La France contre la fessée ?

D’après le blog de Jean-Pierre Rosenczveig, juge des enfants, président du tribunal pour enfants de Bobigny, et farouche adversaire des châtiments corporels, notre ministre de la famille Nadine Morano a signé au nom de la France l’Appel à en terminer avec les châtiments corporels lancé par le Conseil de l’Europe. De là à ce qu’une loi voie le jour en France, on n’est pas rendu à mon avis, mais c’est déjà une belle avancée, surtout dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne. On peut individuellement signer l’appel Levez la main contre la fessée (dont je vous avais parlé  -je vous invite à lire ce billet si vous n’en avez pas eu l’occasion avant de participer à la discussion) ici.

Pour la petite histoire, j’ai eu l’occasion de discuter cet été avec une amie de mes parents. Elle a élevé quatre enfants assez rapprochés (1979, 1980 et des jumeaux en 1983), avec un mari d’abord peu présent puis qui a abandonné sa famille quand les enfants étaient encore petits. Un contexte difficile, et sans la sacro-sainte autorité paternelle. Elle m’a dit ne jamais avoir levé la main sur eux ni les avoir laissés pleurer, et que cette simple idée la rendait malade. Elle a quatre enfants charmants et bien élevés. Je les connais tous depuis longtemps puisque l’amitié entre nos parents remonte à avant la naissance des enfants, et j’ai régulièrement joué avec eux étant enfant (maintenant je les vois encore mais nous ne jouons plus…). Je peux témoigner (ainsi que mes parents par exemple) que ses enfants ont toujours été adorables, pas du tout le genre capricieux qui se croit tout permis ou insolent (évidemment ce sont des enfants humains, ce n’étaient pas les petites filles modèles non plus bien sûr). Tout ça pour dire que oui, c’est possible. Evidemment ça n’a pas été facile tous les jours pour leur mère, mais elle l’a fait et me remplit d’admiration. J’espère que son inspiration m’aidera dans les moments de panique (dont la plupart reste à venir…).

En bref ce billet n’est pas là pour stigmatiser ou condamner (c’est déjà bien assez difficile et culpabilisant d’être parent), mais pour susciter les réflexions sur le sujet, pour montrer qu’on peut faire autrement. Pour au moins essayer. A noter que même Aldo Naouri, le chantre du retour à l’autorité, ne prône pas l’usage des châtiments corporels.

Et pour se détendre les moments où la main vous démange (en anglais et je n’ai pas trouvé de sous-titres, désolée) :

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100 Responses to “La France contre la fessée ?”

  1. juju dit :

    ah la la l’éternelle question… j’avais déjà répondu sur ton autre billet… alors je laisse la discussion ouverte pour d’autrs 😉

  2. On a le droit de participer même si on l’a déjà fait et même si on n’est pas d’accord (quoi que non, finalement, dehors les gens pas d’accord ;-))

  3. caro dit :

    Moi qui voulait participer pour la première fois !!!! snif

  4. kikoo lache tes com lol pdr
    (en français : tout le monde peut participer)

