Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


« « Préc. Fausse-couche : le témoignage de Vany    |     Suiv. Entre leurs mains » »

La « contraception » « naturelle »

Par  • Le 2 mai 2013 à 20:02 • Catégorie : Contraception, Etre femme

Beauty in blood : de l’art avec du sang menstruel

Le récent « pilulegate » autour des risques liés aux pilules contraceptives, en particulier de 3ème et 4ème génération, a suscité un regain d’intérêt pour les méthodes dites de « contraception naturelle » (un célèbre fabricant de tests de grossesse et d’ovulation au nom coloré-mais-pas-trop en ayant profité pour vanter les mérites contraceptifs de son « moniteur d’ovulation » qui a défrayé la chronique -chez 10 lunes et Maman travaille notamment). Mais pourquoi tous ces guillemets ? D’abord certains définissent la contraception comme « l’ensemble des moyens employés pour provoquer une infécondité temporaire chez la femme ou chez l’homme » ; or les méthodes qui nous intéressent aujourd’hui s’attachent surtout à éviter les rapports sexuels en période féconde. Les tenants de ces techniques parlent plutôt d’espacement des naissances ou de planification familiale. Ensuite comme je l’ai déjà dit le terme de « naturel » veut dire à peu près tout et n’importe quoi, en particulier chez l’humain où nature et culture sont intimement entremêlées. Qui trouve ça naturel de faire sa courbe de température tous les matins au réveil ?

Ce qui m’a décidé à faire ce billet c’est qu’à force de lire des articles et d’échanger sur ce sujet j’ai l’impression qu’il y a une certaine confusion. En particulier, partant du postulat que ces méthodes seraient archaïques et peu fiables, certains laissent entendre qu’il ne faudrait même pas en parler. Je ne partage pas cet avis. Bien que le terme puisse recouvrir d’autres méthodes (coït interrompu, voire abstinence…) je me concentrerai ici sur les méthodes consistant à déterminer la période féconde du cycle féminin. A noter qu’outre les différentes techniques pour identifier cette période, il existe également différentes façons de la gérer : abstinence totale, sexe sans coït ou utilisation d’une méthode barrière (comme le préservatif). Mais revenons à la question de la période de fécondité féminine : comment la déterminer ?

  • La méthode du calendrier ou méthode Ogino-Knaus : on part du principe que l’ovulation a lieu 14 jours avant les règles, et comme on ne sait pas avec certitude quand tomberont les prochaines règles on se base sur le cycle le plus long que la femme ait observé. C’est une méthode peu fiable qui n’est plus recommandée par grand monde (le taux d’échec de base est estimé à 9% et monte à 25% en emploi typique).
  • Les méthodes d’observation : on peut suivre la température, les glaires cervicales (méthodes Billings et FertilityCare) et le col de l’utérus, séparément ou tous en même temps (on parle alors de méthode sympto-thermique). A part le thermomètre (et de quoi faire le graphique, sur papier ou ordinateur, sachant qu’il existe de nombreux sites et applis mobiles pour faciliter le suivi), il n’y a pas besoin de matériel particulier. Par contre il est généralement recommandé de suivre une formation, qui peut elle être payante (et non remboursée). Il n’est pas évident de trouver d’indice de Pearl (le taux d’échec quand c’est bien utilisé) pour chaque type d’observation, et une bonne partie des données disponibles vient d’entités faisant la promotion de ces méthodes (pour des raisons idéologiques ou commerciales), ce qui me rend un peu suspicieuse. Cependant, on peut arriver à une assez bonne fiabilité théorique (3% d’échecs voire moins d’1% -le top étant la méthode sympto-thermique), même si les taux en emploi typique sont beaucoup plus mauvais (jusqu’à 25%) -références : voir ici (article scientifique MAIS d’il y a 20 ans et avec quelques informations erronées qui incitent à la prudence) et ici (site plein de pubs dont on ne sait pas trop qui l’édite donc prudence aussi). L’étude dite de Düsseldorf, sur 851 femmes volontaires pour utiliser la méthode sympto-thermique arrive à un taux d’échec un peu supérieur à 2% (2.1-2.3%). Dans cette étude, la moitié se sont abstenues pendant leur période féconde et les autres ont utilisé une méthode barrière. La majorité des grossesses était due à une prise de risque durant la période féconde qui avait donc été correctement identifiée.
  • Les tests d’ovulation : Wikipedia a eu la bonne idée d’en recenser un certain nombre ici. Comme beaucoup sont vendus pour aider la conception plutôt que pour l’empêcher, on n’en connaît pas toujours la fiabilité. Le moniteur cité en début d’article annonce 6% d’échecs (je ne sais pas si c’est au minimum ou en emploi typique par contre).
  • La MAMA (méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée) : sous certaines conditions bien précises, sa fiabilité atteindrait 98% (mais là aussi manque de sources).

