Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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La « contraception » « naturelle »

Par  • Le 2 mai 2013 à 20:02 • Catégorie : Contraception, Etre femme

Beauty in blood : de l’art avec du sang menstruel

Le récent « pilulegate » autour des risques liés aux pilules contraceptives, en particulier de 3ème et 4ème génération, a suscité un regain d’intérêt pour les méthodes dites de « contraception naturelle » (un célèbre fabricant de tests de grossesse et d’ovulation au nom coloré-mais-pas-trop en ayant profité pour vanter les mérites contraceptifs de son « moniteur d’ovulation » qui a défrayé la chronique -chez 10 lunes et Maman travaille notamment). Mais pourquoi tous ces guillemets ? D’abord certains définissent la contraception comme « l’ensemble des moyens employés pour provoquer une infécondité temporaire chez la femme ou chez l’homme » ; or les méthodes qui nous intéressent aujourd’hui s’attachent surtout à éviter les rapports sexuels en période féconde. Les tenants de ces techniques parlent plutôt d’espacement des naissances ou de planification familiale. Ensuite comme je l’ai déjà dit le terme de « naturel » veut dire à peu près tout et n’importe quoi, en particulier chez l’humain où nature et culture sont intimement entremêlées. Qui trouve ça naturel de faire sa courbe de température tous les matins au réveil ?

Ce qui m’a décidé à faire ce billet c’est qu’à force de lire des articles et d’échanger sur ce sujet j’ai l’impression qu’il y a une certaine confusion. En particulier, partant du postulat que ces méthodes seraient archaïques et peu fiables, certains laissent entendre qu’il ne faudrait même pas en parler. Je ne partage pas cet avis. Bien que le terme puisse recouvrir d’autres méthodes (coït interrompu, voire abstinence…) je me concentrerai ici sur les méthodes consistant à déterminer la période féconde du cycle féminin. A noter qu’outre les différentes techniques pour identifier cette période, il existe également différentes façons de la gérer : abstinence totale, sexe sans coït ou utilisation d’une méthode barrière (comme le préservatif). Mais revenons à la question de la période de fécondité féminine : comment la déterminer ?

  • La méthode du calendrier ou méthode Ogino-Knaus : on part du principe que l’ovulation a lieu 14 jours avant les règles, et comme on ne sait pas avec certitude quand tomberont les prochaines règles on se base sur le cycle le plus long que la femme ait observé. C’est une méthode peu fiable qui n’est plus recommandée par grand monde (le taux d’échec de base est estimé à 9% et monte à 25% en emploi typique).
  • Les méthodes d’observation : on peut suivre la température, les glaires cervicales (méthodes Billings et FertilityCare) et le col de l’utérus, séparément ou tous en même temps (on parle alors de méthode sympto-thermique). A part le thermomètre (et de quoi faire le graphique, sur papier ou ordinateur, sachant qu’il existe de nombreux sites et applis mobiles pour faciliter le suivi), il n’y a pas besoin de matériel particulier. Par contre il est généralement recommandé de suivre une formation, qui peut elle être payante (et non remboursée). Il n’est pas évident de trouver d’indice de Pearl (le taux d’échec quand c’est bien utilisé) pour chaque type d’observation, et une bonne partie des données disponibles vient d’entités faisant la promotion de ces méthodes (pour des raisons idéologiques ou commerciales), ce qui me rend un peu suspicieuse. Cependant, on peut arriver à une assez bonne fiabilité théorique (3% d’échecs voire moins d’1% -le top étant la méthode sympto-thermique), même si les taux en emploi typique sont beaucoup plus mauvais (jusqu’à 25%) -références : voir ici (article scientifique MAIS d’il y a 20 ans et avec quelques informations erronées qui incitent à la prudence) et ici (site plein de pubs dont on ne sait pas trop qui l’édite donc prudence aussi). L’étude dite de Düsseldorf, sur 851 femmes volontaires pour utiliser la méthode sympto-thermique arrive à un taux d’échec un peu supérieur à 2% (2.1-2.3%). Dans cette étude, la moitié se sont abstenues pendant leur période féconde et les autres ont utilisé une méthode barrière. La majorité des grossesses était due à une prise de risque durant la période féconde qui avait donc été correctement identifiée.
  • Les tests d’ovulation : Wikipedia a eu la bonne idée d’en recenser un certain nombre ici. Comme beaucoup sont vendus pour aider la conception plutôt que pour l’empêcher, on n’en connaît pas toujours la fiabilité. Le moniteur cité en début d’article annonce 6% d’échecs (je ne sais pas si c’est au minimum ou en emploi typique par contre).
  • La MAMA (méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée) : sous certaines conditions bien précises, sa fiabilité atteindrait 98% (mais là aussi manque de sources).

On voit donc que « contraception naturelle » recouvre une certaine variété de méthodes, avec une forte hétérogénéité de fiabilité. Pour mémoire, le préservatif masculin, qui est la méthode « barrière » la plus fiable, a un indice de Pearl de 2% et un taux d’échec en emploi typique de 15% ; la pilule elle part de 0.3 % et atteint 8% en emploi typique (voir toutes les méthodes ici). La méthode sympto-thermique ne me paraît donc pas un archaïsme forcément réservé aux cathos intégristes, mais une alternative possible à considérer quand on choisit sa contraception. Bien sûr, elle n’aura jamais la fiabilité d’un DIU (le nom officiel du stérilet), mais tout le monde ne peut (même si les femmes n’ayant pas d’enfant ou venant d’en avoir un sont éligibles, rappelons-le encore et encore) ou ne veut en porter un (et même le DIU connaît des échecs, j’en connais personnellement). A mon avis, le problème de la méthode sympto-thermique (qui est aussi un de ses attraits) c’est qu’une fois formé le couple doit complètement se prendre en charge : la femme pour suivre rigoureusement l’évolution de son cycle, et l’homme (et la femme bien sûr) pour jouer le jeu pendant la période fertile. C’est ce qui explique qu’elle soit si mauvaise en emploi typique, en particulier si c’est un choix par défaut. Par ailleurs, il faut aussi reconnaître que l’identification de la période féconde sera sans doute plus aisée chez certaines femmes que chez d’autres. En outre, certaines femmes voient leur libido exacerbée dans les jours qui entourent l’ovulation, ce qui peut rendre l’abstinence particulièrement difficile (mais cela reste contournable par l’utilisation d’une méthode barrière). Enfin il est clair que cette méthode paraît plus adaptées à certains styles de vie (en gros un couple stable qui habite ensemble) qu’à d’autres.

A mon sens, l’autre inconvénient du balayage systématique de toutes ces méthodes façon « ce n’est pas fiable prenez plutôt ce petit comprimé une fois par jour tous les jours ça fera 60€ merci » c’est que du coup on parle peu du cycle menstruel (au point qu’il faudrait maintenant des « doulas menstruelles » pour nous expliquer tout ça…). Et quand on en parle, c’est souvent pour dire des conneries, comme « la pilule régularise les cycles », ce qui est faux puisque la pilule (en tout cas les pilules oestro-progestatives et la plupart du temps les pilules progestatives) arrête les cycles (voir Martin Winckler sur les règles sous pilule qui n’en sont pas). Qu’une femme souhaite avoir un cycle menstruel physiologique ou le mettre en sommeil avec des hormones c’est strictement son problème et son choix, mais il ne faut pas faire croire que la contraception hormonale guérit les règles douloureuses, trop abondantes ou irrégulières. Elle permet en arrêtant le cycle de traiter les symptômes mais avec le risque qu’ils reviennent à l’arrêt du traitement.

