Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


« « Préc. Ah qu’il est beau le débit de lait    |     Suiv. Le dico des petits et gros bobos » »

Boire ou se reproduire, faut-il choisir ?

Par  • Le 1 novembre 2011 à 18:42 • Catégorie : Faire un bébé, Grossesse

Un récent dossier de la revue médicale Prescrire relance le débat : peut-on boire (de l’alcool, what else ?) pendant la grossesse  ? Il faut savoir tout d’abord que Prescrire jouit d’un prestige important au sein de la communauté médicale française (plus que Top Santé par exemple…), étant un des rares lieux de débat scientifique médical exempt de l’influence de l’omniprésente industrie pharmaceutique. Ses recommandations sont donc le fruit d’une étude poussée et critique de la littérature internationale. Je n’ai pas accès à l’intégralité du dossier, n’étant pas abonnée, mais le résumé public, s’il rappelle bien sûr les risques liés à la consommation excessive d’alcool, ne recommande pas pour autant l’abstinence totale :

En pratique, il est important d’informer des risques liés à la consommation d’alcool durant la grossesse, mais de manière nuancée, sans culpabiliser d’une éventuelle consommation minime d’alcool. Cette information répétée semble utile pour réduire la consommation des femmes qui ont une consommation à risque. En leur conseillant de ne pas dépasser 4 verres par semaine, et 2 verres en une occasion.

Alors, après avoir appris qu’on se privait de fromages au lait cru pour de mauvaises raisons, va-t-on découvrir qu’on s’abstient en vain d’un bon verre de vin ? Rappelons d’abord que l’alcool ne pose potentiellement problème qu’à partir du moment où la circulation sanguine maternelle se connecte à celle de l’embryon, soit entre deux et trois semaines de grossesse (soit le moment où en théorie vous observez un retard de règles et faites votre test : qui a dit que la nature était mal faite ?).

Par ailleurs, une étude a même montré de meilleurs résultats pour les enfants dont les mères avait bu un peu d’alcool pendant la grossesse (1-2 verres par semaine) par rapport à ceux dont la mère s’était abstenue ; de là à encourager un petit verre aux femmes enceintes…

Mais ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que -contrairement à beaucoup de molécules actuellement médiatisées, comme BPA, parabens etc- la toxicité de l’alcool est tout à fait avérée. Il est notamment reconnu comme “cancérogène pour l’homme” (Groupe 1 du CIRC, soit le plus haut niveau de certitude) et comme tératogène (c’est-à-dire qu’il provoque des malformations congénitales).

Je trouve également intéressant de s’intéresser à ce qu’on sait sur l’impact de l’alcool via le lait maternel. Celui-ci est moins important que lors de la grossesse, puisqu’il y a un effet de dilution (le foetus partage le sang maternel et est donc exposé à la même concentration en alcool, alors que le bébé allaité ingère le lait alcoolisé, celui-ci étant alors dilué dans son sang par l’appareil digestif). En outre, le bébé ne tète pas (toujours) en continu donc il peut éviter le moment où le lait est le plus concentré en alcool, alors que le foetus voit son sang renouvelé en permanence par la circulation maternelle via le placenta. Rappelons enfin que la concentration en alcool du lait est à peu près égale à celle du sang. Ainsi, la Leche league en compilant diverses études montre qu’on n’est pas obligée de complètement renoncer à l’alcool lorsqu’on allaite :

A court terme, l’absorption par la mère d’une dose d’alcool inférieure à 1 g/kg d’alcool pur ne posera généralement aucun problème au bébé allaité.

L’alcootest pour lait maternel Milkscreen se base quant à lui sur une limite de 0.03 % d’alcool dans le lait (notez que chaque rapport utilise une unité différente ce qui ne simplifie pas la comparaison ; mais cela correspondrait à un à deux verres “standard”, selon les individus et les circonstances) au-delà de laquelle on observerait un changement des habitudes de sommeil et de tétée des nourrissons, mais ce seuil est également sujet à débat. On voit en tout cas qu’une dose peu importante peut affecter le comportement du bébé : même si cela n’est pas du même ordre qu’une malformation ou qu’un retard de croissance, je trouve que cela incite à la prudence, d’autant plus que comme on l’a vu le bébé allaité est moins exposé que le foetus et qu’il est également plus mature (donc plus résistant, notamment par la mise en place progressive de l’équipement enzymatique permettant de métaboliser l’alcool).

Bref, nous ne sommes pas beaucoup plus avancés. Je pense que tout le monde sera d’accord pour dire qu’un verre de vin pour toute la grossesse n’aura probablement pas d’impact visible sur le bébé, et pour dire qu’une bouteille de vin par jour ce n’est pas une bonne idée. Mais où est la limite entre les deux : c’est bien cela qui fait débat. Il est probable aussi que les variations individuelles soient trop importantes pour pouvoir fixer une limite claire et adéquate pour le plus grand nombre (autre que 0). Et dans le doute, on recommande de ne pas boire du tout. Je comprends la nécessité d’un message simple, surtout dans un pays où l’alcool est hyper banalisé (quoi ? la bière et le cidre ça compte comme de l’alcool ?), mais en même temps je déteste qu’on décide pour moi. Croit-on vraiment que les femmes sont incapables d’appréhender elles-mêmes ce type de problème ? Qu’elles n’ont pas le bien-être et la santé de leur bébé au coeur de leurs préoccupations ? Est-ce qu’on ne peut pas plutôt les laisser décider des risques qu’elles souhaitent prendre ou pas ? Quoi qu’il en soit, j’aime bien l’approche de Prescrire : “informer des risques (…) de manière nuancée, sans culpabiliser”. Et je ne vois pas pourquoi elle ne ferait pas consensus.

Image : “Attention : la consommation d’alcool peut entraîner la grossesse.” Et cet article est dédié à Mère Bordel à qui je pense à chaque fois que je vois une bouteille de vin…

Tagged as: , , , , , ,


« « Préc. Ah qu’il est beau le débit de lait    |     Suiv. Le dico des petits et gros bobos » »

136 Commentaires »

  1. C’est vrai qu’au final on n’est pas plus avancés…
    mais quand je pense à ma belle-famille qui me propose systématiquement un verre de champagne à chaque apéro! C’est le même cirque à chaque fois:
    -un verre de champagne?
    -non, ça ira! Merci!
    -ha oui, c’est vrai que tu n’aimes pas ça! (c’est exact…sauf le très très bon qui coûte bien cher en fait, donc je m’abstiens)
    -ben, c’est surtout que je suis enceinte!
    -ha, et alors?

    Bon, voilà, tout est dit… :roll:
    Il semble donc que le champagne, comme la bière et le cidre, ne soit pas de l’alcool… Serait-ce l’effet des bulles?

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @La Ptite graine folle, c’est vrai, je n’ai pas parlé de cette pression insupportable où il FAUT que tu boives même si tu as dit 15 fois que non, tu ne voulais pas :evil:

    Répondre

  2. J’aime bien ta phrase ” … je déteste qu’on décide pour moi” ;-)
    Je crois qu’effectivement, on recommande le “zéro alcool” parce que c’est plus simple … (perso,enceinte, pour le très très bon vin comme pour le fromage au lait cru que j’aime beaucoup beaucoup : un tout petit peu, de temps en temps !!)

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, moi ça me donne envie de faire l’inverse, par pur esprit de contradiction :mrgreen:

    Répondre

  3. C’est vrai que la façon dont on nous présente les risques de l’alcool pendant la grossesse est vraiment terrorisante. Le médecin qui a suivi mes grossesses m’avait dit qu’un tout petit verre pour une occasion spéciale ne présentait pas de danger. Je n’ai quasimment rien bu, par manque d’envie et préférant être trés prudente. Cependant, j’ai été mortifiée de voir les regard assassins de certains clients d’un restaurant lorsque, lors d’un repas savoyard, j’ai simplement trempé les lèvres dans le verre de mon conjoint… Je me suis fait aussi traiter d’inconsciente et mon médecin de criminel parce que j’ai bu un fond de champagne à Noël (allez, 5cl à tout casser…). Ton article m’interpelle donc beaucoup, car j’estime être capable de décider toute seule ce qui est bon pour moi ou bébé….

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Flolasouricette, pfff j’hallucine, ou on te traite d’inconsciente parce que tu bois un fond de verre, ou on te traite de psychorigide parce que tu veux pas boire, mais c’est jamais comme il faut :roll:

    Répondre

    Melanizetaufrais a répondu :

    @Flolasouricette, ha j’ai pas arrêté de faire ça: tremper les lèvres dans les verres de mon mari. Juste pour le goût !! naméo !!! surtout dans un mariage où on ne peut ni manger les fromages, ni le foie gras, ni le saumon fumé, ni les crudités pas lavé par mes soins, ni, ni ,ni ,ni …… ba ça sent la frustration et le pétage de plomb !

    Répondre

  4. Merci beaucoup pour ton article… je n’ose même pas te dire que Mr Déjanté danse la gigue près de moi…J’aime aussi beaucoup le point de vue que tu cites en conclusion…
    J’avais personnellement entendu un spécialiste proclamer sérieusement que (à titre d’exemple) si une femme ingérait un verre de vin au 42ème jour (dit au hasard) de sa grossesse et que ce même 42ème jour, l’embryon formait ses reins et ben PAF, c’était fichu pour les reins…!!
    Soyons critiques, intelligents et mesurés en toute circonstance et tout ira bien!!!

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Mme Déjantée, sacré objectif (être critique, intelligent et mesuré en toute circonstance) !! Et bonne gigue à Mr D ;-)

    Répondre

  5. Je trouve pas ça bien comme billet après y aura plus de blogueurs pour nous faire rigoler en assurant que si tu bois un verre de rouge pendant ta grossesse, tu vas avoir un enfant hyperactif…
    :mrgreen: :cool:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @La Mère Joie, est-ce à dire que si tu ne bois pas tu es assurée que ton enfant ne sera pas hyperactif ? :lol:

    Répondre

  6. “Allez, un p’tit coup, ça n’a jamais fait de mal à personne…” ou le “Bah regardes moi, à mon époque, on fumait et on buvait et mes enfants sont parfaits” : ça me donnait encore moins envie de boire enceinte. Esprit de contradiction ou comme toi, je déteste qu’on décide pour moi! T’as bien raison, na !

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @La loupiote, ah oui ça aussi ça m’énervait ! Mais qu’est-ce que ça peut leur faire, on ne les empêche pas de boire, au contraire, ça leur en laisse plus.

    Répondre

  7. salut !
    Quand j’étais en “formation” pour l’entretien “du 4ème mois”, on nous a parlé de l’alcool pendant la grossesse. Elle expliquait que tous les bébés ne réagissaient pas à la même dose, un peu comme les adultes, ceux qui sont ivres au bout d’un demi verre et ceux à qui il faudra la bouteille (bon j’exagère ptet). Le deuxième problème était que pour un taux d’alcoolémie même bas, le foetus aura le mm taux mais pour un corps bcp plus petit…Et donc zéro alcool car parfois un verre suffit à engendrer un SAF, parfois c’est un verre régulier, parfois c une cuite. On ne le sait pas à l’avance alors dans le doute…

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @llythie, Un diagnostic de syndrome d’alcoolisation fœtale peut être établi sur le simple fait que la femme a bu un SEUL verre d’alcool pendant sa grossesse :shock: ? Franchement, j’aimerais bien avoir confirmation de ça, parce que ça me paraît un peu gros, quand même… D’autant plus que cela semble aller à l’encontre de l’étude publiée dans “Prescrire”.

