Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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Pourquoi accoucher sans péridurale ?

Par  • Le 18 juin 2012 à 5:30 • Catégorie : Faire un bébé, Naissance

 Malheureusement pour le reste de ma vie, j’adore Twitter. Je trouve ça génial pour découvrir plein de trucs, et pour discuter avec des gens d’horizons variés. Le problème, c’est qu’en 140 caractères c’est parfois un peu juste pour développer une argumentation. Ainsi, l’autre jour je me suis vite trouvée limitée pour expliquer à @Cathyciel ce qui pouvait pousser une femme apparemment saine d’esprit à souhaiter volontairement accoucher sans péridurale. Et puis après mon récit de la naissance de Pouss2 qui a convaincu environ 150% des lecteurs de l’inanité d’un tel projet, je me suis dit que je devais au Grand Equilibre de l’Internet Mondial de remettre un peu les choses à plat sur ce sujet.

En préalable, je veux dire que je ne suis absolument pas contre la péridurale en général, qui est une avancée médicale majeure ; j’ai moi-même beaucoup apprécié d’en bénéficier pour mon premier accouchement. Par ailleurs, je pense que personne n’a à justifier de son choix de la prendre ou de ne pas la prendre : personne n’a à justifier les choix qu’elle a pu faire (ou pas) pendant son accouchement. Le but de ce billet n’est pas non plus de faire un classement des bonnes et des mauvaises naissances ; je suis convaincue que c’est à chacune de trouver ce qui est une bonne naissance pour elle-même, en fonction de ses attentes, de ses peurs, de sa santé et de celle de son bébé, des possibilités qui lui sont accessibles, et que sais-je encore. Je vais donc simplement essayer de faire une petite liste des raisons qui peuvent pousser à ne pas prendre la péridurale, encore une fois non pour convaincre la terre entière d’y renoncer mais pour essayer de donner une vision plus équilibrée que “vous voulez avoir mal ou pas ?”. Cette liste est un peu à la Prévert, mais je ne pense pas qu’il soit utile de hiérarchiser les différents points qui me semblent par nature éminemment subjectifs. N’hésitez pas à témoigner en commentaire sur ce qui vous a poussée à vouloir éviter la péridurale.

  • Peur des aiguilles : la péridurale c’est deux piqûres (anesthésie locale puis pose du cathéter), dont une avec à peu près la plus grande aiguille de l’arsenal médical (si on vous propose de la voir réfléchissez-y à deux fois !). Et cela implique d’avoir une perfusion posée. Donc si on est phobique de la piqûre, on y réfléchit à deux fois.
  • Peur des complications directes de la péridurale : même si c’est le pain quotidien de l’anesthésiste en maternité, c’est un geste qui peut avoir de rares conséquences gravissimes (genre mort ou paralysie) et d’autres un peu plus fréquentes et moins graves (chutes de tension, nausées, fièvre…). Pour certaines femmes ces risques même très improbables sont inacceptables. Voir par exemple ce document de la Société Française d’Anesthésie et de Réanimation pour plus de détails (même s’il date un peu).
  • Mauvaise expérience : pour certaines femmes dont ce n’est pas le premier enfant, une péridurale lors d’un premier accouchement a pu être mal vécue, que ce soit sur le moment (inefficace, tremblements, chute de tension, latéralisation, etc) ou après (brèche dans la dure mère…). Sans compter les aspects plus psychologiques (impression de ne plus être actrice, d’être déconnectée de son bébé, dépendance accrue au personnel médical ou aux machines -pour uriner notamment, etc) ou l’incrimination de la péridurale comme ayant déclenché des interventions mal acceptées (forceps, épisiotomie…), mais nous allons revenir sur ces deux points plus en détail. Tout ceci peut aussi être vécu par procuration, dans le sens où c’est une mauvaise expérience vécue par une (ou plusieurs) autre(s) femme(s), plus ou moins proche(s) de la parturiente, qui oriente le choix de celle-ci.
  • Crainte que la péridurale n’affecte le déroulement de l’accouchement : ce n’est pas une vue de l’esprit mais la conclusion de la revue Cochrane publiée par Anim-Somuah et al en 2011 sur l’analgésie péridurale pendant l’accouchement dont vous pouvez lire le résumé, en français et en anglais, grâce à un simple clic (et si vous êtes tenté par les 120 pages du texte, @EmmanuellePh a dégoté une copie ici). Pour ceux qui ne connaissent pas, la collaboration Cochrane est une organisation à but non lucratif dont la mission est de réaliser des analyses aussi exhaustives que possible de la littérature médicale pour évaluer les meilleures pratiques. A partir des données de 38 études qui ont été réanalysées pour l’occasion, cette méta-analyse conclut qu’en moyenne, la péridurale allonge la durée de la 2ème phase de l’accouchement (entre la fin de la dilatation du col et la sortie du bébé) et augmente le risque de l’administration d’ocytocine de synthèse (dont il a récemment été montré qu’à son tour elle augmente le risque d’hémorragie du post partum). Elle est aussi associée à un risque accru d’extraction instrumentale (comme les forceps) et de césarienne pour souffrance foetale (pour les césariennes en général il y a également une tendance mais non significative). De façon plus intuitive, certains pensent que la douleur pousse la femme à prendre la position qui sera la plus favorable à la progression du bébé (en étant la moins douloureuse).
  • Crainte que la péridurale n’affecte l’allaitement et/ou l’établissement du lien mère-bébé : cet aspect est plus délicat car loin de faire l’unanimité dans la littérature scientifique. On manque d’études comparant l’accouchement avec un minimum d’interventions et l’accouchement plus médicalisé (avec péridurale notamment) : ainsi la méta-analyse d’Anim-Somuah et al comporte surtout des études où on a comparé la péridurale à d’autres formes d’analgésie plutôt qu’à un accouchement peu médicalisé. Ainsi, on voit souvent citée une étude selon laquelle les brebis accouchant sous péridurale ne s’occuperaient pas de leur petit. Moyennant un peu de spéléologie googueulienne, j’en ai trouvé au moins le résumé, qui est nettement plus nuancé que cette conclusion sans appel (cela dépend du timing de la péridurale et de la parité de la brebis : première naissance ou pas, et ça n’est pas forcément irréversible). On sait que la péridurale peut affecter les processus hormonaux pendant l’accouchement, et notamment la sécrétion d’ocytocine (voir par exemple Rahm et al 2002), mais l’importance de ces processus dans l’établissement du lien mère-enfant chez l’humain reste controversée. De même, la réalité d’effets directs sur l’allaitement ne fait pas l’objet d’un consensus (voir par exemple Gizzo et al 2012 ou Dozier et al 2012).
  • Raisons religieuses ou spirituelles : nous avons tous en tête le fameux “tu enfanteras dans la douleur” biblique ; outre certains extrémismes religieux ou sectaires qui refusent par principe certains gestes médicaux, il peut aussi y avoir une vue du corps féminin et/ou du processus d’enfantement comme sacrés et ne devant pas faire l’objet d’interférence. Pour d’autres il peut y avoir une volonté de connexion à sa part animale, à ses instincts profonds.
  • Volonté de garder la maîtrise : évidemment la maîtrise d’un accouchement est un concept bien illusoire, mais certaines femmes ne veulent pas déléguer l’événement et pouvoir décider à leur guise de marcher, manger, boire, uriner ou bouger. La péridurale entraîne des restrictions plus ou moins fortes, d’une part car elle peut inhiber certaines fonctions (difficultés pour bouger ou uriner) et d’autre part car elle entraîne une surveillance plus rapprochée (monitoring, tension) qui entrave les possibilités de bouger. L’interdiction de boire et manger ne semble pas forcément justifiée au vu des dernières études (Singata et al 2012,  Sleutel & Golden 1999).
  • L’accouchement vu comme un accomplissement : pour certaines femmes, la sensation de puissance, de réussite à la suite d’un accouchement n’ayant pas nécessité d’intervention compense largement la douleur ressentie. Ce besoin de se dépasser, de transcender ses capacités physiques, est souvent comparé à un défi sportif, comme un marathon ou la conquête d’un sommet.
  • Douleur supportable : ce n’est pas moi qui témoignerai sur ce point (hélas ! ) mais il y a des femmes qui ne ressentent simplement pas le besoin de l’anesthésie pendant leur accouchement. Il est dommage que dans certains cas on leur suggère avec insistance de la prendre quand même, au cas où elles auraient mal plus tard…
A une femme enceinte qui se pose bien légitimement la question, je dirais qu’il faut envisager la possibilité de ne pas avoir la péridurale lors de l’accouchement et s’y préparer. Cela peut être volontairement, suite à une contre-indication (permanente -genre tatouage mal placé- ou temporaire -fièvre au moment de l’accouchement par exemple) ou à cause d’un problème d’organisation (anesthésiste pas disponible au bon moment, accouchement rapide…). En outre, il arrive que la péridurale marche mal ou pas du tout, cela peut généralement être résolu mais pas toujours dans les délais de l’accouchement. C’est d’ailleurs souvent une souffrance bien supérieure à celle d’un accouchement volontairement sans péridurale. Par ailleurs l’omniprésence de la péridurale dans certaines maternités (parfois plus de 90% des naissances) fait que ni les lieux ni le personnel ne sont prévus pour accompagner au mieux un accouchement sans péridurale : imposer les mêmes protocoles (perfusion, monitoring continu etc) à une femme qui n’a pas de péridurale accroît souvent sa souffrance.
Enfin, je ne peux pas finir ce billet sans évoquer ce que je perçois comme une dérive de notre système de santé, à savoir l’utilisation généralisée de la péridurale pour pallier le manque de personnel et en particulier de sages-femmes dans les maternités. Ainsi, la sage-femme de garde doit s’occuper de plusieurs parturientes en même temps et n’a généralement pas les moyens d’apporter le soutien et la surveillance que demande une femme qui n’a pas d’anesthésie. Cela entraîne un cercle vicieux avec les jeunes sages-femmes qui voient peu ou pas d’accouchement physiologique et n’apprennent pas cet art particulier. Or comme on l’a vu, en moyenne la péridurale apporte un certain nombre de complications. Une amélioration des résultats français en termes de périnatalité pourrait passer d’une part par l’amélioration des techniques de péridurale pour en diminuer les effets indésirables et d’autre part par envisager que tous les accouchements n’ont pas vocation à avoir lieu sous anesthésie. Encore une fois, cette simple demande s’impose : une femme, une sage-femme !  
Minute autopub Me, myself and I : j’avais parlé de péridurale il y a quelque temps (2008 !), vous pouvez y jeter un oeil à partir du premier billet ici. Et sur un tout autre sujet, si vous l’aviez raté, j’ai publié il y a quelque temps un article invité chez Ça fait genre ! sur le sexisme des dessins animés.

 Image : Le fermier : “Mais de quoi parles-tu ? Ponds tes oeufs !”  La poule : “Non ! Je veux une péridurale”


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200 Commentaires »

  1. Merci pour ce chouette article! Concernant la “Crainte que la péridurale n’affecte l’allaitement” je rebondis par rapport à la césa, programmée en plus: pas de contractions donc pas d’hormones lançant la lactation, pose de la péri, accouchement opératoire. Pourtant j’allaite mon Cromignon depuis plus de 10 mois. La lactation se met en marche quand même. Sinon j’ai parlé de la péri dans l’imaginaire social ici si ça t’intéresse: http://petitsdiables.over-blog.com/article-tu-accouchera-dans-la-douleur-pourquoi-102546320.html

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Petis Diables, merci pour le lien. Pour les effets sur l’allaitement, je pense que s’il y en a c’est plus subtile (du style + de difficultés à mettre en place), pas une franche impossibilité.

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    LogorrhéeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, juste pour rebondir sur l’allaitement, on peut allaiter sans même avoir accouché en fait! En revanche il faut de la motivation et c’est plus long à mettre en place.
    Perso césarienne aussi et 15j pour la montée de lait ^^ mais 9mois à débordement après!

    Merci pour cet article.

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    G.No Gravatar a répondu :

    @Logorrhée,
    voici un lien vers le document de l’OMS concernant la relactation ! Passionnant ! Voir aussi un récit sur le site des Seintes…
    http://www.who.int/maternal_child_adolescent/documents/who_chs_cah_98_14/fr/index.html

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  2. Mais non, l’article de ton accouchement sans péridurale n’avait pas convaincu 150% des futures parturientes ! Je l’ai lu avant d’accoucher, et j’ai quand même accouché de mon premier (et seul pour l’instant) sans péridurale.

    Pour moi, c’était un peu de toutes ces raisons sans doute, celles de l’accomplissement et de la peur des aiguilles étant dans le haut du tableau. Je n’ai pas été déçue de mon choix et je récidiverai s’il y a deuxième (bon, c’est pas une partie de plaisir quand même).

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Zulie, ah ouf ! parce que les réactions à peu près unanimes de mon entourage c’est “mais tu es FOLLE” :lol:

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, je confirme, surtout après entendu la version du Coq… :shock:

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  3. Je partage entièrement le point de vue de ton billet…même si je réalise en définitive que les choix que j’ai fait était beaucoup moins l’aboutissement d’un raisonnement pesant le pour et le contre (en tout cas consciemment!) qu’un “pour l’instant je le sens bien comme ça, on verra après” (je me marre d’écrire ça parce que c’est aux antipodes de ma façon habituelle d’agir!)
    Comme toi, je suis plus sceptique sur l’influence de la péri sur la mise en place de l’allaitement… Il me semblait avoir vu passer des études liant douleurs (ou plutôt vécu difficile/traumatique) pendant/après l’acc et dépression du post-partum avec interactions réciproques avec l’allaitement (facteur protecteur pour la DPP mais en même temps fragilisé par celle-ci…). Ce qui me fait de toute façon rejoindre ta conclusion, vers plus de respect du choix, du vécu et du corps des femmes, plus d’individualisation des soins et des suivis…
    Merci en tout cas pour ce très bel article!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Mme Déjantée, merci ! je pense aussi qu’il y a une part d’irrationnel, d’envie dans ce choix qui est ensuite bien contente de se justifier avec de beaux arguments :mrgreen:

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  4. Merci pour cet article: pour ma part il me semble que dans certains cas la douleur est si intense que la peur de l’aiguille disparait, et beaucoup de principes / croyances qu’on peut avoir avant l’accouchement (dans mon cas, la peur de se jeter par la fenêtre avait disparu aussi hein!) – pour ce genre de cas, il me semble très important de suivre la piste de l’amélioration de la péridurale (un plus grand éventail de dosages possibles afin d’obtenir une douleur supportable sans pour autant que cela aboutisse systématiquement sur une extraction instrumentale). Le danger me semble d’abandonner la péridurale en raison de ses effets, ce qui serait un cerle vicieux (comme au Royaume Uni): moins on en fait, moins on sait les faire, plus les effets secondaires sont importants, moins les femmes les choisissent parce que c’est payé trop cher, moins on en fait…)

    Enfin ceci dit, et malgré mon exp?0rience effroyable, si j’avais un deuxième accouchement je ne partirais pas en disant : je veux une péridurale. J’irai la fleur au fusil et j’essairais de voir si je peux gérer la douleur cette fois.

    Sur l’article cité qui concerne les effets de l’ocytocine chez l’humain, il répond à deux de mes articles (et leurs commentaires) sur les Vendredis Intellos. Je n’ai même pas pris la peine de répondre parce que le ton m’a agacée. Je trouve que c’est un peu tourné comme une attaque personnelle (plus encore vis-a-vis de ma commentatrice Miliochka que de moi – en plus elle n’a pas été prévenu de la publication de cet article!).Il me semble qu’on peut discuter de cela sans forcément dire que de l’autre côté, soit on n’a rien compris, soit on est de mauvaise foi…
    De plus, s’il n’y pas d’étude sur l’influence de l’ocytocine sécrétée par les humaines en périnatal sur l’instinct maternel, je ne suis pas d’accord avec la conclusion de l’auteur qui réfute l’influence de l’ocytocine et l’existence de l’instinct maternel.
    1. D’abord parce que l’absence d’étude a une raison: pour faire une étude, vu que la concentration d’ocytocine périphérique n’a rien à voir avec la concentration dans le cerveau, il faudrait pouvoir faire une prise de sang dans le cerveau (pour de simples mesures)(je ne sais même pas si c’est techniquement possible) ou faire des injections dans le cerveau (si on voulait voir si ça change quelque chose de changer la concentration). Donc je vois pas qui serait d’accord pour faire ça, surtout parmi les jeunes mamans ! En outre, mesurer l’instinct chez une brebis c’est simple: soit elle s’occupe de ses petits, soit elle s’en désintéresse. Mais chez la femme, je ne vois pas tellement comment on peut « mesurer » l’instinct maternel ou l’attachement… Même en double aveugle !
    2. Pour moi il y a toujours un faisceau d’indices du fait que chaque fois qu’on fait une étude sur un animal, elle est positive (mise à part une étude sur les souris je crois). Pour les rats, c’est bien sûr discutable, mais pour les brebis et les primates, on a quand même beaucoup en commun avec eux… Il faudrait voir combien de mécanismes biologiques démontrés pour les primates ne se vérifient pas chez l’homme ? Je serais curieuse de connaitre le résultat. De plus, les récents travaux sur la possibilitéde traiter certaines maladie mentale qui affectent l’attachement / le lien social par l’administration d’ocytocine vont aussi dans le sens d’un rôle de l’ocytocine dans l’attachement. Donc il me semble que tant qu’on ne peut pas faire de démonstration dans un sens ou dans l’autre, on peut raisonnablement estimer que l’ocytocine joue un rôle. Pour moi ce n’est pas : L’ocytocine ne joue pas de rôle jusqu’à preuve du contraire – mais l’ocytocine joue un rôle jusqu’à preuve du contraire. Et je ne vois pas en quoi c’est un raisonnement moins valable que celui de l’auteur vu les indices disponibles.
    3. Je ne crois pas que l’influence de l’ocytocine périnatale soit la condition nécessaire et suffisante pour démontrer l’existence d’un instinct maternel et ce n’est pas du tout ce que Sarah Blaffer Hrdy dit non plus – au contraire elle parle de tous les autres mécanismes biologiques qui viendrait s’y additionner si celui-ci était défaillant (ou pas démontré).

    Mais enfin dès lors que je parle d’instinct maternel je ne peux qu’être considérée comme une rétrograde dangereuse… Alors que je n’ai jamais dit qu’il n’y a pas d’instinct paternel aussi !

    Ceci dit, concernant l’étude Rahm et al 2002, je ne suis pas non plus convaincue: Toutes les méthodes pour diminuer la douleur (y compris paracétamol, spasfon, prendre un bain chaud) peuvent ralentir les contractions, donc la sécrétion d’ocytocine, mais cela ne veut pas dire que la dose finale est moins importante? En outre le contact avec le bébé, les caresses, les tétouilles, induisent aussi la sécrétion d’ocytocine, et la joliesse du bébé favorise les caresses… donc à mon avis, que le bébé soit né par césarienne, avec péridurale, qu’il soit allaité ou pas, ce n’est pas significatif pour le futur attachement mère enfant vu l’arsenal de mécanismes biologiques qui peuvent prendre le relai!

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    Mme DéjantéeNo Gravatar a répondu :

    @drenka, Je n’avais pas vu non plus cet article… le ton n’est effectivement pas très constructif et ne donne en tout cas pas envie de poursuivre le débat… je pense le signaler poliment à l’auteur…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @drenka, waouh tu étais super inspirée ! Si j’essaie de répondre à tout ce que tu soulèves…
    1. je ne prône absolument pas l’abandon de la péri -et en France pour le coup on n’en est pas vraiment là… Juste vraiment que ce ne soit pas un passage quasi obligé
    2. l’article que j’ai cité : je trouve aussi le ton de son auteur assez méprisant et suffisant MAIS c’est un des rares articles que je connaisse qui ait fait cette synthèse aussi complète à partir d’études (pas un salmigondis à la Badinter en gros :roll: ) d’où ma citation. Si quelqu’un en a un meilleur à proposer je veux bien changer le lien !
    3. sur le fond du débat : instinct or not instinct ? j’y réfléchissais aujourd’hui et voilà mon analyse à 2 balles (très intuitive pour le coup et garantie 0 référence scientifique :mrgreen: ), sur l’existence plus générale d’instinct chez l’homme où la culture prend le pas sur la nature. J’ai sauté une fois à l’élastique, et au moment de sauter dans le vide j’ai senti tout mon corps me dire que franchement non y avait pas moyen de faire un truc aussi con. Je sais aussi que j’ai facilement le vertige mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Après j’imagine que si je sautais tous les jours, ou si j’avais grandi dans un contexte où cela faisait partie du quotidien, cet “instinct” s’atténuerait voire disparaîtrait. Est-ce qu’il n’en est pas de même avec ce fameux instinct maternel, à savoir que des réactions hormonales peuvent favoriser certains comportements chez l’humain mais que l’importance de cela varie 1. selon les gens et 2. selon leur histoire personnelle, leur environnement ? Ce qui expliquerait que certaines femmes l’ont ressenti et pas d’autres…

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    drenkaNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Merci pour ta réponse!
    Je suis d’accord avec toi sur tout en fait… (bon comme d’hab!)
    1. Sur l’abus de péridurale en France, et je me doute bien que tu n’es pas pour l’abandon de la péri! Seulement j’ai été tellement traumatisée par la qualité catastrophique des péridurales ici au UK que je voulais souligner les dangers d’une dérive vers l’autre extrême – surtout qu’en France les progrès en matière de péridurale sont quand même fabuleux, cf http://lesvendredisintellos.com/2012/06/01/pas-une-mais-des-peridurales/
    2. Et Sur l’instinct maternel, et j’aime bien la comparaison… Je crois que le culturel / la norme a une place très importante, sûrement plus que le biologique, dans ce qui détermine nos comportements. Mais la chasse aux socières qui consiste à dire que quiconque fait référence à l’existence de l’instinct maternel ou un mécanisme biologique qui pourrait aller dans ce sens est une dangereuse anti-féministe, ça m’exaspère.
    Sur l’ocytocine, je n’ai malheureusement pas d’autre lien à te proposer. Mais pour ce qui est de l’article cité, outre le ton déplaisant, je trouve que le fait que l’auteur n’explique à aucun moment POURQUOI il n’y a pas d’études sur les femmes, le biaise complètement!

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    nativiNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, @drenka

    a priori l’instinct maternel a une base génétique (pourquoi pas via la sécrétion d’ocytocine) car lorsqu’on a voulu produire du lait en grande quantité, on a réussi à sélectionner des vaches qui n’avaient plus d’instinct maternel. Les vaches laitières actuelles ne savent pas quoi faire de leur veau si on le leur laisse, alors qu’au départ lorsqu’on retirait le veau pour traire la vache, la lactation s’arrêtait rapidement (ce qui arrive aussi chez les femmes qui tirent leur lait au boulot et qui n’ont plus le temps de donner suffisamment de vraies tétées).
    Anecdote entendue dans l’émission de France Inter “La tête au carré” par Éric Baratay, l’auteur du livre “Le point de Vue annimal”.
    http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-le-point-de-vue-animal

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    BerzinghNo Gravatar a répondu :

    @drenka, “Pour moi il y a toujours un faisceau d’indices du fait que chaque fois qu’on fait une étude sur un animal, elle est positive (mise à part une étude sur les souris je crois). Pour les rats, c’est bien sûr discutable, mais pour les brebis et les primates, on a quand même beaucoup en commun avec eux… Il faudrait voir combien de mécanismes biologiques démontrés pour les primates ne se vérifient pas chez l’homme ?”
    Si je me rappelle bien, j’avais lu dans “Les instincts maternelles” de Sarah Hrdy qu’il était essentiel pour l’attachement chez les mammifères placentaires de manger le placenta et de lécher son enfant suite à la naissance. Des femelles qu’on empêchait de faire l’un ou l’autre se désintéressaient de leur enfant. Heureusement, il semble que l’expérience montre que chez les humains aucune de ces deux actions ne soient nécessaires pour que l’attachement se fasse et que l’on s’occupe de ses enfants. Parce que malgré l’apparence assez appétissante du placenta (un bon gros morceau de barbaque… bon, j’avais eu une péridurale et je crevais la dalle, ceci explique peut-être cela), ça me tentait moyen de le manger…

    Des expériences qui se déroulent différemment chez les primates et chez les humains, il doit y en avoir une palanquée sans avoir à se fouler. Combien de chimpanzés rient devant un épisode des Flying Circus des Monthy Python ? Combien de femelles bonobos trouvent les fesses de Brad Pitt craquantes ?

