Etre parent aujourd’hui

brainy (en France ou dans un pays occidental)

Être parent aujourd’hui, c’est n’avoir jamais été aussi près du « Un enfant si je veux, quand je veux. » C’est avoir le taux de mortalité infantile et maternelle le plus bas connu par l’humanité : perdre un enfant est devenu exceptionnel. C’est disposer d’un niveau de connaissance encyclopédique sur l’enfant, son développement, sa psychologie… C’est (en théorie) pouvoir le confier à du personnel qualifié à un coût acceptable.

Mais…

Être parent aujourd’hui, c’est souvent l’occasion d’une première rencontre de près avec un bébé. Qui avait déjà changé une couche, donné un bain ? Qui avait déjà vécu (en tant qu’adulte ou adolescent) sous le même toit qu’un nouveau-né ? Nous n’avons plus de neveux, cousins, frères, voisins, etc sur lesquels nous faire la main. Notre principale source de connaissance du bébé provient des médias, où des femmes au physique parfait accouchent en 5 minutes d’un bébé de 6 mois tout propre sans cordon ombilical pendant que des médecins leur hurlent « Pousseeeeeeeeeez ! ». Pour beaucoup d’entre nous, le bébé est un parfait inconnu dont la moindre déviation du Laurence Pernoud nous plonge dans une perplexité qui vire rapidement à la panique.

C’est manquer de repères, de soutien : notre société étant centrée sur la famille nucléaire, notre famille plus large n’est pas toujours proche géographiquement et nous ne connaissons pas nos voisins. Les parents au foyer sont plus facilement isolés, restant 24 h sur 24 seuls ou presque avec des tout petits, alors que c’est très difficile. Nous sommes en plein changement de paradigme par rapport à la vision de l’enfant inculquée à nos parents et grands-parents, ce qui rend leur aide parfois impossible et souvent difficile. Comment concilier les informations contradictoires et démêler les conseils utiles des interférences nuisibles ?

Nous sommes ensevelis sous les informations alarmistes, échaudés par les derniers scandales sanitaires (amiante et sang contaminé pour ne pas les citer). Comment trouver un matelas bio ? Des biberons sans BPA ? Le gras trans ? L’huile de palme ? Les cosmétiques ? Les produits laitiers ? Quels vaccins ?

Et surtout nous avons la pression. Les dernières avancées de la psychologie, même s’il n’est pas ici question de réfuter leur pertinence et leur intérêt, sous-entendent que les parents (et surtout la mère) sont responsables (mais pas coupables ?) de tous les maux de leurs enfants. Aussi odieux que puissent être les comportements des enfants, ils trouvent tous leur origine dans un problème de l’adulte. Et tant que vous n’aurez pas affronté et réglé votre traumatisme originel, vous subirez la double peine : supporter un enfant au comportement problématique et votre problème à vous, avec en bonus la culpabilité de ne pas en avoir trouvé la clé.

Votre enfant se réveille la nuit ? Votre faute. Votre enfant fait des cauchemars ? Votre faute. Votre enfant a tapé sa copine de crèche ? Votre faute. Votre enfant se roule par terre dans le magasin ? Votre faute. Votre enfant n’a pas dit bonjour à Mamie ? Votre faute. Et ça vaut aussi pour sa santé physique : c’est vous qui lui avez donné de la courgette avant la carotte, pourquoi croyez-vous qu’il soit allergique aux acariens maintenant ? Vous l’avez laissé manger des Haribos ? Ne venez pas vous plaindre qu’il soit hyperactif, avec tous ces colorants et ce sucre. Il est trop gros ? Votre faute. Trop maigre ? Votre faute.

Même les experts auto-proclamés qui passent habituellement leur temps à se chamailler à l’antenne ou dans les magazines pour vendre leur prose sont unanimes : que ce soit parce que vous avez été trop ferme ou pas assez, c’est vous qui avez rendu cet enfant infernal (notez que ce sont également eux qui ont fixé des normes de comportement pour votre enfant qui semblent prévues plutôt pour la reine d’Angleterre que pour un enfant de 3 ans). Vous n’avez pas allaité ? C’est mal. Vous allaitez encore ? C’est mal aussi. Vous reprenez le travail ? Mère indigne. Vous restez à la maison ? Mère castratrice. Et maintenant vous culpabilisez ? Mais arrêtez il va en avoir de l’eczéma le pauvre petit.

