Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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Ah qu’il est beau le débit de lait

Par  • Le 26 octobre 2011 à 9:23 • Catégorie : Allaitement, Faire un bébé

Vous l’avez sans doute remarqué, je parle régulièrement d’allaitement sur le blog. Parce que je pense que de façon générale on n’en parle ni assez ni bien. Il me semble que tant que ça ne sera pas quelque chose de normal, d’ordinaire, il faudra continuer, parce que tant qu’il y a des femmes, des enfants, des familles qui seront victimes d’idées reçues ou d’une vision extrêmement biaisée de la chose il n’y aura pas de choix éclairé. Ceci étant posé, le but de ce billet est de proposer quelques pistes sur quel lait donner si on ne peut ou ne veut donner le sien, et en particulier en allaitement mixte. C’est une question qui n’est pas triviale, parce qu’en schématisant à peine on a d’un côté les associations de soutien à l’allaitement qui -et c’est bien normal- font la promotion du lait maternel et de l’autre les industriels qui -c’est bien normal aussi- veulent vendre. Quant aux médecins, j’ai du mal à voir l’indépendance de ceux qui prennent un stylo Gallia dans leur pot à crayons Nestlé après avoir fixé leur rendez-vous sur un agenda Guigoz. Je vous jure que c’était le cas de notre premier pédiatre, pourtant recommandé par la moitié du quartier. Après j’en ai trouvé un autre qui était abonné à Allaiter aujourd’hui mais c’est une autre histoire… Il n’est donc bien sûr pas question de mettre dans le même sac toute une profession et il y en a qui font l’effort de chercher l’information ailleurs. Mais que vont-ils trouver alors que leur formation initiale parle peu et mal d’allaitement et que les études sur les alternatives au lait humain sont pour la plupart trustées par les industriels ? En particulier pour ce qui concerne l’allaitement mixte, pourtant de plus en plus répandu, avec un nombre croissant de femmes qui choisissent d’allaiter mais qui doivent et/ou souhaitent s’éloigner un peu de leur bébé. Il est donc assez difficile de trouver des données objectives et fiables, donc je choisis de vous présenter simplement l’état de mes réflexions et recherches, pour susciter les vôtres.

Je vous invite par ailleurs à lire deux documents de l’OMS fort intéressants. Comme ‘ils s’adressent au monde entier, tout n’est pas forcément pertinent pour les lecteurs de ce blog (qui n’ont a priori pas de problème de contamination de biberons) mais je trouve aussi utile de prendre un peu de recul et de s’ouvrir l’esprit :

Je passe déjà sur la possibilité de donner du lait humain qui ne soit pas celui de la mère : en France actuellement le lait des lactariums (lactaria?) n’est disponible que sur ordonnance et seuls de rares échanges informels permettent à des bébés « ordinaires » de bénéficier de lait donné (ou vendu, ne soyons pas naïfs). Mais il y a encore un siècle on trouvait des nourrices au sens propre et dans d’autres cultures il n’est pas rare de donner le sein à un bébé qui n’est pas le sien.

Je rappelle également qu’il n’y a pas que le biberon comme vecteur pour l’alimentation lactée : si on panache avec l’allaitement au sein il est même plus prudent de ne pas l’utiliser pour éviter la confusion sein-tétine. On peut citer la tasse à bec, la soft cup (à ne pas confondre avec celle-là…), la cuiller, la seringue, le DAL, le verre, et je ne suis bien sûr pas exhaustive.

Prenons tout d’abord le cas du bébé dont l’alimentation est 100% lactée (c’est-à-dire à la louche* qu’il a moins de six mois). Là il semble relativement avéré qu’en dehors du lait humain, la préparation infantile pour nourrisson (en langage courant « lait premier âge ») est la plus appropriée (pour info l’appellation « lait maternisé » est interdite). La composition de ces produits est extrêmement réglementée et les différences entre les marques sont relativement marginales. A noter que les limites sur les résidus de pesticides autorisés dans les aliments pour bébé sont beaucoup plus strictes que pour les produits généraux (mais on peut aussi acheter bio pour privilégier un mode de production plus respectueux de l’environnement et de la santé des travailleurs agricoles). Si vous n’avez besoin qu’occasionnellement de préparation infantile (par exemple vous sortez un soir et ne voulez ou ne pouvez tirer de lait), il existe des petits conditionnements liquides qui permettent d’éviter l’achat d’une grosse boîte qu’on finit par devoir jeter. Je dis ça mais je n’en ai jamais vu ni en pharmacie ni en supermarché. Mais il paraît que ça existe.