    A mes yeux, la recommandation “zéro alcool pendant la grossesse” s’explique avant tout par l’absence de données scientifiques concluantes sur la question des effets d’une consommation très modérée: donc, comme tu le dis, dans le doute, on s’abstient. Cette attitude s’explique aussi par l’obsession du risque zéro et donc de la prévention poussée à l’extrême dans les pays occidentaux (liste d’interdictions à rallonge, batterie de tests de dépistage, suivi médicalisé de la grossesse…), reposant sur l’illusion qu’on pourra à terme supprimer TOUTES les pathologies affectant le nouveau-né. Attention, je ne préconise pas particulièrement l’alcool pendant la grossesse: moi-même, je me suis comportée comme une enfant de Marie pendant ma grossesse (zéro clope, zéro alcool, zéro fromage au lait cru: autant de renoncements difficiles… :smile: ). Mais j’ai le sentiment que ce discours sans nuances s’explique aussi par le fait que les médecins se disent que si on commence à assouplir les recommandations en matière de consommation d’alcool pendant la grossesse, les femmes vont forcément se mettre à boire comme des trous. Bah bien sûr, parce que la majorité d’entre elles sont quand même trop connes pour faire la différence entre s’enfiler une bouteille par jour et tremper leurs lèvres dans un verre à certaines occasions… Enfin – et là, je vais faire la ronchon de service – l’idée dans tous ces discours de soi-disant prévention, c’est quand même: “qu’est-ce qu’on pourrait bien encore inventer pour faire chier les femmes (je précise pas forcément “enceintes”…)? quand on pense qu’aux États-Unis, la femme enceinte qui sirote un Coca light est à deux doigts d’être poursuivie pour infanticide, on s’interroge quand même…

    Répondre

    Anonyme a répondu :

    @pétrolleuse, ben apparemment ct le cas parfois pour un verre ou deux… :cry: Après on peut toujours douter des études, des interrogatoires et des réponses données…mais c comme Prescrire, c’est pas parce qu’ils reprennent cette étude qu’elle est forcément juste et non biaisée ;-)
    Après certaines estiment prendre des risques qu’elles connaissent mais si on dit un ou 2 verres c rien, combien de femmes vont s’engouffrer dans la brèche et y trouver une excuse pour boire ?

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Anonyme “s”engouffrer dans la brèche”? Comme je le disais plus haut, c’est bien partir du postulat que les femmes seraient incapables de faire la différence entre une consommation modérée d’alcool et une consommation excessive et donc, en tirer la conclusion que des autorités compétentes, et les règles qu’elles édictent, ou encore la société doivent décider pour elles… Ça me dérange un peu… et même beaucoup!

    D’autre part, comment peut-on être certain que l’unique verre d’alcool pris pendant la grossesse soit incontestablement la cause d’un retard de croissance, de la présence de malformations ou encore de troubles psychiatriques (qui sont les symptômes du syndrome d’alcoolisation fœtale)? J’ai du mal à saisir comment un diagnostic aussi précis peut être établi avec certitude, de la même manière que sa cause…

    Répondre

    llythieNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, excuse j’avais pas vu que gt en anonyme.
    J’ai envie de dire et pkoi pas un verre ne suffirait-il pas? Qui peut être sûr qu’un seul verre n’ait aucun retentissement sur un petit foetus de 200g ? Tu serais prête à faire prendre ce risque non pas à toi mais à une amie, à une patiente à toi ?
    Et malheureusement comme c’est dit plus bas, toutes les femmes ne sont pas “cérébrées”, ni capables de réfléchir comme ici donc on fait quoi, on les laisse faire ? Il faut bien se souvenir que toutes les catégories de personnes peuvent avoir des enfants…et je dis ceci sans aucun préjugé.

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @llythie, J’ai beaucoup de mal avec tes arguments et avec la notion de risque… “Qui peut être sûr qu’un seul verre…” Et qui peut être sûr que l’eau que nous buvons, les légumes que nous mangeons, l’air que nous respirons n’auront aucune incidence sur le développement et la santé du fœtus que l’on porte? Les études scientifiques sur la pollution des eaux, sur les conséquences des pesticides utilisés dans l’agriculture ou sur la pollution de l’air ne manquent pas pourtant. Alors on fait quoi pour se prémunir du risque? On enferme les femmes enceintes à l’intérieur d’une bulle stérile pendant 9 mois afin qu’elles soient placées sous surveillance permanente et qu’elles ne risquent jamais d’être en contact avec aucune substance dangereuse ou toxique? A mes yeux, le refus de toute forme de risque, fut-il infime, devient ridicule et peut conduire à adopter des comportements qui confinent au délire.

    Et pour les femmes qui semblent incapables de se prendre en charge et d’adopter des comportements sans risque pendant une grossesse, on fait quoi? On ne se contente plus de recommandations et on fait des lois pour interdire la consommation d’alcool, de tabac, de drogue, pendant la grossesse? Pire: on les stérilise à l’accouchement? Je suis ici volontairement provocatrice, bien sûr, mais il est très important de réfléchir aux conséquences de certaines politiques publiques dont le but premier, louable certes, est de préserver la santé des enfants à naître et de toute la population? Jusqu’où ont-elles le droit d’aller? Où est la limite?

    Répondre

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, bah non justement pas d’interdiction, des conseils, des recommandations, de l’information… Ce n’est pas parce qu’il y a potentiellement plein de trucs dangereux et de l’hypocrisie dans la société qu’il ne faut pas prendre ces conseils…
    Je ne vois pas en pas en quoi cette information contraint les femmes, au pire comme je l’ai dit agacer celles pour qui l’alcool n’est pas un problème … A nous de faire le tri, si on estime que cela ne nous concerne pas. Quant aux remarques désagréables ou culpabilisatrices, je ne pense pas que ce soit la source du mal….

    La société n’a pas je pense à nous conforter dans tous nos choix, à nous caresser dans le sens du poil. Dire que c’est potentiellement dangereux, ce n’est pas déplacé, c’est de l’information. Si on ne se sent pas concerné, on fait “oui oui en souriant”, ce ne sera pas la première fois… Et je redis que l’on reste libre de prendre de la vodka au comptoir ou une cartouche de clope enceinte! On n’est pas infantilisées!

    Pour une fois qu’on ne nous incite pas à acheter un truc…

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, je répondais ici surtout à Llythie qui s’interrogeait: “On les laisse faire”? Et si la réponse est “non, on ne les laisse pas faire”, qu’est-ce qu’on propose à la place? Je ne suis pas certaine qu’ici, on parle juste de leur adresser de simples recommandations… A mes yeux, suggérer l’idée que certaines femmes ne sont pas en mesure de réfléchir et d’adopter des comportements “raisonnables” peut conduire à adopter des mesures liberticides au nom du bien public, et, dans le cas qui nous occupe aujourd’hui, ça me fait froid dans le dos.

    Alors d’accord avec toi pour la nécessité de l’information et des recommandations. Néanmoins, le discours “zéro alcool” me pose malgré tout problème car, si l’on en croit l’article de La Poule et donc la revue Prescrire, il ne repose pas sur des études scientifiques, mais il prétend jouer plutôt sur le principe de la culpabilisation des femmes enceintes (comme si elles ne l’étaient pas suffisamment…). La poule pondeuse dit qu’elle n’aime pas qu’on décide pour elle et moi, j’ajouterais que j’apprécie qu’on fasse confiance à mon intelligence…

    Répondre

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, j’entends ce que tu dis, mais ici on parle d’une drogue qui peut mener à une addiction contre laquelle l’intelligence ne peut pas malheureusement pas grand chose. Je n’ai pas réussi à arrêter de fumer pendant la grossesse malgré tout ce que j’ai lu, mais je sais que c’est ce que j’ai lu sur l’allaitement et tabac (même si ce sont des lectures aussi biaisées ou peu fiables que celles sur l’alcool) qui a fait que ma dernière cigarette fut celle sur le chemin de la maternité. Pourquoi je n’ai pas repris ensuite est une autre histoire, mais j’en avais l’intention.
    Je ne parle pas d’irresponsabilité, de négligence ou d’inconscience, je parle de comportements pas forcément logiques ou raisonnés d’individus face à une drogue. Donc si le message peut passer pour certaines tant mieux, parce que je suis quand même un peu convaincue (mais peut être je me trompe) que c’est pas terrible de boire pendant la grossesse.

    Répondre

    llythieNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse,
    je comprends ce que tu dis et oui il y a des risques partout, mais est-ce une raison pour les cumuler? Est-ce que tu ne veux pas éviter ce qui pourrait nuire à ton bébé? Après je ne dis pas ça pour culpabiliser hein mais c important de savoir qu’on ne sait pas à partir de quelle dose le foetus morfle mais on sait que l’alcool est toxique. Je ne sais pas ce que contient mon eau mais je suis obligée de boire pour vivre. Idem pour manger, pour respirer. Par contre l’alcool je m’en passe. Quand j’étais enceinte, je ne me maquillais même plus tu vois, j’essayais d’éviter tous les pesticides et autres cochonneries, bref je voulais que mon bébé ait le moins de saletés possibles. Mais ça c moi, je ne vais pas dire aux femmes ne vous maquillez plus.
    En revanche l’alcool on sait que c bel et bien toxique alors pkoi j’”autoriserais” un verre ? Et si ce verre, cet unique verre avait une conséquence ?

    Pour la deuxième partie, je voies bien où tu veux en venir mais j’ai l’autre versant de la population qui vient en consultation : oui il faut leur dire clairement que c interdit point barre. Après je ne vais pas envoyer les flics pour vérifier ni faire la chasse chaque minute, mais mon discours doit aller dans ce sens.
    http://www.ortho-saf.com/effets-alcool-foetus.php

    Répondre

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, il ne s’agit pas ici de capacité ou non a être responsable, il s’agit surtout dans cette démarche d’une drogue, certes légale mais amenant potentiellement l’addiction et d’une maladie qui s’appelle l’alcoolisme.
    Attention, je ne suis pas anti alcool du tout, je dis juste que dans cette démarche de prévention, il est impossible d’omettre ces dangers et ces comportements là au nom de la dénonciation d’un paternalisme désagréable.

    Répondre

    StéphanieNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, je pense moi que oui, les autorités compétentes doivent prendre les décisions pour certaines personnes (et par là même pour l’ensemble de la société). Il ne faut pas oublier que ce n’est pas SON enfant, qu’il ne nous appartient pas ! Donc ok pour mettre sa propre vie en danger mais pas celle de quelqu’un qui n’a rien demandé !

    Pour moi et je pousse volontairement le trait, c’est comme dire “ben oui je le frappe mais c’est mon enfant alors je fais bien ce que je veux”. Et bien non !!!

    D’autre part, quelque chose dans ce débat m’échappe : certes, on ne pourra pas supprimer toutes les pathologies du nouveau né, mais quand il y a un risque et qu’on le connait, aussi minime soit-il, pourquoi le prendre ??? Ah ça c’est pas marrant de ne pas manger du sushi pendant 9 mois, mais enfin, ce n’est que 9 mois !!! Et croyez moi, ce sera encore moins marrant le jour où on perdra un bébé pour ce super sushi ou alors cette tranche de foie gras (ah oui, pas de bol, 10 cas en France par an mais ça arrive !) ! Et c’est arrivé à une nana que je connais alors, à 8 mois de grossesse… Imaginez le désastre !

