Archive for the ‘Eduquer’ Category

Les p’tites poules

jeudi, septembre 2nd, 2010

carmela Une fois n’est pas coutume, je vais marcher sur les plates-bandes de Fleur (mais peut-être cela l’encouragera-t-elle à relancer son blog, hé hé) et vous parler de livres pour enfants. Il faut dire que toute la famille a eu un vrai coup de cœur pour la série des P’tites poules, offerte pour la naissance de Pouss2. Ecrits par Christian Jolibois et illustrés par Christian Heinrich, ces livres sont un plaisir tant pour les adultes que pour les enfants : des histoires qui mêlent tout ce qu’il faut d’aventure, de suspense, de frissons, de rire, de tendresse… avec un sens aigu du second degré pour que les grands en profitent aussi (références en vrac à Munch, Citizen Kane, Diogène, Dark Vador, et j’en passe, ainsi que jeux de mots en pagaille émaillent les aventures du poulailler, tant dans les textes que dans les dessins). Sans compter que nos poules croisent régulièrement d’illustres personnages comme Galilée, Christophe Colomb, Lancelot du Lac ou le petit Poucet : une occasion d’ébaucher la culture générale de nos chères têtes blondes sans prise de tête. Et bien sûr, je ne suis pas insensible à l’identité aviaire des héros.

J’arrive un peu après la bataille car 799 999 autres foyers ont déjà apprécié ces sympathiques gallinacées, qui passent même depuis peu à la télé (et vous trouverez d’autres avis enthousiastes ici, , ou encore ). Je trouve que c’est une super idée de cadeau à faire, à se faire, à se faire faire… La couverture indique à partir de 5 ans mais Pouss1 à 3 ans adore. Au pire si l’enfant n’accroche pas tout de suite ça n’est pas perdu (et pas très encombrant). En bref je suis fan !

Faire des bulles

lundi, juillet 12th, 2010

poule_plongeuseDans la vraie vie, votre dévouée Poule ne s’intéresse pas qu’à ses poussins. Je suis -entre autres- accro à l’ivresse des profondeurs, même si ces dernières années mes palmes sont surtout restées au placard. Ne désespérant pas de refaire quelques bulles un de ces jours, j’ai fait quelques recherches que je viens partager avec les poules plongeuses, s’il y en a qui traînent dans les parages.

Peut-on plonger enceinte ? La réponse est hélas non (en même temps comment enfiler une combinaison néoprène quand on n’arrive même plus à attacher ses chaussures ?), quel que soit le terme de la grossesse, en raison de la méconnaissance totale des effets de la pression et de l’azote sur les échanges placentaire (et les quelques données disponibles semblent montrer un risque important de malformation). Si vous avez plongé sans savoir que vous étiez enceinte, une surveillance accrue s’impose (sauf au tout début lorsque l’embryon est indépendant de la circulation sanguine maternelle). Pour plus de détails, consulter le site du Dr Christophe Bezanson.

Peut-on plonger en allaitant ? Victoire, c’est possible ! Cela ne pose problème ni pour la mère, ni pour l’enfant. Il faut simplement faire attention au risque accru d’engorgement (intervalle prolongé entre deux tétées et port d’équipement pouvant comprimer les canaux lactifères) et à une sensibilité plus importante à la déshydratation et à la fatigue. Si vous parlez anglais, je vous conseille vivement un petit tour sur cette page qui fait le tour de la compatibilité des « problèmes » féminins (grossesse, règles, allaitement… mais aussi endométriose, cancers féminins etc) avec la plongée sous-marine.

A partir de quel âge peut-on emmener les enfants plonger ? La FFESSM propose des formations adaptées à partir de 8 ans. Voir par exemple le site de l’ARDEPE (Association pour la Recherche, le Développement et l’Enseignement de la Plongée aux Enfants -attention c’est un site web 1.0, assez violent au niveau graphique). PADI propose même des activités à partir de 5 ans (utilisation d’un scaphandre en surface).

A vos palmes !

Photo : la poule plongeuse

Allez Edwige !

jeudi, novembre 19th, 2009

fessee Vous avez sans doute entendu l’info : la célèbre pédiatre Edwige Antier, qui est également députée UMP, souhaite faire voter une loi qui interdise tout châtiment corporel, y compris la si populaire fessée. La loi serait inscrite au code civil et non au code pénal, ce qui fait qu’elle aurait surtout une valeur symbolique. Si vous traînez un peu sur ce blog, vous vous doutez que j’applaudis des deux mains l’initiative. Par contre je trouve la façon dont elle a été reçue très déprimante. J’ai hésité à refaire un billet sur le sujet mais ce concert de clichés sur l’enfant-roi-à-qui-une-bonne-paire-de-baffes-ne-ferait-pas-de-mal m’a décidée à exprimer une autre voix.

