Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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La crèche

Par  • Le 30 novembre 2011 à 14:40 • Catégorie : Education, Eduquer

En cette saison de crèche, parlons aujourd’hui des modes de gardes collectifs. « La crèche » recouvre en effet plusieurs types de structures :

  • les crèches publiques, généralement municipales ou départementales
  • les crèches d’entreprise (ou interentreprises), encore rares
  • les crèches associatives
  • les crèches privées (à but lucratif)
  • les crèches parentales (gérées par les parents et où il faut donc mettre la main à la pâte)
  • les microcrèches (avec 10 enfants ou moins)
  • les crèches familiales (voir le billet sur les assistantes maternelles)

Sans parler des halte-garderies, qui proposent un accueil à temps partiel des enfants, parfois dans des structures à part, parfois au sein des crèches, ou des jardins d’enfant, dont on a beaucoup parlé au moment de leur récente création mais personnellement je n’en ai pas vu ni ne connais quelqu’un qui y mette son enfant… N’hésitez pas si c’est votre cas en commentaire !

L’encadrement des enfants y est assuré par des personnes ayant obtenu l’un de ces trois diplômes :

  • éducateur/trice de jeunes enfants
  • infirmier-e en puériculture puéricultrice
  • auxiliaire de puériculture

On y trouve également du personnel de soutien : secrétaire, cuisinier-e, linger-e, personnel de ménage… ainsi qu’à temps partiel un médecin et un psychologue. Ajout suite à commentaire : jusqu’à 25% du personnel peut avoir un CAP petite enfance voire ne pas avoir de diplôme en lien avec la petite enfance.

Quels sont les avantages de la crèche (et des structures collectives en général) ?

  • La confiance : avec la présence permanente d’une équipe, les dérapages d’une personne sont peu probables
  • L’aménagement : tout l’espace a été généralement conçu pour les enfants, qui peuvent donner libre cours à leur soif d’exploration sans être confrontés à des interdits incessants
  • L’équipement : tout est prévu pour que les enfants passent un bon moment et ne s’ennuient pas, que ce soient les transats, chaises hautes etc, mais aussi les jeux et activités d’éveil. En outre les éducateurs-trices de jeunes enfants sont là pour préparer des activités d’éveil parfaitement adaptées au niveau de développement des petits.
  • La rigueur : en général les normes d’hygiène sont plus strictes que pour une personne seule, sans compter que les repas sont souvent planifiés au plus près des recommandations en vigueur.
  • Les autres enfants : en particulier la dernière année (vers deux ans) où les enfants sont plus intéressés à jouer ensemble.
  • Gestion administrative légère (sauf si vous êtes en crèche parentale) : pas de bulletin de paie, pas de gestion du personnel (maladie, congé maternité…). Par contre dans les structures publiques il y a régulièrement des grèves.
  • Faible coût pour les personnes à bas revenu (c’est le plus souvent indexé sur le quotient familial donc peu intéressant financièrement si vous avez un revenu plutôt élevé, d’autant plus que la crèche n’ouvre en théorie pas le droit au complément de libre choix du mode de garde de la PAJE). Les sommes dépensées donnent droit à un crédit d’impôt (plafonné à 2300€ de dépenses par enfant soit 1150€ de crédit d’impôt).

Evidemment il y a aussi des inconvénients :

  • Une équipe qui tourne : cela n’est pas optimal pour l’enfant qui a besoin de repères et de figures d’attachement stables (cependant les crèches tentent généralement de limiter cela avec un système de référentes notamment). Et il y a généralement des personnes avec lesquelles vous accrochez plus ou moins.
  • Les maladies : la crèche est un véritable incubateur où votre enfant pourra attraper les maladies des copains mais sera cependant exclu le jour où il voudra en refiler à son tour. En outre vous serez fortement incités à consulter au moindre pet de travers sous peine d’exclusion (j’ai du insister lourdement pour que les trois crottes d’oeil de Pouss2 ne soient pas directement classées en conjonctivite). En bref, la crèche est un peu la pelle qui creuse le trou de la sécu. Vous avez intérêt à disposer de jours enfant malade. Voir aussi cet ancien billet sur les règles d’éviction de la collectivité.
  • Les horaires : pas toujours compatibles avec les vôtres, même si certaines crèches tentent de s’adapter aux horaires atypiques. Il vaut mieux avoir une certaine flexibilité (ou un mode de garde secondaire : nounou, grand-parent ou autre -ici nous avons une nounou à domicile à partir de 16h30, puisque la crèche ferme à 18h15).
  • Les autres enfants : leur nombre est souvent trop important pour de si jeunes enfants, qui au mieux arrivent à jouer un peu à deux ou trois. En outre le ratio adulte-enfant n’est pas toujours très favorable (1 adulte pour 8 enfants, modulé en fonction des âges : 1 sur 5 pour ceux qui ne marchent pas). Et il faut arrêter avec le mythe qui veut que la socialisation passe par la fréquentation d’un grand nombre d’enfants : ce sont les adultes les principaux « socialisateurs », les enfants ne pouvant par essence pas s’apprendre mutuellement quelque chose qu’ils ne maîtrisent pas.
  • Une certaine rigidité dans la prise en charge : cela dépend beaucoup des structures, mais ce sera plus ou moins facile (voire impossible) si vous voulez que votre enfant boive votre lait (et de façon générale suive un régime alimentaire particulier hors allergie avérée médicalement) ou porte des couches lavables (ici après un an où Pouss2 arrivait en lavables -la crèche fournit les couches dans la journée- on nous a demandé de l’emmener en jetable car trop compliqué de le changer systématiquement avant midi !). Le nombre d’enfants à gérer fait que le personnel n’a pas toujours la possibilité d’accompagner les enfants dans le sommeil ou de les porter à la demande (j’ai été cependant très agréablement surprise par la nôtre qui est très en pointe sur ces sujets). Et par exemple dans notre crèche les bébés (la première année) profitent peu du jardin car étant à l’étage il est compliqué de les descendre et de les remonter.
  • Et bien sûr le manque de places : il est notoirement difficile de bénéficier du précieux sésame. Renseignez-vous bien car selon les lieux et les structures vous pourrez postuler plus ou moins tôt (à Paris par exemple c’est à partir de 6 mois de grossesse).