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, Houuu, alors là, on peut aller loin comme ça! Je rappelle que tant que le fœtus est dans le ventre de sa mère, il n’est pas considéré comme une personne juridique et de ce fait, on ne lui reconnaît pas de droits: au regard de la loi, il ne peut donc être victime de maltraitance ou d’homicide. S’il y des lois qui punissent la maltraitance envers les enfants, il n’y en a pas pour l’instant qui sanctionnent les comportements jugés dangereux pendant une grossesse. Par contre, si on commence à considérer que le fœtus, dans le ventre de sa mère, a des droits juridiques, on en arrive aussi à suggérer que le corps d’une femme, dès que celle-ci tombe enceinte, ne lui appartient plus et ÇA, c’est très grave, parce que les conséquences seraient sans fin…

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, Je te réponds aussi sur la notion de risque en m’écartant un peu (beaucoup… :oops: ) du sujet avec un exemple qui m’est TRES personnel, je m’en excuse. Pourquoi prendre un risque aussi minime soit-il? Mon premier enfant est né par césarienne. J’espère de tout cœur que mon deuxième enfant naitra par voie basse. L’AVAC (Accouchement Vaginal Après Césarienne) comporte malgré tout un risque de rupture utérine précisément chiffré par des études, de l’ordre de 0,5% (rupture utérine qui peut avoir des conséquences graves sur le fœtus) soit 1 sur 200 (d’ailleurs, soit dit en passant, je rappelle que le risque de faire une fausse couche suite à une amniocentèse est équivalent…) La voie basse m’est-elle définitivement interdite parce que ce désir, qu’on pourrait très bien qualifier d’égoïste, fait courir un risque, certes minime, mais réel après tout, à ce futur bébé? LE RISQUE 0 N’EXISTE PAS. Tu fais prendre un risque à ton/tes enfants en prenant la voiture avec eux, en traversant la route, en les envoyant à l’école… Ces risques sont connus, nous en sommes conscients mais nous les prenons chaque jour. Pour les éviter, on fait quoi: on s’arrête de vivre?

    Répondre

    StéphanieNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, justement, tout l’art de la chose c’est, pour moi, de prendre le minimum de risque en n’arrêtant pas de vivre. Et ne pas manger ci ou ne pas boire ça ce n’est pas arrêter de vivre justement.

    Concernant ce choix que tu dois faire, je ne suis vraiment pas la bonne personne avec qui en discuter ; je m’abstiens toujours de commenter les articles où les mamans font part de leur tristesse parce que leur accouchement ne s’est pas passé comme elles le souhaitaient, malgré “le bébé et la maman vont bien”.

    Pour rentrer aussi dans le personnel :oops: , oui, l’hopital où j’étais m’a pourri ma grossesse, j’ai été hospitalisée 3 mois pour rien (selon toutes les SF que j’ai vues et dieu sait que j’en ai vu un paquet). Oui, ils m’ont aussi pourri mon accouchement (pas de chance :razz: ), la péridurale ayant été mal posée et l’anesthésiste ne souhaitant pas se redéplacer. Ca a trainé en longueur, j’ai beaucoup souffert, montée à 19 de tension tellement ils ont forcé sur l’ocytocyne…

    Malgré tout ça, je ne regrette rien, ma poupoule va bien, c’est bien l’essentiel !
    Je ne me glorifie en rien, j’ai juste de la chance de vivre ça comme ça ! C’est juste pour te dire que personne ne peut te dire tel choix est le bon ou tel autre le mauvais, ça dépend tellement de ton ressenti…

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @llythie, d’après le dossier Prescrire (que j’ai finalement eu en intégralité) : 5% des enfants dont la mère a consommé au moins 50 g/5 verres d’alcool par jour ont présenté un SAF. Je n’ose pas imaginer le % pour ceux dont la mère a consommé UN verre : cela veut-il dire que les conseils doivent être donnés en fonction d’un cas sur 10 000 ? 100 000 ? 1 000 000 ? Encore une fois je ne dis pas qu’il faut boire mais qu’on peut donner une information plus nuancée de ce qu’on sait réellement (et ça peut être : on ne sait pas, alors dans le doute je vous recommande rien du tout, mais c’est à vous de voir).

    Répondre

    ZulieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Intéressant ces chiffres, ça permet effectivement de relativiser !!! 5% pour 5 verres et plus par jour (donc carrément alcoolique), c’est extrêmement peu je trouve. C’est donc très rassurant pour toutes celles comme moi, qui ont bu un demi verre de temps à autre (genre, une fois par mois)! Et ça met en perspective les recommandations actuelles… no comment.

    Répondre

  8. youhou ! quelle bonne nouvelle, je m’en vais de ce pas boire une bouteille de rouge, qui s’accordera à merveille à tous les bons fromages au lait cru dont je ne me suis pas privée ces 6 derniers mois ! :lol:

    blague à part, j’ai réussi à tenir le “zéro alcool” pour ma première grossesse, à l’exception d’une gorgée de champagne pour un mariage. j’ai trouvé que mon abstinence était plutôt bien respectée même si j’ai entendu une ou deux fois “allez, tu peux bien faire une petite exception” (avec plus ou moins d’insistance)

    et, cette fois-ci, je trouve que c’est plus difficile… j’ai l’impression d’entendre tout le temps “toi je te propose pas de vin” alors que je suis encore en possession de mon cerveau et de mon libre choix ! et si justement, j’avais eu envie d’en goûter juste un petit fond ? quoi ? qui a dit que j’avais l’esprit de contradiction ? :twisted:

    après, pour ce qui est du corps médical, les sages-femmes que j’ai rencontrées ont un discours tout à fait conforme aux recommandations de Prescrire !

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé, super pour tes sages femmes !

    Répondre

  9. j’ai été enquiquinée par les deux extrêmes : ceux qui ne comprenaient pas que je ne boive pas une bière au repas (un repas tout ce qu’il y a de plus normal au boulot) alors que j’étais très enceinte et des tas d’engueulades parce que je buvais un demi verre de vin à table, lors de réunions de famille alors que j’allaitais mon fils (j’ai recommencé à boire alors qu’il avait 10 mois et à cette époque, je ne buvais, très peu, que le soir après la dernière tétée).

    E l’article scientifique que tu cites pour l’augmentation du QI des enfants dont la mère a un peu bu, je crois que j’ai lu le même. Ce qui m’hallucine à chaque fois c’est que c’est celui là qui est systématiquement cité en France pour prouver que *toute* consommation, même minime, d’alcool pendant la grossesse est dangereuse. Comme toi, je préférerais qu’on me dise : pour les faibles consommations, on ne sait pas trop et qu’on me laisse choisir le niveau de précaution que je souhaite. Par exemple, on SAIT que prendre sa voiture est dangereux. Personne ne décide pourtant pour moi si je dois y mettre mon bébé ou non (la plupart du temps, je choisis de ne pas l’y mettre si je peux l’éviter mais ça c’est parce que je suis bizarre).

    Répondre

  10. Voici ma vision des choses : en leur disant qu’il ne faut pas boire du tout, certaines femmes vont peut-être boire un ou deux verres de temps en temps en se disant qu’elles enfreignent un peu les conseils/interdictions, et que finalement, une fois de temps en temps ça ne fera rien au foetus, et à elles, un peu de bien – parce qu’au bout d’un moment, mange pas ci, bois pas ça, pffff… C’est ce que je commence à penser. Mais ce n’est pas parce que les gens connaissent les risques qu’ils n’en prennent pas, et malheureusement, n’en font pas prendre à leurs enfants.
    Je suis encore bien partagée car ayant découvert ma grossesse tardivement, j’ai passé les vacances d’été (enceinte, donc) à m’enfiler 2 verres par jour (ce qui est pas mal pour moi), et j’ai énormément culpabilisé ensuite.
    J’y ai pensé toute ma grossesse, et quand j’en avais parlé à ma gynéco elle m’avait fait déculpabiliser.
    En attendant, j’ai refusé sèchement le verre du vin d’honneur que me tendait ma mère à mon mariage (7° mois), et quand j’y repense, après avoir picolé les premières semaines, c’était un peu con, non ?
    Et donc si cette étude servait aussi à ça ? À ce que les femmes enceintes puissent boire un verre, parfois, pour se faire plaisir, et ne pas se sentir exclues, puis surtout ne pas se culpabiliser des jours/semaines durant ? (je pense tout autre chose de la fumée hein, mais faut que je me fasse soigner – ou pas)

    Répondre

  11. Moi je pense qu’il ne faut pas oublier que sur ce blog on est entre personnes informées ! Donc “j’estime être capable de décider toute seule ce qui est bon pour moi ou bébé”, c’est loin d’être le cas de tout le monde.

    Je vais donc peut être me faire huer mais je suis TRES contente que le message zéro alcool soit autant martelé, que les personnes qui boivent le fassent en toute mauvaise conscience. C’est de l’ordre pour moi de la santé publique, au même titre que ne pas boire en conduisant. On limite le risque au maximum, même si le risque est faible. Si ça peut éviter à quelques petits de rester handicapés à vie… Parce que dans certains pays, tels l’ukraine par exemple, le problème est très présent. Sur le site de l’adoption internationale, ils préviennent que les enfants à adopter ont souvent de gros problèmes d’alcoolisme foetal (ce qui n’est pas entièrement représentatif de l’ensemble de la population évidemment mais quand même). Bon maintenant, je suis consciente que les personnes qui prennent de gros risques pour leur enfant en buvant beaucoup et régulièrement ne peuvent pas s’en empêcher donc la cible n’est pas tout à fait atteinte…

    Ca me fait penser, lorsque j’étais hospitalisée dans le service “grossesse à haut risque” d’un hopital parisien très spécialisé, je voyais super souvent 3 nanas passer dans le couloir et me disait “ben dis donc, elles sont courageuses de faire autant d’exercice”. Mais non ! Elle descendaient fumer 10 fois par jour ! L’une d’entre elle a même déclenché un vent de panique dans la maternité parce qu’on ne la trouvait plus, 4 heures après sa césarienne… Ben sur le banc en bas, en train de fumer !
    C’est sur que ce genre de personnes sont hermétiques à toute campagne de prévention…

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, je comprends ton incompréhension face à ces femmes mais je crois que nous avons encore une forte méconnaissance de l’addiction, qui est une vraie pathologie, entretenue par des mécanismes physiologiques et psychologiques, et qui ne se soigne pas par de simples injonctions (“arrêtez c’est pas bien”). Je pense que ces personnes ne sont pas hermétiques mais sont aussi incapables de répondre à une telle demande qu’un diabétique de produire plus d’insuline en se concentrant très fort. Personnellement j’ai la chance de ne pas fumer et de ne pas être attirée par la cigarette du tout, je trouve pénible de respirer la fumée des autres à l’occasion, mais quand je vois ma main finir un paquet de chips sans passer par mon cerveau :mrgreen: je me dis qu’un peu d’empathie vis-à-vis des fumeurs n’est pas forcément déplacée…

    Répondre

    StéphanieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, en fait il n’y avait aucun jugement dans mon “hermétique” ! Et le “ce genre de personnes” pas beau ne reflétait pas du tout ma pensée !

