Les caprices (2)

pepe Nous avons ouvert hier le chapitre des caprices, ou devrais-je dire des colères et crises (voir la première partie ici). Nous en étions arrivés à la conclusion suivante : les bébés ont des comportements pénibles, ainsi qu’une fâcheuse tendance à produire des décibels en quantité supérieure au seuil de tolérance de l’oreille humaine adulte. Mais de quoi s’agit-il ? Expression de besoins qu’il faut satisfaire ou désirs futiles à ignorer ? Tout cela va notamment dépendre de l’âge de l’enfant, mais il est clair que ne voir que tout l’un ou tout l’autre risque d’avoir des conséquences délétères.

A sa naissance, le nouveau-né n’a que des besoins : besoins physiques (faim, froid, nettoyage…) et psychologiques (réconfort, contact…). Les bras parentaux notamment sont un besoin fondamental, tout autant que le lait. Il n’y a aucun intérêt éducatif à refuser de les satisfaire, ou à vouloir enseigner la frustration : passer d’un état de satisfaction continue (in utero) à la connaissance -même passagère- de tous ces tracas (faim, humidité…) est déjà source d’intense frustration pour le nouveau-né. Bien sûr les parents ne sont qu’humains et leurs tâtonnements involontaires mais inévitables (proposition de lait quand l’enfant avait la couche sale et vice versa, perte de patience, etc) constituent déjà une épreuve largement suffisante de frustration.

Petit à petit, le bébé commence à trouver des ressources qui vont lui permettre de patienter plus ou moins sereinement avant d’obtenir satisfaction du besoin (par exemple jouer dans son transat/tapis/parc pendant que le parent prend sa douche). Cela lui sera d’autant plus facile qu’il aura été préalablement rassuré sur la bonne volonté de ses parents (ou de la personne qui s’en occupe). Et puis arrivent des envies, des désirs, qui ne relèvent pas forcément d’un besoin fondamental : attraper un objet, aller à un endroit auparavant inaccessible, etc. La distinction est d’autant plus subtile que pouvoir satisfaire un certain nombre de ces désirs est un besoin fondamental ainsi qu’un puissant moteur de développement, même si ça ne justifie pas pour autant l’accession à tous et à chacun d’entre eux. En parallèle vont donc arriver des pleurs et des colères que certains qualifieront de caprices.

Et puis vers 18 mois-2 ans arrive ce que nos amis anglo-saxons (encore eux) appellent le « Terrible Two » (les mauvaises langues disent que c’est parce qu’il dure deux ans… AAAARGGGGGGGL !), dont vous trouverez une description assez fidèle chez Papa Oméga (Comment réussir son Terrible Two : guide à l’usage des enfants de deux ans), ou encore chez Camilla Gallapia (18 mois est un âge formidable). En gros, le petit ange devient un petit démon qui n’a plus qu’un seul mot à la bouche : NON ! Et tant qu’il ne parle pas ou peu, la frustration monte d’autant plus vite que les parents offrent une réponse inadéquate puisqu’ils ne comprennent pas bien la demande, ni ne peuvent facilement négocier une solution qui convienne à tout le monde, Gordon-style. Si on en croit le site du magazine Famili, la période 18 mois-2 ans cumule l’âge du non et les grandes colères, pour enchaîner dans la foulée avec la déclaration d’indépendance, les manifestations oedipiennes et même la crise d’ado avant l’heure. Si en prime c’est le moment où la famille s’agrandit, le cocktail est facilement explosif.

Alors pourquoi tant de haine ? D’abord souvenons-nous que les enfants sont juste humains, et qu’en plus étant immatures ils ont moins de capacités d’autorégulation que nous. Rappelez-vous la dernière fois que vous avez eu envie de balancer quelque chose/quelqu’un contre un mur. La dernière fois que vous avez crié ou été franchement désagréable et dont vous avez un peu honte ? La dernière fois que vous avez été déçu ? Non seulement un enfant ressent la même chose que vous, mais il est encore en train d’acquérir la capacité de relativiser en conciliant plusieurs émotions en même temps et en anticipant sur l’avenir. Et nous n’avons pas la même échelle de valeur : un énième tour de manège nous paraît dérisoire, et le fameux vase Ming (qui a encore des vases Ming de nos jours ??) ne vaut pas plus pour lui qu’un bol en pyrex. Donc on ne s’énerve pas sur les mêmes choses (même si au final on finit par s’énerver en choeur…). Ensuite les tout petits, qui abordent à peine le langage, n’ont pas beaucoup de façons de se faire entendre et comprendre. C’est leur façon -certes très pénible- de nous faire savoir que quelque chose ne va pas ou simplement d’attirer notre attention. C’est d’ailleurs pour ça que ces manifestations visent généralement surtout les parents, et beaucoup plus rarement d’autres personnes de l’entourage (nounou, puéricultrices, grands-parents…). De la même façon, cela peut aussi être leur façon d’exprimer un malaise que l’adulte ne s’autorise pas à extérioriser. Il y a aussi des frustrations propres à ce stade de développement psycho-moteur : l’enfant s’individualise et doit renoncer à sa « toute puissance ». Et puis n’oublions pas les circonstances aggravantes : fatigue, faim, petits et grands changements et bien d’autres encore.