En outre, chaque type de structure aura des avantages et des inconvénients propres. Ainsi on parle beaucoup des crèches d’entreprise ; pour ma part même si ma boîte en ouvrait une je n’y demanderais pas de place. En effet, d’une part je me vois mal imposer à mon fils quasi deux heures de transport quotidiennes, dans le métro aux heures de pointe, et d’autre part je ne travaille pas toujours au bureau (réunions, séminaires, déplacements…) : que faire dans ce cas, d’autant plus que le boulot du Coq est géographiquement diamétralement opposé ? Evidemment je ne doute pas qu’il y ait des familles pour qui cela fonctionne(rait) parfaitement mais qu’on ne présente pas cela comme LA solution au problème des places en crèche (et des modes de garde de façon générale).

Pour finir un petit mot sur les halte-garderies. Elles ont vocation à n’offrir qu’un accueil à temps partiel, pour les enfants gardés à la maison (que ce soit par un de leurs parents ou par une autre personne) ou par une assistante maternelle. Là encore l’offre est assez inégale selon les endroits. J’ai testé pendant mon congé parental pour Pouss1 (qui n’avait pas tout à fait trois ans), la structure était super pour lui et totalement pas pratique pour moi. Il n’était pris que pour des créneaux de trois heures max (sachant que c’était à un bon 1/4h à pied de chez nous… sans compter le temps de préparer les enfants pour partir), pas de sieste possible l’après-midi. Et je ne pouvais réserver les créneaux qu’une semaine avant. Autant vous dire que le ratio temps gagné sur énergie dépensée ne m’était pas très favorable. Cependant il existe une myriade de possibilités différentes selon les structures. Il me semble essentiel de ne pas négliger le développement de ce type d’accueil, pour soulager les parents en congé parental et faciliter la recherche d’emploi (ou la création d’entreprise, ou toute autre forme d’activité extra-familiale). L’idéal étant de pouvoir à la fois bénéficier de créneaux fixes autour desquels s’organiser mais aussi de jokers en cas d’imprévu. Quand on a plusieurs enfants, la possibilité de ne pas devoir aller toujours partout avec l’ensemble de la marmaille est assez appréciable.

(Ce billet fait partie du dossier sur les modes de garde ; voir ici celui sur les assistantes maternelles)

Image : La crèche, c’est comme Vegas : Ce qui se passe à la crèche reste à la crèche…

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91 Commentaires »

  1. @pâte à crêpe, c’est vrai que de pouvoir mettre les problèmes à plat c’est important. Après moi sur certains points j’ai peur aussi qu’on me dise oui oui devant et puis rien du tout quand j’ai le dos tourné… Il y a une ou deux puérs qui ont vraiment l’air d’être là pour payer leur loyer, et je vois pas trop quoi faire, ce n’est pas de me plaindre qui va les remotiver…

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    assmatcocoNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, c’est le soucis motiver l’equipe mon mari travaillant en maison de retraite a le même soucis suivant les equipes

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  2. @Fofo, dans notre crèche 2 référentes, mais qui sont surtout là pour les débuts. Et là Pouss2 est passé chez les moyens avec une de ses référentes restée chez les bébés. Bon ça va il n’est pas farouche.

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  3. @m@nue, je suis sûre qu’elle se fait une super immunité :mrgreen:

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  4. @Lola SurLaToile, comme pour beaucoup de choses, j’imagine que l’info officielle percole à des vitesses différentes selon les cas (sans compter ceux qui pensent que c’est des conneries et ne veulent pas la suivre, genre on a toujours fait comme ça et on n’en est pas mort. à leur décharge parfois c’est vraiment des conneries mais bref)

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    m@nueNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, en tout cas ici ils m’ont dit pas d’éviction en cas de petite gastro, mais j’ai pas une définition parfaitement objective de la « petite » gastro… ça reste flou. Bref, ya pas eu éviction.

