Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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La journée des mères actives

Par  • Le 9 février 2012 à 23:21 • Catégorie : News, Réfléchir

 Comme je l’avais annoncé ici, j’ai assisté le 9 février à la première journée des mères actives, à la sympathique invitation de l’équipe de Maman travaille (dont je salue ici bien bas le travail magistral). Maman travaille, c’est un des premiers blogs que j’ai découverts, forcément intéressée par la problématique, même si je n’étais pas d’accord avec tout ce qui s’y disait (mais n’est-ce pas là la beauté d’internet que de pouvoir se frotter à des opinions et points de vue différents des nôtres ?), c’est maintenant un réseau et une association. Autour de la problématique des mères actives ont été abordés plus généralement l’articulation entre vie professionnelle et vie privée, la discrimination et bien d’autres questions qui nous touchent finalement tous. Selon mon engagement, j’en ai également fait un copieux Live tweet qui a noyé mes malheureux abonnés Twitter sous un flot d’extraits. Je dois dire que j’ai globalement été très impressionnée par la qualité des intervenants. A travers ce billet je vais essayer de vous donner plutôt une vision plus synthétique et forcément partielle de la journée, vraiment passionnante, sachant que l’équipe d’organisation fera sans doute une restitution plus exhaustive (tout a été filmé).

Un des leitmotivs de la journée pour moi : oser ! Oser se mettre en valeur, oser viser plus haut, oser demander un poste même si on ne se sent pas à 100% (120% ?) légitime pour le prendre… Comme l’a dit l’incroyable Aude de Thuin*, les femmes souffrent culturellement d’un manque de confiance en elles. Et en parallèle, ainsi que nous y incite Brigitte Grésy (une autre des stars du jour), les femmes doivent organiser leur incompétence parentale et ménagère, afin que les hommes prennent toute leur place dans la sphère familiale. Ceux-ci n’étaient d’ailleurs pas en reste (citons Till the Cat, père au foyer, et Mercredi C papa, une des rares associations d’hommes à s’intéresser à ces questions), et il ressort que les femmes d’aujourd’hui ne combattent plus contre les hommes mais AVEC eux (l’importance du bon choix du mari est d’ailleurs ressortie plusieurs fois comme un facteur clé de succès professionnel des femmes). On voit des effets positifs pour les hommes de s’impliquer dès les premiers jours auprès de leur bébé (cela augmenterait leur espérance de vie !) et également de promouvoir la parité en général ainsi que la flexibilité du temps de travail, ce qui augmente la performance mais également leur permet de passer sous le plancher de verre. Oui, car autour du plafond de verre c’est une vraie maison en fait, avec la métaphore déclinée à l’infini : plancher, murs, labyrinthe, et même escalators pour ces messieurs !

Il a été martelé tout au long de la journée que les valeurs, les compétences, les activités et les métiers que nous définissons comme féminins sont en réalité des stéréotypes culturels (si vous n’êtes pas convaincu lisez l’excellent livre de Brigitte Laloupe alias Olympe qui était là pour nous en parler), ce qui n’empêche que nous gagnerons tous à augmenter leur visibilité et leur attractivité : comme l’a souligné François Fatoux, délégué général de l’ORSE, si on cherche à attirer les femmes dans les métiers traditionnellement masculins (notamment en sciences) on ne fait pas la démarche inverse (combien d’hommes dans les métiers de la petite enfance ?). Il faut augmenter la visibilité des femmes au travail (et en particulier en situation de responsabilité) et celle des hommes au foyer, y compris dans la pub, mais aussi dans la presse, comme l’a rappelé Isabelle Germain.

Concrètement, je n’ai pas vraiment vu passer de solution révolutionnaire à tout cela. On a parlé modes de garde, avec le manque de places en crèche et la crèche d’entreprise qui n’est pas forcément la panacée (n’est-ce pas Mère Bordel ?), on a discuté congés parentaux/paternité/maternité : plus ? moins ? pour qui ? Ségolène Finet, s’appuyant sur son expérience aux Etats-Unis, a rappelé que le congé maternité se paie par une discrimination à l’emploi : si on ne veut pas de cette discrimination il faut un congé pour les deux parents ou un congé pour personne (ce qui est le cas aux US). On a également eu plusieurs intervenants pour rappeler qu’on ne peut pas être hyper performant sur tous les plans à tous les moments, avec l’idée de respecter les différents temps de la vie. Le congé parental (à temps partiel ou complet) est montré comme une respiration, voire comme un MBA où on apprendrait de nouvelles compétences ! Le télétravail est plébiscité, même si ses inconvénients ne sont pas occultés (incompatible avec la garde d’un enfant et source d’une trop grande porosité entre vie pro et vie privée). L’entrepreneuriat, s’il a le vent en poupe, n’est pas forcément la panacée, notamment avec des enfants en bas âge. Le temps partiel, et notamment le 80%, a été très critiqué (en gros même travail à faire en moins de temps et payé moins, incompatible avec l’ascension hiérarchique). Il semble pourtant mieux fonctionner voir être prisé par les hommes dans d’autres pays comme la Suisse. On n’a pas trop parlé de travail qu’on puisse faire AVEC les enfants (allez donc voir chez Alisabel pour quelques idées, comme toujours décoiffantes, sur ce sujet).

Mais peut-on vraiment avoir des solutions uniques pour tous ? La journée était très axée sur des problématiques de cadres supérieurs, de bobos. Aurélie Gastineau a rappelé que beaucoup de femmes ont un salaire quasi équivalent au coût de leur travail (garde de l’enfant, transport etc), ce qui dans un contexte économique tendu rend l’emploi salarié peu attractif. Attention aussi aux solutions à première vue cosmétiques, comme le jeudi des pères, qui une fois par mois (!! à terme par semaine) partiraient à 18 h, ou ce père qui expliquait tout fier avoir raté une réunion importante pour aller au conseil de classe. Les solutions ne sont pas les mêmes si on a un travail « de présence » (notamment en relation directe et physique avec le public ou le client : caissier, infirmier, commerçant…) ou « de dossier » (comme beaucoup de cadres) : l’un sera plus propice au temps partiel et l’autre au télétravail par exemple. De même, on a peu abordé les professions libérales, le public, les PME et TPE, les familles recomposées, homoparentales et bien d’autres cas, même s’il a été souligné que l’entreprise avait intérêt à étudier individuellement les besoins de chaque salarié. J’ai beaucoup aimé cette proposition de Laurence Cocandeau-Bellanger : il n’y a pas d’Idéal avec un grand I, il faut trouver son idéal à soi.

Enfin la journée a commencé et terminé autour de deux One woman shows, très complémentaires et également hilarants : le matin un extrait de Je suis top de Blandine Métayer, et l’après-midi Olivia Moore et son mythique « Bref, je suis une mère active ». J’avoue que ça m’a tellement donné envie que je serais tentée de proposer deux petites sorties aux poulettes parisiennes que ça tente : faites signe en commentaire.

En bref une belle journée, très inspirante et motivante, avec en prime la joie de rencontrer ou de revoir un certain nombre de chouettes personnes (elles se reconnaîtront) : un grand merci à Maman travaille !

*J’ai eu un véritable coup de coeur pour cette femme. Fondatrice du Women’s forum, avec un CV boulimique et une classe admirable, elle réussit en parallèle à rester vraie, sincère, émouvante, bref l’alliance parfaite du yin et du yang.


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110 Commentaires »

  1. Synthèse parfaite ! Beau boulot !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Thaliane, merci ! et bravo pour ton super LT !

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  2. Merci pour cette synthèse. Vraiment déçue de n’avoir pu y assister. Mais tout suivi sur Twitter !

    Peut-être à la prochaine journée !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @MamFunky, franchement on a reçu une telle énergie, ça donne envie de recommencer.