Plus généralement, je ne me reconnais pas dans la représentation habituelle du cycle menstruel : c’est soit la malédiction soit (beaucoup plus rarement ceci dit) la féminité sacrée à vénérer. C’est d’ailleurs le cas pour la plupart des fonctions biologiques propres au corps féminin (grossesse, naissance, allaitement…) : soit c’est une plaie, c’est sale, c’est tabou, et il faut s’en affranchir à tout prix (ou à défaut faire comme si ça n’existait pas), soit c’est un trésor pour la femme mais surtout pour la société qui en le portant au pinacle la place sur un bien inconfortable piédestal. J’aimerais simplement dire que le vécu du cycle menstruel est très variable d’une femme à l’autre (et au cours de la vie de chacune), qu’il peut être positif ou négatif ou même neutre. Que s’il n’est bien sûr pas une pathologie en soi il peut être effectivement dysfonctionnel et que ces maladies méritent d’être traitées comme telles et pas ignorées sous prétexte que c’est normal d’avoir des règles douloureuses. Et surtout qu’une femme peut avoir des raisons tout à fait légitimes d’être fatiguée, stressée, en colère ou énervée sans qu’on ne ramène ça à ses hormones. Certaines recherches remettent d’ailleurs en question l’existence même du syndrome prémenstruel, y voyant une prophétie auto-réalisatrice. Personnellement si je n’en souffre pas, loin de moi l’idée de remettre en question le vécu d’autres femmes, même si je pense qu’il faut être attentif à la tendance actuelle de l’industrie pharmaceutique à médicaliser toute souffrance pour nous vendre en retour une pilule miracle.

Pour finir, il me semble utile pour chaque femme de savoir comment suivre son cycle, et d’avoir des outils qui permettent de le faire facilement. Bien entendu utiliser ces informations pour éviter de tomber enceinte est comme on l’a vu une possibilité crédible (même si loin d’être adaptée à tous les cas), mais cela peut aussi aider à commencer une grossesse quand on le souhaite (et à la dater quand ça fonctionne), et tout simplement à pouvoir anticiper ses prochaines règles. Donc parlons de cycle menstruel (ce n’est pas sale… pense aux fleurs…), parlons de fertilité féminine, parlons-en en couple aussi (quelle contraception ? quels risques ? quel plan B en cas d’échec ?) et laissons chacune faire ses choix en toute connaissance de cause.

EDIT : Une clarification entre fiabilité théorique et « en emploi typique » (voir par ex ici), suite aux nombreuses demandes. L’efficacité théorique, c’est la probabilité que ça fonctionne en conditions parfaitement contrôlées, si on fait tout exactement comme prévu (par exemple on prend bien sa pilule les bons jours aux bonnes heures mais par exemple on a un métabolisme un peu atypique et on ne reçoit finalement pas la bonne dose d’hormone). « En emploi typique », c’est la vraie vie, on oublie sa pilule, on a une gastro, on a cru qu’il fallait la prendre qu’après un rapport… Pour le DIU la principale cause de variation entre « théorique » et « emploi typique » c’est une mauvaise pose par le professionnel ; on voit qu’elle est extrêmement faible. A l’inverse pour la méthode sympto-thermique, il y a de nombreuses étapes où l’utilisatrice peut se planter : surveillance incomplète ou erronée du cycle, prise de « risques » en période féconde etc.

Quelques liens (en anglais) : le blog de la Société pour la recherche sur le cycle menstruel et un article pour tout savoir sur les règles (bonne base pour la discussion « premières règles »). Et pour celles qui ont un cycle actif n’hésitez pas à lire mes billets sur la coupe menstruelle.


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99 Commentaires »

  1. J’utilise depuis 6 ans la méthode d’observation (température + observation de la glaire cervicale) + préservatifs en période fertile, les seuls problèmes que nous avons eu ce sont des préservatifs qui éclatent(deux fois en 6 ans) (et j’ai tjrs un contraceptif d’urgence dans ma pharmacie).

    Je connais mon corps par coeur: j’ai un peu d’acné avant l’ovulation et en fin de cycle, des douleurs de seins en fin de cycle et j’aime reconnaître tous ces signes.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Beatrix, merci pour ton témoignage !

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  2. Toutes ces méthodes me paraissent très bien en théorie, mais de pure fiction pour mon cas particulier.
    Il suffit que j’ai deux ou trois cycles réguliers pour imaginer que les prochains le seront aussi… Et POF! Ça ne rate pas, il suffit que j’aie un coup de stress, de fatigue, une gastro pour que tout se dérègle… Et que mon cycle devienne complètement anarchique!

    Mon gyneco m’avait parlé de la méthode de surveillance des glaires cervicales, ça a marché pour que je tombe enceinte de mes deux premiers…
    Mais pour le troiz, les glaires que je croyais être les bonnes n’étaient finalement pas celles espérées, puis on est tous tombés malades a la maison, mon corps s’est mis au « repos » quelques semaines de plus… Et je suis tombée enceinte par accident, impossible d’avoir calculé cette date, qui me paraissait être complètement en dehors de ma période fertile en théorie (j’en ai été ravie puisque c’était cependant notre souhait!)

    Bref, j’ai 32 ans et c’est toujours un sacré bordel… J’ai bien l’impression que la nature décide pour nous… Et que ces méthodes de calcul et de contraception « naturelle » sont tout sauf efficaces… Parfois je me dis même qu’elles sont plus génératrices d’angoisses et d’obsessions (s’observer au quotidien aussi sérieusement, est ce bien sain?), que d’efficacité et de sérénité dans ses rapports sexuels!

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    CeceNo Gravatar a répondu :

    @Marine, le genre de réflexions typiques de quelqu’un qui ne connait pas la méthode et ne l’a pas essayée…

    D’abord un cycle anarchique n’est pas un problème puisque justement on l’observe au jour le jour, pas de façon prédictive en se basant sur les cycles précédents.

    Ensuite surveiller les glaires, c’est simplement une partie de la méthode, qu’il faut associer à d’autres signes pour identifier la période fertile, sinon on risque de se « faire avoir » comme ça a été le cas pour toi (mais puisque c’était une bonne nouvelle, tant mieux). N’importe quelle contraception utilisée partiellement ne marchera pas, essaie de prendre la pilule un jour sur deux… Donc avant de dire que ce n’est pas efficace, mieux vaut lire le mode d’emploi en entier…

    La nature décide pour nous, c’est un fait, mais ça n’empêche pas qu’on peut comprendre et maîtriser les décisions…

    Quant à l’aspect obsessionnel, franchement, no comment. Je suppose que tu te douches tous les jours, est-ce que c’est pour autant une angoisse et une obsession, ou quelque chose que tu fais en routine quasi sans y penser (ou alors pour en faire un moment agréable) ?

    Et la sérénité dans les rapports, perso je la trouve quand ma libio fonctionne (pas le cas sous pilule / hormones) et que je sais que je ne risque pas une grossesse non désirée… Chacun sa méthode pour ça !

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    MarineNo Gravatar a répondu :

    @Cece,
    Je ne pense pas avoir été désobligeante ni avoir visé qui que ce soit en disant que la méthode naturelle était quelque chose qui me paraissait compliqué… Alors merci de ne pas l’être avec moi, ce sera gentil (c’est dingue ca)
    Pour la contraception, je ne sais pas puisque comme tu le dis si bien, je fais le genre de réflexion s typiques de celles qui n’y connaissent rien.
    En revanche lorsque j’observe des copines qui essaient de tomber enceintes et qui se focalisent sur l’observation de leur corps, de leur ovulation, de leurs glaires, je vois bien que ça les torture plus qu’autre chose…. Elles-mêmes le disent, ça rend un peu « folle » de se suivre de si près comme ça.
    Quant à ton allusion à la douche… Heuh….permets-moi de ne pas y voir de rapport.
    C’est fou ça, qu’on me fasse la leçon comme tu le fais….
    Mais bref.
    J’ai beaucoup aimé le post de Poule Pondeuse en revanche (pas du tout emprunt de jugement, puisqu’il n’y a surtout pas lieu d’en porter)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Marine et Cece, peace :grin:
    Encore une fois je crois que cela traduit bien que ce qui convient à l’une ne va pas forcément à l’autre, et que la même chose peut être vécue comme routinière ou comme obssessionnelle selon la personne, le contexte etc
    Marine, comme expliqué dans le texte, ces méthodes PEUVENT être très efficace, même si plus facilement pour certaines femmes que pour d’autres. Mais c’est vrai que ça peut aussi être libérateur de ne pas s’en préoccuper.