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  5. CRECHE PARENTALE 😛
    apparemment seule representante pour l’instant de ce mode de garde,je m’en viens vous en conter les avantages(selon moi,aucun inconvenient)
    c’est une creche de 14places,3bebes,6moyen,5grands.il ya 5 professionelles qui tournent(EJE,auxi -puer,cap petite enfance)et toujours un parent par demi journée.la structure est dans une ancienne maison,chaque piece étant readaptée aux petits.nous devons donc participer 1/2journée par semaine a la surveillance et animation de la creche,puis a 1 reunion par mois pour l’organisation.enfin,on doit faire les courses 1fois toutes les 12semaines environ.l’ambiance est tres chaleureuse,on devient vite les copains les uns des autres,plusieurs evenements a theme pour resserer les liens!(spectacle noel,anniversaire,fin d’année.. travaux)honnetement,ca ne prend pas tant de temps que cela!ce qui m’a plu,c’est 1/le petit nombre d’accueil,encadrement optimal,ambiance familiale et tout a fait transparente.2/le principe associatif,on prend toutes les decisions en commun et on respecte les principes educatifs de chacun(allaité a 3ans?pas de probleme,mange que du bio?ok;pas de vaccin?pas grave..)enfin 3/..euh c’est a coté de chez moi!la chance ouais!voila,nous vivons son papa et moi cette aventure comme un engagement personnel pour le bien etre de notre enfant et la survie de cette creche associative,avec peut etre un reve lointain d’en creer une ailleurs si la vie nous y ammenait pourquoi pas?il faut que ca se développe! :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @cindirella, super, merci pour ce témoignage, ça fait envie !

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  6. @Mme D, Merci pour ces explications. C’est super intéressant. De mon côté, j’apprécie beaucoup quand les personnes qui gardent le Poussinnet parlent (aussi) d’elles.

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  7. @La Poule pour revenir sur ton paragraphe sur les crèches d’entreprise « mais qu’on ne présente pas cela comme LA solution au problème des places en crèche (et des modes de garde de façon générale). », j’aurais tendance à penser que l’on peut regarder cette question de la manière suivante : il y a un énorme besoin de moyens de garde pour la petite enfance et un énorme besoin de financement. Alors, prenons l’argent où il est et en particulier dans les entreprises. :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: surtout qu’elles peuvent elles aussi bénéficier d’un crédit d’impôt.

    La solution de la crèche d’entreprises me va bien car je peux finalement faire tout le trajet en transport en commun avec Poussinnet. Nous en profitons pour terminer le petit déjeuner, pour jouer, « lire » des imagiers… Et finalement, je ne cours jamais pour arriver avant la fermeture de la crèche puisqu’elle est à 15 minutes à pieds de mon bureau (en plus elle ferme à 20h). Et le hasard des déménagements de nos entreprises respectives font que mon mari travaille à 5 km de la crèche. Il peut donc assurer quand je ne suis pas disponible.
    Dans cette crèche, j’y ai un berceau à plein temps mais il est aussi proposé un accueil d’urgence et/ou ponctuel. Cela est utilisé quand, par exemple, les assmats habituel(le)s des enfants sont malades, absent(e)s. Mais même pour ce moyen de garde, il y a une « adaptation » un peu plus light.

    Je rejoins Marie sur la possibilité qu’a l’employeur de trouver des modalités qui répondent aux attentes des salariés. En fait, chez nous, finalement, le berceau à temps plein à côté du siège répond beaucoup aux besoins des salariés que l’accueil ponctuel dans la France entière. Et de leur côté, les réseaux de crèches d’entreprises se regroupent ou s’associent pour pouvoir répondre au mieux aux besoins.

    Bon, je me suis lâchée… mais encore merci pour l’article et pour les commentaires.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @rysy, je trouve ces témoignages très encourageants, et encore une fois je ne dis pas qu’il ne faut pas développer les crèches d’entreprise, mais simplement qu’on ne peut pas miser que sur ça. Personnellement je pense qu’il faut améliorer aussi l’accueil individuel (assmat et à domicile), qui est incontournable pour certains cas.

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  8. pas forcement d’accord avec tout ce qui a ete dis
    je travaille en creche municipale (j’ai travaille dans toutes les creches de la ville)

    pour les enfants malades: on les accueille sans soucis, on incite les parents a consulter le medecin, on donne le ttt, …..; mais c vrai qu’1 enfant ayant de la fievre et etant patraque, est mieux a la maison, plutot qu’au milieu de 25 enfants qui crient et qui courent….

    pour le cote « maternant »: ce n’est pas en creche qu’il faut le chercher, quand on 4 ou 5 adultes (pour s’occuper des enfants et de l’intendance)de 25 enfants, il est bien evident que le cote « maternage » ne peut pas etre au mieux

    pour les horaires: c une amplitude standard 7h30-18h15/30, pour aider un maximum de parents (desolee pour les cas « plus particuliers »); et je trouve normal de respecter les horaires, car souvent quand les enfants sont partis, il y a le nettoyage de la journée, pour accueillir les enfants le lendemain (plus facile a faire quand il n’y a plus persone), et perso j’aime bien finir mon boulot a l’heure, comme beaucoup d’entre nous je pense

    sinon je trouve l’age ideal pour aller en creche, vers 18mois, quand l’enfant commence a marcher, et qu’il commence a s’interesser aux autres

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @adeline, comme le montrent bien les témoignages, il y a une certaine hétérogénéité entre les crèches (même si effectivement au sein d’une municipalité notamment on peut avoir une cohérence). Je trouve normal aussi de respecter les horaires et j’entends bien que le personnel a ses propres contraintes ; ce qui n’empêche que pour mon mari et moi qui avons 1 h de transport être à la crèche tous les jours à 18h15 n’est pas jouable. Merci en tout cas pour ce témoignage « de l’intérieur » !