Je me suis déjà largement exprimée sur le sujet dans ces colonnes et vous n’êtes pas sans savoir que si j’ai renoncé à beaucoup de principes, je reste très engagée sur celui d’éduquer sans taper. Je crois, comme François de Singly, que notre société est en train de changer profondément, qu’il n’est plus question de former des bons petits soldats mais au contraire des adultes responsables, épanouis, formés à l’esprit critique et à l’exercice démocratique. Les tapes et autres fessées ne vont à mon avis pas du tout dans ce sens. A court terme elles sont peut-être efficaces pour faire intégrer un interdit mais à long terme l’enfant comprend que le vrai problème est de ne pas se faire prendre, sans avoir compris la raison de l’interdit. Et l’autre message est que si on est le plus grand, le plus fort, celui qui a raison, voire celui qui a été poussé à bout, alors on a le droit de faire valoir son point de vue par la brutalité physique. Or nos lois sont claires : la seule raison acceptable de s’en prendre physiquement à autrui c’est la légitime défense… Sans compter le problème de l’enfant devenu grand : certes les bambins peuvent nous en faire voir de toutes les couleurs (j’ai le même à la maison…) mais que faire avec un ado ? Donner une tape sur la main à un grand dadais d’1,90 m pour l’empêcher de fumer ou de dépasser son forfait ? Quant à l’argument qu’une bonne fessée n’a jamais fait de mal à personne, et puis qu’on s’en est pris enfant et qu’on ne s’en porte pas plus mal… il est mis à mal par les nombreuses études qui montrent au contraire que les châtiments corporels sont délétères pour les enfants (voir une liste ici par exemple). Notons enfin que toutes les professions qui s’occupent d’enfants (nounous, puéricultrices, enseignants, animateurs…) ont interdiction formelle d’utiliser ces châtiments corporels et que pour autant ils semblent s’en sortir pas si mal.

Et il y a encore bien d’autres raisons, mais le vrai problème est comment faire ? Car contrairement à ce qu’on lit partout, élever un enfant sans fessée (voire sans punition) ce n’est pas renoncer à lui poser des limites, ça n’a même rien à voir. C’est à mon avis la seule faiblesse de l’initiative : dire aux gens qu’ils doivent abandonner des pratiques inutiles et nocives, c’est bien, mais ne pas leur proposer de nouvelles façons de faire, c’est un peu court. Tout d’abord nous avons encore une vision bien ancrée de l’enfant comme un petit être manipulateur pervers qu’il faut mater à tout prix et qui doit comprendre qui commande. Or de la même façon que les enfants sont immatures physiquement, ils sont immatures psychologiquement. Les enfants mettent du temps à apprendre à marcher, puis à pouvoir le faire sur de longues distances. On n’imagine pas leur donner une fessée pour qu’ils marchent plus vite ou plus longtemps, on les met simplement dans un porte-bébé ou une poussette jusqu’à ce que leurs capacités soient suffisantes. De la même façon être en mesure de résister à une pulsion, de prendre en compte les besoins et les sentiments de l’autre, de gérer une déception ou simplement d’évaluer les conséquences d’un acte demandent une certaine maturité cérébrale, qui n’est vraiment atteinte -quand elle l’est…- qu’après l’adolescence (même si elle se construit au fur et à mesure). Cet apprentissage est long et difficile, avec de nombreux ratés. Il est également très frustrant pour les adultes qui l’accompagnent, surtout qu’ils sont confrontés à des attentes irréalistes de la société vis-à-vis de l’enfant. C’est très pénible de traîner un enfant qui fait une crise en rentrant du square/du magasin/autre, j’en sais quelque chose, mais voilà, les enfants c’est fatigant et parfois très pénible, ça fait partie du job. En plus, l’organisation de notre société ne nous facilite pas la tâche : que ce soient les parents qui travaillent et doivent jongler entre plusieurs vies dans une même journée ou ceux qui restent au foyer et se retrouvent isolés en tête à tête avec un ou plusieurs petits et peu de contacts adultes, notre patience est déjà mise à rude épreuve.

Et plus concrètement, il y a plein d’outils pour apprendre la vie en société à nos enfants sans passer par les menaces physiques, et on en a déjà cité pas mal sur ce blog.

Des livres (vous n’êtes pas obligés de tous les lire, et si vous lisez déjà les articles écrits par votre poule préférée vous pourrez faire un peu de tri) :

Des documents courts à lire sur le net :

D’autres articles du blog sur le même thème (avec plein de commentaires très intéressants) :

Pour finir, je tiens à rappeler que les parents sont juste humains. Si vous arrivez jusqu’à ce blog et que vous avez lu tout ça, c’est probablement parce que comme moi vous aimez vos enfants et que vous essayez de faire de votre mieux. Loin de moi la prétention de vouloir dire qui est un bon parent et qui ne l’est pas. Notre société a une fâcheuse tendance à nous juger et à nous accabler de tous les torts plutôt qu’à nous aider. Nous essayons de trouver une nouvelle façon d’élever nos enfants mais nous manquons cruellement de références et d’exemples, et les vieux réflexes ont vite fait de reprendre le dessus. Les enfants nous font perdre patience, ils nous poussent dans nos derniers retranchements et souvent même au-delà. On finit par faire des choses dont on n’est pas fier (moi la première), et je crois que finalement le fait justement qu’on se remette en question et qu’on reconnaisse nos erreurs, est un bel exemple pour nos enfants, ainsi qu’une occasion pour nous d’évoluer.