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    drenkaNo Gravatar a répondu :

    @Berzingh, Oui enfin, là tu confonds comportements et mécanismes biologiques. Pour reprendre ton exemple, ce n’est pas le fait que la mère mange le placenta qui entraîne l’attachement, c’est probablement la sécrétion d’ocytocine, de prolactine et d’endorphines (mécanismes biologiques) qui entraînent les comportements maternels, y compris manger le placenta, nettoyer le petit, puis le protéger. Maintenant il est bien évident que les comportements maternels humains sont bien différents des comportements maternels des primates, notamment parce que ceux des humains sont en grande partie déterminés par le culturel. Mais pour moi cela ne veut pas dire que l’on peut réfuter l’existence de mécanismes biologiques communs.

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    BerzinghNo Gravatar a répondu :

    @drenka, non, je ne confonds pas. Je reprends, tel que je m’en souviens. Prenons deux femelles (je ne me rappelle pas quelle espèce de singes) qui viennent d’accoucher et qui naturellement, veulent manger leur placenta (c’est totalement absurde de gâcher un aussi bon apport alimentaire alors qu’on s’apprête à allaiter).
    Cas n°1 : on laisse faire, la mère s’occupe de son petit normalement.
    Cas n°2 : on empêche la femelle de manger le placenta, la mère ignore (ou s’occupe peu) de son petit.
    C’est donc bien “manger le placenta” ou pas qui induit un comportement vis à vis du petit. Une des explications avancées, me semble d’ailleurs, c’était justement que la présence d’une forte concentration d’ocytocine dans le placenta.

    Bref, c’est bien le fait que la mère mange ou non son placenta qui se répercute sur l’attachement à l’enfant.

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    drenkaNo Gravatar a répondu :

    N’empêche, manger le placenta c’est un comportement, pas un mécanisme biologique ;-)
    Je ne me rappelle pas avoir lu ça, et ça m’étonne parce que l’ocytocine ne peut pas traverser la barrière hémato-encéphalique, donc, administrée par voie orale, en principe elle ne pourrait pas induire de changements au niveau comportemental. Mais peut-être qu’empêcher la mère de faire la toilette du petit et manger le placenta pourrait interférer avec l’attachement? Comme de séparer un bébé trop tôt et trop longtemps de sa maman? Ce qui expliquerait que les femmes aient mis leurs bébés en nourrice pendant très longtemps sans en concevoir forcément de souffrance? Rien n’est vraiment évident en matière d’attachement!

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  5. J’ai accouché de Minus avec péridurale, et, si jamais il y a deuxième, je pense que je ferai partie de celles qui accouchent sans par mauvaise expérience (sauf si la peur de la douleur a raison de moi, on ne peut pas savoir à l’avance :roll: ).

    Péri sans doute trop dosée, je ne sentais plus ma jambe gauche, ni les contractions au moment de pousser (donc je ne savais pas quand pousser, la SF regardait le monito pour me dire), Minus qui ne veut/peut pas finir sa descente, souffrance fœtale, épisio et forceps. Heureusement ça ne s’est pas terminé en césarienne.

    C’est peut-être un peu hors sujet de dire pourquoi j’ai fait le choix de la péridurale, et pourtant j’ai hésité jusqu’au dernier moment.
    Je ne suis pas particulièrement douillette, et arrivée à la mater dilatée à 4 je ne souffrais pas vraiment, mais cette peur que ça empire, et mon homme qui me dit “fais pas ta warrior” ont fait pencher la balance en faveur de la péri (et aussi le fait que papa ne souhaitait pas assister à l’expulsion, donc me tenir la main dans les moments les plus difficiles).

    Au final j’ai regretté d’avoir pris la péridurale, même si bien évidemment rien ne dit que mon accouchement se serait mieux passé si je ne l’avais pas eue. De toute façon, c’est toujours difficile de faire le deuil de son accouchement idéal, je pense. Pour moi, ça a été le premier point sur la liste des “bienvenue dans la réalité de maman” :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Aurélie, voilà c’est cette pression que je trouve dommage, qu’on finisse par prendre la péridurale “au cas où” alors qu’on avait envie d’essayer sans. Ce n’est pas anormal d’avoir des regrets quand l’accouchement ne s’est pas passé comme on voulait :smile:

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    AurélieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, pour me consoler de mes regrets, je me remémore la Sf me montrant le monito en me disant “vous faites des contractions doubles, voire triples, j’ai rarement vu ça à ce point” (c’est-à-dire qu’une contraction n’avait pas le temps de se terminer qu’une autre commençait, voire une autre !). Je pense que sans la péri, je n’aurais pas fait la maline ;)
    Mais oui, c’est dommage cette pression. En l’occurrence, je ne l’ai pas ressentie de la part du personnel médical, mais de mon homme, et je l’ai aussi entendue comme “je n’ai pas envie de faire mon warrior, moi, j’ai peur de ne pas savoir gérer TA douleur”. Les hommes, ces petites choses fragiles… :roll:

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    DeedeenNo Gravatar a répondu :

    @Aurélie, mais tes contractions double ou triple, tu les avais avec de l’ocytocine de synthèse? (c’est souvent le protocole avec la péri) Si oui, tu ne les aurais peut-être pas eues sans péri… (et sans ocytocine de synthèse…)

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    AurélieNo Gravatar a répondu :

    @Deedeen, j’ai eu une perf d’ocytocine, mais il me semble que c’était après, à la fin de l’accouchement, quand j’avais moins de contractions, ou que je ne les sentais pas et que mon bébé était en souffrance. La SF ne m’a pas mis la perf tout de suite, je pense que dans cette mater ils ne le font pas de manière systématique. Mais je ne me souviens plus très bien…

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  6. Bel article clair et complet. J’ajouterais: le COUT de la péridurale, car l’anesthésiste pratique souvent des dépassements d’honoraires, pas tj pris en charge par sécu/mutuelle.

    Sinon, ma petite expérience personnelle: j’ai accouché SANS péridurale. Pour tout un tas de raisons: je n’étais ni absolument pour ni formellement opposée (bien au contraire ;-) ); je me disais “on verra bien comment je supporterai la douleur”. J’avais un peu peur des aiguilles aussi -il faut l’avouer- et des complications post-anesthésie (histoires de péri qui ne fonctionne pas, de mal de tête, etc). Mais je ne savais pas comment j’affronterai la douleur.
    Finalement, je suis arrivée à la mater avec un col à 2, à midi. En salle de travail, je gérai plus ou moins: ballon, marche, respiration (merci la SF!). Le col s’ouvrait régulièrement. A 18h, col à 6, et là je commence à en avoir marre, je demande l’anesthésiste, qui est occupé avec une césarienne ! Respirations… A 20h, col ouvert à 8, la SF me dit que maintenant, la péri ne sert plus à rien, bb ne tardera pas. Bébé est arrivée à… 23h53 ! Et j’avoue que les 4 dernières heures ont été difficiles. Mon mari se vante d’avoir souffert aussi car il a eu la main broyée!
    Mais sitôt ma fille sur mon ventre, j’ai TOUT oublié, les 12 h de travail se sont envolées, je n’avais plus mal, plus sommeil, rien, juste heureuse. Au bout d’une heure ou 2, on m’a porté sur un autre lit pour aller dans la chambre, mais je sentais que je pouvais me tenir debout sans problème. Pas de cicatrice ni d’épisio ni tout ca, les SF m’ont demandé de les attendre le lendemain matin avant d’uriner, mais je n’ai eu aucune douleur, rien d’autre et je pouvais me lever tout à fait normalement.
    Donc oui, si je suis très contente que la péri existe, je suis aussi très contente de ne pas l’avoir utilisée et pense que je commencerai le travail de même en cas de BB2, en me laissant l’opportunité de changer d’avis en cours de route -dans la mesure du possible.
    Après, je crois que j’ai été l’attraction de la maternité, car j’ai l’impression d’avoir su défiler tout le staff au fur et à mesure, des aide-soignantes jusqu’aux gynécos. Pour l’expulsion, je me rappelle vaguement, mon mari m’a raconté, mais il y avait bcp de monde dans la salle ! Après coup, je me dis que c’était peut-être pour montrer comment ça se passe sans péri? Cela a gêné un peu mon mari, mais moi j’étais ailleurs…(entrain de dire que je n’y arriverai jamais, que ce n’était pas possible, etc.)
    Voila ma modeste pierre à l’édifice…

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    Anonyme a répondu :

    @Vervaine, j’aurais pu laisser le même commentaire au dernier paragraphe près : pas de péri par préférence plutôt que par refus formel, 12h de travail, une équipe mobilisée pour m’aider à gérer la douleur et l’oubli total ensuite.
    Je n’ai jamais vécu une douleur aussi terrible. Pourtant, mon corps ne s’en souvient pas et je recommencerais l’aventure pour une deuxième les yeux fermés.
    En revanche, nous n’avons jamais été plus de 4 (puis 5!) dans la pièce. Et je suis confortée dans ma conviction de la nécessaire intimité d’une naissance.
    PS : c’est Olympe, mais je n’ai pas de moyen de corriger le nom du commentateur ! :oops:

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    VervaineNo Gravatar a répondu :

    @ Olympe,
    merci !

    Chic, une “copine d’accouchement” ! :smile:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Vervaine, sympa ton témoignage mais le coup du défilé dans la salle de naissance :shock: :roll: Suis aussi surprise que tu aies du uriner sous surveillance après accouchement, moi pas le cas ni pour Pouss1 avec péri ni pour Pouss2 sans.

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    VervaineNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, des histoire de “protocole” sans doute… Comme le coup d’attendre une heure avant la mise au sein. Bon ce sont les seuls reproches que je fais à cette maternité. En tant que primipare, pas encore trop abreuvée d’internet ni de lectures pro-accouchement physio, je n’avais pas bcp de revendications, et quand je lis d’autres récits, je m’estime heureuse!

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    AurélieNo Gravatar a répondu :

    @Vervaine, Oui pour le coût. Une de mes amies n’a jamais envisagé de prendre la péridurale, pour aucun de ses 3 enfants, juste parce qu’elle ne pouvait pas prendre en charge les 100 euros de dépassement d’honoraires.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Aurélie et Vervaine, et pour ma part j’étais motivée par ne pas donner de dépassement à l’anesthésiste que j’avais vu en consult et qui était un sombre connard ! et surtout pas envie de le voir :mrgreen:

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  7. Je ne suis pas sûre d’être d’accord avec la suggestion “envisager la possibilité de ne pas avoir la péridurale lors de l’accouchement et s’y préparer”, mais c’est sans doute une question d’interprétation des mots. En effet ce que j’entends c’est que cela suggère d’envisager aussi bien d’avoir la péridurale, et surtout cela la pose en référence : l’avoir ou pas l’avoir, c’est la laisser en question centrale de l’accouchement…alors qu’il y a mieux à faire.

    Or c’est justement ce que j’ai un peu regretté pour le mien. Je lisais la Poule Pondeuse, 10lunes, Parler de ma vie et quantité d’autres récits depuis avant ma grossesse, j’étais convaincue que le corps féminin était compétent, et j’avais eu l’occasion de constater que j’étais plutôt résistante à la douleur. L’haptonomie et le mental assez blindés, je suis arrivée la fleur au fusil, et jusqu’à 7 cm de dilatation j’ai géré, assez bien.
    Et puis est arrivé un passage difficile à négocier, et là j’ai fait ce que Michel Odent recommande de ne pas faire (mais ça je l’ai lu après), j’ai rallumé la partie intellectuelle de mon petit cerveau, et je ne me suis plus concentrée que sur cette question de la péridurale, et j’en ai oublié de gérer mon ressenti et ma vision patiente d’une contraction après l’autre. Evidemment ça n’a pas arrangé les choses, j’ai perdu pied, j’y ai eu recours. L’accouchement a été joli quand même, hein, mais ça a fameusement ralenti les choses et je me suis sentie moins actrice, j’ai regretté un peu.
    Tout ça pour dire que parce que j’avais laissé la possibilité ouverte (par humilité, on m’en avait tellement dit…) et parce que c’est une référence centrale sur laquelle il faut se positionner PENDANT, j’y ai eu recours alors que je ne le souhaitais pas vraiment, et que je crois que j’aurais pu mieux négocier cette partie si j’en étais restée là où j’avais commencé.
    A la relecture, je me suis dit que si j’avais fermement décidé la chose AVANT, j’aurais perdu moins d’énergie PENDANT, au contraire peut-être (peut-être je dis bien) aurais je trouvé d’autres resssources.

    il y a bien sûr plein de critiques adressées à cette vision des choses, notamment le risque de s’enfermer dans une position qui devient caduque mais en même temps j’aurais aimé qu’on me dise cela avant, j’aurais trouvé le courage d’être moins humble, plus battante.
    Le mental… qu’on parte faire un match, un entretien d’embauche, la guerre ou que sais je d’autre, souvent on se booste en éliminant la question du plan B, on jette toutes ses forces dans son objectif.

    J’espère ne heurter personne, encore une fois c’est pour rejoindre celles qui se poseraient la question comme je me la suis posée. On n’est pas obligée de laisser la possibilité ouverte, je crois qu’on peut décider avant.
    De toute façon, chacune le sait qu’on ne décide pas tout, une césarienne en urgence fait partie des possibilités par exemple, mais on y va la plupart du temps sans s’en poser la question. Pour moi la péri (qui est une autre façon d’accoucher, également sous anesthésie), c’est une possibilité que j’évacuerai aussi. Après, il y a la vie bien sûr, mais c’est valable aussi pour le match, l’entretien d’embauche etc…

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    VemmaNo Gravatar a répondu :

    @Peche Gingembre,

    je pense que la suggestion « envisager la possibilité de ne pas avoir la péridurale lors de l’accouchement et s’y préparer » est plutôt à prendre dans l’autre sens. Quand on a choisi d’avoir la péridurale, il faut quand même garder à l’esprit qu’il est possible de ne pas pouvoir l’avoir au dernier moment et s’y préparer.

    C’est ce qui m’est arrivé pour ma 2e fille. Elle est née un mois en avance et en 3h et demi (à partir de la perte des eaux à la maison). Quand je suis arrivée à la mater, j’étais déjà dilatée à 4, mais je gérais bien. Je n’avais pas encore eu le rdv avec l’anesthésiste et donc il a fallu faire les analyses en arrivant. Le temps que les analyses reviennent, l’anesthésiste était au bloc pour une césarienne. Quand il est arrivé, j’étais à 10 (à la grand surprise de la sage-femme qui ne pensait pas que ça irait si vite). Ma seule réaction quand elle m’a dit que c’était trop tard pour la péri a été “Je peux pousser alors ?!” Dix minutes après la petite était là. Je n’ai pas souvenir d’avoir souffert particulièrement. J’ai juste trouvé super difficile de me retenir quand la SF m’a dit de ne pas pousser car elle pensait que je n’étais pas encore complètement dilatée.

    Je garde un excellent souvenir de cet accouchement, pour moi l’accouchement idéal. Ma première était née par déclenchement et sous péri, et par comparaison, j’avais moins bien géré.
    J’avais choisi la péridurale, mais j’ai toujours gardé à l’esprit le fait que ça pouvait ne pas être possible le jour J, du coup je n’ai pas du tout paniqué quand on m’a dit que je n’en aurai pas. Je sais aussi que je dois beaucoup à la SF qui m’a accompagnée pour la préparation.

    Si je devais avoir un autre enfant, je pense que j’envisagerai la péridurale, mais que le jour J je n’y ferai pas forcément appel, ça dépendra de la longueur de l’accouchement je suppose.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Peche Gingembre, le problème est que de fait la question de la péridurale est centrale pour une femme qui accouche en France aujourd’hui. Donc comme le dit Vemma le projet par défaut c’est de l’avoir, et pour beaucoup de femmes la question ne se pose même pas. Pourtant je pense que tout le monde gagnerait à envisager les alternatives, car une absence de péridurale complètement subie c’est facilement épouvantable. Je comprends ta déception pour ton accouchement, après je pense que chacune aborde ça différemment. Mais il y a un peu la même prudence autour de l’allaitement “j’aimerais allaiter” “je vais essayer d’allaiter”. C’est vrai que par exemple moi maintenant après 2 allaitements je pourrais dire sereinement (dans le cas d’un hypothétique 3ème, pas de ragot :mrgreen: ) “je vais allaiter”. Après la certitude n’est pas la même pour toutes les femmes qui n’attachent pas la même importance à un projet de ce type (et je dis ça sans jugement de valeur bien sûr).

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  8. Hello :)

    Alors c’est marrant que tu en parles aujourd’hui parce que justement aujourd’hui j’ai regardé cette vidéo d’un entretien avec Michel Odent :

    http://vimeo.com/26317195

    et il parle justement de l’évolution du nombre d’accouchements avec péridurale, de ce que ça engendre dans la gestion hormonale de l’accouchement par le corps. Mais aussi de pourquoi le père ne devrait pas être présent pendant l’accouchement pour le faciliter (et donc ne pas forcément recourir à cette méthode) etc etc.

    Je pense, si tu ne la connais pas encore, que cela va beaucoup t’intéresser :)

    Bonne journée, et merci pour tes billets comme d’habitude très réfléchis et argumentés.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Working Mama, faut que je trouve le temps de la regarder, même si je connais bien sûr Michel Odent et, dans les grandes lignes, sa pensée. Cependant ce que j’en ai lu jusqu’ici (même si j’avoue ne pas avoir lu ses bouquins :oops: ) me met toujours un peu mal à l’aise, un côté très “c’est comme ça et pas autrement” qui me semble être limite dogmatique. Merci en tout cas pour le lien !

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    BerzinghNo Gravatar a répondu :

    @Working Mama, “Mais aussi de pourquoi le père ne devrait pas être présent pendant l’accouchement pour le faciliter (et donc ne pas forcément recourir à cette méthode)”
    Le père absent pendant l’accouchement ? Autant je peux comprendre que l’un ou l’autre ne veuille pas, autant le poser comme une règle, c’est aller bien trop loin. Moi, je ressentais le besoin viscérale d’avoir à mes côtés le père, pour pouvoir lui broyer la main, pour entendre sa voix, pour lui dire de la fermer parce que là non, pour sentir son odeur, parce qu’il n’y a pas de raison qu’il ait été présent pour la partie agréable de l’insémination et pas pendant la partie où on en chie, pour ne profiter de sa compagnie pendant l’attente, pour qu’on voir ensemble pour la première fois nos minimonstres… Par contre, je n’avais pas envie (et lui non plus, ça tombe bien) qu’il aille voir ce qui se passait entre mes jambes : je le voulais littéralement à mes côtés.

    Après, je n’ai pas été voir précisément ce qu’en dit Michel Odent…

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  9. Comme dit précédemment, je n’ai pas eu recours à la péridurale.
    En ce qui me concerne, je supportais mal l’idée de ne pas pouvoir être maître de mon corps ce jour-là. Je voulais pouvoir circuler et me positionner comme je l’entendais. J’avais la sensation que j’aurais besoin d’être à l’écoute de ce qui se passait en moi.
    Mais j’ignorais comment je réagirais à la douleur. Mon mari et moi avons rédigé un projet de naissance dans lequel j’indiquais ne pas savoir ce que je ferais comme choix.

    Le jour de la naissance, de contraction en contraction, je m’accrochais à l’idée de toutes ces femmes avant moi qui étaient parvenues à traverser cette épreuve sans même pouvoir se poser la question de l’anesthésie péridurale. Et finalement, je n’en ai pas eu besoin.

    Aujourd’hui, je garde le souvenir “intellectuel” de la plus grands souffrance que j’ai pu vivre mais je ne m’en souviens pas dans ma chair. C’est difficile à expliquer. Pendant quelques heures après, je me disais que JAMAIS je ne ferais d’autre enfant. Et puis rapidement, j’ai oublié. Et je ne sais même pas comment j’ai pu envisager d’exclure l’idée d’un autre bébé !

    Évidemment, ce type d’expérience est tellement propre à chacune et intime qu’il est impossible de tirer des généralité de son accouchement, mais j’ai eu cette sensation que la douleur m’aidait à adopter les meilleures postures pour notre fils et moi, les positions qui aidaient à la progression. J’ai eu l’impression à chaque minute de comprendre ce qui se passait et d’être active. J’ai beaucoup bougé, suivant mon instinct et les conseils des personnels (une seule sage-femme et une seule aide-soignante sur les 8h de travail à la maternité !) et finalement, jamais la douleur – pourtant immense, je crois – ne m’a fait perdre pied.

    Au final, je ne sais pas si le lien est direct, mais nous avons vécu une naissance totalement physiologique sans instrument ni épisiotomie. Et je me levais 2h après la naissance de mon fils, boostée par les hormones !

    Malgré cette expérience, j’ai toujours du mal à me positionner sur la question parce que je crois qu’une grande part de la responsabilité du déroulement des accouchement aujourd’hui réside dans la manière dont sont pris en charge la grossesse et l’accouchement par le corps médical. D’ailleurs, parler de “prise en charge par le corps médical” est déjà une posture idéologique. Ne serait-ce pas aux futurs parents de “prendre en charge” la grossesse et la naissance ? Et éventuellement d’être aidé en cela par des professionnels qui délivrent l’information la plus documentée et respectueuse de la personne possible ? Aah Monde des Bisounours, comme j’aimerais te connaître ! :lol:

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    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @Olympe, “Aujourd’hui, je garde le souvenir « intellectuel » de la plus grands souffrance que j’ai pu vivre mais je ne m’en souviens pas dans ma chair.” C’est EXACTEMENT ce que je ressens, pour les 2 accouchements même si la douleur n’était pas vécue pareil, et je n’arrive jamais à l’exprimer… Merci :smile: Maintenant je saurai comment l’expliquer !

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    Working MamaNo Gravatar a répondu :

    @Olympe, je crois qu’il y a dans l’oubli une nécessité impérieuse de survie de l’espèce. Sérieusement, je pense ça très fortement. Je veux dire, si la femme devait garder le souvenir précis et “palpable” de la souffrance endurée, alors il est probable qu’elle ne referait pas d’enfants (si je prends mon exemple, un déclenchement pour pathologie grave, et une douleur tellement abominable…et bien 3 mois plus tard j’ai déjà “oublié”, comme toi).

    De la même manière que le rapport sexuel est pensé pour donner du plaisir afin d’être réitéré et ainsi assurer la reproduction de l’espèce, je crois que le corps a une faculté d’oubli ciblée, conçue spécialement pour que la douleur dans ce cas précis ne soit pas un frein à la reproduction.

    Après je peux me tromper, mais vraiment j’y crois très fortement.

