Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ?

Par  • Le 10 octobre 2011 à 8:36 • Catégorie : Bibliothèque, Réfléchir

Quand j’ai commencé à bloguer, le féminisme était quelque chose d’un peu flou pour moi. Ma vision se résumait plus ou moins à la fameuse phrase de Françoise Giroud :

L’égalité entre les hommes et les femmes sera atteinte quand on nommera des femmes incompétentes à des postes importants.

Et puis j’ai découvert Olympe. Elle m’a permis de mettre des mots sur des choses que j’avais du mal à conceptualiser. Elle m’a ouvert les yeux, voire parfois un peu bousculée sur certaines choses. De proche en proche j’ai découvert d’autres femmes qui défendent une autre vision de la société : Sandrine Goldschmidt, Valérie, Mademoiselle S., Isabelle Germain, Gaëlle-Marie Zimmerman alias la Peste, Maïa Mazaurette, et j’en oublie. La diversité des points de vue, des modes d’expression, des sujets, m’a énormément enrichie. Je suis admirative de leur courage car leurs billets ne manquent pas d’attirer une foule de trolls en tous genres qui doivent être bien fatigants à gérer. Cela a donné aussi une nouvelle couleur à mes billets, avec certains plus engagés. Je ne sais pas si ce blog peut être défini comme féministe, et finalement peu importent les étiquettes, mais a minima je le considère comme féministophile.

Tout ça pour dire que quand Olympe m’a proposé de m’envoyer* son livre, j’ai sauté sur l’occasion. A peine déballé, je me le suis enfilé d’une traite ; la fluidité de l’écriture n’est pas au détriment de la richesse et de la rigueur de la démonstration. Les études, les observations, la dissection des mécanismes, tout s’enchaîne de façon parfaitement convaincante. Certes, je ne suis pas très objective, étant déjà convaincue avant même d’avoir ouvert le livre.

Pour reprendre rapidement le propos de l’ouvrage : dès la naissance (voire in utero grâce à l’échographie), nous conditionnons plus ou moins inconsciemment les enfants en fonction de leur sexe, en les façonnant à l’image que nous nous faisons du féminin et du masculin. Biologiquement, hors leurs organes reproducteurs, ils sont pourtant bien plus semblables qu’on ne voudrait le croire. Ainsi, les filles puis les femmes s’orientent préférentiellement vers certains métiers, se sentent responsables de la tenue de l’intérieur ainsi que de l’éducation des enfants et n’osent pas faire autant valoir leurs compétences et leurs réalisations au travail que les hommes. Les différences de comportement qu’on observe entre hommes et femmes sont donc bien plus le fruit d’un conditionnement social que d’un implacable déterminisme biologique. On voit bien que pour changer cela il faudra aller bien plus loin que des lois mal appliquées instaurant un quota de femmes dans certaines instances ou demandant qu’à compétences égales le salaire soit égal.

Personnellement cela me pose souvent des questions au quotidien. Je travaille dans le public (sans être fonctionnaire, ce qui n’est pas de la tarte, mais ce n’est pas le sujet du jour) donc le salaire n’est généralement pas négocié mais calculé sur la base de l’expérience passée à l’aide de grilles : pour un poste équivalent, si des collègues hommes gagnent plus que moi c’est généralement parce qu’ils sont un peu plus âgés. Je constate par contre que tant notre comité de direction que notre conseil scientifique ne comptent qu’une très faible proportion de femmes (et pas aux postes les plus importants). Il m’arrive également d’organiser des colloques, et si on veut espérer une certaine parité dans les intervenants c’est beaucoup plus de travail : les chercheurs les plus en vue sont majoritairement des hommes, idem dans les administrations et les entreprises. Si on n’y prend pas garde, on se retrouve avec un large biais en faveur des hommes (et hélas cela m’est arrivé plus d’une fois). Je ne parle même pas des autres composantes de la « diversité » qui sont à peu près entièrement absentes.

Dans le contexte familial c’est également délicat. J’ai un époux très XXIème siècle, avec qui nous nous sommes réparti les tâches en fonction de nos compétences et affinités respectives (qui sont un certes un peu cliché mais mieux vaut pour tout le monde que je fasse le dîner et qu’il fixe les étagères). Nous avons deux fils : d’un côté cela m’évite de me demander en permanence si je ne traite pas différemment les enfants en fonction de leur sexe, de l’autre cela donne une forte prédominance des voitures, trains, chevaliers et autres dans le stock de jouets familial. Mais la fréquentation de l’école a rapidement donné à Pouss1 (4 ans) des idées très arrêtées sur ce qui est pour les filles et ce qui est pour les garçons. Je trouve qu’il n’est pas évident de trouver l’équilibre entre lutter contre ces clichés et faire de l’enfant un vecteur des convictions parentales à ses dépens. Par exemple je pourrais insister pour que Pouss1 se déguise en princesse pour Mardi Gras mais cela risque d’une part de ne pas du tout lui plaire et d’autre part de lui attirer les railleries des autres enfants. Et même s’il m’en faisait lui-même la demande, devrais-je plutôt l’encourager à assumer sa différence ou le protéger des moqueries des autres ?

Enfin, en étant à peine caricaturale, si moi je travaille avec des hommes, mes enfants sont gardés par des femmes. Evidemment c’est déjà un tel casse-tête de trouver un bon mode de garde et une bonne école à proximité, s’il faut en plus ajouter des critères de parité on ne s’en sort pas. Mais au moins lorsque nous cherchons quelqu’un pour garder les enfants ponctuellement nous ne négligeons pas les garçons et nous avons régulièrement comme baby sitter le fils des voisins (qui a appris à changer une couche à cette occasion) et mes petits frères. Je trouve que d’une part c’est une chance pour les poussins d’être confrontés à des personnalités plus variées et d’autre part je me dis qu’un jour une femme nous remerciera d’avoir un mec pas trop empoté avec les bébés. Et enfin il me semble que c’est la meilleure campagne pour la contraception des ados…

Tout ça pour dire que j’espère que le livre d’Olympe** va supplanter Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus parce qu’il serait temps d’en finir avec ces vieux stéréotypes auto-entretenus. Et si je peux ajouter ma modeste pierre à l’édifice : Mesdames, je vous en conjure, ne dites JAMAIS « J’ai de la chance, mon homme m’aide beaucoup » ou « Ce soir c’est le papa qui fait du baby-sitting ». Les enfants et la maison sont votre responsabilité à tous les deux ; ensuite chaque famille trouve ses propres arrangements pour partager les tâches concrètement mais ce n’est pas à la base le problème de la femme à qui l’homme peut éventuellement faire la grâce d’un coup de main. Et ça ne vous viendrait pas à l’idée de dire que vous faites du baby sitting quand vous vous occupez de vos enfants, c’est donc pareil pour leur père.

 

*Oui parce que si je refuse systématiquement les partenariats commerciaux, c’est par contre avec plaisir que je lis et relaie les livres des ami-e-s (Marjo si tu me lis je ne t’oublie pas !).

**Dans la vraie vie Olympe s’appelle Brigitte Laloupe (ce détail peut vous être utile si vous voulez vous procurer cet excellent opus) mais je n’arrive absolument pas à remplacer Olympe par Brigitte. Et ça tombe plutôt bien.

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247 Commentaires »

  1. Bien d’accord avec la thèse que tu relaies… Pourtant, depuis que nous avons les Doux, le partage des rôles à la maison est devenu trés sexué (M. Doux travaille à plein temps, Mme s’occupe des enfants et de la maison). Vu nos salaires respectifs, la question ne se posait même pas… Mais comment faire pour changer ce qui est aussi profondément ancré (et arrange au moins environ 50% de la population, suivez mon regard ;) ) ? Je ne sais pas.

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @Flolasouricette, ce qui est important, ce n’est pas d’éviter à tout prix les clichés que l’homme bricole et que la femme cuisine, et que l’homme travaille et la femme reste au foyer, mais c’est que cette répartition éventuelle des rôles fasse l’objet d’un contrat équilibré et négocié entre les personnes du couple.
    Et ça n’arrange pas forcément les mecs.

    Sur le temps partiel en particulier notamment, il faut savoir être pragmatique : les salaires sont souvent encore très déséquilibrés (problème de société) et il n’est pas absurde pour des raisons économiques de faire ce choix au sein du couple.
    Perso, ça m’arrangeait l’année dernière (notre fille a un an et je bossais beaucoup) et ça me fait suer cette année : je bosse moins et me mettrais bien à temps partiel si je ne gagnais pas nettement plus que ma compagne. Dans la pratique, j’ai allégé (ou flexibilisé) mes horaires et m’occupe plus de ma fille, et la question du temps plein pour ma compagne se pose de nouveau.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Flolasouricette, comme CDLPSF ce n’est pas le partage en lui-même qui est choquant mais le fait que par défaut ce soit à la femme d’assumer ces tâches. Cela veut dire aussi que l’arrangement peut être rediscuté à tout moment, par exemple quand les enfants sont plus grands et que tu souhaites avoir des activités à l’extérieur. Pour ma part je pense que c’est à chacun d’essayer d’être vigilant au quotidien, de questionner ses propres idées reçues et d’essayer d’agir à son niveau et selon ses possibilités. Nous avons quand même de belles opportunités dans ce que nous transmettons à nos enfants.

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  2. Question : est-ce que ça n’arrange pas aussi souvent les autres 50% de la population, Flolasouricette ?

    Notre culture y est pour quelque chose, évidemment, mais dans ce désir de s’occuper des enfants, n’y a t-il pas aussi un lien avec le fait que c’est nous qui les portons ?

    De la même façon, l’orientation des jeunes femmes vers des carrières tournées vers le social ou la petite enfance à l’âge de la puberté est-il forcément sans aucun lien avec le fait qu’en ayant leurs règles elles sont confrontées de fait avec le questionnement de la maternité ?

    Avoir connaissance des mécanismes psychosociaux qui orientent nos comportements, c’est très bien. Occulter la part biologique qui influe sur la culture autant que sur nos comportements c’est à mon sens se priver d’un moyen supplémentaire dans la compréhension du monde.

    Une certaine vision féministe de l’égalité hommes-femmes se borne à tout vouloir comptabiliser en termes économiques et en enjeux de pouvoir, sans tenir compte d’un facteur essentiel : les enfants se font dans nos ventres. Et à moins de vouloir imposer une culture qui nierait les aspirations de certaines à pouponner au détriment d’un carriérisme forcené (ponds ton mioche et retourne vite bosser), il faut bien composer avec.

    Je suis fonctionnaire. Les grilles de salaires sont exactement les mêmes pour les hommes et les femmes. Mettre sur le dos du machisme les primes inférieures (calculées en fonction du poste, des résultats et de la présence effective) c’est tout sauf soutenir une vision non sexiste et équitable…

    Dernier rajout : les mécanismes psychosociaux sont aussi à l’oeuvre chez les hommes poussés à travailler davantage dès lors qu’ils ont « charge de famille ». Ils deviennent corvéables à merci. Un privilège ?

    Le fait que les femmes préfèrent choisir pour compagnon un homme aux revenus confortable s’explique en psychologie évolutionniste par le fait de trouver un géniteur qui donnera aux enfants les meilleures chances de survie… Alors oui, la culture explique. Mais cette culture, les femmes y participent aussi et y trouvent aussi leur intérêt.

    Passer de l’aliénation à la maternité à l’aliénation au monde du travail n’est rien de plus qu’une vision capitaliste du monde où tous les acteurs économiques participent à l’enrichissement d’un pays. ca n’a rien à voir avec une quelconque égalité en droits.

    Notre pays à politique nataliste oeuvre pour que les femmes continuent à donner à la nation de futurs contribuables et travailleurs (dans une perspective basée sur des critères strictement économiques) tout en mettant la responsabilité des écarts de salaires sur une prétendue domination masculine. C’est un peu fort de café…

    L’égalité économique, l’égalité absolue dans les tâches domestiques (y compris la fixation d’étagères, le taillage de haies et l’entretien de la voiture) c’est simple comme un slogan « féministe » : refusons toutes la maternité puisque cette fonction est tellement « pénalisante » vis à vis de nos carrières. La voie vers le bonheur ?

    Zéro choix, mais enfin on pourra en comptant nos sous et le nombre de femmes au pouvoir se dire que nous sommes à égalité ! Ils se couperont les couilles, on se coupera les ovaires, on mettra des fringues jaunes à tout le monde, on bannira les poupées des jeux de petites filles… et on se droguera au « soma » pour oublier que nous sommes humains.

    Après le règne du patriarcat, le règne de la gynocracie. Avant, c’était papa ou mari qui te disait où était ta place et ce qui était valorisant, aujourd’hui, ce sont les féministes.

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Olyane, tu y vas un peu fort mais je suis globalement d’accord avec toi. J’ai beaucoup de mal à comprendre la cohérence du discours féministe actuel (même si beaucoup d’articles du blog d’Olympe m’ont interpellée et décrivent une réalité certaine) car pour moi il est biaisé et part souvent de ce principe, que je ne trouve pas juste, que cela arrange les hommes d’être en cravate et d’aller au travail.
    Je n’adhère pas à ce discours, j’en ai été baignée toute mon enfance et j’ai trouvé toujours profondément injuste envers les hommes ces procès d’intention.
    Je ne comprends pas cette nécessité de parité, compter les bleus et les roses, au risque de me faire incendier, je ne vois l’intérêt…Vraiment pourtant j’essaie!

    Mon avis n’est pas nouveau ici, j’ai plusieurs fois manifesté ma gêne sur les articles sur ce sujet tenus ici même et dans ma vie de tous les jours, je constate de façon révoltée les injustices faites aux pères, les stéréotypes qui font tout autant pression sur les hommes, cette suprématie ambiante et malsaine à la mère, scandale qui pour moi, fait partie du même sujet, du même combat que par exemple les inégalités salariales.
    Les clichés publicitaires sont par exemple aussi dégradants pour les hommes que pour les femmes, je ne comprends pas que l’on puisse s’insurger sur les unes sans les autres, c’est le même sujet!!
    Il ne s’agit pas de compter les points encore une fois (je ne vois pas homme/femme comme deux camps) et je ne comprends pas comment on peut séparer ces stéréotypes, ce sont les mêmes sources, les mêmes raccourcis les mêmes schémas.

    J’espère ne choquer personne, et je tente d’exprimer mon avis que je construis depuis longtemps,le plus sincèrement possible.

    En même temps, peut être vais-je lire ce livre justement parce qu’il est conseillé par la Poule qui présente un discours honnête et éclairé et qui m’aidera à comprendre ce point de vue.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Olyane, je trouve que certains de tes arguments virent un peu au procès d’intention. D’abord ce billet vise à rendre compte d’un livre (et de façon forcément réductrice, je ne vais pas réécrire le bouquin…), lequel livre cherche à comprendre pourquoi (et c’est un fait avéré) les femmes gagnent moins d’argent que les hommes. Ni le billet ni je pense le livre ne visent à dire à chacun comment il doit vivre sa vie ou à instaurer un modèle unique. Il ne s’agit pas d’occulter le biologique mais de montrer que la tendance actuelle à la Mars/Vénus de tout expliquer par le biologique est abusive.
    Pour ma part j’ai d’ailleurs rendu compte sur ce blog d’autres lectures sur les aspects biologiques, comme les Instincts maternels (http://www.poule-pondeuse.fr/2009/01/13/les-instincts-maternels/), que je ne trouve d’ailleurs pas contradictoire mais complémentaire au livre d’Olympe.

    Par ailleurs, le fait de pointer les inégalités entre hommes et femmes et les mécanismes qui les sous-tendent ne veut pas dire qu’il faut arrêter de faire des enfants ou tout faire pour pouvoir retourner au boulot le plus vite possible, mais ce n’est pas parce que ce sont les femmes qui ont un utérus et des seins qu’elles doivent s’occuper des enfants jusqu’à leur bac. Si le problème des enfants (et aussi des tâches ménagères) ne concernait pas principalement que la moitié de la population, le monde du travail aurait l’obligation de s’adapter pour permettre à chacun un meilleur équilibre entre vie pro et vie privée. Ce n’est pas à la maternité mais aux entreprises (au sens large) de changer.

    Et (je réponds à pâte à crêpe au passage…) personnellement je pense que les hommes ont tout à y gagner, et que ce n’est enrichissant pour personne d’être enfermé dans les stéréotypes de son genre. A mon sens l’idée est surtout de bâtir une nouvelle forme de représentation sociale où le genre n’est pas un critère déterminant pour comprendre un individu (pas plus que sa couleur de peau par exemple). Les hommes aussi peuvent être bouleversés profondément par la parentalité, et il faut leur donner l’opportunité de le vivre pleinement. Mais pour cela il faut d’abord déconstruire tous ces clichés et ces conditionnements qui nous limitent. ça ne veut pas dire qu’ensuite il n’est pas possible pour une femme de se consacrer au moins pendant un temps à sa famille plutôt qu’au monde du travail, mais que cela ne soit pas un choix par défaut.

    Enfin pour revenir à ton exemple de salaire des fonctionnaires, ce point est justement abordé dans le livre, en montrant qu’en moyenne les femmes gagnent moins que les hommes dans la fonction publique, exactement pour les raisons que tu cites : les femmes sont moins nombreuses à occuper des postes de direction, avec des responsabilités, plus nombreuses en temps partiel, etc => pourquoi ? Je ne vois pas en quoi essentiellement une femme serait moins apte à diriger, à prendre des responsabilités etc, pourquoi c’est elle qui doit prendre le 80% et pas le père.

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, On est bien d’accord sur l’idée que le genre ne devrait pas être déterminant et c’est pourquoi le terme « féministe » et la focalisation sur l’angle des femmes et l’exclusion des injustices faites aux hommes du débat me gêne beaucoup car je trouve qu’il est en contradiction totale avec cette idée.
    Je trouve que le discours serait enrichi et plus écouté si l’angle de vue était plus général, déconstruisant les clichés en général et visait les stéréotypes sociaux en général.
    Je rumine depuis longtemps un terme plus générique mais je sèche. Une amie travaille à l’éducation nationale sur ces questions et emploie le terme de « réflexion sur la mixité » mais cela ne me satisfait pas comme appellation.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, on ne peut quand même pas balayer sous le tapis le fait que notre société a des racines profondément patriarcales et que ça se ressent encore aujourd’hui, notamment en termes d’inégalités hommes-femmes, ce qui n’empêche pas que les hommes puissent en souffrir tout autant.