  5. Clémys dit :

    Il ne devrait même plus y avoir de questions sur les châtiments corporels, quant on voit que tout le monde est d’accord, surtout Aldo Naouri ;-).
    Alors, je vais rebondir sur la question des pleurs : faut-il ou non laisser pleurer les bébés et les enfants ? (c’est quoi cette question ??? bourreau d’enfants !) J’ai lu ce week-end, « Pleurs et Colères des enfants et des bébés : Une approche révolutionnaire » de Aletha Jauch Solter. Cette psychologue a une approche effectivement révolutionnaire : bien entendu, il faut satisfaire aux besoins des enfants et éviter toutes sources de frustration (elle recommande l’allaitement, le portage et le cododo), mais les poussins peuvent avoir besoin de pleurer pour évacuer un stress (on ne peut pas les enfermer dans une bulle ces petits). Dans ce cas là, on ne devrait pas trouver de dérivatifs (sucettes, tétée, doudou, pouce, détourner l’attention…) mais au contraire les accompagner dans leurs pleurs et leur colère en les tenant dans nos bras (sans les bercer) mais en leur disant qu’ils sont en sécurité et qu’ils peuvent se laisser aller.
    Par contre, ne jamais laisser un enfant pleurer seul.
    Bien entendu, c’est un livre de 200 pages que je synthétise en une phrase… Il y a vraiment dans son livre la remise en cause d’idées reçues, argumentées avec des renvois vers des publications scientifiques (bon je n’ai pas lu les publis en question pour voir si elle les interprête bien).
    – Par exemple, les coliques du nourisson n’existent pas (series d’examens médicaux et expériences n’ont rien trouvé, incroyable non ?)
    – Dans les sociétés traditionnelles, les enfants pleurent moins mais parce que les mamans donnent beaucoup le sein comme dérivatif des pleurs (risque de devenir le doudou de ses enfants…). Donc pas bon non plus d’après elle, même si elle prône l’allaitement maternel. Pour simplifier à l’extrême : si on donne le sein à un enfant contrarié, mais qui n’a pas faim : on associe nourriture et frustration, et on imagine bien les déséquilibres alimentaires que ce type d’association peut engendrer à l’âge adulte…
    Bon il y a plein d’autres choses, alors pour vous j’ai été surfé sur les forums (mais M. l’Agent je vous jure, je ne le fais jamais…)
    http://forum.doctissimo.fr/grossesse-bebe/Mamans-nature/pleurs-coleres-enfants-sujet_3721_1.htm
    Y a 10 pages de discussion, peut-être que vous avez tout intérêt à lire le livre… 😉

  6. Fleur dit :

    Bon, la poule serait trop déçue que je ne participe pas à cette discussion, suis sure 😉

    Alors, ben,je renouvelle mes propos de l’article précédent sur ce sujet et j’adhère à cette proposition de loi, qui, me semble-t-il, viserait davantage à faire évoluer les mentalités qu’à punir (les parents, évidemment) à tour de bras !

    Les habitudes de tapes ici en Espagne me sidèrent, je vous les livre, cela suscitera sans doute quelques commentaires et/ou réflexions :
    ce que l’on observe très régulièrement ici (au parc, dans les magasins,là où l’on croise des familles en somme), ce sont des enfants laissés très « libres »… libres de taper, de crier, d’être franchement irrespectueux (et Dieu sait si je n’élève pas des images), sans que personne n’y dise rien (franchement, si mon espagnol était plus fluide, je me permettrais parfois d’intervenir face à un gamin qui me marche sur les pieds et ne s’excuse pas, ou encore en frappe un autre et continue impunément…)…
    et tout à coup, sans que rien ne prévienne (aucun mot, aucun regard), vlan! Fessée ou taloche…
    Ce passage de rien à tout (je m’entends sur ce tout que je trouve creux et dénué de sens) me choque profondément!!

  7. Fleur dit :

    deux ou trois petites remarques sur A. Solter (je précise que je n’ai pas lu ses bouquins et ne réagit donc qu’à ce qui est rapporté ici et ailleurs…):

    *pour les coliques du nourrisson, on peut discuter du terme, mais les douleurs abdominales liées à l’excès de lactose difficile à digérer sont démontrées… et ceci se voit très aisément avec les enfants allaités!
    Par ailleurs, un certain nombre d’enfants souffrent effectivement de leur petit ventre, qu’il s’agisse d’un reflux, de gaz ou autres…
    Je ne crois pas qu’il soit bon de considérer systématiquement que tout va bien physiquement pour ces tout-petits!

    *accompagner les pleurs : on a pratiqué ici, beaucoup (plusieurs heures chaque soir pendant des mois)… c’est très éprouvant, mais pour moi beaucoup plus apaisant intellectuellement que de laisser mon enfant seul avec ses pleurs, sa douleur, ses angoisses ou que sais-je…
    Il n’est pas inutile, cependant, de s’assurer que ces pleurs ne cachent aucun souci (ici, ils étaient accentués par un RGO sévère, mais le traitement costaud dès 4 semaines de vie ne suffisait pas à apaiser puce2).

    * je ris (jaune) de lire que le sein devient un doudou de l’enfant… c’est le doudou qui est un substitut maternel, pas l’inverse!! (idem pour la tétine naturellement…)
    Certains enfants ont besoin de se rassurer au sein, d’avoir ainsi une dose de contact en plus de l’alimentation, pour d’autres, le sein est uniquement alimentaire… je dois avouer avoir été légèrement déstabilisée par puce2 qui pleurait beaucoup (mais était clairement d’un naturel serein) mais refusait le sein si elle n’avait pas faim (la grande soeur m’avait habituée à tout autre chose…)… il m’a fallu un peu de temps pour trouver avec elle les gestes apaisants!