Pour finir je vous laisse méditer sur cette définition du mot « parents » :

Deux personnes qui apprennent à un enfant à parler et à marcher, pour ensuite lui dire de s’asseoir et de se taire.

(Image : Ne vous inquiétez pas, la fessée entre adultes consentants resterait autorisée…)

C’est le morceau de sucre…

lundi, août 31st, 2009

haddock_2 Enfin (déjà ?) de retour de vacances, il est temps de faire un peu revivre ce pauvre blog laissé trop longtemps à l’abandon. Pour commencer tranquille, un petit truc que j’ai observé cet été. Rien de révolutionnaire, et sans doute l’avez-vous déjà expérimenté de votre côté, mais qui sait, ça pourrait être utile. Il faut savoir que j’avais une vie très dure pendant les vacances, à base de farniente, de siestes, d’apéros (Force 4 power !) et de natation notamment. Le Poussin n’étant pas équipé pour aller nager jusqu’à la bouée (notez que c’est un poussin, pas un dauphin), nous devions passer par des mini-séparations régulièrement pour que je puisse faire mon semblant de sport quotidien. Ce que j’ai constaté à ces occasions, c’est que même si je décidais le timing général du moment, de laisser 10-15 minutes de battement au Poussin pour que lui décide du moment de la séparation la rendait infiniment plus simple et moins bruyante. Pourtant à chaque fois que j’amorçais le départ il s’accrochait de plus belle à mes basques, refusant toute autre personne et sonnant l’alarme à toute tentative d’éloignement. Mais si j’acceptais de rester quelques minutes de plus et de lui laisser l’initiative du départ, dans les 5-10 minutes max il partait de son côté, me gratifiant éventuellement d’un « au revoir » pour me signifier mon congé.

Alors évidemment dans la vraie vie on n’a pas toujours ces 10 minutes (en tant que parent qui travaille j’en sais quelque chose), et puis parfois même ça ne suffit pas à faire passer la pilule, mais quand on a le luxe de pouvoir les prendre, autant en profiter. C’est tellement dur de laisser un enfant qui hurle, s’accroche à vous, vous tend les bras d’un air désespéré, autant éviter quand on en a la possibilité. Ma mère m’a raconté l’anecdote suivante. Mon frère avait dans les trois ans. Lui « C’est vrai Maman, Papa et toi vous vous occuperez de moi tout le week-end ? » Elle « Oui mon chéri, nous avons prévu de te le consacrer. » Lui « Ah super, je vais pouvoir aller jouer chez mon copain alors. » Ce qu’on peut résumer en gros : pour pouvoir se décoller, il faut d’abord être bien collés

Bonus n°1 : pour ceux qui n’auraient pas reconnu le titre :

Bonus n°2 : Vu sur la couverture du dernier Neuf mois : « Crevasses, épisio… comment les prévenir dès la maternité ? » Effectivement pour prévenir l’épisio, il vaut mieux s’y prendre dès la maternité, une fois qu’on est sortie les risques d’en avoir une sont nettement plus faibles… (Renseignement pris, l’article portait sur le traitement des douleurs de la cicatrice de l’épisio, mais évidemment ça ne tient pas sur la couverture)

(Image : j’adore ce gag, même si je n’ai pas trouvé la fameuse scène du « Au revoir, petit sparadrap ! »)

L’annonce faite à l’aîné

mercredi, juillet 29th, 2009

Sandro_Botticelli_080 Voilà un billet qui ne concerne qu’une petite partie de la basse-cour (mais probablement amenée à s’agrandir) : comment annoncer sa grossesse au futur aîné ?

Heureusement, le temps où on ne disait rien aux enfants jusqu’au moment où leur mère disparaissait une semaine pour revenir avec un nouveau-né est révolu. Ce qui nous amène à la première question : quand faut-il l’annoncer ? Vous trouverez probablement pléthore d’experts pour vous donner une série de dates (toutes différentes selon l’expert) avant lesquelles il ne faut rien dire ou au contraire après lesquelles il faut à tout prix avoir craché le morceau. En fait c’est très simple : vous additionnez les chiffres de la date de vos dernières règles, vous multipliez par le logarithme (népérien of course) de votre tour de poitrine (exprimé en pouces), à quoi vous ajoutez le cosinus de l’angle formé avec votre cher et tendre au moment crucial, lui-même divisé par l’âge du capitaine. Le chiffre obtenu vous donnera la date adéquate en jour julien (spéciale dédicace pour Blandine) ; sinon je fais des consultations spéciales sur rendez-vous et en cash uniquement. Bref. Voilà plutôt quelques questions à vous poser pour vous aider à vous décider si oui ou non c’est le moment de passer aux aveux.

Comment êtes-vous affectée par la grossesse ? Si vous êtes une grosse loque qui se traîne avec difficulté du canapé aux toilettes (toute ressemblance… blabla… purement fortuite… tout ça tout ça…), il peut être utile de fournir un minimum d’explications au poussin avant qu’il ne se fasse sa propre idée sur la question. Lorsqu’en prime on travaille, on doit déjà en général faire comme si de rien n’était toute la journée, c’est encore plus dur de faire ça le soir en rentrant. Si vous restez relativement fidèle à vous-même, il sera plus facile de différer.