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oui j’entends ce que tu dis, pour avoir été élevée par une mère passionnée par l’histoire des femmes et des inégalités homme-femme, mais je ne crois pas pour autant que mettre en avant les inégalités d’un seul côté soit cohérent ou juste, ni forcément un bon levier pour faire changer les comportements et mentalités de tous. Cette seule dénonciation n’est pas le propos pour moi.

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    BerzinghNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, Elisabeht Badinter, face à l’arrivée de féministes de la nouvelle vague qui sont de fait éminemment sexistes, se dit humaniste. On peut aussi dire égalitariste.

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  3. J’espère que tu nous en as mis un extrait de côté pour les VI !!! J’aimerais beaucoup lire ce qui a trait à l’élaboration in utero…mais le reste aussi!!!
    Après, si tu connais personnellement cette auteure, j’aimerai beaucoup te demander de la solliciter pour un petit billet Guest sur les VI. Je trouve qu’on piétine pas mal depuis quelques semaines sur la question des théories du genre, sur la question des écoles Gender neutral, sur l’équilibre entre trouver son identité sexuelle et ne pas se laisser enfermer dans des stéréotypes…J’ai déjà sollicité pas mal de mes contacts là dessus, sans trop de succès car cela reste un sujet délicat du moins pour les universitaires que je connais…Dis moi si ça te semble envisageable, ça serait vraiment formidable…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Mme Déjantée, je peux lui demander, après nous nous connaissons un peu comme toi et moi, par échanges sur le net.
    Pour la petite histoire, sur la question « in utero », lorsque j’étais enceinte de Pouss2 et que ce petit fourbe faisait du rab, j’ai dit à la SF « il doit prendre son temps pour se faire beau » (on savait déjà que c’était un garçon) et elle m’a répondu : « tiens c’est marrant de dire ça pour un garçon, habituellement on dit plutôt ça pour les filles » :shock:
    Et trois jours après la naissance, en parlant de la nuit de la montée de lait, je lui dis qu’il a été complètement hystérique à vouloir téter tout le temps « ah non il ne peut pas être hystérique c’est un garçon » re :shock:
    (bon à part ça -et ses maudites fleurs de Bach :lol: – elle était super)

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    Mme DéjantéeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse: Ben écoute, si tu peux poser la question pour voir si sur le principe ça lui irait (en précisant que ce que je recherchons c’est un « avis » éclairé mais pas une synthèse sur la question…) suite à quoi je pourrais lui expliquer plus en détail…Bien entendu, il serait possible de parler de son livre…
    Sinon pour ta sage femme, je crois qu’elles ont toutes leurs lubies (pour les fleurs de Bach je veux dire..^^). Perso, je n’ai jamais réussi à me retenir de demander le sexe du bébé (en fait ça m’énervait trop de me dire que l’échographe savait et pas moi…!) mais je pense que ça doit être une expérience intéressante!!!

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    KoaNo Gravatar a répondu :

    @Mme Déjantée, je confirme, on n’a pas demandé à connaître le sexe avant la naissance et j’ai trouvé ça super chouette (à la 3ème écho, je fermais limite les yeux tellement j’avais peur de voir sans le vouloir… C’était vraiment important pour moi que le secret ne soit révélé qu’à la naissance).
    Comme dit, ça évite aussi de sexuer avant l’heure. Pourtant, j’étais sûre et certaine que ma fille était… une fille :lol: mais comme je n’avais pas la confirmation technique implacable, je faisais quand même attention ; par exemple, quand je disais « elle », je reprenais en disant « ou il »… C’est vrai que c’est au moins un temps où le bébé peut être juste une personne et pas encore un être sexué.
    Et ça évite les commentaires à la noix ! (qui sont remplacés par « ah c’est sûr c’est un garçon le ventre est en pointe » ou « on parie que c’est une fille, le ventre est rond » (dans la même journée, sinon c’est pas drôle), mais je les ai trouvés moins pénibles que des choses déjà sexistes sur un bébé pas encore né :roll: )
    Quant au fait que l’échographiste sache, j’y ai pensé à un moment, mais lui ne faisait pas partie du paysage, j’étais une patiente sur les 500 de la journée, il n’avait pas ce bébé dans le ventre, ne savait pas comment il bougeait, ce qu’il dégageait… Finalement qu’il sache ça, c’était infiniment moins important que tout ce que moi, je savais ;-)

    (La Poule, les gens qui disent que seules les femmes peuvent être hystériques, se réfèrent à l’étymologie du mot, car, tu dois le savoir, hystérique vient d’utérus. Stricto sensu, ils ont donc raison. Après, que le mot ait été créé par des médecins machistes sur la base de pas grand-chose, ça n’est pas assez dit….)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Koa, oui et puis quand on parle d’hystérie collective (par exemple pour le dernier iphone :mrgreen: ) il me semble que ça inclut hommes et femmes indifféremment. Donc je sais bien que le terme est sexué (et sexiste) mais au final le comportement qu’il décrit ne me semble pas exclusif à un genre…

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  4. Mme Déjantée, ce que tu écris est justement de l’ordre de mes interrogations : comment définit-on son identité sexuelle d’homme ou de femme ou d’entre deux si homme et femme, ça n’existe plus ?

    Je me demande aussi ce qui se cache derrière ce mépris du corps et de ses différences ?

    Au message positif des féministes françaises des années 60/70 qui réclamaient l’égalité en droits et le refus de la place assignée on a substitué un message anti-hommes et anti maternité. En gros ce que dénonce E. Badinter dans « Fausse route »… Et c’est un message qui écrase singulièrement la multiplicité des ressentis et leur expression, au bénéfice d’une idéologie qui victimise les femmes et castre les hommes… Un message très inspiré du modèle américain « radical feminist » qui nous a valu le scum manifesto : http://storage.canalblog.com/17/18/557713/35708974.pdf

    Tout en étant consciente des travers de notre culture qui cloisonne les êtres dans des rôles stéréotypés étouffants, je crains fort que l’instauration d’une nouvelle norme rigide ne soit profitable à personne. Et si chacun pouvait simplement s’exprimer sans qu’on le juge en fonction de ce qu’il a dans le slip ou en fonction de son orientation sexuelle ?

    Et si on s’interrogeait davantage sur le contrôle social des individus de tous sexes pour y voir non pas l’expression d’une domination de genre mais bien de classe sociale (religieuse, politique) ? Car n’avoir que des femmes au pouvoir par exemple ne changerait rien aux objectifs démographiques (et donc aux incitations natalistes) de l’Etat… Les femmes effectuent pour lui un travail reproductif non rémunéré ^^

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Olyane, encore une fois je crois que nous sommes d’accord ! Il y a plusieurs courants dans le féminisme, certains dans lesquels je me reconnais et d’autres pas. Je ne veux pas que les femmes dirigent le monde ou virer les hommes ou que sais-je ! Je veux simplement en finir avec ces conditionnements, et je pense encore une fois que les hommes en profiteraient tout autant ! Le féminisme n’est pas contre les hommes, il ne demande pas à ce que tout le monde soit pareil, il ne dit pas qu’il n’y a aucune différence entre un homme et une femme, mais plutôt à ce qu’il n’y ait pas de discrimination, dans les opportunités et les choix.

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  5. Tu fais suer, la Poule, avec tous ces conseils de lecture, je sens que je vais encore faire un achat impulsif à la FNAC ! ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, ne va pas à la FNAC alors :mrgreen:

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oui mais il y a le terrible « achat en 1 click » accessible en ligne….

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    Mme DéjantéeNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, Va voir sur les librairies partenaires de 1001 libraires, c’est un bon compromis je crois….

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    CDLPSF a répondu :

    @pâte à crêpe, moui, exactement ; c’est assez compulsif et j’ai de graves antécédents : je commandais déjà mes bouquins en ligne en 2000, quand je vivais aux É.-U., sur Barnes and Nobles. Je crois qu’on n’en guérit pas… :razz:

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  6. bonjour,

    j’ai pas lu le livre donc…
    En théorie, ça à l’air pas mal, mais en pratique c’est trés difficile tout ça.
    Le débat permettra certainement de faire avancer les choses, mais tout changement prend du temps, dans le cas présent, ça commence, en tout cas à mon sens, par modifier son vocabulaire, car les mots sont trés importants. Je dis encore moi-même que mon mari m’aide…, j’arrive juste à me dire qu’il devrait plus participer, parceque ma façon de penser est conditionnée, c’est peut-être pour ça (et pour d’autres raisons qui n’ont rien à voire) que j’ai du mal à solliciter mon mari pour qu’effectivement il participe, j’y arrive petit à petit,d’autant que plus que je travaille beaucoup plus que lui à l’extérieure, que mes revenus sont trés nettement supérieurs au siens, ce qu’il a d’ailleurs du mal à gérer et il se dévalorise par rapport à ça.
    En me relisant, je me dis que c’est aussi parfois nous les femmes qui en faisont trop, et qui du coup ne nous permettons pas de réclamer une plus équitable répartition des tâches (quelles qu’elles soient: ménage, enfants, courses, paperasse, bricolage….)Je ne cherche pas une égalité égalitariste, juste une entraide, parcequ’en temps que parents on est sur le même bateau, si il part à la dérive c’est tout le monde qui coule.
    D’un point de vue social au sens large, je suis assez d’accord avec pâte à crêpe. C’est en fait un problème d’abus de pouvoir général, et qui se répercute à tout les niveau : riche/pauvre, homme/femme, adulte/enfant, administrateur de tout bord/administrés….

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    OlyaneNo Gravatar a répondu :

    @merylafourmis, ton message n’est pas confus du tout, il exprime juste l’ambivalence de nos comportements, autant féminins que masculins. Combien d’hommes qui mettent la main à la pâte sont rabroués parce qu’ils n »ont pas fait « aussi bien » que leur femme ?

    Que penser des séparations où on donne très largement la garde des enfants aux mères sur leur demande insistante (oui, là elles revendiquent majoritairement un avantage lié à leur sexe!) alors qu’après on pleure d’avoir à gérer une famille monoparentale, avec boulot à temps partiel ou horaires de dingue ? Des mères qui refusent la garde alternée car elles allaitent encore leur enfant ? Avec un père parfois réduit à son rôle d’acteur économique à travers l’éventuelle prestation compensatoire (en cas de divorce) et la pension alimentaire ?

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    KoaNo Gravatar a répondu :

    @Olyane, « Des mères qui refusent la garde alternée car elles allaitent encore leur enfant ? »
    En quoi ça te choque ?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @merylafourmis, tout à fait, ce n’est pas simple, et il me semble que c’est à chacun-e, à son niveau, selon ses possibilités, de réfléchir, de prendre conscience de certaines choses et de voir ce qu’on peut/veut changer, ou pas. Pour les femmes ça passe aussi par laisser leur homme faire le ménage et s’occuper des enfants à sa manière, sans dire en permanence que ce n’est pas comme ça qu’on fait etc.

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  7. C’est amusant la fin de ton article, parce que je disais justement à mon homme l’autre jour que j’en avais marre d’être la solution ‘par défaut’ :) Je lui ai envoyé l’extrait :p

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Maman de Boumbette, :lol:

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  8. @CDLPSF et Olyane : Le coup des 50% était une boutade…
    Il est sûr que les hommes ont aussi la pression lorsqu’ils doivent assurer le rôle traditionnel de soutien matériel de la famille. De même, j’apprécie énormément de m’être arrêtée de travailler, comme de nombreuses femmes (en plus, il faut reconnaître que je suis plus qualifiée que M. pour l’allaitement du petit dernier).
    Ce que je voulais dire, c’était qu’une majeure partie de la population s’accommode de cette persistance des rôles traditionnels sans se poser de questions, car les différences hommes/femmes sont indéniables. N’empêche que, on peut être étonné en 2011 lorsque : Si les filles sont en moyenne meilleures élèves que les garçons, leur salaire d’adultes est notablement inférieur. Les femmes qui ne sont pas mères sont souvent mal vues, mais jamais les hommes qui n’ont pas d’enfants. Une inspectrice ne propose pas à une femme professeur un poste en classe préparatoire parce qu’elle juge la charge de travail incompatible avec la vie familiale… Je rejoins aussi Pâte à crépes lorsqu’elle dit que ce phénomène n’est pas étranger à celui de la domination sociale, c’est une idée à creuser. Cependant, je ne sais pas comment on pourrait changer les choses, à notre époque où revendiquer est plutôt mal vu, et j’espère que nos enfants auront plus tard des solutions.

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @Flolasouricette, bien d’accord avec toi sur la divergence forte entre le niveau de diplôme et l’emploi.
    Pour moi, (et peut-être pour Olympe, si j’avais déjà lu son livre), ce n’est pas tant la question d’une domination homme-femme que d’une domination d’un certain schéma de fonctionnement, qui recoupe deux biais :
    – un biais comportemental sans lien avec le genre : pour réussir, il faut être capable, dans beaucoup de secteurs, de tuer son voisin ou son chef ; c’est sensé être positif, efficace et sain ;
    – un biais mental majoritairement lié au genre : pour faire ça, il faut « avoir de la testostérone », c’est-à-dire ne pas être une femme ou une « tapette » (sic mon PDG à propos d’un autre dirigeant ; didascalie : rires gras et clins d’oeils — mais regards effarés de l’assistance) ; dans notre société donc, une femme ne fait pas ça, sauf à être déconsidérée ou passer pour une terreur, en premier lieu aux yeux des femmes. (note en passant : ce n’est pas non plus le schéma mental de pas mal d’hommes, qui réussissent donc aussi peu que les femmes).
    Ça explique à mon avis qu’on retrouve plus les femmes dans des secteurs où le problème comportemental s’estompe, car considéré comme très négatif, à commencer par certaines branches de la fonction publique (enseignement par exemple).

    Donc, si on commençait déjà par valoriser l’éthique et ne plus laisser leur place aux tueurs en entreprise et vendeurs de voiture sur-testostéronés, on aurait déjà bien miné le problème à la base, non ?… :smile:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, oui c’est développé dans le livre ces histoires de comportement, où à la fois les femmes n’ont pas les attitudes et gestes qui leur permettront d’accéder au sommet et si elles les ont quand même cela les discrédite :roll:
    Après il y a aussi le fait que les femmes consacrant encore en moyenne bien plus de temps que les hommes aux tâches ménagères et aux enfants en ont moins pour gagner de l’argent…

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  9. Cela me semble très intéressant… Même si je ne suis pas une « féministe » comme on dit, j’ai conscience des inégalités et injustices que vivent les femmes. Mais je n’aime pas l’idée de « quota » et je n’aime pas la stigmatisation dont sont victimes les hommes : « il ne fait rien à la maison », « il ne s’occupe pas des enfants », « il sort tout le temps ». Je ne dis pas que certains sont comme ça mais je pense qu’on a tort de généraliser et que, quand on critique, il faut faire la part des choses : ils ne font pas certaines choses mais ils en font d’autres.
    Bon, je ne veux pas créer de polémique, en plus je ne m’exprime pas très bien.
    Mais merci pour la découverte de ce livre et d’Olympe. C’est important d’en parler.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Clem la matriochka, je t’invite à lire ce billet de Valérie http://www.crepegeorgette.com/2011/10/05/misandrie/ qui explique parfaitement en quoi le féminisme ça ne veut pas forcément dire monter les femmes (= les gentilles) contre les hommes (= les méchants). Comme je l’ai déjà dit plus haut, pour moi hommes ET femmes auraient à gagner à dépasser ces stéréotypes

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Clem la matriochka, PS : si tu as conscience de ces inégalités et injustices et qu’elles te choquent, que tu souhaites qu’elles disparaissent, tu es féministe. Pas besoin d’avoir les jambes poilues ou de porter les bijoux de famille de monsieur autour du cou :mrgreen:

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    Mme DéjantéeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, c’est mon avis aussi…Mais il faut vraiment vraiment vraiment que j’arrive à me plonger sérieusement dans le bouquin de Judith Butler « Trouble dans le genre », je pense que ça me ferait avancer sur des concepts que je maîtrise mal…

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    KoaNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, mais vous n’êtes pas surprises que le mot féministe, revendiqué par les féministes elles-mêmes (donc ce n’est pas une injure ou une étiquette) soit formé du suffixe « iste », qui signifie « servant à former un nom correspondant à un métier, ou à un ADEPTE d’une activité, d’une IDEOLOGIE, ou d’une THEORIE » ?

    Parce que dans le genre on a raciste, marxiste, anarchiste, capitaliste, militariste… (voire sataniste :mrgreen: )

    Rien de très « naturel » là-dedans… Ce sont effectivement des idéologies ou des théories. Les gens non-racistes, on ne les appelles « non racistes », on dit qu’ils sont « normaux » :lol: ou bien qu’ils sont opposés à la discrimination raciale… De la même façon, j’aime dire que je suis « normale » ou opposée à la discrimination sexiste. Parce que le fait qu’on ne discrimine pas une personne, quelle qu’elle soit, c’est quand même pas une théorie ou une idéologie ?
    (ou alors le monde va encore plus mal que je ne le pensais)

    Qu’en penses-tu ?

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Koa, altruiste, idéaliste, pacifiste… Y a pas que du mauvais dans les mots en -iste… ;-) Et puis moi, je revendique le mot « féministe »: ça a un petit côté militant, engagé, combattif (pas contre les mecs, hein? :grin: ) qui me plaît bien, et qui me semble tout à fait en phase avec l’époque que nous vivons… :roll:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Koa, je ne me pose pas autant de questions :mrgreen: Quand je vois d’autres personnes me dire « pour nous être féministe c’est ça » je m’intéresse plus à « ça » qu’au terme féministe à dire vrai… surtout si je me reconnais dans « ça » !

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  10. merci beaucoup pour ton billet.
    te voila avec un débat à gérer ;-)

    Olyane, c’est sur il faudrait écrire le même type de livre pour décrire les stéréotypes et les contraintes dans lesquels sont enfermés les hommes.
    Mais pour l’instant ce sont des hommes qui ont entre les mains les clés de tous les pouvoirs (politiques, économiques..) il est temps qu’ils le partagent.

    sinon c’est quoi les VI ?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @olympe, eh oui j’ai pensé à toi et aux autres, je renouvelle mon admiration :lol:
    Sinon les VI ce sont les vendredis intellos, une initiative de Mme Déjantée pour faire lire et réfléchir les blogueuses : tout est expliqué sur le site http://lesvendredisintellos.wordpress.com/.