On voit donc que « contraception naturelle » recouvre une certaine variété de méthodes, avec une forte hétérogénéité de fiabilité. Pour mémoire, le préservatif masculin, qui est la méthode « barrière » la plus fiable, a un indice de Pearl de 2% et un taux d’échec en emploi typique de 15% ; la pilule elle part de 0.3 % et atteint 8% en emploi typique (voir toutes les méthodes ici). La méthode sympto-thermique ne me paraît donc pas un archaïsme forcément réservé aux cathos intégristes, mais une alternative possible à considérer quand on choisit sa contraception. Bien sûr, elle n’aura jamais la fiabilité d’un DIU (le nom officiel du stérilet), mais tout le monde ne peut (même si les femmes n’ayant pas d’enfant ou venant d’en avoir un sont éligibles, rappelons-le encore et encore) ou ne veut en porter un (et même le DIU connaît des échecs, j’en connais personnellement). A mon avis, le problème de la méthode sympto-thermique (qui est aussi un de ses attraits) c’est qu’une fois formé le couple doit complètement se prendre en charge : la femme pour suivre rigoureusement l’évolution de son cycle, et l’homme (et la femme bien sûr) pour jouer le jeu pendant la période fertile. C’est ce qui explique qu’elle soit si mauvaise en emploi typique, en particulier si c’est un choix par défaut. Par ailleurs, il faut aussi reconnaître que l’identification de la période féconde sera sans doute plus aisée chez certaines femmes que chez d’autres. En outre, certaines femmes voient leur libido exacerbée dans les jours qui entourent l’ovulation, ce qui peut rendre l’abstinence particulièrement difficile (mais cela reste contournable par l’utilisation d’une méthode barrière). Enfin il est clair que cette méthode paraît plus adaptées à certains styles de vie (en gros un couple stable qui habite ensemble) qu’à d’autres.

A mon sens, l’autre inconvénient du balayage systématique de toutes ces méthodes façon « ce n’est pas fiable prenez plutôt ce petit comprimé une fois par jour tous les jours ça fera 60€ merci » c’est que du coup on parle peu du cycle menstruel (au point qu’il faudrait maintenant des « doulas menstruelles » pour nous expliquer tout ça…). Et quand on en parle, c’est souvent pour dire des conneries, comme « la pilule régularise les cycles », ce qui est faux puisque la pilule (en tout cas les pilules oestro-progestatives et la plupart du temps les pilules progestatives) arrête les cycles (voir Martin Winckler sur les règles sous pilule qui n’en sont pas). Qu’une femme souhaite avoir un cycle menstruel physiologique ou le mettre en sommeil avec des hormones c’est strictement son problème et son choix, mais il ne faut pas faire croire que la contraception hormonale guérit les règles douloureuses, trop abondantes ou irrégulières. Elle permet en arrêtant le cycle de traiter les symptômes mais avec le risque qu’ils reviennent à l’arrêt du traitement.

