Le melon à deux pattes

Ou : pourquoi l’accouchement humain est-il si particulier ? Ces derniers temps, dans la plupart des pays occidentaux (dont la France) tendent à s’affronter deux positions opposées sur la naissance : c’est un moment dangereux qui doit être bien contrôlé médicalement (les plus extrêmes préférant passer d’office par la césarienne de convenance) vs. c’est parfaitement naturel et la plupart du temps il n’y a rien à faire (les plus extrêmes accouchant volontairement sans aucune assistance médicale). Personnellement je n’aime pas les extrêmes, ni dans ce domaine ni dans un autre (à part peut-être les hommes extrêmement beaux ? ou la bouffe extrêmement bonne ?). J’ajouterai aussi que ce débat a un petit côté « méga problème de riche » (MPR, (c) Alix Girod de l’Ain), puisque l’OMS nous informe que la mortalité périnatale fauche chaque jour 1500 femmes et 10 000 bébés par jour faute de soins appropriés. Ceci étant dit, ça ne doit pas nous empêcher de faire de notre mieux chez nous.

Mais revenons à nos moutons : pourquoi est-ce si compliqué pour une femme d’accoucher, par rapport à une chatte ou une brebis justement ? Deux raisons principales :

  • L’être humain est bipède, ce qui fait que d’une part il a un bassin tout bizarre et que d’autre part la femme a la gravité contre elle pour garder le bébé au chaud pendant neuf mois, ce qui implique d’avoir un col de l’utérus super tonique (et donc plus difficile à ouvrir au moment M).
  • L’être humain est très très intelligent et a donc un gros crâne pour caser toute cette intelligence (voir ici une page web très moche mais qui permet de comparer la taille du cerveau par rapport à la taille totale chez différents animaux).

Cette double contrainte est parfaitement illustrée par la figure suivante, tirée du livre de Sarah Blaffer Hrdy Les instincts maternels (dont nous avons déjà parlé ici) :

crane_naissance

Le rond noir représente la tête du bébé, et le cercle (l’ellipse devrais-je dire) vide le bassin maternel. On aurait presque envie d’être réincarnée en gorille en voyant ça, et la légende de la figure nous apprend d’ailleurs que le travail dure en moyenne 20 minutes chez ces guenons (je ne révèlerai pas ici la durée de mon propre travail de peur d’entraîner une chute de la natalité chez les lectrices, mais on parle ici de 8 à 14 heures pour un premier accouchement).

L’accouchement humain nécessite donc d’une part une première phase de dilatation du col durant généralement plusieurs heures, pendant lesquelles il faut un certain nombre de contractions efficaces (c’est le mot officiel pour « douloureuses », donc souvent fatigantes), et d’autre part que le bébé se fraie un chemin à travers le bassin de sa mère en se mettant pile dans l’axe adéquat (qui n’est pas le même selon les étapes). A la préparation à l’accouchement que j’ai suivie, la sage-femme nous avait fait une démo avec un poupon et un squelette de bassin, c’était assez impressionnant. Vous pouvez voir ici quelques explications (en anglais avec photos de maquettes).

Bien sûr, et nous sommes ici pour en témoigner, des millions de femmes ont donné naissance sans problème (et sans assistance) avant nous. En outre, nous n’avons aucun contrôle conscient sur ces étapes (de la même façon qu’on ne peut pas arrêter son coeur ou sa digestion, on ne contrôle pas ses contractions utérines ou l’ouverture de son col) et il semble que mettre en veilleuse notre intellect aide à obtenir une progression favorable. Rappelons aussi que la naissance peut être un moment de plaisir pour la mère. Mais il me semble tout simplement erronné de dire qu’il suffit de faire comme les autres mammifères qui n’ont ni obstétricien ni péridurale pour accoucher.

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65 Responses to “Le melon à deux pattes”

  1. Anne dit :

    Bein oui, et si l’on prend un peu un recul historique et géographique, la grande majorité des femmes sur cette Terre accouchent entourées, d’une ou plusieurs femmes. Le seul cas rare que je connais est celui des femmes pygmées, qui s’éloignent du village le jour J et accouchent seules.. mais pour les autres et à travers l’histoire, une femme est entourée et s’entoure de personnes qui sont là pour gérer l’utile (apporter tel ustensiles, eau, serviette etc), le réconfort, le soutien, l’émotionnel et bien sur le technique. Les fameuses « accoucheuses » qui existent encore dans bcp de pays. Puis chez nous les obstétriciens, nos SF, auxiliaires de puériculture, Puér etc etc.
    Ce super schémas bien explicatif ne doit cependant pas nous faire peur! Entourées par des personnes de choix, la grande majorité des femmes peuvent accoucher, leurs corps en est capable.