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    JoluneNo Gravatar a répondu :

    @Marine, pour utiliser la méthode des indices combinés depuis plusieurs années et faire toujours face aux mêmes réactions de personnes qui ne connaissent pourtant pas la méthode, je comprends que ça puisse énerver de lire « ça ne me paraît pas efficace, compliqué et générateur d’obsessions », j’avoue :grin: :grin:

    Tu dis « Lorsque j’observe des copines qui essaient de tomber enceintes et qui se focalisent sur l’observation de leur corps, de leur ovulation, de leurs glaires, je vois bien que ça les torture plus qu’autre chose…. Elles-mêmes le disent, ça rend un peu “folle” de se suivre de si près comme ça » => je suis d’accord avec toi… mais je pense que c’est typique du fait d’essayer de tomber enceinte, pas du fait d’observer ces cycles ! Je connais plein de femmes qui ne s’observent pas mais qui guettent les seins tendus, les retards de règles, les saignements, etc, et qui se rendent tout aussi dingues. Au moins, quand on connait les indices combinés, quitte à se rendre dingue, on met plus de chances de son côté ;-)

    Niveau contraception par contre, c’est beaucoup plus tranquille, perso ça ne me rend pas plus dingue que d’avaler un comprimé de pilule… J’y consacre entre 2 et 5 minutes par jour suivant la période, je n’y pense pas le reste du temps, ma santé mentale est préservée (ouf !) :cool:

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  3. Bon, ben moi avec mon DIU plein d’hormones (et la ménopause en ligne de mire), j’ai pas trop d’avis … Mais je vais tout lire avec attention :mrgreen:

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  4. Merci beaucoup pour cet article qui vient encore tout pile alimenter une conversation que j’avais il y a quelques jours avec des amies ;) Et bravo pour le travail de compilation et d’analyse ! Voilà qui va encore pouvoir nous aider à choisir la contraception qui nous convient (et moi je suis bien contente avec mon DIU pour tête de linotte !)

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  5. Merci pour cet article !
    par contre, il y a un truc que je ne comprends pas :
    taux d’échec de base et taux d’échec en emploi typique ?
    C’est quoi un emploi typique ??

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    labelle bleueNo Gravatar a répondu :

    Oui, même question ici aussi !

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  6. Meme question sur la diffrence entre les deux methodes de calculs de taux d echec. Merci madame la poule !

    Ouh la, ca fait un bail que je ne suis pas venue commenter ici… L article tombe a pic car j ai stoppe la pilule il y a quelques jours pour essayer la methode « naturelle » apres pres de 15 ans de prise (3 et 4 eme generation – signe de croix-) car gros ras le bol de prendre des hormones.
    Et pour voir si je me sens mieux sans ( fatigue, libido, perte de cheveux, poids..).

    J ai fait un essai quelques mois il y a un an ( effet incroyable sur la libido) mais des douleurs type endometriose m ont fait rechuter du cote obscur de la force de l industrie pharmaceutique ( car sans douleur sous pilule pas de saignements mais, pilule hyper reuch ).

    Puis la j ai decide de reessayer sans recemment ( suivi aussi par une naturopathe tres au fait des hormones pour les douleurs d endo) n etant pas prete psychologiquement pour un sterilet hormonal ( pas d hormones on a dit, j ai pas envie d etre chauve comme mon mari). Ca sera le plan B si les douleurs ne passent pas.

    Je me suis pas mal rrenseignee sur la contraception « naturelle ».
    PPour nous ca sera probablement une contraception barriere ( preso) pour les premiers mois quelques que soit le moment du cycle, le temps de voir leur regularite et devant un echec completement cuisant de la methode ogino il y a quelques annees.

    Je suis interessee des retours d experiences ( merci Beatrix) avant de me faire avoir par ces accessoires marketing, tout rose et enrubanne.

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  7. Pour les nombreuses questions sur « emploi typique » vs « théorique » j’ai fait un « edit » de clarification directement dans le billet. Bonne lecture!

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    Anonyme a répondu :

    @La poule pondeuse, merki!!! Tres interessant.

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  8. Ça a beau ne pas être « sale », j’aimerais bien trouver un moyen non hormonal pour me débarrasser définitivement de mes règles ! Je saignote avec mon DIU hormonal, mais c’est encore mieux que des règles longues et abondantes tous les 20-21 jours sans hormones !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Paola, ben à part l’hystérectomie je vois pas trop :mrgreen: (ok je :arrow: )

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    PaolaNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, merci, tu m’avances bien, là ;) J’ai dans l’idée que ce serait compliqué de trouver qqn pour le faire…

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  9. Bonjour,

    Vous trouverez dans la publication de l’OMS « Critères de recevabilité pour l’adoption et l’utilisation continue de méthodes contraceptives » (2009) les taux de grossesse non intentionnelle par type de contraception, en emploi typique et en utilisation parfaite (tableau synthétique page 5) : http://www.who.int/reproductivehealth/publications/family_planning/9789241563888/fr/

    Une mise à jour 2011 du tableau se trouve sur le site de la publication source utilisée par l’OMS : Hatcher RA, Trussell J, Nelson AL et al. Contraceptive technology: twentieth revised edition. New York NY : Ardent Media, 2011 (http://www.contraceptivetechnology.com/CTFailureTable.pdf). Les méthodes dites « naturelles » en emploi typique conduisent en effet à 24-25% de grossesse non intentionnelle, 3 à 5% en utilisation parfaite (sur 1 an, aux USA), l’écart considérable des taux entre l’emploi typique et l’utilisation parfaite indiquant que l’efficacité de ces méthodes repose énormément sur les femmes les utilisant.
    Les méthodes les plus efficaces, proches de 0% de grossesse non intentionnelle en emploi typique, sont les contraceptions intra-utérines (DIU), l’implant et les stérilisations (l’implant étant le plus efficace).

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  10. Article super bien fait, merci!
    Je suis assez convaincue par deux arguments a priori contraditoires mais pas plus que l’être humain lui même : « la méthode naturelle » bien suivie peut fonctionner assez bien mais c’est parfois un peu angoissant.
    Personnellement je n’ai pas beaucoup de questions à me poser car je suis très régulière mais c’est sûr que quand je prenais la pilule, j’étais complètement désangoissée par rapport au fait de tomber enceinte. D’un autre côté je m’angoissais à cause des effets secondaires. Il faut trouver un équilibre entre tout ça.

    Sinon, C’est pas mal d’avoir un contraceptif de dépannage au cas où je trouve l’idée bonne, merci!

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  11. merci pour cet article complet, ce que je trouve toujours paradoxal c’est d’accoler les mots contraception et naturelle, parce ce si il y a bien un truc que la nature veut c’est toujours plus de vie, donc choisir une contraception c’est forcément aller contre les plans de la nature ;-) après 10 ans de pilule,5 ans d’infertilité, 2 fiv ratees, 3 enfants et un IVG suite a un echec de contraceptioin naturelle c’est le protocole essûre (stérilisation) qui m’a redonné une vraie liberté sexuelle :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @jayama, enchaîner les bébés n’est pas si « naturel » justement, dans les sociétés type chasseurs cueilleurs les femmes allaitent longtemps, ont peu de masse grasse et sont très actives, l’ensemble espace beaucoup les cycles et il y a typiquement plusieurs années entre chaque enfant (voir Sarah Blaffer Hrdy par ex). Ce n’est que depuis « peu » (à l’échelle évolutive) que les femmes sont capables d’enchaîner aussi vite les grossesses.