Plus généralement, je ne me reconnais pas dans la représentation habituelle du cycle menstruel : c’est soit la malédiction soit (beaucoup plus rarement ceci dit) la féminité sacrée à vénérer. C’est d’ailleurs le cas pour la plupart des fonctions biologiques propres au corps féminin (grossesse, naissance, allaitement…) : soit c’est une plaie, c’est sale, c’est tabou, et il faut s’en affranchir à tout prix (ou à défaut faire comme si ça n’existait pas), soit c’est un trésor pour la femme mais surtout pour la société qui en le portant au pinacle la place sur un bien inconfortable piédestal. J’aimerais simplement dire que le vécu du cycle menstruel est très variable d’une femme à l’autre (et au cours de la vie de chacune), qu’il peut être positif ou négatif ou même neutre. Que s’il n’est bien sûr pas une pathologie en soi il peut être effectivement dysfonctionnel et que ces maladies méritent d’être traitées comme telles et pas ignorées sous prétexte que c’est normal d’avoir des règles douloureuses. Et surtout qu’une femme peut avoir des raisons tout à fait légitimes d’être fatiguée, stressée, en colère ou énervée sans qu’on ne ramène ça à ses hormones. Certaines recherches remettent d’ailleurs en question l’existence même du syndrome prémenstruel, y voyant une prophétie auto-réalisatrice. Personnellement si je n’en souffre pas, loin de moi l’idée de remettre en question le vécu d’autres femmes, même si je pense qu’il faut être attentif à la tendance actuelle de l’industrie pharmaceutique à médicaliser toute souffrance pour nous vendre en retour une pilule miracle.

Pour finir, il me semble utile pour chaque femme de savoir comment suivre son cycle, et d’avoir des outils qui permettent de le faire facilement. Bien entendu utiliser ces informations pour éviter de tomber enceinte est comme on l’a vu une possibilité crédible (même si loin d’être adaptée à tous les cas), mais cela peut aussi aider à commencer une grossesse quand on le souhaite (et à la dater quand ça fonctionne), et tout simplement à pouvoir anticiper ses prochaines règles. Donc parlons de cycle menstruel (ce n’est pas sale… pense aux fleurs…), parlons de fertilité féminine, parlons-en en couple aussi (quelle contraception ? quels risques ? quel plan B en cas d’échec ?) et laissons chacune faire ses choix en toute connaissance de cause.

EDIT : Une clarification entre fiabilité théorique et « en emploi typique » (voir par ex ici), suite aux nombreuses demandes. L’efficacité théorique, c’est la probabilité que ça fonctionne en conditions parfaitement contrôlées, si on fait tout exactement comme prévu (par exemple on prend bien sa pilule les bons jours aux bonnes heures mais par exemple on a un métabolisme un peu atypique et on ne reçoit finalement pas la bonne dose d’hormone). « En emploi typique », c’est la vraie vie, on oublie sa pilule, on a une gastro, on a cru qu’il fallait la prendre qu’après un rapport… Pour le DIU la principale cause de variation entre « théorique » et « emploi typique » c’est une mauvaise pose par le professionnel ; on voit qu’elle est extrêmement faible. A l’inverse pour la méthode sympto-thermique, il y a de nombreuses étapes où l’utilisatrice peut se planter : surveillance incomplète ou erronée du cycle, prise de « risques » en période féconde etc.

Quelques liens (en anglais) : le blog de la Société pour la recherche sur le cycle menstruel et un article pour tout savoir sur les règles (bonne base pour la discussion « premières règles »). Et pour celles qui ont un cycle actif n’hésitez pas à lire mes billets sur la coupe menstruelle.


« « Préc. Fausse-couche : le témoignage de Vany    |     Suiv. Entre leurs mains » »

99 Commentaires »

  1. @Jolune, le choix d’un mode de contraception n’a pas à être jugé, ni même discuté. Il n’y a pas de « meilleure » contraception dans l’absolu. La meilleure contraception, c’est celle qui convient à une personne donnée, en fonction de son histoire, de ses attentes et de ses besoins. Pour ma part, le DIU au cuivre me convient parfaitement mais je n’éprouve nullement le besoin d’y convertir tout le monde. Et il ne faut pas non plus exagérer les risques liés à la prise de la pilule: ils existent certes, même ils restent malgré tout minimes – d’autant plus lorsque la personne qui vous l’a prescrite l’a fait avec toutes les précautions requises – et la contraception orale convient parfaitement à un grand nombre de femmes: dès lors, pourquoi devraient-elles en changer?

    Répondre

    JoluneNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, il n’y a ni jugement ni discussion, il y a une interrogation. Comprendre l’autre, personnellement, c’est ce qui me fait avancer, ça me donne un éclairage que je n’ai pas. Mais merci pour la morale.