Quelle est votre politique de dissémination de la nouvelle ? On ne peut pas exclure de gaffe dans un sens comme dans l’autre : un parent qui s’empresse d’en parler au poussin ou le poussin qui est ravi de partager la nouvelle avec la terre entière. Pour la discrétion du poussin, cela dépendra grandement de son âge : évidemment s’il ne parle pas ça limite les risques, ceci dit dans un commentaire sur un autre article, Amé nous signale que sa fille de 2 ans l’imitait en train de vomir… A vous de voir si vous pensez qu’il peut tenir sa langue.

Et si ça finit mal ? J’ai la chance de ne pas avoir (encore) été confrontée à ce cas de figure, mais il me semble impossible qu’un enfant, quel que soit son âge, puisse ne pas percevoir d’une façon ou d’une autre la douleur de ses parents dans cette situation. Il me semble que des explications simples mais honnêtes sont préférables à un mensonge ou à une absence totale de communication, mais je veux pas préjuger de situations complexes et terriblement éprouvantes.

Il faut enfin savoir que certains tout petits ont des facultés quasi extra-lucides pour repérer la grossesse et peuvent vous annoncer que vous êtes enceinte avant que vous ne le sachiez vous-même. Dans ce cas la question ne se pose plus trop… Et si vous allaitez encore l’aîné, la grossesse entraîne souvent un changement dans la composition et la quantité du lait, qui peut lui mettre la puce à l’oreille.

En bref il me semble que le choix de l’annoncer doit être fait en fonction de votre ressenti et de votre relation avec l’aîné, sans oublier ce que lui-même peut ressentir ou les doutes qu’il peut avoir (il est quand même préférable d’éviter de le laisser spéculer trop longtemps, les enfants sont prompts à prendre le blâme des problèmes de leurs parents).

Une fois la décision prise, comment amener le problème ? « Chéri, il faut qu’on parle… » Évidemment l’âge de l’enfant est un facteur clé du choix de la façon de procéder. A mon avis, mieux vaut rester simple et factuel, et répondre aux éventuelles questions plutôt que risquer de donner à l’enfant des informations qu’il n’est pas prêt à recevoir. Éviter de faire des promesses qu’on ne peut pas tenir (« Tout restera comme avant », « Tu vas avoir un super copain de jeu », « Le bébé t’aime déjà » etc) et rester honnête (le mensonge par omission est autorisé, voire recommandé dans certains cas : faut-il vraiment expliquer immédiatement à un enfant de 18 mois comment le bébé est arrivé là et comment il va en sortir ?). Le bébé est issu d’un désir et d’une décision du couple, les autres enfants n’ont pas à en porter les conséquences ou à en assumer le choix, même s’il est clair que cela va entraîner des changements importants dans leur vie.

Le concept du bébé dans le ventre de maman peut paraître assez abstrait à un tout petit, surtout tant que le ventre de maman ne paraît pas si différent de celui qu’elle a après un repas gastronomique. Il y a plein de livres pour enfants sur le sujet, personnellement j’en ai testé trois (dont deux recommandés par Fleur) :

  • Et dedans, il y a de Jeanne Ashbé : tout à fait charmant, pas gnangnan, plutôt drôle, et abordable par les plus jeunes (avec des petits rabats à soulever) ; permet de montrer ce qu’il y a dans le ventre de maman.
  • Et après, il y aura, toujours de Jeanne Ashbé : dans la même veine que le précédent, mais pour expliquer ce que va impliquer la venue du bébé (une fois sorti).
  • Il y a une maison dans ma maman, de Giles Andreae : celui-là je l’ai acheté parce qu’Amazon me le proposait avec les deux autres (comme quoi il y a des techniques marketing plus efficaces que d’autres sur moi… et ne parlons pas du club des créateurs de beauté ou je vais de voir fonder « CCB-oliques anonymes »…) ; je n’ai pas regretté du tout il est tout aussi charmant et un peu second degré (il y a une page où la maman s’endort toute habillée sur le canapé, une autre où elle dévalise le frigo, toute ressemblance… blabla… purement fortuite…). Il accorde aussi une place importante au père qui apparaît quasiment partout. Le Poussin l’adore, je ne sais pas pourquoi exactement mais pour le moment c’est son préféré des trois.

Pour celles qui y sont sensibles, je précise qu’aucun de ces livres ne fait de référence au mode d’alimentation du nouveau-né (en clair sein ou biberon) ou à son lieu de naissance (maternité ou maison).

Pour un aîné plus grand, certains livres peuvent aussi être très utile pour aborder les détails pratiques de comment le bébé est arrivé là et par où il va en sortir. Ici nous n’avons pas eu l’occasion de tester mais vous trouverez des idées sur le site de Fleur (et elle en aura sûrement à donner en commentaires).

Je ne connais pas de support vidéo intéressant mais n’hésitez pas à nous faire part de vos idées dans les commentaires.