Pendant la phase de transition entre alimentation principalement lactée et alimentation principalement solide (soit de quatre-six mois à un an-un an et demi grosso modo), c’est plus flou. En théorie c’est là qu’interviennent les préparations de suite (ou laits deuxième âge). Bien que leur composition soit strictement définie par le Codex alimentaire, certains n’y voient qu’un moyen pour les industriels de pouvoir faire de la pub (pour les préparations premier âge c’est interdit). L’académie de médecine recommande tout de même de proscrire le lait de vache non modifié jusqu’à un an. Si le bébé n’est pas du tout allaité, il semble à peu près logique de se tourner vers ces préparations. A noter que l’OMS, dans le document cité ci-dessus, préconise pour les produits laitiers donnés à l’enfant non allaité au sein, et ce à partir de 6 mois :

La quantité de lait nécessaire est de 200 à 400 mL/j quand par ailleurs des aliments d’origine animale sont régulièrement consommés en quantité suffisante. Sinon, elle doit être augmentée à 300 à 500 mL/j. Les sources appropriées de lait sont le lait entier d’origine animale (vache, chèvre, buffle, mouton, chameau), le lait traité à Ultra Haute Température (UHT), le lait évaporé reconstitué (mais pas le lait condensé), le lait fermenté ou le yaourt, et le lait maternel exprimé (traité par la chaleur si la mère est séropositive pour le VIH).

Et s’il s’agit par exemple de le nourrir en l’absence de sa mère qui autrement l’allaite, l’intérêt des préparations infantiles se discute. Une fois que le régime solide intéresse de plus en plus l’enfant, on peut très bien imaginer qu’il ne prenne pas de lait du tout en l’absence de sa mère (sauf si bien sûr elle part en gros plus de 24 heures). Ainsi, lorsque Pouss2 est entré à la crèche vers 8 mois 1/2, sachant qu’il avait un solide coup de fourchette, nous avons demandé qu’il ait un yaourt ou autre laitage solide au goûter plutôt qu’un biberon de préparation infantile (je me suis très vite lassée du tire-lait -voir mon témoignage complet sur allaitement et travail ici). Evidemment ce n’est pas évident de tirer une limite claire entre qui a besoin de préparation infantile et qui non, c’est aussi une affaire de bon sens à mon avis.

Enfin après un an (voire dix mois), les industriels qui pensent à tout nous proposent le lait de croissance. Contrairement aux autres préparations il ne fait pas l’objet d’une réglementation internationale, la France a d’ailleurs l’immense chance d’être un des pays les mieux achalandés en la matière. Commençons par rappeler qu’à la base lorsqu’on donne un biberon c’est pour remplacer l’allaitement donc si on n’est pas choqué de voir un enfant de cet âge au biberon on ne devrait pas l’être de le voir au sein. Même si le lait maternel n’est plus aussi vital à cet âge qu’il l’est à la naissance, il fait partie de l’alimentation normale jusqu’à au moins deux ans. Pour reprendre le document de l’OMS sur la nourriture des enfants allaités cité ci-dessus :

Continuer l’allaitement au sein à la demande jusqu’à l’âge de deux ans ou au delà.

[…]

L’allaitement au sein continue d’assurer une contribution nutritionnelle importante bien au-delà de la première année de vie.

Trois cas de figure se présentent. Si vous allaitez encore à la demande, la supplémentation en lait, de croissance ou autre, est toujours inutile (cela n’empêche bien sûr pas que l’enfant consomme des laitages -fromages, yaourts, voire un chocolat chaud de temps en temps- avec le reste de la famille pour le plaisir). Si vous n’allaitez pas/plus du tout, sachez que si certaines sociétés savantes les considèrent comme indispensables, ce n’est pas le cas de toutes. Le Collège national des généralistes enseignants par exemple pense qu’ils n’ont pas montré leur intérêt. Il s’appuie en cela sur un article de Saint-Lary et al (2009) (merci @sapristii) qui indique qu’aucune étude n’a montré d’effet des laits de croissance sur les enfants français. Notez à quel point cette étude et ce communiqué sont peu repris dans les médias parentaux qui pour la plupart servent les annonceurs et pas les parents (voyez par exemple cet article qui a été rédigé directement à partir des communiqués de presse des industriels).