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    Anonyme a répondu :

    @Working Mama, j’avais aussi cette idée un peu improbable dans ma tête. Tu as mis des mots dessus, c’est vraiment ça! Enfin, ce que je crois…

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    ChofieNo Gravatar a répondu :

    @, et working mama, trois bébés plus tard et je confirme, il se passe un truc bizarre dans le cerveau qui nous pousse à faire des enfants, alors que bon d’un point de vue rationnel on devrait s’en tenir à un et basta…
    (ah et sinon, j’ai eu trois accouchements sous péridurale qui se sont très bien passés, n°2 et 3 ont même été particulièrement sereins, le fait de savoir à quoi s’attendre je suppose, donc tout est possible hein)

    Enfin difficile de parler péridurale sans penser à Florence Foresti :
    http://www.youtube.com/watch?v=FEXIbsEArTY
    “La péridurale ? ça picote…”

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    BerzinghNo Gravatar a répondu :

    @Working Mama, j’avais lu il y a longtemps un article disant qu’après l’accouchement, une des hormones libérées était une hormone de l’oubli. Ça rendait les souvenirs de la douleur très flous et ça concourrait à ce que l’on recommence. Donc non, ton idée n’est pas farfelu. Par contre, j’avais lu cet article il y a longtemps, du temps où internet n’était pas si répandu, dans une revue papier. Donc pas de source à montrer.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Olympe, personnellement plus que de la douleur physique je me souviens d’avoir complètement perdu pied, d’une impression de torture… bref plutôt d’une souffrance. Avec une amie on se disait que peut-être la douleur est là aussi pour nous aider à espacer les naissances, le temps que çle souvenir s’estompe quoi ;-)

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  10. Alors là, avec un sujet pareil, on va arriver à un nombre de commentaires comparable à celui des articles sur l’allaitement :-)

    Merci pour ce billet, toujours très fouillé, comme d’hab (mais comment fais-tu ? Tu prends de la coke ou quoi ?).

    Pour ma part, je me demande encore quelle a été ma principale motivation pour ne pas absolument vouloir la péridurale… Pour mes 2 accouchements, je suis arrivée chez l’anesthésiste en disant : “Je ne sais pas si je la prendrai”.

    Mais je me reconnais assez dans les points 1,2, 4 et le dernier :

    - Je n’ai pas du tout peur des piqûres, en revanche je DETESTE ne pas voir ce que l’on me fait.

    - La peur des effets secondaires rares, mais graves, dont tu parles, l’a emporté sur la peur de la douleur, ce qui fait que je me suis dit les 2 fois que je ne prendrais la péridurale que si la douleur était vraiment insupportable, et pas a priori.

    - J’étais assez convaincue, dès ma première grossesse, par les arguments sur le fait que la péridurale puisse affecter le déroulement de l’accouchement (que j’avais pu lire, entre autre, sur ton blog d’ailleurs).

    - Et enfin, je crois que je suis assez résistante à la douleur, et surtout que ce n’est pas du tout la même chose de la supporter en sachant à quoi servent les contraction et en ayant conscience que chacune d’elle me rapprochait de la naissance de l’enfant, que de supporter, par exemple, une rage de dents.

    Cela dit, pour en rajouter sur “mavie.com”, j’ai accouché de ma première dans une clinique très médicalisée, en position gynécologique, sous monitoring permanent et perfusion d’ocytocine car j’ai été déclenchée 12 heures après la fissure de la poche des eaux ; tout ça sans péridurale. On a beau devenir amnésique dans la seconde qui suit la naissance, je me souviens que j’en ai bavé. Et que j’ai voulu changer d’avis, mais qu’il était trop tard. Tout ça pour dire, non pas que je suis une warrior, mais que compte tenu des protocoles de la plupart des maternités françaises, et notamment de l’absence de liberté de posture et de variété de moyens pour traverser la douleur, je comprends qu’il soit difficile d’envisager d’accoucher sans péridurale.
    Pour le deuxième, j’ai opté pour un accompagnement global avec une sage-femme, j’ai accouché en plateau technique, avec la même sage-femme donc. Sans perfusion, sans monitoring permanent, avec la liberté de bouger. J’ai fait toute la fin du travail dans la baignoire, accompagnée et encouragée par la sage-femme (et aussi par mon mari bien sûr). Je n’ai pas eu le temps de sortir de la baignoire pour la mise au monde, mon bébé est né dans l’eau, sur fond de concerto de Mozart… Alors bien sûr j’ai eu mal, mais ça n’avait rien à voir avec la première naissance, c’était l’accouchement rêvé !
    Tout ça pour arriver à la même conclusion que toi, La Poule : accoucher sans péridurale, c’est d’autant plus envisageable que l’accompagnement humain est à la hauteur et que les moyens proposés pour lutter contre la douleur sont variés. J’ajouterais également qu’au-delà d’une question de moyens et de nombre de sages-femmes, il y a aussi une affaire de capacité du monde médical à redonner conficance aux femmes sur leur capacité à accoucher. Pour ma part en tout cas, je pense que cette ambiance de confiance plutôt qu’une ambiance protocolaire et de prévention extrême (comme pour le 1er accouchement), a complètement changé les choses. La sage-femme n’était pas tellement plus présente qu’au premier accouchement, mais d’abord sa présence était beaucoup plus “intense”, et surtout je sentais qu’elle me donnait confiance, que j’étais capable.

    Dernier point qui n’a rien à voir, je me permets un petit rectificatif sur les raisons religieuses : “Tu accoucheras dans la douleur” n’est pas un commandement divin, mais une conséquence de ce qu’on appelle le péché originel, par lequel, selon la Bible, le mal (et donc la douleur et la mort) est entré dans le monde. Ce n’est pas le lieu pour développer, mais je tenais à rectifier cette interprétation trop répandue (même si je ne doute pas qu’il existe des femmes qui prennent cela pour un commandement et y obéissent comme tel).

    Et désolée pour la longueur du commentaire … :oops:

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    G.No Gravatar a répondu :

    @Jouls, Et si on veut être complètement hors “Foi”, nous pouvons également dire que les hommes qui ont écrit ce texte (la Genèse), finalement décrivent ce qu’ils connaissent du monde qui les entoure, dans lequel ils vivent, et dans lequel, oui, les femmes souffrent en mettant au monde leurs enfants!
    On retrouve par exemple dans la description de la Création (Genèse, toujours), des éléments qui correspondent à ce qu’on sait de la vision du monde qu’avaient les Sumériens, vision du monde qui a été transmise aux peuples qui leur ont succédé.
    C’est comme si les hommes avaient ce besoin d’expliquer ce qu’ils ne comprennent pas et sur quoi ils n’ont pas prise, comme la douleur de l’enfantement… par le Divin! Ce qui n’empêche pas la Foi, bien sûr…

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    ElNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, De ce qu’on m’en a dit, “tu enfanteras dans la douleur” serait une mauvaise traduction du texte, il conviendrait mieux de dire “tu enfanteras dans l’inquiétude” (douleur psychologique), car tes enfants seront maintenant mortels (et c’est toi qui les surveilleras pendant que monsieur se cassera le dos au boulot ;) .

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, aha de la coke mais quelle bonne idée ! j’en aurais bien besoin là :lol:

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  11. hello!
    pas de péri ici pour mon 1er, né à la maison, par choix. Aucune envie de changer d’avis pendant l’accouchement mais une certaine rationnalisation (“là de toutes façons, ce serait trop tôt pour la péri”, “ben maintenant c’est trop tard”) et évidemment un “ah ouais quand même là je viens de le sentir le palier (de douleur qui augmente)! douleur qui va et revient, vecu comme une épreuve d’endurance cette naissance, à la fin un “putain tu vas sortir” parce que je commençais sérieux à en avoir marre mais aucun regret, aucun sentiment d’impuissance ou de colère… et tellement fière d’avoir donné naissance de cette manière là, quelle force! et j’en ai tiré non seulement une grande fierté mais une grande confiance dans mes ressentis par rapport à mon enfant (lié à l’allaitement de 14 mois qui a suivi) et convaincue que je referais pareil pour le 2nd!
    2nd grossesse, 2nd accouchement à la maison…. et waouhhhh quel rapidité! contractions complètement anarchiques pendant 24h, je me doute que c’est pour les jours suivants et pis non… rupture spontanée de la poche des eaux et bébé qui naît 3h 30 après! c’est allé tellement vite que paradoxalement ça m’a presque frustrée et que j’ai mis quelques semaines à intégrer que ça y est mon bébé est né!!!! et tellement rapide aussi que j’ai eu quelques contractions où j’ai refusé la douleur parce que non ma sage femme me dit qu’il arrive donc stop je ne veux plus avoir mal lol!!!! j’en reviens toujours pas de la force qui nous traverse quand notre bébé arrive et si un jour y’a bébé 3, je n’imagine pas autre chose : la maison et sans péri!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @charlinette, hé hé un peu comme dans le livre de M. Trelaun où elle dit que l’accouchement physio est une sorte d’épreuve initiatique qui conforte la femme et le couple dans leur compétence parentale.

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  12. Bravo et surtout merci pour cet article!! Pour ce qui est de mon vécu, un premier accouchement déclenché (sans raison médicale valable…) avec péridurale, épisiotomie et ventouse. Un traumatisme terrible, une douleur post accouchement encore pire que l’accouchement en lui-même. La péridurale m’a privée de toute sensation relative à la descente de bébé mais j’ai eu les tramblements cités dans le texte et surtout j’ai été mise sous oxygène car la dose d’occytocine et de la péridurale me faisaient complètement “partir”… J’ai eu peur, j’ai eu mal, j’ai souffert pour ce bébé que l’on ne m’a donné qu’une heure après sa naissance et qui est resté très marqué (forcément) par ses débuts dans la vie.
    Tout cela m’a conduit à refuser la péridurale pour la naissance de ma deuxième fille, un accouchement que j’ai VÉCU réellement et des sensations uniques que je ne regrette absolument pas…
    Il est impossible de savoir à l’avance comment notre corps va réagir à la douleur, il est inutile de dire ce que l’on fera au moment où car tant que le moment n’est pas arrivé, ce ne sont que des hypothèses… Si un jour il y a Bébé3, j’espère pouvoir vivre un accouchement aussi intense que pour Bébé 2. Encore Merci La Poule pur cet article!!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Madame Ordinaire, merci pour ton témoignage !

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  13. Ah la péridurale… Je suis enceinte de mon premier enfant (et très probablement le dernier, pour des tas de raisons médicales) et évidemment la péridurale est au centre des préoccupations de tout le monde… Au point que le premier cours de préparation à l’accouchement auquel j’ai assisté avait pour titre (c’est très sérieux): “l’accueil à la maternité et la péridurale” :shock: (Bon pour rajouter dans l’abus total caricatural mais malheureusement vrai: la liste pour le trousseau est le dépliant édité par une fameuse marque d’eau minérale des Alpes qui fait vivre le bébé en vous, avec le logo de la mater en plus… A part le brumisateur de la même marque je ne sais pas trop quoi amener du coup . :mrgreen: )…
    Petite précision pour mettre les choses dans le contexte:je rêvais d’une maison de naissance, ou d’un accouchement en plateau technique mais là où je vis, j’ai le choix entre maternité de niveau 2 et de niveau 3 et absolument rien d’autre, donc ce sera, malheureusement, une lutte pied à pied pour lutter contre le protocole (en l’état actuel des choses j’aurais le droit de tourner autour du lit, les fils du monitoring sont assez long, sic…).
    Bref, tout ça pour dire, que dans mon entourage, que ce soit les copines qui ont déjà accouché, ou celles qui n’envisagent pas encore de grossesse, la péridurale est une évidence et c’est hérétique d’envisager de s’en passer. Parce que oui, je vais m’en passer, je le sais au fond de moi, pour tellement de raisons qu’il faudrait un autre post, mais déjà pour commencer la plupart de celles de la poule, le fait aussi que j’ai un dos complètement pourri (scoliose et autres malformations mal soignées) mais qui me porte encore donc je n ‘ai pas envie d’y rajouter une grosse aiguille dedans, mes expériences passées et actuelles avec le corps médical (et je ne suis pas tombée sur la sage-femme libérale idéale non plus pendant la grossesse, et ce n’est pas faute d’avoir cherché: je suis vraiment dans une région pourrie pour ça)….
    Donc tout le monde est convaincu que j’aurai la péridurale (j’écrirais presque LA péridurale)… J’ai eu des réactions très violentes :shock: quand j’ai essayé d’expliquer pourquoi j’envisageais de ne pas y avoir recours (notez les précautions oratoires pour préserver l’entourage alors que bon, c’est moi qui accouche non?), d’où le fait que maintenant je dis que je garde l’esprit ouvert tout en ayant pris ma décision, en accord avec mon mari… Donc je ferai la consultation d’anesthésie pour que dossier il y ait en cas de catastrophe (césarienne d’urgence, attaque de martiens, neige en août, inversion de la rotation terrestre) mais je pars du principe que c’est relativement inutile…
    je suis frappée par le fait que ce sujet intime et personnel (la décision appartient au couple à mon sens) suscite autant d’avis aussi tranchés, et de la part de personnes pas forcément concernées. C’est une décision qui concerne ce qui reste une intervention médicale et je vis assez mal cette ingérence…

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    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @Elea, Sans vouloir te décourager, ce n’est que le début : quand tu es maman, il y a toujours un tas de gens autour de toi pour te faire passer pour une martienne parce que tu allaites, que tu n’allaites pas, que tu décides de rester au foyer, que tu retournes bosser à plein temps…
    Moi aussi j’ai eu à me justifier d’envisager de ne peut-être pas prendre la péridurale, surtout lors de ma première grossesse (“Ah bon, tu es contre”, “Ah oui, tu accoucheras dans la douleur, blabla”… Les gens étaient relativement polis, personne ne m’a dit que j’étais maso et intégriste, mais j’ai parfois eu l’impression d’être une demeurée). Pour le deuxième, comme j’avais accouché une fois sans péridurale dans des conditions pas physiologiques du tout, j’étais un peu plus sûre de moi.

    Bref, j’ai assez rapidement conclu qu’il faut avoir la surdité sélective, et décider d’écouter, sinon uniquement qui vont dans notre sens, du moins ceux qui nous écoutent avec respect et font l’effort de comprendre.
    Et puis il y a un moment où on a aussi le droit de dire qu’on n’est pas obligé de justifier ses choix intimes.

    Et sinon, pour l’accouchement, si je peux me permettre un conseil : dans la mesure où tu as très peu de choix de maternités, un projet de naissance, préparé assez en avance et en mettant le praticien qui te suit dans le coup, peut être d’une grande aide. Ca ne permet pas forcément de contourner le protocole, mais au moins cela montre que tu sais ce que tu veux, et que tu souhaites être actrice de ton accouchement. Comme les choses sont écrites, c’est plus facile que d’avoir à exprimer ses souhaits sous le coup de l’émotion. Et ça permet aussi, a minima, de se faire expliquer ce qui se passe, même si ce n’est pas conforme à ce qu’on avait souhaité.

    Pour finir, je ne sais pas si ça peut te rassurer, mais mon témoignage personnel d’accouchement assez médicalisé mais sans péri, c’est que même si les choses ne s’étaient pas passées comme je le souhaitais (déclenchement, monito, position, et autres…), j’en garde tout de même le souvenir d’un moment d’émotion très très intense et très fort, et c’est surtout ça qu’il me reste aujourd’hui, l’émotion et la joie de la rencontre…

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    VervaineNo Gravatar a répondu :

    @Elea, je suistout à fait d’accord avec Jouls, quels que soient tes choix, enfin vos choix, parce qu’on est en couple, tout de même -le plus souvent- quand on a un enfant, vous serez TOUJOURS critiqués: allaitement/pas allaitement, travail/pas travail, éducation cool/trop stricte……
    Après, je compatis car moi qui me croyais dans un endroit paumé, je vois qu’il existe bien pire!
    L’idée de rédiger un projet de naissance est intéressante.

    Après, je voulais rajouter aussi que c’est TOI qui accouche, en l’occurrence, pas ton compagnon ni tes parents, beau-parents, entourage… et que c’est toi qui subira les conséquences, quelles qu’elles soient (douleurs de l’accouchement, complications post-péri, etc) et pas eux. Et qu’écouter les reproches des autres fait moins mal que tout ce que tu ressentiras dans ton corps ou que l’impression d’être dépossédée de ton choix. Donc choisis bien en ton âme et conscience! (s’il était besoin d’insister…)

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    EleaNo Gravatar a répondu :

    @Vervaine et @Jouls 100% d’accord avec vous sur la surdité sélective que je pratique déjà sur: l’allaitement, l’éventuel cododo (si poussine décide de téter toutes les heures par moments, je ne pense pas courir dans sa chambre à chaque fois en fait, ma flegme naturelle reviendra très vite au galop ;-) ), la crèche ou la nounou (euh? là où y a de la place?), retravailler ou pas, le portage, j’en passe et des meilleures… Mais, et je pense que chacun place sa propre limite, autant je peux relativement admettre que l’on questionne ce qui est aussi finalement des choix sociétaux autant j’ai plus de peine avec des décisions médicales qui concerne mon propre corps, ma propre santé et celle de mon enfant (et ultimement celle du papa aussi car s’il se retrouve avec une maman en kit il va aussi morfler)
    Le projet de naissance, nous sommes dessus et nous essayerons de la caser dans les 15 minutes max de la prochaine consultation…. J’ajoute que le soutien du père est capital pour moi car même si les conséquences sont pour moi, je ne me vois pas gérer tout ça seule ou pire en contradiction avec les sentiments du papa.
    Je ne suis pourtant pas dans un coin paumé (12e ville de France) mais je me suis rendue compte hier que j’aurais eu plus de choix dans ma région de montagne avec un bassin de population de 170’000 habitants (donc plusieurs villes, des vallées etc) que dans une métropole de 220’000, à commencer par truc totalement fou, une baignoire ou au moins une douche dans la salle de travail… Donc oui, je pense aussi que je partirai à la maternité le plus tard possible, et que je vivrai les choses en fonction de mon ressenti, de celui que je percevrai du bébé, et du papa.. Heureusement que la sage-femme qui faisait la visite hier est en suite de couche et pas aux accouchements car je crois que si je l’entends encore une fois dire: “la péridurale c’est un choix personnel, mais bon tout le monde la demande à la fin, et puis bon la douleur c’est totalement inutile dans un accouchement” je mords…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Elea, bon courage ! comme les autres l’ont dit il faut être en paix avec ses choix et s’imperméabiliser contre les fâcheux… je te souhaite une belle rencontre avec ton bébé !

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    EleaNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, merci!!!! Là je suis au stade où j’envisage de changer malgré tout de maternité. Le cours de préparation à l’accouchement d’hier sur l’allaitement qui s’est transformé en plaidoyer pro-biberon (je respecte à 1000% toutes celles qui choisissent de donner le biberon, j’aimerais bien qu’on respecte mon choix d’allaiter), m’annonçant toutes les horreurs qui m’attendaient avec l’allaitement et le fait que cette maternité finalement ne pratique pas la tétée d’accueil (ah au fait on vous avait pas dit? on pose juste la question depuis 4 mois, et à chaque fois on s’est fait balader donc) m’ont définitivement dégoûtée… J’ai l’impression de me retrouver en URSS en 1970….

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Elea, :roll: j’espère que tu pourras trouver une solution qui te conviendra mieux

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    FloranthosNo Gravatar a répondu :

    @Elea,

    j’ai accouché une fois, avec dos pourri (déformation et tassement) suite à un accident. Visite à l’anesthésiste, sans idée préconçue sur oui ou non à la péridurale.

    J’ai accouché “par les reins”, c’est-à-dire que je sentais les contractions uniquement dans le dos (pourri !) et pas du tout dans le ventre.
    Douleurs difficiles à supporter (de mon point de vue !): demande de péridurale… et la péridurale a été folklorique : première tentative ratée car vertèbres trop tassées, deuxième tentative qui est passée, mais qui m’a fait tellement mal que j’ai failli tomber dans les pommes.
    Ensuite, elle n’est passée que d’un côté, ce qui a donné des sensations très bizarres : on “profite” des douleurs des contactions d’un côté en étant paralysée de l’autre ! :???:
    Et après l’accouchement, grosse douleurs dans le dos because énorme hématome là où la péridurale avait été posée… pendant environ 15 jours…

    Après, même avec ça, je ne sais pas si mon choix aurait été autre : ayant beaucoup souffert du dos suite à mon accident, souffrir de nouveau par là à cause d’un accouchement par les reins s’est révélé impossible.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Floranthos, pour info quand on accouche par les reins la position sur le dos est spécialement douloureuse, il vaut mieux être à genoux ou à 4 pattes ou toute sorte de variante, c’est ce qui soulage le mieux. Mais je compatis, ayant testé aussi (et avec un dos à la base en bon état).

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  14. Perso, la suffisance méprisante de l’anesthésiste “hin, hin, ouais, c’est ça, elles disent toutes ça, pis après, elles sont bien contentes de nous voir arriver” et ses immondes tentatives pour faire plier “vous pensez ce que vous voulez, mais je vous dis que vous mettez votre bébé en danger” n’ont pas été pour rien dans mon obstination à faire sans.

    Oui, ça paraît idiot dit comme ça… mais ce droit sur mon corps qui lui semblait acquis, ça m’a agacé, beaucoup.

    Bref, j’ai eu le sentiment de (re ?)conquérir une part de liberté. Ca fait une raison de plus, non ?

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    charlinetteNo Gravatar a répondu :

    @yael, complètement d’accord avec toi!

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    VervaineNo Gravatar a répondu :

    @yael, je plussoie charlinette!
    Et pour reprendre le com’ d’Aurélie, à moi aussi, mon mari a dit “allez c’est bon, tu as montré que tu étais forte, prends la péri maintenant.”
    Et c’est là que l’anesthésiste n’était pas dispo et que je remercie infiniment la mère sous césarienne ;) :p

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @yael, oui tout à fait. Comme je disais plus haut j’avais vu un anesthésiste qui était un sombre connard en consultation pour Pouss2, pas envie de le revoir ! (je précise que pour Pouss1 tant l’anesthésiste de la consult que celui qui a posé la péri pendant l’accouchement étaient très pros et bien…)

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  15. Le problème me semble t’il c’est que maintenant les femmes n’ont plus trop le choix . Celles qui ne veulent pas de la péridurale passent pour des intégristes . Par ailleurs je suppose que si elles crient trop fort on leur réplique que c’est elles qui ont choisi d’avoir mal.
    Mon expérience c’est sans péridurale.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Anonyme, effectivement il y a une certaine pression pour “bien se tenir” pendant la naissance, qui est assez contre productive je trouve.

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  16. Encore un bel article, merci à toi!
    Ayant accouché 2 fois sans péri, absolument pas du tout de façon volontaire :mrgreen: , et ayant souffert le martyr à chaque fois (comme le dit Olympe, la plus grande douleur de ma vie. 2 fois. D’ailleurs une fois lors d’un rêve où j’accouchais, j’ai ressenti à nouveau cette douleur (et j’ai réveillé tout l’immeuble)), je passe pour une héroïne auprès de toutes mes copines.
    Alors en effet une fois le bébé expulsé, j’ai ressenti un immense sentiment de fierté personnelle (c’est le marathon qui m’est venu à l’esprit) mais vraiment, je ne me sens aucunement une héroïne (ou tout du moins + qu’elles) car je pense qu’elles auraient fait aussi bien que moi dans cette situation. Je n’ai jamais entendu de récit de femmes qui “n’arrivaient” pas à accoucher (bien sûr, je parle des cas où tout se passe bien). Qu’on l’ait décidé ou pas, on y arrive (encore une fois quand tout va bien).
    Donc cette histoire d’accomplissement personnel ne me parle pas tellement (et je rêve d’accoucher un jour sans hurlement et grosse panique) :grin:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Bobine, incroyable l’histoire du rêve :shock: :shock:
    Pareil je ne suis pas super fière, surtout quand je vois l’état dans lequel j’étais :roll:

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  17. Bonjour,

    Mon témoignage de père :
    Pour notre première, nous habitions Epinal (88), et le message a été clair dès la première visite à la maternité : la péridurale, c’est de 8h à 18h. Si vous accouchez la nuit, c’est sans.
    Donc, tout le personnel est formé à l’accouchement naturel.
    Bien sûr, la petite est née au milieu de la nuit, et finalement, ça s’est “bien” passé. C’est à dire sans complication… pour la douleur, ben, il parait que je peux pas comprendre.