Et pour finir voici une pub (comme quoi je ne suis définitivement pas insensible au marketing… pourtant c’est pour des couches jetables et j’utilise des lavables…) qui vous aidera à comprendre comment l’aîné perçoit l’arrivée du petit nouveau.

(Image : L’annonce à Marie de Sandro Boticelli, attention c’est culturé la basse-cour)

Un nouveau vaccin recommandé

lundi, juillet 20th, 2009

carlisle Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP)* a publié il y a peu (26 juin 2009) un avis pour la systématisation de la vaccination par le vaccin méningococcique conjugué de sérogroupe C (on peut trouver l’avis complet ici). Ce vaccin n’était recommandé dans le calendrier vaccinal 2009 que pour certains cas particuliers (ou suite à des foyers endémiques), mais sa généralisation chez nos voisins européens (ce qui rend l’incidence de la maladie relativement plus élevée chez nous) et la perspective d’une pandémie de grippe A (au passage je vous signale le site consacré à ce sujet par les autorités sanitaires françaises) ont fait pencher la balance en sa faveur. En effet, il semble que les épidémies de grippes soient systématiquement suivies d’une augmentation des cas d’infections invasives à méningocoques (IIM pour les intimes), les souches C représentant environ 20% des cas en 2008 (mais il n’existe pas de vaccin contre les autres). La vaccination est donc recommandée sous la forme d’une injection entre 12 et 24 mois (on a échappé à la vaccination en 3 doses à partir de 3 mois, qui apparemment confère une immunité peu persistante). Je dis bien « recommandée », les seuls vaccins obligatoires en France étant diphtérie, polyomélite et tétanos. Ne vous étonnez donc pas si votre bambin repart de sa prochaine visite médicale avec une ordonnance pour Meningitec, Menjugate ou Neisvac, qui sont les trois vaccins homologués.

Je n’ai pas trouvé pour Meningtec mais vous trouverez des informations détaillées (composition, effets secondaires…) pour Neisvac ici et pour Menjugate . Ces deux vaccins contiennent de l’hydroxyde d’aluminium mais pas de mercure.

Pour en savoir plus sur les IIM, je vous conseille l’aide-mémoire de l’InVS (l’institut de veille sanitaire) : en gros la maladie est rare mais dangereuse (fatale dans 15% des cas en France, sans compter des possibilités de séquelles graves), plus fréquente chez les jeunes enfants et se transmet par les postillons, la toux (jusqu’à 1 m de distance) et aussi en se roulant des patins (ou en échangeant sa tétine ?).Vous avez aussi ce document (à destination des profs de l’Académie de Rouen) ou alors ce diaporama, très long mais très complet.

En bref, ce n’est certainement pas à moi de vous dire ce qu’il convient de faire ou pas pour votre enfant, mais j’espère que ce petit article et les documents qui l’accompagnent vous aideront à établir un dialogue constructif avec votre médecin pour prendre la décision qui vous convient.

*Avez-vous remarqué que ces conseils, comités, autorités, etc sont toujours « hauts » ? Y a-t-il un Bas Conseil de la santé publique prévu quelque part ?

(Photo : désolée, je viens de m’enfiler les 4 tomes de la saga Twilight. Et pour les nouveaux de la basse-cour, je rappelle que les articles à caractère médical sont accompagnés de la photo d’un beau médecin pour contrebalancer leur caractère potentiellement anxiogène.)

La draisienne

lundi, juillet 13th, 2009

draisien Pour changer un peu des billets « future maman », en voici un spécial bambin sur un objet étrange : la draisienne. Il s’agit simplement d’un vélo sans pédale qu’on fait avancer en poussant avec les pieds, et qui a été inventé en 1817 par le baron Von Drais (instant culturel de la basse-cour). C’est la nouvelle lubie des parents materno-bobos (à commencer par moi donc) pour favoriser le développement psycho-moteur harmonieux de leurs chères têtes blondes (évidemment l’idée nous vient d’Allemagne, tout comme l’écharpe de portage par exemple). Pourquoi ça plutôt qu’un tricycle ? D’une part la position des pédales du tricycle n’est souvent pas très physiologique pour l’enfant, et d’autre part la draisienne n’ayant généralement que deux roues permet un apprentissage en douceur de l’équilibre, pour ensuite passer directement au vélo en zappant l’étape « petites roues ». Miss Brownie en a parlé ici d’ailleurs. Quand j’en ai parlé au Coq je m’attendais à ce qu’il lève les yeux au ciel genre « qu’est-ce qu’elle est encore allée me chercher là ? » mais pas du tout, il se trouve qu’il avait vu au parc un gamin tracer sur un engin similaire et avait été immédiatement convaincu par la démonstration.