En tout cas aussi énervant que cela puisse être, c’est tout à fait normal et ça ne fait pas de vous des parents mauvais ou incompétents.

Pour finir la trilogie, quelques idées plus concrètes vous attendent ici. Et en attendant, quelques lectures : Les caprices côté enfant et pour les anglophones After attachment… What then?

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57 Responses to “Les caprices (2)”

  1. Anne dit :

    Effectivement pour les colères si on arrive à se mettre à la place de l’enfant et qu’on lui laisse exprimer (ce qui ne veut pas dire accéder à sa demande), il saura qu’avec nous il pourra tout autant exprimer de la joie, que de la colère, que de la tristesse etc.
    Sinon pour la provocation ça arrive très vite je trouve! il y a eu d’abord un 1er stade: les limites que vous me donnez sont dures, je rale, je me mets en colère, ça m’embête mais je contredis pas. en ce moment on est complètement passé à autre chose: je teste les limites = provocation! « ok vous me donnez des limites mais je voudrais vraiment être sur que c’est ça », je ne pense pas qu’il fasse ça par esprit de domination ou de toute puissance, ou dans la volonté de s’imposer mais simplement de vérifier qu’on est vraiment SUR! il sait TB ce qu’il ne faut pas faire, ce qui nous énerve vraiment et devant nous on s’assurant qu’on regarde bien, il fait ce qu’il ne faut pas… et il attend!!!!! et il rigole! …….. ALORS comme on s’est juré de pas taper ni punir… solutions pour l’instant: on lui fait faire, exple il renverse son verre exprét, on lui fait nettoyer. ou ranger, remettre à sa place etc etc … ah oui ia eu aussi le « je cris pour te casser les oreilles » donc là j’ai ct « tu peux crier dehors ok pas dedans ».. bé il s’est retrouvé dehors. Depuis ça c’est bon. Bon c’est un peu « violent » mais on a pas trouvé mieux! Sinon bé le reste on dis et redis et redis…
    Si quelqu’un à d’autres solutions je prends!!!!!!!!!

  2. Angele dit :

    Il est vrai qu’il teste souvent notre patience et nos limites. Et très tôt d’ailleurs.
    Mon fils faisait du 4 pattes, donc il devait avoir 8 mois quand il m’a étonnée. Je lui ai toujours interdit de toucher aux téléphones portables. Une fois je l’ai laissé à la portée de sa main et pendant que j’avais le dos tourné il l’a pris. Comme il était calme pas très loin de moi, je n’ai pas regardé ce qu’il faisait. Mais quand j’ai regardé attentivement et qu’il a vu qu’il était pris sur le fait, il a balancé mon téléphone. Et quand je dis balancer, c’est qu’il l’a vraiment jeté.
    Tout ça pour dire qu’ils comprennent bien des choses, bien plus vite qu’on ne le croit.
    Reste à nous d’être patients et compréhensifs face à ses crises, quitte à répéter et répéter sans cesse, ou à punir si besoin. Je ne suis pas encore à la terrible two mais m’y approchant, j’appréhende.

  3. AnSo dit :

    super l’illustration, j’ai toujours adoré ce p’tit bonhomme qui retient sa respiration jusqu’à avoir ce qu’il veut!

    nous on a joué la totale: 26 mois d’écart entre GrandPoussin et BBPoussin, y avait des risques. bon, ben finalement, c’est pas que tout soit rose, mais ça se gère plutôt pas mal, le tout étant d’éviter le « arrête de crier tu vas réveiller ton frère ». non, « je ne veux pas que tu cries (dans nos oreilles) », ça marche aussi, ça évite d’être à la limite du chantage affectif, et en plus c’est plus proche de la vérité : faut pas crier c’est tout (ou ailleurs si vraiment faut que ça sorte). et d’ailleurs en général BB s’en fout que le grand s’excite, mais réagit si maman s’énerve. donc cultivons la zenitude… pas facile à faire passer autour de soi comme message, qu’il ne faut pas utiliser un gamin contre l’autre en cas de crise, j’ai remarqué que c’est souvent une solution par défaut des gens qui ne savent pas quoi faire.

    sinon je me suis faite reprocher récemment que « de toutes façons, mon gamin il fait ce qu’il veut » (par des gens qui n’arrivent pas à gérer les supposés caprices, ça va de soi). sur le coup, j’ai trouvé ça d’une mauvaise foi terrible, et ça m’a énormément vexée. après j’ai cogité à froid, et voici le résultat de mon débat avec moi-même : ben oui il fait ce qu’il veut. enfin dans le cadre imposé, lequel n’a rien d’extraordinaire. et c’est quand même rare qu’il veuille sortir du cadre sans raison. faut juste chercher un peu. donc de quoi se plaint-on ? de ne pas avoir d’occasion de l’engueuler ? et pourquoi ça me vexe qu’on me dise que mon gamin fait ce qu’il veut ? y a un truc culturel grave là, parce que ça veut dire qu’au fond, on est (je suis?) persuadé qu’on doit frustrer un gamin pour bien l’éduquer??? argghhhh!