    Du coup pour les deux autres, elle a préféré sans dès le départ pour éviter “une surveillance plus rapprochée (monitoring, tension) qui entrave les possibilités de bouger” même si on était dans une grande ville qui fait du 90% de péridurale, sachant que les 10% restant, c’est parce qu’ils n’ont pas pu (arrivée trop tard ou autre…) Du coup ma femme est passée pour une héroïne vis à vis du personnel, pas habitué du tout.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @bpcloter, chouette un homme ! bienvenue et merci pour ce témoignage.

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  18. J’ai accouché deux fois sans péridurale, par choix, et bien que je trouve ton billet super intéressant et bien documenté, il ne me parle pas tellement. ça me fait un peu le même effet que les articles du style “10 bonnes raisons d’allaiter”

    pourquoi ne pas prendre la péridurale ? parce qu’on a envie de faire sans, tout simplement ! parce qu’on a le choix (dieu merci)

    ceci dit, je veux bien développer un peu… pour la première naissance, ce choix de ne pas prendre la péridurale est à replacer dans une démarche plus globale : volonté de vivre une grossesse puis un accouchement physiologiques, d’où des choix le permettant (suivi semi-global par une SF libérale et choix d’une maternité plus éloignée mais où l’équipe est habituée à accompagner des naissances physiologiques)
    quant à la deuxième naissance, la question ne s’est même pas posé tant c’était une évidence ! (un peu comme ton parallèle sur l’allaitement)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé, oui tu as raison je pense qu’il y a clairement une part inconsciente et totalement subjective dans le choix, qui est déterminante dans le succès de l’affaire. Après il me semblait intéressant d’explorer les raisons plus rationnelles car plus parlantes, même si “parce que j’ai envie” me semble parfaitement recevable (même si du coup moins intéressant pour la discussion :lol: )

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  19. Pour ma part, accouchement avec péridurale mais… qui n’a pas marché !

    J’ai eu une grossesse nécessitant une grosse surveillance, maternité niveau 2 obligatoire, possibilité de problème lors de l’accouchement…. donc pas préparée du tout à un accouchement physio. Déclenchement à J+4, perf d’ocytocine à fond les ballons pour lancer les contractions qui avaient du mal à se mettre en place. Évidemment harnachée avec monitoring, perf et tout le tintouin. Ça a été gérable quelques heures, puis plus du tout, et j’ai alors demandé la péridurale, qui a été mal posée donc aucun soulagement.
    A côté de ça, comme la maternité ne proposait pas de prépa à l’accouchement, j’avais juste fait une vague préparation de gestion de la douleur par l’haptonomie… mais oui mais oui.
    Bref, je n’étais pas préparée du tout, grosse panique, tension qui monte à 19 donc contractions plus du tout efficace, donc re perf d’ocytocine. J’ai réclamé l’anesthésiste pendant bien 5 heures, il n’a jamais voulu reposer… J’ai juste eu la lucidité à un moment de me dire bon, il ne viendra pas, essaie de gérer sans ! Franchement un souvenir atroce, rien de positif, une panique constante…

    Aujourd’hui, évidemment, j’ai oublié la douleur mais je n’ai pas oublié la sensation d’être passée à côté de la naissance de ma fille !
    Pour un deuxième, je suis bien embêtée parce que je ne veux pas revivre ça mais je dois évidemment toujours être suivie dans une maternité de niveau 2 qui ait une salle d’accouchement techniquement top. Et donc avec zéro physiologie prévue…

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Mimi_Pompon, oh punaise ma pauvre ça a du être terrible ! j’espère que tu pourras trouver un bon compromis s’il y a un n°2.

    Répondre

    Anonyme a répondu :

    @La poule pondeuse,
    C’est Mimi_Pompon.
    Bon ben numéro 2 en route :-) ! Je commence sérieusement à réfléchir à comment gérer la douleur le jour J mais toujours maternité de niveau 3 obligatoire donc je ne pense pas que la préparation à l’accouchement soir vraiment tournée vers la physiologie :-) !

    Alors comment trouver une solution alternative ? Vers qui me tourner ?

    Si vous avez des pistes, merci d’avance !

    Répondre

    opaleNo Gravatar a répondu :

    @ Mimi Pompon Félicitations !!!

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Mimi Pompon, Félicitations! Pour ce qui est de la préparation à l’accouchement, je te conseillerais de te tourner vers une SF exerçant en libéral plutôt que d’assister aux séances collectives et souvent un peu trop théoriques organisées par ta maternité. Certaines SF sont orientées sophrologie, d’autres encore sont formées à l’haptonomie (ça, c’est vachement bien pour aider le papa à s’impliquer dans la grossesse et à être vraiment un des acteurs de la naissance le jour J), à toi de voir ce qui peux te convenir le mieux. Et pour ce qui est de la gestion de la douleur, 3 bouquins VRAIMENT utiles:
    - Vivre sa grossesse et son accouchement:une naissance heureuse, de Isabelle Brabant.
    - J’accouche bientôt et j’ai peur de la douleur, de Maïtie Trelaün
    - Le guide de la naissance naturelle, de Ina May Gaskin

    Et je ne sais pas quel est le souci qui t’oblige à accoucher dans une maternité de niveau 3 mais je sais (par expérience ;-) ) qu’on peut malgré tout réussir à vivre un accouchement physio dans une telle structure…

    Répondre

    Anne CéNo Gravatar a répondu :

    @MimiPompom je souscris en tous points au commentaire de Pétrolleuse et j’ajouterais aussi : préparer un projet de naissance et s’appuyer dessus en fin de grossesse pour discuter avec le personnel soignant de ce qui est possible ou non dans cette maternité là.

    tu peux également te faire accompagner par une doula, le soutien émotionnel qu’elles peuvent apporter est très complémentaire du suivi médical (surtout si celui-ci s’avère très pesant et tourné vers le “technique”)

    (et félicitations aussi !) ;-)

    Répondre

    Mimi_PomponNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé, merci à toutes de vos réponses (et de vos félicitations :-) ). Je vais faire le tour des sages-femmes autour de chez moi pour voir ce qu’elles proposent !
    Et je vais faire un tour à la bibliothèque pour voir s’ils ont des choses en stock !
    Merci encore !

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Mimi_Pompon, félicitations à retardement :grin: Comme les camarades je ne peux que tu suggérer de faire une préparation hors de la maternité pour trouver ton espace. Fais-moi signe par mail si tu veux quelques adresses sur Paris.

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  20. (bon je recommence)

    Joli billet!
    J’aime les raisons que tu proposes et plusieurs me correspondent.

    Je trouve dommage qu’aujourd’hui en France, on le laisse pas réellement le choix aux futures mamans, que l’air de rien, on induit leur choix.

    Malgré 2 accouchements de gros bébés sans péridurale et sans aucune complication, pour mon dernier, l’anesthésiste a tout fait pour me faire peur et me convaincre que la péri était le meilleur choix que j’avais à faire.

    Le jour même de mon accouchement, c’est contre mon obstétricien que j’ai été. Il n’était pas là, mais il avait ordonné à la sage-femme (c’était un homme mais je ne sais quel mot employer) de faire venir l’anesthésiste pour me faire la péri dès que ma poche des eaux serait percée. On me l’a percé à 2 doigts car le travail n’avançait pas. Les contractions étaient non douloureuses pour moi mais régulières et bébé en souffrait.
    J’ai fait ma tête de mule. j’ai refusé la péri. La sage-femme m’a écouté.
    Je l’ai regretté 10 minutes car passer de 2 à 10 en 30 minutes, c’était Waouh! Mais 45 minutes après avoir eu la poche des eaux percée, j’avais mon bébé sur le ventre, avec une délivrance épique car personne n’était prêt à accueillir mon bébé. A 5 minutes près, je l’accueillais moi-même, toute seule. Bref, tout ça pour dire que mon obstétricien fut très fâché contre “la sage-femme ” , que devant moi, il l’a limité engueulé… J’ai aussitôt pris sa défense car c’était MA décision.

    A côté de ça, j’ai une amie qui a aimé ne plus rien ressentir grâce à la péri. Elle ne sentait plus ses jambes mais elle a aimé cette sensation.

    Personnellement, je ne m’imagine pas accoucher un jour avec péri… bon de toute façon, j’ai 3 enfants, ça m’étonnerait qu’il y ait une prochaine fois…
    J’aime accoucher sans péri, j’aime tout ressentir. En même temps, J’accouche assez rapidement, je ne souffre pas le martyr durant x heures. Et je n’ai pas la prétention de me mettre à la place d’autres futures mamans, de juger leur douleur ou leur choix. Je sais juste quelle est mon choix.

    Je ne suis pas une héroïne.
    C’est juste MON choix et j’ai du être têtue pour qu’il soit respecté. Et je n’ai même pas crié…

    Aujourd’hui les futures mamans n’ont pas assez le choix. On leur dit que la douleur est atroce, elles stressent et veulent la péri dès les 1ères contractions…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @MissBrownie, merci pour ton témoignage ! il me semble qu’on dit un sage-femme, tout simplement, même si certains revendiquent l’appellation “maïeuticien”…

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  21. Histoire de faire entendre une autre voix, pour ma part, j’ai choisi en toute connaissance de cause d’accoucher (par deux fois) avec péridurale. Parce que je n’avais pas envie d’avoir mal, parce que je ne voulais pas lier un souvenir de souffrance à mes enfants, parce que le rapport gain/risques était largement bon pour moi, parce que je voulais voir l’aiguille (pas si impressionnante, j’ai été déçue). Et je ne regrette absolument pas mon choix. Dans les deux cas j’ai essayé, avant la pose, de marcher et, même après la pose, de changer de position (j’avais beaucoup lu sur le fait que la position gynéco n’était clairement pas la plus adaptée). Au final, marcher, ça empirait ma douleur, et après des essais dans tous les sens, là où je me sentais le mieux c’était sur le dos, les jambes pliées.

    La première fois, ça se traînait un peu, mais comme j’avais de plus en plus mal et que la main de mon mari commençait à morfler, au bout de 3 heures, j’ai demandé la péridurale alors même que la sage-femme m’avait prévenu que la poser aussi tôt, c’était risquer d’allonger l’accouchement. Par contre, j’avais précisé (affirmé avec force, même) que si je ne voulais pas avoir mal, je ne voulais pas être assommée et ne rien sentir. L’anesthésiste a fait un super travail parce que, comme je l’avais demandé, je n’avais absolument pas mal, par contre c’est moi qui ai prévenu que je sentais la tête s’engager et même si je suivais les ordres de la sage-femme (“Pousse” et autres), je sentais parfaitement mes contractions et le moment où il fallait que je fournisse un effort. A aucun moment je n’ai arrêté de sentir mon bébé pendant son passage et même j’ai clairement savouré cette sensation dénuée de toute douleur (même si l’effort physique pendant l’expulsion, ça n’a pas été un moment plaisant). Cerise sur le gâteau : à partir du moment où la douleur n’était plus là, j’ai pu me détendre, laisser mon corps bosser sans interférer aux mauvais moments. Résultat : mon minimonstre sorti 1h après la pose de la péridurale (dont 10 minutes de poussées), une minuscule déchirure en tout et pour tout et une tonne de “Quoi ? Aussi rapide pour un premier ?”

    Du coup, pour le deuxième, j’ai retenté l’expérience et dès que j’ai senti que la douleur me faisait me contracter (ha ha, enfin, on se comprend), j’ai demandé et obtenu la péridurale, en précisant mes volontés en termes de dosage. Idem que pour le premier accouchement : c’est moi qui aie appelé pour dire que là, c’est clair que ça venait, des sage-femmes bluffées par la vitesse de la dilatation alors qu’avant ça ne bougeait pas tant que ça (toutes m’ont dit “ah ben clairement, on n’avait pas parié sur vous pour être la première !”), aucune perte de sensation, pas même une petite déchirure.

    Et dans les deux cas, dès que je n’ai plus eu sur le dos le personnel médical, j’ai pu me lever et aller aux toilettes seule (même si je me suis faite engueulée les deux fois quand ils l’ont découvert). A vrai dire, les seuls points négatifs que j’ai trouvés à la péridurale, c’est l’interdiction de boire et manger, et l’impossibilité d’uriner seule (on a tenté la bassine sous les fesses, mais je ne pouvais clairement pas).

    Au final, contrairement à ce que j’avais lu, j’ai eu des accouchements express et aucune utilisation d’instrument, avec (grâce à ?) la péridurale.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Berzingh, c’est chouette que ça ait si bien marché pour toi ! Moi aussi j’ai eu un bel accouchement sous péridurale pour Pouss1, sans instrument ni épisio.

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  22. Deux accouchement sans péri (le 2ème à la maison volontairement).
    Déjà j’ai une si petite confiance en le milieu médical, que je préfère “faire les choses moi-même”, quite à souffrir.
    Il y a aussi que la naissance, pour l’enfant est une épreuve assez terrible, je voulais donc être sûre de pouvoir l’accompagner.
    Les conséquences de la péri comme retard du travail ne me tente guère. je préfère un travail douloureux mais “rapide”, que d’être clouée au lit, n’en voyant pas le bout, sans douleur.

    Pour info, la douleur de l’accouchement, tout est relatif, je n’ai crié pour aucun de mes accouchements, j’ai plutôt bien géré dans le souffle, en revanche à mes prochaines règles, si on me propose une péri, même expérimentale, je dis oui de suite!!!! (un accouchement _ pour moi en tous cas _ c’est avoir mal max 2 minutes toutes les 6 à 10 minutes pendant 10 heures / les règles c’est avoir mal en continu sans instant de répis toute une journée voire plus)

    Répondre

    Anonyme a répondu :

    @brati, +++++++ !
    Je ne regrette pas mon premier accouchement médicalisé, mais j’ai ADORE mon deuxième accouchement complètement physiologique, sans péri, donc.
    Et j’ai même ressenti que toi : douleur toute relative à côté de celles des règles, pour lesquelles, effectivement, je demanderai volontiers une péri… pendant 3 à 4 jours !
    Je n’ai jamais loupé un jour d’école ou de boulot pour raison médicale, mais pour mes règles oui !!! Au collège, mes parents ont même été appelés pour m’emmener aux urgences pour une “appendicite” (pliée en 2, chute de tension, vomissement et autres joyeusetés…). Ce qu’ils n’ont pas fait, bien sûr, sachant très bien le pourquoi du comment.
    J’ai même reculé mon arrêt de la contraception par hantise des règles, c’est dire… Je précise que j’ai une bonne résistance à la douleur (aux dires de mes différents médecins, dentiste, gynéco, etc).
    Alors que la douleur de l’accouchement, une fois dans ma bulle, c’était vraiment gérable sans difficulté.

    Comme quoi, on est vraiment toutes différentes. Si seulement le corps médical en tenait compte…

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    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @, et Brati, moi, c’est pour les nausées que je demanderais bien une péridurale (ou n’importe quoi d’autre qui fait passer). Je DETESTE cette sensation de mal de mer permanent et tout le reste en début de grossesse, et je préfère accoucher 6 fois sans péridurale que de me taper ces salxxxies à chaque début de grossesse (oui bon j’exagère un peu pour les besoins de l’argumentation).
    Et comme vous, d’après ceux qui me connaissent et en particulier la gynéco et la sage-femme avec qui j’ai accouché, je suis plutôt dure à la douleur.
    Mais il y a vraiment des seuils de tolérance très différents d’une personne à l’autre en fonction du type de douleur…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @brati, pour ma part j’ai peu de souvenirs aussi douloureux que l’accouchement (quand on m’a réduit une fracture sans anesthésie peut-être ? et encore au moins c’était rapide). Mais c’est vrai que ça m’est arrivé d’avoir mal au ventre (indépendamment des règles d’ailleurs, qui ne me font plus mal du tout ces temps ci) au point de souhaiter une péri :mrgreen:

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  23. Pour bébé 1 : pas peur de l’accouchement (je pensais bien que j’allais déguster mais je n’appréhendais pas du tout cette partie là, j’étais plus dans le « et si je ne l’aime pas ? et si je n’arrive à l’allaiter ? et si… »,) mais je voulais la péridurale à 100% (si c’était pour dire non et finir par dire oui à l’arrachée je trouvais ça con).

    Pour bébé 2 : peur de l’accouchement (!) mais je ne voulais pas de péridurale :lol: et je ne sais même pas vraiment pourquoi. Alors oui j’avais le souvenir d’une douleur dans le dos pendant plusieurs jours après la péridurale pour bébé 1, oui en accouchant en Chine j’étais peut-être moins rassurée, oui j’avais lu que pour le bébé c’était mieux (d’ailleurs La Poule tu n’abordes pas ce point pourtant assez souvent abordé quand on parle d’accouchement « naturel »). Mais c’était surtout un « je ne sais absolument pas pourquoi je ne veux pas de péridurale mais je ne le sens pas, je ne suis pas du tout sûre de pouvoir y arriver mais je veux essayer quand même je m’en fous ». Même chéri n’y croyait pas une seconde mais j’ai quand même suivi mon idée. Et j’ai bien fait ! J’ai accouché à DPA+3 mais j’ai eu la chance d’avoir un bébé longiligne et que tout se passe vite et bien, ça aide. Clairement j’ai eu mal mais j’étais psychologiquement prête je pense à tenir sur la distance (dès le départ j’étais concentrée sur le fait que je devais rester calme). Sans parler de sentiment de surpuissance, ce qui est sûr c’est que j’étais super contente de l’avoir fait et ça a immédiatement effacé tout mauvais souvenir de douleur (à ne pas recommencer tous les jours non lus quand même hein ?). Niveau personnel médical, j’ai eu un soutien sans faille et je suis persuadée que ça aide je suis bien d’accord. En tous cas crois qu’il vaut mieux suivre son envie. Quelle que soit la décision, il y a des avantages et des risques donc autant être en accord avec soi-même (si possible) pour mieux vivre les contreparties.

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    EleaNo Gravatar a répondu :

    @Catwoman, totalement d’accord avec le “je ne le sens pas”… Viscéralement je sens que la péridurale pour moi ce n’est pas une bonne idée. Comme les fois où j’ai eu ce genre de sentiment et que je suis allée contre, que ce soit dans les choix privés, professionnels ou médicaux, il s’est avéré que j’aurai vraiment mieux fait de m’écouter, je pense que sur le coup, il vaut mieux suivre son instinct. La grossesse est pour moi l’état qui me fait le plus approcher mes instincts et ma part d’animalité, et je pense que cela joue aussi un rôle

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Catwoman, oui tout à fait, comme l’a dit Vermicel c’est d’abord et surtout une question d’envie, comme l’allaitement d’ailleurs.

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  24. pour mon premier (et unique pour l’instant), j’avais choisi la peridurale. Du coup, je n’etais pas du tout preparer a avoir mal… Et comme ca n’a marche que d’un cote, j’ai morfle grave! Et j’ai vomi 4 fois (desolee du detail). Je pense donc en effet qu’on devrait etre mieux preparer a la possibilite que ca ne marche pas ou qu’on ne puisse pas l’avoir. J’avais fait les cours de preparation a l’accouchement et je savais, en theorie, ce qu’il fallait faire pour m’aider dans mes contractions douloureuses sauf que je ne l’ai pas fait, j’y ai meme pas pensepuisque je ne devais pas avoir mal! En plus j’eatias seul avec mon mari tout le long, pas de soutien du personnel medical qui etait deborde ce jour la (toutes les salles occupees, et 2 cesariennes en urgences).
    Du coup, pour un deuxieme je crois que je voudrais essayer sans. Et si je change d’avis je sais que se sera possible aussi.
    Par contre convaincre mon mari de m’epauler dans ce choix va etre dur, il a completement paniquer la premiere fois, il a cru qu’il allait me perdre. J’etudierai donc l’option Doula.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @lilly, j’essaie aussi d’avertir (en douceur :mrgreen: ) les femmes enceintes (et leurs mecs) de cette possibilité. Pour un 2ème tu as regardé l’option de l’accompagnement global ?

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  25. Merci pour cet article très très intéressant. Je voudrais ajouter qqch, par rapport à la péridurale et son influence sur l’allaitement. Une étude a été faite, mettant en lumière que les bébés nés lorsque la maman a eu une péri sont plus lourds (souvent plus hydratés, ils ont plus de liquides dans le corps, c’est dû aux perfusions posées à la mère) et perdent plus de poids dans les premières 24h que les bébés nés d’un accouchement sans péri. Il en résulte que, je cite: “l’existence d’une péridurale doit être prise en compte dans l’évaluation de la courbe de poids des enfants, afin de ne pas inquiéter inutilement les mères, et d’éviter de donner des compléments qui ne sont pas nécessaires.” Voilà en quoi, par exemple, la péridurale peut avoir un effet sur l’allaitement. Ma source: http://www.lllfrance.org/Dossiers-de-l-allaitement/DA-51-Peridurale-et-perte-de-poids-pendant-les-premieres-24-heures.html?q=p%C3%A9ridurale

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Deedeen, merci pour le lien !

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  26. Pourquoi?
    Pour éviter les effets iatrogènes de la péridurale (arrêt de la production de l’ocytocine naturelle, besoin d’ocytocine de synthèse, immobilité, sensations insuffisantes qui font qu’on ne sait pas quand pousser, anesthésie des autres muscles du ventre qui ne jouent plus leur rôle dans la descente du bébé, extraction instrumentale plus fréquente, … …). Effets dont les professionnels de la naissance ne m’ont jamais parlé avant. :twisted: Ce sont des informations qu’il faut dénicher seule (merci la Poule, 10 Lunes et autres Maïtie…)
    Ne pas savoir si le bébé qui ne sort pas, le besoin de ventouse, la séparation d’une heure à la naissance… :sad: n’aurait pas pu être évités sans la péridurale…
    Pour laisser mon corps faire ce pour quoi il est fait, en respectant la physiologie, c’est à dire le fonctionnement normal du corps… Tout en sachant que la péridurale peut être un recours en cas de problème (épuisement de la mère par exemple), oui. Mais pas en partant du principe qu’on ne peut pas faire sans (cf les “ah bon, sans péri?” d’une partie de l’entourage). Principe qui fut le mien autrefois (sur le thème de “pourquoi souffrir quand on peut faire autrement?!”)
    Il ne s’agit pas de warrior (d’ailleurs, ce n’est pas une WAR!! = guerre). Il s’agit de ce que, moi, aujourd’hui, je considère comme meilleur pour mon enfant et pour moi-même.
    Je vous en reparle dans 5 mois!!!!!! ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @G., hé hé je croise les doigts pour toi alors !