    En effet, je suis la première de l’addiction, à la bouffe aussi ! Tout m’est un prétexte pour manger : je suis contrariée, je peux bien me consoler en mangeant, je suis trop contente, je peux bien m’accorder ce plaisir… Tous les soirs je me dis “demain j’arrête” et tous les matins je me dis on verra au repas d’après (ben oui je me marie en février et j’ai genre 20 kg de trop. Même ça ça n’arrive pas à me motiver assez). Bref, pour arrêter le 3615 ma life j’ai juste de la chance que ce ne soit pas à l’alcool ou à la clope !

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, ah bien sûr j’ai extrapolé à partir de ton commentaire, c’est pas facile parce que d’un côté le commentaire est forcément un peu exagéré et partiel, et de l’autre pour moi c’est important de ne pas laisser certaines choses sans réponse ou au moins de compléter un point de vue pour celui ou celle qui lira ces échanges. Bref j’espère que je ne t’ai pas heurtée, je suis désolée de mon ton un peu péremptoire. J’espère que tu pourras trouver un équilibre serein avec la bouffe (moi je cherche encore :mrgreen: ) et surtout que tu profiteras bien de ton mariage (félicitations :grin: ).

    Répondre

    StéphanieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, C’est aussi ta force et celle de ton blog, tu es toujours hyper mesurée et tolérante ! Donc merci pour ces précisions !

    Répondre

  12. Je suis assez d’accord avec Stephanie. Ma belle soeur qui est educ spé vois tous les jours au boulot les ravages de l’alcolisme foetal. bien sur la maman a du boire bien plus qu’un verre de temps en temps. Mais comme dit plus haut, dire 0 alcool permet aux mamans informées de boire 4 verres en 9 mois et peut être de faire réfléchir un peu les autres…

    Répondre

  13. Pareil, je comprends qu’on insiste autant sur “zéro alcool” pour faire prendre conscience du danger… Mais comme toi, je déteste les discours trop moralisateurs et culpabilisants. Une amie a moi, prenant le premier demi-verre de bordeaux de toute sa grossesse dans un restaurant un mois ou deux avant son accouchement, s’est carrément fait interpellée par un homme assis à la table voisine au restaurant : “Mais voyons, madame, il ne faut pas boire, c’est dangereux pour votre bébé !”. Je trouve ça intolérable.

    Cela dit, moi qui n’aime pas l’alcool et qui suis très souvent soumise aux pressions “sociales” dont parle La Ptite Graine Folle (genre “Oh, allez, tu ne vas tout de même pas refuser de trinquer avec nous ?”), je suis bien contente d’avoir un bon prétexte pour refuser… ;-)

    Répondre

  14. Je suis assez d’accord moi aussi avec ces mesures préventives car malgré tout, cela marque les esprits, dont ceux chez qui la consommation d’alcool est quotidienne hors grossesse. Ici, je ne parle pas de consommation occasionnelle d’un produit alcoolisé, mais de l’alcool comme une drogue courante quand elle est quotidienne et insidieusement nécessaire.
    Je me prends pour exemple, non avec l’alcool mais la clope. J’étais grosse fumeuse mais avec toujours dans l’idée que bien sûr j’arrêterais enceinte, évidemment. Mais non, j’ai continué, certes à une ou deux cigarettes par jour, et non plus un paquet ou plus, mais j’ai continué, avec arguments à l’appui. Je ne culpabilise pas plus que cela, mais je suis étonnée de ne pas avoir arrêté à ce moment là.
    Alors que ne buvant pas beaucoup d’habitude, je n’ai pas bu une seule goutte d’alcool et les gens qui me proposaient une goutte me choquaient énormément.
    Alors si ce message radical peut inciter un peu à réduire au moins ceux qui ont une consommation excessive, quotidienne, addictive (et nous savons bien que pour être alcoolique, cela ne veut pas nécessairement être ivre mort toute la journée ou siffler un verre au petit déj’), je pense qu’on peut s’assoir un peu sur le côté “paternaliste” (je déteste ce mot), biaisé ou moralisateur de la démarche. Parce que personne ne va nous enlever un verre ou une clope des mains au final, les femmes enceintes ne se voient pas refuser leur achat. Nous sommes quand même libres et responsables de notre consommation.
    Bon, par contre le logo femme au gros bidon avec sa bière barré sur les bouteilles, un peu nul quand même… :mrgreen:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, http://www.madeformums.com/pregnancy/woman-refused-cheese-at-supermarket-because-shes-pregnant/2697.html :mrgreen:

    Répondre

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, et le cheddar dans la tronche aussi…rapport aux montées d’hormones…! :mrgreen:

    Répondre

  15. Quitte à me faire tirer dessus, je pense avoir croisé des femmes qui étaient effectivement incapables d’appréhender de façon responsable ce type de problème, comme tu dis.
    Mais comme je suis aussi pour qu’on arrête de nous prendre pour des décérébrées (a fortiori quand on est enceintes), je partage ton point de vue sur la nuance, nécessaire en toutes choses et utile pour laisser les gens faire leurs propres choix, en connaissance de cause.
    Cela dit, il y a quand même des comportements de femmes enceintes dans mon entourage qui me font bondir… des femmes qui pensent à elles et leurs besoins sur un instant T, besoins qu’elles n’ont pas envie de sacrifier, et pas assez aux conséquences irrémédiables que cela pourrait avoir sur leur enfant (pas forcément alcool mais contact avec des produits chimiques tout au long de la grossesse par exemple). Je trouve ça vraiment regrettable et j’espère que leurs enfants naîtront tout de même sans souci majeur.

    Répondre

  16. Je suis aussi d’accord avec celles qui disent que fixer le taux à 0 permet d’avoir un message de santé publique clair et suffisamment restrictif pour que chacune essaye de prendre ses responsabilités.
    Après, je suppose qu’il y a des manières plus ludiques et moins culpabilisatrice de le faire. Parce que le gyneco que tu vois le 3 janvier et qui te demande sévèrement si tu as bu au Nouvel An, ça donne surtout envie d’aller faire la tournée des bars en sortant !!
    LMais ce qui me semble le plus difficile à assumer, c’est le double discours de l’entourage et de la société : “allez vous reprendrez bien un verre ! /Mais Mme comment osez vous prendre un verre !!”
    Je me souviens d’une copine enceinte qui avait mis naievement en statut sur Facebook un truc du genre ” je vais manger un coq au vin, miam-miam” et qui s’était faite moraliser, voire lyncher dans les commentaires parce qu’il y avait de l’alcool dans son plat.
    Je suis sure que si elle avait ecrit : “il y a du coq au vin au menu mais je ne vais pas en manger”, les mêmes personnes de son entourage seraient venues écrire “oh ne t’inquiète pas, c’est pas un plat en sauce qui va lui faire du mal à ton bébé”.
    Donc une consommation tres modérée oui, mais faut savoir se tenir, faut le faire en cachette :mrgreen:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Elise, voilà là c’est vraiment n’importe quoi (pour mémoire l’alcool est hyper volatile donc il n’en reste pas après cuisson).

    Répondre

    Lola SurLaToileNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Ça me fait penser que j’avais fait demander à un Imam si un Musulman pratiquant pouvait en tout état de cause manger un plat avec une sauce au vin… arguant du même prétexte, à savoir que l’alcool se volatilise à la cuisson :lol:

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, :roll: ben en fait, pas tout à fait… Moi, j’avais demandé à ma SF si je pouvais manger sans souci des plats style bœuf bourguignon et elle avait carrément tiqué, arguant du fait que l’alcool ne s’évapore jamais totalement pendant la cuisson et qu’il en reste toujours, de manière résiduelle, certes, mais il en reste quand même (et c’est d’ailleurs aussi pourquoi ce genre de plats est très fortement déconseillé aux anciens alcooliques devenus abstinents…)

    http://www.addiction-info.ch/fr/actualites/browse/7/article/lalcool-au-menu-des-fetes-dans-quelle-mesure-sevapore-t-il/?tx_ttnewsbackPid=618&cHash=b8f909fd345e1cfed65f2736b0e6e8de

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, je suis d’accord pour les babas au rhum et les trucs flambés, mais pour le reste (genre bourguignon) ça me semble quand même assez négligeable, comme pour les bières “sans alcool” par ex (qui contiennent en réalité moins de 0,5-1% d’alcool). Evidemment pour les anciens alcooliques c’est un autre problème (d’ailleurs la bière sans alcool ne leur est pas conseillée il me semble).

    Répondre

  17. Le “zéro alcool” ne me choque pas, je trouve au contraire qu’il marque les esprits pour le femmes qui consomment de l’alcool au quotidien et qui n’auraient pas conscience du danger d’une consommation quotidienne de l’alcool …(d’autant qu’en France, je trouve que l’alcool est vachement banalisé)
    Après, je n’aime pas non plus les discours moralisateurs et culpabilisants si une femme enceinte boit quelques verres pendant toute sa grossesse !
    Moi, j’ai arrêté de boire pendant ma grossesse mis à part 1 coupe de champagne pour le 1er janvier et une autre pour je ne sais plus quelle occasion, c’est vrai que lorsque j’ai bu ces 2 coupes, j’avais fait attention d’avoir le ventre plein, je ne voulais pas boire le ventre vide car si je n’ai pas mangé et que je bois une petite coupe, même une seule, je sens bien l’effet …
    De toute façon, ça ne m’a pas du tout manqué l’alcool pendant ces 9 mois vu que j’ai eu la gerbouille pendant 9 (longs…) mois.
    J’étais inquiète quand je suis tombée enceinte car avant de faire le test, j’avais eu 2 soirées apéro un peu arrosées (genre 3/4 apéros avec le ventre vide), j’en ai parlé au médecin qui m’a dit “pas d’inquiétude car avant 2/3 semaines la circulation sanguine de la mère ne passe pas encore dans l’embryon” (oui, La Poule, c’est vrai que la Nature est bien faite :!: ) mais j’ai tout de même culpabilisé pendant longtemps …
    Moi, une femme enceinte qui boit même un seul verre par jour, ça me choque quand même, je n’aurai pas pu, j’aurai eu trop peur pour mon bébé, j’aurai eu l’impression de “jouer avec le feu” …
    Je connais une nana qui buvait assez réguliérement pendant sa grossesse et sa fille a de graves problèmes de comportement, cette petite fille est très violente, parle peu pour son âge, elle a beaucoup de retard : est-ce coïncidence ?
    Ah oui, l’alcootest pour le lait maternel, je trouve ça assez inutile et ridicule, j’ai allaité ma fille 13 mois et il m’arrivait de boire à partir de ses 7-8 mois un verre de temps en temps : je buvais peu et si je buvais , c’était à la dernière tétée de la journée … je reste dubitative devant ces tests car pour moi, si j’allaite, je fais tout de même attention !!
    Je crois qu’il faut bien faire la part des choses entre une femme enceinte/qui allaite et qui boit un verre très occasionnelement et celle qui a des problèmes d’addiction avec l’alcool …

    Répondre

  18. Les messages de santé publique sont forcément sans nuance, une campagne qui dirait “ne buvez pas enceinte mais 2-3 petits verres de temps en temps, c’est pas si grave”, ça serait comme “Ne secouez pas votre bébé, enfin pas trop fort” ou “Mettez une capote pour tout rapport, sauf si le mec a l’air clean” … totalement inefficace !
    Mais c’est bien que les médecins soient informés pour éviter les discours culpabilisateurs et rassurer les mères qui ont bu leur fond de verre de champagne au Nouvel An.