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  12. Bonjour la poule pondeuse,

    Merci pour ton billet, il est vrai qu’entre ceux qui indiquent que ces méthodes ne sont pas fiables du tout et celles qui en sont ferventes défenseurs on ne sait à quoi se fier. Je me suis plus intéressée à ces méthodes car je ne souhaitais pas prendre d’hormones, trop de mauvaises expériences dans mon entourage (dépression, perte de libido, phlébite puis embolie pulmonaire (amie et certaines femmes de ma famille bien avant le scandale actuel qui ne m’étonne pas du tout d’ailleurs)). Je dois dire que j’en sais beaucoup plus sur le fonctionnement de mon corps ce qui est assez dingue d’avoir attendu tout ce temps pour se connaitre.
    Je dirai qu’il faut en effet explorer toutes les options de contraception sans idées préconçues et mépris mais de manière éclairée.
    Je prends mon propre exemple, je n’ai qu’un partenaire qui est mon mari et je surveille mon cycle. Nous utilisons le préservatif pendant les jours à risques ou le retrait quand je suis vraiment sûre de mon coup et cela fait maintenant cinq ans que cela marche. Je suis tombée enceinte quand je l’ai voulu seulement. Cette méthode me convient donc car j’ai un seul partenaire, relation très stable et heureuse et qu’une naissance serait éventuellement bienvenue. Elle correspond bien à ce que je vis en ce moment.
    J’en retire des grands bénéfices mais il est vrai que j’ai de la chance d’avoir des cycles très réguliers.

    Je finirais pas les raisons qui font que je ne prends pas la pilule et je pense ne pas être la seule à l’avoir vécu : une très mauvaise expérience avec une gynéco. Je lui explique mon souhait de ne pas prendre d’hormones, elle en fait très peu de cas, me pose une ou deux questions, écris sur son ordonnance quelque chose et me la tend. La pilule ! Zéro info, zéro prudence de sa part rapport à d’éventuels antécédents. Et au revoir ! Une autre fois avec un gynéco qui hallucine que j’utilise le préservatif ou le retrait avec mon mari. Bah oui il n’y a que la bonne vieille pilule qui vaille ma bonne dame.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Touiti, la gynéco !! :shock: :twisted: (la prochaine fois va voir un généraliste ou une SF qui fait le suivi gynéco, ils peuvent même poser des DIU, faire les frottis etc et même, MÊME, t’écouter !)

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    FadarelleNo Gravatar a répondu :

    @Touiti, j’ai eu la même expérience avec une gynéco. Je prenais une pilule micro-dosée. Je voulais changer de contraception, ne plus prendre d’hormones pour pouvoir observer mes cycles qui n’avaient jamais été réguliers, mais je n’étais pas prête à avoir un enfant (il n’était pas prêt). J’avais passé des coups de fils pour savoir qui dans ma ville posait des DIU aux nullipares et la troisième m’avait dit oui. Lorsque j’y suis allée, elle m’a annoncé que ma contraception marchait très bien et que donc, elle ne me poserait pas de DIU. Par contre, mon utérus lui semblait en mauvais état. Donc, elle m’a prescrit une pilule plus fortement dosée ! Elle m’a laissé repartir avec mon ordonnance et un vagin sanguinolant après un frottis peu délicat. Je n’ai jamais été aussi mal traitée ! (dans tous les sens du terme.)

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  13. Bon je sais que ce n’est pas une contraception naturelle mais je me demande pourquoi on parle si peu des DIU au cuivre. J’ai découvert ça après ma grossesse et ça a transformé ma vie, après 10 ans de pilule, libido pas terrible et diverses joyeusetés du type mycoses et autre.

    Donc, j’ai du mal à comprendre pourquoi en 18 ans à peu près de contraception, on ne me l’a jamais proposé, il a fallu que je le demande alors qu’il me semble être à ce jour une solution très fiable.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Pablina, ben il n’est pas très rentable pour les labos… ni pour les gynécos… :roll:

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  14. merci pour cette belle analyse comparative ! moi qui suis dans le flou le + total de ce côté là, tes informations me seront fort utiles !

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  15. Merci beaucoup pour cet article très fouillé, j’apprécie beaucoup que la différence soit faite entre les méthodes de calcul et les méthodes d’observation, qui ne fonctionnent pas du tout de la même façon. 

    Pour ma part je n’ai jamais rien utilisé d’autre que la méthode sympto-thermique, pour tout un tas de raisons que je ne vais pas détailler, et les 2 enfants que nous avons sont arrivés quand nous étions prêts à les accueillir. Mais il est clair qu’il est nécessaire de se former (et l’investissement est très modique si je me souviens bien), et qu’il est fortement recommandé de faire une piqûre de rappel avec une formatrice dans les situations un peu spéciales (post-partum, post-pilule…). 

    J’apprécie tout particulièrement la connaissance de moi-même que cela donne, qui est quand même pour moi source d’une certaine liberté (par rapport à la médecine notamment…). 
    Mais surtout, et c’est ici que je nuancerais légèrement le propos du billet, le fait que le couple une fois formé se prenne en charge n’est pour moi pas un problème, mais un des avantages de la méthode : la régulation des naissances n’est plus une affaire de femme et de gynéco, mais une affaire de couple (en tout cas c’est ainsi que je le vis). Mon mari s’implique vraiment dans la connaissance de mon cycle (même si bien sûr c’est moi qui m’observe), il sait en interpréter les signes, il sait comment je « fonctionne », et c’est pour moi une source de sérénité, et aussi un bienfait pour notre couple parce que nous nous connaissons mieux, de manière plus intime.

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    AotteNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, merci pour ton experience detaillee. Penses tu qu il soit necessaire de se former ( assister a une formation) ou qu en fouillant de maniere detaillee et critique, l info sur le net est suffisante?
    Je ne me risquerai pas a cette methode tout de suite de toute facon, je vais laisser six mois post pilule pour y voir clair et m y ( nous) y preparer…

    Répondre

    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @Aotte, Je pense qu’on peut apprendre pas mal de choses sur le net, à condition d’aller sur des sites vraiment fiables et bien documentés (pas les forums type doc…simo ou autre). Je commente avec un téléphone donc c’est compliqué pour moi de fouiller le net, mais je suis sûre que tu peux trouver.
    MAIS je pense que rien ne vaut une formation, tout simplement parce que chaque femme est unique (et chaque couple aussi), parce que seule une monitrice en chair et en os peut répondre aux questions que tu te poses sur ton cycle en particulier, et parce que souvent les monitrices sont aussi disponibles même après la formation, pour des questions ponctuelles, des précisions dans des situations particulières, etc.
    Il y a par ailleurs des couples de moniteurs, ce que je trouve vraiment bien lorsque l’on veut se former en couple sur ces méthodes (ce qui à mon avis a quand même plus de sens), parce que cela permet d’avoir le point de vue de l’homme et de la femme.

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    aotteNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, Merci beaucoup pour ces details.
    Ton temoignage est vraiment encourageant. Je vais regarder un peu autour de moi ce qui se fait (je n’habite pas en France) mais je suis suivie par une naturopathe qui a l’air tres au fait de cette methode, elle doit avoir des adresses…
    J’aime aussi cette demarche de couple, apres 15 ans ou tout reposait sur moi, j’ai reussi a faire comprendre l’interet d’essayer autre chose pour tous les deux.