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    Anonyme a répondu :

    @La poule pondeuse,
    Chouchou Troisième né début novembre, il est temps de donner des nouvelles!
    Après un accompagnement global de qualité, MA sage-femme était donc à nos côtés pour la naissance de Bébé 3. Pas de péridurale jusqu’à dilatation complète… Et jusque là, gestions des contractions et de la douleur avec mon mari et la sage-femme, tous les 2 impeccables!!! Mais à partir de ce moment, il n’a pas été possible d’aller plus loin dans une approche purement physio car Bébé était de travers et n’avançait plus! La SF a appelé un médecin qui avec une rapide écho a confirmé la position du bébé et annoncé la nécessité d’une péridurale. Les moments suivants ont été difficiles, ne pouvant plus faire avancer le travail et en attendant la péri, plus possible de “gérer”!! J’ai eu la chance d’avoir eu une péri très bien dosée,(encore merci l’anesthésiste, mais pas son infirmier et ses remarques désagréables) qui m’a permis de tout sentir, même des trucs que j’aurais pas imaginé sentir, et de pousser spontanément… La péri nous a permis à bébé et moi de nous reposer. J’ai mis au monde mon fils dans une lumière douce, sur le côté, ma SF derrière moi avec des paroles douces et en entendant le sourire dans sa voix!! et avec mon mari qui a dit ensuite avoir senti avoir une vraie place et une vraie utilité auprès de moi… Et pas de ventouse!!! Pas d’actes invasifs sur Bébé, peau à peau pendant près de 2 heures, retour à domicile dès le lendemain avec suivi suite de couches par mes sages-femmes toujours (bien contente d’avoir quitté la mat’!!! mais c’est une autre histoire!), sensation d’être beaucoup moins “invalide” qu’après mes 2 premiers accouchements, récupération plus rapide…
    Pour résumer, un travail sans péri, une péri face à un problème médical donné, et acceptée sans problème car pleine confiance en ma sage-femme, une naissance toute en douceur, un bébé qui va bien, une maman qui va bien (et un papa aussi je crois bien!!)!!
    Et voilà!!
    Encore merci la Poule et les autres (10 lunes, Maïtie Trelaun, Sophie Gamelin, Commentateuses de Blog, etc… )de m’avoir donné toutes ces pistes de réflexion qui ont contribué à rendre possible cette histoire de naissance!!

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    G.No Gravatar a répondu :

    @,
    C’était moi!! “G.”

    Répondre

  27. Alors moi je ne voulais pas de péridurale mais pour une raison non évoquée dans ton article! La conception ayant été très médicalisée (FIV DO)je souhaitais une grossesse et un accouchement le moins médicalisé possible. J’ai donc opté pour un suivi global avec une sage femme et un accouchement en plateau technique.

    La perte des eaux à la maison à 34 SA a un peu perturbé mes plans mais je me suis accrochée. J’ai été transférée en maternité de niveau 2 en raison de la prématurité de mon bébé où tout de suite il m’a été proposé une césarienne. Le personnel médical s’est montré plutôt hostile face à ma volonté d’un accouchement physiologique sans péridurale mais j’ai été soutenue dans mon choix par ma sage femme (qui m’a accompagnée) et mon mari.

    Malgré un travail très long (48 heures) et la pression du personnel hospitalier qui n’a cessé de me dire que si je persistais dans mon refus d’une péridurale mon accouchement allait finir en césarienne (je vois pas trop le rapport!, je suis parvenue à faire tout le travail, jusqu’à dilatation complète sans péridurale. Bouger en permanence m’a permis de supporter les contractions qui, lorsque j’étaient allongées me semblaient insupportables.

    Malheureusement l’expulsion a été très longue et le coeur de mon bébé commençait à ralentir. Ma sage femme m’a alors indiqué que pour accélérer le processus l’utilisation des cuillères étaient nécessaires et que cela serait très douloureux. Elle m’a alors proposé, en accord avec l’anesthésiste, une mini péridurale pour permettre l’utilisation des cuillères (quand j’entends des amies me dire qu’elles n’ont pu bénéficier de la péridurale car elles sont arrivées trop tard à la maternité, dilatées à 7-8 cm, cela me fait doucement rire). J’ai accepté sa proposition et 10 minutes après la pose de la péridurale mon bébé était sur mon ventre, en pleine forme et 15 minutes après la délivrance j’étais debout et j’accompagnais mon bébé à la pesée.
    Je garde un merveilleux souvenir de mon accouchement qui a été certe long et douloureux mais au cours duquel je ne me suis jamais laissée dicter mes choix. J’ai résisté face au personnel médical et j’ai très bien vécue le fait d’avoir accepté, pour la sortie instrumentale, la péridurale car ce choix a été fait en concertation avec ma sage femme et avec la certitude que c’était le meilleur choix pour moi et mon bébé à ce moment là.

    Pour un second accouchement je ferai sans hésitation le même choix de suivi par une sage femme et j’envisagerai peut être un accouchement à domicile si la naissance n’est pas prématurée, bien sur!

    Sinon, je confirme, la douleur est très vite oubliée. Quelques minutes après la naissance de ma fille je disais à mon mari que l’on pouvait recommencer tout de suite.

    J’ai aussi été l’attraction de la maternité, pas habituée à des naissances physiologiques et surprises de me voir redescendre dans ma chambre par les escaliers moins d’une heure après mon accouchement. Je précise que malgré les cuillères je n’ai pas eu d’épisiotomie (le gynécologue, ami de ma sage femme n’en pratiquant jamais!)

    Mon mari a également très bien vécu cet accouchement et m’a beaucoup aidé : massages, haptonomie, musique …

    Seules les autres mamans qui ont accouché en même temps et qui m’ont entendue crier ont pris peur et ont demandé très rapidement la péridurale!

    Merci beaucoup pour ce bel article qui devrait être lu par toute femme avant d’accoucher afin qu’elles prennent conscience qu’il existe d’autres alternatives à la péridurale et aux pieds dans les étriers.

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    RenardeNo Gravatar a répondu :

    @Géraldine, hum chouette récit d’accouchement !
    Quand on est bien renseigné on peut mieux décider. Je trouve en effet qu’il existe un certain flou artistique autour des différentes possibilités de péridurales existant (je ne savais pas personnellement qu’on pouvait faire une péridurale flash – c’est effectivement une bonne alternative pour les manoeuvres instrumentales – mais tu as pris le risque que la péri marche pas et l’accouchement un peu style médiéval…!)
    Pas facile j’imagine de résister à la pression des soignants…

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    @Renarde, moi aussi, j’ai eu une mini péridurale à 8 ou 9 cm, je sentais bien les contractions. Tout ça après être arrivée à la maternité dilatée à 6 cm et après avoir continuer le travail dans l’eau chaude. La sage-femme qui nous accompagnait était super, elle me guidait bien dans les positions.
    Le plus drôle dans l’histoire, c’est que c’est ma voisine qui pratique des AAD qui nous a dit que c’était le moment d’y aller, j’étais pour ma part persuadée d’être en “faux travail”. Ce que l’on peut être gourde pour un premier gamin. :smile:

    Cela dit, à lire tous les commentaires, on voit bien que chaque histoire est particulière et que le choix de la péridurale ou non, appartient à chacune.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Géraldine, bravo pour avoir pris ainsi en main ton accouchement et avoir su trouver l’équilibre avec l’équipe soignante !

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  28. Une raison supplémentaire : la recherche d’une nouvelle expérience orgasmique ? :mrgreen: Dixit une copine qui me prenait pour une folle de souhaiter éviter la péri pour BB2 (qui aura 1 mois demain).

    Comme La Poule, aucun regret de la péri pour BB1 (21 mois). En revanche, j’ai tellement adoré mon 2e accouchement, complètement physiologique et sans péri, que je n’ai pas redemandé de contraception au gynéco pour la visite post-partum. Une expérience comme ça, j’espère bien la vivre une deuxième fois ! Même si, bien sûr, tout accouchement est unique, et qu’on ne peut pas présager de l’avenir.

    Idem pour le père : autant pour BB1 “il ne s’était jamais senti aussi inutile de toute sa vie”, autant pour BB2, après un cours extra donné par une amie doula sur “l’accouchement à 2″, il a été complètement partie prenante. J’ai fait toute la fin du travail accrochée à lui, et je n’écoutais que lui pour ne pas sortir de ma bulle (les SF me parlaient, mais je n’écoutais pas, mon homme était mon filtre).

    Les bons ingrédients pour un accouchement sans péri, selon moi : une très bonne préparation, arriver au dernier moment à la mater histoire de ne pas laisser le choix à l’équipe :mrgreen: (pas fait exprès, mais je retiens pour BB3, au cas où je ne puisse pas vivre un AAD), et, surtout :
    - avoir fait sauter tous les verrous avant (pudeur, image de soit, côté animal, peurs liées à une histoire personnelle…), pour réussir à déconnecter complètement (ou plutôt être complètement connecté à son corps) et pour laisser parler son instinct,
    - choisir un accompagnement de qualité pendant toute la grossesse, et être soutenue pendant l’accouchement (par le papa / une sf/ une doula…).

    J’ai vraiment l’impression d’avoir vécu une expérience exceptionnelle, ou plutôt sensationnelle au sens étymologique du terme.
    Outre la facilité avec laquelle j’ai récupéré aussi bien physiquement que psychologiquement, je ne perçois plus mon corps de la même façon. Je “l’habite” plus, et mieux qu’avant.

    Concernant la douleur, je ne peux pas dire qu’il n’y en a pas eu, mais je ne l’ai pas vécue comme une souffrance. A aucun moment je n’ai eu envie d’une analgésie. J’accueillais chaque contraction comme une sensation normale, pas comme une blessure. Un élément nécessaire qui me permettait de faire ce qu’il faut (prendre la bonne position, bouger efficacement) pour accompagner mon bébé. Je suppose qu’on peut comparer avec les sensations éprouvées par les grands sportifs : les muscles qui tirent, les poumons qui brûlent, participent à l’effort, et sont indissociables de l’efficacité du mouvement.
    Il manque un mot, pour exprimer la sensation d’une douleur attendue et positive, motrice.

    Peut-être faudrait-il inventer un vocabulaire plus riche pour mieux parler de l’accouchement, et ouvrir plus de portes aux parturientes ?

    Dans mon projet de naissance, j’avais bien spécifié que je n’avais pas de projet d’accouchement précis, ne pouvant pas présager de ce dont j’aurai envie / besoin sur le moment. J’émettais juste le souhait que la physiologie soit respectée au maximum tant qu’il n’y avait pas de complication, et que concernant la péri, je ne voulais pas qu’on me la propose, encore moins sous la forme d’un ultimatum (du type “maintenant ou jamais”), car il serait arrivé dans la phase de désespérance où il est normal de “craquer”. En revanche, j’étais prête à la demander si j’en éprouvais le besoin, sans culpabilisation (c’était un des “verrous” que j’avais fait sauter pendant la grossesse).

    Peut-être que se laisser toutes les portes ouvertes, après avoir reçu et digéré toute l’information nécessaire, aide aussi à vivre cette expérience comme on le souhaite ?

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    Peche GingembreNo Gravatar a répondu :

    @oops, ouh là là je prends note. Voilà EXACTEMENT ce que j’aurais aimé entendre avant d’accoucher.
    Mais je crois que j’aurais l’occasion de re-accoucher.

    Ce cheminement me parle, merci !

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    oopsNo Gravatar a répondu :

    @Peche Gingembre, De rien, bonne future grossesse, alors ! :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @oops, merci pour ton témoignage, riche et ouvert !

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  29. un très bon article où je me retrouve à bcp de points.

    Envisager de ne pas pouvoir avoir recourt à la péri est une très bonne chose car parfois le manque de temps, de personnel, de moyen, fait qu’on ne peut y accéder (ici accouchée, pour un premier, en 1h30 à l’hôpital). La SF est restée avec moi tout le temps, résultat les 2 autres mamans sous péri sont passés en second plan !

    Donc en effet bcp de choses dans ton billet à diffuser largement !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @marie, merci !

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  30. Bébé en siège, poche percé, pas assez de contractions…je voulais la péridurale tout de suite, de suite de suite, mais il fallait attendre que le travail se fasse. Mal de chien quand même les filles! Je dis “chapeau!” à toutes celles qui font ce choix.

    J’ai eu la péridurale beaucoup plus tard que je n’aurai aimé l’avoir. Vu la position du bébé il l’ont faite pas forte car il fallait participer. Du coup je l’ai vécu comme une atténuation “légère” de la douleur (tout est relatif quand on parle de douleur). Perso: Je flippe même chez le dentiste et je choisit la piqure au moindre petit trou dans mes petites dents! Je suis une doudouille je crois. Si c’était à refaire, vos expériences me laissent de marbre en ce qui concerne mes propres choix futurs! ;) . Je comprends mais je n’arrive pas à partager cet enthousiasme anti péri.

    Par ailleur, dans mon pays natal on fait la guerre à la peri et que ça me revolte aussi de ne pas laisser le choix au future mamans sans les culpabiliser. D’ailleurs c’est ça l’éternel problème. Les gens veulent toujours juger et faire les choix à votre place que ce soit pour la péri (pour ou contre) ou l’allaitement (après 6 mois ça sert à rien!, ah bon tu n’allaite pas !!! Ah bon t’allaite encore!,),..etc, ou encore pour comment vous éduquer vos enfants. Tout le monde a un avis et le donne sans qu’on lui demande. Pourquoi pas un sujet de blog: “je fais mes choix de parent et votre avis ne m’interresse vraiment pas alors la ferme”. ;-) bon c’est pas drole comme sujet mais je vais creuser la question.

    Très bien ce blog en tous les cas!!!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Naya, merci pour ton témoignage ! quel est ce pays où on fait la guerre à la péri ? Quoi qu’il en soit ce n’est absolument pas ce que je souhaite, comme tu le dis il s’agit bien de rendre le choix aux femmes avec les clés pour le faire.

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    NayaNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse: Slovaquie ( si, si c est en Europe!) on est très dans la culpabilisation des mères qui n allaitent pas et on soulève beaucoup trop les risques liées à la péri. Société très patriarcale … J aime plus m attitude en France d appuyer sur le choix des femmes…enfin, dans l esprit c est normalement le but. Le juste milieu est difficile à atteindre je crois.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Naya, ça me désole toujours de lire ce genre de choses… Enfin en France c’est assez varié selon les endroits, même si la péridurale occupe quand même une place de choix.

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  31. Bonjour,

    je me permets de laisser un commentaire (habituellement je lis seulement) pour faire part de mon expérience sur un aspect pas très positif de mon accouchement sans péri.

    Pour mon premier enfant, j’avais dit “j’aimerais mieux pas de péri mais on verra bien” et j’ai fini par la prendre, accouchement “idéal” au final, bébé de 4,5 kg, pas d’épisio, rien et le commentaire des sages-femmes “vous êtes faites pour accoucher vous” (bon en cours de travail j’ai quand même pensé que le suivant serait adopté!).

    Pour mon deuxième, j’avais beaucoup lu, et je voulais une naissance la plus physiologique possible, pour le côté “santé” mais aussi pour le lien à l’enfant, la dimension d’accompagnement de son “voyage de naissance”, d’accueil… J’ai choisi une maternité en ce sens, où l’accompagnement humain par le personnel était super.
    Une échographie de contrôle après terme a montré que tout le liquide avait disparu (j’avais pas vu :shock: ) et le déclenchement a été décidé immédiatement. La procédure était un tampon aux hormones pour éviter si possible la perf d’ocytocyne. J’ai géré assez facilement les contractions, jusqu’à ce que ça commence “vraiment”, je voulais quand même ne pas prendre la péri, pour coller autant que possible à mon projet initial et bêtement par orgueil? pour me prouver qqch?. Jusqu’à ce que la douleur soit vraiment insupportable (une SF m’a dit, mais seulement après que le surnom du produit était “le pétard”).
    J’aurais bien voulu alors avoir la péridurale mais ce n’était plus possible. J’avoue qu’à ce moment là je n’étais donc pas du tout dans l’accueil de mon bébé, je lui en ai même plutôt voulu. A l’expulsion mon sentiment était “merci, ouf, c’est fini” et pas “enfin je te vois” et pendant un jour ou deux j’ai eu un peu de mal à m’attacher à mon bébé après tant de douleur (Bon aujourd’hui ça va beaucoup mieux!!!)

    Alors oui j’ai accouché sans péri mais je ne sais toujours pas si je suis capable d’un accouchement-physio-dont-on-sort-grandie, je me dis qu’avec un déclenchement les conditions n’étaient pas toutes réunies.

    Mais entre le côté idéal de l’accouchement naturel où on sent et accompagne son bébé, et ce que j’ai vécu, j’aurais peut-être mieux accueilli mon bébé avec une péri? (et ça m’embête de l’écrire!!! je continue à rêver de cet accouchement idéal si souvent décrit, mais est-ce un mythe????)

    Merci de m’avoir lue,

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @, Je ne qualifierais pas vraiment ton accouchement de “physiologique” puisqu’il a été déclenché et que les contractions ont été artificiellement provoquées par la prostaglandine. Or, les contractions induites par des hormones de synthèse sont réputées être plus douloureuses et plus brutales que celles qui accompagnent un travail naturel. Dans ces conditions, je pense que tu as beaucoup plus souffert que si le travail s’était déclenché naturellement et qu’on l’avait laissé progresser à son rythme sans intervention extérieure. Personnellement,j’ai aussi été déclenchée pour manque de liquide amniotique, alors que mon projet de naissance allait dans le sens d’un accouchement physio, et donc, sans péri. Mais lorsque je me suis retrouvée, le 3ème jour du déclenchement, épuisée, harnachée au monito et perfusée de partout et que les contractions sont arrivées, tout de suite très violentes et douloureuses, et m’ont submergées, je me suis dit que mon désir de me passer de la péri ne se justifiait plus dans ce contexte hypermédicalisé, sans possibilité de marcher, de bouger, que je n’avais pas envie de jouer les martyrs et de subir une douleur qui n’avait plus de sens à mes yeux et c’est pourquoi j’ai demandé l’anesthésiste très rapidement. Je ne refusais pas la péri par principe, mais parce que cela allait dans le sens d’un projet plus global, projet qui est tombé à l’eau lorsque l’équipe médicale a décidé de donner un coup de pouce (ou de poing? :roll: ) à la nature…

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    oopsNo Gravatar a répondu :

    @, Non, ce n’est pas un mythe !

    Je ne sais pas ce qui est le plus rageant dans ton message :
    - que tu n’aies pas pu accueillir sereinement ton bébé,
    - ou que tu n’aies pas pu prendre une décision (péri ou pas) avec toutes les infos en main à temps (le fait que ce soit plus douloureux avec la perf que sans déclenchement).

    J’avais lu avant mon 1er accouchement des témoignages comme le tien, de mères qui n’avaient pas pu réaliser leur projet de naissance mais s’étaient accrocher au peu de liberté qui leur restait, le refus de la péridurale… et qui ont trop souffert pour accueillir sereinement leur bébé. C’est ce qui m’a permis d’accepter l’anesthésie pour mon 1er accouchement, au vu des circonstances : sf aimable comme une porte de prison et obsédée par les TV, obligation de rester sur le lit en position du “poulet de bresse”, la gynéco (très sympa par ailleurs), ne voulant même pas entendre parler d’expulser sur le côté… Et mon homme se sentant complètement inutile et qui avait peur, me voyant devenir de plus en plus agressive à chaque fois qu’on me sortait de ma bulle, d’un coup de pied rageur dans la tête de la personne qui m’examinait !

    Il m’a fallu un peu de temps avant de déculpabiliser d’être passée à côté de l’accouchement idéal, et de ne plus en vouloir à mon homme de ne pas m’avoir soutenue dans le projet de départ. Point positif : du coup je m’étais obstinée à allaiter malgré un démarrage douloureux ; résultat : 18 mois de câlins lactés !

    Et surtout, j’ai pu beaucoup mieux préparer mon 2ème accouchement, alors que je ne l’aurai peut-être pas fait de la même façon après une première expérience qui aurait pu être traumatisante sans péri.
    Du coup, j’ai pu mener à terme la naissance sans péri de BB2… et j’ai un souvenir (frais d’1 mois !) extraordinaire de ce moment sensationnel. Au point que c’est une des raisons de ne pas reprendre de contraception : j’aimerais vraiment revivre encore une fois un accouchement physiologique.

    Même si je fais partie des chanceuses qui ont pu vivre un accouchement physiologique de rêve, j’estime que c’est une chance aussi de pouvoir bénéficier de la péri si on la souhaite. Et sans culpabiliser de notre choix, quel qu’il soit !
    N’écoute que toi pour prendre la décision qui TE correspond pour l’éventuel prochain. Ce sera le bon choix, sans aucun doute !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @, effectivement “sans péri” n’est pas la garantie d’un accouchement magique (en particulier s’il y a déclenchement, qui rend souvent la douleur difficilement gérable). J’ai eu aussi ce sentiment de ras le bol à la sortie de Pouss2, juste qu’il sorte de là et qu’on en finisse, alors que pour Pouss1 j’étais dans une sorte de vague de bonheur à l’idée de le voir enfin. Mais pour ma part, à peine Pouss2 était sorti la douleur s’est immédiatement arrêtée et j’ai profité de lui tout de suite. C’est pour ça aussi que j’ai voulu écrire mon récit de naissance brut, parce que je ne me reconnaissais pas dans la plupart des autres.

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  32. Au risque de choquer, pour moi la meilleure analogie que j’ai trouvé entre l’accouchement avec ou sans péridurale c’est l’anesthésie locale chez le dentiste pour soigner une carie … (Je précise :)
    Je n’ai qu’une bouche, et plusieurs caries… des petites, des grosses, des que j’ai eu alors que j’avais la pêche, des que j’ai eu alors que j’étais crevée, des qui m’ont fait mal, des que le dentiste a trouvé tout seul… bref, une seule bouche et plusieurs cas…

    Parce que oui, on m’a déjà soigné les dents avec anesthésie… mais on m’a aussi déjà soigné les dents sans, et pour plusieurs raisons !

    Simplement parce qu’on m’a dit qu’elle allait pas faire mal ou alors juste 10s, et qu’après ce serait fini. Ou alors on m’a prévenu que que l’anesthésie n’étais pas possible (alors que je douillais le martyre) parce qu’incompatible avec mon état de santé actuelle (enceinte ou sous traitement médicamenteux …)

    Bah pour moi la péridurale c’est pareil. Y a des bébés qui vont être super gros et on se dit que c’est mieux avec quand même … Y a des femmes ont envie / besoin d’une péridurale… Et y a ces mêmes femmes qui vont avoir des enfants plus mince, plus rapidement qui n’en auront pas besoin. Faut y aller au feeling et ne pas s’entêter sur un choix.

    J’avais le choix et j’ai pris la péridurale. Parce ma gynéco m’avait prévenu que j’étais vraiment fermée à double tour et qu’elle avait peur qu’un déclenchement (accouchement naturel finalement à j+1) ne se termine en 3j de souffrance ponctués par une césarienne. Et le jour J le travail n’a pas du tout avancé de manière linéaire … (perte des eaux et dilatation de 0 a 2 en 8h et de 2 à 10 en une heure… Dans le doute ils me l’ont posé et ont appelé le gynéco de garde pour une césa qui n’a finalement pas eu lieu)

    Par contre si j’avais eu le choix aujourd’hui je refuserai l’oxytocine … Mal supportée par moi et par ma puce, cette maudite hormone semble être a l’origine d’une partie de mes problèmes de rééducation…

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    oopsNo Gravatar a répondu :

    @anne, N’ayant jamais eu de carie, j’avoue, ça ne me parle pas… :mrgreen: :arrow:

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    G.No Gravatar a répondu :

    @oops, veinarde!

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @anne, J’avoue que cette comparaison ne me parle pas du tout non plus. La douleur lors de l’accouchement n’est révélatrice d’aucune pathologie, contrairement à celle provoquée par une carie : c’est le signe que le corps travaille, qu’il fait ce pour quoi il est « programmé ». Elle peut être accompagnée, et non subie de manière passive. D’autre part, l’anesthésie péridurale n’a pas pour seule effet de supprimer la douleur, c’est une intervention médicale assez lourde et, à ce titre, elle a des effets secondaires, comme celui de ralentir le travail, d’où la nécessité d’injecter de l’ocytocine de synthèse, qui peut, elle, provoquer une souffrance fœtale. Donc accepter l’une en refusant l’autre, ça me paraît difficile…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @anne, je ne sais pas si la comparaison parle à beaucoup ; enfin clairement accoucher ce n’est pas tout à fait pareil que de se faire soigner une dent ;-)
    Je ne sais pas non plus pourquoi on pense forcément que gros bébé = accouchement difficile, personnellement j’ai eu 2 costauds (3,9 kg et 4,4 kg, avec chacun 38 de PC) et ce que j’ai trouvé horrible c’est la dilatation, après ils descendent dans le toboggan à bébé et basta. Et ça n’a rien d’anormal que le travail ne soit pas linéaire, même si certains soignants n’aiment pas que ça ne rentre pas dans leurs petites cases.