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  9. J’ai toujours voulu que mes enfants aillent à la crèche pour tous les avantages que tu décris, et notamment la question de la confiance.
    Et j’ai eu énormément de chance, puisque mes deux enfants ont eu une place. Certes, en banlieue c’est moins rare qu’à Paris intra-muros, mais ça reste une chance de réussir à obtenir une place.

    Je n’ai aucun élément de comparaison, mais je suis franchement très satisfaite de leur crèche. Le personnel est disponible et attentif (j’avais dans l’idée qu’en crèche, le personnel ne prenait pas les enfants dans les bras, j’ai heureusement été très vite rassurée sur ce point). Il y a effectivement, dans la mesure du possible, une « référente » qui suivra l’enfant de la première à la dernière année (je dis dans la mesure du possible, parce que la référence de Gaston, chez les grands cette année, est la seule qui ait suivi la section depuis les petits – les autres ayant soit déménagé, soit quitté la crèche entre temps).

    Quand on a fait la demande pour Basile, après quelques jours de panique (ayant un grand frère déjà en crèche, il était en théorie prioritaire, mais on nous a proposé une seconde crèche, géographiquement à l’opposé de la première, et à des horaires différents), nous avons finalement obtenu une place dans la même crèche que son aîné. J’allaitais encore au moment de l’inscription et la directrice m’a encouragée à poursuivre l’allaitement quand Basile aurait commencé la crèche, les procédures d’hygiène sont assez contraignantes mais ils ont l’habitude de gérer ça et ça ne les refroidit pas du tout. Bon, au final, au moment où Basile est entré, je ne lui donnais plus mon lait que le matin et le soir, donc je n’ai pas profité de cette possibilité, mais c’était agréable de ne pas se sentir obligée de sevrer 🙂 Je ne sais pas ce qu’il en est des couches lavables, je n’en utilise pas.

    Le seul inconvénient, finalement, c’est effectivement les horaires qui obligent à prévoir un autre mode de garde pour le soir (et encore, nous on a de la chance, leur père peut les déposer avant d’aller bosser, et moi je travaille souvent chez moi, à 10 minutes de la crèche, donc je peux souvent aller les chercher).

    Et le fait qu’en effet, ils sont un peu alarmistes en terme de santé. Mes fils ont la même tendance que moi à être enrhumés tout l’hiver. Si j’écoutais certaines auxiliaires particulièrement angoissées, j’aurais une carte de fidélité chez la pédiatre. Heureusement, j’ai des médecins dans la famille, ça me permet d’être un peu plus sûre de moi quand on me dit, après 2 jours de toux sans autre symptôme, qu’il faut que je consulte. Et les quelques fois où je les ai écoutés, pris un RDV à l’arrache chez le pédiatre, on m’a confirmé qu’il n’y avait pas matière à s’affoler. Mais ça dépend beaucoup du personnel, une puéricultrice dans la section de Gaston était la spécialiste des « il faut consulter, là ! », alors que jusqu’à présent, personne n’est aussi péremptoire dans la section de Basile qui est pourtant un habitué des rhumes (grand frère oblige) depuis les premiers jours !

    Bref, je suis super contente de ce mode de garde. Quand je me déciderai à faire un 3e enfant, les deux premiers auront normalement quitté la crèche, on ne sera donc plus « prioritaires », mais j’espère qu’on aura encore de la chance à ce moment là 🙂

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    ClotNo Gravatar a répondu :

    Et juste après avoir écrit ce pavé, coup de fil de la crèche. Pour la première fois en plus de 2 ans, on ne me dit pas « ce serait bien que vous veniez le chercher » mais « on le garde pas, il FAUT venir le chercher »… Pile le jour où je ne bosse pas chez moi et où ma mère ne peut pas nous dépanner… Tant pis, cette fois c’est le père qui s’y colle 🙂

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Clot, 😆 😆 Ici aussi c’est le Coq qui a géré le dernier « arrêt maladie » de Pouss2 (on a même pas tenté la crèche après une nuit épouvantable et fièvre continue 🙄 ). En tout cas c’est super que vous ayez pu y caser les deux !

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  10. Oh là là, pardon pour le pavé, je pensais pas être aussi bavarde !

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  11. sur la question des crèches d’entreprises, je rejoins totalement LaPoule : oui, c’est une solution intéressante qui mériterait d’être développée, mais une solution parmi d’autres, pas l’universelle panacée !

    sauf erreur de ma part, même si ça se développe, de toute façon, cela ne concernerait pas tous les salariés qui travaillent dans les PME, les petites associations…

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    ClotNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé, au delà du côté pratique, je trouve que d’un point de vue « philosophique », la crèche d’entreprise n’est pas la panacée. Pour avoir bossé pour une boîte qui organise ce service pour les entreprises, j’ai pu voir le phénomène du côté employeur. Il faut savoir que l’ambition de ce genre de programme n’est pas seulement philanthropique. Il s’agit surtout de s’assurer une plus grande disponibilité des salariés, de rendre un peu plus floue la séparation vie privée/vie professionnelle. Et si les horaires sont évidemment plus faciles à gérer pour les parents, ça fait aussi des journées très lourdes pour les enfants (sans compter effectivement le temps de transport imposé dont parlait la Poule). Et c’est souvent présenté comme un avantage qui justifie que tu acceptes un salaire moindre que dans une boîte qui ne le propose pas.