J’entends parfois des parents dire qu’ils donnent du lait de croissance car leur enfant n’a pas une alimentation équilibrée (comprendre il refuse les fruits et légumes). Or les spécificités de ce produit sont : plus de fer, plus d’acides gras essentiels et moins de protéines. Rien à voir donc avec les fibres, vitamines et autres antioxydants contenus dans les fruits et légumes. Chez nous lorsque Pouss2 a arrêté de téter vers 14 mois et des brouettes il est donc passé au lait de vache, de préférence frais et bio (ou fermier), entier ou demi-écrémé selon ce qu’on trouve (passons sur le fait qu’une bouteille de lait frais bio ne doit pas être si loin du prix du lait de croissance…). Il est aussi possible de donner d’autres laits animaux (chèvre, brebis…), même s’ils sont souvent plus difficiles à trouver et plus onéreux. Vous trouverez sur Wikipedia un tableau récapitulant la composition des principaux laits animaux. Par contre attention les « laits » végétaux (amande, riz, soja… qui n’ont pas le droit à l’appellation lait d’ailleurs, d’où mes guillemets) ne sont vraiment pas équivalents en termes nutritionnels. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut pas en donner ou en mettre dans la cuisine mais que ce sont d’encore moins bons proxys du lait humain. Pour les enfants qui sont allergiques ou intolérants au lait de vache, je passe mon tour : cela mériterait un article à part entière. Mais il est évident qu’il ne faut pas insister pour donner au poussin un aliment qui le rend malade, que ce soit par des problèmes digestifs (diarrhées, vomissements…) ou des manifestations dermatologiques (plaques, boutons…). Je réalise qu’avec tout ce blabla, j’ai oublié le troisième cas, celui de l’enfant au lait maternel mais pas que. Il me semble assez clair que le lait de croissance n’est pas indispensable non plus dans ce cas. Cet enfant peut également se passer de lait (sauf s’il y trouve un réconfort moral bien sûr) pendant un certain temps : l’équilibre nutritionnel ne se fait pas sur un repas ou une journée mais à plus long terme.

Je dis bien que le lait de croissance n’est « pas indispensable », ce qui ne veut pas dire du tout que les enfants qui en prennent en pâtissent (et d’ailleurs Pouss1 en a pris, toujours sur les recommandations du pédiâââtre (c) Jaddo cité plus haut). Mais la façon qu’ont les industriels de nous expliquer qu’on ne peut pas élever notre enfant convenablement sans recourir à leurs indispensables produits me fait sortir de mes gonds. Je ne suis pas anti produits industriels, il y a comme dans beaucoup d’autres familles des petits pots dans nos placards. Je suis juste énervée par la communication éhontée qu’ils font. A ce propos l’OMS dit bien que vers un an l’enfant peut recevoir une alimentation « proche de celle du reste de la famille » (contrairement à ce que prétend le Syndicat français des aliments de l’enfance, qui présente un léger conflit d’intérêt en la matière). Et je cite à nouveau les documents pour un léger hors sujet sur le passage de la purée aux morceaux (pour ceux qui n’ont pas directement zappé la purée) :

Diverses études (Deweyet Brown, 2002) indiquent que vers l’âge de 12 mois, la plupart des nourrissons sont capables de consommer la « nourriture familiale » d’une consistance solide. Pourtant, nombreux sont ceux qui continuent à recevoir des aliments semi-solides, vraisemblablement parce qu’ils peuvent les ingérer plus efficacement, l’alimentation prenant ainsi moins de temps aux personnes s’occupant d’eux. Certaines données laissent à penser qu’il existe un« moment critique » pour l’introduction des aliments solides « grumeleux » : s’ils commencentà être pris en retard, au-delà de l’âge de 10 mois, cela pourrait augmenter le risque ultérieur de difficultés d’alimentation (Northstone et al., 2001). Ainsi, bien qu’il y aurait un gain detemps à continuer d’alimenter avec des aliments semi-solides, il est souhaitable d’augmenter graduellement la consistance de l’aliment avec l’âge pour permettre un développement optimal de l’enfant.