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  33. un petit témoignage banal: j’ai accouché cinq fois sans péridurale. J’ai toujours fait toutes les analyses pour pouvoir l’avoir si je voulais … mais j’ai toujours accouché assez vite et sans, ce qui était plus confortable pour moi… j’aimerai que les avancées médico techniques apportent confort et liberté et non pas jugement et condamnation…
    je ne le dit pas trop, j’ai souvent des réactions agressives alors que je suis loin de faire du prosélytisme…
    cinq , pas de péri et allaités…

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    MARYNo Gravatar a répondu :

    BONSoir à toutes et tous,
    Voilà un témoignage qui pourra vous paraître surprenant, mais qui est de l’ordre du vécu, il y a une année maintenant.
    Une préparation à l’accouchement avec la sophrologie, et une sage femme bien éloignée des principes médicaux obligatoires, écoeurée de la pression des hommes du milieu médical, etc… qui m’a emmenée vers la voie du bonheur jusqu’à l’arrivée de mon petit garçon.
    Tout, mais exactement tout ce que j’avais envisagé pour la naissance de mon enfant s’est déroulée comme je l’avais imaginé, un véritable conte de fées.
    Tout au long de ma grossesse, j’ai véritablement fais le choix de rencontrer tel ou tel professionnel, de m’éloigner des “mauvaises ondes”, bref, de fonctionner beaucoup au feeling et aux ressentis de mes émotions.
    Je suis restée à la maison longtemps profitant du calme et d’un environnement serein. Une arrivée à l’hôpital marquée par la rencontre “d’un” sage femme, exceptionnel… qui m’a félicité du travail déjà accompli : une dilatation à 7 cm … La phase suivante s’est déroulée au sein d’une magnifique pièce de naissance, avec une grande baignoire au milieu.. J’ai pu y rester plongée durant 4 heures, jusqu’à la rupture de la poche des eaux.
    Une autre femme accouchait au même moment dans le service, qui avait elle, choisi la péridurale, mais le travail tardait, du coup notre sage homme nous a laissé beaucoup de temps seuls… ce qui fait que je me suis retrouvée avec mon compagnon dans notre bulle, à boire et manger comme je le voulais… j’ai donc pu reprendre des forces et bien accompagné à la phase de l’expulsion, j’ai pu moi même récupérer mon bébé, avoir la surprise de voir par moi même que c’était un garçon, le cordon est resté lié une bonne dizaine de minutes, rien dans les yeux pour bébé, juste une pesée vite faite sans mesure de taille pour ne pas tirer sur ses jambes… Une mise au sein tranquille, c’est moi qui ai pu profiter comme je l’entendais du déroulement et de la position de l’allaitement.
    Bref, une super bonne communication avec la sage femme qui a su respecter mes choix, mes envies tout en acceptant que les décisions qu’il est pris soit ok pour moi post naissance ( aspiration car bébé respirait mal… )
    la péri, c’était quelque chose auquel je me méfiais, et je m’étais préparée à ne pas la prendre, et j’ai réussi à ressentir les contractions en respirant tranquillement..
    Un moment extraordinaire guidé par des personnes “pro” et surtout qui ont conservé ce que le mot “humanité” veut dire.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @MARY, voilà un témoignage qui fait plaisir à lire :smile:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Myosotis, n’hésite pas à t’exprimer ici alors où je suis très heureuse d’avoir des commentatrices généralement ouvertes et tolérantes

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  34. J’y vais de mon témoignage aussi…
    Pour des raisons médicales, il y avait de grandes chances que j’accouche sans péri. Alors, j’ai tout fait, tout ce que j’avais à ma portée, pour me préparer à un 1er accouchement sans péri : sophro, ostéo, homéo, SF libérale. Un jour, je me suis sentie prête psychologiquement et – tiens c’est bizarre – 3h après les contractions commençaient. J’ai géré la moitié du travail à la maison, comme une pro.
    Arrivée à la mater: analyse de sang – surprise ! – le résultat est bon. On me propose donc la péri inespérée, ca tombe bien l’anestesiste est dans le service, mais moi je vais encore bien, je gère donc je refuse. La SF repose la question encore, encore, elle insiste, gentiment mais elle insiste. A 5h du mat, après des heures de travail, j’en peut plus, je tremble. Je l’accepte la péri.
    Seulement à 5h du mat, l’anesthésiste était partie se recoucher, je la reveille, elle me parle mal, elle me malmène un peu, me dispute parce que je n’arrive pas à me placer comme elle veut. Elle pique une fois, je hurle de douleur, elle me houspille encore, me dit que je ne PEUX pas avoir mal… avant de se rendre compte qu’elle a piqué à coté. A ce moement là, je n’en peut plus, j’en veut plus de sa péri pourrie mais elle a clairement l’ascendant psychologique sur moi, et j’ai presque envie de dire que c’est sous contrainte qu’elle me la pose une deuxieme fois.
    Sauf qu’elle ne marche pas. Je continue a tout sentir, pareil qu’avant. Sauf que maintenant, je ne peux plus bouger, je ne peux pas trop changer de position. La SF, elle est toujours sympa, mais elle ne me croit pas quand je dis que je ne suis pas apaisée, elle ne me croit pas quand je lui dit que j’ai envie de pousser.
    J’ai donc accouchée avec mais sans péri. Je regrette d’avoir accepté, parce qu’après la pause j’étais si déboussolée, si désapointée que le miracle de l’

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Elise, ah je suis désolée de lire ça. Rien de pire que le soignant qui nie ta douleur. Si tu dis que tu as mal, c’est que tu as mal, ce n’est pas ouvert à la contestation !

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    ServaneNo Gravatar a répondu :

    @Elise, je suis écoeurée de ce qu’on t’a fait. La fin de ton message semble être effacée mais je pense deviner ce que tu as ressenti. Etais-tu seule le jour de ton accouchement? J’espère que tu as réussi à surmonter cette blessure et surtout que pour une éventuelle prochaine fois tu trouveras les bonnes personnes pour t’entourer, te soutenir et te conforter dans tes ressentis.

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  35. J’ai accouché il y a six mois. J’espérais accoucher à la maison, mais hélas mon col restait ouvert à 3 malgré une après-midi puis une nuit de contractions.

    J’ai demandé une péridurale à peine arrivée à la maternité car j’étais épuisée, et j’avais entendu dire “qu’avec la péri on peut même s’endormir pendant le travail”.

    L’anesthésiste a piqué au-delà de l’espace péridural et je me suis retrouvée avec une paralysie totale du nombril jusqu’aux orteils.

    Les contractions continuaient sans effet sur le col et le rythme cardiaque de mon bébé a commencé à inquiéter l’équipe. Aussi j’ai été sous pression pour accepter une rupture de la poche des eaux + injection d’ocytocine.

    Sauf que l’anesthésie commençait à se dissiper et les sensations étaient effrayantes, des espèces de chocs électriques le long des hanches.
    J’étais terrifiée et j’ai demandé… une nouvelle péri avant que les contractions soient artificiellement “aggravées”.

    Quelques minutes après, le coeur de mon bébé a ralenti affreusement et on m’a emmenée pour une césarienne en urgence, sous anesthésie générale car “la voie” ouverte pour la péridurale n’était pas sûre.

    Cette expérience m’a fait réfléchir à ce que j’aurais voulu savoir avant d’accoucher :smile: :

    - il y a la douleur bien sûr, mais aussi (et peut-être surtout) une grande variété de sensations corporelles intenses, jusque là inconnues, cela peut être effrayant ; moi, cela m’a stressée, je crois que cela m’a empêchée de me détendre et me ménager pendant les nombreuses heures de travail à la maison…
    - je regrette de n’avoir pas su reconnaître et exprimer ce que je ressentais vraiment : la fatigue, le découragement, la peur,
    d’avoir dit “sivouplé la péri…” ;-) parce que ça me semblait mieux accepté de dire “j’ai mal” que “j’ai la trouille et je comprends rien”.

    Amitiés à toutes et toujours bravo à madame Poule pour ses billets.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @(une autre) Elise, oh je suis vraiment désolée de lire ça. Comme tu le dis un accouchement c’est souvent plus que la douleur, ça peut être de perdre pied, de perdre la maîtrise de soi, de faire caca devant tout le monde, de vomir… La péri peut atténuer certaines de ces choses mais pas toutes, voire en accentuer d’autres. Bref ce n’est pas si binaire qu’on le dit souvent.

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  36. J’aime ce blog, j’aime le lire mais pour une fois, j’ai aussi envie de témoigner.

    22 ans et un bébé attendu pour la fin septembre :lol: .
    Entourée d’amies-maman depuis peu, je suis habituée aux regards ahuris et aux bouches de grenouilles quand je dis que je ne veux pas de péridurale (même tête que lorsque les gens apprennent que nous avons décidé de ne pas savoir le sexe du bébé d’ailleurs). Bien sûr, j’ajoute toujours que si le travail dure 48h, je me laisserai peut-être tentée mais dans mon accouchement idéal, pas de place pour Mme péridurale.
    La réponse la plus formulée? “Ah ça c’est un truc de catho”… Et bien non! J’ai envie de vivre la naissance de mon bébé et la douleur ne m’effraie pas même si je sais que cela va être terrible. J’ai mangé des Mygales au Cambodge, j’ai sauté en parachute, je me suis mariée à 20ans, même pas peur de la douleur. Et toc!
    Au contraire, après moult témoignages, ce qui me ferait peur serait de me sentir impuissante, de ne plus maîtriser la situation, de devoir lire mes contractions sur un monito. J’ai vu dans un reportage une femme faire une sieste en attendant que le travail avance, cela m’a paru tellement étrange… Je ne suis pas contre la péridurale, je pense que la douleur est une donnée que l’on ne maîtrise pas tous de la même façon, exactement comme l’émotivité. Je crois qu’avec une bonne préparation, nous pourrions toutes y arriver mais pourquoi souffrir quand on peut juste patienter. Je comprends mais ce n’est pas le choix que j’ai fait.

    La sage-femme qui me prépare à l’accouchement est géniale et pleine de bons conseils: homéopathie, rester chez soi le plus longtemps possible, bien entendre que tout le personnel va nous tenter avec l’injection magique, ne pas hésiter à cracher sur son mari s’il nous empêche de nous concentrer sur nos contractions… :)

    Bien sûr, pour moi, l’aventure est à venir mais c’est un moment que j’envisage sans aucune appréhension, tout comme je vis ma grossesse depuis ses débuts: Zen !

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    G.No Gravatar a répondu :

    @Nono, Salut marmotte, je t’ai reconnue! :lol:
    J’suis bien contente que ce blog te plaise! Quand on se voit en juillet je peux te prêter les livres de Maïtie Trelaün, à condition que tu me les rendes dès que t’as accouché car j’en aurai besoin pas longtemps après toi!!!!!
    En attendant je t’embrasse et ton mari aussi et même si je suis bizarre (cf écho, héhé! ;-) ) sache qu’on est plein dans ce cas-là, en fait! Les bouches de grenouilles, on connait!!! On voit les mêmes pour les mêmes raisons!
    Reste zen!

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    NonoNo Gravatar a répondu :

    @G., Hihi, m’en doutais que tu passerais par là. Comme quoi, je fais bon usage de tes tuyaux! Ouiii pour les livres, même si ceux de mon mémoires devraient m’attirer davantage… Gros bisouuus à vous

    Répondre

    G.No Gravatar a répondu :

    @Nono, à bientôt alors!!
    (je sais ce qu’on fera pendant que les gars boiront des bières et mangeront du saucisson!!! on va PAPOTER!!!)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Nono, bienvenue Nono ! Eh bien tu m’as l’air d’avoir bien évalué la situation par rapport à tes envies et tes besoins, alors laisse parler les mauvaises langues et mets toutes les chances de ton côté pour que ton projet se réalise selon tes désirs.

    Répondre

    NonoNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, et à toutes !!

    J’ai accouché le 12 septembre dernier, sans péri ^^
    Accouchement de rêve, contractions vers 6h du mat’, arrivée à la maternité à 10h45 et ma petite merveille est née à 12h23.
    Je ne regrette absolument pas. Tout était parfait, rapide mais quand même douloureux. J’ai simplement géré ma respiration et mon mari a été génial, très compréhensif, me massant parfois les hanches et arrêtant lorsqu’il voyait mes contractions sur l’écran du monitoring. Je comprends que certaines femmes ne supportent pas cette douleur mais je m’étais imaginé qu’elle serait plus grande. Oui, accoucher, c’est intense mais effectivement, on oublie la douleur des contractions (moins celle de l’épisio mais ma minette devait sortir très vite, cordon autour du cou et rythme cardiaque très bas). J’ai chaleureusement remercié la sage femme qui était très dispo et ouverte, elle m’a proposé l’accouchement sur le côté, chose que je voulais tenter mais j’avais paradoxalement moins mal sur le dos.
    Bref, aucun regret !!

    Je vous souhaite à toutes un aussi beau moment !!!

    Répondre

    G.No Gravatar a répondu :

    @Nono, je me demandais si tu allais venir en reparler! Bien contente que tu sois contente…
    Peut-être que dans quelques semaines, je viendrai raconter aussi…
    Pour l’instant, je me repose, je profite de Chouchou Premier et Chouchou Deuxième … et je me prépare!
    Je t’embrasse ainsi que mari et fille!!

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Nono, waouh bienvenue à bébé alors :grin: :grin: :grin:

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  37. Ici après un premier accouchement avec péri qui s’est somme toute bien passé (durée raisonnable, pas de complication, ni épisio ni déchirure…), j’ai souhaité que le 2ème se déroule sans, essentiellement pour 2 raisons que je ne retrouve que partiellement dans la liste?

    D’abord pour ne pas interférer dans le déroulement de l’accouchement, et ce n’est pas tant par crainte des forceps ou autre… Pour mon premier accouchement, la péri a été posée un peu tôt, sans que je l’ai vraiment demandée (la SF m’a dit “j’appelle l’anesthésiste”, et moi je n’ai pas eu la présence d’esprit de dire que non, pas tout de suite, j’étais dans le coltard après une nuit blanche). Résultat cela a ralenti le travail à peine démarré. Donc j’ai eu de l’ocytocine de synthèse, probablement un peu fort car rapidement le rythme cardiaque de notre fille a commencé à devenir un peu irrégulier (sans que ce soit très inquiétant non plus). Là la SF nous a sorti “oh ben qu’est-ce qu’elle nous fait !”. Avec mon compagnon on était un peu interloqué : c’est eux qui lui faisaient des trucs, mon bébé n’avait rien demandé lol
    Après coup on s’est dit que c’était vraiment le monde à l’envers : tout va très bien, on sort la grosse artillerie, ça va un peu moins bien, mais rien à voir avec la grosse artillerie hein… Petit à petit a germé l’idée d’essayer, la prochaine fois, de ne rien faire si tout allait bien, pour voir…

    La 2ème raison, et celle-là m’est personnelle, mais en même temps ça a beaucoup marqué mon compagnon, qui l’a comprise après coup, c’est une forme d’accomplissement de soi, mais pas pour relever un quelconque “challenge”, plus pour voir ce que ça fait. C’était une expérience que j’avais envie de vivre, pas pour me dire “wahooouuu je suis trop forte” (je ne suis pas sportive pour un sou et je déteste la compétition, y compris contre soi-même) mais pour me dire “j’ai vécu ça”. Je ne me sens pas plus puissante, mais j’ai confiance en mon corps maintenant, et je me sens plus libre.

    J’ai parfois parlé de mes projets d’accouchement sans péri pendant ma seconde grossesse, et j’ai été assez surprise des réactions très négatives que cela soulevait, y compris venant de femmes ayant accouché sans péri. Aujourd’hui hormis dans des discussions dédiées comme celle-ci, ou lorsque mon interlocutrice est déjà dans l’optique d’accoucher sans péri, je trouve que c’est compliqué d’en parler. Étant donné que j’ai finalement eu droit à un accouchement “inopiné” (en voiture), je n’ai pas eu le choix et beaucoup de gens n’imaginent pas que je ne voulais de toute façon pas de péri.

    Quand on me demande si ce n’était pas trop horrible, je ne sais pas quoi répondre non plus. J’ai des souvenirs très très flous (merci les endorphines), mais autant que je sache, non, vraiment pas horrible. En même temps ça a été très (trop) rapide. Je n’ai pas eu de phase de désespérance. Je n’ai pas eu l’impression que je n’y arriverai jamais, je n’ai même pas eu mal lors de l’expulsion. Ca ne colle pas trop au récit classique de l’accouchement sans péri… si je raconte qu’accoucher sans péri ça fait (presque) pas mal, je vais me faire jeter des tomates par celles qui en ont bavé. J’ai l’impression qu’aujourd’hui ça n’est pas tout à fait “entendable” de dire qu’on peut accoucher sans péri sans souffrir le martyre (pourtant je ne suis pas la seule ici à n’avoir pas eu si mal que ça)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Prune, ah non ici les tomates on ne les jette pas, on les mange :mrgreen:
    Je me reconnais dans ta 2ème raison, et pour cela je ne regrette pas mon choix pour Pouss2 même si j’en ai bavé des ronds de chapeau (et cela ne remet absolument pas en cause le fait que tu aies eu un accouchement peu douloureux ! il est important de savoir que c’est très variable et que tout est possible)

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  38. Pour ma part vivant en Italie je ne peux parler que de mon expérience dans ce pays. En m’informant un peu sur internet quand j’étais enceinte j’ai dégoté un site où on promettait une préparation à l’accouchement avec la douleur réduite de moitié et un accouchement beaucoup plus rapide que la normale, ma chance a été que ce cours se déroulait à Florence pile poil où j’habite. D’abord intriguée et puis après super intéressée ce cours créé par une enseignante de Feldenkrais qui a adopté les principes de cette gymnastique en s’appuyant sur le fait que le bébé sort de manière hélicoïdale du corps de la femme il est contre nature vouloir accoucher avec le bassin au même niveau, il faut en revanche adopter une position spécifique mais surtout pas statique ni passive. Ce serait compliqué de développer ici toute le méthode mais mon expérience grâce à cette femme qui nous a enseigné à moi et mon mari (le mari entre en action car il doit aider à ouvrir le bassin de sa femme) de faire un magnifique accouchement en étant actifs tous les 2, à chaque contraction on se mettait en position et je dois dire que je n’ai presque pas eu mal, un peu à la fin quand la tête a dû sortir mais j’ai bien senti la différence quand on me forçait à rester assise pour le tracé du battement du coeur du bébé et quand je pouvait adopter les positions apprises, vraiment moitié moins de douleur !
    J’ai été très contente comme ça car à y bien penser moi j’ai peur des piqures et rien qu’à l’idée de l’énorme aiguille de la péridurale je crois que j’aurai fait des cauchemars !
    pour celles qui seraient intéressées voici le lien du site de la méthode que j’ai suivie :

    http://www.mammeinmovimento.it/new/

    Maintenant que la petite a presque 11 mois et bien j’aimerai renouveller l’expérience avec un autre bébé, cette préparation m’a rendu consciente de ce qui se passait dans mon corps, apte à réagir éventuellement à la trop grande intrusion du personnel médical et pas du tout peur d’un autre accouchement, naturel bien sûr !

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    CélineNo Gravatar a répondu :

    @Céline, Je voulais juste ajoute ce que me disait mon enseignante, que l’accouchement c’est comme une EPREUVE OLYMPIQUE et qu’il faut effectivement avoir une préparation physique pour pouvoir accoucher au mieux de ses possibilités en étant active de ses mouvements et pas bloquée sur un lit gynécologique à la merci des médecins. Ce sont nous qui accouchons et qui savons ce qui se passe dans notre corps.
    Je terminerai juste en disant que ceci est valable quand une grossesse se passe sans complications bien sûr et que la meilleure façon d’être bien suivie consiste à accoucher dans un hôpital ami des bébés qui aide à l’accouchement physiologique et à l’allaitement maternel.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Céline, merci beaucoup pour cet éclairage sur une approche peu connue en France. ça a l’air très intéressant effectivement !

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  39. En lisant les commentaires, je suis quand même assez étonnée de voir à quel point on se prend la tête. Depuis que je ne vis plus en France, je m’étais déjà rendue compte de cette tendance à propos d’autres sujets (alimentation / diversification par exemple) mais là ça me paraît encore assez flagrant. Finalement ça me semble typiquement de chez nous de réfléchir dans les moindres détails à la meilleure façon d’accoucher, de croire que chacun de ces détails a (et donc aura) une importance capitale et d’être forcément déçue quand ça ne roule pas comme on l’avait imaginé. Forcément l’accouchement qui mène à la naissance et à notre première rencontre avec notre bébé, c’est important mais je pense qu’il ne faut pas non plus en attendre des mille et des cents.

    Sur la préparation à l’accouchement, je comprends que certaines aient apprécié leur préparation mais de mon point de vue et sans la jouer provoc je pense que ça ne sert pas à grand chose (pour ne pas dire à rien). Je suis d’accord que si on veut essayer de se passer de la péridurale, il faut se préparer psychologiquement à avoir mal et à rester calme pour se laisser déborder le plus tard possible. Je vois aussi un intérêt à tenter une approche différente (haptonomie) ou à s’accorder un moment de détente (yoga) (même si question relaxation mon besoin se situe plutôt après l’accouchement :mrgreen: ) mais pour le reste c’est quand même loin d’être indispensable. Comme de tout il faut se faire plaisir, si c’est votre kiff de suivre des cours de préparation alors foncez, mais sinon c’est pas dramatique et ça ne changera pas la face de votre accouchement ! Se renseigner un peu avant, avoir une idée de ce qu’on veut, et se laisser guider le jour J, ça marche aussi très bien.

    Idem sur le projet de naissance… Je trouve ça très bien de réfléchir à ce qu’on veut et d’avoir un avis sur le déroulement des opérations mais si c’est pour s’y attacher au point d’être frustrée si ça ne se passe pas comme prévu… C’est comme la question de la tétée d’accueil, Elea ce n’est pas du tout contre toi, mais je trouve la question aussi surprenante que la réponse. J’avoue j’ai dû vérifier la définition de la tétée d’accueil tellement je croyais avoir raté un épisode. Ben non c’est juste de pouvoir donner le sein à son bébé après sa sortie de l’œuf. Mais si on veut, juste on peut non ? :shock: Une maternité qui ne fait pas la tétée d’accueil, mais comment c’est techniquement possible ? Ils font quoi du bébé une fois qu’il est sorti, ils le gardent et ne te le rendent qu’à la sortie de la maternité ?? Les femmes ne peuvent pas allaiter dans leur établissement ?

    Même surprise quand je lis des expressions du genre un « accouchement de rêve », j’ai l’impression qu’on ne parle pas de la même chose… J’imagine que mon 2e accouchement sans péridurale était un « accouchement de rêve », tout s’est bien passé, vite et bien, mais euh… c’est pas mon meilleur rêve non plus, ça reste un accouchement… Une fois qu’on a accouché, on sublime le truc parce qu’on oublie vite et qu’il reste la satisfaction d’avoir accompli quelque chose, le bonheur de la rencontre avec ce bébé. Mais ne donnons pas trop d’importance à la chose.

    Un accouchement, avec ou sans péridurale, ça peut bien se passer ou pas. On peut avoir une idée au départ, se dire je vais tenter, mais il n’y a pas de bon point ou de blâme distribué à la sortie si on a choisi telle ou telle option.