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  3. ;-) Bravo pour ce résumé analyse de la journée et merci pour les tweets, j’étais de mon côté a la conférence de Brigitte Grésy avant hier soir à Sciences Pô et n’ai pas encore eu le courage et le temps de faire un résumé pour EVELe blog…. J’ajoute le blog de poulepondeuse dans notre blogroll,

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Cathalapointe, merci ! je vais guetter le compte rendu sur EVE alors.

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  4. Merci pour la synthèse !! Sur Tweeter, c’était un peu frustrant (et j’étais au boulot … ;-) )

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, tu m’étonnes !

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  5. Très bon résumé de la journée d’hier.
    Il faut Oser comme l’a si bien dit Aude de Thun
    Partante pour une soirée théâtre

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Virginie M, OK !

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  6. Quel excellent compte-rendu! Je te voyais prendre des notes pendant la conférence et je me demandais un peu comment tu allais (toi ou les autres blogueurs/journalistes) pouvoir synthétiser le contenu d’une journée aussi riche sans écrire 10 pages — Tu parviens à restituer tous les points forts, et l’ambiance. Bravo et merci !
    Et je suis 100% partante pour aller voir « Je suis top » et/ou Olivia Moore!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Segolene F, super ! (et merci :oops: )

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  7. j’ai vu la pièce de Blandine Métayer plusieurs fois, je vous encourage à y aller, elle est excellente et délie les langues ensuite (possibilité de diner avec Blandine et son manager David Riquet sur demande après le spectacle si vous êtes un petit groupe), c’est incroyable le nombre d’anecdotes que d’un seul coup les femmes se mettent à raconter sur les remarques entendues au bureau. pour le coup,j’avoue qu’au lieu de me faire rire, cette pièce me met mal à l’aise… Comment, on en est encore là parfois dans certaines entreprises???
    Coordonnées de David Riquet : 01 47 64 46 72 , 06 67 68 17 82 et adresse e mail driquet@changementdedecor.fr

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Cathalapointe, merci pour les tuyaux ! on va peut-être se greffer sur la soirée organisée par Maman travaille (quand j’aurai trouvé la date :roll: :lol: )

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  8. compte-rendu très intéressant (comme tout ici), mais je suis plutôt d’accord avec la conclusion. Je trouve Maman travaille trop centrée sur les cadres surdiplômées en oubliant la majorité des femmes (et pourtant je travaille à plein temps en ayant bac+6).
    Cela dit, j’aime beaucoup l’idée de « temps » de la vie, de performances qui varient, ça fait du bien car la reprise avec nuits courtes, c’est dur pour l’estime de soi au travail!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Tine, bon il y a aussi eu la présentation d’avancées mises en place par Carrefour pour les femmes à tous les niveaux de l’entreprise, y compris les caissières, même si pas toujours évident de faire la part des choses au travers d’un petit film. Moi aussi les « temps de la vie » ça me parle beaucoup, je trouve cette opposition parent au foyer vs parent actif un peu stérile car souvent ce sont les mêmes personnes à des moments différents…

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  9. J’aime bien ton résumé, et aussi le fait de dire qu’il faut commencer par oser (en gros, se prendre en main un peu quand même), puis que les valeurs etc… vus comme féminins sont en réalité des stéréotypes culturels (c’est ce qui m’a fait quitter le réseau de femmes de ma boite) et que les problématiques liées aux enfants sont certes traditionnellement majoritairement sur les épaules des femmes mais que c’est avant tout une problématique de parent.
    Et sinon, je suis partante pour des sorties parisiennes :lol:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Lola SurLaToile, même longueur d’onde ! et cool (surtout si tu viens avec du chocolat :mrgreen: je :arrow: )

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  10. Merci !
    Merci beaucoup d’être venue et d’avoir pu faire profiter du débat à ceux et celles surtout)qui n’ont pas pu faire le déplacement.

    Anaïs Lunet
    Co-organisatrice de la journée

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Anaïs B for Baby, merci à toi et toute l’équipe pour ce super moment !

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  11. Très bon résumé, il restitue parfaitement les points forts de cette belle journée !
    Cette journée m’a permise de prendre beaucoup de recul dans mon rôle de maman, de femme, et de chef d’entreprise.
    Je tiens, également, à remercier l’intervention de Aude de Thuin qui m’a énormément touchée !
    Alors pour conclure, femmes osées… Osées être vous, osées être au devant de la scène, osées ne pas être parfaites, osées, osées, osées !!! ;-)
    Et sinon, je suis également partante pour aller voir, revoir Blandine de Metayer et Olivia Moore

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Eva, chouette !

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  12. Merci pour cet article complet la Poule, il y a encore tellement de discriminations dans le monde du travail pour les femmes :!: :evil:
    Sinon, oui, suis partante pour une sortie théâtre avec les Poulettes ! ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @opale, cool !

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  13. Chère Poule Pondeuse,
    je me décide à te laisser mon 1er commentaire après presque 2 années de suivi fidèle de ton blog et compte twitter! J’ai suivi ta TL hier et je voulais te remercier de m’avoir donné l’impression d’être un peu dans la salle alors que je suis à qq…10 000km de distance! Je vis en Argenitne depuis presque 5 ans et je suis maman depuis un peu plus d’1 an et demi. J’ai lu et relu avec bcp d’attention tes posts sur le maternage et l’éducation en général et, m’intéressant particulièrement au thème de l’égalité des genres, ton compte-rendu m’a bcp servi.
    Ici en Argentine comme tu t’en doutes la société est globalement machiste (sans vouloir faire de généralités!) mais il existe un vrai travail académique et politique de réflexion autour de la perspective du genre. Avec une amie nous avons créé le hashtag #generoyeduc afin de réunir réflexions, débats, matériel et idées autour de ce thème. Dans le but de mieux diffuser les idées abordées au cours de la conférence, j’aurais aimé en faire une traduction à l’espagnol et la publier sur mon blog. Me donnes-tu l’autorisation?
    A très bientôt, merci encore!

    PS à quels moments de la journée/nuit mènes tu ta vie de blogueuse/geek/chercheuse?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @anneszt, bienvenue dans les commentaires alors ! Et bravo pour ton engagement au quotidien. Bien sûr n’hésite pas à traduire et à diffuser, tant que 1. tu précises l’origine et 2. ce n’est pas à but commercial, autant que ces idées circulent largement ! J’ai hâte de voir ça (même si je ne parle pas espagnol hélas :roll: )
    Le temps pour bloguer j’ai du mal à le trouver, et hier soir je me suis donc couchée un peu tard pour boucler le billet…

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    Anonyme a répondu :

    @La poule pondeuse, merci pour ton autorisation! Évidemment se je citerai la source, je n avais pas pris la peine de te le préciser, mais je comprends ton observation, apres tout tu ne me connais pas! Je vais dc me coucher tard ce soir occupée a traduire ;)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @anneszt, je m’en doute ;-) Mais comme les commentaires sont publics j’en profite pour rappeler les règles à tous ceux qui lisent par ici…

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  14. C’est amusant, je lis le même jour ton article sur le blog et un rapport fort intéressant (le lien était sur l’intranet de mon lieu de travail): http://www.observatoire-parentalite.com/public/documents/rapport-ballarin-fevrier-2012.pdf

    Je n’ai pas encore tout lu mais ça me paraît être une bonne synthèse ;)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @m@nue, d’ailleurs je n’ai pas cité Jérôme Ballarin de l’Observatoire de la parentalité qui était présent (mais c’est lui qui a proposé le jeudi des pères, ahem :lol: ).

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, pour le jeudi des pères, je me demande si cela n’a pas un petit côté « effet d’annonce » pour susciter le débat.