    Répondre

    KoaNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse : « le choix d’un mode de contraception n’a pas à être jugé, ni même discuté »

    C’est vrai, *sauf* quand il s’agit d’une contraception « naturelle », auquel cas tout le monde a un avis et le partage généreusement, même ceux/celles qui ne savent pas vraiment en quoi ça consiste…! 😈

    (hum, ironie & bad spirit inside)

    Répondre

  2. Je pense qu’il ne faut pas non plus exagérer les risques de la pilule. Oui ils sont infimes, et l’important c’est d’être avertie.
    Je vous conseille de retrouver l’édito paru dans Le Quotidien du Médecin de Gérard Kouchner, intitulé « interdisons la grossesse »: il pousse le bouchon de ce raisonnement par l’absurde en relevant que la grossesse multiplie les risques de thrombose par 6… Dit on pour tuant l’interdire, comme la pilule, par principe de précaution?

    Lorsque j’entends ou lis que certaines préfèrent avorter plutôt que prendre des infimes risques avec la pilule… Heuh… Permettez moi de trouver ça vraiment limite.
    A la limite si on ne veut plus de la pilule il y a d’autres méthodes disponibles… Mais l’avortement n’est pas un moyen de contraception, du moins pas selon ma conception des choses…

    Répondre

    JoluneNo Gravatar a répondu :

    @Marine, là où je ne suis pas vraiment d’accord avec ce raisonnement, c’est que la grossesse, c’est physiologique. On prend les risques qui vont avec parce qu’on désire un enfant et que c’est comme ça, il y a des désagréments associés. Je pense qu’un traitement de 9 mois qui te donnerait des nausées, des vergetures, des désagréments gastriques, de l’anémie, un sommeil pourri et provoquerait une prise de poids de 10 kg n’obtiendrait jamais son AMM !

    Il y a des choses qui sont acceptables dans le cadre d’un processus naturel, d’une certaine façon incontrôlable, et pas dans le cadre d’un traitement médicamenteux, synthétique, pour lequel il convient de limiter au maximum les effets secondaires.

    Pour être claire, je n’ai jamais dit que je préférais avorter plutôt que prendre la pilule. Personnellement, je préfère une autre contraception, mais ça me regarde. Et je veux qu’elle soit fiable. Simplement, les effets secondaires « infimes » de la pilule, ils sont « maximaux » pour celles sur qui ils tombent (avoir un cancer ou rester handicapée, même si c’est inférieur au pourcentage, quand c’est sur toi que ça tombe ta vie est ravagée). Et honnêtement, je pense qu’une IVG est beaucoup moins impactante.

    Ca ne veut absolument pas dire que je considère l’IVG comme une contraception. Ca avait été débattu lors d’un témoignage sur le sujet et je rejoins la lectrice qui avait écrit que cette vision était plus un fantasme qu’autre chose…

    Répondre

    Kek a répondu :

    De toute facon, en suivant le meme raisonnement, l’avortement ayant aussi ses dangers (hemmoragie, infection etc…), il passe aussi à la trappe, il ne reste plus que l’abstinence!

    Répondre

  3. @Jolune,
    Tu préfères avorter que prendre d’infimes risques avec la pilule???
    L’avortement n’est pas une méthode de contraception, du moins pas pour moi! Cette philosophie est pour le moins… Étonnante.

    Répondre

    JoluneNo Gravatar a répondu :

    @Marine, je t’ai répondu en dessous de ton autre comm’…

    Répondre

  4. Je suis contre le recours aux pilules contraceptives. On peut s’organiser avec les méthodes citées. Mais, le problème reste la sélection de la méthode fiable.

    Répondre

    ESNo Gravatar a répondu :

    @comparatif banque, à voir le lien dans ton pseudo, je pense que ce message est juste de la pub déguisée…

    Répondre

  5. Personnellement je pense que le taux d’efficacité de ces méthodes contraceptives sont à considérer en fonction du corps de chacun, de son environnement bref en fonction de multiples facteurs. Choisir également ces méthodes dépend aussi de ses convictions donc ne pas imposer mais plutôt présenter leur « avantages ».

    Répondre

  6. moi je suis pour la méthode barrière, et vu que le preservatif n’a jamais éclaté de mon côté, je suis sereine !

    Répondre

  7. L’important est que chacun y trouve son compte et il ne faut pas forcement jeter ces méthode avec l’eau du bain. Il ne faut pas diaboliser les méthode plus commune comme la pilule.