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  11. @Olyane : je ne crois pas du tout que Badinter soit antimaternité, et je crois qu’elle n’a pas complètement tort sur le fait que la survalorisation de la maternité est aussi un enfermement dans un stéréotype. On n’a pas non plus besoin d’être mère ou bimbo pour se sentir femme.
    @ Olympe : bien envie de lire ton livre !!
    Sur le pouvoir des hommes, je crois que l’exercice du pouvoir a un prix, qu’on soit homme ou femme, celui d’avoir peu de droit à l’authenticité des émotions.
    Moi je ne rêve pas du pouvoir, mais plutôt d’une démocratie participative, genre autogestion, plus généralisée (on peut rêver, non ? :grin: )
    Et franchement, les types que je croise sur mon lieu de travail présents 20h sur 24, en cravate et costard gris, je ne trouve pas qu’ils respirent le bonheur de vivre.
    @ Mme déjantée : les débats sur le genre et sujets adjacents peuvent donner des sujets aux VI quelques années, non ? :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Phypa, pour les questions de pouvoir, l’idée n’est pas forcément que tout le monde l’exerce mais qu’à la base tout le monde ait les mêmes opportunités d’y accéder.

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  12. Comme toi, je remercie chaque jour le ciel (j’exagère un tantinet hein!) et Olympe de m’avoir ouvert les yeux sur tous ces sujets. J’étais déjà sensibilisée avant à tout ça de par mon éducation parfaitement égalitaire (j’ai un frère) mais je ne mettais pas de mots sur tout ça. Depuis que j’ai découvert Olympe, c’est tout un univers qui s’est ouvert à moi et qui me passionne. Personnellement, je me considère plutôt comme « égalitiste » :grin: que comme féministe car je ne veux pas la suprématie des femmes sur les hommes, je veux juste l’égalité des chances! Merci pour ton article, je file acheter le bouquin!

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Laure, les féministes ne veulent pas la suprématie des femmes sur les hommes!! :shock: Et je suis tout à fait d’accord avec la définition qu’en donne la poule plus haut, même s’il est vrai qu’il existe différentes tendances. Mais il me semble qu’en France, contrairement aux États-Unis où il est parfois beaucoup plus radical,le féminisme s’est plutôt inscrit dans un courant modéré, dans la lignée de Beauvoir et Badinter notamment (qui n’a pas écrit QUE des conneries… :mrgreen: ). Cette image de la féministe « masculine », lesbienne, hystérique, agressive, castratrice et poilue :lol: , c’est celle qu’en donnent les anti-féministes, justement, style Zemmour et compagnie. Le mot féminisme, c’est pas un gros mot, bien au contraire…

    Et une phrase qui m’agace souvent, c’est « je ne suis pas féministe, mais… » Et je réponds toujours: « Ah bon! Vous n’êtes pas féministe? Vous êtes contre l’égalité salariale entre les 2 sexes? Une représentation plus équilibrée dans les institutions politiques? Le partage des tâches à la maison et dans l’éducation des enfants? La liberté qu’ont les femmes de disposer librement de leur corps? Pour le fait de ravaler les femmes au rang d’objet sexuels dans la pub et les médias? Non? Mais alors… OH MON DIEU, mais… vous êtes FEMINISTE!! :twisted: :lol:

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, je suis d’accord avec les combats que tu cites, mais non, je ne me sens pas « féministe ». Pour les raisons que j’ai citées plus hauts, ces combats s’inscrivent pour moi dans un cadre plus large. Oui, il y a des combats spécifiques à la condition des femmes mais pour moi, ils vont forcément avec d’autres qui concernent la condition et l’image masculines. Par exemple, l’appellation peut être anecdotique « assistante maternelle » qui personnellement me choque énormément, ou comme l’a déjà dit Olyane les injustices faites aux pères en matière de décision de justice familiale entre aitres, cela va de pair avec une réflexion sur la place de chacun dans la société. Dans ce que tu cites aussi, l’image des hommes dans les médias ou la pub ne me semble pas moins dégradante ou stéréotypée que celle des femmes, et je ne comprends pas pourquoi séparer cela.
    Ce terme « féministe », je ne me reconnais absolument pas dedans car il exclut et compartimente. Humaniste, anti sexiste me paraît moins spécifique et plus juste.

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, je comprends tes arguments: t’es post-féministe alors… :grin:

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, euh… attends je réfléchis… :mrgreen:

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, Je continue: à mes yeux, ce qui me gêne dans ce rejet du terme « féministe », c’est que cela équivaut à rejeter la dimension historique (sans doute un peu datée, c’est vrai…) du « combat » féministe et je trouve cela injuste au regard de ce qu’il nous a apporté. Et se revendiquer « féministe » aujourd’hui, c’est aussi s’inscrire dans ce mouvement historique, et il n’y a pas à en rougir, loin de là. Le féminisme se réinvente à chaque époque, il suit l’évolution de notre société et c’est sa force. Certes, il y a eu des excès (il y en a encore…) mais je ne jetterais certainement pas le bébé avec l’eau du bain :lol: .

    D’autre part, et même si je suis d’accord avec toi sur le fait qu’aujourd’hui, toute revendication en faveur des droits des femmes doit s’accompagner d’une réflexion plus large sur notre société et ne peut exclure les hommes, il n’en demeure pas moins que, statistiquement, ce sont les femmes qui restent les premières victimes de discriminations sexistes et de violences, et qui sont les plus exposées à la précarité sur le plan professionnel, ainsi qu’à ce fameux « plafond de verre » évoqué notamment par Olympe. Je n’oppose pas les femmes aux hommes, mais oui, en tant que féministe (et en tant que femme…), j’ai tendance à me préoccuper davantage du sort des femmes que de celui des hommes. J’assume. J’ai mes limites. Je ne peux pas être présente sur tous les fronts à la fois, c’est tout. Et en attendant le grand soir qui foutra par terre ce système inique qui fait violence à chaque être humain, je procède au cas par cas…

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, je continue aussi ( :lol:)je comprends ce que tu dis mais c’est justement là où je pense autrement: c’est un tort pour moi de séparer ces problèmes. Pour moi, les deux stéréotypes et inégalités qui en découlent s’auto entretiennent et s’alimentent.
    Exemples: un accès limité affiché aux postes de direction pour les femmes est une injustice faites aux femmes mais est en même temps le véhicule du stéréotype du cliché « Gilette-Mennen-je suis un aviateur couillu » de l’homme d’entreprise (je rejoins CDLPSF là dessus). Le terme « assistante maternelle » ou le peu de crédit fait au rôle du père véhicule lui en même temps l’image de la mère au foyer qui la plus compétente pour s’occuper des enfants.
    Pour moi, je le répéète, l’un ne peut aller sans l’autre.

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, eh bien je refuse de mettre les 2 exemples que tu cites sur le même plan (accès limité pour les femmes aux postes de direction/ image des hommes véhiculée par la pub)! Car ces stéréotypes sexistes, les femmes en souffrent très concrètement beaucoup plus que les hommes, car ils sont beaucoup plus lourds de conséquences sur leur vie et les possibilités qui s’offrent à elles… Je m’insurge quotidiennement face à la manière dont les femmes sont représentées dans la publicité (et mon homme aussi!) mais je ne me souviens pas de la dernière fois où mon compagnon (pourtant très « XXIème siècle », lui aussi, pour faire référence à l’article de la poule) s’est insurgé face à l’image que la pub renvoyait des hommes… A mon avis, c’est une erreur de penser que tout se vaut et participe d’un même système car cela revient à diluer le problème, à en atténuer la portée. Pour en revenir à des sujets fréquemment abordés sur ce blog (maternité, accouchement, allaitement, relation avec les médecins, éducation), OUI, trop souvent, les femmes sont maltraitées et critiquées dans leurs choix, pour l’unique raison qu’elles sont des femmes. Il y a donc bien une « question » féminine, qui ne peut pas toujours être ramené à un problème de société plus large.

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, tu fais un peu un raccourci de mon propos, je n’ai pas mis l’accès des femmes à des postes importants sur le même plan mais je cite des discriminations graves faites aux hommes aussi. On pourrait en citer bien d’autres: le dépistage de la prostate, la dictature de la cravate ou des tablettes de chocolat (et je reste soft), et je le redis cette scandaleuse ignorance du rôle des pères qui pousse une médiatrice de la CAF à dire je cite « un père a moins besoin de ses enfants » , mais cette accumulation ne va dans le sens de mon propos justement.
    L’image des hommes dans les pubs, si tu t’y penches 2 minutes est quand même super grave…
    Je persiste à dire que toute insulte ou discrimination faites aux hommes comme aux femmes est grave et naît de la même source. Je ne comprends pas ton besoin d’en faire une compétition « les femmes plus que les hommes ». Mais nous pensons différemment c’est tout!

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, « le dépistage de la prostate », comparée à la visite annuelle chez le gynécologue? Entre 2 maux, j’hésite, vraiment… »la dictature de la cravate »? Comparée à celle des talons aiguilles, du maquillage, de l’épilation? Oh mon dieu, ça doit être terrible à vivre, je compatis, vraiment… « les tablettes de chocolat »? A propos de la dictature de la minceur imposée par la pub et les magazines en tout genre, combien d’hommes complexés, à la recherche de la silhouette parfaite et s’astreignant à des régimes contraignants, au regard du nombre de femmes torturées par les mêmes obsessions? Oui, sans nul doute, nous pensons différemment…

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, à la grosse différence que les talons aiguille, le maquillage, l’épilation, la minceur, etc. et tous les complexes qui vont avec sont imposées aux femmes essentiellement par les femmes (via les magasines féminins), ou à la rigueur les modistes et publicitaires, en général de jeunes écervelés dont le métier est de vendre.

    Laissez-nous, please, nous les hommes lambda, à l’écart de toutes ces conneries !

    Ou alors, demandez-nous pour une fois notre avis, et ce sera vite réglé. On commence par la suppression des boules puantes vanille dont vous nous intoxiquez dès l’adolescence ? On enchaîne par la suppression des gloss et autres crépis toxiques tue-l’amour, qui violent la directive européenne Reach sur les produits chimiques ? On poursuit par les chaussures immettables qui vous empêchent de marcher au bout de 100m et nous obligent à porter toutes les valises ? On finit par les régimes à la con qui vous rendent invivables et ininvitables ? :???: (Je généralise : les femmes de mon entourage ne sont pas comme ça, fort heureusement)

    Sans rire, dans la lutte des classes, commencez d’abord par faire le tri au sein de votre genre, exécutez deux ou trois patrons de magasines féminins et de maisons de mode, et on pourra après se recentrer sur les vrais sujets (ceux de l’emploi et du partage des tâches notamment) ! :smile:

    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, (c’était mon troll du mardi) :smile:

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, encore une fois, faire des généralités à trois balles sur les gars et les filles et compter les points à qui est le plus discriminé entre les deux n’est pas du tout mon état d’esprit ni ma façon de voir les choses et de vouloir les faire avancer.

    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, pour revenir au sujet de l’emploir, je ne suis pas certain que les femmes soient critiquées dans leurs choix parce qu’elles sont femmes.
    Pour prendre l’exemple de manager que je connais, ils redoutent par excellence les femmes, mais pour les raisons suivantes :
    – elles sont jeunes : elles vont faire des enfants et s’absenter deux ans –> glandeuses ;
    – elles ont des enfants : elles vont rentrer tôt pour s’en occuper pendant que leur mari travaillera –> glandeuses ;
    – elles sont vieilles et avec des enfants âgés –> ok, pas glandeuses, bon pour l’emploi.

    Donc, ce n’est pas lié à leur essence de femme, c’est juste lié à la conséquence de déséquilibre homme-femme dans les rythmes de travail.
    Mes solutions pour le soigner ? Généraliser le congé paternité, créer des crèches d’entreprise, etc. Quand tout ça aura été fait et que tout le monde acceptera que des employés ont des enfants et s’en occupent, mais peuvent également travailler, il restera sûrement un problème de discrimination sexuelle, mais il sera déjà plus petit et on pourra plus facilement s’y attaquer !

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, « elles vont faire des enfants et rentrer tôt pour s’en occuper pendant que leur mari travaillera »: effectivement, rien à voir avec le fait qu’elles soient des femmes… :roll: On croit rêver…

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, donc pour vous, comme pour lui, c’est forcément la femme qui s’occupe des enfants ?
    Ouah, les féministes ont bien changé !

    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, non puisque le manageur en question aime beaucoup les femmes qui n’ont pas d’enfant (celles qui sont notoirement célibataires également, j’avais oublié de mentionner).

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, en premier lieu, ce sont forcément les femmes qui font des enfants: donc, effectivement, en tant que femme, elles sont pénalisées sur le plan professionnel par les employeurs qui ne voudront pas supporter le coût de leur éventuelle absence pour congé maternité. Deuxièmement, non, ce ne sont pas forcément les femmes qui doivent s’occuper des enfants; mais, statistiquement, c’est malgré tout le cas, et pas toujours par choix. Mais elles gagnent moins que leur conjoint, travaillent davantage à temps partiel et donc, quand la question se pose au sein du couple, cela paraît la solution la plus logique. Donc on en revient bien à la question des discriminations qui touchent beaucoup plus les femmes que les hommes sur le plan professionnel. Quant à évoquer une quelconque « essence » féminine: c’est d’un ringard… Et, concernant votre dernière réflexion qui se voulait sans doute ironique, je confirme: oui, les féministes ont changé…

    ZulieNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, Sauf que c’est le serpent qui se mord la queue ! Tant que les femmes quitteront le monde du travail pendant des mois, voire des années, et pas les hommes, les managers auront « raison » d’embaucher des hommes pour des postes à responsabilité. Et tant que les femmes n’auront pas de responsabilités au boulot, elles auront « raison » de s’arrêter de travailler.
    Je suis donc d’accord avec CDLPSF, il faut s’attaquer au problème des crèches et du partage des tâches et cela résoudra la majorité du problème. D’ailleurs ici, c’est l’homme qui travaille un peu moins maintenant et moi qui suis retournée au travail lorsque mon fils avait 2 mois. Et pourtant mon conjoint gagnait légèrement plus que moi… mais que ne ferait-on pas pour faire évoluer les mentalités ! ;-)

    KoaNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, non seulement j’approuve, mais en plus ça me ravit de te lire parce que j’ai toujours l’impression, quand on a une vision globale, qu’il nous est renvoyé qu’on ne se focalise pas assez sur les « victimes », les choses évidentes. Toute libération est une libération pour l’humanité entière, les prisons des uns, pour être moins visibles, ne sont pas moins enfermantes que celles des autres…

    On n’a jamais vu qu’on pouvait résoudre un problème sans considérer l’écosystème tout entier, sans prendre la situation de façon globale. Les oppressions faites aux femmes ne font, à mon sens, pas exception. Ca ne signifie aucunement qu’on les voit moins, qu’on les sous-estime ou qu’on met sur le même plan des choses « graves » et des choses « pas graves » ; c’est juste une autre façon de considérer le problème, et ce qui peut être fait pour le résoudre.

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Koa, oui je suis d’accord et me sens souvent seule dans mon propos aussi

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    ZulieNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, Non, ne t’inquiètes pas, tu n’es pas seule ! Et je suis sûre que beaucoup d’hommmes sont d’accord aussi, ils ne fréquentent juste pas les mêmes blogs (à part CDLPSF). Ils n’osent peut-être pas autant en parler/agir aussi car cela est vu comme une « virilité défaillante » (si vous avez mieux comme mot, je prends) par nombre de leurs confrères.

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Koa, « Toute libération est une libération pour l’humanité entière, les prisons des uns, pour être moins visibles, ne sont pas moins enfermantes que celles des autres… » Ben voyons… Personnellement, désolée mais je ne vois pas bien dans quelle « prison » les hommes sont enfermés à l’heure actuelle… D’autre part, s’il avait fallu patienter pour que les hommes se joignent en masse aux femmes pour revendiquer le droit à la contraception ou à l’avortement, on en serait encore à attendre le vote de ces lois aujourd’hui…

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse,ah oui mais là non effectivement on n’est pas d’accord, je pense que les hommes sont également dans des prisons que nous avons tous construites et je ne peux adhérer à ces idées « ah les mecs qui ne se sont pas battus pour nous les femmes et qui restent au fond de leur fauteuil en cuir… » cela me hérisse le poil…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, ah tu vois que tu es féministe, puisque tu es poilue (je :arrow: )

    KoaNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, le fait que tu n’aies pas conscience des « prisons » dont je parle ne veut pas dire qu’elles n’existent pas. Et j’ai déjà dit sur ce blog que j’étais ravie de partager, discuter, échanger, mais que je ne souhaitais pas participer à des discussions dont le ton était agressif, donc j’en resterai sans doute là.

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, un grand merci de la part des 270 hommes sur les 277 députés progressistes qui ont voté pour la loi Veil en 1975 (http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/interruption/1974-12-20s.pdf).
    Ils apprécieront d’être mis dans le même sac que les quelques conservateurs qui l’ont humiliée à l’époque…
    Déjà qu’on a du mal à se faire entendre de nos congénères masculins, si c’est pour se faire poignarder par des féministes, c’est pas gagné !…

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, les centaines, les milliers de manifs organisées par les militantes du MLF et d’autres mouvement féministes, ou le manifeste des 343 salopes dans les années qui ont précédé le vote de la loi n’y sont évidemment pour rien…

    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @petrolleuse, je n’ai pas dit le contraire, c’est vous qui dites que vous vous êtes passé des hommes pour faire voter ces lois.

    KoaNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, je te rejoins tout à fait sur tous ces points, notamment l’image pub/media des hommes.

    J’ai beaucoup aimé cette réflexion d’une mère d’ado à son fils. Il lui disait avoir regardé du porno avec ses copains et s’être senti mal car on lui avait dit que c’était dégradant pour les femmes. Elle lui a répondu : « C’est vrai, et c’est dégradant pour les hommes aussi ».
    Ca m’a carrément ouvert les yeux… Bien sûr qu’on ne peut pas avilir une (catégorie de) personnes sans s’avilir soi-même au passage !