    PS : la poule : pas moyen de modifier la police dans les commentaires ? j’ai voulu faire la maligne mais je peux pas 🙁

  4. @Anne, merci pour tous tes trucs ! dehors pourquoi pas, mais bon selon la configuration de la maison ça s’y prête plus ou moins bien. On peut aussi dire qu’on va crier dans sa chambre par exemple.

  5. @Angele, à cet âge-là, c’est plutôt que même s’il « sait » que vous avez dit non il a encore du mal à contrebalancer son envie de prendre le téléphone. Et en plus ils ont souvent besoin de voir la même cause produire le même effet un certain nombre de fois avant d’enregistrer la connexion. Mais ce n’est pas pour vous provoquer (même si ça en donne l’impression). En tout cas à cet âge-là il ne comprendra pas la notion de punition, il vaut mieux éloigner les tentations quand elles sont trop fortes 😉

  6. @AnSo, ne te laisse pas démonter par les jaloux, tu as l’air de très bien gérer tout ça ! Très intéressant ta remarque de ne pas utiliser un frère pour gérer l’autre. Et pour la police on ne peut rien faire, désolée 🙄

  7. pupuce dit :

    ici poussin 1 de 10 ans, poussin 2 de 8 mois…
    poussin1 a eu un début de terrible two. je ne le reconnaissais pas. Un monstre. j’aurais bien appelé moi-même la ddass des fois…ok, mère indigne je suis…
    une vieille directrice de crèche m’a sauvée. Elle a dit : « il vous fait de la toute puissance infantile, ne lâchez RIEN pendant 3 semaines et dites moi ce que ça donne ». 3 semaines en enfer. NON était devenu mon mot, plus le sien… crises géantes, roulage par terre, contrainte physique obligatoire des fois pour l’empêcher de se faire mal (sinon en effet il se serait probablement tué un jour pas fait comme un autre, chais pas, il aurait peut être tenté de se jeter par la fenêtre, il était ivre de rage dans ses crises)je ne sais plus trop, mais ça a été très dur.
    Et en effet 3 semaines plus tard, le poussin normal était revenu. Avec une dose de caprices ok mais plus le mode relou à mort d’avant.

    Maintenant il a 10 ans donc il est relou de nouveau mais en mode âge bête…nichon, mouahahaha, kékette, mouahahaha, haaaaaaaan machin il est amoureux, trucs du genre. Titeuf at home.
    t’as un remède contre ça la Poule?

    Poussin 2 lui …il est trop pas chiant!
    Il ne grogne jamais et si vraiment il est de mauvais poil c’est qu’il est crevé ou qu’il a mal quelque part. 100% des cas ont une explication tout à fait rationnelle.
    la fameuse période d’angoisse des 8 mois n’a même pas commencé. Et il a 8 mois…il est trop beau pour être honnête ce bébé! lol
    en même temps il n’a que 8 mois. ça va venir la chiantitude, je suis confiante.
    😉

  8. @pupuce, oui la chiantitude finit toujours par nous rattraper… Pour Poussin 1, j’ai vu grandir deux petits frères (le dernier est encore au lycée) et je crois que le motto de ma mère a fini par être « boys will be boys » ou un truc du genre, bref la théorie de la moindre intervention et de ça finira bien par passer !

  9. pâte à crêpe dit :

    14 mois pour la période « non » systématique, c’est pas un peu tôt??? HELP!!!

  10. Clemys dit :

    @pâte à crêpe, si quelqu’un a un truc je prends aussi 🙄 (je crois même qu’il a su dire « nan » avant « môman ») parce que perso, je suis à deux doigts de penser que le poussin est CAPRICIEUX (si si j’ose le dire) ou à défaut une véritable tête de mule ! (comme sa mère en fait 😉 :mrgreen: )

  11. pupuce dit :