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    Bonjour,
    Les crèches d’entreprise ou inter-entreprise peuvent concerner aussi les salarié(e)s des PME et d’autres structures si elles acceptent de réserver et de payer des berceaux et/ou des journées de garde.

    Quant à ouvrir une crèche pour la disponibilité des salarié(e)s, oui c’est sûr que cela aide les personnes à revenir plus vite au travail. Dans le reportage des maternelles sur la possibilité d’allaiter et de travailler, il était présenté une crèche dans une entreprise qui avait l’air idéale. Connaissant quelques personnes de cette entreprise, je perçois de leur part que leur employeur fait un maximum pour leur permettre de rester le plus possible « disponibles » pour le travail. En clair, si mon/ma salarié(e) pas l’esprit préoccupé par ses problèmes comme ceux de la garde des enfants, il/elle est à fond dans son boulot.

    > »ça fait aussi des journées très lourdes pour les enfants (sans compter effectivement le temps de transport imposé dont parlait la Poule). » je ne sais pas s’il vaut mieux des journées de garde plus longues à proximité du domicile ou des journées plus courtes et du temps de transport à proximité du bureau. C’est vraiment un choix au cas par cas, entre la fièvre et le choléra. 🙂
    En fait, la question sous-jacente et qui ne concerne des bassins d’emploi comme l’Ile-de-France ou des milieux ruraux, c’est la distance entre le domicile et le travail. Dans un sens, les enfants ont les conséquences de nos modes de vie.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé, et moi je travaille dans le public et d’ici à ce qu’on investisse dans ce genre de truc les poules auront des dents (ha ha)… (et n’étant pas fonctionnaire j’ai les inconvénients du public et du privé cumulés 🙄 )
    Enfin faudrait déjà que notre boîte respecte le droit du travail le plus élémentaire avant de se lancer dans une telle initiative (genre ne pas faire travailler les gens 1 mois ou 2 sans contrat).
    @rysy, oui c’est évident, notre mode de vie a des conséquences non négligeables pour nos enfants ! Après c’est à chaque famille de trouver son équilibre… parfois les enfants sont le catalyseur de ruptures dont on rêvait + ou – consciemment, parfois au contraire on leur trouve une place dans notre façon de vivre habituelle, souvent un peu des deux !

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, tu sais le contrat de travail tout du moins dans le privé n’est pas obligatoire. En gros, sans contrat de travail, tu es réputée être en CDI. Si tu veux, je te retrouve le détail. :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @rysy, oui mais dans le public tu te retrouves certes en CDI mais avec un salaire plancher et bloqué 👿

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, arrrf je me suis toujours dit que l’Etat était un employeur « faites ce que je dis et pas ce que je fais » :mrgreen: = j’impose des règles au privé que je ne suis pas capable d’appliquer à mes propres salariés…. Bon ok ➡
    😛

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  12. @Opale,

    En même temps, les auxiliaires de puériculture parisienne habitent souvent en banlieues (comme la majorité des employés de la ville de Paris en fait). Alors on peut comprendre qu’à l’heure où elle sont censées avoir fini leur journée et courir pour aller chopper leur RER elles ne soient pas particulièrement heureuse d’avoir une enfant sur les bras. En fait, je pense qu’elles sont tout à fait capables de comprendre la situation des parents (panne, accident, grève, etc…) mais il n’y a aucune raison que ce soit à elles d’en supporter les conséquences.

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    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @, oui et non.
    Oui je comprends car elles habitent en banlieue en effet et il y a toujours des parents qui abusent (encore que dans notre crèche, si t’es trop souvent à la bourre, il y a la directrice qui t’attend avec son regard noir 👿 ) mais là où je ne comprends pas c’est que la crèche ferme à 18h45 mais on doit être là-bas au plus tard à 18h30 ❓ ❓ ❓ et quand on bosse et qu’on court pour récupérer son enfant et bien 15 minutes c’est 15 minutes !!

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  13. J’arrive en retard mais le sujet m’a vraiment intéréssé… forcement mon loulou de 10 mois est en crèche depuis ma reprise (à ses 4 mois). On a eu notre place à l’ouverture de la crèche, donc sans attendre, je sais qu’on a du bol.
    La montée en charge s’est fait progressivement donc au début c’était très cocon et maintenant beaucoup moins, il doit y avoir 60 enfants.
    Nous sommes globalement satisfait de la structure. Les locaux sont tops, il y a beaucoup d’équipement. Ils ont acceptés sans problème le lait maternel. Les auxilliaires sont dans l’ensemble très bien, sa référente est une perle, il l’adooooooore !
    Je déplore juste un manque de communication : j’ai dit a une auxillaire en aout qu’il pouvaient donner des protéines le midi. Jeudi dernier, une autre me demande si nous avons essayé de les introduire ou pas. Entre temps, la 1ere a changé de section et l’info s’est perdue dans la nature

    EN Fait, je crois que la crèche ce n’est pas fait pour les petits enfants. Ca devient intéressant à partir de 18 mois, quand le sommeil est régulé et que l’enfant interagit avec les autres. Notre fils dort très mal en journée, voir pas du tout.
    Il y a 2 journées particulièrement éprouvantes pour lui dans la semaine, quand tous les enfants de la section sont présents. Quand j’arrive le soir, tous les bébés (certains ont 3 mois) pleurent et évidemment il n’y a pas assez de personnel pour tous les porter. Mon fils, qui est assez jovial de nature et pleure surtout en réaction au bruit, n’est jamais prioritaire pour être consolé. En temps que mère, je le vis mal même s’il n’a pas l’air traumatisé !