  2. Anne dit :

    Ah bin en relisant la fin de ton article, je ne suis pas d’accord avec ton « sans assistance », c’est évident que la césarienne et la péri sont réservées à une faible % des femmes sur cette terre, puisqu’il y a plus de femmes dans des pays sous développé ou émergeant MAIS elles sont quand mm assistées. Alors certe il n’y a pas un anesthésiant à la douleur, mais une présence en continue sur la durée de l’accouchement d’une ou de plusieurs personnes qui savent et accompagnent c’est une grande assistance. CF les statistique sur la prise de la péri avec un couple seul, un couple et une personne dans la salle qui est là en continue tout simplement et un couple et une personne qui accompagne en continue « activement ». Si ça t’interesse la poule jte retrouverai les chiffres.

  3. Fleur dit :

    heu… si seulement l’assistance des obstétriciens et sages-femmes de maternité se rapprochait de celles de femmes aimantes et entourantes! Ce n’est malheureusement que très rarement le cas en France (en Europe de l’Ouest, à vrai dire), où le personnel médical se place davantage en grand maître observateur, en sauveur occasionnellement (Grand Merci à eux dans ces cas là… enfin, quand le sauvetage était nécessaire…) qu’en aide précieuse!

    J’ai eu la chance d’être merveilleusement accompagnée par mon époux lors de mon dernier accouchement (massages en continu, soutien physique pour m’aider à prendre les positions bizarres qui me convenaient, encouragements incessants etc…) : ça change tout!
    Le pendant de ces femmes qui assistent traditionnellement les femmes qui deviennent mères me semble en réalité être les doulas… mais elles sont rares et chères…

  4. @Anne, oups je ne voulais pas dire que l’obstétricien et la péridurale sont obligatoires, mais qu’ils peuvent se révéler bien utiles dans certains cas. Si j’ai le temps je vais essayer de reformuler cette phrase plus clairement. Je veux bien les chiffres, d’ailleurs j’ai déjà vu passer ce genre de choses sur les doulas. Et je ne veux pas non plus faire peur ou être alarmiste, mais je ne veux pas non plus me « censurer » sous prétexte que telle ou telle info pourrait faire peur ou décourager. Je ne fais pas partie des gens (et je ne dis pas du tout que c’est ton cas 😉 ) qui pensent par exemple qu’il ne faut surtout pas parler des galères de l’allaitement pour ne pas décourager les futures mères. Ne serait-ce que pour éviter de culpabiliser celles qui n’y arrivent pas (genre j’ai eu des forceps/une césarienne donc je suis une mère incapable).

  5. Nashii dit :

    je confirme que la réincarnation en gorille laisse présager des accouchements un peu moins douloureux. En même temps, maman gorille, elle, ne fait (en général) pas 2 petits lardons d. on doit être plutôt proche de 5 ou 10… alors, il vaut mieux 2 fois

  6. Nashii dit :

    oups, raté !

    donc, je disais, vaut-il mieux 2 accouchements douloureux ou 7 un peu douloureux (m’étonnerait qu’elle trouve ca rigolo quand même, la maman gorille…)?

  7. @Fleur, personnellement je pense que ça devrait être la sage-femme, qui est le parfait compromis entre sécurité médicale et soutien psychologique, même si dans les conditions actuelles c’est mission impossible. Ce qui n’exclut pas d’avoir aussi une doula d’ailleurs (sauf si on suit à la lettre Michel Odent qui dit qu’il faut le moins de monde possible…).

  8. @Nashii, d’après ce site http://www.congonline.com/geo/lesgorilles.htm c’est 6 à 8 petits dans la vie d’une femelle gorille. Pas si différent d’une femme qui n’aurait pas accès à la contraception non ? En tout cas les guenons n’ont pas l’air d’apprécier spécialement l’accouchement, mais 20 minutes !!

  9. Anne dit :

    @ la poule, ok pour la tournure de phrase 😉 Et sinon je suis bien d’accord, un accouchement c’est douloureux, à quoi bon le nier?! et un allaitement ça se met pas en route tout seul, il faut un bon mois d’apprentissage mutuel etc etc! Donc voilà je suis bien d’accord avec toi, on reste des mammiferes, il y a en nous des choses instinctives, par exemple « notre corps » sait accoucher.. mais on est du genre « humain »! pour arriver à mener des choses à bien, il faut que l’on soit dans un « bien être », donc la plupart du temps en « communauté », un entourage pdt la grossesse, ne pas être seule le jour de l’accouchement et ne pas être seule avec son BB après. Bon ce qui n’exclue pas les pble à la naissance pour les mamans bien entourée dans un pays sous dvpés par exple, ou à l’inverse une maman européenne en détresse malgré sa péri… Bref bref, nous ne sommes pas des gorilles ou des chattes! ça c’est sur! 😆 et je vais retrouver les chiffres, non pas pour faire la « pub » des Doulas, d’autant que c’est isssu du livre de Brabant SF! juste pour montrer l’importance d’un accompagnement quel qu’il soit, ce qui nous différencie des gorilles! 😆