    [je ne cherche pas à lancer un débat sur le porno, juste amener le contexte]

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Koa, oui, c’est un point que je soulève très régulièrement dans ce genre de discussion.
    Ça donne des arguments d’avoir une mère qui m’a toujours dit que « les filles sont plus intelligentes et sensibles que les garçons » (mon pauvre frère… :twisted: :roll: )

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, le fait de vivre avec un homme ayant déjà des enfants, ouvre les yeux sur la considération que porte la société sur la paternité : » Un enfant n’a pas besoin autant de son père que de sa mère », « Un père s’en occupe tellement moins bien » et autres clichés qui gâchent la vie de tant de pères divorcés (et de leurs enfants). Dans une autre registre, un type qui passe l’aspirateur est un « maniaque », et celui qui fait la vaisselle une « brave poire ». Et les t-shirts pour bébé avec « je suis fort comme papa » sont aussi cons que ceux avec « je suis belle comme maman ».
    Mais même si les hommes et les femmes sont enfermés dans un rôle sexué, économiquement (et c’est le nerf de la guerre) ce sont les femmes qui en subissent les plus lourdes conséquences.
    Les féministes comme Olympe (et hop son livre dans ma wish list, je lis son blog avec beaucoup d’intérêt !) ont des réflexions politiques sur la famille, le monde du travail qui essaient de donner à chacun une place digne.
    J’espère que les présidentiables vont se procurer ce bouquin (l’espoir fait vivre … :mrgreen: )

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @sophie, cette gêne face au terme féministe, je l’ai depuis bien avant d’avoir rencontré mon homme, et comme je l’ai dit plus haut, avoir une mère pour qui la suprématie des femmes sur les hommes est une des lois de la nature, pousse à la réflexion. Encore une fois, je ne remets absolument pas en question la légitimité des combats et des dénonciations ici faites, mais plutôt l’étiquette qui comme je l’ai expliqué plus haut me paraît partiale et amputée d’un pan de réflexion plus générale sur les stéréotypes essentielle.

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, c’est le combat des pères divorcés (que je n’ai pas eu à vivre trop en profondeur) qui m’a vraiment ouvert les yeux sur la nécessité d’un meilleur équilibre homme-femme au sein de la famille donc de la société.
    Il faut peut être changer d’étiquette, « anti sexiste » comme tu l’as proposé ? Mais comme ces réfléxions sur la parentalité sont menés par des femmes dites féministes, ces idées égalitaristes se voient étiquetées « féministes », alors qu’elles sont beaucoup plus globales. Quelqu’un saurait si il y a des hommes qui mènent des réflexions dans le même sens ?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sophie, y a CDLPSF qui m’a fait connaître ce super site http://mercredi-c-papa.tumblr.com/ (donc la réponse à ta dernière question est OUI :grin: )

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, excellent ce lien!

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, @Koa, @CPLPSF et @la poule pondeuse, voir plus bas ;-)

    sophieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, merci !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, pâte à crêpe, Koa, CDLPSF, je vous lis mais je ne sais plus par quel bout prendre la discussion, fort intéressante au demeurant.

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  13.  » Et enfin il me semble que c’est la meilleure campagne pour la contraception des ados…… »

    j’adore !

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  14. Je te lis, je te lit ! J’ai commandé le livre d’Olympe et j’ai hâte de le lire ! Bises et belle semaine.

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  15. Arf, je te liS ! Difficile pour moi ce début de semaine !

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  16. Mon fiston est rentré en petite section cette année. La maîtresse (une femme évidemment!) nous a présenté le planning de leur journée lors d’une rencontre avec les parents : accueil, temps de discussion, motricité, récréation, ateliers, heures des mamans !!! Nous avons été plusieurs mamans à nous étonner de cet intitulé et nous lui avons suggeré de le changer par  »heures des parents ». Mais elle ne l’a pas repris…
    Et oui nos enfants sont hélas très tôt conditionnés.
    De mon côté, j’ai aussi une fille (9 mois) et j’essaye au maximum de l’éduquer comme le fiston, d’éviter le rose (vive le violet) et finalement je suis plutôt contente quand on me dit  »quels beaux yeux il a ! ».
    Allez je finis avec un lien vers une maison d’édition qui publie des livres  »où les héros peuvent être des héroïnes, les mamans sont des femmes d’aujourd’hui et les hommes des papas modernes, les filles ne sont pas au bois dormant et les garçons ne sont pas les seuls à chasser le dragon… »
    http://www.talentshauts.fr/

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Gaelle, merci pour ce super lien ! c’est important effectivement d’aider les enfants à ne pas développer un imaginaire hyper sexiste (j’ai été très surprise au Playmobil fun park de constater que les princesses et les chevaliers font château séparé…).

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    cyannNo Gravatar a répondu :

    @Gaelle, bonjour à tous et toutes,
    je me suis retrouvée devant le dilemme, je n’avais aucun souci pour mettre les habits de mon fils à ma fille alors que l’inverse!!! ( je ne parle pas des robes evidament!!!)
    En fait, je crois que la condition féminine est bien definie par le fait qu’il est degradant pour un garçon d’etre assimilée à iune fille bien sur je reduis le propos.
    L’insulte « t’es une fille » est courante alors que l’invers non!!
    Il est dur aussi de sortir des stéréotypes. On a beau essayé d’eviter le rose pour les filles on n’evitera moins le bleu pour les garçons qu’on mettra plus facilement à des filles!!
    je sais pas si je me fais comprendre.
    d’ailleurs un article sur courier internatinal demontrait que le gout du rose avait etait imposé aux filles dans un souci exclusif de vendre!!!
    Bref c’est pas gagné

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @cyann, eh oui le rose n’a pas toujours été une couleur féminine, voir les uniformes militaires http://fr.wikipedia.org/wiki/Uniforme_militaire

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  17. Effectivement, je pense que le gros boulot pour arriver à une égalité homme-femme c’est de changer le conditionnement que nous subissons depuis tous petits. Parce que pour le moment, j’ai l’impression qu’en grande partie (je ne dis pas totalement), chaque sexe est assez satisfait du rôle qui lui est assigné.

    Pour prendre un exemple, la plupart des hommes autour de moi (milieu de consultants surqualifiés) sont bien contents de passer pas mal de temps au boulot. S’occuper des enfants bof, ils n’en ont pas ENVIE. Ils sont bien valorisés par le « je suis rentré hier à 23H, fallait boucler le projet machin». Je ne sais plus qui disait qu’il n’avait pas l’air épanoui dans leur costume gris. Je pense que si ! Au contraire de moi et de mes copines qui, malgré nos supers diplômes, préférons nous occuper de nos enfants ! Et n’avons pas ENVIE de rentrer tous les soirs à 21H !
    Les nanas que je connais qui ont des postes très prestigieux s’investissent autant que les hommes dont je viens de parler. Mais pour ma part, je ne suis pas choquée par une différence de salaire : je m’investis moins (par choix !), je suis moins payée, logique ! Et si arriver à une égalité au travail, c’est encore niveler par le bas, non merci !

    Maintenant, j’ai bien conscience que si j’ai envie de m’occuper de ma fille c’est en grande partie parce qu’on m’a dit depuis toute petite que en tant que femme, ce serait le rôle le plus valorisant. Alors qu’on a dit à un homme que les perceuses c’était génial :lol: !

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    ZulieNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, Oui, et peut-être aussi parce que la femme du gars qui rentre à 23h lui dit qu’il ne fait pas aussi bien qu’elle quand il s’occupe des gosses (ça te passe vite l’envie de participer, autant passer son temps à faire quelque chose qu’on fait bien). Je te rejoins donc malheureusement sur le « pour le moment, j’ai l’impression qu’en grande partie (je ne dis pas totalement), chaque sexe est assez satisfait du rôle qui lui est assigné. »

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, tout à fait, la remise en question de stéréotypes ancrés depuis notre plus tendre enfance peut être très inconfortable voire douloureuse.

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  18. @La poule pondeuse, ;-)

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  19. @pâte à crêpe, @Koa, @CDLPSF et @la poule pondeuse, Je reviens sur ce blog poster un nouveau commentaire avec le drapeau blanc à la main car j’apprécie toujours autant ce blog ainsi que la qualité des commentaires qui accompagnent chaque article. Et les échanges qui m’ont conduit à me fritter violemment avec pâte à crêpe et Koa il y a quelques jours me désolent :sad: , même s’ils sont en grande partie la conséquence de ma tendance à l’agressivité :roll: (foutus débats sur internet qui partent trop souvent en sucette en incitant à caricaturer certains propos à l’excès…).

    Pour en revenir à ce billet en particulier, mon idée n’était pas de compter les points pour dénombrer les violences faites aux femmes et celles faites aux hommes, et ainsi, déterminer qui l’emporte. :
    – Je ne cherche pas à victimiser les femmes à outrance. Ce ne serait d’ailleurs pas un service à leur rendre.
    – Contrairement à ce que j’ai pu laisser suggérer, je ne nie pas la réelle souffrance des hommes qui sont aussi parfois les victimes des préjugés sexistes. Et je suis par exemple très sensible à la détresse des pères divorcés qui ne voient leurs enfants qu’un WE sur 2 parce que la justice a décrété arbitrairement qu’il était préférable qu’ils vivent auprès de leur maman.

    Néanmoins… Je continue à penser que les stéréotypes sexistes reposent en grande partie sur l’idée que les sexes sont inégaux, ce qui, dans notre société, revient trop souvent à décréter que les femmes sont inférieures aux hommes. Et très sincèrement, je ne crois pas que depuis les années 50, cette conviction ait vraiment disparu de notre société. Et de cette conviction-là découle la croyance en l’existence d’un rapport de force entre hommes et femmes, qui impliquerait une volonté de domination d’un sexe sur l’autre. A l’inverse, le sexisme féministe (car, oui, il existe, mais ce n’est pas mon point de vue…) pourrait effectivement conduire à l’idée que les femmes sont supérieures à l’homme. Mais il me semble tout de même que ce sexisme-là rencontre une très faible audience au sein de la société française actuelle. C’est mon point de vue mais je ne nie pas que je puisse avoir tort.

    J’ai longtemps eu une approche politique du problème et l’application de la théorie marxiste de la lutte des classes à la question des sexes me paraissait pertinente. Un peu moins aujourd’hui, parce que je ne pense pas que la solution se trouve effectivement dans une dictature du sexe féminin qui devrait logiquement succéder à la dictature masculine. Et je comprends tout à fait le rejet que peut susciter ce féminisme agressif et sans nuances qui prétend uniquement remplacer une domination par une autre. Mais je peux aussi trouver des excuses à ces discours excessifs qui doivent être replacés dans un contexte historique précis. A mes yeux, ils n’étaient qu’une étape dans la conquête d’un certain nombre de droits qui faisaient cruellement défaut à la condition féminine, à une époque donnée. Etape peut-être nécessaire mais qui doit être dépassée. D’autre part, dire que les hommes sont tout autant victimes du sexisme que les femmes, pour moi, cela revient à dire que les « Blancs » sont tout autant victimes du racisme que les personnes de couleur, parce que « le racisme anti-blanc, ça existe aussi». Ouais… En attendant, ceux qui sont victimes des discriminations à l’embauche, au logement, des contrôles d’identité un peu trop fréquents et du délit de sale gueule, cela reste trèès majoritairement ceux dont la peau a la mauvaise idée d’être un peu trop sombre, quand même.

    Pour en revenir également à la question de la représentation ultra-stéréotypée des sexes dans la publicité : on est bien d’accord qu’hommes et femmes en font l’objet. Mais la grosse différence, c’est que les conséquences n’en sont pas les mêmes : l’image du mec, hyper sexualisée, c’est vrai, mais en même temps représenté dans des situations – professionnelles notamment – toujours valorisantes (cadre super dynamique, sportif, amant fougueux et père attentif…) n’est pas la même que la femme, trop souvent réduite à l’état d’objet, à un corps (souvent dénudé) aux formes voluptueuses, dont la vocation semble réduite à une seule chose : satisfaire le désir masculin. On n’est pas loin de la pute, de la salope, qui n’attend qu’une seule chose : qu’on la prenne :evil: !

    Je crois effectivement que les hommes ont tout à gagner à se considérer comme égaux en droits (et en devoirs…) aux femmes. Mais œuvrer concrètement pour parvenir à une société plus saine, harmonieuse et apaisée, cela implique de mener des combats précis (tout en n’oubliant jamais – et là, je pense que nous sommes d’accord – que les 2 sexes doivent en être également bénéficiaires). Mais je persiste à penser qu’il y a plus de boulot sur le front du respect des droits des femmes que de celui des hommes… Et se battre pour les unes ne signifie pas nier les besoins des autres, au contraire

    Pardon pour ce commentaire honteusement long et très prêchi-prêcha, mais je ne sais pas faire court… Je voulais juste clarifier et nuancer mon propos. Après, on est d’accord ou pas, mais on peut en discuter… ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, merci d’avoir fait l’effort de nuancer et d’expliciter ton propos ! Personnellement je ne sais pas bien ce qui est le plus efficace pour lutter contre ces préjugés et leurs conséquences au quotidien ; j’imagine volontiers qu’il faut jouer sur les deux tableaux : éduquer sur l’antisexisme et agir immédiatement sur les discriminations les plus pénalisantes. Par ex je ne sais pas bien quel serait l’impact pour les hommes de la suppression de la distinction Madame/Mademoiselle mais en tout cas il me semble important pour les femmes d’y mettre un terme.

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  20. pas le temps de lire tous les commentaires mais tout ça est très intéressant… un peu en vrac quelques considérations pas très centrée sur la question « au travail » mais bon :
    j’ai lu aussi il y a quelques jours un article intéressant (mais qui est en accès payant sur le site) du courrier international sur la mise en place culturelle des différences de genre. je mets le lien quand même, http://www.courrierinternational.com/article/2011/09/22/contre-la-dictature-du-rose.

    et même si il y a du boulot sur la place de l’homme dans la société, je suis quand même souvent assez contente d’avoir 2 petits garçons, ça me paraît moins difficile de lutter pour qu’ils aient une vision sensible du monde malgré des stéréotypes qu’on leur propose que de se battre pour inculquer à une fille une vision d’elle ouverte et détachée des paillettes, du tour de taille, de l’aspirateur (… je vous laisse compléter), presque opposée à ce que lui renvoie la société.

    sur le conditionnement in utero, ça faisait partie de mes réactions contre le fait de connaître le sexe de mes enfants avant la naissance : le conditionnement débute dès qu’il est connu, et ça me semblait important de pouvoir fantasmer un enfant non sexué, de ne pas imposer déjà une vision biaisée, même inconsciemment – surtout inconsciemment.

    pour moi, il y a également dans la vision culturelle du sexisme une infantilisation et une victimisation simpliste de la femme. en gros, la femme seule ne peut pas s’en sortir (de quoi ?), ni être vraiment heureuse et équilibrée, ni dans sa vie personnelle ni au travail, et surtout elle n’est pas activement décisionnaire ni responsable de sa situation. du coup, quand un couple se sépare (sauf, oh scandale, si Mme s’en va avec un autre, et dans ce cas le schéma plaqué dessus n’est pas plus joli), l’homme est un salaud et la femme la victime, a priori ignorant tout de l’histoire réelle du couple, des décisions prises ou loupées, et du fait que dans tous les cas les 2 individus sont arrivés là ensemble et sont tous 2 responsables de la situation.

    sinon je ne sais pas si vous avez vu cette pub ultra-consternante qui suit la journée d’une mère de famille qui bosse, pour vendre au final un logiciel de mise en forme…. je n’ose pas mettre de lien, ça leur ferait de la pub. mais je ne comprends même pas qu’il y ait des gens pour imaginer des scénarios pareils, et que ça passe les commissions diverses qui autorise la diffusion.

    bon c’est un peu n’importe quoi ce commentaire… ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, pareil, pour cela je trouve plus simple de « féminiser » les garçons que l’inverse. Même s’il faut lutter pied à pied contre l’école et l’entourage (l’autre jour la nounou au moment où le Coq arrive à la maison « voilà le chef de famille » :shock: :evil: ).
    Par contre je ne vois pas bien où tu veux en venir sur ton histoire de couple :?: (penser à reconnecter quelques synapses un de ces jours)

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  21. Bonjour,

    J’ai lu tous les commentaires, et pour l’instant j’ai un peu de mal à me faire ma propre opinion, n’étant vraiment pas très documentée sur la question.
    Je n’oserai donc pas rentrer dans le débat d’idées, mais je voudrais juste essayer de ramener ça au niveau de l’expérience quotidienne.

    J’ai bien conscience que dans notre société l’égalité des chances entre hommes et femmes n’existe pas, et j’ai plusieurs témoignages d’amies qui se sont vues discriminer au travail à cause de leur genre.
    Mais alors moi, je ne me reconnais pas du tout dans cette image de la femme inégalitaire de l’homme. Et pourtant, je travaille à temps partiel et je m’occupe de mon fils le reste du temps (mais je m’occupe de mon fils parce que je travaille à temps partiel et pas le contraire, c’est pas l’envie qui me manque de travailler à temps plein). Chez nous, on est peut-être des gros flemmards, ou des gros crados, mais personne ne se sent l’obligation d’avoir une maison briquée, ni coupable d’aller chercher un macdo parce qu’on a la flemme de cuisiner. Les tâches du quotidien sont plus ou moins réparties par gout (ou par dégouts ;) ), et aussi parce qu’on ne peut parfois pas faire autrement (j’aimerais travailler plus mais je ne trouve pas mieux que ce que j’ai, mais si c’était l’inverse, mon homme s’occuperait de notre fils, je ne vois pas comment on pourrait faire autrement).
    Je suis peut-être aveugle sur ma condition, ce qui est sûr, c’est qu’à aucun moment de ma vie je n’ai eu l’impression d’être obligée / empêchée de faire quelque chose parce que j’étais une femme, ou une mère. J’ai été discriminée parce que j’étais l’ainée, parce que j’étais blanche (en Afrique… tout est question de point de vue ;) ), j’ai failli l’être à cause de la discrimination positive (c’est la raison pour laquelle cette notion a tendance à me gêner), mais c’est tout.

    J’aimerais bien avoir vos témoignages sur la question, et vos ressentis, pour alimenter le débat !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Aurélie, à la lecture de ton commentaire, ce qui me saute aux yeux, c’est que tu as un emploi à temps partiel subi. Or cela fait partie des discriminations dénoncées par les féministes : les temps partiels subis échoient en grande majorité aux femmes (cf http://emploi.france5.fr/job/carriere/travailler-autrement/10367909-fr.php par exemple). Après évidemment je ne connais pas ta situation personnelle donc c’est peut-être à côté de la plaque…

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    AurélieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, j’ai un poste à temps partiel parce que je travaille dans le secteur culturel, c’est malheureusement le cas de beaucoup de personnes dans le milieu, hommes ou femmes, parce que les structures qui nous emploient, la plupart du temps associatives, ne peuvent pas se permettre financièrement de créer des temps pleins. (et puis j’ai un parcours professionnel un peu spécial)

    En lisant l’article dont tu donnes le lien (je n’aime pas trop les chiffres bruts sans analyse :roll: ), même si c’est un fait que les femmes travaillent plus à temps partiel, on peut se poser un certain nombres de questions (bon, là, je me fais un peu l’avocat du diable) :

    – est-ce qu’il y a plus de femmes qui travaillent à temps partiel parce qu’on leur propose plus de postes à temps partiel (si on prend 5 postulants hommes à un job de caissier et 5 postulantes femmes, est-ce qu’on proposera des temps partiels aux femmes et des temps pleins aux hommes ?) ?