    @ Clemys, je teste une méthode avec poussin2 qui marche bien, là. on cause.
    il s’avère que le plus souvent la crise provient d’une incompréhension de ma part ou d’une incapacité de la sienne à trouver de quoi se faire comprendre.
    des fois c’est fastoche, suffit de proposer des trucs, quand on trouve le bon il se détend (après faut lui donner ou pas mais justifier la chose en tout cas, genre « non le chocolat là spa possib poussin mais au dessert y’a moyen », ou donner partiellement -un mini bout de chocolat pour la paix familiale, hein, aussi…lol).
    des fois c’est moi qui déconne, genre j’ai pas prévenu poussin dix minutes avant qu’on partait du parc j’ai tenté le coup du départ à l’arrache fissa et paf la crise. là je reperds dix minutes à rattraper ma boulette et au final il accepte le départ (de toute manière j’aurais perdu les dix minutes et beaucoup plus d’énergie si on avait eu le conflit jusqu’au bout).
    des fois c’est plus dur. il est arrivé qu’il soit dans une rage de malade et qu’en fait il soit juste incapable d’identifier son propre besoin. là, dialogue impossible. dans ce cas je fais avec l’heure (repas, dodo?) et au pire bin je remercie le ciel d’allaiter encore parce que saint nichon fait beaucoup pour la paix des familles je te le dis. :mrgreen:

    (et globalement invoquer sainte patience c’est pas mal non plus parce qu’il en faut globalement trente tonnes par jour. et encore, moi, j’ai pas de collègues ni de patron à subir, hein. QUE les poussins et leur père. 😉 )

  12. pâte à crêpe dit :

    @Clemys, pas « capricieux » ici mais méga chiant et avec un fort esprit de contradiction quand même….On en est aussi à blâmer le patrimoine génétique de bourriques commun à ses deux parents… 🙄 😆
    et puis c’est pas tant sur les grosses crises que pour l’instant on comprend et on gère à peu près, que pour le non et le pignage systématique à TOUT, et le côté « je te colle mais je veux pas être avec toi »….. 1° crise d’adolescence c’est ça ???!!

  13. @pâte à crêpe, bah tu pourras dire très fière « moi le mien il a fait son terrible two à 14 mois » :mrgreen:

  14. pâte à crêpe dit :

    @La poule pondeuse, j’y ai bien songé…. 😳 mais je me dis que le revers de la médaille de la mère qui se vante ainsi, c’est que cela continue jusqu’à 2 ans!!! C’est ma tendance à jeter des malédictions sur les mères et les performances de leur petit qui va me retomber dessus…. :mrgreen: 😳

  15. @Clemys, capricieux c’est qqn qui change tout le temps d’avis, ton poussin a plutôt l’air têtu non ? :mrgreen:

  16. Clemys dit :

    @ toutes, merci pour votre soutien ! le plus pénible pour moi, ce n’est pas tant les crises, même si c’est pénible c’est pas le pire à mes yeux, que comme le dit Pâte à crêpe, le « pignage » pour tout, et comme le dit Pupuce, l’incompréhension mutuelle permanente. ça me fatigue de passer mon temps à dire : tu veux ça ? nan ! ou ça ? nan ! ou ça ? nan ! pour finir par « ça ? ah bah non c’est pas possible » ouiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnnnnn
    bref, moi je veux bien faire du Gordon, mais faudrait qu’il PARLE ! j’en peux plus de l’entendre chouiner…
    pupuce, moi non plus pas de collègues, ni patron, mais franchement, l’avoir 24/24h ça me semble pas moins compliqué à gérer question patience…

  17. sabinounette dit :

    Ah… j’me sens moins seule, là d’un coup ! Mon fiston a 4 ans dans un mois, et jusqu’à y a quelques mois ça allait, mais là au s’cours !!! crise de terrible four, ça existe ça ??? 😯
    Parce que là, c’est pareil… pignage sur tout, on ne peut rien lui demander… c’est toujours « NON, j’veux pas ! » et en prime, il me tape dessus… Alors forcément, là moi j’accepte pas… 🙁
    Dur dur… Et comme Pupuce, en fait j’ai remarqué qu’il faut vraiment que je prépare mon coup. Tout lui expliquer 10 minutes avant de faire, je le laisse aussi faire ses tites crises tout seul dans sa chambre… Enfin bon, comme dis Pupuce, sainte Patience, priez pour moi !! 😉
    Et là, j’peux vous dire, vive l’école et le boulot !!! c’est toujours ce temps de moins à gérer !!! 😳 😆

  18. @Clemys, tout pareil. Il commence enfin à mieux parler mais quand je l’entends qui chouine et que la seule réponse que j’obtiens à « qu’est-ce qu’il y a ? » (toujours posé avec le ton le plus suave et charmant comme vous l’imaginez, en particulier quand c’est juste la 15ème fois :mrgreen: ) c’est « hmmmmmmm » ben là même Ste Patience ne peut plus rien pour moi 😳
    Sinon ces temps-ci c’est Mr Cracra, il ne veut plus voir la baignoire. Donc c’est juste l’horreur à chaque fois qu’il faut le laver (et il faut bien que ça arrive de temps en temps non ?), même si je le préviens à l’avance avec des rappels réguliers. Ce matin par ex méga énorme grosse crise pour cause de caca collé au cucul qu’il ne voulait pas que je décolle. Je négocie et je compromets pour beaucoup de choses mais là je vois pas quoi négocier ❓ 🙄