  8. @Clemys : je n’ai pas lu Aletha Solter, même si j’ai vu ses théories exposées régulièrement sur le web. Son approche est intéressante mais je pense qu’il faut faire attention à ne pas s’y laisser enfermer (comme beaucoup de belles théories). Je pense que c’est surtout intéressant pour les bambins/enfants que nous avons tendance à empêcher de pleurer, quitte à les cajoler/menacer pour qu’ils arrêtent, alors qu’il faudrait peut-être mieux accepter leur frustration/douleur et les aider à l’exprimer. Et ça peut aider à accepter que parfois on ne peut rien faire pour arrêter les pleurs ou cris !

    @Fleur : évidemment que j’aime quand tu participes ! Incroyables ces Ibères, je partage ta perplexité. Sans vouloir verser dans les clichés (et le traditionnel gradient gentils-méchants du nord au sud de l’Europe), il me semble que les problèmes de violences familiales y sont pires que chez nous (notamment vis-à-vis des femmes), même si nous n’avons pas de quoi pavoiser.

  9. @Fleur : j’ai cru comprendre que les problèmes digestifs liés à l’excès de lactose pouvaient être liés à des tétées très courtes et fréquentes (du coup l’enfant n’a que le 1er lait, qui est très sucré, a faim plus vite, donc réclame, bref cercle vicieux). Pour les aspects réconfort ou alimentation pure du sein, je crois que ça dépend aussi de la maman : personnellement, sans bien sûr nier la dimension affective de la tétée, j’étais plutôt dans une optique nourricière, car n’ayant jamais trouvé la tétée particulièrement agréable (même une fois les douleurs passées), je trouvais plus logique de profiter aussi du câlin.
    L’accompagnement des pleurs, j’avoue avoir craqué une ou deux fois, quand je finissais par avoir l’impression (paranoïaque ?) que ma présence empirait les choses.

  10. Clémys dit :

    @ Fleur : L’auteur dit bien entendu tout au long de l’ouvrage de vérifier que tout va bien physiquement pour le petit avant de chercher à régler des problèmes « psys ». Le premier rôle des pleurs est évidemment de signaler des besoins physiques élémentaires ou des problèmes de santé !

    @ PP : J’ai lu trop de livres ces derniers mois pour me laisser enfermer dans une seule théorie 😉 C’est d’ailleurs ma crainte du moment, à deux mois de la mise en pratique, je suis de plus en plus perplexe et dubitative… (moi qui avait tant de certitude quant à l’éducation des enfants des autres hihihi)

  11. Fleur dit :

    @la poule :
    au sujet des ibères, ils disent eux-mêmes, sur ce sujet comme sur d’autres, qu’ils ont simplement 30 ans de décalage avec les pays mêmes les plus proches géographiquement… le franquisme les a paralysés un temps…

    au sujet des pleurs et des tétées: pour le lactose, c’est cela, en gros (en fait, le lait de début de tétée est très aqueux et désaltérant, plus riche en lactose aussi et le lait de fin de tétée est plus riche et plus gras… le problème n’est donc pas tant celui des tétées rapprochées que celui des tétées écourtées…)..
    et pour le sein consolateur… ben… j’étais prête à rassurer la seconde au sein au moins autant que la première… mais elle n’en avait simplement pas le même besoin… de même qu’elle avait globalement moins besoin de contact…

    enfin, l’accompagnement des pleurs pose un autre problème : celui de l’entourage… et particulièrement des grands parents pas toujours compréhensifs et bienveillants…. grrrrrr….

  12. Fleur dit :

    @Clémys: on est d’accord alors!
    tu accouches dans deux mois?
    (ici, terme dans un peu moins de deux mois… mais ce sera déjà bien si je n’ai pas accouché dans un mois…)

  13. @Clemys : parfait ! c’est le meilleur état d’esprit. tu as plein d’idées, et avec ton bébé et ton chéri vous pourrez trouver celles qui vous vont le mieux.