    – ou bien parce que les temps partiels sont plus répandus dans des secteurs (tertiaires, donc), où les femmes sont plus représentées ?

    – et dans ce cas, les femmes sont-elles plus représentées dans ces secteurs parce que c’est la seule place que leurs laissent les hommes sur le marché de l’emploi ? parce que culturellement ce sont des métiers plus « féminins » ?

    – est-ce que les femmes n’ont vraiment pas le choix de travailler à temps partiel, ou renoncent-elles plus facilement au temps plein parce que culturellement une femme se sent moins « destinée » à avoir une carrière ?

    En se mettant du point de vue des employeurs, quand on est une entreprise qui par exemple accueille du public sur des plages horaires dépassant les 35h par semaine (un supermarché, un cinéma…) quelle est la possibilité de fonctionner, en terme de planning, avec seulement des temps pleins ?

    Ce qui me semble plus problématique, c’est la vraie discrimination à l’embauche. J’ai lu l’autre jour un article sur les questions-piège qu’on peut se voir poser en entretien, c’était à base de témoignages, et une personne évoquait « comment allez vous concilier votre nouvel emploi et votre nouveau statut de mère de famille ? », et la femme donnait la réponse qu’elle avait faite sans même trouver que la question était quasiment illégale. Je sais que j’aurais répondu un truc du genre « poseriez-vous cette question à un homme ? » mais, dans ce cas précis, ça n’avait même pas eu l’air de l’effleurer…

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    soleil- a répondu :

    @Aurélie, et beaucoup n’hésitent pas à poser des questions vraiment illégales, genre « Avez-vous l’intention d’avoir des enfants dans les prochaines années ? »
    En tout cas en Suisse où je vis c’est interdit de demander ça et on conseille aux femmes de mentir… Ma soeur de 26 ans est en période de postulations et aucun recruteur ne lui a épargné la question !
    D’un autre côté, mon mari s’est vu refuser un poste qui impliquait un déménagement, on lui a dit texto qu’un candidat « qui n’avait pas de famille » avait été préféré, je trouve ça limite aussi…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Aurélie, je crois que c’est une combinaison d’un peu tous ces facteurs ! Pas forcément tous pour une situation individuelle mais pour la situation globale. Et pour le lien, si tu demandes une analyse plus fouillée, y a aussi ça http://www.conseil-economique-et-social.fr/rapport/doclon/08261005.pdf ;-)

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  22. Coucou, pas eu le temps de lire tous les commentaires, pardon ! Mais voici mon témoignage. Mon homme et moi nous sommes répartis les taches ménagères et administratives en fonction de nos affinités. Pendant longtemps, j’ai gagné plus que lui à diplome égal (oui je sais je suis un ovni !).
    Nous élevons notre fils ensemble mais c’est vrai que toutes les problématiques d’organisation me « retombent » un peu dessus (garde, médecin…)! C’est depuis l’école que notre fils revient avec des clichés. Quelques exemples et notre réaction
    – le rose c’est que pour les filles ! Nous : ah bon et Papa il n’a pas de chemises roses ? Lui : ah si…
    – les filles elles savent pas se défendre Nous : et ta prof de judo, c’est pas une fille par hasard. Lui : ah ben si.
    :-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Morgane, ah l’école… entre les clichés sexistes et une nouvelle passion pour Spiderman :roll: Heureusement qu’il apprend aussi des trucs utiles !

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    MorganeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, ah oui Spiderman aussi… alors on limite les dégâts en autorisant seulement les chaussettes :-), pas le total look !!! Et je n’apprécie pas plus les « petites princesses »…

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @Morgane, À chaque fois que quelqu’un traite ma fille de princesse, je rétorque que les princesses, on les guillotine… mais bon, Robespierre n’est plus trop à la mode de nos jours. :twisted:

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  23. Ouf, enfin un peu de temps pour vous lire tous. J’ai repris le boulot après 13 mois de congé parental non choisi (= pas de mode de garde satisfaisant). Et maintenant les blogs sont bloqués… ahhh pas bien les blogs pendant le boulot.

    J’en avais déjà parlé mais les travaux sur l’égalité professionnelle H/F de l’ORSE sont intéressants : par exemple, l’image des pères dans la pub ou la promotion de la parentalité auprès des hommes etc. Il y a aussi un super guide du manager de proximité relatif aux questions de famille sur le site de l’Observatoire de la Parentalité en Entreprise.

    Je pense que c’est le fait de lire pas mal sur le sujet qui m’a rendue à l’aise pour demander sans culpabiliser un aménagement de mes horaires pour raccourcir les journées en crèche du Poussinnet. Pas facile d’oser ceci si on se laisse aller au climat ambiant des heures de présence.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @rysy, merci pour les réfs !

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  24. :razz:
    Merci pour cet article, j’ai mon prochain livre à lire :)

    J’aime bien les Mars et Vénus, mais comme tu le dis dans ta conclusion, les hommes hommes ne nous aident pas dans les tâches ménagères, car elles leurs incombent aussi ! Et dire « merci » :shock: pour la vaisselle ou autre, je n’ai jamais pu !

    Je garde l’idée d’un baby-sitteur…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @TimTad, ah moi Mars et Vénus j’ai jamais pu, peut-être parce que je me reconnais autant dans la description de Mars que celle de Vénus (et pareil pour mon mari). Par contre justement avec mon mari on se remercie souvent mutuellement pour certaines taches ménagères, évidemment pas à chaque coup d’éponge, mais simplement pour se rappeler qu’on apprécie l’investissement de l’autre pour le couple, pour la famille, pour notre vie ensemble (ouh c’est beauuuuu :lol: )

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    StéphanieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Moi j’ai quand même trouvé un truc intéressant dans Mars et Vénus : l’histoire de « prendre la vague » : parfois, on a juste envie de se plaindre, on ne veut pas que l’autre nous trouve une solution mais juste qu’il nous écoute !
    Du coup, je fais particulièrement attention pour les copines qui ralent de ne pas leur répondre « ben t’as qu’à faire ça ou ci ». Commentaire qui donne toujours la sensation qu’on est trop cruche pour ne pas avoir trouvé toute seule quoi faire !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, ça ressemble beaucoup à l’écoute active de Gordon :smile:

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    TimTadNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Oui, à la différence près que dans M&V, il explique un peu aux hommes de faire de « l’écoute active » aux femmes quand notre vague descend… mais pas inversement !! comme si les hommes n’avaient pas besoin d’être compris eux-aussi :mrgreen:

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    AurélieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, j’allais répondre la même chose, nous aussi on se dit « merci » quand l’autre a pris le temps de préparer un repas sympa, ou de faire la tonne de vaisselle entassée dans l’évier. Ca évite aussi la sensation (qui existe chez lui comme chez moi) de trimer et de faire des efforts sans que personne ne le remarque. Parfois, on a l’impression d’être la bonniche de service, et quand on prend le temps de remarquer ce que fait l’autre, on se rend compte qu’il est tout autant la bonniche que nous :roll:

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  25. hello, je me permets de te mettre le lien de ma dernière note, puisqu’il s’agit des enfants… au cas où ça t’intéresse et du moins, pour info.
    Super d’être féministe, c’est pas un gros mot :oops:

    http://femininlemporte.blogspot.com/2011/10/monoprix-et-ses-emballages-douteux.html

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    StéphanieNo Gravatar a répondu :

    @Emelire, J’en reste sans voix !!!! Non mais quelle honte… Merci pour cette info.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Emelire, merci pour le lien, je suis vraiment choquée ! Quelle horreur ! Bravo pour ta vigilance en tout cas. J’ai relayé sur twitter d’ailleurs.

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  26. moi j’ai trouvé ça même si je n’ai pas vraiment encore tout fouillé encore ….
    http://www.adequations.org/IMG/pdf/LivretLitteratureNonSexisteAdeq.pdf
    :grin:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @charlinette, oh purée, Eloïse, j’adooooooore ce bouquin, j’espère que mes parents l’ont encore #MinuteNostalgie

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    charlinetteNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, :mrgreen:

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  27. Personnellement, un goût très modéré pour les tâches ménagères et l’organisation du quotidien, et une confiance aveugle pour ce que peut faire mon chéri (sauf peut-être étendre le linge) nous permet d’être extrêmement moderne ;-) La gestion du quotidien, c’est plutôt son truc, et il me donne donc une liste de choses à faire (que souvent je ne fais pas…) bref, il gère !

    Quand j’ai appris que j’aurais un garçon, j’étais assez déçue. L’idée de transmettre mes valeurs de femme à ma fille me plaisait… (je précise que mes valeurs ne se cantonnent pas à cette histoire de tâches ménagères, loin de là ;-) ) Heureusement, une copine m’a permis de comprendre, qu’élever un garçon avec ces mêmes valeurs était encore un plus beau défi !

    Pour l’instant, je rame comme toi la Poule, il ne joue qu’avec des voitures et des trains. Mais je me dis, que l’éducation invisible (notre fonctionnement de couple par ex) est plus forte que quelques voitures ou poupées. On se rassure comme on peut ;-)

    Pour ton interrogation sur l’acceptation par les autres enfants de « trucs réservés » aux filles, je pense que les choses évoluent même si on est encore à la phase des précurseurs. Mais rien qu’autour de moi, je constate de jolis exemples : une maman qui met du vernis à son 4 ans (à sa demande pour faire comme sa cousine), un ado qui demande une colo « comédie musicale » et les parents qui l’inscrivent… Et de ce qu’en dise les parents ces garçons-là ne semble pas souffrir du regard des autres !
    Faut juste se souvenir que les premières femmes à avoir enfilé des pantalons ont été raillé, tout n’est qu’histoire de nombre et de temps !

    Et aussi, j’en profite pour faire de la pub pour Causette http://www.causette.fr/

    Bon, je sens que je vais acheter le bouquin d’Olympe !

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, ah j’ai du mal m’exprimer, car même si nous avons surtout des jouets « garçons » je suis contente de voir qu’à la crèche/école/etc où il y a de tout ils utilisent aussi les jouets « filles » (Pouss1 en train de repasser et de mettre un poupon sur le pot : priceless).
    Sur l’acceptation, tu dis que les 1ères femmes en pantalon se faisaient railler (et ne parons pas des suffragettes) justement je n’ai pas envie que les enfants essuient les plâtres de mon militantisme… L’équilibre est délicat ;-)

    Répondre

    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, tu t’es sans doute bien exprimée, j’ai juste fait un raccourci, pensant que je n’étais pas seule avec un petit bonhomme qui ne s’intéresse qu’aux voitures, même à l’école… même chez ses petites amies, chez qui, il trouve toujours LA voiture sous un tas de poupée ;-) (un comble pour moi qui n’est pas le permis !)

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, hé hé il a de la suite dans les idées ton fils :lol:

    Répondre

  28. […] tout ça et le livre d’Olympe, qui a dit que la blogosphère féminine se résumait à un repère de pintades qui ne parlent que […]

  29. Bonjour,
    j’ai beaucoup apprécié les posts de Olyane (c’est un homme?).
    Je suis un homme, ingénieur, et je confirme: le travail est une TORTURE!
    Aussi je cherche un emploi rémunéré (avec mariage à la clef)
    d’HOMME AU FOYER! Avis aux dames… Je serai un très bon père,
    c’est la priorité de ma vie… A bas les stéréotypes!
    En ce qui concerne la condition humaine (au sens de celle de l’homme),
    je conseille la lecture du livre « Homme et fier de l’être! » de
    Yvon Dallaire: très instructif et très proche des posts d’Olyane.
    Le sexisme, malheureusement n’a pas de sexe, vous verrez vous serez
    surprise, au même niveau que le livre d’Olympe.
    Merci!

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @roval38, ah désolée on ne fait pas (encore ? :mrgreen: ) rencontres matrimoniales par ici ;-) En attendant tu peux aussi aller voir quelques blogs de pères au foyer, comme http://www.tillthecat.com/ par exemple.

    Répondre

  30. Bonjour,
    je voudrai soumettre les femmes de ce site à un petit test:
    feriez vous confiance à 100% à un homme au sujet des tâches ménagères, domestiques, éducatives, enfants, etc… c’est à dire toutes les tâches dévolues traditionnellement à une femme à la maison que l’homme voudrait faire d’une manière autonome, pendant que vous iriez au bureau de votre côté?

    Répondre

    ZulieNo Gravatar a répondu :

    @roval38, oui, sans problème. D’ailleurs il avait pris ma dernière semaine de congés maternité pour s’occuper de notre fils qui avait 9 semaines à l’époque. Et depuis il commence à midi 3 fois par semaine pour s’en occuper. Il s’en occupe différemment mais pas plus mal que moi. Idem pour le reste, sauf la cuisine où il ne veut pas mettre les pieds !

    Répondre

    roval38No Gravatar a répondu :

    @Zulie, « Il s’en occupe différemment mais pas plus mal que moi. »: c’est une phrase que j’aime! Bravo!

    Répondre

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @roval38, sans problème aussi, j’ai connu mon homme alors qu’il vivait seul avec ses enfants donc je sais comment il gère. Comme Zulie, pas les mêmes priorités mais ça roule!

    Répondre

    VervaineNo Gravatar a répondu :

    @roval38,
    pour ma part, je lui fais d’autant plus confiance pour le ménage que c’est souvent lui qui le fait, la nourriture aussi ! Après, on n’a pas les mêmes limites. Moi si le balai est pas passé pendant 2 j, ça m’énerve, et lui ne supporte pas si la vaisselle n’est pas faite. :x Pour la cuisine, on n’a pas tout à fait les mêmes critères, il a tendance à « oublier » de mettre des légumes dans un repas… Mais il adore faire la cuisine. :mrgreen:
    Et vu que lui a souvent des matinées de libres, c’est lui qui en fait beaucoup plus que moi en terme de ménage ! Je fais ma part le soir…
    Au niveau de l’éducation des enfants, là j’en suis revenue car on n’est pas trop d’accord. Va falloir que je lui mette sous le nez des bouquins sur l’éducation sans violence, etc. La violence est verbale chez lui, pas de maltraitance (hein, suis pas folle non plus !) Mais le verbe peut faire mal…

    Et sinon, son rêve à lui c’est de prendre un congé parental pendant que moi j’irais bosser… On n’a qu’un enfant pour l’instant, mais si on en a plusieurs, pourquoi pas… :roll:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @roval38, comme les autres, sans problème ! je crois que c’est plutôt mon mari qui aurait du mal à me confier certaines tâches ménagères et domestiques :mrgreen:

    Répondre

  31. Bien sûr il faut répondre sincérement et honnêtement (je ne fais pas de politique…)!

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    oopsNo Gravatar a répondu :

    @roval38, oui, aucun blocage « culturel » ou « biologique » sur ce point. En tout cas sur le principe. C’est-à-dire que si mon travail m’intéressait plus que l’éducation de ma fille (et bientôt de sa petite sœur), ça ne me poserait pas de problème… Mais ce n’est pas le cas, j’ai hâte d’en avoir terminé avec mes dossiers pour mieux me plonger dans les activités Montessori, approfondir la LSF, etc, pour envisager réellement de laisser cette partie à 100% à qui que ce soit d’autre ! Coup de bol, mon homme adore sa fille, mais se lasse beaucoup plus vite que moi des activités éducatives. OUF ! :mrgreen:
    En revanche, dommage qu’il partage avec moi le plus grand désintérêt pour la vie domestique… On tente d’approcher au maximum de l’équité, à défaut d’égalité parfaite, et de déléguer au maximum.

    Répondre

  32. Merci mesdames! Je suis agréablement surpris de vos réponses: sur ce court sondage je vois que vous faites confiance à vos hommes et que ceux-ci ne rechignent pas aux tâches domestiques et éducatives! Ma fierté d’homme remonte!!

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @roval38, hey c’est fini les 60s ;-)

    Répondre

  33. Bonjour,
    en moyenne, tout confondu, les femmes gagnent 27% de moins que les hommes. Or, si on regarde les couples autour de nous, la majorité des hommes gagnent plus que leur femme, et en moyenne 27%; ces hommes ont été choisis par leur femme justement parce qu’ils avaient un plus gros potentiel qu’elle et en plus parce qu’ils gagnaient plus qu’elle. Pourquoi, mesdames, faites vous ce choix, et non pas l’inverse, choisir un homme moins diplomé que vous, gagnant moins, et avec un moins bon potentiel que vous? Si vous le faisiez c’est vous qui gagneraient 27% de plus, tout confondu (temps partiel, diplomes, etc…) en moyenne, alors, pourquoi? (Nonobstant les 6/7% de discrimination pure en défaveur des femmes) Pourquoi vous ne tolérez pas, à juste titre, les inégalités salariales dans le travail, et vous ne dites rien pour celles à l’intérieur du couple, alors que moyenne des salaires dans le couple égale moyenne des salaires dans le travail, tout confondu, puisque on va comparer salaires avec salaires quelque soit le temps de travail, le diplome, la boite, l’ancienneté, le secteur économique, etc… ce qui revient à comparer le salaire de votre mari avec le vôtre? (27% ce n’est PAS à travail égal salaire égal…)

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    IsaNo Gravatar a répondu :

    @roval38, :shock: Bon sang, mais c’est vrai ça ! D’ailleurs, j’aurais dû choisir un mec dans ton genre : parce qu’au vu de ton potentiel, je peux affirmer que le mien se situe (très) largement au-dessus… :twisted: :lol:

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    roval38No Gravatar a répondu :

    @Isa, Ok, toujours rabaisser, humilier pour s’élever, c’est un peu malsain, très commun et pas très constructif, ce n’est pas ce que je recherche ici…

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @roval38, je ne comprends pas bien cette question. Est-on supposé choisir un homme sur son potentiel professionnel, alors justement que nous sommes des femmes financièrement autonomes qui cherchons des couples basés sur l’amour (et non plus sur l’union de patrimoines comme aux siècles précédents) ? Et quid des hommes qui supportent mal que leur femme gagne plus qu’eux ? Et j’ai fait plus d’études que mon mari, pourtant il gagne plus, alors où est l’erreur ?