    Répondre

  8. Ca devient pas un peu lourd toutes ces réponses juste pour faire passer de la pub dans le pseudo ??? 👿

    Répondre

  9. Personnellement le mieux reste toujours de se confier à un spécialiste qui saura définir quelle méthode nous est le plus approprié mais surtout en fonction de nos attentes également. On peut ainsi trouver un juste milieu sans prise de tête ensuite non?

    Répondre

  10. Très bon article, il est vrai qu’il devient très dur de s’y retrouver!
    Ce qui prêche surtout, c’est le comportement old-school de certaines gynéco et le manque d’informations!

    Répondre

  11. Très bon article, c’est rare sur la toile d’avoir des infos comme sans sur les méthodes naturelles sans que ça se termine en « oui mais c’est pas fiable, blablabla ».
    En ce moment je fais du MAMA/sympto thermique, couplé.
    C’est vraiment dommage que les gynécos ne soient pas correctement formés à ce genre de méthode, en tout cas ce n’est pas chez eux qu’on trouvera une vraie information, mais plutôt chez les couples formateurs à la méthode billings par exemple, ou bien dans les bouquins dédiés à ces méthodes. Pour ma part j’ai tout appris dans le livre de J. Rötzer, dommage qu’il ne soit plus édité !

    Répondre

  12. Qu’on les aime ou qu’on ne les aime pas c’est une question de choix qui doit répondre à nos besoins propres et non à ce qu’impose la société. On n’est pas en Chine donc en tant que femme ayons au moins cette liberté.

    Répondre

  13. Article très intéressant Merci – Je mets juste un bémol pour la MAMA => J’ai eu 2 enfants ainsi (3 bb en 2 ans) qui ont 13 et 11 mois d’écart J’allaitais et n’avais pas eu de retours de couche (et pour le troisième nous avions même des ovules spermicides !! ) .. Prudence donc ..

    Répondre

  14. @Touiti, j’ai eu la même expérience avec une gynéco. Je prenais une pilule micro-dosée. Je voulais changer de contraception, ne plus prendre d’hormones pour pouvoir observer mes cycles qui n’avaient jamais été réguliers, mais je n’étais pas prête à avoir un enfant (il n’était pas prêt). J’avais passé des coups de fils pour savoir qui dans ma ville posait des DIU aux nullipares et la troisième m’avait dit oui. Lorsque j’y suis allée, elle m’a annoncé que ma contraception marchait très bien et que donc, elle ne me poserait pas de DIU. Par contre, mon utérus lui semblait en mauvais état. Donc, elle m’a prescrit une pilule plus fortement dosée ! Elle m’a laissé repartir avec mon ordonnance et un vagin sanguinolant après un frottis peu délicat. Je n’ai jamais été aussi mal traitée ! (dans tous les sens du terme.)

    Répondre

  15. Bonsoir, tout d’abord merci pour votre billet.

    Il y a une chose que je n’ai pas comprise :

    Qu’est ce que le taux d’échec de base et taux d’échec en emploi typique ?

    Emploi typique, c’est à dire ?

    Cordialement

    Répondre

  16. Merci pour cette analyse détaillée sur la contraception. Même si pour certaines personnes, leur adoption peut-être sujette à de nombreuses restrictions ou autres, pour ma part je pense que c’est à prendre comme une prévention étant donné ce que la société traverse actuellement.

    Répondre

  17. Je ne sais pas comment vous faites pour avoir autant de commentaires sur vos articles, j’admire 😎 Je n’ai pas tout compris car certains termes ne sont pas de mon vocabulaire mais dans l’ensemble ca va, on remarque ce type de sujet (contraception) interesse un maximum de monde. Pour ma part j’utilise la contraception « classique » = pas de rapport (lol, c’est une boutade). 🙂

    Répondre

  18. C’est un sujet qui intéresse de nombreuses femmes je dois dire et même si différents avis peuvent nous amener à préférer l’un pour l’autre. Toutefois, il est toujours bon d’aller voir son médecin et bien sûr, d’en parler à son partenaire.

    Répondre

  19. La fiabilité de la méthode MAMA me fait hésiter pourtant c’est celle que j’aurai voulu adopter. Elle me semble des plus naturelles par rapport aux autres proposées. Vos retours d’expériences sont les bienvenues chères mamans.