    Au delà de ça, je crois aussi que la crèche n’est pas adapté a tous les enfants… en fonction de la manière dont ils sont « maternés ».
    Dans la structure, il y a 2 bébés portés en permanence par leurs mamans (hors horaire de crèche bien sur !!) et l’un des deux est cododoté. Que font ces enfants en journée dans une structure où ils sont peu portés et doivent s’endormir seul dans un dortoir en retrait?? Ces deux là pleurent quasi en permanence depuis des semaines, quels que soit l’heure ou je viens récupérer mon bébé. La cohérence entre notre mode d’éducation et notre mode de garde n’est-elle pas nécessaire au bien être de l’enfant?
    Je sais que pour l’une des deux mamans, la crèche est un choix uniquement financier, elle ne peut pas faire autrement. Mais j’imagine la difficulté de laisser son enfant, en sachant qu’il passera sa journée a pleurer.

    Super série d’article, by the way. Une bonne base pour echanger les points de vues

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    m@nueNo Gravatar a répondu :

    @Elise, c’est vrai que c’est triste pour ces deux petits. Cela dit, outre le fait que cela dépende de la manière dont ils sont « maternés », ça dépend aussi de leur propre capacité d’adaptation, et là c’est clair qu’ils ne sont pas tous égaux 😕

    Je rejoins ce que tu dis sur les « petits enfants », mais là encore l’âge de 18 mois que tu cites ne correspondra pas forcément d’un enfant à l’autre. En ce qui concerne ma fille (qui a fait sa rentrée à 7 mois) elle interagissait déjà pas mal avec les autres enfants de son âge (ils jouents aux mêmes jeux, se regardent, vont l’un vers l’autre, se « grimpent » dessus, se touchent…). Et son sommeil en journée a trouvé un équilibre vers 9 mois.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Elise, comme m@nue, je pense qu’il faut être prudent avec les généralités. Il me semble aussi que globalement à 2 mois 1/2 la crèche a peu de valeur ajoutée pour un enfant mais sans doute trouvera-t-on des exceptions 😉 Idem pour certaines formes de maternage, il me semble que les enfants font bien la part des choses entre la maison et la crèche, papa/maman et les autres. Même si bien sûr cela peut accentuer des difficultés d’adaptation.

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  14. je prends un peu de temps à répondre à ce sujet trés interressant…qui me concerne doublement… 😉
    Je suis auxiliaire de puériculture en crêche municipale depuis 9 ans…et j’ai travaillé auparavent pendant 8 ans comme employée familliale (nounou à domicile)
    Pour ce qui concerne les crêches, moi je suis assez atypique, je trouve que les bb n’ont rien à y faire, voir un tout petit de 2 mois 1/2 en collectivité, ça me serre le coeur… 😥
    Pour faire perso, ma grande de 3 ans 1/2 est allée en crêche familliale un vrai choix, elle avait 3 mois quand j’ai repris le travail…je trouve ce concept vraiment top qui allie le cooning chez la nounou et la supervision de la crêche…ma fille a adoré….mon seul regret ne pas avoir eu le choix de la nounou…elle me hérissait les poils cette nounou, pas psy pour 2 sous…, mais elle aimait beaucoup ma nénette qui le lui rendait bien 😉
    Mon deuz est rentré en crêche d’entreprise(avec des places pour la ville) à 4 mois, je n’avais pas de place en crêche familiale…et cette crêche était mon 3è choix…l’avantage elle est juste en face de la mienne…le gros inconvénients, les gros groupes, ils seront 17 bb, 24 moyens,24 grands….
    Aucune difficulté pour donner mon lait dans la crêche familiale et dans la crêche d’entreprise, même si dans la crêche de mon deuz, on m’a dit au bout de 2j d’essai de bib que le LA serait mieux accepté… 🙄
    et que sa référente me disait que j’étais trés fusionnelle, sur un ton pas trés bienveillant… 🙄 , mais dans l’ensemble les filles sont sympas…prennent le temps de faire les transmissions, (même si les pipi/caca, je m’en fous même pour un bb de 6 mois…lol)
    Elles ne sont jamais en sous effectif car ils embauchent des CDD….mais du coup il y a beaucoup de têtes nouvelles régulièrement