Là encore l’idée n’est pas de dire que certains font bien ou font mal mais juste de donner quelques pistes d’explications aux parents dont les enfants refusent les morceaux.

*Les catégories d’âge citées dans le billet sont bien sûr à prendre comme des indications qui doivent composer avec la variabilité de chaque cas ; il n’est pas question de dire qu’à partir de six mois et un jour le bébé est prêt à et doit ingérer autre chose que du lait et pas avant ni après.

Photo : Une autre forme d’allaitement, montrée dans Mon beau-père, mes parents et moi (Meet the Fockers). Et pour le titre, les fans de Trenet et les autres peuvent se faire un moment nostalgie sur Youtube.

Edition du 31/10/11 : Deux billets intéressants signalés en commentaire : Quel lait donner au moment du sevrage ? sur A tire d’ailes et la liste des laits infantiles 2011 sur Mamanonyme

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124 Commentaires »

  1. Merci pour cet article, qui me conforte dans mon choix d’alimenter mes enfants plus « simplement » après 12 mois 🙂
    Le lait de suite n’a jamais fait partie de ma liste de courses mais j’avoue que j’avais parfois des remords, notamment quand je lis sur les étiquettes que c’est recommandé jusqu’à 3 ans…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Clot, oui mais recommandé pour qui et par qui ? par la marque pour son chiffre d’affaires ? :mrgreen:

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    ClotNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, ahaha, oui, évidemment, s’ils mettaient « Nestlé recommande de donner du lait Nestlé jusqu’à 27 ans », ce serait tout de suite plus simple de savoir à quoi s’en tenir 🙂

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  2. Encore un billet à conseiller à mes copines … pour leurs filles enceintes !! Merci 😉

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    😉

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  3. Super complet. Génial. Merci. Partagé ! 🙂

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  4. Effectivement par chez nous à partir d’1 an c’est lait entier et même menu que les grands avec juste des morceaux plus petits et c’est bien plus simple comme ça. A mon avis le lait de suite et les « menus spécifiques bébés » (parfois jusqu’à 36 mois !) ne sont recommandés que pour la bonne santé des industriels qui les produisent, pas celle de nos enfants.

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  5. Encore un article très complet et très interessant 💡
    Je partage 😉

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  6. Je ne vais pas faire dans l’originalité mais merci pour cet article, complet. Partagé ici aussi !! :mrgreen:

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  7. Encore un article ultra complet et bien documenté, bravo!
    Et en plus, il tombe à pic: mon loustic vient d’avoir 1 an lundi, jusqu’ici, il recevait un lait 2ème âge hypo-allergénique (60 euros/mois, gloups), et je me posais la question de savoir 1/ jusque quand lui donner ce lait HA (question à discuter avec le médecin je pense, mais vu que son cabinet regorge de petits échantillons en tout genre, je doute un peu de son impartialité), et 2/si abandon du lait 2ème âge, quoi lui donner?
    Je n’ai pas envie de m’embarquer dans les laits de croissance (dont la composition me laisse parfois pantoise), mais j’ai « peur » de donner trop vite du lait de vache.
    Sinon, sur le fond, je remarque aussi que ce que préfère mon gamin le soir quand on est à table, c’est de picorer dans notre assiette (plutôt que quelques cuillères de légumes), ce qui en passant, m’oblige à prévoir des repas à peu près équilibrés… ce qui n’est pas plus mal 😉

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @didi1504, je ne comprends pas bien : si ton loustic a du lait HA, c’est qu’il est allergique à qqch non ? si c’est au lait de vache, ni lait de croissance (qui reste à la base du lait de vache avec 2-3 additions) ni lait normal, sauf s’il n’est plus allergique (ça passe parfois quand l’enfant grandit). A clarifier avec un toubib je dirais.

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    didi1504No Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, le discours médical ici (en Belgique) est de donner un lait HA quand au moins un des parents est atteint d’allergies (ici c’est le papa, allergique au bouleau et aux acariens), ce qui diminuerait la probabilité que l’enfant soit touché à son tour par des allergies en grandissant; l’effet protecteur étant apparemment plus large que la seule allergie aux PLV…

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  8. Ah qu’il est bon de lire la modération au service de l’information! 😉

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  9. Ma fille va avoir un mois et nous avons aussi fait une diversification à la cool avec allaitement à la demande.