Forts de ce constat, nous avons donc offert une draisienne au Poussin pour ses deux ans. C’est l’âge auquel il est conseillé de commencer, les plus casse-cou (ça s’accorde comment ??) pouvant se lancer dès 18 mois. Autant vous dire que le Poussin, plutôt du genre prudent, a jusqu’ici plutôt apprécié l’énorme boîte en carton dans laquelle l’objet est arrivé. Passons…

Comme je suis en réalité sponsorisée par les banques pour faire vendre des crédits à la conso (ou tout du moins favoriser les découverts et le paiement d’agios hautement rémunérateurs), j’arrive à la partie la plus intéressante du billet : mais où acheter un tel engin ? On pourrait penser acheter un vélo auquel on retirerait le pédalier, mais que nenni, la selle risque d’être trop haute pour convenir. J’ai trouvé que les sites français étaient globalement peu fournis et très chers, aussi après avoir traîné sur quelques forums je me suis rabattue sur le site teuton MyToys (sachez que draisienne se dit Laufrad –Laufräder au pluriel- outre-Rhin). Vous noterez au passage que le site est extrêmement bien fourni en un tas de trucs divers et variés et peut donc constituer une importante source de tentations, notamment si votre connaissance de la langue vous aide à naviguer dans les différentes rubriques (il y a toujours la traduction google mais ça reste assez hasardeux). Mais revenons à nos moutons : il y a donc un très large choix de prix, de tailles, de matières, d’options (béquille, freins, etc), auquel je n’ai pas trouvé d’équivalent sur un site français (mais je ne prétends pas être infaillible, loin de là). Il faut faire bien attention à la taille du bidule : j’ai mesuré la hauteur à l’entrejambe du Poussin pour faire mon choix par rapport à la hauteur possible de la selle (pas facile de pousser avec les pieds si ceux-ci ne touchent pas le sol…). Les frais de port pour la France sont de 5€ et l’engin est arrivé dans les deux jours qui ont suivi la commande. Il était en parfait état, à part la roue avant qui tournait un peu difficilement et que le Coq a démontée/remontée avec succès (gros inconvénient du site : pas la joie de renvoyer un truc pareil en Allemagne pour faire jouer la garantie). Selon la témérité du jeune casse-cou, il peut être utile d’investir dans un casque (autant prendre tout de suite les bonnes habitudes).

Précisons également que contrairement aux tricycles les draisiennes n’ont généralement pas de barre à l’arrière permettant au parent de pousser le bambin (ce n’est pas vraiment compatible avec l’idée de développer l’équilibre de l’enfant…). Au moins dans un premier temps, il vaut donc mieux éviter de prendre la draisienne pour faire une grande balade (à moins de rêver de porter le vélo sous un bras et le poussin sous l’autre).

Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus, vu que le Poussin est encore très dubitatif sur l’utilisation d’un tel engin (sans compter que notre mode de vie citadin et flemmard ne regorge pas d’occasions vélocipédiques et que malgré mes mesures ledit engin est un poil grand…), mais on peut espérer qu’il se lance d’ici ses 3 ans. D’ici-là peut-être que certains de vos bambins ont testé ?

(Image : les origines de la draisienne. La tenue officielle est facultative.)

Les dents (suite)

lundi, juin 15th, 2009

kyle-maclachlan Alors maintenant que les jolies dents sont sorties, qu’est-ce qu’on fait ?

Déjà, pour ceux qui auraient la chance de ne pas le savoir, les petites dents toutes neuves sont super aiguisées et le poussin ne rêve que de les tester sur tout ce qui passe à portée : rangez vos doigts ! Cela ne doit pas être une raison pour arrêter d’allaiter. Personnellement je ne suis pas allée jusque là mais si tel est votre cas n’hésitez pas à lire les documents de la Leche League sur le sujet.

Faut-il les brosser ? Personnellement je trouve un peu extrêmes ceux qui proposent de brosser les dents à partir du moment où elles sortent, en commençant avec un coton tige et du sérum phy. Tant que l’enfant a une alimentation très « bébé » (lait + purées et compotes sans sucre/sel/gras), les risques de carie restent faibles, et ce d’autant plus s’il est allaité. Donc si le poussin sort ses premières dents vers 6 mois, à mon avis pas la peine de s’exciter, par contre si c’est vers 1 an, ça vaut peut-être déjà plus le coup. L’avantage de commencer tôt cependant c’est que ça doit aider à prendre le pli. Il vaut mieux que ce soit le parent qui brosse car l’enfant à cet âge-là n’est vraiment pas efficace. En général il n’aime pas ça mais après tout on ne se pose pas de question existentielle s’ils n’aiment pas se faire nettoyer les fesses : on nettoie quand même !

Vers 1 an on peut commencer le dentifrice « bébé » (l’équivalent d’un grain de riz ou moins) ; c’est d’après ma pédodontiste une meilleure façon de donner le fluor qu’en gouttes. Quoi qu’il en soit, c’est l’un ou l’autre, le surdosage de fluor peut faire des taches sur les dents et doit donc être évité. Ne pas s’attendre à ce que l’enfant crache ou se rince la bouche les premières années (d’après ce site seulement à partir de 6 ans !), d’où l’importance d’en mettre vraiment symboliquement.