    Dans la mienne de crêche, nous avons des tous petits groupes environ 2x 10 bb, 2x 10 moyens et 2x 10 grands…c’est un grand confort de travail, moins de bruit et même quand nous sommes en sous effectif c’est jouable …
    Je suis dans une équipe plutôt maternante, chez les bb nous les avons beaucoup porté, même enceinte avec mon gros bidon je portais encore…et là du coup chez les moyens le groupe va bien…les filles de chez les bb réfléchissent meme à utiliser un mode de portage qui les aiderait…le LM est évidemment accepté, une maman vient même allaiter son bb sur place, (moi même j’ai demandé mon heure d’allaitement )

    Concernant les horaires, la crêche de mon fils fait 8h-19h30…la mienne 7h45-19h, le matin ça coince…donc le papa arrive en retard 1x par semaine au travail
    Et j’ai vu que vous ne compreniez pas le pourquoi d’arriver 15min avant l’heure de fermeture, ce petit quart d’heure nous sert à pouvoir faire de bonnes transmissions, à ce que votre enfant puisse finir le jeu commencé sans être arraché à cette activité…et à finir de ranger et nettoyer la salle…
    Et évidemment un parent bloqué dans les transport, avec les grêves, la neige ça arrive et aucun soucis… 😉

    Et pour les evictions effectivement chaque directrice fait un peu la pluie et le beau temps…mais en rêgles général, il n’y a pas d’éviction sauf si bronchiolite chez les bb, si grosse fièvre surtout si l’enfant n’est pas bien…et quand gastro aves des selles+++++++++++ et encore c’est un peu au cas par cas…nous prenons tous les médoc sauf l’homéopatie (sauf si dose unique)…

    En résumé je dirais que les enfants n’ont rien à faire en collectivité dans l’absolu…c’est la famille qui sociabilise les enfants…le rythme est trés fatiguant et ils auront toute la maternelle pour apprendre à coller des gomettes et faire de la peinture….

    je voulais rajouter que mes enfants sont allaités, cododo à la maison et porté+++++ à bras ou en écharpe…
    ils n’avaient jamais dormis seul avant d’être gardé…deuz réussit à s’endormir dans son lit à la crêche avec ou sans aide d’un adulte, ou dans la salle…
    La première la nounou la beaucoup porté à bras, (elle n’avait que nénette) et j’ai appris bien plus tard que parfois elles s’endormaient sur le lit de la nounou pour la sieste… 😀

    Du coup dans ma crêche l’équipe des bb qui acceuille un bb porté allaité…me demande des conseils :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Marie / Boukine, merci pour ton témoignage super complet qui montre une belle diversité de cas ! Et je voulais dire que je comprends bien pourquoi on demande aux parents d’arriver 1/4h avant la fermeture, et que l’équipe a été très compréhensive les rares fois où on a eu des problèmes. Mais il n’empêche que ce n’est pas compatible avec nos horaires de travail (et ça n’est pas une critique pour l’équipe mais un constat objectif).

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  15. Bonjour,

    Petit témoignage lyonnais après avoir bénéficié avec bonheur d’une place dans une super crèche parisienne j’ai eu beaucoup de mal à comprendre comment ça fonctionnait ici…

    A lyon il n’y a pas des crèche + halte-garderie mais des structures multi-accueil dans lesquelles il y a :
    – des enfants « à temps plein » (entre 3 et 5 jours par semaine) pour lesquels il faut déposer un dossier qui passe en commission dans chaque structure
    – des enfants « à temps partiel » (moins de 20h par semaine) pour lesquels ce sont les directrices qui décident selon des critères qui sont un peu obscures (l’insistance à les rappeler ?).
    – des enfants en accueil occasionnel : lorsque le responsable de la crèche peut prévoir qu’elle aura une place tel ou tel jour, elle la propose à des familles qui n’ont pas de place régulière. En fonction des structures cet accueil peut n’être proposés qu’aux plus grands. Ces enfants sont prioritaires ensuite pour des créneaux réguliers si des places se libèrent.

    Sachant que, par exemple, dans la crèche où je suis ils peuvent accueillir 18 enfants mais 8 ou 10 seulement pour le repas…
    D’après ce que j’ai vu, les plus gros établissements multi-accueil de mon arrondissement peuvent accueillir jusqu’à 35-40 enfants (moitié moins pour les repas). rien à voir avec la crèche où nous étions où il y avait dans les 70 enfants toutes la journée.

    Pour pallier au manque il y a quelques « micro-crèches » (ça non plus je ne savais pas que ça existait avant d’arriver à Lyon !) : il s’agit d’initiatives privées qui ont un agrément mais sont peu ou pas subventionnées. Elles peuvent accueillir jusqu’à 10 enfants et la tarification se fait à l’heure et va de 8 à 12 euros de l’heure en fonction des micro-crèche. Par contre, on a droit aux aides de la CAF. Bref, ça coûte aussi cher qu’une ass mat ou une garde partagée mais l’enfant est dans une petite structure collective.