    Un petit mot sur les intolérances, en ce qui la concerne se sont les produits laitiers (beaucoup de rots et acné sur le visage jusqu’à ses 3 mois, date à laquelle j’ai arrété tous les produits à base de lait de vache (oui ça passe aussi dans le bon lait de maman)).

    La questions d’un autre lait n’est pas d’actualité chez nous avec l’allaitement mais je sais qu’il existe un lait infantil à base de riz, j’ai oublié le nom par contre.

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    TitiNo Gravatar a répondu :

    @Ingrid, il me semble que c’est modilac, le pédiatre nous l’avait conseillé pour mon bébé allergique (mais je n’ai jamais testé)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ingrid, oui il y a le modilac riz, et sûrement d’autres. Bonnes tétées ! (et bon courage pour ton éviction, moi j’aurais du mal)

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    IngridNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Je me suis trompée, ma fille va avoir un an 🙂 diversifiée a un mois c’est un peu tôt lol

    Pour l’éviction c’était un mal pour un bien en fait car je me suis aperçue que je suis aussi intolérante au lactose.

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  10. Article très complet et intéressant la Poule !
    Ici, ma fille a été allaitée jusqu’à ses 13 mois et mixe avec 1 bib de lait industriel à la crèche à partir de ses 9-10 mois car je tirais trop peu de lait au boulot et j’étais vraiment épuisée de ne plus avoir mon heure de déjeuner pour tirer en plus 20 ml de lait !
    Sinon, j’achète du lait de croissance depuis le sevrage de ma fille mais je reste dubitative, ma pédiatre me dit qi’il y a tout de même + de fer, + d’omégas et + de … mais je crois que c’est du marketing de tous ces lobbies qui vendent du lait industriel … pourtant, j’en achète toujours !!
    Je la sais mais ça marche bien ce marketing car j’en achète toujours même si en te lisant la Poule, je lui donnerai bien de mon lait de mon chocolat du matin, à savoir bio et 1/2 écrémé !
    Est-ce mieux du lait entier pour ma fille, en sachant qu’elle mange très bien et qu’elle est plutôt un chouilla « rondelette » la miss ??

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    TitiNo Gravatar a répondu :

    @opale, j’ai récemment eu un entretien avec une diététicienne spécialisée dans l’alimentation des enfants et elle me disait que d’une manière générale, l’alimentation de nos enfants était trop riche en protéine mais un peu trop pauvre en graisse (il semblerait qu’ils aient besoin d’énormément de graisses avant 3 ans). Du coup je ne pense pas, même pour un bébé rondelet, que le lait entier soit une mauvaise idée. Pour les omégas trucs, elle m’a conseillé de penser rajouter de l’huile de colza dans ses salades/purées … moi du coup j’utilise de l’isio4 qui a l’avantage de pouvoir être utilisée en cuisson (contrairement à l’huile de colza pure).

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    opaleNo Gravatar a répondu :

    @Titi, merci pour ta réponse, j’utilise moi aussi une huile avec 4 huiles (olive, sésame, colza et je ne sais plus quoi d’autre)que je rajoute après la cuisson des aliments.
    Même si ma fille mange très équilibré (à la maison et à la crèche), j’ai toujours peur qu’il lui manque quelque chose dans son alimentation !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @opale, rondouillette, à l’âge de ta fille, ça n’est pas inquiétant. Moi je prends entier ou demi-écrémé selon ce que je trouve, après ça dépend aussi des quantités qu’elle mange (et notamment de lait et de produits laitiers) etc.

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  11. Ah mais chez moi il y a du « lait de croissance » dans le frigo. Bon d’accord, d’abord c’est pas du « lait » mais une « préparation à base de soja » et puis bon d’accord aussi c’est pas pour mon fils, mais pour moi et ce depuis bien longtemps avant d’être enceinte… ben oui, je suis régulièrement très anémiée et je ne supporte pas les compléments de fer qu’essayent de me donner les médecins (comprendre je les vomis systématiquement) alors, je me dis qu’au moins je m’apporte une petite dose de fer tous les jours dans mon café au lait (oui bon, café à la préparation au soja, étant donné que je ne digère pas le lait).