Comme le rappelle si bien Hillary Clinton : Il faut tout un village pour élever un enfant. Alors chers experts, chers donneurs de leçon, chers moralisateurs et autres culpabilisateurs : au boulot ! Pas la peine de venir changer des couches ou jouer les Super Nanny, merci bien (quoi que si vous voulez faire un peu de ménage faut pas se gêner), mais bougez-vous pour que la société nous donne les moyens de vos belles ambitions. C’est bien beau de prôner l’importance du lien parent-enfant et de l’autre côté rendre les enfants indésirables dans de nombreux endroits. C’est bien beau de clamer partout qu’il faut allaiter si en même temps on saborde consciencieusement les efforts des mères pour le faire (sur ce sujet un article intéressant ici). C’est bien beau de dire aux parents de rétablir leur autorité sans utiliser les méthodes d’antan et sans leur donner de nouvelles pistes. Et je suis sûre que vous trouverez plein d’autres exemples. Alors oui, un enfant a généralement deux parents, qui sont prêts à prendre leurs responsabilités, mais il a aussi une famille, des amis, des voisins, des profs, des élus, une communauté religieuse, un médecin, bref il fait partie d’une société. Cette société n’a pas à remplacer les parents (sauf en cas de problème), ni à les culpabiliser à tort et à travers, mais tout simplement à les soutenir. Et on peut déjà s’y mettre nous-mêmes…

(Image : http://www.smurf.com/smurf.php/www/who/fr/brainy)

Tags: , , , , , ,

184 Responses to “Etre parent aujourd’hui”

  1. @Angele, cette remarque me plonge dans mes souvenirs… La seule fois où une institutrice m’a suggéré d’emmener ma fille de 5-6 ans voir un psy, je n’en ai pas vu l’intérêt, elle allait très bien me semblait-il. Mais du coup c’est son frère que j’ai emmené voir le psy. Et ma fille est restée timide et réservée… :mrgreen:
    Pour fiston, j’ai vu plusieurs fois des pédo-psychiatres et pour finir c’est un simple psychologue qui a le mieux fait l’affaire, il nous a aidés à mieux cerner notre zèbre sans plaquer une théorie freudienne ou autre sur son comportement.

  2. @Nat,
    Ici en France j’ai eu la chance de tomber sur une voisine d’escalier qui avait des enfants de l’âge des miens et qui avait une grande volonté de partage. Nous les avons un peu élevés ensemble et je n’ai même pas eu à utiliser beaucoup les structures du quartier (baby-sitting organisé entre parents ou halte-garderie). Quand l’aîné a commencé à fréquenter l’école, j’ai découvert que tout autour de moi, dans les appartements voisins, il y avait d’autres mères qui avaient vécu seules en tête à tête avec leur bébé pendant 3 ans et que l’école libérait. Nous avons commencé à faire des échanges de conduite à l’école, dépannage de baby-sitting, prêt de vêtements, échanges de bonnes adresses… En région parisienne aussi il y a pas mal de parents éloignés de leur famille.

  3. @La poule pondeuse, et encore, Bienheureuses celles qui savent à quelle heure dort leur poussin ! 🙄 J’ai toujours eu des enfants fantaisistes à ce sujet, mais ce doit être ma faute car fiston avait été très régulier quand ma tante l’avait gardé 15 jours au moment de la naissance de sa petite soeur…

  4. @AnSo, bonne réponse en effet 😛
    Moi, un brin provocatrice, à la question « Elle fait ses nuits ? », je répondais : « Oui elle fait SES nuits : de 22 h à 3 heures »… 😉

  5. Suzie dit :

    @la belle bleue, Ah, toi aussi t’as un zèbre 😉

  6. @la belle bleue, c’est un peu comme l’ostéo, tu viens parce que tu as mal au genou et il te manipule l’oreille : on te dit que ta fille a un problème et tu emmènes son frère chez le psy, j’adore 😆 (sérieusement tant mieux si vous avez pu faire avancer le schmilblick)

  7. @la belle bleue, super ces expériences ! pourquoi y a que moi qui suis coincée entre des vieux et un pédiatre pyschopathe ??