  10. Fleur dit :

    @La poule pondeuse, oui, oui, suis bien d’accord… mais dans les faits…
    une sage-femme (ou infirmière?) a été présente en continu pendant ce troisième accouchement (nous avons compris plus tard pourquoi : accoucheement considéré à très haut risque 😕 )… et euh… à part remplir de la paperasse, accéder à am demande quand j’ai voulu un ballon et de l’eau, ben… rien! Nada, pour être exacte! 🙄

  11. Béatrice dit :

    « Mettre en veilleuse son intellect », c’est ce que disait aussi la sage femme chez qui nous avons fait la préparation à l’accouchement (hapto)pendant les « cours » et aussi pour l’accouchement.
    Avec un col à 5 après 10h de contractions efficaces (« Pour un 4ème, vous auriez du accoucher dix fois déjà » disait la gentille sage femme qui a été très présente)ça devient beaucoup moins évident ….

  12. Clemys dit :

    Au regard des schémas, j’ai une pensée pour toutes les femelles macaques, qui j’espère ont trouvé une plante magique dans la forêt pour les soulager un peu…
    Je tiens aussi à préciser que les contractions inefficaces, ça peut aussi faire très mal (et durer plusieurs jours…)

  13. Isabelle dit :

    Je pense qu’un problème dans nos maternités aujourd’hui est aussi l’attitude de certains soignants qui ne savent pas « ne pas intervenir ». Lors d’un accouchement normal, les hormones de synthèse ne sont pas obligatoire, l’épisiotomie ne protège pas des déchirures, la position allongée sur le dos (un non-sens, justement lorsqu’on regarde d’un peu plus près un bassin de femme et la tête du bébé qui s’y engage) n’est pas la seule possible,… D’ailleurs même les guenons avec leur bassin XXL et leur micro bébé restent en position vertical !

    Beaucoup de gestes systématiques aujourd’hui causent plus de problèmes qu’ils n’en évitent. Tout le monde pense qu’un accouchement « normal » c’est 8 heures ficelée sur une table, les pattes en l’air sans bouger, avec la péridurale, le monitoring, la perfusion aux hormones et l’épisiotomie systématique ! Je pense que ça n’a rien de « normal », au contraire ! Mais les sages-femmes aujourd’hui, pas manque de temps, de moyens et d’effectif (mais de formation aussi je pense) ne savent plus faire autrement.

    On pourrait tout à fait accoucher en sécurité en maternité et de façon moins médicalisée, entourées d’un personnel compétent qui saurait intervenir SI BESOIN.
    Pour mon deuxième, j’ai dû batailler pour avoir le strict minimum (monitoring et perf au glucose), pouvoir marcher jusqu’au bout (ou presque !) mais quel bonheur ! Je n’ai reçu aucun soutien de la SF, mais c’est pas grave, papa était bien briefé et a assuré ! Et je n’ai pas mis ma santé et celle de mon bébé en danger parce que j’ai refusé certains gestes (péridurale, accélération du travail, appui sur le ventre, épisio…), bien sûr tant que tout se passait bien. Je n’aurait pas hésité 1 seconde si notre état de santé avait nécessité un geste médical urgent ; mais allez distinguer la nécessité d’un geste médical urgent et un souci de commodité de la part des soignant !… dur dur !

    Il ne s’agit pas de refuser d’emblée tout ce que peut nous apporter la technique et les progrès médicaux, mais d’être correctement informé et d’avoir le choix. Peu de SF préviennent les patientes que la péridurale ralentit le travail, augmente le risque de forceps et de césarienne (entre autres !) ; non que je critique la méthode, elle aide beaucoup de femmes et c’est tant mieux, mais ce n’est pas une solution idéale pour tout le monde (contrairement à ce que l’on vous martèle dans tous les cours de prépa des maternités, sites Internet dédiés à la grossesse, journaux familiaux…)

    C’est tout doucement en train de bouger, de plus en plus de parents expriment des souhaits quant à la façon de vivre l’accueil de leur enfant, la loi sur le droit des malades de 2004 apporte un soutien « légal » sur le pouvoir de décision des patients, le nombre d’accouchement à domicile qui grimpe,… tout cela devrait faire évoluer (dans le bon sens, espérons le) ces pratiques.

    Bon, c’était un peu long désolée !… 🙁

  14. suzy dit :

    Personnellement, avant de lire des blogs comme celui-ci ou des ouvrages sur l’accouchement à domicile, il ne me serait jamais venu à l’esprit de me plaindre ou de trouver quelque chose à redire à mes accouchements. J’ai aimé la préparation à l’accouchement (yoga et prépa en piscine), j’ai adoré accoucher, aimé sentir les contractions et le sentiment d’être emportée avec elles. J’ai été contente de la péridurale, contente des SF, des anéthesistes, de mon séjour post-natal à la maternité. Mais, avec tous ces discours sur les accouchements différents plus naturels, maintenant je culpabilise : sans péri, peut-être que mon fils aîné serait né sans forceps, peut-être n’aurais-je pas eu d’épisio, peut-être que ma fille aurait pu naître par voie basse (et pas par césarienne), peut-être, peut-être ??? 🙄 Sans doute, avez-vous raison de soulever toutes ces questions, de montrer toutes les alternatives ? Mais, moi, très honnêtement, je n’ai eu à redire de la maternité dans laquelle mes trois enfants sont nés 😎