    Par contre, je ne vois pas trop l’intérêt d’utiliser ce type de lait pour un enfant. Il y a vraiment de gros problèmes d’enfants anémiés en France ? (parce que des femmes anémiées, ça il y en a plein mais des enfants… jamais entendu parler). En même temps, je ne me suis pas trop posé de questions pour le lait, mon fils étant 1/ encore allaité à passé 2 ans et 2/ allergique au lait. Pour le reste de l’alimentation, ça fait belle lurette (je dirais depuis ses 8 mois environ) qu’il mange comme nous essentiellement, en adaptant bien sur les quantités, les proportions des différents aliments et la taille des morceaux (pendant un temps je lui hachais certaines viandes). Je crois que l’allergologue/pédiatre de l’hôpital a mis « développement staturo-pondéral extrêmement satisfaisant et harmonieux » sur son dernier bilan. Il ne doit donc pas être trop carencé 🙂

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Titi, ha ha excellent ! Ce que disent les études c’est justement que les enfants fortement carencés en fer par leur régime alimentaire sont ceux dont les parents n’ont de toute façon pas les moyens d’acheter du lait de croissance…

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    IngridNo Gravatar a répondu :

    @Titi, tu as essayé la mélasse pour le fer? une cuillère à café dans un bol d’eau en guise de boissson du matin ou dans la journée bien sur!

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  12. Je partage ! Il est absolument excellent cet article !!! Tout ce que je dis d’habitude mais qui n’est jamais écrit !
    D’ailleurs j’avais écrit cet article sur le sujet : http://www.lactissima.com/blog/?p=1075

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Véronique, merci ! oui ton article est beaucoup + digeste que le mien je vais ajouter le lien 😉

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  13. Amen ! Je partage ton article qui est très bien fait comme d’habitude !

    Ici, petit deuz, enfin, gros deuz, atteindre 11 kilos à 9 mois, ça peut s’appeler « gros deuz »… Revenons à nos montons, petit deuz est toujours allaité à 10 mois passés, mange le même menu que tout le monde à table, coupé en petits morceaux ou pré-mâché par maman. J’ai un bébé qui adore la salade verte, le pamplemousse, le magret de canard…
    L’ainée n’a jamais reçu aucun lait 1er âge / 2ème âge / de croissance… Elle ne consomme pas non plus de lait de vache. Elle n’aime pas ça. Par contre, elle consomme énormément de fromage. Lorsque je l’ai fait garder, à partir de ses 11 mois, elle refusait mon lait chez la nounou, donc elle avait droit à une portion de fromage au goûter pour compenser la tétée manquée. A 3 ans, elle tète toujours le soir, et bois du jus de pommes au petit-déjeuner puisqu’elle n’aime pas le lait, ni le chocolat au lait. Elle passera à la tisane quand elle voudra boire chaud (parce que non, j’ai beau les diversifier à la cool et écouter leurs envies, leurs demandes et leurs lubies, je ne donnerai pas un bol de café à une pépette de 3 ans et demi !!!!)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Aurélie, ça le canard ils adorent, et même quand ils comprennent que c’est coin coin ça ne les arrête pas 😉

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  14. Pour le partage de lait maternel, il y a l’initiative « Human milk 4 human babies » (http://hm4hb.net, évoquée dans le dernier Grandir Autrement) qui déborde de demandes et d’offres aux USA, Canada, Australie, Angleterre, Amérique latitine, Indonésie, … mais pas en France (http://www.facebook.com/Hm4HbFrance), ni en Belgique (https://www.facebook.com/Hm4HbBelgium)!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Julie, merci pour les liens. Mais aux USA par ex il n’y a pas le système de lactariums, d’où le foisonnement d’initiatives privées.

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  15. Super article, quel travail de recherche et de consolidation d’info. Bravo et merci, je relaie!

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  16. Bravo pour cet article! Ou comment naviguer entre plusieurs tendances / écoles / avis à propos de l’allaitement… comme un poisson dans l’eau.

    Tout y est entre la nécessité, l’envie et les données plus objectives en toute simplicité!