  8. @Angele, bon ça peut arriver à des adultes aussi 🙄 Mieux vaut effectivement connaître la réputation des hostos du coin.

  9. @AnSo, note qu’en fait l’un n’empêche pas l’autre.

  10. @AnSo, oui un peu comme la belle bleue je disais « vous voulez dire « fait-il NOS nuits ? » ». C’est un peu dég parce que déjà c’est pas facile d’avoir des nuits de navigateur solitaire mais en plus que les gens sous-entendent que c’est parce que tu t’y prends pas bien, c’est la double peine !

  11. @Mariette, toutes nos actions sont quelque part intéressées (par exemple pour se donner meilleure conscience, pour avoir l’air sympa etc) ! on se doute bien que si la voisine garde nos gosses ben un de ces quatre on lui renverra l’ascenseur, d’une façon ou d’une autre. Mais c’est quand même sympa !

  12. @Angele, avec plaisir ! et puis les normes, c’est très surfait 😉

  13. @pupuce, ah les assoc’… on trouve de tout ! Mais après pas forcément besoin d’un gros machin. Par ex quand j’étais petite mes parents avaient (ont toujours !) un couple d’amis à 2 rues de chez nous qui avaient des enfants de notre âge, ben on était toujours chez les uns ou chez les autres, pour déjeuner, après l’école et tout, ça devait vachement simplifier la vie de nos parents ! Maintenant cette famille c’est comme ma propre famille 😉

  14. @pupuce, personnellement je dois dire que mon fils ne se comporte pas pareil en société que seul avec nous ! Mais pour lui c’est plutôt une amélioration, du coup on passe pour la parfaite petite famille ou presque 😆 (sinon juré craché je mets rien dans son bib avant de le sortir :mrgreen: )
    Tu n’as pas remarqué qu’il suffit que tu dises à quelqu’un que ton enfant n’a jamais fait tel ou tel truc relou et là bim dans le 1/4h qui suit il le fait pour la 1ère fois ? 😆

  15. @Suzie, oui incroyable !

  16. pupuce dit :

    @ la poule: je sais pas…mes gosses sont tellement totalement imparfaits que je pense pouvoir dire sans me tromper qu’ils m’ont déjà fait TOUS les trucs relous de leurs âges respectifs!
    ce qui fait que je ne suis jamais surprise, ou très rarement, de leur comportement chez les autres…hélas, oserais-je dire? :mrgreen:
    cela dit ils me font rarement honte, kamème, je les éduque un pitit peu, hein.
    enfin, tout ça pour dire que je croirai le mythe de l’enfant parfait le jour où j’en aurai vu un, mais jusque là c’est comme les dragons et les licornes!

  17. Anne dit :

    @La poule pondeuse, juste pour rebondir sur « comment ça marche ailleur », en Province, petits villages, bin c’est le généraliste qui fait pédiatre. et voilà! il connait bien les enfants du fait et il n’y a pas de pble. et si le généraliste de notre village ne nous convient pas, on va à celui du village d’à coté. Bon ok c pas 1km, mais 10.. boa c’est pas bien loin qd mm!

  18. @La poule pondeuse, c’est l’avantage d’habiter une « ville nouvelle », les habitants de notre résidence sont d’un milieu socio-économique similaire au notre, les centres d’intérêt aussi.

  19. @pupuce, l’enfant parfait, c’est quand en gros tu es grand-mère et que tu te souviens des tiens « ah mais non ils pleuraient jamais/s’endormaient direct » etc etc. On a la mémoire sélective sur ces trucs-là…

  20. Clemys dit :

    @La poule pondeuse, c’est trop vrai 🙄 Je suis prête pour le Jules Verne 😆

  21. pupuce dit :

    vu que poussin premier a fait ses nuits à 4 ans (non c’est pas une faute de frappe), il va me falloir atteindre un âge canonique pour oublier, hein…lol
    (mais je consentirai à ne dire que du bien de lui à son mariage, promis)

  22. Fleur dit :

    @Suzie, oh… une concentration de zèbres!!