  19. pâte à crêpe dit :

    @Clemys, heu alors là, nous on va péter un plomb.. c’est plus du chouinage c’est du nihilisme hystérique…..
    la crêpe s’est transformée en 48h en anguille sous amphét’ irascible et frustrée et atteint toutes les 5 minutes des fréquences capables d’exploser n’importe quel tympan à 1 km à la ronde…. 😯 😯

  20. Suzie dit :

    @La poule pondeuse, Ben, il y a des choses qui ne se négocient pas ! On a les fesses sales, on les lave, point final ! Ok, ça promet une bonne crise… Courage, les filles, des crises, ils en font régulièrement parce qu’ils sont plus fatigués, plus, je ne sais quoi, d’ailleurs, mais en crise et là tout ce qui compte, c’est la patience et la zénitude… Facile à dire, je sais ! Mais, plus vous vous énerverez et plus la crise durera longtemps… Sinon, si vous en avez marre de négocier, arrêtez ! A 14 mois, Gordon, c’est pas super adapté quand même. Les enfants n’ont pas de moyen de verbaliser et les questions peuvent les angoisser. Ils sont trop jeunes pour décider et ils ne comprennent plus pourquoi Papa et Maman tout puissants tout à coup se mettent à leur demander leur avis. Je ne veux pas dire qu’il faut tout imposer, mais pas tout le temps leur demander leur avis, c’est trop dur pour eux.
    Sinon, dans ces moments-là, il faut absolument conserver les rituels, les habitudes et le train-train pour ne pas les dérouter encore plus. Effectivement, expliquer à l’avance ce que l’on va faire et pourquoi est super important : ils savent à quoi s’attendre. Vous pouvez aussi négocier sur un truc pas primordial. Par exemple, pour aller dans le bain : tu veux y aller avec le seau bleu ou le mouton en plastique ?? Comme ça, il choisit et il est détourné de l’idée de ne pas vouloir aller dans le bain. En revanche pour Pouss1 qui a presque 3 ans, c’est étonnant qu’il ne veuille plus aller dans la baignoire. As-tu identifié un événement qui l’aurait effrayé en rapport avec le bain (ou celui de son frère) ? Il a peut-être peur de quelquechose ? 🙄

  21. Béatrice dit :

    @Suzie, D’accord avec toi sur toute la ligne :mrgreen: (c’est constructif ça …. ➡ )

  22. sophie dit :

    Comme d’hab, totalement d’accord avec Suzie 😉 . Le truc qui marche très bien, en tout cas ici, c’est de détourner l’attention : « Je ne peux pas de laisser faire ça, mais as-tu vu ce merveilleux truc à faire un peu plus loin ? », mais pour ça il faut être calme et avoir la tête en état de carburer, pas toujours évident après la 15e crise de la journée … Ici, on est en plein Terrible Three + « ze veux être un bébé pour avoir ma maman pour moi toute seule » 👿 un vrai régal … Sainte Patiente et sainte Zenitude priez pour nous…

  23. Ficelle dit :

    @pâte à crêpe, chez nous pareil… 20 mois et déjà au moins 5/6 de « ah non » ou « non non non » ses deux expressions favorites 🙄 + colères (mais parait que c’est le chemin vers l’acceptation de la frustration dixit Filliozat – lecture en cours). Bref, je compatis… A cela s’ajoute chez nous les tapes qui, je l’ai enfin compris, n’expriment pas (toujours) une volonté de nuire… Mais aussi une frustration, un besoin de contact, un sentiment mal géré. Bref, période difficile ici aussi mais une fois encore, les lectures, ça aide considérablement à y voir plus clair, à ne pas voir son enfant comme le dernier des monstres venus nous emmer** jusqu’à nous faire péter un câble, les jeter par la fenêtre (rayer la mention inutile) 😉

  24. Ficelle dit :

    @pupuce, c’est plus dur à supporter quand tu dors deux fois trois heures par nuit à cause d’un BB2 qui fait pas la différence entre le jour et la nuit – oui! c’est ma faute j’avais qu’à pas les faire si rapprochés 😉

  25. Ficelle dit :

    @Suzie, tout à fait d’accord! Par ex, mon chéri demande à Miss A. (20 mois) si elle préfère tel ou tel pantalon le matin, total, elle en veut un troisième qui n’est pas sec ou sale. Je ne crois pas qu’il faille commencer si tôt à lui proposer des choix qui ont toutes les chances de finir en crise… Idem sur la bouffe.