    Répondre

    EireamNo Gravatar a répondu :

    @Tonette,

    En bonne nunuche de l’Internet, je sais que je réponds 8 mois plus tard mais on sait jamais…
    La MAMA pour moi est une méthode intéressante MAIS elle doit être comprise. Il ne suffit pas de répondre aux exigences de la règle, il faut comprendre pourquoi il y a ces règles.

    Sinon, personnellement, j’ai bien eu un allaitement bloquant pendant 6 mois et j’ai détecté mon ovulation pré-retour de couche grâce à l’observation de la glaire cervicale (méthode Billings en ce qui me concerne)

    Répondre

  20. Merci pour cette analyse sur les contraceptifs. Beaucoup sont encore dans l’expectative et hésitent et un plus d’informations comme ici avec les retours d’expériences aident vraiment à la prise de décision.

    Répondre

  21. J’insiste un peu sur le fait que le mieux reste toujours d’aller voir son gynécologue pour un examen médical. L’occasion de discuter de vos attentes et préoccupations et de poser des questions. Il saura alors vous orienter efficacement dans votre prise de décision.

    Répondre

    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @docteur-lionel-covo, Un gynéco … ou une sage-femme … 😉

    Répondre

  22. Le tapage médiatique autour de cette affaire à entraîner un grand flou qui fait que beaucoup de personne ne savent plus quoi penser. Cette article à le mérite de décrire clairement les moyens naturels de contraception et surtout avec leur taux de réussite.

    Répondre

  23. Je découvre ce blog et le premier article que je lis c’est celui-ci.
    Dire que c’est un « sujet qui me parle » serait un euphémisme.

    J’ai commencé la pilule, comme bcp de monde, à 16 ans. A l’époque je ne me suis pas posé bcp de questions. Libération de ma sexualité, peu d’étude de mon corps et de mes cycles. Je me suis laissée vivre.
    Je suis passée à l’anneau contraceptif au bout de 5 ans de pilule car mes études ne me permettaient plus vraiment un horaire stable de prise de pilule. Deux ans plus tard je me sens mal, dépressive sans raison, j’ai de l’eczéma qui pousse un peu partout. Je ne comprends pas.
    Et puis, un soir, sans raison, je sors de mon lit à 3h du matin pour aller relire la notice de mon anneau. Et là… tout est là, mon état dépressif, l’eczéma, les cystites, la libido, …
    La décision est prise : fini les hormones pour moi !

    Mon gynéco de l’époque me rit au nez, mon homme râle de devoir mettre des préservatifs mais je suis déterminée. Je suis étudiante sage-femme à l’époque (diplômée depuis :p ) et j’y vois en + une occasion d’en apprendre davantage sur mon métier. S’ensuivent 3 années de PFN (planification familiale naturelle) absolument merveilleuses ! Je redécouvre mes cycles, mon corps, mes hormones rien qu’à moi, mes orgasmes changent et deviennent plus intenses et surtout… ma dépression s’envole ! Je me sens vivante, « femme fertile ». Je découvre aussi que je suis réglée sur la lune (j’ovule quand elle est pleine et je suis réglée à la nouvelle lune). Sans « sacraliser » tout ça cela me fait néanmoins un bien fou de me sentir moi et juste moi sans interférence hormonale.

    Au bout de 3 ans de PFN l’Homme sature totalement des préservatifs (pourtant mis seulement pendant les périodes à risque) et je suis donc passée au diaphragme + spermicide. Là aussi j’ai trouvé ça très chouette (même si parfois un peu complexe à mettre, c’était l’Homme qui me le mettait finalement :p )
    Au bout de 5 mois de diaphragme nous avons eu la surprise d’avoir un ptit invité inattendu (qui à 4 mois maintenant 🙂 ) et pourtant je reste persuadée que ça ne remet pas en cause l’efficacité de cette méthode, pour moi nous sommes simplement passés « entre les mailles du filet », mailles qui existent chez toutes les méthodes de contraception.

    Aujourd’hui je suis passée au stérilet au cuivre, pas du tout par manque de confiance envers le diaphragme mais plutôt pour me protéger au niveau de ma direction (si nouvelle grossesse surprise il devait y avoir au moins ça se verrait à l’écho que c’est « pas fait exprès » :p ).