  23. Fleur dit :

    @la belle bleue, on nous a précisément recommander d’éviter toute approche psychanalytique ou thérapie longue pour notre… zèbre… et de privilégier une approche cognitiviste. CQFD.

  24. @la belle bleue, ça doit dépendre de l’âge. Et je pense aussi qu’un enfant qui est gardé (nounou ou crèche) a plus de chances de prendre le rythme imprimé par la structure… (de là à dire que c’est une bonne chose c’est un autre débat 🙄 )

  25. @Clemys, un instant j’ai cru que tu parlais du restau de la tour Eiffel 😆

  26. @Fleur, Après l’avoir vu désespérer 2 pédo-psy, je suis retournée voir le psychologue qui, lui, m’expliquait plein de choses très utiles pour mieux comprendre le fonctionnement de mon gamin. L’une des pédo-psychiatre l’a reçu 5 fois pour faire le point et me l’a rendu en me disant qu’elle ne pourrait rien faire avec lui, il ne « jouerait pas le jeu » d’une thérapie classique. Malgré ses grandes qualités professionnelles, elle m’a paru méconnaître des choses importantes : les zèbres et les « Aspies » (enfants autistes atteint du syndrome d’Asperger, à qui une thérapie classique fait beaucoup de mal en général).

  27. @La poule pondeuse, maintenant que j’y repense, la maîtresse craignait que ma fille soit un peu « étouffée » par son frère. Elle a d’ailleurs appris à lire avec difficulté, comme si c’était le domaine réservé de son frère.

  28. @la belle bleue, avec tous ces commentaires je suis en train de découvrir que « zèbre » n’est pas juste un surnom affectueux. Me coucherai moins bête ce soir…

  29. Fleur dit :

    @La poule pondeuse, 😆 😆

  30. suzie dit :

    @la belle bleue, et Fleur, vous me faites peur là les filles. Demain, mon fils commence une série de séances avec une neuropsychologue. (Enfin, c’est au département Zebra du centre Cogitoz de J. Siaud-Fachin, normalement, il ne devrait pas y avoir de problème.) J’espère que ça ira.

  31. Fleur dit :

    @suzie, si notre fille pouvait être suivie par la neuropsy qui l’a testée, on le ferait sans souci!… mais 700km de distance nous séparent…
    par ailleurs, tous les zèbres n’ont pas besoin de suivi hein! dans notre cas, nous l’espérons ponctuel, avant de pouvoir mettre en oeuvre d’autres adaptations (mais c’est difficile à l’étranger… c’est une des raisons principales qui nous poussent à envisager un retour proche!)

    et, euh 😳 … je n’ai pas lu que du bon de cogitoz… j’espère donc que cela conviendra à ton fils, mais… 😳 essayez de rester objectifs… 😳

  32. suzie dit :

    @Fleur, Ah, bon, mais qu’est-ce que tu as lu ? Pour l’instant, ce ne sont que 5 séances de prévues pour faire le point et nous donner quelques trucs pour gérer le quotidien. En fait, grâce à la neuropsy dde Cogitoz, l’école a mis en place une pédagogie adaptée. Du coup, Pourssin n°1 s’endort beaucoup plus tôt le soir, ne dit plus qu’il n’aime pas l’école, a, d’après la maîtresse, un sourire jusqu’aux oreilles en classe et est tout fier de nous rapporter des bons points auxquels il n’avait pas eu le droit jusque là !! Et nous on respire !! J’espère que vous aussi vous trouverez les bonnes personnes pour vous aider… Mais le chemin est long jusqu’à l’âge adulte !!

  33. Fleur dit :

    @suzie, j’ai lu… sur la liste eeip essentiellement, un peu ailleurs, aussi… mais si ça vous convient et que ça a permis de mettre en place des solutions efficaces pour ton Poussin,c ‘est bien l’essentiel! 😀
    Quel âge a-t-il? Cela fait-il longtemps que sa différence est reconnue? Quelles solutions avez-vous trouvé? (on sait jamais, des fois que ça me donerait des idées!!)