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  15. « l’importance du bon choix du mari est d’ailleurs ressortie plusieurs fois comme un facteur clé de succès professionnel des femmes » :mrgreen:
    l’inconvénient c’est quand même qu’une fois qu’on s’est planté sur cette question là il faut faire avec (ou sans, c’est selon, mais enfin c’est pas neutre), et que quand on s’en aperçoit c’est un peu tard !

    pas le temps là de lire tous les liens mais tout ça m’intéresse bien, quelle synthèse, merci ! je m’y penche au plus tôt !

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    AnSoNo Gravatar a répondu :

    j’ai oublié de préciser, mais une sortie théâtre je suis preneuse avec plaisir :cool:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, c’est vrai qu’en entendant ça je me suis dit OUF à chaque fois ! mais il y a des signes qui ne trompent pas, car au-delà de l’investissement auprès des enfants l’investissement dans les tâches ménagères ingrates est probablement un bon indicateur (« allez je t’aide, je descends ta poubelle » => dégage :lol: ).

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  16. Je découvre cet article via un post d’une amie: ça me plaît énormément !! Et contente de voir que je ne suis pas seule !!

    Partant pour une sortie théâtre également !!

    À plus

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Carlie, bienvenue ! et peut-être à bientôt alors

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  17. Merci pour cet article !
    C’est en parlant un maximum même au sein de son couple que l’on arrivera à faire changer les mentalités. Je rends hommage à mon mari qui s’attelle à faire évoluer son manager et son RRH en leur expliquant qu’il est manager ET père et qu’il entend bien concilier les deux et que « bobonne » a aussi un métier très prenant. (D’ailleurs, mon mari est aussi en progrès sur les tâches ménagères ingrates :mrgreen: )
    Dans ma boite, le spectacle de Blandine Metayer a été proposé à tous à l’heure du déjeuner. Et nous sommes en train de faire faire une étude par un cabinet extérieur sur nos rémunérations. L’étude identifie entre autres l’impact du fait d’être une femme dans la rémunération. C’est passionnant.

    Si la soirée théâtre se fait, je suis aussi partante !!!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @rysy, génial le spectacle dans la boîte ! effectivement ça doit être très intéressant de voir cette démarche portée dans son entreprise.

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    CathalapointeNo Gravatar a répondu :

    @rysy, A propos de rémunérations, tu vas être intéressée par cela  » Le Daddy Bonus » http://xfru.it/ank0ju que j’ai tweeté il y a quelques jours

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    @Cathalapointe, excellent le petit comparatif entre le daddy bonus et le mommy penalty. J’ai bien envie de l’afficher dans mon bureau pour rire. J’ai trouvé quelques articles sur le sujet en creusant un peu.

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  18. Merci pour cet article et ce chouette résumé ! Le paragraphe sur la confiance en soi me parle particulièrement. Moi qui croyais être très atteinte de ce côté-là et qui m’en faisais une montagne, je me sens un peu moins seule.

    En revanche, et là je vais faire un peu de provoc juste histoire de lancer le débat, je suis moins convaincue par l’insistance à rappeler que « les valeurs, les compétences, les activités et les métiers que nous définissons comme féminins sont en réalité des stéréotypes culturels ». Bien sûr je ne dis pas qu’elle est intégralement fausse, mais à mon avis ça demande un peu de nuance.
    Parce que si je vais au bout du raisonnement, ça veut donc dire qu’en réalité, il n’y a aucune différence sur le plan des valeurs, des compétences (et j’ajouterais des modes de fonctionnement) entre les hommes et les femmes. Ceux-ci seraient donc complètement interchangeables, dans toutes les entreprises et tous les métiers. Et dans ce cas, quel peut être l’apport de la mixité dans une entreprise puisque finalement homme=femme ? Sur quoi se fondent les études qui disent que les entreprises plus mixtes sont plus performantes (en gros) si finalement toutes les différences ne sont que stéréotypes ?
    Bref, avec cet argument des « stéréotypes », il me semble que la seule raison de défendre la mixité serait de permettre aux femmes de casser le « plafond de verre » (ce qui serait déjà énorme, évidemment), mais dans ce cas il faudrait arrêter de dire que ça va aussi dans le sens de la performance de l’entreprise …

    Je ne sais pas si je me fais bien comprendre, j’attends les retours ;-) Moi j’ai ma petite idée sur la question bien sûr…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, c’est fini de troller oui ? :lol: :lol:
    Plusieurs choses :
    - les différences hommes femmes ne sont pas d’origine biologique/génétique mais la force des stéréotypes culturels en fait des prophéties auto réalisatrices. Donc au stade où nous sommes, très formatés, les valeurs dites féminines sont en grande majorité portées par des femmes. Donc tant que la mixité et la parité ne sont pas atteintes, on reste dans l’autoentretien des clichés ET on prive des pans de la société de certaines valeurs, compétences etc (par exemple en caricaturant pas de valeurs « féminines » dans les comités de direction et pas de valeurs « masculines » dans les crèches), ce qui les rend moins performants (puisque hémiplégiques).
    - si on réussit à dégenrer notre société et donc à permettre aux hommes et aux femmes de se positionner différemment sur ce gradient de valeur, alors en théorie la question ne se posera plus ET il restera toujours celle de la flexibilité, du temps de travail, de l’articulation vie privée-vie pro, sauf qu’elle se posera avec la même acuité pour tous et que les femmes ne seront donc plus discriminées à cause de ça. Et il a été dit lors de la journée que les expériences de flexibilité accrue étaient très positive pour la performance de l’entreprise.

    ça répond ?

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    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Oui je sais je trolle, mais c’est une question qui me taraude depuis un moment (et j’avais déjà envie de troller sur le billet à propos du livre d’Olympe. Tu vois, j’ai été disciplinée :-)
    Et oui ça répond dans le sens où je comprends le raisonnement… Mais j’ai beaucoup de mal à le partager.
    En fait, je ne comprends pas pourquoi il faut « dégenrer » la société, c’est-à-dire en passer par la négation des différences, pour atteindre l’égalité homme-femme. En réalité j’ai l’impression qu’une partie du débat se fonde sur une assimilation différence-inégalité qui ne me semble pas juste. Pour ma part j’aspire plus à une société où l’égalité entre hommes et femmes serait assurée dans le respect de notre complémentarité (et c’est là que les question de flexibilité etc., entre autres, prennent leur importance), plutôt qu’à une société « dégenrée ».

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    oopsNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, merci d’avoir ouvert cette porte ; du coup j’ »ose » dire que je comprends ton questionnement puisque j’ai le même. C’est difficile à expliquer de façon claire et sans être réduite à « femme qui subit l’influence de plusieurs siècles de misogynie et qui ne s’en rend même pas compte ».

    Je crois que ce qui me gêne personnellement, c’est le principe d’égalité. S’il est indispensable en droit (au sens « juridique », que ce soit pour une question de genre, de religion ou autre), je crois qu’il est contre-productif dans tous les autres domaines, dans lesquels j’ai une préférence pour l’équité.

    Je m’explique :
    > au sein de mon couple, je préfère laisser à mon homme le déplacement des objets lourds pendant que je cuisine, n’en déplaise à l’image forcément un peu archaïque que ça peut donner. Physiquement, nous ne seront jamais égaux !
    > par extension : les déménageurs seront probablement encore longtemps majoritairement masculins, même si, bien sûr, certaines femmes sont plus fortes que certains hommes. La parité dans certains domaines, bof…
    > au bureau : j’ai toujours trouvé que c’était la complémentarité, et non pas l’égalité, qui faisait la force d’une équipe. Je suis graphiste, c’est peut-être un secteur particulier. Car c’est un domaine où justement, on cultive la différence, la personnalité de chaque personne. Que ce soit autour du genre, comme de la culture (origine familiale, mais pas seulement), des appétences / envies / compétences particulières des uns et des autres. Car c’est dans l’échange entre toutes ces particularités que se trouve la vraie richesse.