    Répondre

    Anonyme a répondu :

    @Jouls, <3
    J'ai bien fait de lire les commentaires avant d'en ajouter un, c'est exactement ce que je voulais écrire.

    Répondre

  16. je trouve cet article très intéressant.

    de mon côté c’est un peu la plaie: j’ai toujours eu soit des cycles très long (en moyenne 4 à 6 mois) soit pas de cycles du tout (entre mon début de prise de pilule à 19 ans et le retour de couches après ma première grossesse, quand ma fille avait 15 mois).

    là je suis enceinte de ma deuxième, et c’est un peu le flou dans ma tête sur notre contraception future. On en a discuté avec mon mari et a priori on repart sur la MAMA jusqu’à 6 mois (enfin, tant qu’on remplira les conditions, le cas échéant on avisera) et on tentera peut-être le DIU au cuivre, soit aux 6 mois soit au retour de couches, à voir.

    un article sur la MAMA que j’avais trouvé bien fait (puisqu’il y avait les différents taux de succès selon l’espacement des tétées) :
    http://www.lactissima.com/a-tire-d-ailes/allaitement-et-contraception/

    et un article de blog qui m’a laissée très perplexe. je te mets le lien car je me dis que ça pourrait t’intéresser (et très égoïstement j’espère lire un billet de ta part là-dessus bientôt, je trouve toujours tes articles bien documentés et d’une façon générale ton avis m’intéresse).
    http://www.e-zabel.fr/enfer-au-feminin-docteur-vignal-regles-cancer-sein/

    Répondre

    KoaNo Gravatar a répondu :

    @m@nue,
    Raaaaaaah, j’ai pas pu me retenir d’aller commenter (sur un comm’ en particulier mais tout l’article m’a complètement hérissée…)

    Répondre

    AotteNo Gravatar a répondu :

    @Koa, merci pour le lien dans ton commentaire ( meme si l article date un peu en cyber age ;-)
    Merci merci merci. Il aura fallu pres de 15 ans pour faire le lien…(15 ans de perdu, on va essayer de se rattraper :lol: )

    Répondre

    m@nueNo Gravatar a répondu :

    @Koa, je ne sais pas si tu as vu, il t’a répondu. Je n’aime pas l’exemple qu’il prend et je trouve au contraire qu’il ne démontre rien (on parle d’un effet négatif lié à la prise d’hormones, il nous parle d’un effet neutre ou positif lié à l’absence d’hormones…).

    En ce qui concerne la baisse de libido, je l’ai connue sous pilule, mais je l’ai aussi connue depuis que je ne la prends plus (depuis mon premier accouchement en fait… mais j’ai enchaîné allaitement et deuxième grossesse donc je n’ai pas tous les éléments en main pour connaître la part des hormones dans cette baisse de libido)

    Répondre

    KoaNo Gravatar a répondu :

    @m@nue, oui, j’ai vu et je suis tout à fait d’accord avec toi sur la nullité de l’argumentation. Je regrette de ne pas avoir lu ton comm’ avant car ta façon de le présenter est claire et je l’aurais reprise dans ma réponse !

    Je pense que ce médecin ‘amoureux des femmes’ est surtout amoureux de son compte en banque, et que ce dernier doit être alimenté par MSD France, le labo qui commercialise Cerazette. C’est une pilule de 3ème génération, et à mon avis ils veulent sauver leur peau en se présentant comme « la pilule qui évite le cancer ». Franchement, rien de très glorieux.

    Répondre

    m@nueNo Gravatar a répondu :

    @Koa, dans les comm quelqu’un le soupçonne de lobbying et il dit que non, que le labo qui distribue cerazette le déteste parce qu’il distribue plein d’autres pilules sur lesquelles il crache (puisque ce sont d’autres pilules que cerazette). J’ai été voir et il n’a pas de déclaration de conflit d’interêt sur le site de la has… Mais moi aussi j’ai du mal à entendre cette monomanie

    Répondre

    KoaNo Gravatar a répondu :

    @m@nue, quelqu’un lui a répondu d’ailleurs sur ce sujet : je pense que ce n’est pas vrai. Ca ne me parait pas possible d’être aussi peu objectif sur une pilule blindée d’effets secondaires si on n’est pas un peu cul et chemise avec le labo. Et ils ne distribuent pas « plein » d’autres pilules, ils distribuent une 3ème et une 4ème génération dont les ventes sont en chute libre…
    Après je n’ai pas d’éléments objectifs pour dire ça, juste la sale impression d’être prise pour une idiote par un médecin qui se sert de son aura pour dire des énormités (il suffit de lire la fiche Vidal du médicament pour voir qu’il ment). Et je n’aime pas ça. :evil:

    Répondre

    Anonyme a répondu :

    @m@nue,
    Pour ce qui est de la libido, elle est beaucoup reliée aux glaires cervicales qui peuvent diminuer avec l’allaitement (d’où la MAMA d’ailleurs). Plus on est « sèche », moins on a de libido. Parce que la nature est finalement bien faite, à la base le désir est fait pour engendrer la vie donc si tu n’es pas fertile, moins de désir.
    Et pendant la grossesse, là… le chamboulement hormonal… On sait que ça varie d’une femme à l’autre, je ne vous apprendrai rien ^^

    Répondre

    KoaNo Gravatar a répondu :

    @m@nue, gniiiiiiiii. Je viens de voir cet autre comm’ (toujours du même docteur-vénal) :
    « Surgestone est un équivalent de Cerazette mais n’ayant pas d’AMM (autorisation de mise sur le marché) pour la contraception est difficile à prescrire en pratique. »

    Genre, ça a empêché Diane35 d’être prescrite en masse pendant des décennies !!! :evil: :evil: :evil: :evil:

    Répondre

    PaolaNo Gravatar a répondu :

    @Koa, c’est un peu différent pour Diane35, qui avait une AMM pour le traitement de l’acné. Sinon, on n’aurait pas pu la prescrire du tout, que ce soit pour de bonnes ou de mauvaises raisons.

    Répondre

    KoaNo Gravatar a répondu :

    @Paola, oui, et c’est exactement la même chose pour Surgestone, qui dispose d’une AMM pour certains troubles gynécologiques. Il dit qu’elle n’a pas d’AMM pour la contraception, ce qui est vrai.

    Là où je mets sa bonne foi en doute, c’est quand il dit que du coup, ça rend difficile de la prescrire pour la contraception, car c’était la même chose pour Diane35 : elle avait une AMM bien sûr, mais pas pour la contraception, et *en pratique* elle a été prescrite comme pilule contraceptive à des millions de femmes. Donc je ne pense pas que *en pratique*, le fait que Surgestone soit destinée à la dysménorrhée ou aux troubles menstruels rende sa prescription difficile comme pilule contraceptive (la dysménorhée est quand même plus proche de la contraception que l’acné !), même si bien sûr éthiquement ça se discute. Je pense que c’est un argument derrière lequel il se cache pour dire que Cerazette est la solution unique, plutôt qu’une réalité. Sachant bien sûr que Surgestone est fabriquée par un autre labo.

    Répondre

    m@nueNo Gravatar a répondu :

    @Koa, oui, c’est vrai aussi pour la cyprotérone (androcur ou générique) associée à un oestrogène, pas d’AMM en tant que pilule mais c’est largement prescrit comme contraceptif (l’AMM concerne les troubles androgyniques comme l’hirsutisme, dans mes souvenirs).