    Répondre

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @sophie, comme c’est bien dit!

    Répondre

    opaleNo Gravatar a répondu :

    @sophie, c’est un bon résumé ! ;-)

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sophie, :lol: :lol:

    Répondre

  19. Je fais une réponse globale à plusieurs commentatrices qui abordent plus ou moins la même objection, à savoir que pour les femmes “irresponsables” de tels messages sont nécessaires. D’abord je pense que c’est plus complexe, au-delà du fait que les lectrices de la basse-cour ne sont pas forcément représentatives de l’ensemble de la population (mais les super mères y sont surreprésentées :mrgreen: ). Il y a des femmes qui ont un vrai problème d’addiction à l’alcool, et pour celle-là une brochure pour leur dire de ne pas boire à mon avis c’est comme pisser dans un violon. Il faut mettre en place un vrai accompagnement, par une personne compétente, pour les aider autant que possible à limiter voire arrêter leur consommation. Et il y a aussi des femmes qui n’en ont rien à carrer des recommandations médicales, et qui feront comme elles en ont envie de toute façon : alors à quoi bon “pénaliser” les autres si de toute façon elles n’écoutent pas ? Pour poursuivre sur ce cas en particulier, nous sommes prompts à juger l’autre comme complètement irresponsable, mais moi je trouve ça dangereux car nous sommes à peu près tous l’irresponsable de quelqu’un, et souvent irresponsable = quelqu’un qui ne fait pas les mêmes choix que moi (qui accouche à domicile, qui ne fait pas vacciner ses enfants…). Et puis on peut être très attentif à une chose et pas du tout à une autre (l’un fera très attention aux pesticides, l’autres aux accidents de la route etc).
    Enfin de commencer à suggérer que la société doit prendre en main l’intérêt du foetus malgré la femme enceinte c’est s’engager sur une pente plus que glissante au bout de laquelle on arrive à l’eugénisme et aux stérilisations forcées (et avant qu’on ne me sorte le point Godwin :mrgreen: cela a été pratiqué dans bien d’autres pays que l’Allemagne nazie, cf http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9rilisation_contrainte).

    Répondre

    Anne CéNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, il manque le bouton “j’aime” pour approuver les commentaires. (quoi ? on n’est pas sur face de bouc ?) :mrgreen:

    je trouve ta réponse très pertinente et mesurée, elle montre bien que derrière ces messages de prévention il y a des questions bien plus complexes !

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé, rroooooh :oops: :oops:

    Répondre

  20. Bravo et merci pour cet excellent article et débat.

    Répondre

  21. Très bon article de la Poule, et je suis contente de savoir que de tels articles paraissent dans Prescrire.
    Pour ma part, je partais aussi sur le “0 alcool” (sauf que les tests de grossesse étaient négatifs pendant qq temps avant que je me rende compte que j’étais bien enceinte, et ce même après plus de 3 semaines -bref). Mais quand un médecin m’a dit que – justement-, le risque n’était pas si grand qu’on voulait bien le dire et que je pouvais bien prendre un petit verre de temps en temps, en faisant attention à bien manger avant, et bien j’ai trouvé cela super décompressant.
    Car les fromages au lait pas cru, la viande trop cuite, etc… c’était fatiguant. Bien sûr ça ne dure que 9 mois et je ne voulais pas prendre de risque, mais un petit verre de temps en temps quand le vin est bon, j’apprécie. Et c’est important aussi d’être bien pendant sa grossesse, et cela, je trouve que l’on n’en parle pas assez! Le même médecin me disait que pour la cigarette, c’était plus grave. Par chance, je ne fume pas. Mais, comme dit dans beaucoup de commentaires, j’aime aussi qu’on me laisse décider, à condition d’avoir l’information relativement complète sur les risques que je prend (ou pas).
    Pour l’allaitement, je trouve aussi relaxant de m’autoriser un petit verre le soir, maintenant que ma fille dort pour au moins 4-5 h d’affilé. Là encore, on rejoint l’importance de l’information à avoir pour pouvoir s’autoriser certaines choses. Je pense à certaines femmes qui arrêtent d’allaiter pour pouvoir boire/fumer, et là, je trouve cela dommage.
    Et sinon, je suis contente de voir que d’autres que moi ont l’esprit de contradiction !!! :lol:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Vervaine, exactement, je pense qu’il faut arrêter de présenter l’allaitement comme un truc pour mère-parfaite-Ste-Marie-Mère-de-Dieu-priez-pour-nous, c’est pas super vendeur et c’est pas vrai.

    Répondre

  22. Génial ton article, hyper intéressant !
    moi je em suis gavée de fromage au lait cru (car je n’aime que ceux-là) pendant ma grossesse et je me faisias engueuler par tt le monde, heureuse d’avori appris dans ce post que c’était ptet bien ;)
    la gynéco de ma meilleure amie qui fut aussi la mienne quand j’étais encore parisienne lui a dit : “on dit 0 alcool car c’est plus facile pour les femmes de l’entendre et surtt celles qui ont un souci et qui interpreteraient le un peu boire par 4 verres/j. Mais il faut bien se dire que vous êtes en bonne santé et que votre maman a bien dû boire un verre ou deux par semaine en vs attendant, donc si vs vs sentez frustrée, vs pvez boire un verre de vin une fois par semaine.” j’adhère à ce type de discours !

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Babidji, bah moi non, si on se dit que de base les femmes ne vont pas suivre les recommandations alors pourquoi en faire ?
    Dans le dossier de Prescrire ils indiquent que beaucoup de femmes suivent plus facilement les recommandations de leur mère que celles du médecin :lol: :roll:

    Répondre

    Lola SurLaToileNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Mon gynéco à moi, il dit que les seules recommandations qu’il fasse qui soient suivies, ce sont celles qui sont alignées sur des publications dans la presse féminine / forum Internet. Si jamais il ose dire quelque chose qui soit contraire ou novateur, il se fait regarder de travers et rétorquer “ah mais dans Marie-Claire/Elle ou sur blablabla-forum, ils ne disent pas ça”. Paraît que c’est difficile d’être médecin de nos jours :mrgreen:

    Répondre

  23. BIG UP à toi Poule Pondeuse ! Je trouve super de ta part de répondre à toutes les contributions sur ton blog. C’est très 2.0 comme attitude, vive la communication participative !

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @La loupiote, oui je mets un point d’honneur à essayer de répondre à tout le monde, sauf si j’ai pas grand chose de pertinent à dire (ou parfois je fais des réponses groupées). Et en tout cas je lis tous les commentaires avec beaucoup d’intérêt. Pas évident car en même temps j’essaie de dégager aussi du temps pour écrire de nouveaux billets, commenter un peu sur d’autres blogs, m’occuper de mon twitter (et de la page FB), ah oui et puis avoir une vraie vie aussi :mrgreen: Mais personnellement je trouve décourageant de commenter un blog et que personne ne réponde alors j’accorde une grande importance à ce que ce ne soit pas le cas ici car j’apprécie énormément ces échanges.

    Répondre

  24. Très bonne idée d’article.

    L’interdit “social” (à défaut d’être justifié catégoriquement au plan médical) sur l’alcool pendant la grossesse a été, je pense, bien inscrit dans la conscience collective des femmes de notre génération – pas forcément dans celle de leur entourage. Idem pour le tabac – et heureusement, car là, pour le coup, les dégâts possibles sont avérés même avec une consommation “réduite” de clopes.

    Je suis partisane du “dans le doute, on s’abstient”, mais à ce titre, le steak tartare, le carpaccio et les fromages au lait cru m’ont beaucoup plus manqué pendant mes grossesses que le pinard !!! :grin: J’ai limité ma consommation d’alcool drastiquement pendant mes deux grossesses, mais sans en faire une obsession non plus. Une coupette de champagne à Noël, une autre à un anniversaire, une bolée de cidre quand on mange des crêpes, un demi-verre de très bon vin, au total j’ai du boire un verre d’alcool par mois, ça reste très raisonnable ! Par contre, le chiffre cité de 4 verres par semaine me semble quand même “lourd”, même quand on n’est pas enceinte !

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Leona, marrant! Car, personnellement, moi, ce que je trouve “lourd”, c’est le verre par mois pendant la grossesse (et, attention, ce n’est pas un jugement sur les pratiques des autres: je ne me le suis pas permis, c’est tout, et j’imagine même pas ce qu’en aurait pensé mon compagnon :shock: …). Alors que les 4 verres par semaine en dehors d’une grossesse ne suffisent pas à me percevoir comme une alcoolique potentielle :roll: … Comme quoi, chacun voit midi à sa porte ;-)

    Répondre

    LeonaNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, tout dépend de ce que recouvre “1 verre”. Dans mon cas, ça pouvait correspondre à un demi-verre de vin ou à une bolée de cidre. Et je ne me serais pas permis ces écarts si mon gynéco ne m’avait pas expressément autorisée à le faire, compte tenu du fait que même en-dehors des grossesses je limite énormément ma consommation d’alcool. Mon gynéco avait-il tort de m’autoriser un verre par mois ? N’étant pas médecin, et compte tenu des choses très contradictoires que l’on lit sur Internet, j’ai choisi de faire confiance à mon médecin. Mes deux filles sont en parfaite santé, je croise les doigts.

    Répondre

    VervaineNo Gravatar a répondu :

    @Leona, hihi, pareil: moi, dès le retour de la maternité, j’ai dévorée un carpaccio prévu au départ pour 2 personnes ! :grin:
    et je t’explique pas le sort que j’ai fait aux petits fromages de chèvre au lait cru de la ferme du coin (surtout après les innommables “produits laitiers” -flan gélifiés, crèmes vanillinée…- qu’ils osent de faire manger à la mater, sous prétexte que tu allaites).
    La coupe de champagne proposée pour fêter la naissance ne me faisait même pas envie…

    Répondre

    LeonaNo Gravatar a répondu :

    @Vervaine, au début de ma grossesse, alors que j’attendais le “seuil” fatidique des 3 mois de grossesse pour annoncer la nouvelle, je suis allée passer une semaine chez mes parents en Provence, et là, ça a été terrible ! Trouver un prétexte pour refuser les délicieux petits fromages de chèvre frais du marché provençal, alors que d’habitude je m’en goinfre… J’ai fini par craquer et annoncer la nouvelle à mes parents sans attendre ! :lol:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Leona, moi je me fais apporter des sushis à la maternité (quand j’y reste :mrgreen: ), je refile le plateau repas dégueu au Coq. Et pour l’alcool http://www.cyberpresse.ca/vivre/sante/201111/02/01-4463777-meme-une-faible-consommation-dalcool-accroit-le-risque-de-cancer-du-sein.php :cry:

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, donc, si je suis ton article, si on dépasse pas 4 verres d’alcool par semaine pendant la grossesse, ça peut aller, mais, d’après le lien mentionné ci-dessus 3 verres/semaines en-dehors de la grossesse, ça augmente les risques de cancer du sein… :shock: Conclusion: mieux vaut boire enceinte, que pas enceinte :lol: ! Ton blog m’ouvre vraiment des perspectives intéressantes…

    Répondre

    LeonaNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, génial, l’idée des sushi ! Moi j’avais apporté mon pot de Nutella dans ma valise, et heureusement d’ailleurs (pour le coup de massue de babyblues de la troisième nuit !), mais je n’ai pas pensé aux sushi… :smile:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Leona, ah non mais moi y a pas moyen que j’avale leurs trucs dégueus. Mon Coq avait même rapporté ma bouilloire et mon thé et venait tous les matins avec les croissants :grin:

    Répondre

    ZulieNo Gravatar a répondu :

    @toutes, C’est moi ou je suis la seule à lire 5 verres par JOUR ! :shock: et non par semaine ! Donc pour le coup, c’est une consommation TRES élevée (de l’alcolisme et du vrai) et très éloignée du verre occasionnel.