    Je trouve aussi très bien, de la part de la Poule, de rappeler qu’il y a encore à travers le monde beaucoup de femmes qui meurent en donnant naissance et beaucoup de bébés aussi faute de soins adéquats. Alors, je suis assez ok avec Isabelle et ce qu’elle propose. La possibilité d’accéder à un accouchement plus naturel avec l’encadrement médical adéquat à disposition, que ce soit à la maison, à la maternité, ou ailleurs, et ce dans TOUS les pays du monde. Parce que finalement, nous les femmes occidentales, nous avons quand même le choix : personne ne nous oblige à accoucher par césarienne de convenance ou à accepter la péridurale. En revanche, dans les pays développés, quand il n’y a ni maternité, ni médecin, ni même sage-femme, et bien, le choix n’existe pas. Il faut absolument s’occuper d’offrir le choix à ces femmes-là, c’est ce qui me semble la priorité (ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire chez nous, mais cela me semble mois urgent).

  15. Marie dit :

    @Isabelle, je crois que les choses évoluent, oui. La sage-femme et l’obstétricien – qui a du finalement intervenir- ont été formidables pendant mon accouchement ; je n’ai pas eu d’épisio (mais une déchirure ..); la péridurale n’était pas présentée comme une panacée mais véritablement comme un choix dont on pouvait se passer (ou non!) ; je n’étais pas entravée … etc. Peut être ai-je eu de la chance, je ne sais pas. Mais il existe des maternités où l’accouchement très médicalisé n’a plus cours et c’est tant mieux!

  16. @Anne, oui c’est douloureux, mais surtout c’est un processus délicat avec de nombreuses possibilités de « coinçage ». Et même si ces problèmes peuvent être le fruit d’interventions malvenues, ils peuvent aussi survenir naturellement, et ce probablement plus fréquemment chez l’espèce humaine que chez beaucoup d’autres. D’où l’intérêt d’une assistance bienveillante et bien informée.

  17. @Béatrice, il y a des moments comme ça où toute convaincue qu’on soit de la naissance « physiologique » on a juste envie de dire (hurler ?) « prenez un scalpel et sortez-le, qu’on en finisse ! » 😉

  18. @Clemys, oui ça m’a fait mal pour elles aussi, pauvres p’tites bêtes…

  19. @Isabelle, bien sûr qu’il est tout à fait positif que les choses changent et bougent en ce sens, et l’application systématique de certains protocoles a été démontrée comme inutile voire nocive (cf recommandations de l’OMS par exemple). Mais le problème à mon sens serait du coup de rejeter en bloc toute intervention sous prétexte que c’est souvent inutile. Bien sûr je ne dis pas que c’est ce que tu préconises 🙂

    @Marie, moi aussi j’ai rencontré un grand respect et beaucoup d’écoute de la part des sages-femmes qui ont assisté à mon accouchement, sans avoir à me battre. Malgré tout il semble qu’il y ait encore des maternités/soignants un peu imperméables sur le sujet 🙄

  20. Béatrice dit :

    @La poule pondeuse, En fait, moi qui avait saoulé tout le monde avec mon refus de la péri, j’ai demandé d’une toute petite voix « Je peux encore avoir une péridurale » 😕 les sages femmes ont été adorables 😆 Et en 20mn temps de pose compris, « P’tit mec n°4 » était là 😳

  21. Isabelle dit :

    Vaste débat !
    C’est vrai qu’une très mauvaise première expérience m’a sensibilisée au sujet, contrainte et forcée ! Mais cela a eu l’avantage de me faire réfléchir ; pas facile de se situer et d’affirmer sa position, entre le « tout médical » courant dans beaucoup de maternité et le rejet total de toutes ces pratiques. J’ai eu 3 ans pour « digérer » ce 1er accouchement et préparer le 2ème. J’en ai aussi beaucoup discuté avec des sages-femmes : celles qui a suivi ma grossesse à la maternité et les 2 avec qui j’ai fait la préparation (j’ai fit 1 mix classique – Bonapace).
    Effectivement, toutes s’accordent à dire que c’est trop médicalisé, cependant elle ont des procédures à respecter (en maternité), et surtout des habitudes qu’il est extrêmement difficile de modifier. Les recommandation, qu’elles viennent de l’OMS ou de la HAS pour la France (ou anciennement Anaes) ne sont que très médiocrement respectées et il est inutile de les brandir devant le nez des gynécos, cela aura l’effet inverse ! Ils veulent aussi se « couvrir », malheureusement et ils acceptent de moins en moins de prendre des risques.