  26. Ficelle dit :

    @sophie, héhé ici vu que Miss A. est plus petite, elle trouve des moyens détournés de nous faire comprendre le malaise de l’arrivée du petit frère… avec lequel elle est charmante (à peu près tout le temps, quand elle ne lui met pas de beigne 🙄 ). Genre: non je veux papa, pas maman OU elle se met dans le transat et s’attache OU veut aussi être portée en écharpe OU tape TOUS les copains à la crèche (+ maman et papa accessoirement). Ce qu’elle n’a pas fait: redemander le sein. Et finalement c’est pas plus mal…

  27. @Suzie, tout à fait d’accord avec toi sur le principe. Mais en pratique tu fais quoi quand un presque 3 ans hurle à la mort qu’il ne veut pas aller se laver les fesses et résiste de toutes ses forces ? A cet âge-là la contrainte physique (= le déshabiller et le doucher de force) devient vraiment difficile, tant physiquement que moralement (bien sûr je ne suis pas pour la contrainte physique en général, et quel que soit l’âge, mais parfois elle est nécessaire ; et bien sûr ce n’est pas comme punition). Donc il faut bien obtenir un minimum de coopération (et oui j’essaie les faux choix etc mais ça ne marche pas très bien 🙄 ). D’autant plus que pour cette histoire de change et d’hygiène, je ne veux pas que ça devienne un rapport de force, notamment en cette période où j’aimerais bien qu’il abandonne les couches. D’ailleurs je lui ai bien répété que lorsqu’il ferait caca aux WC/pot je ne lui laverai plus les fesses à la douche (mais là je trouve qu’avec le marinage dans la couche c’est pas une option). Pour cette « baignoire-phobie », en réalité ça fait 1 an que ça va ça vient, sans qu’on n’ait pu en identifier la raison ou un élément déclencheur. En ce moment c’est très difficile et énergievore de l’envoyer au bain/douche, parfois une fois qu’il y est il s’amuse mais pas toujours (et dans le bain il rechigne à s’asseoir, donc ça fait bain de pieds 🙄 ). Du coup je profite aussi du change de caca pour le doucher rapidement, une fois qu’il est à poil dans la baignoire, histoire de rentabiliser.

  28. @Ficelle, pas de mention inutile :mrgreen: 😳

  29. pâte à crêpe dit :

    @Ficelle, un bon coup de pied dans le sternum qui coupe le souffle ce matin pendant le changement de couche…. 👿 j’adore…. je compatis pour vous avec un nouveau né en plus….
    Après la fenêtre et les boules quiès, j’ai envisagé le bâillon ici…. 😳

  30. pâte à crêpe dit :

    @Suzie, ton message me fait le plus grand bien!! c’est en gros les directions qu’on a prises et hier soir on a bien compris qu’il nous demande aussi qu’on fasse des choix pour lui, qu’on le contienne:par exemple, le coucher du soir n’a jamais posé aucun problème et depuis 3 soirs c’est juste horrible. Son père hier l’a enveloppé de ses bras assez fort en chantant la chanson habituelle malgré les cris, il s’est calmé en 1 minute et endormi en 2.
    Et super d’accord pour être hyper solide sur les rituels et les repères forts, ça nous aide aussi à tenir et ne pas être perdus.
    C’est vraiment un dosage entre satisfaire ses velléités d’explorateur et calmer ses peurs du grand large….
    Mais qu’est ce que c’est pénible et frustrant pour nous aussi de le voir être tant énervé….

  31. @sophie, après je crois que c’est le fucking four 🙄

  32. @sabinounette, oui moi je crois que je commence à saturer d’avoir les deux 24/24 7/7 ou presque.

  33. sophie dit :

    @La poule pondeuse, le furious five, shocking six, energetic eleven,egoïst eight, no way nine … 😉

  34. Anne Cé dit :

    @sophie, oh my god ! ça fait peur quand je pense à ce qui nous attend !

  35. Anne Cé dit :

    @toutes : je me retrouve bien dans vos témoignages. ici nous avons le modèle fille avec notre bambinette de presque 21 mois qui dit très souvent « non » elle aussi. je pense même que le « non » a supplanté son mot favori, qui était « tétée » jusqu’à présent !! :mrgreen:

    je me découvre des ressources de patience que je n’aurais jamais soupçonné, je joue aussi beaucoup sur le temps (accepter de perdre 5 minutes pour qu’elle soit prête et éviter une crise), sur l’humour : quand elle commence à faire « non non non » je lui chante ça :
    http://www.tictacflo.com/paroles-camelia-jordana-non-non-non-clip
    (d’ailleurs maintenant elle commence à chanter aussi ses « non non non », trop drôle !)

    chez nous, les deux trucs sur lesquels on ne cède pas : les médicaments à prendre (heureusement c’est rare) où ça tourne clairement au rapport de force (physique) mais je ne vois pas d’autre solution hélas.
    et donner la main pour traverser la rue : tu veux pas ? ok, alors je te porte. (et ça, vivement que ça s’arrange !)