    Répondre

  25. LMJ m’ôte les mots de la bouche, comme d’habitude :lol:

    Répondre

  26. Et sinon, je retiens l’excellent “on est toujours l’irresponsable de quelqu’un”.
    Les âneries que j’ai lues à ce sujet récemment me sidèrent un peu. J’aime que tu remettes les choses à leur juste place, c’est important.

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @La fille eaux yeux couleur menthe à l’eau, merci ! Je pense qu’il faut relativiser, oui. ça m’a rappelé une conversation sur twitter avec des mères qui se sont pris un signalement pour avoir voulu accoucher à la maison par exemple, je trouve ça grave. Donc je ne suis pas pour faciliter encore plus tous ces abus de pouvoir…

    Répondre

  27. J’ai pratiqué le zéro alcool pendant ma grossesse, pas tellement parce que je pensais que même un petit verre de temps en temps était dangereux, mais plutôt parce que je craignais que la première gorgée soit la porte ouverte à d’autres, de plus en plus nombreuses. (Le Sud, les barbecs tout l’été… ici les tentations sont nombreuses !)
    Personne n’en parle il me semble dans les commentaires, mais arrêter l’alcool, c’est aussi très bon pour la maman ;) Bon pour la santé, et puis bon pour le moral de se dire qu’on n’est pas dépendant, de l’alcool quand on a une consommation assez régulière, ou au moins du rituel social.
    Personnellement ça m’a rassurée de voir que ce premier (petit) “sacrifice” pour mon bébé n’était pas si pesant, et qu’il n’y avait pas de raison que je ne puisse pas survivre aux autres. :roll:
    J’ai quand même bien apprécié mon premier verre de rouge avec un bon morceau de fromage quand j’ai rompu le jeûne ! :mrgreen:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Aurélie, oui moi pareil, je préfère ne pas boire du tout car je trouve parfois plus frustrant de boire modérément (et à force de tremper les lèvres ça finit par cumuler :lol: ).

    Répondre

  28. Je sors de mon sous-marin… Pour poser une question bête en plus !!!
    Qu’en est-il des plats contenant de l’alcool pendant qu’on allaite ? Une bonne blanquette par exemple (vin blanc dans la sauce) ? Certains disent que l’alcool s’évapore à la cuisson…

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @olina, :mrgreen: on en discutait justement plus haut (commentaire n°16 et les réponses qui le suivent…). Les avis sont partagés. D’après ce que j’ai pu lire, l’alcool ne s’évapore jamais totalement à la cuisson. Mais, comme le disait la poule, de là à ce que la quantité restante soit nocive pour le foetus… :roll:

    Répondre

    olina a répondu :

    @pétrolleuse, Merci ! J’ai lu une partie des commentaires, celui-ci m’avait échappé…

    Répondre

  29. Merciii pour la dédicace !
    <3
    Très chouette billet, comme toujours !!!

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Mère Bordel, :grin:

    Répondre

  30. [...] Alcool et allaitement sur le blog de la Poule pondeuse : Boire ou se reproduire, faut-il choisir ? http://www.poule-pondeuse.fr/2011/11/01/boire-ou-se-reproduire-faut-il-choisir/ [...]

  31. je pense que si on ne peut pas TOTALEMENT supprimer sa consommation d’alcool ne serait-ce que le temps d’une grossesse, c’est qu’on a un SERIEUX PROBLEME avec l’alcool…

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Caroline, comme l’ont dit soleil- et Vervaine, on peut faire beaucoup de choses, est-ce que pour autant on doit ? En France en particulier l’alcool a un rôle social important, et le bon vin fait partie de la gastronomie ; pour moi un bon repas inclut un bon vin et un petit café à la fin, sinon il me manque quelque chose. Je peux m’en passer et je l’ai fait (deux fois déjà), mais ça me manque.

    Répondre

    CarolineNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse,

    Pour répondre à ta question : oui, une mère DOIT tout faire pour le bien de son enfant, je ne comprends même pas que la question se pose…
    Quant au “rôle social de l’alcool”… allez donc en parler aux alcooliques… si on ne peut pas se passer d’un verre d’alcool, il faut arrêter de se voiler la face, c’est qu’il y a addiction !

    Répondre

    VervaineNo Gravatar a répondu :

    @Caroline, j’ai l’impression que tu a un comptes à régler avec les alcooliques…
    Une mère doit penser à son enfant, mais aussi à elle, car si elle est nerveuse et frustrée, l’enfant le sentira aussi. Fumer est très mauvais pour le foetus, largement plus que l’alcool, mais si une femme ne peut pas se passer de clopes, vaut-il mieux qu’elle fume un peu pour se détendre ou pas du tout et transmettre son stress au bébé ? Je provoque un peu exprès…
    Dans la vie, il y a des petits plaisirs, la nourriture et le bon vin en font partie. On ne peut pas se priver de tout, donc j’aime autant savoir ce qui est vraiment dangereux ou pas! Oui je me priverai d’huitres parce que le risque est important par rapport au bénéfice, mais si mon médecin me dit qu’un petit verre de temps en temps n’a pas de conséquences, je me l’autorise. Après pourquoi certains médecins prescrivent-ils “0 alcool” ? Peut-être parce qu’ils savent que les patientes transcriront la règle…?

    Répondre

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Vervaine, pour aller dans le sens du propos de Caroline sur l’addiction: en n’ayant justement pas réussi à arrêter de fumer pendant ma grossesse alors que c’était une évidence que cet évènement me ferait arrêter du jour au lendemain, je ne me suis jamais sentie aussi droguée et esclave de la cigarette que quand je me suis entendue prononcer des arguments en faveur de ma petite clope quotidienne nécessaire à ma détente et donc par extension, bonne pour le bébé.

    Répondre

    VervaineNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, intéressant… Et donc, comment te sentais-tu par rapport à ça ? As-tu réussi à arrêter après? As-tu décidé d’engager des actions pour arrêter (genre patch, médoc, toute autre méthode) ?
    Est-ce le fait d’être enceinte/d’avoir une enfant qui te fais arrêter/réfléchir sur la clope?
    Je ne dis pas ça par curiosité sur ton cas personnel ;-) mais pour essayer de faire le rapprochement avec le “une femme DOIT tout faire pour son enfant” ou bien le “mon enfant a changé ma vie” ou encore “je suis accro à … mais j’assume” ou bien aussi “je suis accro à… mais je culpabilise”…

    Répondre

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Vervaine, ce que je vais dire ici est très personnel et difficile à raconter et à entendre, mais je sais que dans la vraie vie il a aidé des gens de mon entourage à réfléchir, alors, vu qu’ici beaucoup de gens viennent pour prendre des idées et débattre j’y vais.
    J’ai fumé ma dernière cigarette en allant à la maternité pour accoucher il y a donc 3 ans, avec dans l’idée de ne pas me fermer de porte pour reprendre quelque temps après. Je n’ai pas fumé pendant l’allaitement, je n’ai pas fumé après car nous vivions en appartement, si nous avions eu un jardin j’aurais repris. Ce qui me motivait était l’allaitement, et surtout de ne pas mettre une couche supplémentaire de stress vu que déjà j’étais pas très jouasse avec mon nouveau né: en gros je ne voulais pas penser:” il faut qu’il dorme pour que j’aille fumer”.
    Ensuite, j’avais plus ou moins imaginé reprendre et on a diagnostiqué à mon père un cancer du poumon qui l’a emporté en 3 mois.
    En tant que fille qui a vu son père mourir de la cigarette, aspiré par ce truc, souffrir, maigrir de 30kg en 3 mois, être terrifié, délirer et arrêter de vivre sans s’en apercevoir, JAMAIS je ne pourrais refumer avec dans l’idée que je puisse faire subir cela à mon fils.
    Voilà comment je me place en tant que mère ex fumeuse. J’ai parfois envie d’une cigarette mais certaines images insupportables m’en dissuadent assez vite. Pour moi, c’est cela qui est irresponsable: il n’y a pas de vieux fumeurs et nous n’avons pas le droit de nous mettre en danger, ce sont nos enfants qui nous regarderont mourir.
    Peut être est ce glauque ou déplacé, mais l’addiction c’est cela aussi, alcool ou cigarette.
    Est ce que j’aurais repris la cigarette malgré la mort de mon père, sans avoir d’enfant? Je crois malheureusement que oui.

    Répondre

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    je précise, à la lecture de certains commentaires et en prenant en compte le côté “prise d’otage” des histoires sordides, que je ne juge personne, mon mari fume toujours, que l’irresponsabilité dont je parle est un ressenti personnel et absolument pas appliqué aux autres.

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, merci pour ton témoignage très fort et personnel ! Je ne sais pas si au niveau de la dépendance l’alcool est à mettre sur le même plan que la cigarette, puisqu’une grande partie de la population française consomme occasionnellement de l’alcool sans pour autant développer une addiction. Je suis sans doute plus addict au sucre (et à internet ?) qu’à l’alcool, tout le monde s’en fout mais peut-être vais-je devenir diabétique à cause de ça ? Après les études s’affrontent entre les bienfaits pour la santé du vin rouge ou de la bière et les effets négatifs de l’alcool ; honnêtement je ne sais pas et de toute façon ce n’est pas cela qui m’empêchera de prendre un verre (ou + :oops: :lol: ) à l’occasion. Et la limite est toujours ténue entre le plaisir et l’addiction je trouve, sans compter qu’à part quelques cas bien clairs (l’alcoolique qui a une cirrhose et/ou un cancer) il n’est pas souvent possible de déterminer la cause d’un cancer.

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Caroline, alors nous ne sommes vraiment pas d’accord, moi je ne pense pas que la mère (et quid du père d’ailleurs ??) doive tout faire pour le bien de son enfant. Mes enfants ont profondément transformé ma vie, c’est avec joie que je leur y ai fait une place centrale, que j’ai changé un certain nombre de choses pour eux, que j’essaie de m’améliorer pour et par eux. Mais ils ne sont pas toute ma vie, je ne peux ni ne veux tout leur sacrifier, ça ne me paraît bon ni pour moi ni pour eux.

    Répondre

    opaleNo Gravatar a répondu :

    @Caroline, je te trouve un peu “extrémiste” dans tes propos tout de même !!
    Quand on dit zéro alcool pendant la grossesse, c’est aussi pour prévénir du danger, pour celles qui ont un problème d’addiction et qui “picolent” quotidiennement !
    Moi, j’ai dû boire 2 coupes de champ’ pendant ma grossesse et en ayant bien mangé, je ne suis pas pour autant une alcoolo irresponsable qui a mis son bébé en danger !
    Oui, il y a des femmes inconscientes, irresponsables qui boivent (trop)pendant leur grossesse mais il ne faut pas mettre la femme qui boit un ou deux verre (de vin, de champ’ hein pas de whisky ou de vodka ;-) ) pendant sa grossesse dans le même panier !
    Moi,j’ai pu arrêter l’alcool totalement sauf 2 (petites) coupes de Champ’ et je ne pense pas être inconsciente ou irresponsable !
    Mais oui, il faut que ça reste 1 verre ou 2 sur 9 mois, après, je crois qu’il peut y a un réel danger pour l’enfant en effet !