    @Fleur : qu’ils en aient pris conscience est déjà pas mal. Bon pour les grands-parents, il faut savoir fermer ses écoutilles parfois !

  14. Fleur dit :

    @la poule : oui, pour les grands parents… mais pas facile quand les nerfs sont déjà mis à l’épreuve par les pleurs de ton tout petit et ton impuissance….
    alors il faut aussi savoir… s’écarter un peu! (ici, on ne fera pas de séjour de plus de 2-3 jours chez les grands parents avant que puce3 s’endorme paisiblement le soir, je pense…)

  15. Clémys dit :

    @ Fleur : Comme ça se dit sur les forums :
    « DPA ->17/11, tu veux être ma binomette ??? »
    :-))
    (Mais puisque je vous dis que je ne vais JAMAIS sur les forums de Doctissimo…)

  16. Fleur dit :

    hihihi
    bonne fin de grossesse alors!
    (‘tite puce ou ti’gars? des idées de prénoms… ici, on sèche, alors…)

  17. Et moi qui me demandais s’il y avait un quelconque intérêt d’installer un logiciel de chat sur ce blog pour permettre aux commentateurs de discuter en live, je vais étudier la question de plus près (en attendant si ça vous arrange vous pouvez m’envoyer vos mails que je vous mette en contact… enfin Fleur j’ai déjà)

  18. Fleur dit :

    @la poule : comment ça, ça se voit que le temps est long quand on est allitée??

  19. Clémys dit :

    En l’occurence, moi je suis censée travailler… oups il est déjà 12h30 !

  20. caro dit :

    Pour ma part je ne suis pas encore maman (mais dans moins d’un mois ce sera chose faite). Je m’appuierais donc sur mon expérience personnel.
    J’ai eu une seule fessée de mon père et autant de ma mère mais elles ont largement suffit !!!!
    Je suis contre le « chatiment » systématique, ainsi une amie ne cesse de taper la main de son fils qui veut s’approprier ce qui est sur la table l’enfant en fait un jeu jusqu’a ce qu’elle s’ennerve tellement qu’elle tape fort et le fasse pleurer !!! (il a 16 mois) Je pense que si l’on explique les choses les enfants peuvent comprendre ce qu’ils peuvent faire ou non mais d’un autre coté dans certain cas je pense qu’une bonne fessée ne peut pas faire de mal !!!

  21. @Fleur : alitée ? oups ma pauvre. Enfin ma proposition était sérieuse….

    @Clemys : bravo belle mentalité (mais pas mieux ici)

    @Caro : Tu tombes à pic au milieu des futures pondeuses (enfin sauf moi) ! Sur le châtiment systématique nous nous rejoignons tout à fait. Et à 16 mois, devoir le taper jusqu’à ce qu’il pleure, ça n’est pas de bon augure pour la suite ! Personnellement quand mon fils veut prendre ou toucher quelque chose d’interdit, je lui dis « non » fermement et s’il n’obtempère pas je lui retire l’objet ou je l’éloigne lui (selon ce qui est le plus pratique). Souvent il trouve tout seul un autre centre d’intérêt et sinon je lui propose une autre distraction. Je pense qu’à cet âge ils n’ont pas encore la maturité psychologique pour vraiment intégrer une règle (même si souvent un « non » ferme peut fonctionner, ça n’est pas systématique).
    Evidemment beaucoup de gens reçoivent des fessées sans être traumatisés à vie mais je ne crois pas que ce soit un bon message à passer à un enfant : « on peut frapper (et humilier) quelqu’un si on est plus fort et si on a raison. » Enfin ce n’est que mon avis…

  22. Nashii dit :

    Juste un tout petit commentaire parce que je suis tout à fait d’accord avec la théorie « pas de fessée et cie » et je suis également complètement convaincue qu’il n’y a pas de bonne fessée (désolée caro). J’essaie de l’appliquer au quotidien. Et oui, parfois, il y a « craquage » comme tu dis : quand il me donne un grand coup de pied dans le ventre alors que je suis enceinte, je n’arrive pas à retenir ma main qui lui donne une tape sur la jambe… mais pas forte bien entendue. Par contre, tu ne parles pas de la culpabilité de l’adulte face à l’acte et qui, comble de la contradiction, fond devant l’enfant en pleur et vient s’excuser de son geste… à l’excès, un peu comme un mari qui frappe sa femme et vient s’excuser en disant qu’il ne le refera plus…