    Cela dit, la SF pour mon 2ème était très gentille, mais elle a été incapable de m’aider à gérer la douleur autrement qu’en me proposant la péridurale ! Il y a aussi un problème de formation du personnel soignant. Idem pour l’allaitement, je m’en suis sortie avec mes 2 allaitements en n’écoutant aucun des conseils contradictoires dont on m’a abreuvé durant mes séjours en maternité (4 jours pour le 1er et 24h pour le 2ème) ; et pourtant pour le 2ème (Necker à Paris), le personnel avait reçu une « formation spéciale » !…

    Effectivement, je suis peut être mal tombée 😥 , je suis sûrement critique 😡 , mais je pense aussi qu’il est facile de faire mieux en en faisant moins ;et ça ne coûte pas cher, en ces temps de crise et de réforme hospitalière !

  22. Anne dit :

    Oui vaste débat et effectivement débat de riche, que j’assume en faire partie! on en est plus à des BB que l’on empêche de prendre le colostrum, autant de morts de BB et maman durant l’accouchement, ou infection car les personnes ne se sont tout simplement pas lavées les mains etc etc.
    Évidement que la médicalisation à son importance, le jeu actuel est d’essayer de « redevenir » raisonnable, ne pas oublier que l’accouchement c’est à la base quelque chose de naturel.. Le débat que nous avons sur ce blog ou ailleurs n’existait pas il y a seulement 10 ans! Donc les choses bougent et mon dieu que nous avons de la chance d’habiter en France pour ça!!!!
    Alors j’ai retrouvé mes chiffres issus de l’excellent livre de I.Brabant: « recherche dans un hôpital américain. comparaison du taux de péridurale entre 3 gpes de femmes. un 1ere grpe de femmes accompagnées de leur conjoint, situation classique. :55.3 % de péri; un 2eme gpe de femmes accompagnées du conjoint et d’une personne-ressource connue qui pouvait les aider pdt tout le travail 7.8 % de péri et enfin le 3eme gpe de femmes accompagnées du conjoint et d’une personne témoin assise dans la chambre mais qui ne devait avoir aucune intéraction avec le couple 22.6 % de péri. « 

  23. @suzy, eh oui, avec des « si » (ou des « peut-être ») on mettrait Paris en bouteille. Ceci dit certaines femmes vivent très mal ce qu’elles ressentent comme être « spectatrices » de leur accouchement, et cela peut affecter leur rapport à la maternité (lien avec l’enfant, désir d’en avoir un autre ou pas, dépression du post partum…). Je pense cependant qu’il est dommage que les femmes ignorent les alternatives qui s’offrent à elles, et que certaines maternités/sages-femmes/obstétriciens/etc ne soient pas au fait des dernières avancées et résultats scientifiques (ex : l’épisio systématique a plus d’inconvénients que d’avantages).
    Pour moi le principal est surtout la façon dont on le vit : si tu as bien vécu tes accouchements, que tu as l’impression d’avoir fait au mieux avec les infos dont tu disposais, tu ne devrais pas culpabiliser (toujours plus facile à dire qu’à faire 🙄 …).

  24. suzy dit :

    @La poule pondeuse, en fait, je n’ai pas forcément bien vécu mon 3e accouchement, mais, je n’en tiens pas pour responsable l’éventuelle sur-médicalisation de l’accouchement (enfin, j’en sais rien). Pour moi, ce fut une fatalité et une nécessité en urgence (et d’ailleurs, sans cela peut-être que ma fille et moi ne serions plus là pour témoigner). Disons que dans la maternité où j’ai accouché, je n’ai pas eu le sentiment d’être « prisonnière » ou infantilisée, de ne pas avoir le choix : sauf pour les forceps, l’épisio ou la césarienne, mais pour moi à ces moments là, j’ai fait confiance à l’équipe médicale. Mais, à la lumière de certaines informations nouvelles, je me demande, si je n’aurais pas dû me faire plus entendre. Bon, je sais c’est inutile de se dire cela, sur le coup, il ne semblait pas y avoir d’autres solutions (ou du moins, moi, je ne les connaissais pas). Mais, bon, ce sont quand même de très bons souvenirs que (et tu as raison), je ne vais pas gâcher par une culpabilité a posteriori 😉

  25. @Isabelle, bien sûr que tout ça n’empêche pas de faire évoluer les pratiques en périnatalité ! On voit d’ailleurs au travers des différents témoignages à quel point c’est un sujet sensible pour chacune. 🙂

  26. @Anne, merci pour les chiffres. Cependant je me demande comment les groupes étaient faits, parce qu’une femme qui choisit de prendre une doula est généralement très motivée pour ne pas prendre la péri, contrairement à une qui ne s’est pas trop posé la question. Je ne dis pas ça pour rabaisser le rôle de la « personne ressource » mais juste parce que l’état d’esprit de la mère va beaucoup jouer.