    Répondre

    roval38No Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Si vous avez un potentiel professionnel et que vous voulez mener une carrière, vous n’êtes plus obligée de chercher un partenaire à fort potentiel qui sera pour vous inutile et qui vous empêchera de bien gérer votre carrière car il voudra privilégier la sienne au détriment de la vôtre. C’est vous qui donc allez choisir le bon partenaire pour vous spécifiquement pour gérer vos carrières 50/50 ainsi que l’espace domestique 50/50: il se pourra que vous gagniez plus que lui (pas beaucoup plus), ou que ce soit lui qui gagne plus que vous (mais pas beaucoup plus), ou que vous gagniez pareil (c’est le cas avec ma femme…); si la femme est amenée à gagner plus que son mari, il faudra qu’elle soit attentive pour ne pas le froisser, mais ce sera le rôle de l’amour entre une femme et un homme qui auront choisi de mener tous deux carrières à 50/50 et fonder une famille à 50/50. C’est la femme qui détient la clef car elle choisira le partenaire adéquat pour mener carrière c’est à dire un potentiel équivalent, et non pas un gros potentiel comme dans le passé, potentiel qui l’écrasera car la ramenant aux tâches ménagères au détriment de sa propre carrière. Une femme diplômée et voulant faire carrière n’a absolument AUCUN intérêt à prendre un gros potentiel (dans le sens plus haut qu’elle) comme partenaire sexuel, mais un potentiel équivalent ou proche, un peu en dessous, un peu en-dessus.
    Si vous avez un bac+8 (doctorat de philosophie), vous n’avez AUCUNE chance de gagner plus qu’une personne ayant BTS Management des Unités Commerciales. Il y a des secteurs rentables et des métiers rentables: malheureusement il n’y a pas de femmes dans ces secteurs. Elles ont préfèré aller dans l’Education Nationale, épouser un gros potentiel et creuser les 27%…
    Ce qui fait le salaire d’un emploi, ce n’est pas le diplôme ni le poste, c’est l’offre et la demande et la travail effectif.
    Une personne sera d’autant mieux payée qu’elle sera irremplaçable à son poste. Plus un poste est interchangeable, moins il est payé.
    ps: Au sujet des hommes qui supportent mal que leur femme gagne plus qu’eux, il seront éjectés: c’est la dure moi de l’évolution…
    ps2: bien sûr tout ce que je dis s’adresse aux femmes qui veulent faire carrière, pas aux autres…

    Répondre

    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @roval38, « Ce qui fait le salaire d’un emploi, ce n’est pas le diplôme ni le poste, c’est l’offre et la demande et la travail effectif. » ah ah ah ah ahahahahahah (ad lib). Et vous sortez de temps en temps ?
    Bon, sinon, éclairez-moi dans votre théorie pratique : si je gagne très bien ma vie et que je ne trouve pas de femme de mon salaire, en attendant que l’égalité salariale homme-femme se généralise suivant votre plan, est-ce que j’ai le droit d’en prendre deux gagnant chacune la moitié de mon salaire ? Ça serait en fait assez pratique pour le partage des tâches ménagères…
    Le CDLPSF, à troll, toll et demi.

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    VervaineNo Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, MDR !!! je plussoie! :lol:

    Répondre

    roval38No Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, Si vous êtes caissière et que vous demandez une augmentation pour avoir le même salaire que les hommes (quels hommes? Des caissiers?), votre patron va vous remplacer par une caisse enregistreuse automatique: vous allez perdre votre emploi! C’est la loi de l’offre et de la demande, la loi du capitalisme, vous pigez? (Rien à voir avec les inégalités entre hommes et femmes…)
    Enfin, si vous avez une meilleure carrière à mener, réfléchissez au partenaire idéal qu’il vous faudrait pour mener de front cette carrière avec votre vie familiale? Un partenaire toujours à son bureau, ou un partenaire qui vous aide à la maison? Et puis, zut, je ne suis pas une femme, démerdez vous!!! (Si en plus vous êtes timide et bornée…)

    Répondre

    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @roval38, « vous pigez? » non, zut, avec mon bac+9 avec de bonnes notions d’économie, j’étais persuadé que la loi de l’offre et de la demande, c’était du libéralisme et pas du capitalisme (qui s’intéresse à l’intrant « capital » dans la fonction de production)…
    Expliquez-moi donc : dans le capitalisme, les héritiers (fils de Dassault, Bouygues, etc.), comment ça marche pour eux la loi de l’offre et de la demande sur le marché du travail ?

    PS : « si je gagne très bien ma vie et que je ne trouve pas de femme de mon salaire » + « LE CDLPSF » = je suis un homme

    Répondre

    roval38No Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, Ben ils sont propriétaires de leurs entreprises, pourquoi voulez vous qu’ils aillent à Pôle Emploi?? Du reste il est tout à fait souhaitable que les femmes créent aussi leurs entreprises, pour créer de l’emploi et réduire les inégalités entre hommes et femmes.
    Et avec votre bac+9 vous êtes content de votre emploi? Vous avez réellement une plus value sur un bac+5?
    Vous êtes certainement un très gros potentiel, marié à une femme qui est aussi contente de sa carrière? Félicitations…

    Répondre

    rysyNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse,
    >Et j’ai fait plus d’études que mon mari, pourtant il gagne plus, alors où est l’erreur ?
    Dans mon cas, j’ai fait autant d’études que mon mari mais j’ai choisi une entreprise dans un secteur d’activité moins rémunérateur que celle de mon mari et j’ai ensuite choisi une famille de métiers moins rémunératrice que la sienne (rh vs audit). :smile:

    Répondre

    roval38No Gravatar a répondu :

    @rysy, Je suis ingénieur chez un constructeur informatique, je gagne moins que mes camarades de promotion (même diplôme) qui sont dans la banque, et pourtant je suis un homme!

    Répondre

    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @roval38, oui, c’est vrai, de même qu’il est vrai qu’au sein des mêmes métiers, les femmes gagnent moins que les hommes. C’est moins sensible en informatique et quasiment faux dans les télécoms, mais vous aurez une bonne image de la disparité des salaires suivant les métiers et les genres dans l’étude http://www.cnisf.org/upload/pdf/mutationnelle_2011.pdf, qui ne porte que sur des ingénieurs (allez directement à la page 52).

    Répondre

  34. Ceci dit, j’ai parmi mes amis et dans ma famille des hommes qui gagnent moins que leur femme: ils sont dans la majorité des cas humiliés par elle et dénigrés par leur famille et belle-famille, ce qui est confirmé par le post précèdent (Isa)…
    A quand l’égalité??

    Répondre

    JoNo Gravatar a répondu :

    @roval38, Hum… On sent beaucoup d’aigreur dans ce commentaire. Son auteur, qui m’a tout l’air de souffrir d’un complexe de castration, ne va pas tarder à entonner le fameux couplet zemmourien dénonçant la féminisation excessive de notre société et de ses valeurs… En tout cas, au vu de vos propos, qui ne semblent envisager les rapports hommes/femmes que sous l’angle d’un éternel rapport de forces, je doute que vous la souhaitiez vraiment, l’égalité. Et je doute également que vous trouviez ici ce que vous cherchez, cher monsieur…

    Répondre

  35. Toujours ce même souci de rabaisser et humilier pour s’élever, c’est une rhétorique là aussi bien stérile…
    Donc, vous avez des femmes qui choisissent des hommes plus pourvoyeurs qu’elles, qui leur demandent de demander des augmentations, pour le bien de leur famille, et qui le lendemain vont manifester avec le MLF (le fameux rappport de force?…) contre les inégalités salariales entre les femmes et les hommes parmi lesquels on trouve leur père, leur mari et leur fils… Paradoxal, non? Et Olympe de nous révéler que les femmes n’osent pas demander d’augmentations parce qu’elles sont timides… C’est assez incroyable (les femmes « timides »?…)!

    Répondre

  36. @roval38, Belle vision des femmes que vous nous proposez là, en vérité : vénales, hypocrites et manipulatrices… Bref, rien de bien original : le parfait bréviaire du misogyne amer et frustré! Et il n’aura pas suffi de grand-chose pour que vous abandonniez votre petit ton mielleux et que vous laissiez tomber le masque. Mais malgré toutes vos précautions oratoires, on vous voyait venir à des kilomètres. Et nul besoin de chercher à vous rabaisser, car vous y parvenez très bien tout seul…

    Répondre

  37. Merci à chacun de bien vouloir rester sur le terrain des idées et du débat sans tomber dans les attaques personnelles. Sinon je devrai supprimer ou éditer les commentaires qui ne respectent pas cela, aussi désolant que ce soit. Bonne fin de week-end à tous !

    Répondre

  38. Donc, toujours en restant sur le terrain des idées, l’homme, à la maison, ne gagne pas assez, d’après sa femme, et à l’extérieur, d’après les femmes, il gagne trop! Toujours paradoxal! A ce dilemme cornélien pour la femme (jamais contente!) et surtout pour l’homme (jamais à la hauteur…), il existe une solution, et les femmes en ont les clefs…

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    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @roval38, pfff …

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    VervaineNo Gravatar a répondu :

    @roval38, je ne sais pas où tu as vu que les femmes se plaignent que l’homme ne gagne pas assez. Moi je me plains surtout parce qu’à 2 salaires, on galère un peu. Mais on est dans une situation particulière et conjoncturelle, quand ce sera résolu, ça devrait aller mieux.

    J’ai 12 ans de moins que mon mari et gagne presque autant que lui. Si je me projette dans 12 ans, j’ose espérer que je gagnerai plus que ce qu’il a actuellement. Si jamais la situation évolue, nous aimerions bien qu’il prenne un mi-temps voire s’arrête totalement pour que moi je travaille -et fasse vivre le ménage.

    Après, je crois qu’on ne peut pas vraiment généraliser… Il fut un temps, comme le dit la Poule, où on cherchait à accorder « les + gros tas de fumier ». Mais j’ose espérer que, pour la majorité d’entre nous, en Occident pour le moins, cette situation reste minoritaire. Honnêtement, je ne pense pas aujourd’hui que le salaire soit le premier critère qu’une femme recherche chez un homme! Sinon, à la limite, je dirais, tant pis pour elle…
    Évitons de cataloguer les femmes dans la catégorie « vénielle et intéressée » et les hommes dans celle de « baiseur invétéré »… On ne s’en portera que mieux!

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  39. Celà ne s’adresse justement pas aux femmes timides…

    Répondre

    EoNo Gravatar a répondu :

    @roval38, Houhou ! Roval38 a encore frappé ! En général, pas besoin de chercher bien loin pour retrouver les traces nauséabondes laissées sur le net par ce genre de troll incontinent…

    http://www.neo-planete.com/2012/03/06/sois-belle-et-bats-toi/

    Faut te faire soigner mon vieux…

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  40. Ce sera pour les femmes volontaires un choix courageux mais payant…

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  41. Voilà la solution pérenne gagnant/gagnant, qui permettra d’atteindre l’égalité homme/femme, et qui dépend exclusivement des femmes:

    nous sommes en train de vivre une expérience sociale grandeur nature: les femmes ont les moyens de changer de rôle, mais rien ne les y oblige et il n’est pas certain que toutes les femmes le souhaitent (les timides versus les non timides…). Nous partons quand même d’une situation où pratiquement 100% des femmes étaient au foyer: la tendance ira donc obligatoirement vers une sélection accrue d’hommes gentils,
    compréhensifs et créatifs (comme moi!!), car ceux-là seront choisis préférentiellement par les femmes (comme ma femme!!) qui souhaitent mener leur propre carrière.
    Et je le confirme, ma femme a EXACTEMENT les mêmes revenus que moi!

    La morale de l’histoire est celle-ci: les hommes ont occupé exclusivement l’espace du pouvoir politique jusqu’à présent, et ils ont du mal à céder une partie de cet espace aux femmes, mais ce sont les femmes et non les hommes qui décideront de leur place en faisant le bon choix de partenaire sexuel.

    Néammoins, à cette situation idyllique, il convient d’apporter quelques bémols…

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  42. Donc, pour résumer, la réponse à la question posée sur ce site « Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ? » est EXACTEMENT la même réponse à la question que devra se poser nécessairement chaque femme, et dont elle sera la seule à connaître la réponse: « Pourquoi je gagne moins que mon mari? ». En fonction de celà, et si il y a prise de conscience, la femme, ayant choisi le bon partenaire sexuel qui travaillera moins, gagnera moins mais s’occupera plus de sa famille, pourra s’investir plus dans sa carrière, travailler plus et gagner plus, permettant ainsi de réduire les inégalités hommes/femmes en général et dans son couple en particulier. La femme est maître du devenir de l’humanité (en Occident…), que veut-elle faire de sa liberté de choix? Devenir responsable, autonome, indépendante, etc (avec les hommes)… ou rester une victime, timide, etc (contre les hommes)…?

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    AliaNo Gravatar a répondu :

    @roval38, Que d’arguments spécieux ! Vous essayez de nous vendre l’idée selon laquelle les inégalités salariales dont les femmes sont victimes ne sont pas subies mais volontairement choisies, et qu’il n’appartient qu’à elles de changer cette situation. Or, d’après les études statistiques, les femmes, en France, gagnent en moyenne 27% de moins que les hommes… Qu’elles changent de partenaires ne changera strictement rien à la réalité de ces chiffres. Vous restez d’autre part sourd à tous les arguments qu’on vous oppose : comment expliquez-vous que des femmes qui ont fait autant d’études, voire plus que leur compagnon gagnent pourtant moins qu’eux ?

    Autre point : à vos yeux, un « bon » partenaire sexuel, c’est un homme qui gagne moins que sa femme et qui est prêt à se consacrer à sa famille pendant que cette dernière privilégie sa carrière ? Est-ce cela votre idée du couple et de l’égalité, ou n’est-ce pas une manière de seulement inverser les situations et de substituer une inégalité à une autre ? Et quid des hommes qui gagnent déjà de très hauts salaires : sont-ils condamnés à rester célibataires, puisque, selon votre raisonnement, aucun d’entre eux ne sera jamais considéré comme le compagnon idéal dans ce monde prétendument dirigé par les femmes (c’est votre fantasme ?)

    Bref, une « analyse » – terme beaucoup trop flatteur – complètement bidon qui n’a pour but que de nous expliquer que, non, il n’existe pas de véritables inégalités hommes/femmes sur le plan salarial et que, si inégalité apparente il y a, les femmes en sont les uniques responsables, bien que le discours féministe les victimise à outrance… D’autre part, votre rhétorique bancale cache mal votre vision caricaturale des hommes – perçus comme uniquement motivés par le sexe- et des femmes – qui, bien entendu, ne s’intéresseraient qu’au portefeuille de leur conjoint… Tout ceci est d’une pauvreté intellectuelle assez navrante…

    Dernière chose : si j’ai bien compris, vous êtes marié mais vous venez sur ce blog proposer vos services d’homme et de père au foyer? Deux mots me viennent à l’esprit : pauvre type…

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    roval38No Gravatar a répondu :

    @Alia, Allez voir la vidéo de Rysy plus bas, au sujet des très hauts salaires…

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    roval38No Gravatar a répondu :

    @roval38, après relecture, je m’aperçois que je me suis mal exprimé: « le bon partenaire sexuel qui travaillera moins, gagnera moins mais s’occupera plus de sa famille »: ce que je veux dire c’est travailler moins dans son travail, et non pas moins que sa femme, travailler moins dans son travail, pour dégager du temps pour sa famille et pour que sa femme s’investisse plus dans sa carrière, mais à 50/50, ou 55/45 ou 45/55…

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  43. J’ai du mal à comprendre comment le débat a glissé des inégalités salariales homme/femme aux inégalités salariales entre conjoints… Je ne vois pas trop le rapport.

    Avec mon conjoint nous faisons des métiers différents, il gagne plus que moi, certes, mais je vois mal pourquoi il faudrait que je gagne autant que lui, alors que nous ne faisons pas la même chose ?! (enfin, je veux bien être payée autant que lui, mais mon boss ne va pas comprendre quand je vais lui demander une telle augmentation !)
    Il aurait fallu que je « choisisse » un homme qui gagne autant que moi, pour que notre organisation quotidienne soit valide en tant que choix (et ne semble pas dictée par nos salaires respectifs ?)
    Tout d’abord, je n’ai pas « choisi » mon compagnon, nous sommes tombés amoureux, et je doute que nos salaires aient eu un impact à ce niveau…

    Il y a sûrement des femmes qui pensent encore que le « rôle » de l’homme est de travailler et de ramener l’argent pendant qu’elles restent à la maison à s’occuper des enfants et du ménage, mais je doute que ce soit le cas des commentatrices de ce post ! Et celles qui ici sont femmes au foyer, ou qui travaillent à temps partiel, l’ont toutes choisi, il me semble ?

    Il faut arrêter un peu les généralités, et la psychologie de masse (et de comptoir !), ce n’est pas le quotidien des gens…

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    roval38No Gravatar a répondu :

    @Aurélie, le revenu que vous avez en temps que femme/épouse et celui de votre mari/homme est comptabiliser parmi les revenus de tous les hommes comparés aux revenus de toutes les femmes; par voie de conséquence et mathématiquement, la différence de revenus entre vous et votre mari va être automatiquement répercutée sur les 27%. Si votre mari a une augmentation et vous pas, ce sera dans les 27% immanquablement…
    Tout ce que je dis s’adresse aux femmes diplômées qui vont choisir un partenaire et qui veulent faire carrière, et qui souhaitent que les inégalités salariales hommes/femmes s’estompent…
    Vous et votre compagnon êtes tombés amoureux: savez vous quel sont les 2 critères principaux de sélection du partenaire sexuel:
    et bien pour l’homme c’est la beauté physique et pour la femme ce sont les revenus potentiels, celà explique que dans la majorité des couples l’homme gagne plus que la femme (et tant pis pour le 27%), que la hantise pour une femme (après le décès d’un enfant) c’est que son mari soit au chômage, et pour l’homme que sa femme le trompe…
    L’évolution, c’est que la femme va se passer de plus en plus du critère de revenus potentiels (elle aura les siens propres) et que, malheureusement pour la femme (il faut bien une compensation!), l’homme sera toujours attiré par une jolie femme, la beauté physuqie restant toujours pour lui un critère de sélection…

    Répondre

    AurélieNo Gravatar a répondu :

    @roval38, Je pense que résumer les gens à des statistiques, et des milliers de situations particulières aux lois de l’évolution, que réduire les êtres humains à leurs instincts animaux en niant toute culture et tout libre arbitre va faire évoluer les mentalités. Bien vu.