  23. Sur la culpabilité, voir la chanson de Lynda Lemay http://www.paroles.net/chanson/16157.1
    La comparaison avec les femmes battues est toujours délicate (ne serait-ce que parce que la violence physique n’est pas comparable, entre avoir une côte cassée et une tape sur les doigts/la couche). Ceci dit, je crois qu’il est important de s’excuser si on a la main qui est partie toute seule, de la même façon qu’on demandera à l’enfant de s’excuser quand il tape quelqu’un. Pour bien montrer que justement, c’est une erreur.

  24. Fleur dit :

    @caro : je cite « dans certain cas je pense qu’une bonne fessée ne peut pas faire de mal !!! »… dans quels cas??

    @la poule : ben oui, et depuis un moment (complètement depuis plus d’un mois, avec beaucoup de repos depuis un mois de plus)… rebelotte
    qui a dit que les grossesses se suivent et ne se ressemblent pas???

  25. caro dit :

    @fleur : roulage par terre au supermarché !!!! Quand je voit ça je ……..BRRRRRRRR enfin je verrais quand ce sera le mien !!!
    Toi c’est pour quand ?? moi prévu le 11/10 mais je sais pas ce que c’est (fille ou garçon j’entends car je me doute bien que c’est un bébé)

  26. Fleur dit :

    @Caro : mon terme ici est au 5/11, mais serait au 12 en France…

    et pour le supermarché : que résoudrait la fessée?
    n’y a-t-il rien à faire en amont?

  27. D’accord avec Fleur. Evidemment on ne peut pas faire tout en fonction des enfants, et ce n’est pas forcément souhaitable d’ailleurs. Cependant, si on ne tient pas du tout compte de leur rythme, eh bien il y a un moment où ils craquent ! Ils n’ont pas la maturité psychologique pour se contrôler indéfiniment, et donner une fessée n’y changera rien. Dans ces moments-là je trouve qu’il vaut mieux avoir un ou deux trucs en stock pour les aider à patienter et à gérer (doudou, tétine, un biscuit ou un morceau de pain, un petit jeu…). Et éviter des courses trop longues à des horaires un peu critiques (comme la fin de la journée, ou juste avant la sieste), même si on n’a pas toujours le choix.

  28. Clémys dit :

    ou commander via Internet et se faire livrer ? 😉

  29. Fleur dit :

    ou faire les courses sans les poussins!

  30. caro dit :

    Oui, je suis d’accord pour le travail en amont, de toute façon j’ai encore un peu de temps devant moi !!!
    @Fleur : T où pour que ton terme soit différent ?

  31. Fleur dit :

    @caro: nous vivons en Espagne

  32. Sev dit :

    coucou la poule,
    bon puisque tu n’as pas ete contre mon point de vue scandinave la dernière fois, j’en remets une couche 😉

    alors voila: ici c’est simple fessée= prison.

    je ne plaisante pas.
    ce mois ci encore un papa a passé 3 mois en prison pour avoir fesser son fils de 8 ans en pleine rue.

    Avec cheri on etait un peu reticent au depart. On voyait des enfants horriblement mal elevés, irrespectueux et violents.
    Et puis nous sommes devenus parents et ona cotoye d’autres parents Norvegiens ou non.

    et on s’apercoit que ce qui cree l’indiscipline c’est le laxisme des parents norvegiens: ils adorent leurs enfants mais refusent de faire preuve d’autorité.

    De notre cote nous n’avons jamais leve la main sur la petite princesse mais nous sommes fermes, le ton monte, la chambre est pointée du doigts comme un endroit agreable pour se calmer.

    Notre fille est-elle un monstre ? Oh que non !!! les auters parents la cite souvent pour sa politesse et sa gentillesse.

    je continue d’entendre mes amis restés en Metropole me garantir « qu’une fessée ne peut aps faire de mal »
    et je ne comprends toujours pas.
    Comemnt peut-on apprendre a nos enfants de ne pas taper si pour nous c’est « ok de temps en temps » ?

    Un dernier petit clin d’oeil franco-scandinave, une etude europeenne parue notament dans le monde a posé la questions aux parets europées: « quelle est la plus grande valeur que doit apporter l’education a vos enfants? »
    reponse des francais « l’obeissance »
    reponse des danois « l’independance »

    a mediter….