    (j’espère que le ton du message n’est pas trop décalé, j’écris à la va-vite)

    Répondre

    AurélieNo Gravatar a répondu :

    @Catwoman, Je pense que chacune investit son accouchement comme elle le “sent”. Ici, c’est sans doute un peu biaisé, car, vu le sujet de ce blog, il attire une proportion plus forte que dans la réalité de femmes “qui se posent beaucoup de questions”, et qui du coup souhaitent maitriser les événements. Beaucoup d’autres doivent être plus fatalistes ;)

    Ma belle-mère avait été très étonnée de voir à quel point ma belle-soeur et moi nous sommes posé des tas de questions par rapport à notre accouchement, aux soins aux bébés, laisser pleurer pas pleurer, nourrir à la demande, limiter les visites à la maternité… A l’époque, ça se passait comme ça se passait et puis c’est tout. Je pense que la prise en compte de plusen plus accrue au bien être de bébé, ainsi que l’accès beaucoup plus facile à l’information, quelle qu’elle soit, ont pas mal changé les mentalités…

    Répondre

    oopsNo Gravatar a répondu :

    @Catwoman, oui le projet de naissance est indispensable si on veut donner la tétée d’accueil ; et on a intérêt à préciser qu’on veut garder son bébé avec soit, sinon effectivement il est “capté” par l’équipe médicale qui nous le rend quelques heures plus tard tout lavé et tout habillé, et après avoir subit pesée et autres mesures, piqûres, dégagement des voies respiratoires, aspiration dans l’estomac, produit dans les yeux…
    J’ai halluciné des questions qu’on m’a posées pendant la visite avant l’accouchement : “vous voulez voir votre bébé après l’expulsion ou pas ?” J’ai répondu que si on me l’enlevait, j’étais capable de mordre, mais je ne fais apparemment pas partie de la majorité… :shock:
    Et concernant la préparation, ça permet quand même de vivre l’événement de façon complètement différente. Je n’ai pas vécu “juste” un accouchement. Mon 1er accouchement (médicalisé) m’a marquée parce que c’était le premier, mais le 2e (physio) m’a bouleversée ; il y a un avant et un après, et pas seulement parce que j’ai un enfant de plus. On peut vivre une même situation de manière complètement différente, selon la façon de l’investir.

    Il y a des femmes qui “subissent” et sortent traumatisées de leur accouchement, faute de préparation, ce qui peut poser de gros problèmes ultérieurs (libido, attachement défaillant envers l’enfant), alors je ne pense pas qu’on se prenne trop la tête sur le sujet, bien au contraire ! En France, les femmes “subissent” la gynécologie ; le monde médicale nous infantilise sauf quelques exceptions, et les conséquences sont loin d’être négligeables dans notre vie de tous les jours.

    Et pour répondre à Aurélie, ma mère se posait beaucoup de question à mon arrivée, et quand on lit ce qui se passait dans les siècles passés, nombreux sont ceux (et celles) qui se sont posées des questions sur l’enfance, l’éducation, etc. C’est plus une question de personnalité que d’époque !

    Répondre

    AurélieNo Gravatar a répondu :

    @oops, je ne sais pas quel âge tu as, mais juste pour préciser mon intervention, l’époque de ma belle-mère, c’était au début des années 70.
    Et, pour préciser également sa pensée (je ne suis pas elle, je transmets juste ce que je pense avoir compris), elle a analysé ça en disant que sans doute l’âge jouait, ma belle soeur et moi ayant eu nos enfants vers 30 ans, avec tout le temps nécessaire pour y réfléchir, alors qu’elle avait 22 ans et s’était plus laissée porter par les événements. Ce qui ne l’a bien entendu pas empêchée de réfléchir à tout un tas de choses, dont bien entendu l’éducation de ses enfants. Ce qui l’a marquée, c’est l’attention portée à des détails (comme les visites à la maternité), qu’il ne lui serait même pas venu à l’idée de mettre en question…
    Bref, désolée si j’ai été trop schématique. Mon intention était de répondre à Catwoman que chacune était tout à fait libre d’investir son accouchement comme elle le souhaitait. Ce qui est “trop” pour elle est probablement peu pour d’autres. Tout cela est de l’ordre du ressenti, donc très subjectif. ;-)

    Répondre

    CatwomanNo Gravatar a répondu :

    @Aurélie, @Oops, je n’ai sans doute pas très bien réussi à exprimer ce que je ressens (peut-être que ce n’est déjà pas très clair pour moi dès le départ :lol: ) mais ce qui est sûr c’est que je ne pense pas que ce soit mal de se poser mille questions, vu que je suis la première dans ce cas.

    Je trouve ça très sain de se poser des questions, de s’informer sur les différentes alternatives et de trouver la façon de faire qui correspond le mieux à notre feeling. Et je suis d’accord qu’il vaut mieux ne pas subir (ça vaut pour bien d’autres choses que l’accouchement d’ailleurs). Pour l’accouchement, moi aussi je me suis demandée ce qui était mieux, j’ai lu plusieurs récits d’accouchements sans péridurale, j’ai lu des exemples de projets de naissance, j’ai lu des résultats d’études qui montrent qu’un accouchement physiologique c’est quand même mieux, qu’un minimum d’intervention pour le bébé est préférable… J’avais imprimé le poster des différentes positions conseillées pendant le travail…

    Mais peut-être que ce qui me surprend c’est la conclusion de tout ça, de se convaincre qu’il n’y a qu’une super alternative et de s’y attacher si fortement. Parce que malgré toute la préparation qu’on peut se donner, qu’il s’agisse de l’accouchement ou de la suite, il reste une grosse part d’imprévu non maîtrisable alors il faut aussi se donner du mou. Or j’ai l’impression que ça aboutit souvent à se mettre inutilement la pression, c’est cette pression qui est différente en France je trouve.

    @Oops, quand je lis « oui le projet de naissance est indispensable si on veut donner la tétée d’accueil », pardon mais ma première réaction est quand même de me dire mais où va le monde ! Il a fallu donner un nom à la première tétée tellement wow c’est fou ça ! Et il faut obligatoirement avoir exprimé avant son « projet » pour ça ? Sans déconner, je suis la seule à trouver que ça ne tourne pas rond ?
    Comme ma belle-sœur qui a dû demander à être dans un « pôle physio » pour ne avoir un traitement spécial, où notamment on respecte ton repos sans venir te gonfler toutes les 5 min dès 6h du matin. Mais comment ça peut ne pas être la norme ça ?

    Mais pour donner un exemple, mes deux enfants ont été nettoyés avant que je leur donne le sein, avec des soins qui n’apportent sans doute pas grand chose au milieu (mais en gros juste le temps de finir de me recoudre). Ça aurait sans doute été mieux autrement mais ça a été fait comme ça et ce n’est pas un drame. De même qu’après 12h de contractions douloureuses et régulières à 5 min mais inefficaces, pouvoir se reposer un peu avant l’expulsion grâce à la péridurale, ça peut aussi être bien.

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    oopsNo Gravatar a répondu :

    @Catwoman, Tout à fait d’accord, se laisser toutes les portes ouvertes est sans doute la meilleure chose à faire, tellement il est difficile d’anticiper sur le déroulement d’un accouchement ! D’ailleurs, mon projet d’accouchement de BB2, c’était “je ne sais pas ce dont j’aurai envie/besoin le jour J, j’aimerais juste que la physiologie soit respectée or complication (qu’on me laisse tranquille, en clair !), et qu’on ne me propose pas la péri comme un ultimatum pile au moment de la phase de désespérance” !

    Je trouve aussi complètement dingue, cet interventionnisme autour de l’accouchement, et toute la pression qu’il y a autour. D’ailleurs, ils ne sont pas sales, les bébés, à la naissance, pas besoin de les nettoyer ! Encore une procédure un peu bizarre, heureusement de plus en plus abandonnée.

    Je crois que l’expression “tétée d’accueil” est surtout pour les femmes qui ne veulent pas allaiter, mais juste donner le colostrum avant de prendre les cachets qui stoppent la montée de lait.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Catwoman, eh oui hélas, beaucoup de choses qui nous paraissent simples et évidentes apparaissent encore comme des requêtes loufoques ou au moins inhabituelles dans certaines maternités. D’où l’importance, malheureusement, de se poser 1000 questions pour ne pas se voir imposer une façon de faire qui n’est pas particulièrement justifiée par les connaissances scientifiques et médicales (au contraire…), juste “on a toujours fait comme ça donc pourquoi changer”. Après je crois qu’un même geste pourra être ressenti comme anodin dans un cas et avoir des répercussions plus importantes dans un autre, donc effectivement il ne faut pas se mettre martel en tête contre la péri, ou contre autre chose, MAIS pour autant il me semble qu’il faut accueillir sans juger un ressenti très fort d’une femme sur un tel geste sans lui dire d’emblée que c’est une broutille.
    Après c’est vrai qu’un bébé c’est devenu un vrai projet pour les parents de nos jours, quand tu vois la prise de tête pour choisir une poussette ou un transat ça me semble la moindre des choses de se préoccuper de l’accouchement :lol:

    Répondre

  40. Ben moi, je n’ai pas aimé souffrir le martyre pendant huit heures, après avoir perdu les eaux, avant même le début de la dilatation.
    Par contre, j’aime bien les gens qui savent que le verbe “pallier” est transitif direct.

    PS : Pour rire un peu sur le sujet :
    http://grumeautique.blogspot.fr/2012/03/peridurale-blues.html

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  41. Peut-être alors faudrait-il penser à comment affronter les contractions de dilatation sans arriver au moment final de dilatation complètement crevée et exténuée alors que le plus dur reste à faire, c’est à dire le passage du bébé et l’expulsion finale ? On ne peux pas résister à un tel régime et ne pas ne pas vouloir l’épidurale si on a souffert le martyre et encaissé chaque contraction. Je pense qu’il faudrait donc revoir la préparation physique comme je l’écris dans mon témoignage plus haut. Le problème je pense est, dites moi si je me trompe, mais je crois que c’est la non explication de ce qui se passe dans notre corps. On ne peux penser accoucher en se préparant seulement intellectuellement ou en pensant bien respirer, c’est important oui mais ça ne suffit pas et surtout je trouve ça dommage quand on a la possibilité au travers de positions précises de soulager cette douleur ! Je l’ai vécu pour le dire, j’ai vu les femmes qui attendaient dans le couloir de l’hôpital la douleur se lire sur leur visage, la fatigue extrême alors que en réalité il leur restait encore beaucoup de temps devant elles et avoir pensé mais comment tiendront-elles le coup ? Alors oui dans ces cas là on dit arrêtez la douleur..

    Répondre

    Anonyme a répondu :

    @Céline, effectivement, il faut se préparer. Et je ne comprends pas que tout le monde ne le fasse pas !
    Enfin si, je le comprends trop bien : les femmes sont tellement infantilisées par le corps médical concernant la gynécologie, qu’il ne peut pas en être autrement. On ne va pas accoucher, on attend que notre obstétricien nous accouche… Forcément, s’il y a un loupé dans la procédure, c’est la panique !
    Le gros problème est qu’il faut aller soit-même à la pêche aux infos, souvent à l’encontre du milieu médical, se renseigner, trouver les bonnes personnes pour un accompagnement de qualité… un vrai parcours du combattant.
    Un comble !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Céline, je ne sais pas si on peut se préparer “physiquement” aux contractions. De toute façon on n’a pas de maîtrise de l’utérus, donc on ne va pas s’entraîner à contracter tous les jours pendant la grossesse. Ensuite, si on n’intervient pas pendant l’accouchement, et si celui-ci dure, il y a souvent un (ou plusieurs) moment(s) où le travail ralentit, ce qui permet à la mère de reprendre quelques forces (j’ai vu des récits où les femmes s’endormaient même !). Malheureusement dans beaucoup de protocoles hospitaliers un tel ralentissement est vu en soi comme un problème donc géré avec une intervention (rupture de la poche des eaux, perf de syntocinon…), et souvent les femmes disent qu’à partir de ce moment-là elles n’ont plus pu gérer (et donc prennent la péri). Empêcher les femmes de manger et de boire n’a pas de justification médicale et contribue également à accentuer la fatigue (quoique moi je ne peux rien manger quand j’accouche donc ce n’est pas une loi générale).
    Après il y a aussi un gros pic hormonal au moment où il faut accompagner la descente du bébé en poussant, qui permet généralement à la femme de trouver des ressources insoupçonnées. Personnellement j’ai trouvé que la douleur m’avait focalisée toute entière vers un seul but : faire sortir ce bébé ! tant pis si le passage fait peur, s’il provoque des sensations bizarres voire douloureuses : c’est toujours moins pire que la douleur des contractions.

    Répondre

    oopsNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, on peut se préparer à les “accueillir” dans de bonnes conditions pour être soulagée. Parce que les contractions sont quand même beaucoup plus douloureuses quand on reste sur le dos les pieds dans les étriers !

    Connaître et s’être entraîné à prendre plein de positions différentes avant le jour J, je trouve ça juste indispensable. Je n’aurai pas pensé toute seule à me suspendre à mon homme, et lui n’aurait pas tenu longtemps si une doula ne nous avait pas montré des techniques pour stabiliser sa position et me soulager. Certains gestes (massage des reins, appuyer sur certains endroits au bon moment, gant de toilette chaud…) ne s’improvisent pas, et il faut avoir prévu le matériel !

    De même, avoir appris à pousser avec les bras pendant l’expulsion m’a permis d’être efficace sans traumatiser mon périnée.

    Il me semble que dans notre culture où tout est “sous contrôle”, il est difficile de se lâcher et de laisser parler son instinct si l’on n’a pas fait “sauter tous les verrous” avant.
    Ainsi, la pudeur peut parfois être un frein à certains mouvements ; autant avoir fait le point avec soi-même en amont !
    Savoir quelles sont les positions possibles (si je n’avais pas vu des accouchements sur le côté ou à 4 pattes, je ne pense pas que je me serais écoutée le jour J !), savoir “rester dans sa bulle” et laisser l’accompagnateur jouer son rôle de filtre : je n’ai absolument pas écoutée la sage-femme, ça m’aurait reconnecté à la réalité ; je laissais mon homme me guider pour les interventions strictement nécessaires, il a empêché toutes les autres.

    Et le massage du périnée, quelques semaines en amont, histoire d’être bien connectée à cette partie du corps, je trouve aussi ça très utile le jour J. Non seulement parce que ça détend les tissus qui sont donc moins sujets à déchirure, mais aussi parce qu’on comprend mieux ce qu’on sent, surtout en cas de cicatrice. Connaître ses points faibles permet de ne pas paniquer.
    Ainsi, j’étais habituée à une gêne au toucher d’une zone en particulier, j’ai donc pu la reconnaître une fois sortie la tête de mon bébé, et l’accepter sans souffrir.

    Arriver avec un projet d’accouchement sans péri sans préparation, ça me paraît risqué, au moins parce qu’il faut quelques connaissances pour s’imposer face au personnel hospitalier…

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  42. [troll] Une femme, UN(E) sage-femme ? ;) [/troll]

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Cha_matou, ha ha oui pas bête !

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  43. Bonjour La Poule !
    Après 2 accouchements sans péridurale, ce que je retiens c’est la position de la gynéco qui avait suivi ma 1èrer grossesse, et qui était là pour l’accouchement. Elle a totalement remis la péridurale à sa place: un outil possible pour accompagner le processus d’accouchement, parfois utile mais non indispensable. A notre souhait de tenter sans péri, non seulement elle a répondu favorablement, mais elle nous a rassuré:
    ” si vous demandez la péri alors que je vois que l’accouchement se déroule bien et devrait se finir assez vite, je vous aiderai à trouver d’autres solutions. Si au contraire je me rends compte que la péri pourrait vous aider, je vous la proposerai”.
    Et ça c’était du bonheur. Avoir la certitde que l’on sera soutenu et accompagné, et qu’une demande de péri ne serait pas jugée par un “je vous avais prévenu”ça n’a pas de prix.
    La sage femme qui nous a acceuilli était plutôt du genre “comme ça vous ne voulez pas de péri!” sous-entendu: tu vas en chier, tu l’auras bien cherché, et compte pas sur moi pour t’aider…
    c’était douloureux certes, mais ça ne pas empêcher de remettre ça pour la 2°, et je retenterai si 3° il y a, tout en restant ouverte à la possibilité de la demander…

    L’accompagnement que nous avons eu pour le 1er, avec la présence de la gynéco que l’on connaissait pour la fin de l’accouchement, est malheureusement rarrissime…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sael, géniale ta gynéco ! Pourquoi il n’y en a pas plus des comme ça ??

    Répondre

  44. Bonjour à tous!

    Beaucoup de commentaires, je n’ai pas pu tout lire, alors j’espère que je ne ferai pas de redite et si c’est le cas je m’en excuse d’avance. Je souhaite intervenir car dans toutes ces réflexions véritablement intéressantes et enrichissantes, il y a tout-de-même une petite chose qui me manque.

    Lors de mon suivi de grossesse, ma sage-femme nous a parlé des différentes phases (plus ou moins reconnues) de l’accouchement. L’une de ces phases était appelée “phase de désespérance”. Elle nous avait expliqué que les contractions montent progressivement en intensité, avec des paliers successifs, jusqu’à atteindre un pic, véritablement très douloureux. Ce pic de douleur engendre (ou renforce) un état second chez la parturiente qui passe par des sentiments très sombres, l’impression même qu’elle va mourir et qu’il faut à tout prix que cela s’arrête, question de vie ou de mort. A ce moment-là, elle peut demander la péridurale, comme seule solution pour la soulager, la sortir de cette impasse.

    Je ne voulais pas de péridurale, je voulais accoucher à la maison mais ça n’a pas pu se faire (le diabète gestationnel empêchant ma sage femme de nous suivre là-dessus). Elle nous a conseillé de bien discuter entre nous (le papa et moi-même) des raisons de mon envie d’accoucher sans péridurale car au momemt où cette phase de désespérance allait se produire, il serait le seul à pouvoir me les rappeler et donc éviter un choix trop impulsif que je risquais de regretter.
    La particularité de cette phase de désespérance que je viens de brièvement vous décrire c’est qu’elle est en fait une phase charnière entre la montée des douleurs des contractions et la phase suivante qu’est l’envie de pousser avec l’engagement du bébé dans le bassin. Ce qui signifie qu’une fois ce pic de douleurs passé, l’état de la femme qui accouche est tout autre, on passe à d’autres sensations, les douleurs ne sont plus aussi fortes et très différentes. De plus, nous sommes à ce moment-là proches de la sortie du bébé. Une péridurale à ce stade, outre l’aspect médical, serait dommageable puisqu’en fait elle n’est plus du tout utile. Bien sûr, je parle d’une manière générale, dans le cas où le travail se déroule bien.

    Si je me permets de vous dire tout ça, c’est parce que ce que notre sage-femme nous a décrit s’est produit exactement de cette manière. Le truc c’est que nous n’avons pas détecté la “phase de désespérance” et que du coup nous l’avons vécue pleinement. J’avais l’impression qu’il fallait que ça s’arrête tout de suite car “je ne pourrais pas aller plus loin”. Je disais “ça s’arrête maintenant ou je meure”, dans une totale acceptation de ma condition. Je me rendais à l’évidence: j’avais vu trop grand, je n’étais pas capable de mettre au monde mon enfant. J’ai demandé la péridurale, ce qui a complètement désemparé mon compagnon qui vivait cela comme un échec pour moi.
    Heureusement, en quelques minutes, l’envie de pousser nous a surpris et ma fille est née peut-être 1/2h ou 3/4h après, sans péridurale.

    Ce n’est que plus tard que nous avons compris que c’était ça, la phase de désespérance, et que nous l’avions dépassée haut la main.

    Depuis que j’ai vécu ça, j’ai envie de parler à toutes les femmes, à tous les futurs parents, de cette phase si particulière car je pense qu’elle est mal connue et que si toutes les parturientes recevaient cet éclairage que j’ai reçu, bon nombre de péridurales mal vécues disparaitraient.

    J’ai essayé d’être concise mais ce n’est jamais simple avec de pareils sujets. Il y a encore tant à dire!

    Merci pour cet article!

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Servane, je ne l’ai pas abordé dans cet article mais il me semble dans d’autres, en tout cas il est clair que cette phase de désespérance (ou de transition pour d’autres auteurs) gagnerait à être mieux connue.

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  45. Bonjour !

    Je viens apporter mon petit caillou aux commentaires de cet excellent billet dans lequel je n’ai pas retrouvé la raison qui m’a donné à penser que la péri ne passerait pas par moi :)

    Avant d’aller plus loin, je tiens à préciser que je ne suis pas contre la péri et que je ne porte aucun jugement sur les femmes qui n’envisagent pas de s’en passer, que ce qui va suivre n’est que mon opinion très très personnelle et qui n’engage que moi :smile:

    J’ai une formation d’infirmière avec module obstétrique et stage en maternité, donc avant d’avoir eu mes enfants, je connaissais bien le déroulement d’un accouchement et j’ai eu la chance d’assister à quelques naissances aussi.

    Si la souffrance de la mère est évidente, criante et sans conteste, on parle assez peu de ce que vit le futur bébé et depuis ma formation, quand je parle de naissance, je ne peux m’empêcher de penser à ce par quoi passe le bébé. Les contractions de plus en plus fortes et rapprochées, le passage hyper serré de la filière pelvienne où le droit à l’erreur est quasi nul, l’arrivée à l’air libre dans un milieu inconnu où il faut s’adapter à un changement radical des conditions de vie (en somme, un vrai saut dans le vide où aucun retour en arrière n’est possible, c’est assez angoissant quand on y réfléchi), bref, si l’accouchement équivaut pour la maman à une épreuve olympique, j’ai toujours été convaincue que pour le bébé aussi :smile:

    Partie de ce postulat, il m’était devenu impossible de le laisser seul dans cette épreuve, je me devais de l’accompagner jusqu’au bout. Il m’était devenu impossible d’envisager mon accouchement à discuter tranquillement avec mon homme ou même dormir alors que mon bébé était seul, dans la tourmente des contractions que je sentirais plus, cela me donnait le sentiment de l’abandonner avant même qu’il ne naisse et c’était innenvisageable. C’est cette intime conviction qui m’a fait tenir le cap pendant mes accouchements. Rester avec lui, coûte que coûte. L’accompagner. Ma souffrance, soeur de la sienne, à dépasser en osmose avec lui.

    J’avoue que j’ignore complétement comment j’aurais réagi si je n’avais pas eu cette approche des choses, si je ne m’étais pas mis cette idée en tête…Peut-être que j’aurais accouché sous péri, que j’aurais trouvé ça génial et que j’en aurais fait la pub autour de moi ;-)
    J’ai fait sans péri, j’ai trouvé ça puissant et je dis aux femmes de faire comme elles le sentent, en accord avec elles-mêmes, c’est tout ce qui compte ;-)

    Belle journée à vous !

    Répondre

    Gwenn a répondu :

    @Annelélie, j’aime ce que tu écris. Ce n’est pas avec cette motivation que j’ai moi aussi fait sans péri mais après coup, j’ai eu le sentiment que ça avait sans doute été mieux aussi pour mes enfants. Bye

    Répondre

    bratiNo Gravatar a répondu :

    @Annelélie, c’est tout à fait ça pour moi aussi! Mon enfant est en train de naître, il vient au monde avec tout les chocs que ça peut représenter pour lui, il y a un effort intense fourni de sa part pour sortir de l’utérus, il me paraissait nécessaire d’être là avec lui pour l’accompagner, pour l’aider.

