t’avais été convaincue la poule?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @charlinette, je ne me souviens plus très bien du passage (SNU 😳 ) et j’ai rendu le bouquin… Ceci dit il est notoire que la Bible est traduite de façon très littérale alors qu’en fait une analyse plus pointue de l’hébreu donne des sens multiples aux mêmes mots/phrases, sans compter les interprétations plus fines et subtiles qui peuvent en être tirées. Si on reste à une lecture très 1er degré, le texte reflète de toute façon assez bien la misogynie de l’époque… Mais bon je ne vais pas non plus rentrer dans un débat théologique :mrgreen:

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    charlinetteNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, bon ben on fera sans ton interprétation… pas grave et vive le SNU :mrgreen:
    au fait quand est ce qu’on va se languir de ta présence? le poussin 2 c’est pour bientôt non????

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @charlinette, oui dans 1 mois ! faut que je prépare ma valise…

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    charlinetteNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, 😀

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  4. c’est clair, j’étais évidemment partie pour faire sans péri, d’ailleurs j’ai tenu 40H sans, mais à la fin je devenais dingue…et surtout j’avais dormi 1H en trois jours. Je bénis le ciel de l’avoir eu. Entre temps j’avais eu un shoot de morphine, appréciable aussi…
    J’espère aussi que la théorie du n°2 est réelle! :mrgreen:
    c’est pour bientôt alors…je te souhaite le meilleur!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @miss400, je vois tout à fait le scénario 🙄 la théorie du n°2 est réelle, mais qui en sont les exceptions ? :mrgreen:

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  5. mon 1er acct a duré 16 heures … j’étais bien préparé (sophrologie) ce qui m’a permis d’attendre toutes ces heures, de nuit en + … sans trop souffrir et j’ai eu une « pointe de péridurale » a dit la SF, parce que je ne savais pas si je voulais ou non la péridurale, mais mon mari, présent à mes côtés, craignait que je souffre trop, et cela m’a gentiment influencée, et je ne regrette pas d’avoir dit ‘oui’ à cela. Cela a été un acct idéal et j’étais prête à recommencer tout de suite, mes enfants sont effectivement rapprochés. Je voulais dire que se préparer (moi c’était la sophro pour la femme enceinte) est très important. A la base, j’étais extrêmement angoissée notamment parce que ma mère avait failli perdre la vie en accouchant et en est sortie blessée (aujourd’hui elle serait suivie normalement et n’aurait pas de de pb), mais cela m’avait, petite fille, énormément marquée car à cause de cela j’avais ensuite été confiée à d’autres familles n’ayant pas de certitude de la revoir. Je pense aussi que le « jour J » on est différente de l’habitude, comme galvanisée, et qu’une femme anxieuse, si elle est entourée correctement bien sûr, peut être tout à faire sûre d’elle et se sentir forte face à l’évènement.
    Là où j’avais accouché on nous avait dit que la péri était disponible, mais pas garantie (en fonction de l’urgence nous avait-on expliqué, il est évident que les anesthésistes … font leur boulot). Donc je m’étais préparée à l’éventualité de ne pas pouvoir en avoir une. Certaines amies m’ont dit que la péri n’avais pas fonctionné autant qu’elles auraient voulu, je m’étais dit qu’une méthode de relaxation était comme « une carte dans ma manche » :mrgreen: ce n’est pas absurde …

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @emelire, chouette témoignage ! ça m’encourage aussi à faire mes exercices de sophro tous les jours (ou presque… 🙄 ).

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  6. Lors des cours de préparation on m’a expliqué que pendant la première partie du travail, l’utérus travaille de haut en bas afin de dilater le col. Une fois la dilation complète, les contractions changent de sens afin de faire sortir le bébé, d’où le nom de transition. Comme c’est aussi le moment a partir duquel on produit plus d’adrénaline qui nous fait perdre pied d’où le nom de phase de désespérance. C’est assez bien explique ici, je trouve :
    http://www.terredefemme.com/la-phase-de-desesperance-une-etape-physiologique-par-carine-phung.html
    J’ai briefe chéri pour qu’il me rappelle a ce moment que ca veut dire que la fin est proche, j’espère seulement qu’il ne va pas me le rappeler trop tôt 🙄

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Caramelyne, moi y a eu plusieurs moments où je me suis dit : « tiens, j’y arrive » et en fait c’était encore de la petite bière par rapport à la suite. Ceci dit quand j’y étais la sage-femme m’a dit « ah ça peut prendre encore 2 heures » j’ai cru que j’allais me jeter par la fenêtre (mais on était descendus au 1er étage alors bon 😆 ).

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