  33. Hé hé, les courses sur internet c’est d’la bombe bébé.

    Sev, merci pour ce témoignage d’Europe du nord (après les aventures catalanes de Fleur). 3 mois de prison pour une fessée, je trouve ça vraiment too much. J’imagine qu’il y a peut-être un contexte autour (peut-être père généralement maltraitant), sinon ce serait plutôt contre-productif à mon avis. Enfin globalement je crois que nous sommes sur la même longueur d’onde : ne pas taper ne veut pas dire tout accepter et permettre.

  34. Ficelle dit :

    @Fleur, je débarque sur ce post ancien… Tout à fait d’accord avec toi concernant les pleurs et le sein (la remarque selon laquelle calmer un bébé au sein peut lui inculquer un rapport malsain à la nourriture m’a… stupéfaite/hérissée?). Mais j’ai une question: tes aînées parvenaient-elles à dormir même quand ton bébé hurlait la nuit? C’est une idée qui m’angoisse d’avance, tant les premières semaines de ma fille ont été difficiles la dernière fois (tours incessants dans l’appart’ avec la gosse en écharpe qui hurlait pendant plus de deux heures et refusait le sein… juste de quoi chialer…).

  35. Fleur dit :

    @Ficelle, oh… entre temps, on a eu puce3 et ses 4 à 6 heures de pleurs /hurlements tous les soirs quoiqu’on fasse… les aînées parvenaient à s’endormir, oui… même si je pense que la qualité de leur sommeil s’en ressentait…

  36. Clemys dit :

    Avez-vous lu les commentaires en réponse aux articles sur la proposition de loi contre la fessée d’Edwige Antier ? C’est terrifiant… Les gens confondent tout, autorité et fessée.
    Et je n’ai lu aucun édito, que des dépêches AFP. Un journaliste a-t-il traité ce sujet sérieux de la façon qui convient ?
    Bref je suis venue me réfugier ici… 😐
    PS : à celles qui découvriraient ce billet, et mon commentaire sur Solter, bah j’ai accouché depuis (y a 1an) et j’ai fait tout l’inverse de ce qu’elle a dit (pas de pleurs, tétée à volonté, sucette, doudou ect) et je pense à présent que cette dame est à côté de ses pompes 😈 😉

  37. @Clemys, moi ça me donne juste envie de pleurer (fichues hormones 🙄 ). J’hésitais à refaire un billet mais un peu la flemme et surtout peur d’être redondante avec ce que j’ai déjà dit dans cet article et d’autres. Pour Solther, peut-être que ses propositions marchent mieux dans d’autres cas ? Je ne crois pas qu’un auteur/un livre puisse universellement et intégralement convenir à tout le monde…

  38. Clemys dit :

    @La poule pondeuse, argh les hormones… bon je comprends que tu puisses avoir la flemme, mais sur un tel sujet, tu ne dois pas avoir peur de faire du redondant. Les pro-fessée font un tel lobbying… 👿
    Pour Solter, en me relisant, je vois juste que j’étais hyper emballée par ces théories (sans bébé dans les bras) et qu’au final j’ai pas supporté de laisser pleurer le poussin… En fait, je pense que le bouquin est bien quand on arrive pas à calmer les pleurs (ça arrive 🙄 ), il déculpabilise pas mal.

  39. sophie dit :

    Je viens de lire les commentaires sur le site du Monde … c’est affligeant et effrayant. Si ce que j’ai lu ailleurs est vrai (et il n’y a pas de raison que ça soit faux), cette loi serait dans le code civil et non pénal : donc non, les flics ne pourront pas débarquer à la moindre fessée …Cette proposition de loi est faite pour faire réfléchir et non pas pour punir. Ce n’est pas si choquant de vouloir une éducation sans violence, si ? c’est écolo-bio-ramollo ?