    Répondre

    roval38No Gravatar a répondu :

    @Aurélie, Si je suis un jeune homme je suis capable de me marier avec une jolie femme au foyer. Si vous êtes une jeune femme êtes vous capable de vous marier avec un bel homme au foyer? Dans les médias vous voyez des hommes politiques (Sarlozy, Borloo, Hollande, Baroin, DSK etc…) mariés ou en ménage avec des femmes très belles (Carla, Shoenberg, Drucker, Laroque, Sinclair, etc…), savez vous pourquoi? Et bien le pouvoir et l’argent sont des aphrodisiaques! Pouvez vous me dire pourquoi l’écart d’age entre un homme et une femme peut aller de 2 ans à 25 ans? Pouvez vous me dire pourquoi les cougars se plantent la figure? Etc… Et bien c’est simple, un homme veut une jolie femme pour avoir de beaux enfants, et une femme (voulait) un mari à plus haut potentiel pour assuer l’avenir de ces mêmes enfants, c’est tout… Et c’est (c’était) naturel, la femme vient de changer cet ordre des choses puisqu’elle ne va plus avoir besoin de plus gros pourvoyeur qu’elle si elle veut mener une carrière.

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @roval38, Bon Gégé, va falloir rentrer chez toi, là, parce que tu commences à emmerder les gens. Faut pas lui en vouloir: il est pas méchant mais il devient juste un peu con quand il a trop picolé… :lol:

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    AurélieNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, ah non, encore une petite dernière, on se marre trop ! :mrgreen:

    Répondre

    AurélieNo Gravatar a répondu :

    @roval38, Je ne connais pas la vie privée de tous vos exemples (fallacieux) que vous nous servez pour défendre votre propos. Il me semble cependant, puisqu’on en a beaucoup parlé ces derniers temps, que Anne Sinclair a toujours été beaucoup plus riche que DSK. Et je m’avance peut-être, mais en terme de carrière au début de leur relation, elle n’avait rien à lui envier. Quant à Carla Sarkozy, elle est également plus riche que son mari…

    On a bien compris que vous avez une vision de l’humain comme un être préhistorique, dominé par des instincts animaux, et la nécessité de préservation de l’espèce, lui niant toute culture et tout libre arbitre. Ça ne correspond à aucune réalité observable et tangible, et même vos exemples ne sont pas du tout convaincant.

    Répondre

    roval38No Gravatar a répondu :

    @Aurélie, Pourquoi voulez vous, vous, m’interdire, au nom de la culture et du libre-arbitre, de vouloir faire l’amour et créer une famille avec une femme qui me plait physiquement? Qu’est-ce qui vous choque? Pour moi, je suis désolé, c’est un critère de sélection (parmi d’autres), et il s’avère que c’est un critère important pour tous les hommes… J’espère que votre mari vous trouve belle??

    Répondre

    AurélieNo Gravatar a répondu :

    @roval38, et si mon mari était aveugle ?

    Répondre

    roval38No Gravatar a répondu :

    @Aurélie, Vous avez mal lu, j’ai dit « Et bien le pouvoir et l’argent sont des aphrodisiaques! »: le pouvoir est bien plus attirant encore que l’argent pour une femme (surtout quand elle est riche)… D’ailleurs Anne Sinclair avait misé sur la carrière politique de DSK, et comme il s’est planté, elle est repartie travailler sur sa carrière à elle… Vous pouvez lire un livre qui s’appelle « Sexus Politicus ».
    Au sujet de la mise en relation d’une femme avec un homme, vous pouvez lire sur le Net plein d’infos sur les sites de rencontres, exemple Meetic: savez vous que ces sites font très attention à leur ergonomie? Savez vous que le fait de mettre une photo augmente ses chances de rencontre de 10? Pourquoi, d’après vous? Il y a même des études qui ont mesuré les temps et les points de passage des internautes sur les écrans? Savez vous qu’un homme à qui la photo de la femme ne plait pas passe immédiatement à la photo suivante? Pourquoi? Parce qu’il fait un tri sur le physique… Savez vous qu’une femme passe plus de temps sur un profil qu’un homme? Pourquoi? Parce que au-delà de la photo (qui lui plait), elle va aller voir les caractéristiques de l’homme plus en détail, c’est à dire le caractère affiché, la profession, le revenu, etc… Ceci est scientifiquement prouvé, malgré ou grâce à la culture et le libre-arbitre!! Dans votre cerveau vous situez où le libre-arbitre et la culture? Quand vous voyez une photo quelle zone de votre cerveau agit pour dire oui elle est bien ou non elle est pas bien? Est-ce la même zone que la culture et le libre-arbitre ou une autre? Quels sont les mécanismes du cerveau qui vous permettent de tomber amoureux ou pas? Pourquoi vous tombez amoureuse d’un tel et pas d’un autre? Est-ce que c’est réciproque? Sur quels critères? Etre amoureux, je suis désolé, c’est aussi être attiré physiquement, et ce n’est pas du tout une tare… Et ce n’est pas plus une tare pour une femme ingénieure de ne pas tomber amoureuse du postier (sauf pour l’Amant de Lady Chatterley!).

    Répondre

    AurélieNo Gravatar a répondu :

    @roval38, Ah mais je ne nie pas du tout l’importance de l’attirance physique dans la séduction. Ce que je reproche à votre raisonnement, c’est que vous semblez réduire la formation d’un couple à tout un tas de phénomènes qui excluent totalement l’entente, le partage des intérêts, la même vision de la vie, de la famille (ou non, d’ailleurs, tous les couples ne souhaitent pas d’enfants), ainsi que le hasard, la rencontre, les souvenirs communs (pour des gens qui se connaitraient depuis longtemps avant de se mettre ensemble, par exemple)… Tout ce qui n’est pas de l’ordre de la « chimie » ou de la survie de l’espèce.

    Ou alors, allez jusqu’au bout de votre raisonnement, et dites que l’amour n’existe pas, qu’il n’y a que des êtres qui s’accouplent par intérêt (de la survie de l’espèce, donc).

    Quant à l’attrait du pouvoir, je ne le nie pas non plus. Certaines femmes peuvent trouver ça séduisant, tout comme un énorme sexe et un tout petit cerveau peuvent être des critères… Pourquoi votre femme vous aime-t-elle, vous ?

    Mais qu’est-ce que tout ça a à voir avec les inégalités salariales ?

    Répondre

    VervaineNo Gravatar a répondu :

    @Aurélie, pour renchérir Aurélie:
    justement, c’est -entre autres- un élément qui différencie l’être humain de l’animal. N’en déplaise à certaines théories, l’humain est un animal un peu à part, car il ne se laisse pas soumettre aux seules lois de la sélection naturelle. Et si tout un tas d’études cherchent à savoir à quelles lois il (=ils+elles) répond, c sans doute parce qu’on ne le sait pas vraiment et qu’il n’y a sans doute pas de loi, cad pas de principe universel qui s’appliquerait à tous…

    Et au fait, tout le monde ne va pas sur des sites de rencontre internet, et sans doute que ceux qui n’y vont pas ont déjà trouvé chaussure à leurs pieds -ou s’en contrefiche- donc n’ont pas les mêmes critères. Et cela réduit la population étudiée sur ce terrain.

    Comme le dit Aurélie, il y a aussi le hasard, les rencontres, au fil de la vie qu’on mène; les études, les loisirs et le milieu socio-pro conditionnent beaucoup cela.

    Répondre

    roval38No Gravatar a répondu :

    @Aurélie, Et bien je suis entièrement d’accord avec vous!!! Et je vous dis que, pour un homme qui rencontre pour la première fois une femme, l’attirance physique sera un choix important de sélection de cette femme, qui pourra être potentiellement une partenaire sexuelle ou seulement amicale: vous voyez? Sociologiquement on s’aperçoit que les maris gagnent mieux leur vie que leur femme: pourquoi? Je vous pose la question…

    Répondre

    roval38No Gravatar a répondu :

    @Aurélie, Au sujet de ma femme, elle me trouve gentil, beau, intelligent, bon père et je lui ai laissé faire sa belle carrière parce que je l’ai bien aidée à la maison. Grâce à celà, elle est devenue une très bon manageuse (20 personnes), et elle a réussi à 50 ans à gagner exactement mon salaire (je suis ingénieur); malheureusement elle est tombée malade (cancer), perdu son emploi et elle est maintenant invalide… C’est elle qui m’a choisi, son instinct féminin lui a dit que j’étais le bon père pour ses enfants et la personne qui la boosterait dans sa carrière, parce qu’elle avait un meilleur potentiel que moi. C’est le sens de ma présence ici, je voudrai que les femmes aient une vraie carrière professionnelle, et ne soit pas écrasées par celle du mari. Plus la femme va avoir une carrière professionnelle ascendante, plus son salaire va augmenter et au total celà va faire baisser les inégalités salariales H/F. Si Homme 100% des revenus avec femme au foyer 0% = 100% d’inégalités; si homme 50% + femme 50% = 0% d’inégalités dans le foyer fiscal, mais si tous les couples sont comme celà celà fait 0% d’inégalités au total.
    De toute façon la promotion du travail féminin (carrière, création d’entreprise, etc…) va réduire les inégalités H/F.

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @roval38, Vos mots vous trahissent! Car, non, mon bon monsieur, vous n’avez pas « laissé » votre femme faire sa carrière (quelle générosité et quelle abnégation de votre part! :roll: ) et vous ne l’avez pas « aidé » à la maison: vous avez tout simplement partagé avec elle le poids des corvées ménagères. Vous saisissez la nuance ou c’est trop subtil pour votre petit esprit étriqué?

    D’autre part, votre exemple perso contredit votre belle démonstration: vous dites que votre femme a « réussi » à obtenir les mêmes revenus que vous – et vous avez raison de parler de réussite car dans notre société, c’est un véritable exploit et vous semblez le reconnaitre vous-même ;-) -, alors que, selon vos propres termes, elle avait un meilleur potentiel que vous (pas difficile, remarquez…). Votre couple est donc bien le reflet des inégalités salariales dont souffrent encore les femmes en France aujourd’hui, non? :???:

    Dernière question pour mon édification personnelle: « l’instinct féminin »? C’est quoi ce truc-là? :lol:

    Répondre

    roval38No Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, Je ne sais pas justement, mais mon « instinct masculin », qui existe, me dit que vous êtes une timbrée…

    Répondre

    Anonyme a répondu :

    @roval38, « pour la femme ce sont les revenus potentiels » tout à fait, d’ailleurs, mon grand-père gâteux est accord avec vous : il pense que mon sex-appeal a crû quand je suis devenu propriétaire…
    Et puis, c’est bien connu que les femmes, puisqu’elles choisissent des moches riches qui ne sont jamais à la maison, sont soit frustrées, soit prennent des amants beaux et oisifs, postiers ou plombiers par exemple.
    Comme dans les pornos !

    Le seul truc que je n’explique pas, c’est pourquoi les boudins arrivent à se caser. Ça… Mystère. À votre avis ?

    Le CDLPSF, ravi de sa soirée troll…

    Répondre

    roval38No Gravatar a répondu :

    @, En tout cas, les boudins n’arrivent pas à se caser à la télé…

    Répondre

    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @roval38, je m’incline, si c’est dit à la télé, dans les publicité, c’est que ça doit être vrai…

    Répondre

    roval38No Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, Eh oui, dans les médias, c’est le règne de la beauté de la femme, on « bouffe » de la jolie femme à longueur de temps, on est continuellement agressé, si bien que quand on fait l’amour à sa femme, on fantasme même plus sur elle tellement il y a de la concurrence… Vous êtes une femme? Vous lisez des romans? Essayez plutôt les livres de neurosciences, neurobiologie, sociologie, psychologie, etc…, vous connaîtrez mieux le fonctionnement du cerveau humain…

    Répondre

    AurélieNo Gravatar a répondu :

    @roval38, Ah ben justement, puisque vous en parlez, nous, lectrices de romans, nous attendons les références des livres et des études scientifiques d’où vous tirez vos intéressantes théories…

    Répondre

    roval38No Gravatar a répondu :

    @Aurélie, Alors en ce moment je lis tous les livres de Lucy Vincent, docteur en neurosciences, Yvon Dallaire psychologue et Alain Soral sociologue, c’est déjà pas mal comme approche… Plus les sites de l’INSEE, plus le site Laboratoiredelegalité, plus les livres d’Elisabeth Badinter, etc…, plus des livres à droite à gauche, Houellebecq, etc…

    Répondre

    roval38No Gravatar a répondu :

    @Aurélie, Il y a même un article qui sort régulièrement dans Marie-Claire c’est « Fantasmer est-ce tromper ou pas? ». C’est pour remettre les hommes dans le droit chemin…

    Répondre

    AurélieNo Gravatar a répondu :

    @roval38, ah, il va falloir que je me mette à la presse féminine alors…

    Répondre

    roval38No Gravatar a répondu :

    @roval38, Au sujet de la jolie femme c’est continuellement utilisé dans la publicité ;-)

    Répondre

  44. Si vous avez un peu de temps et si le sujet vous intéresse, il y a pas mal de choses sur le net sur la gestion des doubles carrières dans un couple. Ici par exemple, une petite conférence qui donne un aperçu du sujet : http://www.dailymotion.com/video/xfl4tu_lwa-conference-sur-les-couples-a-double-carriere_tech

    Répondre

    roval38No Gravatar a répondu :

    @rysy, Cette vidéo va au-delà de ce que j’imaginais, je ne pensai pas que les hauts potentiels hommes ou femmes pouvaient trouver chaussure à leur pied en-dehors de la traditionnelle femme au foyer ou de l’hypothétique homme au foyer… C’est très réjouissant pour l’avenir de l’homme et de la femme!

    Répondre

    rysyNo Gravatar a répondu :

    @roval38, certes cette video fait un focus sur les hauts potentiels et dans un sens sur les hauts salaires. En revanche, la gestion de la double carrière, c’est une question que nous devons gérer très souvent dans mon entreprise et pas que pour les hauts revenus. Mais je n’ai pris le temps de trouver une vidéo à propos de cette catégorie-ci. :smile:

    Répondre

  45. @roval38 je vous propose de lire effectivement le livre dont parle ce billet ; cela devrait apporter toutes les réponses que vous cherchez sur votre analyse des inégalités salariales comme conséquence directe des modalités d’appariement des couples, dans lesquelles pas grand monde ne semble se reconnaître (et certainement pas moi, sans même parler des schémas autres qu’hétéronormés ou de la part croissante des célibataires, en particulier des femmes).

    Répondre

    roval38No Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Oui, je vais le lire, merci!

    Répondre

  46. Plutôt que de persécuter la ménagère de moins de 50 ans, des questions à poser à un hypothétique père au foyer ?

    Répondre

    roval38No Gravatar a répondu :

    @Mauvais Père, Bonjour, oui, je vous envie, c’est un beau métier! Comment avez vous fait pour trouver la personne adéquate? Je n’y suis jamais arrivé…

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @roval38, Votre femme, qui vous trouve si « gentil », sait-elle que vous ne l’avez jamais considérée comme la personne « adéquate »…? :twisted:

    Répondre

  47. Bonsoir, je vais vous laisser maintenant à vos méditations et carrières professionnelles… Une dernière chose: réduire les inégalités professionnelles hommes/femmes ne veut certainement pas dire forcément trouver le bonheur! (Voyez, Mauvais Père est le plus heureux, comme je l’envie…) ;-)

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @roval38, en tout cas, soyez certain que ce ne sont pas vos divagations fumeuses qui alimenteront nos méditations… Mais je suis ravie que ce blog ait pu vous offrir, l’espace de quelques heures, l’illusion d’avoir enfin trouvé un public attentif. Et merci à vous de nous avoir autant divertis… :mrgreen:

    Répondre

    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, t’as raison !
    Et la Poule, tu ne peux pas lui fermer son caquet à ce coq trop … :!: :!: :evil:

    Répondre

  48. Voilà, je crois avoir compris ce que voulait dire roval38.
    Supposons une famille avec 1 enfant. Le couple décide de prendre un temps partiel au 4/5 pour garder l’enfant le mercredi.
    2 solutions:
    – le mari prend le temps partiel: celà permettra de réduire les inégalités salariales hommes/femmes
    – la femme prend le temps partiel: celà aggravera les inégalités salariales hommes/femmes
    Qui va prendre le temps partiel?
    Si vous êtes mariée à un gros con, gros revenus, c’est vous…
    Si vous êtes mariée à un gentil compréhensif à revenus équivalents aux vôtres, c’est lui!
    Pigé?

    Répondre

    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    Merci @doucette pour ce moment de franche rigolade, qui détend l’atmosphère ! :smile:
    Bravo pour cette imitation plus vraie que nature, la même dialectique (« gros con, gros revenus », « gentil compréhensif »), les idiomatismes (« piger ») et fautes d’orthographe (« celà » au lieu de « cela »), jusque dans le champs du site web rempli du même « toto » !
    La Poule pourrait même nous confirmer si vous avez réussi également à imiter son adresse IP, auquel cas, je vous tirerais mon chapeau ! :grin:

    Répondre

  49. Bon, j’ai l’impression qu’on en est arrivés à un point du débat, entre insultes, raccourcis, mauvaise foi et même usurpation d’identité apparemment, où il serait limite digne que quelqu’un atteigne le point Godwin, non?! :mrgreen:

    Répondre

    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, La Poule me souffle dans l’oreillette que c’est bien également la même adresse IP.
    Donc, je confirme, il va falloir que quelqu’un se dévoue pour conclure… nous sommes visiblement trop policés sur ce blog :-) (pour la culture, pour tout le monde : http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin)

    Répondre

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, tu as raison, j’ose pas… Pourtant ça démange!! Bien trop policés…. :oops: :smile:

    Répondre

  50. La bataille sur le principe « A travail égal, salaire égal » est presque gagné, il reste à gérer au niveau des
    entreprises le problème du temps partiel subi et celui de la discrimination pure (6 ou 7%).
    Pour le reste:
    – diplôme de merde, métier de merde, boite de merde, secteur économique de merde: c’est le problème des femmes
    – temps partiel choisi, temps travail domestique: c’est le problème des hommes.