En cas de souci dentaire avec un tout petit (moins de 3 ans), je vous conseillerais de chercher directement un pédodontiste plutôt que d’aller chez votre dentiste. La plupart des dentistes refuse de toute façon de les examiner ou de pratiquer des soins. S’occuper des dents d’un tout petit, tant sur le plan technique que psychologique, ça ne s’invente pas, et ce serait dommage d’être traumatisé des fraises et roulettes à un âge si tendre. Nous avons (hélas) dû en consulter une, et nous avons bien apprécié toutes les petites choses auxquelles elle fait attention : le Poussin est examiné dans les bras d’un de ses parents, lui-même dans la chaise de dentiste, les rendez-vous sont calés en fonction des horaires de siestes, elle n’essaie pas à tout prix de l’empêcher de hurler (de toute façon à moins de lui sectionner les cordes vocales…), etc. En cas de soin, comme pour les adultes, l’anesthésie est possible et tout à fait souhaitable.

Quelques signes (liste non exhaustive !) qui doivent vous amener à consulter (rien ne vous empêche non plus de faire des visites de contrôle) :

  • changement de couleur d’une dent (surtout suite à un choc)
  • dent qui bouge (avant 5-6 ans !) et/ou fendue, fêlée, etc
  • bouton sur la gencive (= abcès)
  • dégradation de l’émail, taches sur certaines dents
  • douleur ou plainte de l’enfant (en particulier sensibilité nouvelle au chaud ou au froid)

Attention à certains problèmes d’émail (comme la dysplasie dentaire ou l‘amélogénèse imparfaite) qui peuvent passer pour des caries du biberon, certains professionnels peu au fait étant prompts à blâmer les tétées nocturnes alors que l’allaitement est en fait une excellente prévention contre ces caries.

Et n’oubliez pas non plus que même si les dents de lait sont temporaires, le bourgeon de la dent définitive est déjà dans la gencive et qu’il peut être touché par une infection de la dent de lait.

Enfin concernant la succion du pouce ou de la tototte (nature…), pas besoin de se faire de bile jusqu’à au moins 3 ans, voire 4 ou 5 (en fait et en gros jusqu’à l’apparition des dents définitives).

(Photo : désolée, c’est ce que j’ai trouvé de plus sexy comme dentiste ! Pour me faire pardonner, je rajoute une photo du plombier, après tout, c’est quasiment la même chose non ?)

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Les dents

jeudi, juin 4th, 2009

dent Aujourd’hui quelques mots sur un sujet généralement douloureux pour les jeunes parents : les dents.

D’abord quelques généralités : il y a 20 dents de lait (8 incisives, 4 canines, 8 molaires), qui apparaissent généralement à partir de 6 mois et jusque vers 2 ans 1/2-3 ans. En général, ce sont les incisives centrales du bas qui apparaissent les premières. Pour en savoir plus, allez voir cette page avec une jolie animation sur l’ordre d’apparition. Les dents définitives apparaissent elles vers 6 ans ; à noter que les premières sont des molaires appelées « dents de 6 ans » qui poussent derrière les molaires de lait (et pas à leur place), et qui apparemment sont souvent négligées par les parents qui les prennent pour des dents de lait.

Concrètement, comment savoir qu’une dent pousse ? Plusieurs signes peuvent alerter, mais ils ne sont pas tous concluants (ni obligatoires) :

  • salivation intensive (surtout chez les moins d’1 an)
  • joues rouges
  • dédoublement de la gencive (à l’endroit où la dent va sortir)
  • irritation du siège (la poussée dentaire peut modifier l’acidité de l’urine et entraîner des diarrhées)
  • changement d’humeur et de comportement
  • « mordillage » intense de tout ce qui passe à portée de main
  • fièvre dans certains cas

Ceci dit, des études plus systématiques ont montré soit qu’on ne trouvait pas plus de symptômes chez les enfants en poussée dentaire que chez les autres, soit qu’en cherchant bien on trouvait une autre cause aux symptômes. Quoi qu’il en soit, vous constaterez rapidement qu’à peine revenus de la maternité, tout le monde vous dira au moindre couinement de votre poussin : « c’est les dents ».

Alors, que faire (ou pas) ?

  • Le collier d’ambre : les lecteurs fidèles ne seront probablement pas étonnés si je vous dis que pour moi c’est pipeau et clarinette (ou placebo). Je ne trouve aucune preuve de son efficacité, si ce n’est des témoignages du style « quasiment aucun problème pour mon loulou, à part peut-être quelques dents un peu difficiles ». A quoi je réponds que j’ai exactement le même témoignage, mais sans le collier. Moi j’aurais peur que l’enfant ne s’étrangle avec mais j’imagine qu’il y en a des mieux sécurisés que d’autres.
  • La racine d’iris (ou de violette, c’est la même chose) : à faire mâchouiller par l’enfant ; permet à la fois un soulagement mécanique et libère(rait?) des actifs anesthésiants. Je n’ai pas testé, mais attention à ce que les morceaux soient assez gros. Et si cela permet réellement d’appliquer des principes actifs, il faudrait en savoir plus sur leur innocuité (il y a des plantes comme la ciguë que j’éviterais de mâchouiller).
  • Un anneau de dentition (éventuellement à mettre au frais) : un peu comme la racine d’iris mais purement mécanique (il y a généralement des petits picots qui massent les gencives endolories) ; éventuellement le froid a un effet anesthésiant.
  • Du paracétamol : en cas de douleur intense et de fièvre ; on a du le faire une ou deux fois quand le poussin se tordait de douleur à 3h du matin.
  • Des sirops/gels anesthésiants spécifiques : par exemple Delabarre ou Dolodent. Je n’en ai testé aucun, et j’aurais tendance à recommander d’y aller avec parcimonie (voir les effets secondaires comme convulsions ou allergies !). N’oublions pas que la sortie des dents reste un phénomène naturel et physiologique… (même si on connaît des phénomènes naturels et physiologiques qui peuvent être très douloureux, comme, au hasard, l’accouchement ?)