    Répondre

  17. Autant j’ai trouvé utile les méthodes de surveillance (version légère, juste en comptant les jours) pour tomber enceinte (d’ailleurs, me semble que la méthode Ogino a été conçue dans ce but, et non pas pour éviter une grossesse), autant dans la vie de tous les jours, ce n’est clairement pas pour moi. Je suis totalement incapable de répondre à la question « Quand ont eu lieu vos dernières règles ? » Elles viennent bien quand elles veulent, j’ai toujours de quoi protéger mes sous-vêtements quand elles débarquent.

    Ça m’a d’ailleurs valu des conversations assez désagréables et infantilisantes avec mon gynéco ou le personnel hospitalier pour ma première grossesse (j’ai fini par mentir à ces derniers pour qu’ils me laissent tranquille, en inventant une date plausible). Ils trouvaient totalement invraisemblable que je ne sache pas dater mes dernières règles. Pourtant, à partir du moment où je gère correctement ma contraception et que je n’ai aucune pathologie particulière, je ne comprends pas pourquoi je devrais avoir l’obligation de me focaliser sur un évènement récurrent faisant partie de la vie normale de mon corps. Faut dire que mon gynéco, après m’avoir fait la leçon sans écouter nullement ce que j’avais à lui dire (il a échappé de peu à « Et vous, vous notez sur un carnet toutes les fois que vous allez à la selle ? »), m’a certifié que je devais passer le voir tous les mois pour contrôler la pose de mon DIU pendant toute la durée de vie de celui-ci… C’est depuis mon ex-gynéco.

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  18. je suis un peu comme berzingh, je suis vraiment nul pour me contraindre à ses méthodes dites naturelles. Le diu me parait quand même être un bon compromis.

    Répondre

  19. Moi ma méthode 100% naturelle, c’est le latex ;-) au moins, c’est une méthode de couple, sinon c’est toujours la femme 100% responsable…

    Répondre

    JoluneNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, le préservatif, ça s’appelle plutôt une méthode « barrière » qu’une méthode naturelle :mrgreen: Comme le diaphragme, la cape cervicale, les éponges spermicides, voire même cette horreur de préservatif féminin (surnommé « la tente quechua de la foufoune » par une blogueuse qui m’avait fait mourir de rire)…
    Et justement, le propre de l’auto-observation, c’est que c’est forcément une méthode de couple !

    Répondre

    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @Jolune, alors justement faut m’expliquer en quoi c’est « forcement » une méthode de couple ? Je ne comprends pas en lisant l’article de la Poule.
    Quant à moi, j’ai jamais été fichu capable de prendre 30s/jour pour une pilule, alors prendre 5 min pour de l’auto-observation, c’est illusoire. Je vais y penser toute la journée, oublier le soir et me réveiller en pleine nuit… :arrow:

    Répondre

    JoluneNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, parce que la contraception varie selon le cycle. Quand tu n’es pas fertile, c’est la fête :lol: quand tu l’es, il faut faire des choix : abstinence totale, safe sex only, préservatif, diaphragme, spermicides, etc etc etc. Donc le choix doit se faire en couple (tu peux imposer l’abstinence, mais Monsieur risque alors de se sentir très concerné :mrgreen:). Et puis Monsieur doit être au courant de tes jours fertiles (rien n’empêche de les lui répéter chaque soir, mais au bout d’un moment il a quelques repères). Voilà en quoi, chez nous du moins, c’est une méthode beaucoup plus impliquante pour lui que de mettre systématiquement un préservatif ou que je prenne un comprimé dans mon coin, on se sent concerné tous les deux. Après je pense qu’il y a plein de couples qui en font « une affaire de couples » quelle que soit la méthode (une de mes amies exige que ce soit son mari qui achète la pilule et paye la partie non remboursée, et lui trouve ça très bien)

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, Ben moi c’est pareil… C’est simple et basta, on ne se prend pas la tête… Et franchement, ça ne dérange personne ! Le seul hic, c’est la rupture de stock :roll: Faut gérer les achats ! :mrgreen:

    Répondre

  20. L’enjeu est trop grand, je reste sur les méthodes classiques. Tout plutôt que de risquer un avortement !

    Répondre

    JoluneNo Gravatar a répondu :

    @Alexia, tout, même un cancer ? La question est volontairement provoc, mais il y a une vraie interrogation derrière : « tout », c’est quoi ? Parce qu’une IVG, c’est pas fun, mais sincèrement, je trouve qu’il y a beaucoup de choses pires, qui peuvent être liées à la contraception – par exemple les AVC qui commencent à être connus et sont liés à la prise d’une pilule inadaptée.

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Jolune, le choix d’un mode de contraception n’a pas à être jugé, ni même discuté. Il n’y a pas de « meilleure » contraception dans l’absolu. La meilleure contraception, c’est celle qui convient à une personne donnée, en fonction de son histoire, de ses attentes et de ses besoins. Pour ma part, le DIU au cuivre me convient parfaitement mais je n’éprouve nullement le besoin d’y convertir tout le monde. Et il ne faut pas non plus exagérer les risques liés à la prise de la pilule: ils existent certes, même ils restent malgré tout minimes – d’autant plus lorsque la personne qui vous l’a prescrite l’a fait avec toutes les précautions requises – et la contraception orale convient parfaitement à un grand nombre de femmes: dès lors, pourquoi devraient-elles en changer?

    Répondre

    JoluneNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, il n’y a ni jugement ni discussion, il y a une interrogation. Comprendre l’autre, personnellement, c’est ce qui me fait avancer, ça me donne un éclairage que je n’ai pas. Mais merci pour la morale.

    Répondre

    KoaNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse : « le choix d’un mode de contraception n’a pas à être jugé, ni même discuté »

    C’est vrai, *sauf* quand il s’agit d’une contraception « naturelle », auquel cas tout le monde a un avis et le partage généreusement, même ceux/celles qui ne savent pas vraiment en quoi ça consiste…! :twisted:

    (hum, ironie & bad spirit inside)

    Répondre

    MarineNo Gravatar a répondu :

    @Jolune,
    Tu préfères avorter que prendre d’infimes risques avec la pilule???
    L’avortement n’est pas une méthode de contraception, du moins pas pour moi! Cette philosophie est pour le moins… Étonnante.

    Répondre

    JoluneNo Gravatar a répondu :

    @Marine, je t’ai répondu en dessous de ton autre comm’…

    Répondre

  21. Je pense qu’il ne faut pas non plus exagérer les risques de la pilule. Oui ils sont infimes, et l’important c’est d’être avertie.
    Je vous conseille de retrouver l’édito paru dans Le Quotidien du Médecin de Gérard Kouchner, intitulé « interdisons la grossesse »: il pousse le bouchon de ce raisonnement par l’absurde en relevant que la grossesse multiplie les risques de thrombose par 6… Dit on pour tuant l’interdire, comme la pilule, par principe de précaution?

    Lorsque j’entends ou lis que certaines préfèrent avorter plutôt que prendre des infimes risques avec la pilule… Heuh… Permettez moi de trouver ça vraiment limite.
    A la limite si on ne veut plus de la pilule il y a d’autres méthodes disponibles… Mais l’avortement n’est pas un moyen de contraception, du moins pas selon ma conception des choses…

    Répondre

    JoluneNo Gravatar a répondu :

    @Marine, là où je ne suis pas vraiment d’accord avec ce raisonnement, c’est que la grossesse, c’est physiologique. On prend les risques qui vont avec parce qu’on désire un enfant et que c’est comme ça, il y a des désagréments associés. Je pense qu’un traitement de 9 mois qui te donnerait des nausées, des vergetures, des désagréments gastriques, de l’anémie, un sommeil pourri et provoquerait une prise de poids de 10 kg n’obtiendrait jamais son AMM !

    Il y a des choses qui sont acceptables dans le cadre d’un processus naturel, d’une certaine façon incontrôlable, et pas dans le cadre d’un traitement médicamenteux, synthétique, pour lequel il convient de limiter au maximum les effets secondaires.