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @opale, Il y a autant d’alcool dans un verre de vin que dans un verre d’alcool fort (whisky ou vodka), en tout cas, tels qu’ils sont habituellement dosés dans les cafés ou les bars (soit 12,5 cl pour le verre de vin contre 3 cl pour un verre de whisky, par exemple…).

    Répondre

    opaleNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, oui pour les doses servies dans les cafés mais chez nous, on ne sert pas des doses de 3 cl, un peu plus certainement !
    Je voulais dire que je n’aurai jamais pu boire un verre d’alcool “fort” alors que 2 mini coupettes de Champ en ayant mangé, je l’ai fait !

    Répondre

  32. Houlà Caroline, je pense que tu exagères, de ma vie je n’ai jamais bu plus que deux verres et seulement lors de grandes occasions, et pendant ma grossesse je n’ai pas résisté à un fond de champagne au mariage de ma soeur, ai-je un “sérieux problème” avec l’alcool ?

    Répondre

  33. je pense que la question posée ici était aussi, en plus de savoir si on PEUT arrêter l’alcool pendant la grossesse, de savoir si on le DOIT.

    Car s’il faut arrêter les fromages au lait cru, les huitres, le foie-gras, la viande saignante, laver la salade et les crudités avec du vinaigre, ne pas manger la peau des fruits, surveiller son poids pour ne pas prendre trop, ne plus manger de frites car trop gras, éviter le café, le thé, etc, etc au bout d’un moment, ça fait beaucoup de choses à ne pas faire/faire. Et on est “que” enceinte, pas malade.

    Répondre

  34. @Caroline, Parfaitement ! Et sinon, il faut lui retirer son gamin et la mettre en prison !! Et la stériliser aussi, pour être sûr qu’elle ne risquera plus de se reproduire… Et puis l’alcool, on sait comment ça marche : un verre un jour, et le lendemain c’est la bouteille tout entière qu’elle s’enfilera… C’est-y pas vrai Ma’ame Michu ?

    Répondre

  35. je vais le dire franchement : ça me gave ! bon une grossesse ça dure 9 mois, pour nous c’est rien 9 mois, mais pour l’enfant c’est les fondations qui se mettent en place. Le truc qu’il va porter toute sa vie. Alors… je trouve qu’en l’absence de certitude, mieux vaut être prudente, et s’appliquer le principe de précaution. Lors de mes grossesses, c’est l’aspartame, on nous disait : y’a pas de recul sur ce produit, alors mesdames, évitez le. Faites gaffe car il y en a partout : vos yaourts 0%, vos crêmes desserts allégées, les friandises sans sucre, etc. Et qu’est ce que ça peut faire d’éviter aussi le lait cru, de bien cuire sa viande (si on est pas immune contre la toxoplasmose), d’éviter la clope, etc … ? C’est vraiment si compliqué, dans notre société d’hyper abondance, de réfléchir un peu et d’attendre… 9 mois pour reprendre l’apéro et manger des steaks tartares ?
    Moi aussi ma famille faisait pression : ah un verre de champe n’a jamais tué personne, blablabla… ça m’a gavée grave !
    Faut savoir aussi de quoi on vient, en France, mon père mangeait de la soupe arrosée de vin dès la petite enfance… et il en a fallu des médecins et des gens dont on s’est moqué qui ont critiqué ces pratiques et contribué à évincer une forme précoce d’habitude à l’alcool… Perso je suis pour ‘dans le doute abstiens toi’… surtout de l’alcool hein, franchement… c’est quand même pas aussi indispensable à la vie que le chocolat ;o)

    Répondre

    CarolineNo Gravatar a répondu :

    @emelire, merci, je me sens moins seule ;-)

    Répondre

    VervaineNo Gravatar a répondu :

    @emelire, moi ce qui me gave, c’est le non-respect du choix des femmes. :evil:
    Si tu as décidé de ne pas boire une goutte, tu auras forcément quelqu’un qui va te dire “allez, enfin, une petite coupe/un petit verre/ une gorgée… ça ne fait pas de mal” et si tu as décidé de t’autoriser un petit verre de temps en temps, il y aura forcément quelqu’un aussi pour te dire “quoi, mais tu bois de l’alcool alors que tu es enceinte! C’est monstrueux”…
    Après bien sûr, je ne dis pas si une femme s’enfile une bouteille de rouge tous les jours, il y a sans doute un problème. :shock:
    Mais alors, où va-t-on, quelle est la limite entre liberté individuelle et protection surmenée ? Car, comme dit dans certains commentaires, le pas qui mène à régir strictement le comportement des femmes enceintes et à interdire à certaines d’avoir des enfants peut être vite franchi.

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Vervaine, + 10 ;-)

    Répondre

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Vervaine, encore une fois, personne n’interdit rien à personne. Les femmes sont libres dans leur choix et dans leur consommation. Ce n’est pas parce qu’il y a des critiques désagréables (ou non) qu’elles nous contraignent. Un “foutez moi la paix” est toujours possible.

    Répondre

    CarolineNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe,
    non, personne n’interdit rien à personne… juste que, après, faut pas venir se plaindre ! (mon enfant a de l’asthme, de l’eczéma….)
    moi, ce que j’en dis, c’est que si une mère n’est pas fichue d’arrêter de boire et de fumer pour le bien de l’enfant qu’elle porte, elle n’est pas capable de grand chose pour lui… il y a un minimum de respect à avoir pour la vie !
    après, celles qui peuvent pas n’ont qu’à assumer de ne pas être vraiment de bonne mères… c’est tout… (parce qu’il faut qd même bien regarder les choses en face : si tu fais subir les méfaits du tabac et de l’alcool à ton bébé, t’es juste pas une maman comme il faut, à toi d’assumer)

    Répondre

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Caroline, je ne peux absolument pas aller dans ton sens Caroline, je pense que si on commence à juger autrui ainsi, on peut aller très loin, (pourquoi s’arrêter à la cigarette ou à l’alcool? nourriture, méthodes éducatives, nombre de câlins, habitudes quotidiennes….)et je commence à mieux comprendre le commentaire de Vervaine sur le pas extrémiste bien vite franchi d’entre les “bonnes et les mauvaises mères”.

    Répondre

    AurélieNo Gravatar a répondu :

    @Caroline, Oui mais là le propos, c’est justement qu’un ou deux verres d’alcool pendant la grossesse n’est pas néfaste pour le bébé ?!

    Et puis, si on suit ton raisonnement, où est la limite ? Si tu ne manges pas bio tu n’es pas une bonne mère ? Si tu donnes des petits pots à ton bébé tu n’es pas une bonne mère ? si tu n’allaites pas tu n’es pas une bonne mère ? Si, quand tu allaites, tu ne manges pas équilibré tu n’es pas une bonne mère ?… On peut aller loin comme ça. (j’exagère exprès pour étayer mon point de vue…)

    Personnellement, j’ai complètement arrêté l’alcool pendant ma grossesse, pour des raisons que j’ai évoquées plus haut, mais je ne me permettrais pas du juger celles qui ont bu un verre ou deux, ou même celles qui auraient un problème d’alcoolisme.

    Je trouve que cette “mode” qui se répand, de la mère sacrificielle est dangereuse. Et je n’ose même pas imaginer les conséquences que cela peut avoir sur le développement psychologique d’un enfant, qui grandit avec cette pression d’avoir eu une mère parfaite (ou qui se définit comme telle), si tant est que ça existe. Comment intégrer pour lui le fait que la perfection n’existe pas, qu’il a le droit de faire des erreurs, etc. ??

    Répondre

    AurélieNo Gravatar a répondu :

    @Aurélie, je voulais dire “si tu ne cuisines pas bio”

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Caroline, :shock: En voilà, un commentaire tout en nuances… De toute façon, quoiqu’on dise, quoiqu’on fasse, on sera toujours la « mauvaise mère » de quelqu’un d’autre :evil: . Et pour rebondir sur le commentaire d’Aurélie, je ne vois pas vraiment pas comment une femme qui se permet d’émettre des jugements aussi sommaires et expéditifs peut parvenir à donner à son enfant une éducation saine et à l’élever dans le respect d’autrui… Une certitude : les mères qui se veulent “parfaites” sont les pires mères qui soient…

    Répondre

    opaleNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, oui, les mères qui se veulent “parfaites” sont les pires mères qui soient : plutôt d’accord !
    Et Caroline, il faut pas être trop rigide et extrêmiste dans tes propos : la vie, c’est pas tout noir, tout blanc, il y a des nuances :!: :!: :!:
    J’ai bu, comme je l’ai dit, deux coupes en ayant mangé en 9 mois et je ne suis pas du tout d’accord avec tes propos car j’ai l’impression que tu me mets dans le même sac que ces mauvaises mères qui picolent régulièrement pendant leur grossesse :evil: :evil: :evil:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Caroline, je crois que l’addiction à une substance ou une autre est une pathologie qui touche inégalement certaines personnes, à la fois en fonction de leur patrimoine génétique (il y a des gènes qui modulent ces comportements, cf http://www.destinationsante.com/Tabac-quand-la-genetique-se-joue-de-notre-addiction.html par ex) et de leur histoire personnelle. A mon sens il est aussi contre-productif et déplacé de juger une personne parce qu’elle a développé une addiction (à la cigarette ou à l’alcool par exemple) que parce qu’elle serait victime de diabète ou de paraplégie. Et c’est la même chose pour l’obésité (il y a des enfants qui sont retirés à leurs familles pour cela, je trouve ça très violent pour tout le monde). C’est facile de juger si on ne l’a pas vécu soi-même. A mon avis la compassion et surtout l’aide médicale (tant sur la chimie de l’addiction que par la psychothérapie, à adapter selon les cas) sont bien plus efficaces et utiles que la condamnation et la culpabilisation.

    Répondre

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, clap clap clap. Well said.

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, merci :grin:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @emelire, personnellement je n’ai pas non plus bu d’alcool pendant mes deux grossesses mais je trouve que c’est infantilisant de donner un discours biaisé aux femmes, je pense qu’elles sont en capacité d’entendre, de comprendre et de faire leurs propres choix éclairés. Parce qu’après on finit par lire aussi un peu n’importe quoi sous prétexte du principe de précaution (cf France Guillain dans son livre sur l’allaitement qui soutient sans aucune preuve scientifique qu’une femme devrait éviter l’alcool et le café pendant toute sa vie reproductrice ! oui ben vivre c’est mauvais pour la santé, en fait c’est mortel d’ailleurs, too bad). Et on finit par voir la femme comme le vaisseau réceptacle du bébé en oubliant (à dessein ? :evil: ) que c’est un individu pensant et avec ses propres droits et besoins. Je sais bien que ce n’est pas ton cas mais je pense qu’on doit être vigilant sur ce point.