    Autrement dit, restez à Paris ! je ne suis pas sûr que niveau crèche on soit bien mieux loti ailleurs !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @michmaa, et en même temps à Paris (pour la région parisienne ça dépend beaucoup des communes) le rapport offre demande n’est pas super favorable 🙄

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  16. @assmatcoco,
    J’ai lu le livre « remédier aux douces violences », sur tes conseils. Merci beaucoup.
    Déjà, le livre est assez court et facile à lire, donc lecture très compatible avec notre rythme de vie 🙂
    De manière très condensée :
    J’ai apprécié la première partie qui est une description des douces violences, des choses que nous faisons tous naturellement avec un petit (ex : « bouh tu pues, ja vais changer ta couche »). J’en ai parlé avec mon mari, nous avons réfléchi à ce que nous faisons.. Après, je reconnais le naturel revient au galop.
    J’ai trouvé que le livre s’adressait aussi beaucoup plus aux professionnel(le)s de la petite enfance qu’aux parents puisque la seconde partie est consacrée à un retour d’expérience avec des crèches des Yvelines. Elle propose une méthode pour aborder le sujet au sein d’une équipe de crèche, prendre conscience des douces violences, travailler pour identifier les comportements et les corriger.
    J’ai bien envie d’en parler à la directrice de la crèche du lardon. Mais je ne sais pas encore comment aborder le sujet sans être maladroite (« j’ai lu un livre, j’ai noté que XXX avait vraiment tendance à … Je ne suis pas à l’aise avec ça. etc »).
    En tout cas, merci pour la suggestion et merci pour ton blog qui donne des idées d’activité pour le micro.

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    assmatcocoNo Gravatar a répondu :

    @rysy, tout d’abord contente que le livre t’ai plu, interpeller.
    Tu pourrais l’oublier bien en vue dans le sac de ton garçon, un matin en le conduisant a la crèche, et le soir tu lance un grand et naïf a il est là mon livre, si vous voulez je vous le prête, il est intéressant…
    bon après tu te débrouille

    et merci pour mon blog

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  17. Bonsoir,
    J’arrive après la bataille. J’ai trouvé cet article très intéressant ainsi que la diversité des commentaires. Je suis auxiliaire de puériculture à Paris mais j’ai longtemps travaillé en banlieue pour des crèches municipales. A Saint-Denis pendant longtemps les places étaient attribuées à toutes les familles même sans emploi. On partait du principe que l’important était l’éveil de tous les enfants d’autant plus qu’il y a une population précaire. Ensuite il a été décidé qu’au moins un parent devait travailler et il suffisait que vous perdiez votre travail pour que l’on vous signifie la sortie. Embêtant pour rechercher du boulot.

    En ce qui concerne les évictions cela dépend des directrices. Dans ma crèche actuelle quasiment pas mais une de mes collègues qui a sa fille dans une crèche de Saint-Denis c’est systématique. Je conçois qu’un enfant malade est mieux chez lui au repos et dans le calme mais certaines professions ne permettent pas de s’arrêter aussi facilement. Toujours à Saint-Denis j’ai accueilli il y a plusieurs année un enfant végétarien et c’était tout à fait accepté. La directrice ne mangeant que casher cela aidé peut-être. Il ramenait ses propres couches bio et on lui mettait. Là où je suis actuellement cela serait impossible. Depuis la rentré de septembre seul le lait de la crèche doit être donné à l’enfant même si il y a un avis contraire du médecin pour cause de régurgitations par ex. ou une envie des parents. Ma directrice dit que le parent mécontent n’a qu’à prendre une assistance maternelle. Je travaille dans un crèche où le niveau social des parents est élevé.
    Cela a été vu avec les directrices, coordinatrice et médecin de l’arrondissement. Ne parlons même pas d’un enfant vg ou seul les allergies alimentaires et sans porc sont pris en compte.

    Pour ce qui est des enfants de 2 mois et demi c’est dur de les voir arriver si petit mais bien souvent cela se passe souvent mieux qu’arriver vers 8-9 mois. Certaines diront qu’ils n’ont pas eu le temps de prendre trop d’habitudes à la maison. Pour ce qui est du portage je pense qu’un enfant n’est jamais trop porté et c’est qu’il en a besoin. Grand sujet de discussion avec certaines collègues qui pensent que « trop » porté à la maison ou cododo… donnent des enfants en difficulté à la crèche(demande de plus de bras et plus souvent de pleurs…)

    Ma mère qui est une toute jeune retraité en tant que directrice de crèche portait les enfants au dos. Elle faisait cela avec les bébés qui avaient du mal à s’endormir et c’était très apprécié des famille à qui elle demandait l’autorisation. Il y aurait beaucoup de choses à faire pour améliorer la vie des tous petits mais il faut que le personnel suive.

    Ceci dit tout n’est pas négatif et je suis heureuse de contribuer à leur éveil, qu’ils grandissent bien. Ma devise est que le 1er éducateur de l’enfant est le parent et qu’il sait ce qui est bon pour lui.,

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Christel, merci beaucoup pour ton témoignage. C’est éclairant de voir la diversité des pratiques selon les établissements !

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  18. Bonjour,
    Merci pour votre article je pense que chaque crèche et halte garderie à son mode de fonctionnement et que les horaires varient beaucoup aussi. En occurrence beaucoup de crèches d’entreprises restent assez flexible au niveau des horaires.

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  19. Sympathique tous ces modes de gardes, mais comment réussir à se dégoter une place ? C’est vraiment le parcours du combattant pour une place en crèche!A moins d’avoir les moyens d’une garde à domicile, Ass mat etc c’est vraiment la galère.

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  20. Merci beaucoup pour votre article de qualité.

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  21. Merci pour cet article clair et pour ton site facile d’accès

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