    Pour être claire, je n’ai jamais dit que je préférais avorter plutôt que prendre la pilule. Personnellement, je préfère une autre contraception, mais ça me regarde. Et je veux qu’elle soit fiable. Simplement, les effets secondaires « infimes » de la pilule, ils sont « maximaux » pour celles sur qui ils tombent (avoir un cancer ou rester handicapée, même si c’est inférieur au pourcentage, quand c’est sur toi que ça tombe ta vie est ravagée). Et honnêtement, je pense qu’une IVG est beaucoup moins impactante.

    Ca ne veut absolument pas dire que je considère l’IVG comme une contraception. Ca avait été débattu lors d’un témoignage sur le sujet et je rejoins la lectrice qui avait écrit que cette vision était plus un fantasme qu’autre chose…

    Répondre

    Kek a répondu :

    De toute facon, en suivant le meme raisonnement, l’avortement ayant aussi ses dangers (hemmoragie, infection etc…), il passe aussi à la trappe, il ne reste plus que l’abstinence!

    Répondre

  22. Je suis contre le recours aux pilules contraceptives. On peut s’organiser avec les méthodes citées. Mais, le problème reste la sélection de la méthode fiable.

    Répondre

    ESNo Gravatar a répondu :

    @comparatif banque, à voir le lien dans ton pseudo, je pense que ce message est juste de la pub déguisée…

    Répondre

  23. Personnellement je pense que le taux d’efficacité de ces méthodes contraceptives sont à considérer en fonction du corps de chacun, de son environnement bref en fonction de multiples facteurs. Choisir également ces méthodes dépend aussi de ses convictions donc ne pas imposer mais plutôt présenter leur « avantages ».

    Répondre

  24. moi je suis pour la méthode barrière, et vu que le preservatif n’a jamais éclaté de mon côté, je suis sereine !

    Répondre

  25. L’important est que chacun y trouve son compte et il ne faut pas forcement jeter ces méthode avec l’eau du bain. Il ne faut pas diaboliser les méthode plus commune comme la pilule.

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  26. Ca devient pas un peu lourd toutes ces réponses juste pour faire passer de la pub dans le pseudo ??? :evil:

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  27. Personnellement le mieux reste toujours de se confier à un spécialiste qui saura définir quelle méthode nous est le plus approprié mais surtout en fonction de nos attentes également. On peut ainsi trouver un juste milieu sans prise de tête ensuite non?

    Répondre

  28. Très bon article, il est vrai qu’il devient très dur de s’y retrouver!
    Ce qui prêche surtout, c’est le comportement old-school de certaines gynéco et le manque d’informations!

    Répondre

  29. Très bon article, c’est rare sur la toile d’avoir des infos comme sans sur les méthodes naturelles sans que ça se termine en « oui mais c’est pas fiable, blablabla ».
    En ce moment je fais du MAMA/sympto thermique, couplé.
    C’est vraiment dommage que les gynécos ne soient pas correctement formés à ce genre de méthode, en tout cas ce n’est pas chez eux qu’on trouvera une vraie information, mais plutôt chez les couples formateurs à la méthode billings par exemple, ou bien dans les bouquins dédiés à ces méthodes. Pour ma part j’ai tout appris dans le livre de J. Rötzer, dommage qu’il ne soit plus édité !

    Répondre

  30. Qu’on les aime ou qu’on ne les aime pas c’est une question de choix qui doit répondre à nos besoins propres et non à ce qu’impose la société. On n’est pas en Chine donc en tant que femme ayons au moins cette liberté.

    Répondre

  31. Article très intéressant Merci – Je mets juste un bémol pour la MAMA => J’ai eu 2 enfants ainsi (3 bb en 2 ans) qui ont 13 et 11 mois d’écart J’allaitais et n’avais pas eu de retours de couche (et pour le troisième nous avions même des ovules spermicides !! ) .. Prudence donc ..

    Répondre

  32. Bonsoir, tout d’abord merci pour votre billet.

    Il y a une chose que je n’ai pas comprise :

    Qu’est ce que le taux d’échec de base et taux d’échec en emploi typique ?

    Emploi typique, c’est à dire ?

    Cordialement

    Répondre

  33. Merci pour cette analyse détaillée sur la contraception. Même si pour certaines personnes, leur adoption peut-être sujette à de nombreuses restrictions ou autres, pour ma part je pense que c’est à prendre comme une prévention étant donné ce que la société traverse actuellement.

    Répondre

  34. Je ne sais pas comment vous faites pour avoir autant de commentaires sur vos articles, j’admire :cool: Je n’ai pas tout compris car certains termes ne sont pas de mon vocabulaire mais dans l’ensemble ca va, on remarque ce type de sujet (contraception) interesse un maximum de monde. Pour ma part j’utilise la contraception « classique » = pas de rapport (lol, c’est une boutade). :)

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  35. C’est un sujet qui intéresse de nombreuses femmes je dois dire et même si différents avis peuvent nous amener à préférer l’un pour l’autre. Toutefois, il est toujours bon d’aller voir son médecin et bien sûr, d’en parler à son partenaire.

    Répondre

  36. La fiabilité de la méthode MAMA me fait hésiter pourtant c’est celle que j’aurai voulu adopter. Elle me semble des plus naturelles par rapport aux autres proposées. Vos retours d’expériences sont les bienvenues chères mamans.

    Répondre

    EireamNo Gravatar a répondu :

    @Tonette,

    En bonne nunuche de l’Internet, je sais que je réponds 8 mois plus tard mais on sait jamais…
    La MAMA pour moi est une méthode intéressante MAIS elle doit être comprise. Il ne suffit pas de répondre aux exigences de la règle, il faut comprendre pourquoi il y a ces règles.

    Sinon, personnellement, j’ai bien eu un allaitement bloquant pendant 6 mois et j’ai détecté mon ovulation pré-retour de couche grâce à l’observation de la glaire cervicale (méthode Billings en ce qui me concerne)

    Répondre

  37. Merci pour cette analyse sur les contraceptifs. Beaucoup sont encore dans l’expectative et hésitent et un plus d’informations comme ici avec les retours d’expériences aident vraiment à la prise de décision.

    Répondre

  38. J’insiste un peu sur le fait que le mieux reste toujours d’aller voir son gynécologue pour un examen médical. L’occasion de discuter de vos attentes et préoccupations et de poser des questions. Il saura alors vous orienter efficacement dans votre prise de décision.

    Répondre

    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @docteur-lionel-covo, Un gynéco … ou une sage-femme … ;-)

    Répondre

  39. Le tapage médiatique autour de cette affaire à entraîner un grand flou qui fait que beaucoup de personne ne savent plus quoi penser. Cette article à le mérite de décrire clairement les moyens naturels de contraception et surtout avec leur taux de réussite.

    Répondre

  40. Je découvre ce blog et le premier article que je lis c’est celui-ci.
    Dire que c’est un « sujet qui me parle » serait un euphémisme.

    J’ai commencé la pilule, comme bcp de monde, à 16 ans. A l’époque je ne me suis pas posé bcp de questions. Libération de ma sexualité, peu d’étude de mon corps et de mes cycles. Je me suis laissée vivre.
    Je suis passée à l’anneau contraceptif au bout de 5 ans de pilule car mes études ne me permettaient plus vraiment un horaire stable de prise de pilule. Deux ans plus tard je me sens mal, dépressive sans raison, j’ai de l’eczéma qui pousse un peu partout. Je ne comprends pas.
    Et puis, un soir, sans raison, je sors de mon lit à 3h du matin pour aller relire la notice de mon anneau. Et là… tout est là, mon état dépressif, l’eczéma, les cystites, la libido, …
    La décision est prise : fini les hormones pour moi !