  36. Suzie dit :

    @La poule pondeuse, Essaye de ne plus lui proposer de bain ni de douche ? Juste une bassine où mettre les pieds et un bon vieux gant de toilette ? Il est possible qu’il redemande de lui-même à aller dans la baignoire. Je pense effectivement que dans le domaine de l’hygiène comme celui de la nourriture, la contrainte physique ou autoritaire n’est pas bénéfique.

  37. Suzie dit :

    @sophie, 😀 😉

  38. Suzie dit :

    @sophie, Non, quand même après c’est pénible parfois, mais moins spectaculaire et puis après un certain âge, on peut discuter 😉

  39. Suzie dit :

    @toutes, je pense, en fait, que c’est juste ça avoir des enfants… et que mieux on l’accepte, mieux on arrive à gérer les crises et à garder son calme. Mais, je comprends aussi que quand on a un petit deuxième à gérer et qu’on ne dort pas comme on le souhaite, c’est duuur !! Mais, il faut aussi comprendre que c’est aussi à cause de ça que les aînés sont difficiles et en crise, pour eux aussi c’est dur… Allez courage, tout finit par rentrer dans l’ordre… Et même avec 3 enfants, il reste quelques moments où personne n’est en crise 😉

  40. @Suzie, oui enfin le gant et la bassine pour se détartiner les fesses, j’y crois pas trop 😆 Enfin hier ça s’est super bien passé au bain, phew (même s’il m’a fallu beaucoup beaucoup d’énergie et de calme pour l’y faire rentrer 🙄 ).

  41. @Suzie, quoi c’est ça ??? Bon je vais rendre les miens alors :mrgreen:

  42. Mousso dit :

    Bonjour à toutes,
    Je vous lis depuis des mois, d’un peu loin,
    et ça faisait des semaines (des mois) que j’espérais lire un post récent sur les colères, merci à @Clemys 😉
    J’ai maintenant moins l’impression d’être une ET avec mon pouss1 qui me fait des colères, à la limite de la crise d’hystérie en me répétant « je veux te mordre, laisse moi te mordre » (dixit)!
    je dois dire que le climat s’est beaucoup apaisé ces derniers temps (il va avoir 3 ans dans deux mois et le « non, non, non et non » a commencé à … 18 mois !); nous aussi avons également dû faire preuve d’une patience en béton armé et d’un grand sens de l’imagination voir de l’absurde pour lui détourner l’attention au moment où l’on sentait monter ces crises de colères… j’espère que ça ne revient pas à 4 ans ! mais tout de même de savoir que c’est un passage, une étape, plus ou moins accentué selon les enfants j’imagine, ça aide beaucoup à supporter cet « horrible two » (était-ce « terrible two »?)et à l’aider à passer le cap!

  43. pâte à crêpe dit :

    @Suzie, et je ne te parle pas des joies des familles recomposées et des tensions importées, non assumées, reportées, que ça apporte…
    Bref, aujourd’hui tout va mieux, on était tous très très fatigués et tendus… La patience en prend un coup dans ces cas là. On apprend tout doucement… notamment effectivement que c’est certainement pas en paniquant que ça va aller mieux!

  44. pupuce dit :

    @La poule pondeuse, j’i aussi des soucis d’opposition pour la baignoire et en général en attendant un quart d’heure (durant lequel il va vouloir faire un dessin, genre), en proposant un truc nouveau dans le bain (n’importe quoi, un canard, un flacon de shampoing) ou en prenant la douche avec lui (bin oui), ça passe. faut être très très zen, et avoir du temps devant soi, quoi, sinon il faut un max d’énergie parce que la crise physique en effet c’est très dur à gérer (et même pas garanti en plus). 😉
    ici le mâle grogne souvent qu’à raison d’une demi heure pour une couche, trois quarts d’heure pour une douche et encore une demi heure de négociation pour mettre des chaussures on n’est pas sortis de l’auberge…ma foi c’est bien pour ça qu’on dit que les mômes prennent du temps, non? :mrgreen:
    (mais bon d’expérience je te dirai que ça va ça vient, quand c’est pas ça c’est la couche, quand c’est pas ça c’est passer à table…à mon avis faut pas chercher midi à quatorze heures, ce n’est rien que des petites rébellions à deux balles, faut pas leur donner plus d’importance qu’elles n’en ont, va)

  45. pupuce dit :

    @La poule pondeuse, je me permets de rassurer tout le monde, le 24/24 7/7 c’est horrible, la mère qui vous dit qu’elle le vit bien et que non elle ne veut pas d’une heure pour elle même juste pour aller hurler au fond des bois c’est rien qu’une menteuse. 😆