    Du coup, j’ai l’impression que l’égalitarisme amène directement à l’uniformisation, ce qui me pose le même problème qu’une certaine forme de « progrès ». Qu’on trouve les mêmes enseignes aux 4 coins du globe, c’est sûrement un progrès économique, mais qu’elle tristesse…

    Pour prendre une image trèèèèès caricaturale : j’ai parfois l’impression que l’objectif du « tous pareils » revient à vouloir faire rentrer tout le monde dans un 40. Trop petit pour certains, trop grand pour d’autres, mais ouf, tout le monde à la même chose !

    Surtout, là où le bât (me) blesse, c’est que ça revient encore et toujours à considérer comme négatives ou mineures les « caractéristiques féminines » (qu’on les considère biologiques ou traditionnelles). Donc à considérer, par exemple, que l’ambition professionnelle est forcément supérieure à celle de manager son foyer. Que l’épanouissement intellectuel ne passe que par le travail, et pas par le défi psychologique quotidiennement renouvelé de l’éducation des enfants.

    Or, ça ressemble beaucoup à un autre type d’influence, beaucoup plus récente, mais très (plus ?) puissante : celle de la société de consommation.

    S’il y a d’énormes progrès à faire pour que les femmes (les « minorités », les handicapés…) puissent suivre le chemin qu’elles souhaitent sans faire de saut d’obstacle tous les 10 mètres, il ne faudrait pas qu’on tombe dans un autre excès. Il me semble normal qu’il y ait des différences entre les genres (physiologiques, si c’est pas génétiques ou biologiques…), sans que l’un soit supérieur à l’autre. Même bourrées aux hormones, les femmes courent moins vite que les hommes (bourrés aux hormones aussi !). Et alors ? Pourquoi toujours tout hiérarchiser ?

    Si un homme rêve du poste de pdg, et une femme de celui d’assistante, est-ce qu’il faut forcément y mettre une différence de valeur, le poids de la culture ou autre ? Si on n’a jamais vu de pdg sans assistante, c’est bien que le duo est indissociable, donc que les deux sont « également » complémentaires.
    Si elle souhaite être pdg, et lui assistant et que l’un ou l’autre se heurte à des freins, là il y a un problème à résoudre. Sinon, on a le droit d’avoir des sources de bonheur différentes.

    Personnellement, même si j’aime bien mon métier (bien que ce ne soit pas une passion comme pour d’autres), je trouve encore plus intéressant de « travailler » (car c’est un vrai travail) au quotidien à la maison, en m’occupant de ma fille (et bientôt de sa sœur). Je ne me suis jamais autant (in)formée que depuis que je suis maman (grâce à ce blog entre autres !). Je n’ai jamais été autant remise en question, sur mes acquis, mes savoir-faire, mon savoir-être que depuis que mon activité principale est ma fille. Je n’ai jamais autant appris, sur moi-même et sur les autres, je n’ai jamais autant réfléchi sur la société en général, que depuis que je suis responsable d’une graine d’adulte.

    Ce qui m’incite, doucement mais sûrement, à laisser tomber mon entreprise, bien moins épanouissante ! Que je remonterai sans doute plus tard ; la pertinence du concept des « différents temps de la vie » me séduit complètement.

    Et ce qui continue d’aller de pair avec un partage des tâches équitable : une assmat ne fait pas ses courses perso + son ménage + son linge + ses repas sur le temps où elle garde les enfants des autres, il n’y a pas de raison pour que je fasse moins bien avec mes enfants à moi !

    Alors, troll ou pas troll ? :oops: :mrgreen:

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    @oops, Je crois que l’idée de l’égalité pro entre les hommes et les femmes n’est pas de tomber dans l’excès inverse que tu mentionnes. Il me semble que le changement de mentalités/comportements/lutte contre les stéréotypes de genre etc a pour objectif, entre autres :
    - de faire qu’il n’y ait pas que les hommes qui rêvent d’être pdg mais aussi les femmes, et inversement, qu’il n’y ait pas que les femmes qui rêvent d’être assistantes,
    - de faire que les hommes aient autant envie et osent autant avoir des « sources de bonheur différentes » : pas facile pour un homme de dire à ses collègues qu’il doit quitter son travail pour aller chercher prunelle-de-ses-yeux à la crèche ou demander un 4/5
    - de faire qu’un congé mat (biologiquement réservé aux femmes) n’ait pas un impact négatif sur les salaires et les carrières des femmes. Celles-ci, en gros, sont potentiellement en congé vers la trentaine. Et c’est justement dans cette classe d’âge que les entreprises identifient leurs futurs managers. Or une entreprise pourrait justement intégrer que les facteurs de motivation évoluent avec les projets de vie, comme tu le dis si bien.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @oops et jouls, mais ce n’est pas du tout ce que je défends (et ce qui est sous-entendu par « dégenrer ») ! Moi je trouve que l’uniformisation, le 40 pour tout le monde, comme tu dis, c’est maintenant qu’on le vit ! Avec d’un côté l’homme fort qui va chasser le mammouth pendant que sa douce et tendre torche les gosses, et tu fais quoi si tu es une femme qui aime la chasse au mammouth ou un homme qui aime les couches ??

    Tu cites les déménageurs : dans notre culture effectivement les femmes laissent les hommes porter les lourdes charges (moi la première :mrgreen: ) et sont encouragées à être faibles. Pourtant dans d’autres cultures les femmes portent quotidiennement des charges énormes (ex plusieurs dizaines de litres d’eau du puits sur des km), ce dont beaucoup d’hommes occidentaux seraient bien incapables. Les femmes peuvent donc être très fortes physiquement, c’est une sélection sociale qui nous rend si nunuches physiquement (et là encore moi la première). Voir aussi le blog Entrées en lice qui démonte bien ces clichés http://entrees-en-lice.over-blog.com/

    Encore une fois ce n’est pas tous pareils, c’est tous différents, avec le genre et le sexe qui ne sont plus un facteur prédominant d’explication de ces différences (pas plus que la couleur de la peau par exemple). Et ça ne veut pas DU TOUT dire que les femmes ne pourront plus « faire les femmes » et vice versa.

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    oopsNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, C’est peut-être effectivement l’expression « dégenrer » qui traduit mal une pensée plus ouverte ; j’y entends « supprimer » la notion de genre, soit devenir tous androgyne… Trop réducteur pour moi qui tente au contraire à pousser les particularismes (le miens, ceux des étudiants que je coache) ou qui les cherche dans mes partenaires professionnels.

    Je ne suis pas particulièrement « féminine » au sens cliché du terme (pas de maquillage, ni de bijoux, par exemple), mais je suis une femme, avec ses « attributs », ses contraintes physiques (il y a quelques jours par mois où il ne faut pas trop me chercher, mais quelle expérience extraordinaire d’être enceinte !), qui font partie intégrante de ma personnalité. Je pense vraiment que notre genre, notre sexe pour être plus précise, fait partie des éléments qui nous construisent en tant qu’individu. Et que c’est une richesse !

    NB : rien à voir avec donner des poupées et du rose aux fillettes, et des camions et du bleu aux garçonnets ! Là, par contre, c’est du conditionnement culturel. D’ailleurs, ma fille choisit toujours spontanément des « jeux de garçons » à la Ludothèque, et j’adore jouer avec elle !

    J’ai plus l’impression qu’on est dans une période « toutes les femmes en 36, tous les hommes en 54″ et qu’on s’oriente (selon certains discours) vers « tous en 40″. Ce qui ne me paraît pas mieux !

    De la même façon, la proposition « un même congé mat’ pour tout le monde ou personne » me semble taper à côté du problème de fond.