    Ayant autour de moi de futures mamans qui se posent justement des questions, cet article répondra parfaitement sur LES façons de donner occasionnellement le repas (lait maternel ou autre) et c’est déjà beaucoup!

    Et très bon choix pour la photo… Irrésistible!

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  17. J’ai la chance d’être abonnée à une revue pédiatrique (et médicale bien-sur) par le boulot.
    J’ai la liste de tous les laits 1er et 2ème ages au travail, avec tout un tas de précisions genre présentation, pour quelles indications, AR, pour petits gloutons …, je pense la mettre en ligne ça pourrait servir.
    Je vais faire ça demain tient !!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @mamananonyme, OK merci !

    Répondre

  18. Bonjour. Je sors de mon sous-marin pour intervenir sur le lait de croissance, dont le seul intérêt est de pouvoir faire une transition douce entre LA 2ème âge et LV si celui-ci est trop difficile à digérer dans un premier temps; mais il est vrai que ça composition laisse parfois songeur (pourquoi la vanilline?).

    En lisant les commentaires en diagonale, je vois qu’on parle de lait HA. Attention, ces laits sont souvent purement marketing, au contraire des hydrolysats (de lait, de soja, ou de riz), réellement indiqués pour les allergies eux. C’est ainsi que j’ai pu trouver un lait « HA » contenant du lait de vache bien sûr, mais également de l’amidon de pomme de terre et des huiles de poisson! Autrement dit tout ce qu’il faudrait qu’il n’y ait justement pas dedans. Et ce lait peut pourtant afficher un joli logo HA parce qu’il est, je cite, sans gluten.

    Il faut donc éplucher les compositions, une bonne habitude à prendre si l’on souhaite par ailleurs acheter des petits pots du commerce.

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    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @Neuneue, tout à fait concernant le fait de regarder les étiquettes!
    Je le fais pour moi depuis des années et c’est hallucinant ce que l’on peut trouver dans la composition de certains produits !!
    Perso, je mange pas mal de bio, des produits frais et pas de plats « préparés » car quand je commence à regarder la compo, je peux plus manger !
    Et oui, pourquoi la vanilline dans le lait de croissance qui d’ailleurs sent très fort je trouve !

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Neuneue, je ne vois pas bien en quoi le lait de croissance serait plus digeste. Et la vaniline est là pour camoufler le vilain goût du fer. A noter que beaucoup de laits infantiles contiennent aussi de l’huile de palme (et beaucoup de produits bio ! Je préfère acheter des biscuits genre mère poulard ou mont saint michel pas bio mais au beurre + ingrédients normaux que des bios à l’huile de palme, idem pour la pâte à tarte par ex).

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    opaleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, ah, c’est donc ça pour la vaniline !
    Pour l’huile de palme, y’en a dans beaucoup de produits même bio mais le bio, c’est aussi marketing à mort car le bio n’est pas forcément « éco-responsable »…
    Il y a du bio qui n’utilise pas d’huile de palme mais pas toujours en effet !
    ça m’énerve ce bio que l’on met à toutes les sauces, même Mc Do a changé son logo rouge contre un vert … 👿 👿

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  19. Et surtout un grand merci à toutes pour vos encouragements qui me vont droit au coeur !

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    HélènouNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oui, mais tu les mérites grandement! ce blog est vraiment top! D’ailleurs, MERCI! 😉

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  20. Merci pour cet article très documenté, complet et objectif !
    Nous partageons avec plaisir, ça aidera certainement plein de mamans
    qui passent par notre boutique et se posent beaucoup, beaucoup de questions !

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  21. Elle est d’utilité publique cette poule pondeuse !