  40. Clemys dit :

    @sophie, je crois que c’est livré en cadeau bonus avec les couches lavables :mrgreen: enfin j’ai l’impression que c’est comme ça que le reçoit mon entourage… remarquez ils ont pas tort, j’en suis venu à me poser la question de l’éducation respectueuse, en recherchant des couches lavables et un porte-bébé physio… 😎
    Les commentaires sur Le Monde comme ailleurs sont totalement effarents, chacun mériterait un réponse argumentée, mais perso, j’ai ni le temps, ni le courage. Je commence mon lobbying avec mes proches… 🙄

  41. ioshi dit :

    @Sev, je lis ton message bien plus tard, mais cette réponse à ce que doit apporter l’éducation aux enfants, je répondrais l’autonomie (je pense qu’on peut dire que c’est un synonyme à indépendance). L’obéissance, ça leur apporte quoi dans leur vie? Dire oui à son chef quand il demande de faire un truc con?

    C’est vrai que quand on se pose cette question, ça met en perspective les gestes qu’on a vis-à-vis des enfants.

  42. tayazit dit :

    C’est curieux de considérer la fessée comme une méthode éducative. Est-ce que les « gentils commentateurs » de l’article du Monde prônent également la fessée pour résoudre un conflit avec le voisin du dessus ou le collègue casse-pieds ? On inflige aux mômes ce qu’on n’oserait même pas faire à son pire ennemi…
    Sinon, concernant Solther, la lecture de ses bouquins m’a aidée à ne pas culpabiliser dès que le petit pleurait et si un certain nombre de ses propos me laissent sceptique, j’ai adopté l’idée d’accepter les pleurs d’un bébé ou même d’un adulte, à condition de l’accompagner.
    Et toutes unies pour l’éducation respectueuse, quitte à passer parfois pour des allumées !

  43. Clemys dit :

    @ioshi, je suis d’accord avec toi : rendre un enfant « sage » ne le prépare pas bien à ses responsabilités d’adulte 🙄 surtout quand on voit que le sport national est de ne pas obéir aux règles justement (code de la route, règle de civilité…) 😐

  44. sophie dit :

    @Clemys, je ne n’utilise pas de couches lavables et j’ai un porte bébé suédois, je ne suis pas pro-allaitement ! Bon, quand même, de plus en plus adepte du co-dodo, et je refuse de laisser pleurer les bébés. Mais c’est surtout que je me refuse à taper ma fille, je ne l’ai pas mise au monde pour lui flanquer des gifles, mais pour lui apprendre à voler de ses propres ailes tout en étant respectueuse de ses contemporains. Très vaste programme utopique, j’en suis bien consciente 😆 😆 : mais comme c’est celui visiblement de la basse-cour : c’est encourageant !!!.

  45. Stéphanie dit :

    J’avoue que je ne réussis pas à me faire une idée sur cette histoire de fessée (je n’ai pas encore d’enfant)… Je vais donc, si ça ne vous dérange pas, vous posez mes questions ? Celles-ci n’étant pas du tout dans un but de polémiquer, mais bel et bien pour essayer de savoir un peu plus quoi en penser !

    Je suis très sensible à l’argument « il est ridicule de taper un plus petit que soi pour le faire obéir, on ne le ferais jamais avec un adulte ». D’un autre côté, j’ai l’impression que cet argument considère un peu les enfants comme des mini-adultes, qui feront preuve de bonne volonté. Or ce n’est pas toujours le cas ! Pour prendre un exemple concret, rencontré récemment avec mon petit neveu (3,5 ans): son truc du moment, c’est de toucher le four. On a eu beau lui expliquer que c’était dangereux, lui rapprocher la main du four pour qu’il voie que c’était très chaud… Rien n’y a fait, il a toujours essayé de profiter d’un moment d’inattention pour ouvrir la porte de la cuisine et de glisser…
    Pour moi, dans ce cas, la fessée (ou plutôt la claque sur les fesses ou la main), c’est la solution ultime pour dire « ok, je suis l’adulte, je sais ce qui est bon pour toi alors que toi non, c’est de l’autorité bête et méchante mais c’est pour ton bien ».

    Vous n’êtes pas d’accord évidemment, mais que feriez vous à la place ?