    Pour le portage des objets lourds, c’est surtout une question de technique : on voit des femmes avec des litres d’eau sur la tête en Afrique, des hommes (en robe !) avec des kilos de briques sur la tête en Asie… Incompatible avec nos postures avachies occidentales !
    De la même façon, je ne peux pas porter à bras ma fille de 17 mois plus de 10 min sans souffrir du dos, alors qu’avec le porte-bébé physio ou l’écharpe, même enceinte de presque 6 mois, je tiens facilement 2 heures.
    Tant qu’on déménagera à la force des bras (et que les plafonds seront trop bas pour porter sur la tête !), ce sont les mecs qui s’y colleront en majorité… mais les femmes peuvent conduire le camion, grâce à la direction assistée :mrgreen: !

    Pour répondre à rysy, j’aimerais effectivement que la lutte contre les stéréotypes soit bien toujours dans les deux sens. Pour moi, l’un ne va pas sans l’autre, un peu selon le principe des vases communicants.

    Mais ce n’est pas très compatible avec le discours qui minore les « caractéristiques féminines », porte aux nues les postes à hautes responsabilités (en quoi ce serait mieux d’être en haut de la hiérarchie d’une grosse boite ? Un plombier gagne plus que bien des CSP+ et la vie de chantier et d’atelier peut être plus attractive que la vie de bureau), et tresse des couronnes de lauriers aux femmes qui cumulent enfants en bas âge et boulot à plein temps… C’est ça qui m’embête !

    Ni avec le « tabou » de la différence homme/femme. Il y en a bien une (et même plusieurs), sans pour autant mettre tout le monde dans des cases figées, et sans pour autant hiérarchiser ces différences. Le respect de chacun dans sa différence me paraît plus judicieux…

    Sinon, sur le fond, je suis bien d’accord qu’il y a beaucoup de boulot pour permettre aux femmes comme aux hommes de gérer leur différentes périodes de vie comme ils l’entendent… Vaste programme !

    Et je n’ai pas vraiment de solution à proposer, c’est tellement complexe et surtout individuel, que je ne vois pas trop quel type de loi pourrait amener un progrès. Alléger les contrats et les charges qui pèsent sur l’emploi, pour augmenter la flexibilité, me paraîtrait utile.

    Car s’il y a toute une mentalité à changer, il y a aussi une vraie question financière derrière tout ça. De la même façon qu’embaucher un senior est compliqué pour une entreprise (c’est celle depuis laquelle il partira en retraite qui se retrouve avec le dossier à gérer et les frais qui vont avec), le coût du congé mat + embauche d’une intérimaire ou d’un CDD n’est pas neutre non plus dans une période tendue économiquement.
    Une caisse commune dans les deux cas, plutôt qu’entreprise par entreprise et donc par salarié, retirerait un boulet au pied des seniors comme des femmes (idem pour le coût de l’adaptation des postes de travail en fonction des handicaps).

    Sinon, sanctionner les médias + agence de pub + annonceurs qui mettent des nanas à poil pour vendre tout et n’importe quoi (au même titre qu’il est interdit de faire des allusions racistes) ? Il faudrait en toucher 2 mots à Mme Badinter…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @oops, bien sûr qu’il y a des expériences qui ne peuvent être vécues que par les femmes, mais toutes les femmes ne vivent pas ces expériences. Il ne faut pas les nier mais pas non plus en faire un prisme à travers lequel définir LA femme (qui n’existe à mon humble avis pas). Par exemple de nombreuses femmes prennent une contraception hormonale continue : plus de règles, plus de SPM. Et moi-même je ne prends plus d’hormone mais franchement même mon mari ne remarque pas que j’ai mes règles si je ne l’en avertis pas. Donc ça me gave qu’on me définisse par défaut comme une gonzesse qui va forcément être pénible quelques jours par mois. De la même façon certaines femmes ne peuvent ou ne veulent être enceintes. Et on voit le sexe comme quelque chose de très binaire, mais il y a des gens qui sont X simple, d’autres XXY, d’autres encore qui ont les organes des deux sexes, d’autres qui ont les organes d’un sexe mais se sentent de l’autre… Bref nous devons aussi faire une place à ces personnes dans notre description de l’humain, et pas juste comme erreurs de la nature.
    Alors bien sûr le résumé de la journée est caricatural, et de toute façon le type de postes qui est bloqué par le plafond de verre ne concerne qu’une petite minorité de personnes, qu’elles soient hommes, femmes (ou encore autre chose ;-)). Et pour moi valoriser l’emploi et les carrières féminines DOIT aller de pair avec la valorisation de la « paternité active » (pour reprendre l’expression de Brigitte Grésy), il faut arrêter de penser que par défaut les enfants sont le problème de la mère (et que les enfants sont un problème ;-) ). Ce qui n’empêche en aucune façon un couple de décider que c’est la mère qui va s’occuper à plein temps des enfants ; cela ne doit juste plus être un choix par défaut.

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    oopsNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, c’est ce que je sous-entendais par la parenthèse « (et même plusieurs) » au sujet des différences hommes / femmes : ces deux catégories sont elles-mêmes très réductrices !
    Tant mieux si les réflexions vont dans le sens du respect des différences et pas dans leur exclusion. Mais comme c’est rarement ce que je perçois des discours féministes d’une manière générale, j’ai du mal à adhérer.
    Alors qu’on gagnerait à aller tou(te)s dans le même sens !
    Un peu plus de pragmatisme, un peu moins d’idéologie, ça serait déjà pas mal.

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    @oops,
    Tss tss :razz: pourquoi « UNE » intérimaire ? Pourquoi remplacer une femme par une femme ? Les intérimaires sont aujourd’hui des hommes à 71% (source Prisme).

    Dans le monde du travail, j’ai plutôt l’impression qu’on arrivera à faire changer les mentalités en « forçant » les entreprises à le faire au moins pendant une période transitoire. Finalement je suis pour les actions positives, les sanctions financières … Ca fera grincer des dents mais au moins, la question sera prise en compte.

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    oopsNo Gravatar a répondu :

    @rysy, Bien vu pour l’interimaire ! ;-)

    Pour les entreprises, je suis mitigée, car après quelques années dans des très grosses boites, je navigue maintenant dans le milieu des PME et des TPE (sans salariés, ou très peu) qui souffrent beaucoup. J’en vois plus fermer qu’ouvrir, car elles se prennent la majeur partie des sanctions (taxes, charges et autres) financières, alors que les grosses sociétés ont les moyens de faire du lobbying et de passer à côté de beaucoup de contraintes.

    Tout ce qui augmentera la pression sur les entreprises ne fera qu’accélérer les difficultés économiques dans une période déjà tendue, où les banques ne jouent pas leur rôle, et où les entrepreneurs qui n’ont pas la chance d’avoir la famille pour donner un coup de pouce (au départ, en cas de problème de trésorerie ou d’investissement obligatoire imprévisible) n’ont plus d’autre solution que de mettre la clefs sous la porte…

    Les actions positives ne sont pas forcément coercitives. C’est comme l’éducation des enfants : il y d’autres voies que la fessée !

    J’imagine l’ambiance dans une équipe « obligée » d’accueillir un tel ou une telle (femme, « minorité », handicapé…). Ça m’étonnerait que ce soit très épanouissant pour la personne recrutée…

    Or c’est dans les TPE que j’ai vu le plus d’empathie, d’adaptation, de solutions originales. Les mères qui bercent leur bébé dans l’arrière-boutique, les pères qui vont faire le taxi pour leurs ados entre deux RV professionnels, le boucher qui va livrer une cliente enceinte et qui a du mal à se déplacer après la fermeture, le restaurateur qui va porter la grand-mère de chez elle à sa chaise, alors qu’elle ne sortait plus de son appartement après une chute…

    Et moi, enceinte de presque 6 mois, qui allaite un bambin de 17 mois en réunion avec les élus du quartiers ou en faisant une vente et en décorant la vitrine du magasin de son père ; qui travaille de nuit quand j’ai besoin de me concentrer mais qui emmène ma fille et mon gros ventre chez l’imprimeur pour récupérer puis livrer mes commandes.