    J’espère que ce témoignage pourra servir à d’autres, c’est un vrai tâtonnement en tant que femme de trouver ce qui nous convient à nous et au couple. J’ai eu bcp de mal à convaincre mon homme pour les préservatifs, je me suis souvent sentie abandonnée dans mon couple alors que je sentais que c’était ma santé qui était en jeu. Progressivement il a fini par comprendre mais la route fut longue…

    Encore merci pour ce site que je vais éplucher je pense 😉

    Des bises

    Répondre

  24. Merci pour cet excellent article et tous ces témoignages qui montrent que la contraception (et la vie de femme)n’est pas du tout un sujet simple.
    Chacun a ses a priori et ses angoisses sur le sujet, et évidemment il n’y a pas de méthode universelle qui convient à chacun.

    Répondre

  25. Petit message pour la poule pondeuse: il semble qu’il y ait des tas de messages dont le seul but est de faire passer de la pub (le contenu est une phrase passe-partout et le lien dans le pseudo renvoie à un site commercial).
    Je me doute que tu n’as pas que ça à faire, mais lorsque tu auras le temps, ça vaudrait peut-être le coup de nettoyer un peu les commentaires…

    Répondre

  26. je decrouvre avec joie ce site et cet article qui me parle beaucoup !
    Pillule a 16 ans contre règles douloureuses…
    après 9ans de Pillule : 1 depression et plus de libido du tout !
    Passé aux preservatifs exclusivement et je revis !!
    Par contre je reponds bien au nom de « poule pondeuse » car même hors période à risuqe les seules fois ou je ne me suis pas protégé j ai eu un test positif 😆

    Répondre

  27. @Jouls, <3
    J'ai bien fait de lire les commentaires avant d'en ajouter un, c'est exactement ce que je voulais écrire.

    Répondre

  28. @m@nue,
    Pour ce qui est de la libido, elle est beaucoup reliée aux glaires cervicales qui peuvent diminuer avec l’allaitement (d’où la MAMA d’ailleurs). Plus on est « sèche », moins on a de libido. Parce que la nature est finalement bien faite, à la base le désir est fait pour engendrer la vie donc si tu n’es pas fertile, moins de désir.
    Et pendant la grossesse, là… le chamboulement hormonal… On sait que ça varie d’une femme à l’autre, je ne vous apprendrai rien ^^

    Répondre

  29. C’est un article intéressant.
    Je ne supporte pas l’idée du DIU, de qch dans mon utérus qui provoque une inflammation en continu… Perso, ca ne me paraît pas sain. <– Et je ne veux critiquer personne, je trouve cela très bien qu'il y ait de plus en plus de moyens de contraception, chacunE peut choisir.
    J'ai pris la pilule pendant environ 16 ans mais j'avais régulièrement des problèmes de saignements intempestifs avec. Finalement j'ai décidé de pratiquer une contraception "naturelle".
    Observer mon corps, les glaires, prendre la température, etc. me semble trop lourd. J'ai un ordinateur qui calcule les jours féconds en fonction des cycles précédents. Pour moi, ca fonctionne très bien ! Et l'avantage, c'est qu'on peut l'utiliser aussi bien pour la contraception que pour tomber enceinte (2 enfants, désirés et concus moins de 3 mois après pris la décision). Alors, bien sûr, comme la plupart des méthodes naturelles, il faut avoir un cycle à peu près régulier, sinon, autant prendre le préservatif tout le temps.

    Répondre

  30. Merci pour ce petit billet. La contraception est un sujet tabou en France et c’est vrai que c’est agréable de pouvoir en parler librement sur ce blog. De la part d’un DJ sur Toulouse 😉

    Répondre

  31. Bonjour,

    je suis tombée par le plus grand hasard sur cet article en cherchant une recette à base de lait concentré (allez comprendre 😆 ) mais je plussois ! Contente de voir que cet article suscite beaucoup de réactions (tellement que je n’ai pas tout lu).

    En effet en France la question de la contraception est hyper-délicate.
    Alors je voulais raconter ma petite histoire à moi.