    (tu sais que j’ai failli avoir un orgasme la première fois que chose numéro 2 a accepté de rester 2 heures à la garderie du village? nan mais ça a pas l’air, deux heures, hein, mais la vache qu’est ce que ça fait du bien!! 🙂 )

  46. pupuce dit :

    @pâte à crêpe, toutafé d’accord, je plussoie et tout ça. limite à plus tu paniques à pire que ça devient, même. :mrgreen:

  47. Meduse69 dit :

    Eh bien ici aussi, nous sommes en pleine période d’opposition, et dire qu’elle est gratinée ne rend pas justice à notre vécu : l’impression de traverser un cyclone tous les jours ! Puce1 a 3 ans et demi, et a commencé son Terrible Two à 22 mois, nous sidérant un matin par un roulage par terre en hurlant que nous n’avions jamais vu auparavant. Depuis, on en a vu tellement d’autres que nous avons été voir un pédopsy, curieusement au moment où je suis tombée enceinte de Puce2.. Il nous a rassuré en nous disant que Puce1 était tout à fait normale, avec juste une volonté TRES affirmée, ce qui entraîne une frustration par rapport à ce qu’elle n’arrive pas à faire très élevée. Mais ce monsieur ne nous a hélas pas donné de recettes pour, au mieux arriver à désamorcer quelques crises, au pire arriver à ne pas en être trop atteint, parce que nous sommes aujourd’hui épuisés : Puce2 (6 mois) me réveille encore 1 fois/par nuit pour téter, et Puce1 se réveille régulièrement la nuit pour cause de cauchemars. On dit qu’il faut éviter de cumuler les bouleversements, mais on ne choisit pas toujours (chez nous : déménagement + naissance + entrée à l’école en 3 mois!), et cerise sur le gâteau (je m’étonne que personne n’en ai parlé) : la gestion de la sucette. Sommes-nous les seuls à maudire le jour où (d’épuisement lorsqu’elle avait 2 mois) nous lui avons donné une sucette ? Après avoir pesté tous les jours contre cet objet que ne pensait qu’à une chose : se planquer, voici qu’on en vient presque à le regretter, car, suite à une visite chez le dentiste il y a 10 jours (et à plusieurs semaines de « je suis grande, je n’ai plus besoin de la sucette pour dormir maintenant »- mais je la réclame quand même au dernier moment !), la sucette a été remplacé par une pseudo-sucette (en fait une barre en plastique concave qui soi-disant redresse les dents) qu’elle n’utilise quasiment pas (mais elle ne peut pas se coucher sans) ; résultat des courses : Puce1 n’arrive plus à dormir pour la sieste, dort mal la nuit, et donc les journées avec elle sont justes… explosives !
    Nos petites solutions : expliquer, discuter, être ferme mais ne pas empêcher la possibilité d’un câlin en plein milieu d’une colère, inculquer les règles de vie en société en montrant qu’elle s’applique à tout le monde et pas seulement à elle pour l’embêter, et puis quand il n’y a rien à faire : la chambre, pour que tout le monde puisse se calmer un peu. Mais quand on n’est pas chez soi ou qu’on est pressé et qu’elle ne veut VRAIMENT pas s’habiller/manger/laver les dents/se coucher (rayer la mention)… on n’a pas encore trouvé la solution pour éviter de s’énerver !

  48. @pupuce, oui j’essaie ce genre de trucs quand je peux, c’est-à-dire quand j’ai l’énergie pour et aussi que ça tombe pas trop mal dans le planning de la journée (par ex j’essaie de caser le bain du grand à un moment où le petit est à peu près calme, et comme il tète encore souvent ça laisse pas forcément une super flexibilité horaire). Personnellement ça ne m’inquiète pas plus que ça ces crises, mais bon c’est relou.

  49. @pupuce, ici en 3 mois j’ai du avoir 6 heures en cumulé sans môme du tout (dont une soirée à l’opéra, béni mille fois soit l’ami qui m’a invitée ; non parce qu’aller chez mobalpa faire un devis de cuisine, c’est pas exactement du temps pour moi si ?).

  50. Mousso dit :

    Ah oui, la sucette !! parce que souvent c’est un peu au même moment (des fois que cette période serait trop tranquille 😉
    De mon côté, il s’en ai séparé y a pas si longtemps, ça faisait deux ou trois fois qu’il la jetait à la poubelle et allait la récupérer quelques heures après… la dernière fois il l’a jetée à la poubelle, est allé se coucher sans et entre temps… les poubelles sont passées. La première nuit a été difficile, mais depuis aucun problème et il est plutôt très fier de lui!
    Par contre la semaine qui a suivi, il était beaucoup plus fatigué car il n’avait pas les moments « low battery » où il pouvait s’isoler à suçoter sa sucette au calme, et du coup qui dit fatigue dit grosse colère. Mais la « cure de désintox » est finie maintenant et on est tous bien contents 😉