    Répondre

  36. “@Caroline, alors nous ne sommes vraiment pas d’accord, moi je ne pense pas que la mère (et quid du père d’ailleurs ??) doive tout faire pour le bien de son enfant. Mes enfants ont profondément transformé ma vie, c’est avec joie que je leur y ai fait une place centrale, que j’ai changé un certain nombre de choses pour eux, que j’essaie de m’améliorer pour et par eux. Mais ils ne sont pas toute ma vie, je ne peux ni ne veux tout leur sacrifier, ça ne me paraît bon ni pour moi ni pour eux.”

    au secours ! on ne parle que d’un verre de vin là… si se priver d’alcool devient “tout sacrifier pour son enfant” alors je crois que le mot “sacrifice” est complètement galvaudé !

    Maintenant il faut s’entendre :
    “moi je ne pense pas que la mère (et quid du père d’ailleurs ??) doive tout faire pour le bien de son enfant.”

    ça nous ramène direct à “qu’est ce que faire le bien d’un enfant” ;o) Mon “bien” n’est pas forcément le “bien” de la voisine… tout simplement.

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @emelire, je parlais bien sûr de façon bien plus générale que le cas du verre de vin, mais la phrase de Caroline m’a vraiment choquée (cf mon commentaire juste au-dessus).

    Répondre

  37. @Caroline
    :twisted: :twisted: :twisted: ce genre de comm !!!

    Qu’on se le dise, je suis donc une mère en dessous de tout … et j’ai récidivé 4 fois ….

    Répondre

  38. @toutes celles qui s’excitent sur leur clavier : je ne cherche pas à être une mère parfaite. je suis juste une mère qui pourrait donner sa vie pour ses enfants. après, chacune fait comme elle veut, le tout s’est d’assumer ses choix ! moi ça m’est bien égal !

    Répondre

  39. [...] – La poule pondeuse encore qui nous offre un très bon article sur alcool et allaitement. [...]

  40. Je lis cet article avec beaucoup d’intérêt et j’aimerais moi aussi avoir un vrai discours scientifique plutôt qu’un discours simpliste et pouvoir faire mes propres choix de manière éclairée… :roll:

    Je suis une maman allaitante d’un bébé de 6 mois. Samedi soir dernier j’ai eu le malheur de boire un verre de cidre doux à 2,5% (on n’a pas tjs envie de s’abstenir, surtout après 9 mois de grossesse + 6 mois d’allaitement au régime sec). Résultat, parce que j’applique le principe de précaution, j’ai préféré jeter tout le lait de la tétée du dimanche matin… ça m’a fait un peu mal au coeur quand même… Mais est-ce qu’un verre de cidre en 15 mois aurait eu un réel impact sur les neurones de mon bébé? Plus ou moins que les ondes Wifi qu’il reçoit toute la journée ? :roll:

    Répondre

    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @Monica, j’ai allaité ma fille 13 mois et je ne pense pas qu’un petit verre de cidre (doux en plus donc pas fort en alcool, c’est une normande qui te répond :lol: )ait des conséquences graves pour ton bébé, d’autant que tu as tiré ton lait pour le jeter mais ce n’était pas la peine car tu avais bu le soir donc il ne devait plus y avoir ou alors très très peu d’alcool dans ton lait !
    Moi, je faisais attention mais après plusieurs mois sans alcool (entre grossesse et allaitement), vers les 6/7 mois de ma fille et quand elle tétait moins, je buvais une coupe de champ’ de temps en temps et n’allaitais pas pendant 2/3 heures, je mangeais bien et n’avais pas d’inquiétudes pour mon bébé.
    C’est mon expérience, mais je crois que les ondes WIFI sont certainement plus dangereuses pour ton bébé qu’un verre de cidre pris le soir …

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Monica, allons ce n’est pas un malheur de boire un verre de cidre (sauf si tu aurais pu avoir un verre de vin à la place ? :mrgreen: ). Une consommation modérée et occasionnelle d’alcool pendant l’allaitement n’est pas proscrite, voir http://www.dspq.qc.ca/documents/Lactazine_mars_09_000.pdf et http://www.lllfrance.org/Allaiter-Aujourd-hui/AA-64-Alcool-et-allaitement.html
    Enfin le taux d’alcool dans le lait est équivalent à celui du sang, il est dynamique (la synthèse du lait est également dynamique, il n’y a pas un stock fixe qui se remplit comme une chasse d’eau…), donc il est parfaitement inutile de tirer le lait pour enlever le “mauvais lait” des heures plus tard (quand le peu d’alcool du verre de cidre est éliminé depuis longtemps). Quant aux ondes wifi rien n’a été prouvé ;-)
    En bref profite de ton bébé, de ton allaitement, en surfant sur le net avec un petit verre de temps en temps :lol:

    Répondre

  41. Une fois que mes enfants ont “fait leurs nuits”, j’ai de temps à autre bu un verre… Le lendemain, l’alcool est éliminé : voir le lien pour un calcul du taux d’alcoolémie (Attention, il y a des variables interindividuelles!) Ca permet de faire une estimation. En tout cas, un verre d’alcool, plus de 3 ou 4 heures plus tard, je crois que c’est bon!

    http://www.prevention.ch/alcoolecole2.pdf

    Répondre

    ZulieNo Gravatar a répondu :

    @G., Oui, sauf que le lait est produit en continu. Donc il faudrait en théorie tirer son lait après quelques heures et le jeter. Cela dit, il semble qu’un verre occasionnel n’ait aucun effet (mesurable), surtout sur un bébé de plus de 3 mois : http://vivian.noel.free.fr/allait/alcool.htm
    A titre d’info et pour mieux comparer les données de l’article, une boisson alcoolisée standard contient 12g d’alcool.

    Vers la fin de l’article est même indiqué ceci :
    “Une mère alcoolique peut-elle sans danger allaiter son nouveau-né ? Cette question m’a souvent été formulée par des sages-femmes ou des puéricultrices. Je réponds toujours par l’affirmative. Les recherches sicentifiques ont toutes montré que la faible quantité d’alcool susceptible d’être présente dans le lait maternel est pratiquement sans danger pour l’avenir à long terme du bébé. L’allaitement maternel a trop d’intérêt pour la bonne installation des interactions mère-enfant pour qu’on le déconseille chez les femmes dépendantes de l’alcool, et donc malades alcooliques.” !!!

    Répondre

    ESNo Gravatar a répondu :

    @Zulie,

    “Oui, sauf que le lait est produit en continu. Donc il faudrait en théorie tirer son lait après quelques heures et le jeter.”

    Il me semble avoir lu que le taux d’alcool dans le lait est le même que dans le sang grosso modo (vu que le lait est produit en continu, justement, il se renouvelle sans cesse) et que donc tirer son lait est inutile, le taux d’alcool dans le lait baissant au fil des heures comme celui dans le sang…

    Répondre

    ZulieNo Gravatar a répondu :

    @ES, Le taux d’alcool diminue, certes, dans le lait comme dans le sang, mais le lait n’est pas “renouvelé”.

    Les seins se remplissent petit à petit entre deux tétées, comme un récipient sous un robinet. Plus exactement même, ils se remplissent plus vite au début (juste après la dernière tétée) et le remplissage ralentit de plus en plus au fur et à mesure que les seins sont pleins (pour éviter les engorgements).

    Et comme il n’y a pas de foie dans les seins pour épurer le lait déjà stocké, l’alcool qui est déjà là ne disparaîtra pas.

    C’est plus clair comme ça ?

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Zulie, je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi ; la synthèse du lait n’est pas statique (ie le réservoir de lait qui se remplit, se remplit, sans pouvoir se vider, jusqu’à explosion ?? :lol: ). Le lait peut être “détruit” dans le sein, sinon on ne pourrait jamais arrêter d’allaiter sous peine de tirer régulièrement ou de se retrouver avec des engorgements massifs (bien sûr l’équilibre est différent pour chaque femme et au fil de l’allaitement). Et les données montrent que le taux d’alcool du lait change en même temps que celui du sang, les échanges se poursuivent même après la synthèse du lait (cf http://meilleurdepart.org/resources/alcool/pdf/desk_reference_fre.pdf par exemple).

    Répondre

    ZulieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Ok, je ne savais pas qu’il y avait autant d’échanges par la suite.
    Concernant le “remplissage jusqu’à explosion”, je dirais que c’est pourtant comme ça que ça marche chez moi, même après plus d’un an d’allaitement ! :lol:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Zulie, ha ha ha oui c’est ce que je voulais avec l’équilibre qui diffère d’une situation à l’autre ;-)

    Répondre

    ESNo Gravatar a répondu :

    @Zulie,
    C’est plus clair, mais ça ne correspond pas à ce que j’ai lu par ailleurs. Voir aussi le post de la poule pondeuse ci-dessus (réponse à Monica datant du 7 mars à 11h03).

    Je sais bien que la vitesse de production du lait dépend du degré du remplissage des seins.
    Mais j’ai toujours lu que l’alcool dans le lait diminuait à la même vitesse que celui qui est produit dans le sang.

    Voir par exemple:

    http://www.lllfrance.org/Allaiter-Aujourd-hui/AA-64-Alcool-et-allaitement.html

    “L’alcool passe dans le lait, où il se trouve à un taux similaire à celui présent dans le sang (soit très faible habituellement), mais ne modifie pas la composition du lait. Ni en bien, ni en mal. Divers facteurs influencent ce passage : degré alcoolique du liquide ingéré, rapidité avec laquelle il est ingéré, quantité d’alcool absorbée, le fait que l’estomac soit vide ou non, le poids de la mère et sa masse grasse. La réponse à l’ingestion d’alcool est différente chez les femmes allaitantes et chez les femmes non allaitantes.

    Une étude a montré que la biodisponibilité de l’alcool était moindre chez les femmes allaitantes ; le pic sanguin serait moins élevé, et l’élimination serait plus rapide. La présence d’aliments dans l’estomac ralentit l’absorption de l’alcool, surtout si ces aliments sont riches en graisses. L’alcool est métabolisé par le foie à une vitesse fixe ; le temps nécessaire à éliminer l’alcool suivra donc une courbe linéaire en fonction de la quantité d’alcool absorbée. Le pic lacté est observé au bout de 30 à 60 minutes si l’alcool a été consommé à jeun, et au bout de 60 à 90 minutes s’il y a eu prise d’aliments. La baisse du taux lacté est parallèle à celle du taux sérique : quand le taux sanguin d’alcool baisse, l’alcool présent dans le lait repart dans le sang. Tirer le lait n’aura strictement aucun impact sur la rapidité d’élimination de l’alcool.”

    Et aussi:

    http://vivian.noel.free.fr/allait/alcool.htm

    “Le pic lacté est observé au bout de 30 à 60 minutes si l’alcool a été consommé à jeun, et au bout de 60 à 90 minutes s’il y a eu prise d’aliments. La baisse du taux lacté est parallèle à celle du taux sérique, par diffusion de l’alcool vers le secteur où la baisse est la plus rapide. Tirer le lait n’augmentera pas la rapidité d’élimination de l’alcool, ni au niveau du lait, ni au niveau de l’organisme.”

    As-tu des références à ce sujet ?

    Répondre

  42. Merci à La Poule et ES pour les références. C’est bien les infos que j’avais, sans pouvoir citer de sources… et pas eu le temps de faire une recherche Internet!!! Merci!

    Répondre

  43. On pourrait également étendre le sujet à l’alimentation. Si déjà on savait ce que l’on mange et ce que contiennent nos aliments en pesticides et autres produits chimiques !

    Répondre

Leave a Reply


« « Préc. Ah qu’il est beau le débit de lait    |     Suiv. Le dico des petits et gros bobos » »