    Juste deux-trois remarques à ajouter.
    Effectivement les boissons végétales (appelées à tort « lait » d’amande, « lait » de soja, etc.) ne sont pas adaptées à l’alimentation exclusive des nourrissons car déséquilibrées notamment au plan des minéraux. Leur consommation exclusive peut conduire à des alcaloses (graves). Concernant les boissons au soja, le rapport « Sécurité et bénéfices des phyto-estrogènes apportés par l’alimentation – Recommandations » publié par l’Afssa et l’Afssaps en 2005 indique que « Compte tenu de leur composition, les tonyus (jus de soja) sont contre-indiqués pour l’alimentation des nourrissons et des enfants en bas âge (de la naissance à 3 ans). » (p.177).
    Une remarque pour les parents d’enfants allergiques aux protéines de lait de vache : si le pédiatre/allergologue vous oriente vers ce type de produit, il existe des préparations de suite à des prix acceptables (par exemple Modilac expert riz qui tourne autour de 15-18 euros la grande boîte, et il y a surement des équivalents dans les autres marques). N’hésitez pas à comparer les prix d’une pharmacie à l’autre : 18 à 31 euros la boîte de Modilac riz (utilisé chez nous) selon les pharmacies du quartier !

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  22. […] Très simplement pour faire suite à un très bel article de la poule pondeuse : Ah qu’il est beau le débit de lait […]

  23. Chose promise, chose dû

    Voici la liste des laits infantiles commercialisés en France en 2011 et leurs fonctions
    http://mamananonyme.fr/2011/10/27/liste-des-laits-infantiles-2011/

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @mamananonyme, merci ! faut que j’édite l’article pour le signaler (et j’halluciiiiiiiiiine du nombre de produits !! quel business 😯 )

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  24. Quand N°2 a eu environ 1 an, j’ai demandé au pédiatre de la PMI si on devait continuer le lait 2e age ou aller directement au lait entier (ici aussi bio), elle m’a répondu qu’officiellement elle devait me dire de poursuivre par un lait de croissance, mais officieusement le lait entier c’était parfait :mrgreen:.
    Les laits de croissance, comme les jus de fruits avec des vitamines ++++ ou les céréales avec des tonnes de sels minéraux, sont des produits chers fait pour les enfants pauvres (pour aller vite)…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sophie, très bonne formule !

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  25. […] excellentissime article de La Poule Pondeuse sur quel lait donner en dehors du lait maternel […]

  26. Article très intéressant, comme toujours par ici 😉
    Mais je note que tu ne remets pas en cause le concept de base du « il faut manger 3 produits laitiers (sous-entendu de vache) par jour » ; mais c’est un pur mensonge !
    A la sortie de la 2e guerre mondiale, on a instauré la distribution de lait dans les écoles. Il semble que ça se fait encore aujourd’hui (mais pas partout heureusement). A l’époque, la justification officielle était très transparente : il fallait faire repartir l’économie et soutenir les agriculteurs français. Aujourd’hui, ce genre de patriotisme ne fonctionne plus, alors il faut trouver d’autres arguments fallacieux tel que l’apport en calcium, pour continuer à soutenir à la consommation. Or si le lait de vache est riche en calcium, il est aussi très acidifiant. Au final, on ne fixe pas le calcium du lait de vache en réalité, et il s’avère que les pays où l’on mange le plus de produits laitiers sont aussi les pays où il y a le plus … d’ostéoporose ! Plus d’info sur tout cela certainement un peu partout sur le net, et dans le livre très bien documenté de Thierry Souccar « Lait mensonges et propagande ».

    Bref, tout ça pour dire que par chez nous on n’a jamais introduit de produits laitiers quels qu’ils soient dans un soucis d’équilibrer l’alimentation ou d’être en bonne santé. Forcément on en consomme, je ne peux pas renier mes origines haut-savoyardes (!), mais c’est uniquement dans le but de se faire plaisir. Le matin, notre miss de 3 ans maintenant mange des tartines et boit… de l’eau. Au grand damn de ma belle-mère qui est scandalisée de constater qu’on la « prive » de son bol de lait. Mais « son bol de lait », elle le prend à la source le soir avant d’aller se coucher, en fait :mrgreen:
    La consommation de produits laitiers dépend fortement de la culture, il faut arrêter de nous faire croire qu’ils sont indispensables à la croissance ! (or lait maternel, bien entendu 😉 )

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Petit Scarabée, mais l’article parle des enfants de moins de 3 ans (en gros), qui n’ont pas les mêmes besoins que les adultes, et sont notamment supposés être allaités : est-ce que s’ils ne le sont pas il ne faut pas leur trouver un substitut, aussi imparfait soit-il ? Ici mon mari et mes enfants sont de gros amateurs de produits laitiers, moi un peu moins mais quand même, et on les digère bien donc pourquoi se priver ?

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