    Mon gynéco de l’époque me rit au nez, mon homme râle de devoir mettre des préservatifs mais je suis déterminée. Je suis étudiante sage-femme à l’époque (diplômée depuis :p ) et j’y vois en + une occasion d’en apprendre davantage sur mon métier. S’ensuivent 3 années de PFN (planification familiale naturelle) absolument merveilleuses ! Je redécouvre mes cycles, mon corps, mes hormones rien qu’à moi, mes orgasmes changent et deviennent plus intenses et surtout… ma dépression s’envole ! Je me sens vivante, « femme fertile ». Je découvre aussi que je suis réglée sur la lune (j’ovule quand elle est pleine et je suis réglée à la nouvelle lune). Sans « sacraliser » tout ça cela me fait néanmoins un bien fou de me sentir moi et juste moi sans interférence hormonale.

    Au bout de 3 ans de PFN l’Homme sature totalement des préservatifs (pourtant mis seulement pendant les périodes à risque) et je suis donc passée au diaphragme + spermicide. Là aussi j’ai trouvé ça très chouette (même si parfois un peu complexe à mettre, c’était l’Homme qui me le mettait finalement :p )
    Au bout de 5 mois de diaphragme nous avons eu la surprise d’avoir un ptit invité inattendu (qui à 4 mois maintenant :) ) et pourtant je reste persuadée que ça ne remet pas en cause l’efficacité de cette méthode, pour moi nous sommes simplement passés « entre les mailles du filet », mailles qui existent chez toutes les méthodes de contraception.

    Aujourd’hui je suis passée au stérilet au cuivre, pas du tout par manque de confiance envers le diaphragme mais plutôt pour me protéger au niveau de ma direction (si nouvelle grossesse surprise il devait y avoir au moins ça se verrait à l’écho que c’est « pas fait exprès » :p ).

    J’espère que ce témoignage pourra servir à d’autres, c’est un vrai tâtonnement en tant que femme de trouver ce qui nous convient à nous et au couple. J’ai eu bcp de mal à convaincre mon homme pour les préservatifs, je me suis souvent sentie abandonnée dans mon couple alors que je sentais que c’était ma santé qui était en jeu. Progressivement il a fini par comprendre mais la route fut longue…

    Encore merci pour ce site que je vais éplucher je pense ;)

    Des bises

    Répondre

  41. Merci pour cet excellent article et tous ces témoignages qui montrent que la contraception (et la vie de femme)n’est pas du tout un sujet simple.
    Chacun a ses a priori et ses angoisses sur le sujet, et évidemment il n’y a pas de méthode universelle qui convient à chacun.

    Répondre

  42. Petit message pour la poule pondeuse: il semble qu’il y ait des tas de messages dont le seul but est de faire passer de la pub (le contenu est une phrase passe-partout et le lien dans le pseudo renvoie à un site commercial).
    Je me doute que tu n’as pas que ça à faire, mais lorsque tu auras le temps, ça vaudrait peut-être le coup de nettoyer un peu les commentaires…

    Répondre

  43. je decrouvre avec joie ce site et cet article qui me parle beaucoup !
    Pillule a 16 ans contre règles douloureuses…
    après 9ans de Pillule : 1 depression et plus de libido du tout !
    Passé aux preservatifs exclusivement et je revis !!
    Par contre je reponds bien au nom de « poule pondeuse » car même hors période à risuqe les seules fois ou je ne me suis pas protégé j ai eu un test positif :lol:

    Répondre

  44. C’est un article intéressant.
    Je ne supporte pas l’idée du DIU, de qch dans mon utérus qui provoque une inflammation en continu… Perso, ca ne me paraît pas sain. <– Et je ne veux critiquer personne, je trouve cela très bien qu'il y ait de plus en plus de moyens de contraception, chacunE peut choisir.
    J'ai pris la pilule pendant environ 16 ans mais j'avais régulièrement des problèmes de saignements intempestifs avec. Finalement j'ai décidé de pratiquer une contraception "naturelle".
    Observer mon corps, les glaires, prendre la température, etc. me semble trop lourd. J'ai un ordinateur qui calcule les jours féconds en fonction des cycles précédents. Pour moi, ca fonctionne très bien ! Et l'avantage, c'est qu'on peut l'utiliser aussi bien pour la contraception que pour tomber enceinte (2 enfants, désirés et concus moins de 3 mois après pris la décision). Alors, bien sûr, comme la plupart des méthodes naturelles, il faut avoir un cycle à peu près régulier, sinon, autant prendre le préservatif tout le temps.

    Répondre

  45. Merci pour ce petit billet. La contraception est un sujet tabou en France et c’est vrai que c’est agréable de pouvoir en parler librement sur ce blog. De la part d’un DJ sur Toulouse ;)

    Répondre

  46. Bonjour,

    je suis tombée par le plus grand hasard sur cet article en cherchant une recette à base de lait concentré (allez comprendre :lol: ) mais je plussois ! Contente de voir que cet article suscite beaucoup de réactions (tellement que je n’ai pas tout lu).

    En effet en France la question de la contraception est hyper-délicate.
    Alors je voulais raconter ma petite histoire à moi.

    Ma mère est décédée d’un cancer du sein (après nombreuses rémissions puis rechutes), bref, pendant ces nombreuses années de combat, son cancérologue lui a toujours dit de recommander à ses filles (nous) d’éviter la contraception hormonale. Bon la discussion n’est pas de savoir si la pilule peut provoquer le cancer du sein mais d’expliquer pourquoi l’idée de prendre la pilule m’horrifie. :arrow: J’aurai l’impression d’avaler un peu de poison tous les jours.

    Du coup le jour ou ça a commencé à être sérieux avec mon copain je me suis retrouvée dans une sorte d’impasse .. et sans maman avec qui parler. J’ai surfé le web à la recherche de réponse et j’ai trouvé le système de la sympto-thermie, et une petite appli smartphone (sympto) qui permet de noter ses observations et qui vous donne au jour le jour si vous êtes fertiles.

    Le plus dur a été de se décider. Un grand saut dans le vide quand toutes les personnes à qui tu expliques ton choix te demande de t’appeler quand tu sera enceinte. :evil:

    Dans cette histoire j’ai eu deux grandes chances : un copain à l’aise avec la question et donc ce n’était plus un choix personnel mais de couple; et un cycle hyper-régulier (je me suis rendue compte que j’étais réglée comme une horloge).
    Ca fait bientôt deux ans que j’utilise cette méthode et ma seule peur est de devenir un peu trop à l’aise avec, quitte à prendre des risques. :oops:

    Voilà juste un témoignage que c’est possible pour les femmes qui veulent faire un autre choix que le chimique. Et en plus c’est gratuit !(Je n’ai pas suivi de formation comme il est dit dans l’article.) Et ça n’a pas d’impact sur l’environnement. Et on apprend plein de chose alors qu’on croyait tout savoir !

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  47. Article très bien écrit, la richesse des commentaires le montre, bravo !

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  48. Si on peut favoriser le naturel, c’est sans aucun doute mieux.

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  49. Bonjour, super article, très intéressant :)C’est en effet une question importante et la médecine moderne occulte souvent les solutions plus naturelles…

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  50. La contraception naturelle doit être favorisée mais je pense que le préservatif est le moyen le plus sûr et pratique à ce jour.

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  54. Merci pour cet article, j’ai apprécié votre explication sur la contraception naturelle, je ne pensais pas que ce concept recouvrait autant d’éléments ! A bientôt.

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  55. Très bon article, très complet.
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    Cordialement

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  56. Voilà, j’aurai voulu savoir si un coït interrompu comporte réellement un risque de grossesse, s’il est arrêté bien avant l’éjaculation? et si oui, dois-je prendre la pilule du lendemain?

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