  27. @Béatrice, oui parfois la douleur crispe tellement que ça bloque la dilatation, et la péri peut être le coup de pouce salutaire. Faut pas culpabiliser de l’avoir prise !

  28. MissBrownie dit :

    Super intéressant ton billet!
    On devrait peut-être préconiser de marcher à 4 pattes pendant 9 mois 😉
    Je ne fais pas partie des extrêmes mais j’ai des copines de forum qui ont accouché chez elle avec une sage femme à leurs côtés.
    J’ai juste accouché sans péridurale.

  29. @suzy, le plus important c’est que tu sois (à peu près) en paix avec toi-même, pas de coller à l’image de l’accouchement parfait (ou défini comme tel par certaines personnes). 🙂

  30. Charlotte dit :

    POur parler des extrêmes, ça me fait penser au documentaire « le premier cri » (j’avais à peine accouché, ça m’a beaucoup marqué) où l’on voit cette jeune bédouine au Sahara perdre son bébé (car apparemment accouchement en siège) qui aurait sans doute souhaité un peu plus de médicalisation et de l’autre côté cette québécoise qui décide d’accoucher sans assistance médicale au coté de ses amis… (mais les dits-amis qui commencent à flipper sévère quand au bout de 3h, elle n’a toujours pas expulsé le placenta…)… Oui MPR…

    Ici pas à me plaindre de la maternité et de l’accompagnement. (maternité Amis des Bébés; tres nombreuses en Belgique), respect de ma préparation (haptonomie), et aide à l’allaitement (presque) parfait (les jeunes sages femmes étaient au top, la vieille du service complètement contradictoire…)

  31. suzy dit :

    En fait, je crois que chacune réagit en fonction de son propre vécu ou de celui des gens qu’elle côtoie. La SF qui faisait la préparation pour mon premier accouchement nous avait dit que, souvent, on vivait son accouchement sous l’influence des références que l’on avait en tête, autrement dit en fonction des divers récits d’accouchement que l’on avait pu entendre à droite et à gauche. Il est vrai que les informations se sont multipliées depuis ces dernières années et que l’on a accès à d’autres récits que ceux des accouchements de nos mères et grand-mères, et tant mieux 😉 . On a tellement de choses à apprendre des autres, mais du coup parfois, ça brouille un peu les cartes. C’est comme cela que je me suis trouvée un peu honteuse de m’être plainte de mon accouchement par césarienne (même si j’étais sincère) à une de mes collègues, qui a perdu, il y a quelques années, son premier bébé quelques heures après sa naissance, parce que, justement la grossesse n’avait pas été suffisament suivie d’un point de vue médical. Elle a accouché dans une maternité niveau 1 alors qu’elle aurait dû accoucher dans une maternité niveau 3, du coup son bébé a été immédiatement transféré dans un autre hôpital et elle n’a pas pu passer les quelques heures de sa courte vie avec lui. En fait, c’est en réalisant cela que, j’ai enfin accepté ma césarienne (18 mois après)et que ma cicatrice a vraiment fini par se cicatriser. Cependant, loin de moi, l’idée d’ignorer la souffrance des unes ou des autres, chacune doit faire son propre chemin pour guérir ses blessures.

  32. Isabelle dit :

    Très juste, la SF avec qui j’ai fait la préparation Bonapace me disait qu’un accouchement, c’est 50 % dans la tête. Finalement, la méthode choisie (sophro, hapto, …) importe moins que le fait de s’être bien préparée. La méthode c’est l’outil, et c’est à nous de faire le travail !
    Et un papa béton, c’est primordial aussi ! 😉

    Bilan après avoir essayé avec et sans, j’ai préféré de loin accoucher sans péri.

  33. @MissBrownie, merci ! En fait on préconise plutôt de rester allongée (quand le col se modifie…), c’est quand même plus confortable 😆
    Accoucher chez soi avec une sage-femme est à mon sens une option tout à fait raisonnable (dans les pays occidentaux où il y a des maternités pas loin et tout le confort/hygiène à la maison, etc etc), même si elle ne convient pas à tout le monde (sans compter les grossesses pathologiques). C’est plutôt le refus total de la médicalisation que je trouve dangereux.

  34. pupuce dit :

    et oué c’est mal foutu un humain… 😉
    m’enfin en même temps si déjà on nous laissait bouffer, boire, et marcher pendant le travail je suis sûre qu’on accoucherait plus facilement, déjà…parce que les bienveillants…souvent ils te ficellent sur une table sans rien manger ni boire pendant 8 heures pour t’annoncer à la 9ème que toi et/ou ton utérus n’avez « rien foutu », « mal travaillé », « pas progressé » et que t’es « trop fatiguée amenez moi la ventouse /les forceps qu’on en finisse »…