  34. suzie dit :

    @Fleur, Le poussin a 7 ans et demi. En fait, sa différence nous on l’a toujours plus ou moins vue : commencer à parler à 7 mois, c’est rare quand même ! Mais, bizarrement à l’école maternelle, personne ne s’est rendu compe de rien. Du coup, l’année dernière en CP, j’en ai eu très, très marre des commentaires de l’instit. disant qu’il rêvait tout le temps (c’est sûr, il devait s’ennuyer, il avait appris à lire tout seul à 5 ans), qu’il avait un mal fou à gérer son matériel, qu’il écrivait très mal et très peu. Donc, nous l’avons fait testé et là, confirmation un zèbre ! De psychologues de ville en psychologue scolaire (trop lulle celle là !), de psychomotricienne en ostéopathe, en passant par l’orthophoniste, je me suis lancée et j’ai pris rdv au Centre Cogitoz. Et là, diagnostic de dysgraphie. La neuropsychologue a pris contact avec la maîtresse qui a très bien géré les choses. Du coup, le poussin n’a plus besoin d’écrire autant que ses camarades. Il a des fiches photocopiées, ou ne doit répondre par écrit qu’à deux ou trois réponses sur un exercices de 5 questions, par ex. Un autre élève ou la maîtresse lui écrit ses devoirs dans son cahier de textes… La médecin scolaire à même proposé qu’on lui fournisse un ordinateur. Pour l’instant nous n’avons pas accepté. Toutes ces choses font qu’il n’est plus le dernier à terminer, que son graphisme s’est amélioré… et qu’il est tout simplement plus heureux. Sinon, j’essaie de lui apprendre à gérer son matériel… Et le jour du sport, il m’a demandé à partir directement en survêtement parce que sinon, il est toujours le dernier à s’habiller, se déshabiller et ranger ses affaires. Finalement, cela nous paraît de toutes petites choses, mais lui, il est soulagé 😉

  35. Fleur dit :

    @suzie, merci de ta réponse! J’imagine les difficultés en cumulant zébritude et dysgraphie…
    pour le langage, ma deuxième a aussi commencé à parler à 7 mois (et a dit « je t’aime » vers 10 mois 😎 )… et pourtant, il semblerait bien qu’elle soit (tests faits, mais elle n’a que 3 ans et demi, à vérifier donc plus tard), comme je le dis, « intelligente, mais pas trop! »

  36. suzie dit :

    @Fleur, oui, bon, ce n’est à rien y comprendre avec ces enfants. Ma petite dernière a deux ans et commence juste à parler. Elle n’a pas été testé, mais je suis presque sûre que une zèbre aussi ! Et toi, ta grande poulette a quel genre de problème ? Il paraît que les garçons zèbres ont plus de problèmes d’écriture et de gestion du matériel… Je ne sais pas si c’est vrai 🙄

  37. Fleur dit :

    @Suzie, Léane s’ennuyait terriblement (et re-belotte dpeuis deux mois, après une accalmie d’un an) –> méga angoisses et prises de tête existentielles (+problèmes de comportements qui en découlent). Elle peine aussi à interragir avec les enfants de son âge…
    Aucun problème à l’école… enfin, aucun problème visible par l’école… et c’est bien là notre problème!

  38. Béatrice dit :

    @Fleur et Suzie, Je vous lis, et plus je vous lis plus je me demande comment faire pour repérer ces enfants « extraordinaires » (= pas ordinaires, ceux qui ne rentrent pas dans les petites cases bien formatées) Comment passer de « il écrit mal » à « dysgraphie » pour ne citer que cet exemple …

  39. Blandine dit :

    Je crois que je vais ajouter mon grain de sel à cette discussion… 😳

    @ Béatrice, pour tous ces enfants différents ou extraordinaires il existe une batterie de spécialistes.
    De l’orthophoniste au psychomotricien en passant par l’éducateur spécialisé, certains termes font parfois peur mais derrière ces étiquettes se cachent souvent des personnes motivées, attentionnées et n’ayant qu’un seul but : aider votre enfant 🙂
    La démarche la plus classique est de consulter son médecin traitant s’il y a un suspicion de différence et si tout va bien il doit orienter l’enfant vers le spécialiste.
    Si aucun médecin ne veut entendre vos doutes, il ne faut pas hésiter à frapper à la porte de centres plus spécialisés qui même s’ils ne peuvent intégrer l’enfant immédiatement dans leur suivi, sauront recommander le suivi par un professionnel en libéral.