    J’ai vu des petites entreprises fermer à cause de la CFE, alors une pression de plus, ça me fait peur… La France est un des pays les plus taxés (plus que les pays scandinaves pourtant en avance sur la parité), il y a sans aucun doute moyen de faire mieux avec ce qui existe déjà !

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, « Sur quoi se fondent les études qui disent que les entreprises plus mixtes sont plus performantes (en gros) si finalement toutes les différences ne sont que stéréotypes ? »
    j’avais trouvé une étude qui comparaient les résultats financiers des entreprises et qui montraient que celles dont les boards étaient mixtes avaient de meilleures résultats.
    Avant d’acheter des actions d’une entreprise, je vais peut-être analyser ce facteur :lol:

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    JoulsNo Gravatar a répondu :

    @rysy, Oui, je suis au courant de ce genre d’étude, mais pour moi ça veut bien dire que c’est la complémentarité hommes/femmes dans leurs différences qui permet de meilleurs résultats.
    Bon, en tout cas je suis contente, j’ai lancé le débat :razz: :razz: :razz:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, moi je pense que c’est la diversité tout court qui permet de meilleurs résultats (et cela a été prouvé d’ailleurs qu’une plus grande diversité de plantes par exemple était plus productive et plus résistante qu’une monoculture :mrgreen: ). Dans mon milieu professionnel je vois à quel point les hauts fonctionnaires sont des clones (et en l’occurrence en majorité des hommes) et je trouve ça flippant !

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    CathalapointeNo Gravatar a répondu :

    @rysy, Va voir les études de Catalyst (la plus connue des ONG américaines sur femmes et entreprises. Compte twitter @catalystinc) et la collection des Women Matter de McKinsey. Il y a corrélation ce qui ne veut pas forcément dire causalité mais on peut faire l’hypothèse que des entreprises qui « osent » mettre des femmes à haut niveau sont plus innovantes et intelligentes que les autres

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Cathalapointe, merci pour tous les liens !

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    @Cathalapointe, Je faisais référence aux women matter. Quant à Catalyst, j’avais oublié cette ONG. Merci de m’avoir rafraichi la mémoire.

    Répondre

  19. Petite question pour la soirée théâtre : préférez-vous que ce soit entre poulettes ou est-ce qu’on se greffe à une sortie « Maman travaille » ?

    Répondre

    rysyNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Vue ma timidité, au début, je préfère la 1ère option. :mrgreen: quitte à participer à une sortie maman travaille par la suite.

    Répondre

    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, peu m’importe mais j’espère pouvoir être là car opération pour moi dans une semaine … :???:

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    @Opale, prends soin de toi, Opale et donne des nouvelles s’il te plaît !

    Répondre

    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @rysy, c’est gentil, je rentre mardi prochain à la clinique pour 3/4 jours mais serai peut-être dans le coin d’ici là ! ;-)

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Opale, oooh zut j’espère rien de grave! je pensais plutôt faire ça après les vacances de février (soit début mars)

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    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, non pas de grave maladie mais une bonne opération sinus – canaux sinus-dents en perspective :cry:
    Serai peut-être là début mars mais avec des bleus et/ou toute gonflée : je vais vous faire peur les Poulettes ;-)

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Opale, oh ma pauvre ! t’inquiète on boira des mojitos pour oublier que tu nous fais peur :mrgreen: :lol:

    Répondre

    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, :mrgreen: :mrgreen:

    Répondre

    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @Opale, et oui pour un bon mojito ;-)

    Répondre

    Lola SurLaToileNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Aucune préférence, sauf s’il faut alimenter tout le monde en chocolat :mrgreen: :arrow:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Lola SurLaToile, tu n’aurais pas du évoquer la possibilité, ça va te retomber dessus :lol: :lol:

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  20. Pour ceux et celles qui veulent approfondir cette question des différences de genre , je vous signale une conférence à science Pô le 10 avril prochain sur discriminations et inégalités dans l’orientation http://www.programme-presage.com

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    oopsNo Gravatar a répondu :

    @Cathalapointe, Pfff, et bien là, il y en a une belle de discrimination : c’est tout pour Paris, rien pour la province ! :roll: :mrgreen: :arrow:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Cathalapointe, merci !

    Répondre

  21. très intéressant ton compte rendu. Merci de nous faire partager :)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Anne (Papilles et Pupilles), avec plaisir !

    Répondre

  22. [...] qu’un résumé de la journée (vous pouvez en lire un très bon ici), j’ai noté quelques pistes de réflexion évoquées par les participantes [...]

  23. Ce qui est passionnant dans le « féminisme de 3e génération » (pour parler vite), c’est toutes ces réflexions sur la place du père et des hommes en général. Trouver que c’est la loose pour un mec de travailler en crèche, c’est aussi discriminant que de trouver ça normal que toutes les bibliothécaires soient des femmes et tous les conservateurs de bibliothèques soient des hommes…Ou penser que son mec n’a pas le cerveau fait pour comprend les arcanes ésotériques d’une machine à laver ;-) . « Dé-genrer » certains attributs/tâches/valeurs ne peut qu’être bénéfique qu’à tous. Quand on voit les assauts marketing hyper genrés (je me remets toujours pas des Lego pour filles, le salon de coiffure rose m’a tuer !)ces réflexions sont urgentes !

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    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @sophie, « Dé-genrer » : j’aime bien ce terme.
    C’est quoi les Lego pour filles : ils sont roses :?: :!: :!: :!:

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @Opale, ce sont des boîtes spécial filles : l’institut de beauté, le concours canin, la cafétaria, le cabriolet … la vraie vie des vraies filles, quoi :cool:

    Répondre

    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @sophie, ouais la vraie vie des vraies filles ! ;-)
    A bas le market’ fille contre garçon :evil:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sophie, totalement d’accord avec toi ! (argl les legos fille !)

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    oopsNo Gravatar a répondu :

    @sophie, Je ne sais pas ce qui m’a le plus choquée : le produit en lui-même ou la campagne de pub qui allait avec (les mini-vidéos teasing, notamment).
    Ouf, à Noël, sous le sapin, une boite de légo basiques pour ma fille (ceux pour les tout-petit, donc peut-être qu’il n’y a pas encore de catégories rose/bleu pour eux ?). Mais ça fait un peu transpirer : on fait quoi, si quelqu’un de bien intentionné mais à côté de la plaque, offre à nos enfants ce type de jeu ?

    D’un autre côté, je n’arrête pas d’entendre que je conditionne ma fille quand elle participe aux tâches ménagères, et j’ai du mal à trouver des équipements à sa taille sans pour autant que ce soit des jouets. A part dans le matériel Montessori, mais il faut un compte en banque bien garni…
    Or je ne la dispute pas quand elle a renversé quelque chose même intentionnellement, mais je lui demande de « réparer » : elle va toute seule chercher un torchon et éponger (puis mettre le torchon dans le bac de linge sale) quand un verre fini au sol ou qu’elle inonde la salle de bain.
    Ce serait un garçon je ferai pareil, mais c’est une fille, et il y en aura bientôt une deuxième… Pas facile de savoir quoi faire !

    Répondre

  24. Pour parler des jouets, nos deux fils ont chacun une poupée, ils jouent à la dinette autant qu’à construire des chemins de fer, jouer au ballon, lire des livres, inonder la salle de bains, faire des batailles de tigres, etc…
    Petit souvenir d’une conversation avec l’aîné quand il avait environ 3 ans 1/2, au sujet de tout ce qu’il ferait quand il serait « grand comme papa » : 1° réponse : tondre la pelouse, 2° réponse : faire à manger…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @G., excellent !