    Répondre

    ServaneNo Gravatar a répondu :

    @Annelélie, merci pour cet éclairage, cette vision des choses. J’ai accouché sans péridurale comme je l’ai toujours souhaité. Mais, même s’il y a des raisons qui étaient pour moi évidentes (comme la peur des conséquences, la conviction que je pouvais vivre ça pleinement sans avoir besoin d’anesthésie, etc), il y avaient des raisons qui restaient implicites, cachées, confuses. Tu viens de m’en révéler une! Et je crois qu’en fait, elle est la plus importante! J’espère que tes mots finiront de convaincre celles qui doutent et ouvriront une voie à celles qui disent vouloir la péridurale sans culpabiliser les autres.
    Merci infiniment! Je me souviendrai de ta parole.

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Annelélie, bonjour et merci pour ton témoignage. C’est vrai que j’ai (lâchement) évité cette question parce qu’on tombe tellement vite dans le concours de maternité, avec culpabilisation à base de “tu ne veux pas le meilleur pour ton bébé ?”. Aussi parce qu’on a peu de données claires sur le sujet je trouve. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas en parler, tu as raison.

    Répondre

    Anonyme a répondu :

    @Annelélie, dans mon cas, c’est vrai que ça a été une épreuve “olympique”… Hu hu hu… :mrgreen:

    Répondre

    OlympeNo Gravatar a répondu :

    Forcément, en anonyme, c’est moins drôle… :oops:
    C’était Olympe…

    Répondre

    OlympeNo Gravatar a répondu :

    @Annelélie, plus sérieusement, c’est vrai qu’il y a quelque chose de cet ordre-là…
    L’immensité de la douleur rappelle combien le moment est crucial, important. Je ne sais pas comment le dire bien, mais ça faisait partie du même mouvement qui m’a poussée à être très attentive au fait que les vêtements sur sa peau étaient une sensation nouvelle, l’air, le froid, le bruit, tout ça était des découvertes. Ca me semblait énorme, ce flot de sensations qu’il devait recevoir.
    Et j’avais l’impression que vivre ça dans toute son intensité me permettait de me rappeler à quel point je vivais un événement majeur pour lui comme pour nous, ses parents.
    Un événement que je ne pouvais pas vivre allongée tranquillou à faire du Sudoku.
    Mais encore une fois, et comme tu le dis, je pense que chacun-e doit vivre cet événement comme il en a besoin, en harmonie avec soi-même, l’autre parent et l’enfant à venir.

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  46. Bonjour,

    je ne réagis pas souvent à tes articles, mais pour une fois, je me lance.
    j’ai l’expérience de trois accouchements sans péridural. tous les trois très différents.
    accoucher sans péri était pour moi un genre d’idéal. il m’était inconcevable de devenir mère sans sentir passer mon bébé. je ne voulais pas être amputée de mes sensations à un moment aussi important. j’en ai gardé des souvenirs puissants.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @le majeur, merci pour ton témoignage, court mais fort !

    Répondre

  47. J’ai accouché deux fois, sans péridurale. Parce que oui, toutes les raisons listées dans l’article et aussi, la peur de l’hôpital, la peur d’être entre les mains de gens que je ne connaissais pas et qui respecteraient davantage les protocoles que ma petite personne. Ce qui, pour moi, parce que mes grossesses étaient non-pathologiques (hormis mes angoisses !!!!), m’est apparu le plus sécurisant, c’était d’accoucher avec une sage-femme qui m’a accompagné complètement, de longs mois jusqu’au jour J et après, à la maison. J’ai donc surtout choisi l’accompagnement global et aujourd’hui, ce choix implique “accoucher à la maison et donc sans péri”. Je ne pense pas que j’aurais réussi le sans péri à l’hôpital. Il faut une sacrée confiance en soi, en la vie, en bébé…. Quand il y’a doute, il faut pouvoir disposer de qqch, de qqun qui aide à passer le cap. Moi, je fais partie des mamans hyper inquiète, hyper douillette, très peu confiante en la vie et en moi… Et j’y suis arrivée. En un temps record (1h20 pour mon second, entre le réveil dans la nuit et la première tétée, pour un bébé de plus de 4kg !). J’ai même eu une complication qui a nécessité une révision utérine (sans péri donc) et ça ne m’a pas traumatisée. Je ne peux qu’être convaincue que, bien accompagnée, la plupart des femmes, si elles sont réellement motivées et soutenues, peuvent y arriver. Oui, bien sûr, j’ai eu mal mais dans l’optique d’un AAD, je m’y étais préparée psychologiquement et même si j’y allais à reculons, cela me faisait moins peur que l’hôpital. A chacune de trouver ce qui fait qu’elle se sent le plus en confiance, en sécurité. Après mes deux AAD, j’ai accompagné une copine en salle d’accouchement. Grosse maternité, péri, 20 heures en salle d’accouchement, 3 équipes successives, 10 personnes inconnues au moment de la sortie du bébé, grosse épisio (faite sans prévenir), aspiration et bain du bébé sans la maman… J’ai apporté tout le soutien que j’ai pu mais j’ai été choquée… Mais pas ma copine ! Comme quoi, chacune a sa sensibilité, ses critères. Ce qui serait chouette, c’est d’avoir vraiment le choix, sans faire frémir de peur une maman qui se pose des questions. Car le choix est possible, jamais on a eu autant d’outils, de techniques fiables et de connaissances vérifiées sur la grossesse et l’accouchement ! Alors que j’ai l’impression d’avoir été une super chanceuse d’avoir dans ma ville une SF qui pratique les AAD et, comme elle est toute seule, qu’elle ait été libre le jour où j’ai eu besoin d’elle !

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Gwenn, c’est clair que de pouvoir faire un AAD ce n’est pas possible pour tout le monde (et là je ne parle que des femmes ayant des grossesses à bas risque), juste pour des raisons de disponibilité de sages-femmes. Je te rejoins tout à fait dans l’idée qu’il n’y a pas UN accouchement idéal vers lequel toutes les femmes doivent tendre mais bien un accouchement idéal pour chacune.

    Répondre

  48. Pendant ma grossesse, je ne savais pas trop ce que je voulais. Essayer sans péridurale, plutôt, mais je ne m’y sentais pas préparée et la maternité où j’étais inscrite est la championne de France de la péridurale… Peut-être parce que la grossesse avait été longtemps attendue, j’ai mis du temps à investir cet aspect des choses et je ne m’en suis pas assez occupée, peut-être par superstition. Bref, la date de la naissance approchait, je ne savais toujours pas, j’avais dans l’idée d’essayer de gérer le travail à la maison le plus longtemps possible (nous habitons à 5 minutes à pied de la maternité), avec ma petite baignoire et mon ballon.
    Cela ne s’est pas du tout passé comme ça. Après cinq jours de dépassement de terme (et de vaines tentatives de déclenchement à l’italienne, séances d’ostéopathie et d’acupuncture qui ont englouti une partie de la prime de naissance :lol: ), l’accouchement a été très médicalisé : déclenchement, contractions très rapprochées, très douloureuses et très inefficaces, péridurale à 2cm après cinq heures de souffrance, rupture de la poche des eaux, syntocinon de plus en plus fortement dosé, et une naissance quinze heures plus tard, avec spatules et épisio.
    Sur le moment, je l’ai bien vécu, tellement j’étais soulagée d’avoir échappé de justesse à une césarienne pour stagnation de la dilatation. Le plus difficile avait été un grand sentiment d’impuissance face à ce travail très lent vécu dans l’immobilité et le stress du monitoring continu (pendant les jours suivants, j’avais l’impression de l’entendre encore…).
    Sans aller jusqu’à parler de difficulté d’attachement, le lien avec mon bébé a mis plusieurs semaines à se construire (un début d’allaitement difficile a aussi joué). Bon, aujourd’hui, il a neuf mois, tout va bien et l’allaitement se poursuit avec bonheur ;-)
    Aujourd’hui, je sais que je veux vivre un accouchement très différent s’il y a une prochaine fois, en accompagnement global avec une sage-femme, sans péridurale. Mais j’ai peur que cette tendance familiale à dépasser largement le terme (7-10 jours pour les femmes qu’on laisse aller jusqu’au démarrage spontané du travail) ne m’empêche d’avoir un accouchement naturel…

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    GaelleNo Gravatar a répondu :

    @Clémence,
    il me semble que jusqu’à 7-8 jours de dépassement du terme, sauf problème réel, il n’y a aucune urgence à déclencher l’accouchement. Surtout si dans ta famille on a tendance à accoucher tard, il y a sans doute moyen de négocier avec l’équipe qui te suit. Après tout, la durée de grossesse n’est qu’une moyenne, il y a forcément des plus courtes et des (un peu) plus longues.
    J’ai accouché à terme pour mon premier, mais pour le reste, c’est presque comme toi: ça a duré 15h interminables. J’ai demandé la péri au moment où je n’en pouvais plus des contractions, ça a très bien soulagé mais ça a commencé à traîner en longueur. Rupture de la poche des eaux, syntocinon, bébé commençait à moins bien supporter les contractions. Finalement, épisio, spatules, et moi super contente d’avoir enfin mon bébé avec moi (et d’en avoir fini). Mon mari ne m’a dit que quelques années après que ça commençait à dicuter césarienne dans le couloir! J’ai comme toi “échappé” à la césarienne pour stagnation de la dilatation!
    Le deuxième accouchement, je l’ai beaucoup mieux géré, sachant peut-être mieux à quoi m’attendre: 5h, la baignoire et le ballon, pas de péri, pas d’épisio, et moi au bout du compte je pétais le feu! Seul petit souci, au bout de 3/4 d’h bébé est parti faire un tour en couveuse parce qu’il avait du mal à se réchauffer, même sur le ventre de maman avec la lampe infra-rouge par dessus.
    Si j’ai droit à un 3ème essai, je tenterai sans péri, je l’ai tellement mieux vécu comme ça. Surtout avec tout ce que j’ai lu depuis sur le fait que la péri ralentit le cours des choses, le fait d’être clouée au lit idem.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Clémence, en accompagnement global, il est plus facile de “négocier” un dépassement (Pouss2 est né à 42 SA !), voir le billet dédié à cette problématique http://www.poule-pondeuse.fr/2010/05/16/un-bebe-en-retard/

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  49. Pffiiiou en ben j’ai pas tout lu, mais ça vous a toute inspiré ! du coup ça fait vraiment “problème” très féminin tout ça ! et les papas dans tout ça ? Ils veulent la péridurales pour leur femmes ou pas ?

    Pour ma part j’avais très envie de ne pas la faire simplement parce qu’on est conçu pour accoucher sans ;-) pas par peur de quoi que ce soit. Mais j’étais pas du fermé non plus hein ! elle a ses avantages , surtout dans le cas où l’on s’épuise des heures durant.
    Et puis voilà, le jour de l’accouchement est arrivé , on a appelé la maternité qui nos a répondu que comme j’étais une primipare j’avais bien le temps et que j’avais cas me faire couler un bain.
    Quand on s’est enfin décidé à partir, je suis arrivée dilaté à 9 donc la question de la péridurale ne s’est plus posé !
    Avec le recule , j’ai “adoré” sentir tout le travail se faire. encore plus être à la maison car finalement je n’étais pas dans l’attente. Enfin si mais je n’avais pas la pression médicale derrière moi. A m’ausculter régulièrement et tout. Ca a été une souffrance incommensurable mais je suis tellement contente d’avoir suivis dame nature dans son délire :grin:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Melanizetaufrais, pour répondre à ta question mon homme la veut :mrgreen:
    Et super que tout se soit passé si “simplement” pour toi

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  50. Merci merci merci pour cet article. Tu as les mots que je ne trouve pas.

    tout mon parcours est résumé là : http://mamananonyme.fr/2012/06/25/tu-accoucheras-dans-la-douleur-ma-reponse/

    Je ne suis pas une militante anti péri ou anti gyneco mais j’aimerai juste que l’on puisse avoir plus de choix – quels qu’ils soient –

    MErci
    mamananonyme

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @mamananonyme, avec plaisir :grin:

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  51. Bonjour

    Merci pour cet article et ces réactions que j’ai lus avec beaucoup d’intérêt.

    Au-delà de la question de “comment on gère les douleurs de l’accouchement”, je remarque que dans d’autres domaines, on accepte voire on provoque délibérément des pratiques corporelles douloureuses.

    Par exemple, il y a des gens qui font des tatouages ou des piercings, ou qui ont des pratiques sadomasochistes.

    Dans un autre genre, je pense aux gens qui font le ramadan : encore une pratique corporelle difficile, douloureuse à certains moments, mais acceptée pour des raisons de croyance.

    L’annulation de la douleur physique n’est donc pas, dans ces situations, le premier objectif des gens.

    Pourquoi n’en serait -il pas de même pour l’accouchement ?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Mathilde, intéressant ce parallèle avec le ramadan.

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  52. Petit retour d’expérience: ma fille (superbe, magnifique, le plus beau bébé du monde en toute objectivité ;-) ) est née le 22 août dernier, sans péridurale comme je le souhaitais, en accord avec le papa. Après un suivi de grossesse hasardeux jusqu’au 8e mois, j’ai en changeant de clinique trouvé une équipe médicale (gynéco et sages-femmes) absolument parfaite, et très respectueuse. Alors peut-être que je n’ai pas eu exactement l’accouchement de mes rêves (j’ai quand même dû me mettre sur le dos mais en position aménagée type de Gasquet) et la puce avait des problèmes pour passer ses épaules et le cordon autour du cou, donc mini épisio (1,5 cm) qu’on m’a proposée et non imposée… Bref, à part ça tout était parfait: gestion du travail à la maison puis en salle nature, sur le ballon puis debout la plupart du temps, mobilité tout le temps… Douleur oui, et surtout impression d’aller jusqu’au bout de mes forces (bon en fait j’ai fait une crise hépatique en toute fin de travail et me suis retrouvée couverte de boutons le lendemain de l’accouchement :twisted: )… D’ailleurs du coup la phase de désespérance je l’ai plutôt eu au moment de l’expulsion du coup…
    Mais quel bonheur de sentir ce qu’il se passait, de laisser les choses se faire à leur rythme, de pouvoir prendre ma puce sur le ventre en tétée pendant 2 heures (d’ailleurs depuis ma montée de lait, appelez moi Milka) et puis tout bêtement de me lever après la fin de la surveillance, d’aider le papa à rassembler nos affaires, de m’installer dans la chambre tranquillement… Pas à courir comme un lapin hein, mais capable de me lever pour faire ce que j’avais à faire quand et comme j’en avais envie…. Le plus bizarre de l’histoire c’est que dans mon entourage je dois toujours presque m’excuser d’avoir fait le choix de me passer de péridurale, et quand j’ai dit à une “amie” (?!) que j’avais vraiment eu l’impression d’aller au bout de mes forces elle m’a répondu, je cite “oui mais bon c’était ton choix, même en sachant que tu serais hyper fatiguée après”… Alors je pose la question: est-on moins fatiguée avec la péridurale?

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    oopsNo Gravatar a répondu :

    @Elea, dans mon cas, j’étais beaucoup plus en forme pour BB2 sans la péri qu’avec péri pour BB1 ! Et BB2 était beaucoup plus tonique.
    Au contraire, c’est comme dans la vie : plus on est passif, plus on est amorphe. Alors que lorsqu’on est dans l’action, on reste dans la dynamique, on ressent moins de fatigue.
    Avec la péri, on ne peut même pas aller aux toilettes seule, encore moins déballer ses affaires et s’occuper comme on le souhaite de son nourrisson les premières heures. J’ai trouvé ça avilissant, usant, frustrant… épuisant !
    Alors que pour BB2, quand je voulais quelque chose, j’étais autonome. C’est beaucoup plus agréable que de passer du temps à attendre, je me suis levée tout de suite… et donc mettre sur la porte le panneau “ne pas déranger” quand je voulais dormir !

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    EleaNo Gravatar a répondu :

    @oops, merci, ça correspond bien à mon ressenti!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Elea et oops, pour compléter, il est connu aussi que l’activité pendant la grossesse joue un rôle sur la fatigue post partum : c’est souvent plus difficile pour les femmes qui ont été alitées par exemple que pour celles qui ont pu rester actives (après “actives”, tout est relatif, hein, on ne parle pas non plus de courir un marathon :mrgreen: )

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    oopsNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, avoir un bébé de 20 mois à la maison, ça vaut largement un marathon ! :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @oops, l’autre jour chez le médecin… elle “vous faites du sport ?” moi “un peu de yoga” elle “oui et puis vous avez de jeunes enfants…” ensuite elle dicte “Mme Pondeuse pratique une activité physique régulière” :grin:

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  53. Je rêve d’un accouchement sans péridurale !

    Ma première grossesse s’est malheureusement soldée par une césarienne en anesthésie générale ( prééclampsie sévère, hellp syndrom).

    Pour cette grossesse, si je ne fais pas de récidive, j’aimerai vivre cet accouchement jusqu’au plus profond de mes tripes. Une sorte de revanche sans doute.

    Elle reste cependant une option, que je prendrai sans hésiter si je n’arrive pas à gérer.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sata, je te souhaite que cette naissance soit plus sereine que la précédente alors !

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  54. Une 1ere grossesse déclenchée et mise aussitot sous peri mais bien dosée les sensations mais pas les douleurs apres 8h bebe 1 etait la,
    Du coup pour le 2eme je voulais la péri mais dame nature en a décidé autrement apres 2h de travail il est né dans les couloirs de la mater,
    Je pense que si bebe 3 il doit y avoir je ne choisirais pas la péri, les sensations étant si différentes
    Mais le bon choix c’est son choix et chaques personnes son ressentie face a la douleur, et tout s’oublie oui oui meme la douleur quand bebe est la

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @stephanie, en tout cas c’est super que tu aies bien vécu cet accouchement sans péri surprise, pour certaines femmes c’est très violent.

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  55. Merci pour ce très bon article !
    Apres un premier accouchement avec une péridurale qui m’a ôté toute sensation, j’avais quand même demandé la même chose pour mon deuxième bébé . celle-j’ai eu une péridurale qui n’a pas fonctionné, je n’étais absolument pas préparée à la douleur, et cela à été extrêmement dur pour moi d’accepter que j’allais devoir souffrir ! Je crois même que je me suis retenue de pousser pour “attendre” qu’elle fasse son effet,, jusqu’à ce que la sage femme se fasse plus insistante (et pour cause, mon bébé avait le cordon 3 fois enroulé !). Cette expérience me fait bien réfléchir sur ce que je choisirai si jamais un bébé 3 pointe son ne?, et je dois avouer ne pas encore avoir la réponse !
    Je dirais que les principaux désavantages de la péridurale sont l’immobilisation sur la table d’accouchement et l’inefficacité de la poussée. Mais je suis plutôt du genre douillette et je ne suis pas de celles qui trouvent la douleur supportable !
    Merci en tout cas pour ces éléments de réflexion !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Véronique, merci pour ton témoignage ! je crois que ne pas avoir de péridurale quand on en souhaite une peut être une vraie souffrance, et il me semble que les femmes ne sont pas assez préparées à cette éventualité. Pour bébé 3 s’il n’est encore qu’un projet tu as le temps d’y réfléchir…

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  56. Bonjour,
    je lis tous tes articles depuis des années avec autant d’intérêt que de plaisir ; j’avais envie de laisser un petit mot aujourd’hui car j’ai accouché il y a 4 jours sans péri de mon 2ème enfant (avec péri, mais vrai “faux choix” pour le 1er, j’en avais parlé ici d’ailleurs je crois) et je peux dire que cet article a fait partie de mon cheminement pour y arriver. J’ai énormément lu, en particulier “Si l’enfantement m’était conté” de F Leboyer qui m’a beaucoup marquée, j’ai beaucoup parlé avec des amies qui avaient elles-mêmes accouché sans péridurale, j’ai réfléchi, écrit sur ce que cela représentait pour moi (plus une démarche personnelle qu’une peur de l’aiguille, vraiment), et le jour j j’ai été accompagnée par une équipe fantastique au CHU de Grasse dans les alpes maritimes – pour ne pas le citer- , qui m’a fait comprendre combien elle appréciait ma démarche ! Une SF m’a dit le lendemain “Des femmes comme vous, on court après !”, moi qui avais peur de déranger et qui, une fois l’accouchement passé, m’excusais en disant que j’avais dû paniquer tout l’étage avec mes rugissements… ! Ce fut une naissance merveilleuse, et mon mari m’a littéralement portée, soutenue, je crois que nous avons accouché ensemble ;-)
    Voilà, merci La Poule d’avoir participé à cela :-) et à bientôt !

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    RenardeNo Gravatar a répondu :

    @Sibylle, merveilleux témoignage !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Sibylle, vraiment merci pour ce témoignage, je suis très touchée d’avoir contribué à cette expérience qui semble extrêmement positive pour toutes les personnes concernées ! Bravo en tout cas d’avoir pu aller au bout de ton projet.

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  57. Abonnée au blog de la Poule depuis plus de 2 ans, je laisse pour la première fois un petit mot… Peut-être est-ce mon 4ème accouchement qui se profile pour le mois prochain (et qui réavive mes convictions) qui me fait prendre le clavier…
    Un petit commentaire, donc, pour apporter ma pierre à l’édifice “Pourquoi se casser le Q quand on pourrait ne pas souffrir”…

    Ce 4ème accouchement sera, comme le 3ème, sans péridurale. Comme la Poule, je souffre à en crever, surtout au moment de l’expulsion (alors que pour d’autre c’est le travail qui semble le plus dur)… Mais là n’est pas l’intérêt de ce mini témoignage…

    A celles que ce genre de choix étonne, voici comment j’en suis arrivée là.
    Premier accouchement en 2001 à Port Royal (belle usine à bébé s’il en est):6h pose de la péri, 6h20 une p’tite dose de syntocinon (désolée pour l’orthographe), 6h25 décrochement du rythme du bébé, 6h30 arrêt cardiaque!
    Et toc: forceps,16 points plus tard, et 2 semaines de réa le bébé va bien!(et 11 ans plus tard, il est normalement bêta pour un pré-ado)

    2003: accouchement sous péri nickel! Peu dosée, pas de complication (mais bon j’ai refusé tout ajout à la perf, ou perforation de la poche des eaux par la SF)… Je dois reconnaître que c’était finger in the noze…

    2006: 3ème grossesse et cerclage sous péridurale: brèche! Pas de bol me direz-vous. D’autant que lorsqu’on est enceinte, pas de blood patch possible et donc on attend 3 semaines de pouvoir enfin se mettre assise dans son lit sans tourner de l’oeil…
    Évidement, pour l’accouchement qui suivait ce cerclage, péri déconseillée (cicatrice de la dure mère encore fragile)…
    Et franchement, l’accouchement physiologique qui s’imposait à moi a été fort douloureux (bien que psychologiquement j’ai été complètement dans le trip).

    Alors après ces différentes expériences, les statistiques s’imposent à moi: 3 péridurales, 2 ratées!

    Mon choix est donc un choix de sécurité pour mon enfant à naître et pour moi même!
    Et je ne suis pas de celles qui vous diront que l’accouchement physio, ça ne fait pas mal… Juste que l’accouchement physio me semble (en fin de compte) plus sûr…

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  58. Merci pour cet article très intéressant. j’ai souvent l’impression qu’accoucher avec péridurale et la règle et sans péridurale l’exception. Pour ma part, je suis arrivée à la maternité avec un col ouvert à 7. Donc, trop tard pour se poser la question et mon accouchement a été express, ça a duré une heure en tout. Bien sûr, j’ai souffert quand même, mais si je devais choisir entre accoucher et ma faire arracher une dent, alors je dirais qu’accoucher est loin plus supportable. De plus, la douleur est un indicatif précieux pour savoir quand pousser. Je trouve dommage qu’on ne mette pas plus l’accent sur apprendre aux femmes à être à l’écoute de leur corps.

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