    Ma mère est décédée d’un cancer du sein (après nombreuses rémissions puis rechutes), bref, pendant ces nombreuses années de combat, son cancérologue lui a toujours dit de recommander à ses filles (nous) d’éviter la contraception hormonale. Bon la discussion n’est pas de savoir si la pilule peut provoquer le cancer du sein mais d’expliquer pourquoi l’idée de prendre la pilule m’horrifie. ➡ J’aurai l’impression d’avaler un peu de poison tous les jours.

    Du coup le jour ou ça a commencé à être sérieux avec mon copain je me suis retrouvée dans une sorte d’impasse .. et sans maman avec qui parler. J’ai surfé le web à la recherche de réponse et j’ai trouvé le système de la sympto-thermie, et une petite appli smartphone (sympto) qui permet de noter ses observations et qui vous donne au jour le jour si vous êtes fertiles.

    Le plus dur a été de se décider. Un grand saut dans le vide quand toutes les personnes à qui tu expliques ton choix te demande de t’appeler quand tu sera enceinte. 👿

    Dans cette histoire j’ai eu deux grandes chances : un copain à l’aise avec la question et donc ce n’était plus un choix personnel mais de couple; et un cycle hyper-régulier (je me suis rendue compte que j’étais réglée comme une horloge).
    Ca fait bientôt deux ans que j’utilise cette méthode et ma seule peur est de devenir un peu trop à l’aise avec, quitte à prendre des risques. 😳

    Voilà juste un témoignage que c’est possible pour les femmes qui veulent faire un autre choix que le chimique. Et en plus c’est gratuit !(Je n’ai pas suivi de formation comme il est dit dans l’article.) Et ça n’a pas d’impact sur l’environnement. Et on apprend plein de chose alors qu’on croyait tout savoir !

    Répondre

  32. Article très bien écrit, la richesse des commentaires le montre, bravo !

    Répondre

  33. Si on peut favoriser le naturel, c’est sans aucun doute mieux.

    Répondre

  34. Bonjour, super article, très intéressant :)C’est en effet une question importante et la médecine moderne occulte souvent les solutions plus naturelles…

    Répondre

  35. La contraception naturelle doit être favorisée mais je pense que le préservatif est le moyen le plus sûr et pratique à ce jour.

    Répondre

  36. This p?ge certainly has all the info I needed about
    this subject and didn’t kno? who to ask. site de rencontre africain http://www.chat-cocoland.fr

    Répondre

  37. My very own|Our|Our own} honest apologies for not saying thanks to you earlier.|When someone writes an article he/she keeps the image of a user in his/her mind that how a user can know it. So that’s why this post is outstdanding. Thanks!|I don’t even know how I ended up here, but I thought this post was good. I don’t know who you are but certainly you’re going to a famous blogger if you are not already 😉 Cheers!|Great ? I should definitely pronounce, impressed with your website. I had no trouble navigating through all tabs as well as related info ended up being truly easy to do to access. I recently found what I hoped for before you know it in the least. bragas calvin kleinyour website before suggesting that I really loved the standard information a person provide in your guests? Is gonna be back continuously in order to inspect new posts.|Fascinating blog! Is your theme custom made or did you download it from somewhere? A theme like yours with a few simple tweeks would really make my blog jump out. Please let me know where you got your design. Bless you|Excellent blog here! Also your web site loads up fast! What host are you using? Can I get your affiliate link to your host? I wish my web site loaded up as fast as yours lol|Excellent read,

    Répondre

  38. Coucou, votre site m’apparait très instructif. Notre équipe fournis des soins efficaces Anti-âge pour femme dans le bassin Lyonnais à prix accessible.

    Répondre

  39. Merci pour cet article, j’ai apprécié votre explication sur la contraception naturelle, je ne pensais pas que ce concept recouvrait autant d’éléments ! A bientôt.

    Répondre

  40. Très bon article, très complet.
    En terme de référencement pour promouvoir tout cela sur Google, une balise meta description et définir un titre en H1 aiderait à lui donner plus de visibilité.
    Cordialement

    Répondre

  41. Voilà, j’aurai voulu savoir si un coït interrompu comporte réellement un risque de grossesse, s’il est arrêté bien avant l’éjaculation? et si oui, dois-je prendre la pilule du lendemain?

    Répondre

Leave a Reply


« « Préc. Fausse-couche : le témoignage de Vany    |     Suiv. Entre leurs mains » »