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  25. Pour celles que l’éducation des enfants « sans stéréotypes de genre » intéresse, voilà une expérience prometteuse, initiée par Nicole ABAR, footballeuse de renom (8 fois championne de France, mais évidemment comme c’est une femme, cela reste ultra confidentiel… et je ne vous parle pas de sa paie versus Anelka et autres Leboeuf…) qui toute sa vie a du lutter contre les préjugés (elle a même gagné une procès contre la fédération française de football) et qui consacre aujourd’hui une partie de son temps à mettre ensemble sur un terrain de foot filles et garçons en utilisant le jeu pour déconstruire les stéréotypes. j’espère que le lien va marcher , dites moi http://www.linkedin.com/groups?gid=3704582&goback=%2Emyg%2Eamf_3704582_58868370

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    @Cathalapointe, il faut un compte linkedin pour voir la page. Après je suis arrivée sur la page du « programme eve ». Du coup, j’ai un coup de google avec Nicole Abar et « liberté aux joueuses ». J’ai trouvé ça par exemple : http://teledebout.org/index.php?page=abar

    Il y a aussi ça : http://www.lab-elle.org/ les albums pour enfants, attentifs aux potentiels féminins.

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    @CathalapointeNo Gravatar a répondu :

    @rysy, merci, du coup je découvre une interview que je ne connaissais pas, je viens de la twitter en te citant. J’ai renocntré Nicole ABAR au séminaire EVE (www.eveprogramme.com ou bine le BLOG EVELEBLOG.com) elle m’a fascinée et quand tu connais son histoire perso (fille d’un couple italo-tunisien où les garçons se tournaient les pouces pendant que les filles faisaient tout à la maison) tu comprends sa motivation et son combat. Cela sonne juste car cela n’est pas les uns contre les autres mais les uns AVEC les autres. Respect!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @@Cathalapointe et rysy, merci pour les liens !

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    @CathalapointeNo Gravatar a répondu :

    @rysy, regarde si cela marche avec ce lien
    http://www.youtube.com/watch?v=jZFA8OvRVlA&feature=youtu.be
    En fait il s’agit d’une vidéo non répertoriée

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  26. tres interessant la poule, contente de te lire.

    Par contre, appeler ca journee des femmes actives, c’est lourd, vraiment lourd. Ca me donnes envie de vous insulter tous et toutes. journee des femmes en entreprise. oui. journee des femmes au bureau. oui. journee des femmes prenant le metro peinard avec leur iphone pour aller se vautrer a 2/3 reunions derriere un ordi, et revenir toute stressee d’avoir eu a gerer des cons (pendant que des inactives s’occupent de leurs enfants). oui … Bref, je suis colere.

    Faut tomber le active. c’est insultant. Je vais vous en donner moi de l’action.

    AAAAHHHHhhh ca va mieux ;)

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    oopsNo Gravatar a répondu :

    @nath, +1 ! Mais quel sujet délicat !

    Trop souvent, parler de l’égalité homme/femme revient à minorer (et c’est un euphémisme) les qualités, les compétences et la sueur de celles qui sont sorties des stats du monde du travail…
    Ça m’avait titillé aussi, mais c’est le même problème que l’allaitement : parler de lait maternel culpabilise celles qui ont donné des biberons de lait infantile, et inversement.

    Comment faire pour qu’on soit toutes solidaires ? Les intérêts des unes ne sont pourtant pas, sur ce thème, opposés à ceux des autres.

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    @oops, je connais des organismes qui font des bilans de compétences qui intégrent dans leur démarche l’identification des compétences acquises via les « activités » extra professionnelles : s’occuper de sa famille lors d’un congé parental, s’investir bénévolement dans une association …

    Répondre

    oopsNo Gravatar a répondu :

    @rysy, Une piste à développer !

    Il y a vraiment une histoire de chat qui se mord la queue sur ce thème. Si l’activité professionnelle est valorisée en comparaison avec « l’activité familiale » (je ne sais pas comment nommer ce réel travail malheureusement non-rémunéré autrement), on aura du mal à atteindre un partage des tâches équitable.
    Car descendre la poubelle, c’est prendre soin des autres, de sa famille, de l’hygiène et de la santé d’autres personnes, au même titre que faire le ménage, la cuisine, changer la couche, donner le bain… Toutes ces tâches ne sont pas agréables, loin de là. Mais dans quel métier n’y a-t-il pas des côtés pénibles ?

    Après, il reste toujours des problèmes économiques, au plan individuel :
    - comment résoudre le « trou » dans les cotisations retraites des femmes (et des hommes) qui choisissent (momentanément ou non) le « travail familial » ?
    - quid de la personnes qui a choisi le « travail familial » dans le cas des couples qui se séparent ?

    Et sur un plan plus global : le couple qui travaille dans le privé ou le public, c’est deux fois plus de taxes et autres charges (donc mieux pour l’Etat), plus d’emplois (la garde des enfants), plus de consommation (car plus de moyens et plus de besoins aussi : véhicule, vêtements…).

    D’ici à ce qu’on arrive à parler de « formation », l’eau va couler sous les ponts… Et pourtant, je trouverais bien plus utile que beaucoup d’autres choses abordées à l’école, d’enseigner tout un tas de connaissances qu’on trouve notamment dans ce blog : comment gérer les conflits sans violence, comment écouter et se faire entendre, comment se comprendre soit-même pour trouver la voie la plus épanouissante… Et toutes les thématiques humaines : les différences (âges, genre, handicap, religions, cultures…), le respect de l’autre (et des choses), l’environnement (pas seulement d’un point de vue scientifique), la solidarité… Un an de philo, c’est un peu court, à la fois trop compliqué, trop simpliste et trop tard !
    On entend souvent que l’école apporte la sociabilisation, mais c’est seulement de facto, par le rassemblement d’individus. Un peu mince…
    Or il y a (paraît-il) dans toutes les actions humaines 80% de relationnel pour 20% d’opérationnel. Pourquoi se concentrer uniquement sur les 20% ?!!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @nath, c’est marrant car je me faisais la même réflexion et j’en discutais même avec quelqu’un (mais qui ? :oops: ). En même temps c’est la terminologie officielle (INSEE & co), les « actifs » sont ceux qui occupent un emploi rémunéré :roll: C’est très révélateur de l’importance accordée par notre société à ces activités jusqu’ici si typiquement féminines…

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    oopsNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, ce poids du vocabulaire…
    Dans la même veine, le mot « femme », qui correspond autant à celui de « homme » que de « mari de ». Ça en dit long… et ça m’énerve encore plus que le « mademoiselle ou madame » !

    Ça reste dans cet état d’esprit que je déplore, et qui plombe aussi certains métiers : technicien de surface (il me semble que c’est comme ça qu’on les appelle maintenant), éboueurs (qu’est-ce qu’on ferait sans eux ?), assistants à la personnes (accompagnement des personnes âgées ou handicapées), enseignants RASED, sage-femme…
    Il y a des réserves d’emplois dans certains de ces secteurs, et pour cause : ils sont tellement dévalorisés que personne ne veut y aller !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @oops, et si tu regardes bien : garçon/fils, fille/fille, ça commence dès le berceau…

    Répondre

  27. Bon, alors, j’arrive comme un cheveu sur la soupe car je n’ai pas lu tous les commentaires… mais je voulais juste dire que pour la soirée théatre, je serais partante. Ca dépendra juste de la date puisqu’il faut que Monsieur pose son « jour des pères » (hin hin), pour me relayer au foyer (hin hin hin…)! :roll:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, super !

    Répondre

  28. Alors alors, les amies, je vous propose d’aller le jeudi 15 mars voir Olivia Moore http://www.oliviamoore.fr/ au Paname Art Café (métro République) à 19h30. L’entrée est libre (on donne ce qu’on veut) et on peut dîner sur place après (probablement avec Olivia si elle est dipso). Qu’en pensez-vous ? Je vais faire un petit billet spécial pour l’organisation bientôt si la date semble coller.