  46. sophie dit :

    @Stéphanie, pour ma part, et je n’ai pas la science infuse !, j’énonce clairement à ma Puce (juste 3ans): si tu essaye encore une fois, tu es privée de manège, gateaux, dessins animés … ou je range tel ou tel jouet pour la journée (un truc qu’elle aime et qui est tenable)et si elle refait sciemment, elle est punie comme je lui avait dit. Et je tiens ! (ça c’est le plus dur !). Après, quand c’est bien rôdé, c’est assez dissuasif. Mais ce n’est pas une recette magique qui marche à tout les coups, c’est juste ma mini expérience !
    Mon bonhomme a plus tendance à donner des fessées : ce n’est pas miraculeux et ça fini en bagarre, ma Puce voulant lui rendre …

  47. Angele dit :

    @Stéphanie, Quand mon fils ne m’écoute pas comme dans ce cas là, je le mets au coint. Mon homme trouve ça moins dissuasif, mais je préfère. Tout petit, il ne comprenait pas trop le concept, mais ca le vexait et il pleurait. Bon à 1 an difficile de le faire rester au coin, mais il avait compris quand même que c’était pas bien (pour info mon fils a marché à 10 mois, alors entre le four les placards les portes, il a fallu qu’on s’adapte très vite).
    Maintenant 22 mois, il comprends et reste en place jusqu’à temps que je lui dise qu’il peut bouger.
    La seule fessée que je lui ai mise date de 10 jours. Je le disputais avec mon doigt en l’air et j’ai été très très suprise quand il l’a pris et qu’il m’a mordue. J’avoue, ça a été un réflexe. Contrairement à d’autres, je ne m’en veux pas pour autant. Il a compris qu’il m’avait fait mal. Ceci dit, si ça devait se reproduire, j’essaierai de réagir autrement.
    Notre éducation / culture avait la fessé facile. Je pense que quoiqu’il arrive, il sera très très difficile d’arriver à une vraie éducation sans violence.

  48. Clemys dit :

    @Stéphanie, tu poses une bonne question, à laquelle j’espère trouver une réponse dans les mois/années qui viennent. Car, effectivement, quand je dis pas de fessée, tout le monde me dit que je n’aurais pas le choix… J’espère que les mamans de poussin plus vieux apporteront leur expérience (Fleur ??? 😉 )
    Perso dans l’idéal, j’aimerai une éducation sans punition, ni récompense. Mais c’est tellement loin de mon éducation, que je sais pas vraiment comment procéder… par exemple, ne pas dire « Bravo » quand le poussin empile ses cubes, c’est hyper difficile pour moi. Alors que je sais bien que pour lui c’est naturel, et qu’il n’attend pas ça de moi pour grandir…
    Pour les punitions pour l’instant, c’est plus facile : je l’éloigne ou j’éloigne la source de problème (grande passion pour les fils électriques) en disant « non, on ne touche pas à ça, ça pourrait être dangereux blablabla ».
    Et pour finir le « je te tape, c’est pour ton bien ». C’est un drôle de message, tu ne trouves pas ?

  49. Fleur dit :

    @Clemys, bon, bon, puisque tu me supplies 😆
    je n’ai pas répondu à la question jusque là parce que l’exemple donné est typiquement de l’ordre des soucis que nous n’avons pas…
    alors, pourquoi ne les rencontrons nous pas? (ben, autant prendre le problème en amont, non?)… Je crois que trop d’interdits tue l’interdit. Nous nous contentons donc d’interdits impératifs, relatifs essentiellement à la sécurité (la leur et celle des autres). Je crois que parce qu’ils sont peu nombreux, ils sont respectés!
    Sinon, lorsque le danger est modéré, ben… on les laisse expérimenter…
    Globalement, je ne pratique ni fessée, ni punition (parfois des simili punitions, mais toujours liées à la « bêtise ».. des conséquences en somme). Comme toi Clemys, je tend vers le ni punition, ni récompense, mais pratique intensément le renforcement positif verbal (les félicitations et autres encouragements).
    Finalement, j’ai des enfants qui s’opposent, colèrent parfois, mais qui ne font pas de bêtises (l’aînée, jamais, la seconde guère plus, quant à la troisième, la notion de bêtise à un an me laisse circonspecte)… cause? conséquence?

  50. Clemys dit :

    @sophie, quoi ? 😯 tu n’utilises pas de couches lavables ??? t’as un porte-bébé suédois 😯 dis moi pas que c’est pas vrai 😯
    :mrgreen: 😆
    Et comme l’a dit Tayazit « Et toutes unies pour l’éducation respectueuse, quitte à passer parfois pour des allumées ! »