J’ajouterai qu’il ne faut pas négliger certains symptômes (fièvre, diarrhées, infection ORL…) sous prétexte que ce serait les dents et ne pas hésiter à consulter pour en investiguer la cause. Deux phénomènes concomitants ne sont pas obligatoirement liés par une relation de cause à effet.

Dans un prochain épisode, nous parlerons de l’entretien des quenottes (une fois qu’elles sont sorties). Mais en attendant, vous avez sûrement plein d’idées et de trucs non ?

(Photo : Flickr. Hélas je n’ai pas trouvé d’image du célèbre personnage d’Oumpah-pah le Peau Rouge : N’a-qu’une-dent-mais-elle-est-tombée-alors-maintenant-n’en-a-plus)

Le jardin d’Acclimatation

mardi, mai 5th, 2009

800px-jardin_acclimatation_dsc04371 Ce week-end, la famille Pondeuse, profitant du beau temps, a testé pour vous : le jardin d’Acclimatation. Voilà qui intéressera surtout les Parisiens, mais aussi les visiteurs occasionnels de la ville-lumière. Au cas où vous n’en auriez jamais entendu parler, ce jardin est situé dans le bois de Boulogne, côté Neuilly (mais oui, le bois de Boulogne, qui appartient à la ville de Paris, se trouve à Neuilly : c’est lo-gique). C’est une véritable institution parisienne puisqu’inauguré en 1860 par Napoléon III himself il est même plus vieux que la tour Eiffel. En gros, c’est un mix entre une fête foraine, un jardin botanique, une ménagerie et que sais-je encore. En effet, on y trouve :

  • des manèges : carousels traditionnels mais aussi toutes sortes d’engins prenant des libertés avec la gravité
  • une ménagerie : beaucoup d’animaux de la ferme (cochons, lapins, poules, vaches, chèvres…), mais aussi des oiseaux exotiques, des lamas, un ours, des daims… ainsi que les traditionnels poneys pour une mini-promenade hippique
  • des animations : il y a un skate park (avec des possibilités d’initiation), un stand d’initiation au base-ball (mais peut-être lié au thème Des Américains à Paris qui se finit le 10 mai ?), des concerts, un théâtre de Guignol…
  • des aires de jeux diverses : en plus des traditionnels toboggans et cabanes, une pataugeoire avec des jets d’eau (prévoir maillot + serviette), une aire musicale avec des gros xylophones, un labyrinthe de miroirs, des balançoires…

Le tout se trouve dans un cadre plutôt agréable et propre, avec beaucoup de verdure (y compris des plantes exotiques), mais aussi de grandes pelouses, un jardin coréen, des tables de pique-nique (on peut apporter son casse-croûte), différentes possibilités de restauration, etc.

En pratique :

  • comment y aller : c’est à 150 m du métro Sablons (ligne 1), sinon on peut prendre le petit train porte Maillot (prendre la sortie 6 « avenue Charles de Gaulle », laisser la Grande Arche sur votre droite et dirigez-vous vers le bois, la « gare » est à quelques pas sur la droite). Le trajet du petit train est assez court mais il fait tchou tchou et passe sur de vrais rails, ce qui est déjà une attraction en soi pour certains Poussins de ma connaissance. Il y a un wagon spécial pour mettre les (nombreuses !) poussettes.
  • combien ça coûte : 2,70€ l’entrée, autant pour l’aller-retour en petit train et pour chaque attraction (manèges…). A noter qu’un certain nombre de choses sont en accès libre (aires de jeux, aire musicale, ménagerie, pataugeoire…).

Les avantages : pas loin de Paris et facilement accessible sans voiture, reste à taille humaine, on peut envisager d’y aller pour quelques heures seulement, des activités adaptées pour des âges variés, pas très cher si on ne fait pas beaucoup d’attractions (en particulier avec un bambin), pas de merchandising abusif ou de figure emblématique potentiellement irritante.

Les inconvénients : impossible d’acheter à manger à l’heure du déjeuner (ou alors prévoir 45  minutes de queue), les tickets s’achètent seulement à certains points (et ça peut chiffrer pour les mordus de certaines activités). Et puis sur l’aire de jeu des petits les toboggans ne sont accessibles que par des échelles, dommage pour les plus petits.

En bref nous avons plutôt passé un bon moment (malgré l’affluence) et je pense que nous y retournerons.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à aller voir le site du Jardin d’Acclimatation.

(Photo : (c) David Monniaux, trouvée sur Wikipedia)