  35. Béatrice dit :

    @La poule pondeuse, Je ne culpabilise pas je l’avais déjà « exigée » (oui, oui, c’est bien le terme qui convient) les trois premières fois 😆 Mais bon, la troisième fois ça ne s’était pas bien passé donc là, je n’en voulais plus, ni de la perf (bon, là …), ni du monitoring, ni de la position gynéco, ni rien … naturel !! J’ai fait 50mn de route pour aller dans une maternité qui me permettait tout ça si tout allait bien (vu mon grand age :lol:) alors que j’habite en face de l’hôpital de ma ville.
    Ben voilà : j’ai eu 10h de naturel (hyper sympa, baignoire, acupuncture, ballon, tenture pour s’accrocher …) et après tout le reste !! Ca nous a bien fait rigoler de retour dans la chambre. J’en garde un excellent souvenir 😛
    oups … désolée pour la longueur …

  36. suzy dit :

    @pupuce, moi, à 3e accouchement, j’ai été très surprise car l’anesthésiste m’a proposé de boire. Il m’a dit que c’était n’importe quoi d’empêcher les femmes de boire : la déshydration fatigue et augment les douleurs ❗

  37. Isabelle dit :

    Pas besoin de boire, enfin… y a la perf et tout ce qu’il faut dedans ! 😕

  38. Béatrice dit :

    oui, le droit de manger et boire pendant l’accouchement !! J’ai accouché le 2 janvier à 21h15. j’étais à la maternité depuis le tout début de la matinée … Je n’avais rien mangé depuis le mini repas de la veille au soir (ben oui, après le réveillon de la Saint Sylvestre et la semaine d’enfer précédente côté bouffe, j’avais pas encore faim … 😉 ) 24h sans manger et en accouchant c’est pas top !

  39. Anne dit :

    Il y a 2 mois j’ai accouché,j’avais décidé que ça se passe à la maison dans la piscine.J’avais choisi une doula et une sage femme pour m’accompagner le jour J.Chacune avait un rôle bien défini,la doula me massait pendant tout le travail, était toujours trés attentive à mon confort (me donner à boire/manger-mettre la musique) et quel travail les contractions ont duré 2 jours !!Nous n’avons pas dormi de la nuit !Elle me conseillait des positions pour faire avancer le travail me proposait le balon de pilate…

    Quand à la sage femme elle m’aportait les réponses plus médicales à mes questions.Ou j’en suis de la dilation?Qu’est ce qui se passe à ce stade la du travail pour mon bébé…?Bref une soutien plus médical.

    Finalement apres 48h de travail à la maison mon mari et moi avons décidé de partir á l’hopital car je ne sentais plus le travail avancer mais plutot stagner,Quand on est arrivés j’étais à dilatation complète,l’équipe médicale était contre mon choix: pour eux j’avais pris un risque d’acoucher á la maison.
    Ça se passe en Europe au Portugal ou je pense que les mentalités face á l’acouchement naturel est encore mal vu.
    Si on se sent plus en sécurité chez soi (ce qui est mon cas)ou à l’hopital le choix est fait. Mais comme dit la Poule il ne faut pas se sentir coupable/avoir des regrets de son parcours
    En ce qui me concerne je ne regrette pas d’avoir fait le travail à la maison car j’étais trés á l’écoute de mon corps et de l’avancement du travail.Je ressantais les contractions presque comme du plaisir..quand meme pas comme un orgasme comme certaine le disent mais c’est vrai que l’eau aide énormement c’est véritablement une péridurale naturelle.

  40. Fleur dit :

    Ce regard critique sur son propre accouchement peut aussi être le moteur de naissances suivantes plus humaines! Et ça, c’est un merveilleux cheminement… nous en avosn fait l’expérience!
    Je n’ai malheureusement pas le temps de raconter comment ici, et j’ai en outre promis un billet à ce sujet à la Poule… un jour, bientôt… quand mes gnomettes, leur Papa et mon boulot m’en laisseront le temps!

  41. AnSo dit :

    débat de riche certes mais néanmoins à mon sens débat d’intérêt général : les accouchements « respectueux » et bien accompagnés, quelque soit la manière dont ils se déroulent, sont généralement moins médicalisés et entrainent globalement des suites de couches plus facile et moins douloureuses, et sont des accouchements qui coûtent moins cher (ce sont des stats, il y a forcément des exceptions). partant de là je pense que nos réflexions sont utiles pour tous.
    côté « pauvre », si on peut éviter aux personnes / pays qui n’ont pas encore de réseau d’accompagnement suffisamment sécurisé de passer par l’étape 80% d’épisio / 50% de césarienne mais leur permettre d’aller plus directement à un accompagnement médicalisé mais respectueux, moins coûteux mais sécurisé, on rend cette sécurité accessible à plus de personnes plus rapidement, et ça, ça rend service à tout le monde.
    côté « riche », quand on voit la tête du fameux et fort célèbre « trou de la Sécu », je pense que ça vaut le coup que ça soit un sujet de santé publique 😉