    Courage à toutes, il faut persévérer,je suis pour une intégration des enfants extraordinaires dans le milieu scolaire dit ordinaire… 😉

  40. suzie dit :

    🙄 A Béatrice, dans le cas de mon fils, en fait, ce n’est pas seulement qu’il écrit mal, c’est qu’il n’écrit pas ! Il peut rester 1/2 heure devant un exercice de français sans rien faire. En fait, un exercice qui demande 8 réponses différentes, pour lui, c’est si je te demandais tout à coup de gravir l’Everest, et à moins que tu ne sois une alpiniste chevronnée, tu te dis que tu sais que tu ne vas jamais y arriver alors ça ne vaut pas le coup de commencer. Et bien, pour Timothée, lorsque l’on lui demande de ne répondre qu’à deux questions au lieu des 8 proposées, il fait son exercice. Et petit à petit, on espère pouvoir lui faire faire les exercices entièrement. En plus, pour les enfants précoces, les problèmes de dysgraphies sont courants, surtout chez les garçons. Leur pensée va plus vite que leur main et ils ont du mal à canaliser leurs idées. Donc comme au début, les enfants écrivent lentement, la main ne peut plus suivre le cerveau, alors ils se découragent. Et je pense qu’il ne voit pas l’intérêt de répondre 8 fois à peu près la même réponse, alors qu’il a parfaitement intégré la notion et qu’il aimerait passer à autre chose.

  41. suzie dit :

    @béatrice, le smiley au début du commentaire précédent n’a rien à faire là. Excuse-moi, il s’est mis là tout seul.

  42. @La poule pondeuse, oui, il est très sympa et intéressant ce blog !

  43. @La poule pondeuse, je n’ai appris que très récemment l’appellation « zèbre » pour ces enfants, et je la trouve plutôt chouette : quand on a un zèbre au milieu des chevaux, il y a des petits soucis d’adaptation et dire « zèbre » ne sous-entend pas que c’est mieux que « cheval ».
    J’ai appris à me servir d’internet en faisant des recherches sur le sujet, et l’information était très rare à l’époque (1995-98).

  44. @suzie, pas de raisons d’avoir peur si on s’adresse au bon spécialiste. Et une structure mise en place par la personne qui a écrit le livre le plus intelligent que j’aie lu sur le sujet ne peut pas être complètement mauvaise ! 😉

  45. suzie dit :

    @la belle bleue, Ah, merci la Belle bleue 😛

  46. suzie dit :

    @la belle bleue, j’adore cette image du zèbre au milieu des chevaux , car cela reflète très bien la réalité 😆

  47. @Béatrice, soit on ne les repère pas, et c’est la cata.
    Soit leur différence s’impose à nous comme une évidence.
    Lorsque c’est son premier enfant, on manque souvent de points de référence, et c’est l’arrivée à l’école qui sert de révélateur. Pour la dysgraphie ça se voit plus tard que la première année de maternelle, c’est sûr.
    Surtout il ne faut pas se dire que son enfant est paresseux ou qu’il met de la mauvaise volonté. Et ne pas se laisser fermer le caquet par une maîtresse qui pense tout savoir mieux que les parents.
    Pour ma fille, j’ai découvert qu’elle avait un problème à l’école grâce… à la photo de classe ! Elle avait l’air sinistre, je ne la reconnaissais pas. La maîtresse m’a confirmé qu’elle était toujours comme ça et qu’elle ne la voyait sourire que lorsque j’arrivais. Ca n’avait pas l’air de lui poser de problème à cette maîtresse, un enfant sinistre qui ne bouge pas, ce n’est pas gênant.

  48. @suzie, De rien !
    @ la Poule,
    C’est sympa ici, on dirait un forum en mieux ! 😉

  49. @suzie, ce qui est marrant, c’est qu’on arrive à transformer des poussins en chevaux ou en zèbres ! On est super fortes tout de même ! 🙂