    Répondre

    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, c’est bon pour moi et en plus à 2 stations de métro de chez moi, tu es parfaite la Poule ;-) et, j’aurai dégonflée d’ici là (plus sérieusement, mon opération des sinus c’est bien passée et je suis en convalescence pour 10 jours, ça c’est le côté sympa mais c’est mérité car j’ai eu un mal de chien pendant ces 4 jours à la clinique !)
    Cool, espère qu’il y aura plein de Poulettes :grin:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Opale, super ! je suis contente que l’opération se soit bien passée pour toi en tout cas.

    Répondre

  29. [...] « Préc. La journée des mères actives    |     [...]

  30. [...] La basse cour de la poule pondeuse » News Réfléchir » La journée des mères actives [...]

  31. Je restais un peu sur ma faim en ayant l’impression de « troller » ce sujet, car je n’arrivais pas à trouver les mots pour expliquer avec un peu de recul le malaise que je ressens venant d’une certaine vision du féminisme, dans lequel je ne me retrouve pas.

    Or je suis en train de lire « Beauté fatale, Les nouveaux visages d’une aliénation féminine », sur le site des éditions Zones et je pense acheter le livre pour le terminer, car l’analyse est vraiment intéressante, et m’éclaire sur mon ressenti.
    Je vous en livre un extrait (à effacer si ce n’est pas autorisé) :

     » On ne peut espérer critiquer efficacement la réduction des femmes à leur apparence sans examiner toutes les raisons qui font qu’elles marchent dans ce conditionnement ; sans admettre les séductions réelles sur lesquelles il s’appuie. Il s’agit peut-être bien là d’un objet d’étude qui oblige à produire une radicalité nuancée. Notre hypothèse sera que, si le « complexe mode-beauté », comme l’a appelé la féministe britannique Angela McRobbie, connaît une telle prospérité, c’est parce qu’il est seul, dans la société, à prendre au sérieux une certaine culture féminine.
    De génération en génération, les femmes se sont en effet constitué bien malgré elles une culture partagée, officieuse, illégitime. Certains objets de préoccupation leur ont été assignés par l’ordre social ou ont été portés à leur attention par leur condition de dominées. C’est la théorie de la philosophe Séverine Auffret : « Au fil de l’histoire, les femmes ont développé une culture particulière, qui tient au rôle qu’on leur a donné, aux positions dans lesquelles on les a cantonnées – un peu comme les esclaves ont été amenés à développer certaines valeurs qui n’étaient pas celles des maîtres, ou comme le prolétariat, lui aussi, s’est constitué une culture propre, de résistance à la culture dominante. Il me semble qu’il y a là une richesse qui ne doit pas être reniée, mais, au contraire, revendiquée » Christine Bard, elle aussi, l’affirme implicitement lorsqu’elle place en exergue de Ce que soulève la jupe cette citation de Virginia Woolf : « Quand une femme se met à écrire… elle constate sans cesse qu’elle a envie de changer les valeurs établies : rendre sérieux ce qui semble insignifiant à un homme, rendre quelconque ce qui lui semble important. Et naturellement, la critique l’en blâmera. » Précisons qu’il s’agit bien d’une culture et qu’il n’y entre aucun déterminisme biologique ; c’est-à-dire que de nombreuses femmes n’y adhèrent pas et que de nombreux hommes en partagent certains traits, sans forcément les identifier comme « féminins ».
    Le sort qu’il convient de réserver à cet héritage particulier n’a cessé de diviser les féministes. Les unes rejettent sans barguigner ce qu’elles ne voient que comme des stéréotypes aliénants ; les autres ont envie, au contraire, de revendiquer ces centres d’intérêt que la culture officielle méprise et dont elle s’est débarrassée sur le féminin. Une même femme peut osciller entre ces deux attitudes, qui sont, estime Susan Bordo, « deux pôles de tension aussi nécessaires l’un que l’autre au combat féministe et au changement socialnote ». En effet, il s’agit à la fois de provoquer une « transformation de la culture », en interrogeant l’ordre symbolique en place, et d’« abattre les barrières qui interdisent aux femmes l’accès à des terrains réservés aux hommes ». Trouver le bon dosage entre les deux démarches relève d’une alchimie délicate. Bordo remarque qu’elle-même, devenue une professeure d’université respectée, peut désormais laisser parler des traits « féminins » de son identité et proposer un modèle d’autorité professorale qui leur doit beaucoup ; durant ses études, en revanche, pour sa survie professionnelle, elle était obligée de reproduire les comportements masculins.
    (…)
    Les préoccupations auxquelles les femmes ont été assignées n’ont, en elles-mêmes, rien d’aliénant ni de réactionnaire. Elles peuvent même représenter un atout indéniable, car elles offrent un regard sur le monde différent de la vision dominante. Elles deviennent cependant aliénantes lorsque les femmes y sont cantonnées et se voient refuser, ou se refusent à elles-mêmes, l’accès à des prérogatives masculines ; mais aussi lorsque ces centres d’intérêt sont récupérés par le complexe mode-beauté, seul à leur offrir une possibilité d’expression.  »

    Bon, c’est peut-être un peu long, mais c’est instructif !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @oops, ah mais il FAUT lire « Beauté fatale » ! sinon j’ai un billet sur ma vision du féminisme qui me trotte dans la tête mais je ne sais pas quand j’aurai le temps de le mettre au propre ;-)

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  32. Pour celles que l’éducation des enfants intéressent, voilà un site où une doctorante a fait une étude des catalogues de jouets, , vous ne regarderez plus jamais un catalogue du Père (Mère!) Noël de la même façon !
    http://www.enfanceetcultures.culture.gouv.fr/actes/zegai

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Cathalapointe, moi je les regarde déjà avec horreur :lol:

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  33. Hello les Poulet(te)s, j’ai à peine le temps de lire tous les commentaires en ce moment. :sad:
    J’ai un petit projet dans les tuyaux et je recherche des idées. J’ai bien avancé mais j’aimerais avoir aussi votre point de vue/ vos idées. Si votre employeur préféré mettait en ligne un intranet dédié aux parents et futurs parents (pères y compris), quelles informations aimeriez-vous absolument y retrouver ? Je suis preneuse.

    La Poule, j’espère que cela te convient si j’utilise ton blog. Sinon, n’hésite pas à effacer mon message.

    En tout cas, merci !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @rysy, hé non au contraire, pas de souci. Moi j’aimerais bien y voir un récap de tous les droits et devoirs des parents : ce qui dépend de la loi (code du travail), de la convention collective et puis d’arrangements spécifiques à la boîte. Peut-être aussi un guide sur les aides disponibles dans la région (CAF mais aussi CG etc) ainsi que les modes de garde et qui contacter pour quoi.
    Et bien sûr un lien vers la basse-cour de la poule pondeuse :mrgreen: :mrgreen: :lol: :lol:

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Merci merci ! Je n’avais pas pensé aux aides disponibles dans la région.
    Je peux toujours mettre un lien vers la Poule Pondeuse, j’en parle déjà dans ma crèche (d’entreprise, tu sais :mrgreen: ). Mais les blogs sont toujours bloqués. :evil:

    Je ne vais surtout pas oublier les infos sur les lieux mis à disposition pour tirer son lait / l’allaitement. J’aurai bien avancé quand, en plus du bouquet envoyé à la naissance, la jeune maman recevra chez elle un courrier lui précisant que ces salles existent et qu’elles sont à sa disposition. :razz: Il me reste un peu de lobbying à faire.

    Répondre

  34. [...] journée sur le site Mamantravaille ou sur Youtube. La Poule Pondeuse a également rédigé un billet ainsi que Zen et [...]

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