    sinon pour rejoindre les com précédents, je pense que cette réflexion est indispensable pour chacune simplement pour avoir un regard critique sur sa propre expérience et pouvoir faire des choix éclairés. or on ne demande jamais à une femme qui vient d’accoucher si ça s’est passé comme elle le souhaitait (en fait si, la SF qui m’a accompagnée pour BB2 en octobre est passée me voir 2 jours après pour me poser la question :razz:, l’accouchement le (presque) plus cool du monde 😉 ), et gare à celle qui oserait revenir sur le déroulement de son accouchement avec un oeil critique alors qu’elle a un bébé en pleine forme et qu’elle n’a pas souffert le martyre pendant 36h… la plupart des gens ne comprend simplement pas de quoi elle parle ou pourquoi elle « se plaint ». alors qu’il y a plein de choses, et même de petites choses, qui pourraient être dédramatisées ou comprises si elles étaient évoquées, et deviennent en étant tues de vieilles blessures qui peuvent mettre du temps à cicatriser. c’est bête non?

  42. Anne dit :

    @La poule pondeuse, La personne ressource ce n’est pas que la Doula, d’ailleurs dans ce cas, vu le bouquin il ne s’agit pas de Doula mais de SF! Parce qu’une Doula ne peut pas gérer l’accouchement en soi, techniquement vu que ce n’est pas son rôle et qu’elle n’est pas formée pour. Et sinon il faut savoir que contrairement à ce que l’on pense les femmes qui prennent une Doula ne sont pas que « accouchement physiologique », il y a des mamans qui veulent absolument la péri, ne pas allaiter, poussette et pas portage.. Bref je m’égare! Mais voilà Doula est courement associé à « nature, AAD, allaitement long », mais ce n’est pas la majorité des cas. Bien sur que les parents sont dans une démarche differentes, puisqu’elles veulent « bosser » à fond le sujet, c’est bien sur différente comme état d’esprit. Mais ça n’empêche pas la médicalisation.
    Et pour l’étude je n’en sais pas plus!

  43. Suzie dit :

    @Isabelle, Ben, oui, mais ça n’empêche pas d’avoir soif et la bouche sèche 🙄

  44. Suzie dit :

    @AnSo, Ah, oui, c’est sûr que toute réflexion et tout débat est utile. Mais, le chemin à faire est tellement long dans certains pays du monde… En fait, il ne s’agit de leur coller des hôpitaux avec césarienne et épisio systématiques (de toutes façons, vu la géographie de certaines régions et la densité de population, tout le monde n’aura pas une maternité à côté de chez soi, déjà que chez nous on les ferme à tour de bras 😕 ), non, en fait, l’idée de l’accouchement sécurisé à domicile, avec un camion équipé qui se déplacerait, des sages-femmes compétentes, des conseils pertinents et surtout un suivi de grossesse efficace pour déterminer les grossesses à risque, suffirait sûrement pour diminuer déjà la mortalité des mères et bébés. Il y a déjà des ONG qui oeuvrent en ce sens, il faut continuer, mais c’est toujours pareil, le nerf de la guerre, c’est l’argent 😥

  45. Suzie dit :

    @Fleur, Ah, oui, ça c’est vrai. C’est ce que j’ai voulu faire pour la 3e naissance. Je m’étais dit que j’allais essayer de demander plus de choses dont j’avais vraiment envie aux SF. Et bien, cela c’est terminé par une césarienne en urgence à 6 cm de dilatation. Dommage, j’avais tellement bien géré mes contractions toute seule, chez moi, le plus longtemps possible avant de partir à la maternité. J’ai mis du temps à digérer et j’ai presque envie d’avoir un quatrième enfant, juste pour rattraper cet accouchement « raté »… mais en même temps, je meurs de trouille que cela se termine de la même manière. Bon, et puis, je ne vais pas en faire un 4e juste pour ça 😉

  46. @Charlotte, toujours pas vu ce film, quoiqu’à force d’en entendre parler, je finis par avoir l’impression de l’avoir vu :mrgreen:
    Sinon top pour ta mater !

  47. @suzy, 😥 pour ton amie. Le fait de savoir qu’il existe des gens plus malheureux que nous peut aider à relativiser, mais ça n’a jamais guéri personne d’une dépression et ça ne doit pas être THE argument à brandir à tour de bras…

  48. @Isabelle, sauf que si on en croit Michel Odent y a pas besoin de se préparer, juste de débrancher ses neurones 😆 Mais je pense que c’est crucial de réfléchir à ce qu’on veut, à ce qui est important pour nous et surtout d’avoir bien compris les possibilités.

  49. @pupuce, ben là où j’ai accouché t’avais le droit de manger et boire tant que tu n’avais pas la péri (de toute façon tu es en liberté dans l’hosto jusqu’à la péri ou jusqu’à ce que les choses se précisent vraiment -genre dilatation à 8- et les SF ont autre chose à faire que de venir fliquer ce que tu ingères 😆 )

  50. @Isabelle, je confirme, la péri donne soif ! mais on a droit de s’hydrater un peu la bouche au brumisateur ou en buvant des micro-gorgées.