    Si vous avez un diplôme de merde, un métier de merde, une boite de merde, un secteur économique de merde, que vous
    êtes à temps partiel choisi, mariée à un gros con gros revenus qui fait 0% de tâches domestiques, vous allez divorcer: 1 divorce
    pour 2 mariages, demandé à 80% par la femme, en général pour cause de « mésamour »; vous allez vous retrouver
    avec vos enfants (attribués à 90% à la mère) dans
    la précarité ou la pauvreté. Votre gros con d’ex-mari, seul, voit ses chances de suicide augmentées, votre garçon a des
    chances de devenir délinquant ou de se suicider ou de partir en Afganhistan (pères manquants, fils manqués), et votre fille
    des chances de devenir
    vénale et agressive mangeuse d’hommes, vous vous allez connaître la solitude et des fins de mois difficiles.
    Vous allez peut-être vous remarier avec un homme gentil (à l’inverse du premier mari après rectification du tir…),
    rencontré sur le Net, qui va accepter d’entretenir 2 familles: la sienne et la vôtre.
    Mais sachez que la durée moyenne d’un 2ème mariage est inférieure à la durée moyenne de la première union…

    Si vous avez un bon diplôme, un bon métier, une bonne entreprise, un bon créneau économique, que vous partagez un temps
    partiel et les tâches domestiques à 50/50 avec un mari gentil et conciliant, vous allez rester mariées et vous serez
    heureuses longtemps avec une belle carrière. A l’excès si vous avez un homme au foyer, c’est idéal pour votre carrière,
    mais dangereux pour votre couple, car il voudra divorcer pour les mêmes raisons qu’avec le gros con gros revenus, sauf
    si vous n’êtes pas une grosse conne, ce que je suppose… Il partira avec tous les avantages liés à la situation et
    bien sûr avec tous les inconvénients aussi, dépendamment des lois de discrimination positive existantes ou pas en faveur
    des hommes!

    Le seul avantage du divorce par rapport au mariage, c’est que c’est un secteur économique florissant qui fait vivre plein
    de métiers et qui crée beaucoup d’emplois, mais qui coute cher à l’Etat et aux contribuables par l’assistanat et les aides,
    qui coute cher notamment à ceux qui sont mariés (la classe moyenne) (impôt), et aux hommes divorcés (pensions).

    Donc: promotion du mariage, promotion des femmes et prévention du divorce car la famille monoparentale c’est la mort de
    l’humanité (au sens propre comme au sens figuré)…

    Répondre

    ZulieNo Gravatar a répondu :

    @On peut rigoler un peu, non?, Attends roval38-alias-On-peut-rigoler-un-peu,-non?, tu as oublié les couples non mariés, soit 50% des couples concevant un enfant si je ne m’abuse. :lol:

    Répondre

    VervaineNo Gravatar a répondu :

    @Zulie et roval, doucette, etc…,

    Et les couples homosexuels, dans tout ça ? Il y en a qui ont des enfants, si si… ;-)

    Répondre

  51. @roval38, J’ai lu en diagonale toutes vos interventions et je suis surpris par le côté « romantique » que vous voyez à être à la maison.
    Être au foyer n’est pas une fin en soi, ni pour l’homme, ni pour la femme (de mon point de vue). Je me suis retrouvé à récurer les casserole et à changer les couches parce que ma femme a eu une opportunité en province et qu’il n’y avait pas de raisons objectives pour qu’elle n’en profite pas. NOUS avons fait ce choix et on s’en sort plutôt bien.
    Je suis toujours surpris par le nombre de mâles enviant ma situation et encore plus surpris par le fait qu’ils ne se lancent pas malgré le côté enviable d’une vie au foyer.
    @roval38, vous être très surprenant.

    Répondre

    Pince sans rireNo Gravatar a répondu :

    @Mauvais Père, Parlons du « double choix » pour changer de la « double journée ». De ce privilège qu’ont les femmes de travailler ou de ne plus travailler si, comme Clotilde Courgette (qui jouait il y a deux films encore la gauchiste chez Ardisson), elles ont la chance de rencontrer leur « prince ». Oserons-nous dire ici que l’homme au foyer est une escroquerie? Quelle femme dans la vraie vie supporterait longtemps ce simili-chômeur dévirilisé? L’homme pour exister aux yeux des femmes doit gagner sa croûte en bossant, à l’extérieur, face aux autres hommes, telle est la loi du DESIR. Gigolo méprisé, au mieux considéré comme animal d’appartement, l’homme-objet n’existe pas. La femme entretenue, elle au contraire, est respectée à la mesure de son entretien, et plus il coûte cher, plus elle impressionne…
    ps: je préfère qu’on dise de moi que je suis un homme plutôt qu’un « mâle »…

    Répondre

    Anonyme a répondu :

    @Pince sans rire, ou roval38, ou doucette, ou On-peut-rigoler-un-peu,-non?, ou Je-suis-un-gros-con-mais-je-me-soigne (je te donne des idées pour tes futurs pseudo :mrgreen:, ne me remercie pas ;-)), ENCORE TOI? Mais tu fous rien de tes journées, ma parole? Dis-moi, tu serais pas entretenu par ta femme pour pouvoir ainsi passer tes journées devant ton ordi à raconter des insanités? :lol:

    pétrolleuse

    Répondre

    Pince sans rireNo Gravatar a répondu :

    @, Détruire le messager, le rabaisser et le dénigrer afin d’occulter le message, c’est une rhétorique bien connu qui permet d’éviter de débattre sur le fond, surtout quand on n’a rien à y opposer…
    ps: je suis certainement MOINS entretenu que vous…

    Répondre

    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Pince sans rire, « dénigrer », « rabaisser », « humilier », on retrouve là tous les éléments de langage que vous et vos doubles n’ont cessé d’employer à longueur de commentaires… Un peu d’imagination, mon vieux, car vous tournez en rond! D’autre part, nous n’avons pas cessé de débattre avec vous – on a bien du mérite, remarquez, et je comprends que vous y reveniez: on n’a jamais dû vous offrir ailleurs une telle tribune – et de vous opposer des arguments que vous refusez d’entendre, car c’est vous qui êtes aveugle et sourd, enfermé à l’intérieur de votre délire de persécution et de votre vision étriquée et aigrie du monde et des rapports humains. Et votre discours, sous ses aspects bien policés, est certainement bien plus insultant et dégradant que nous ne pourrons jamais arriver à l’être à votre égard…

    Répondre

    Pince sans rireNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, après le tutoiement, le vouvoiement? C’est bien, on progresse dans les rapports humains, bravo!

    Homme rose ou macho?
    Les féministes sont confrontées à un dilemme: elles veulent changer les hommes pour qu’ils se rapprochent de leur idéal masculin, mais elles ne sont pas excitées par ce nouvel homme qu’elles découvrent. Les statistiques démontrent que les femmes n’aiment pas et n’entretiennent pas de relations amoureuses, et même amicales, avec des hommes moins instruits qu’elles, qui gagnent moins d’argent qu’elles et qui ont moins de pouvoir qu’elles. C’est Anne Sinclair qui disait lors d’une entrevue: « Les hommes puissants et influents sont un aphrodisiaque pour les femmes ». Ce disant, elle ne faisait que confirmer ce qu’Henry Kissinger avait déjà dit, vingt-cinq ans plus tôt, sur la valeur aphrodisiaque du pouvoir.

    L’homme, aussi, est confronté à un dilemme: croyant se libérer en suivant les diktats du mouvement féministe, il en arrive maintenant à « réagir » à la femme et à se soumettre à elle afin de la garder (sinon pas de baise et/ou divorce…): il n' »agit » plus comme l’homme décrit précédemment; il agit comme il croit qu’il devrait agir pour lui faire plaisir. En réagissant ainsi, la femme continue d’être la mère nourricière et l’homme d’être le bon petit garçon obéissant.
    Or, les femmes ne font pas l’amour avec leurs enfants. Elles recherchent des hommes, des « vrais ».

    L’homme qui veut réellement se libérer et avoir du plaisir dans ses relations avec la femme doit cesser d’essayer de
    répondre aux attentes des femmes, car celles-ci voudraient continuer de profiter des avantages de l’homme traditionnel (protection, puissance, support…) et du nouvel homme (sensuel, sensible, romantique, émotif, vulnérable). Elles nous demandent en fait d’être des doubles surhommes, ce que nous ne sommes évidemment pas et ne serons jamais. L’homme qui veut se libérer et avoir du plaisir avec les femmes devra le faire en partant de lui-même et des autres hommes, et non des attentes féministes.

    Pour y arriver, l’homme devra se révolter contre les étiquettes d’intimidation sexistes des femmes: macho, misogyne, phallocrate, éjaculateur précoce, dominateur, violent, violeur potentiel… Se révolter non pas en traitant à son tour la femme d’hystérique, misandre, vaginocrate, retardée, soumise, passive, mère poule, castratrice, pétroleuse… mais en prenant conscience que l’homme et la femme sont différents, en intégrant ces différences dans sa vie quotidienne et en se rappelant
    que ce sont ces différences qui attirent sa compagne. Comprendre ces différences, apprendre ces différences et exploiter ces différences pour son propre bonheur et celui de celles qui le voudront bien, et pour le bien-être de ses enfants.

    Il nous faut éviter à tout prix de régresser dans nos rôles traditionnels sécurisants, mais aussi de tomber dans le piège de la soumission à la conception que les femmes ont du nouvel homme. L’émergence de ce nouvel homme ne peut se faire qu’à partir de nous et qu’entre nous. Et les femmes devront tenir compte de ce que nous deviendrons, s’y adapter ou… apprendre à vivre seules, comme c’est le cas de 35% (sinon plus) de leurs consoeurs…

    Alors, femme entretenue, ou pas, Pétrolleuse?? ;-)

    Répondre

    VervaineNo Gravatar a répondu :

    @Pince sans rire, je ne suis pas du tout d’accord ! « Quelle femme dans la vraie vie supporterait longtemps ce simili-chômeur dévirilisé? L’homme pour exister aux yeux des femmes doit gagner sa croûte en bossant, à l’extérieur, face aux autres hommes, telle est la loi du DESIR. »
    C’est une vision complétement étriquée de la société ! Peut-être est-ce une constatation, en tout cas, ce n’est pas ma vision des choses, ni celle de beaucoup de lectrices de ce blog. Sans doute sera-ce différent sur d’autres que je ne nommerai pas.
    Non, l’homme n’est pas obligé de travailler pour être reconnu. Si tu as lu le Coran, oui, il y est écrit, en résumé, que l’homme doit subvenir aux besoins de sa famille. Mais on a un peu évolué depuis le temps… Pas partout, certes, mais tout de même. Et en tout cas, c’est une autre vision que je veux prôner et donner à mes enfants.

    Répondre

    VervaineNo Gravatar a répondu :

    @Pince sans rire, « La femme entretenue, elle au contraire, est respectée à la mesure de son entretien, et plus il coûte cher, plus elle impressionne… »
    Impressionne, peut-être, masi respectée, alors là… :?: :???:
    On n’est plus au XIXème siècle !!!

    Je ne veux pas focaliser sur mon cas perso, mais c’est plutôt moi qui entretient le ménage pour l’instant… Et ce n’est pas ça qui me donne envie de divorcer.
    Si je gagnais assez pour faire vivre toute ma famille, je veux bien que mon mari arrête de bosser. Mais ce n’est pas encore le cas !

    Répondre

    Pince sans rireNo Gravatar a répondu :

    @Vervaine, Vous êtes l’exception qui confirme la rêgle, bravo!

    Répondre

  52. Commentaire supprimé pour troll

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  53. Le taux de séparation des concubins est plus élevé que celui des mariés car entre concubinage et mariage, psychologiquement, il n’y a pas le même degré d’engagement sur le long terme (on est ensemble pour voir et non pour la vie); les homos l’ont mieux compris que les hétéros puisqu’ils veulent le mariage, eux, paradoxalement, et ils ont raison… D’autres part les mariés sont mieux protégés par la loi que les concubins. Napoléon disait: « Les concubins ignorent la loi, la loi les ignore! »…

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    @Clair de lune,
    Bonjour, je suis intéressée par les chiffres que tu donnes et tes sources. Merci beaucoup !

    Répondre

    Clair de luneNo Gravatar a répondu :

    @rysy, Et le taux de divorce des mariés devant l’Eglise est encore plus bas…

    Rapport Jean Léonetti: http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports_publics/094000484/0000.pdf
    Mémoire Sciences Po Mignot:
    http://osc.sciences-po.fr/equipe/memoire_Master_Mignot.pdf
    INED:
    http://www.ined.fr/fichier/t_telechargement/46693/telechargement_fichier_fr_publi_pdf1_population_et_societes.422.pdf
    Divorces Canada:
    http://thefamilywatch.org/doc/doc-0074-es.pdf
    Livres:
    « Petits arrangements avec l’amour » de Lucy Vincent
    « Homme et fier de l’être » de Yvon Dallaire
    Il y a beaucoup de statistiques sur le Canada et particulièrement le Québec qui ont environ 10 ans « d’avance » sur la France en terme d’évolution de société…
    Il y a peut-être des erreurs sur les URL’s, je rectifierai au cas où!
    Bien lire tous les documents en entier pour récupérer les infos.

    Répondre

    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @Clair de lune, et le taux de divorces devant l’Eglise de mariage homosexuel ? ;-)

    Répondre

    Clair de LuneNo Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, Il est nul!!!

    Répondre

    Clair de luneNo Gravatar a répondu :

    @rysy, Erreur sur l’URL du rapport Jean Léonetti, voici la bonne:
    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/094000484/0000.pdf

    Répondre

    rysyNo Gravatar a répondu :

    @Clair de lune, Merci pour tous les liens. Je vais regarder. Pour le Canada, je ne suis pas étonnée je vais souvent voir ce qu’il se passe chez eux quand je cherche des informations.

    Répondre

  54. Dans le document:

    http://osc.sciences-po.fr/equipe/memoire_Master_Mignot.pdf

    vous avez 2 chapîtres très intéressants sur les ruptures de couple:

    Taux de rupture suivant:
    – les statut et calendrier matrimoniaux du couple (union libre, mariage, moins de 10 ans, plus de 10 ans, etc…) (page 69):

    « Bref, ce test empirique constitue une validation de la prédiction de la théorie du choix rationnel selon laquelle, toutes choses égales par ailleurs, les couples devraient rompre plus fréquemment s’ils ne sont pas mariés ou – s’ils sont mariés – s’ils se sont mariés après avoir cohabité ensemble pendant moins de temps. »

    – l’appariement des conjoints selon leurs positions socioprofessionnelles (page 60):

    « Bref, ce test empirique constitue une validation convaincante des prédictions de la théorie du choix rationnel à propos de l’effet sur la probabilité de rupture de l’appariement des conjoints selon leurs positions socioprofessionnelles. »
    Il apparait clairement d’après cette étude et d’après le tableau page 64 que plus la femme a un revenu élevé par rapport à l’homme, plus la probabilité de rupture de la relation est forte.
    C’est à dire que, autant la probabilité de rupture d’un couple homme actif + femme au foyer est faible, autant la probabilité de rupture d’un couple homme au foyer + femme active est élevée. Ceci est une constatation sociologique.
    Quelle en est la raison??
    Je cherche…

    Répondre

  55. Je vous transmets un lien vers une thèse de doctorat très intéressante sur les revenus des médecins généralistes en France.
    Pour voir les différences entre hommes et femmes, recherchez
    le motif « femmes ». Il s’avère qu’il y a entre 15 et 25% de différences de revenus entre médecins hommes et médecins femmes car celles-ci travaillent moins de jours que les hommes et qu’elles ont moins de patients par jour.
    La raison: c’est essentiellement leur préférence.
    Donc, dans un secteur d’activité sans patron et sans contraintes extérieures où seul le travail paie, les femmes préfèrent travailler moins pour gagner moins…
    C’est leur choix, et elles ne demandent pas à gagner autant que leurs
    collègues masculins.
    Dans le monde salarié, sur les 27% d’écart entre hommes et femmes,
    à combien estimez vous la part de la préférence des femmes?

    http://hal.inria.fr/docs/00/35/17/94/PDF/these_samson.pdf

    Répondre

  56. Un lien encore très intéressant sur le temps de travail à temps complet des salariés:

    http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1066

    « Durée du travail professionnel plus faible pour les femmes:
    la durée annuelle moyenne du travail des femmes est nettement inférieure à celle des hommes et ce, pour toutes les catégories socioprofessionnelles. L’écart le plus grand concerne les cadres avec une différence de 230 heures, contre seulement 140 heures pour les professions intermédiaires, 110 heures pour les ouvrières et 100 heures pour les employées. Plusieurs raisons expliquent ces différences : les femmes prennent davantage en charge les tâches domestiques et familiales, ce qui allonge leur « temps privé » au détriment de leur « temps professionnel ». Elles occupent aussi moins souvent des postes à responsabilités et de ce fait, travaillent moins longtemps. »
    La conclusion:
    il faut que les femmes travaillent un peu plus et les hommes un peu moins, ce qui est en phase avec le slogan « Travailler plus pour gagner plus », malheureusement… (Ce n’est pas votre mari qu’il faut faire travailler, mais vous!)

    Répondre

    VervaineNo Gravatar a répondu :

    @Clair de lune, mais c’est justement LA question ! Pourquoi les femmes travaillent moins? Parce que, en grande partie, elles décident de moins travailler pour s’occuper des enfants ou de la maison ou avoir du temps libre…
    Si les hommes s’occupaient vraiment à égalité des tâches ménagères, cela pourrait peut-être évoluer…

    Répondre

    Clair de luneNo Gravatar a répondu :

    @Vervaine, Vous êtes sur la voie , creusez un peu plus… (Le « elles décident de… ou avoir du temps libre… » est assez révélateur et assez paradoxal pour qui veut gagner sa vie comme les hommes!!…)

    Répondre

    VervaineNo Gravatar a répondu :

    @Clair de lune, euh merci, mais je cherche MA voie, pas celle que quelqu’un souhaite m’imposer ou que vous semblez détenir!

    Ce blog me plait d’ailleurs car j’y trouve de quoi réfléchir et me donner les moyens de penser et non pas d’imposer des idées ou des solutions toutes faites.

    Je ne suis en l’occurrence pas du tout d’accord avec votre « les femme veulent, imposent etc… et « les hommes obéissent… » ou bien le contraire. C’est une vision un peu manichéenne : soit la femme est soumise et bien gentille et se plient aux désirs de l’homme, soit c’est l’homme qui à cette attitude envers la femme. N’y a t-il pas aussi des situations où les deux décident, en fonction de tous les paramètres possibles de la société, entre ceux qui sont imposé et ceux sur lesquels on peut influer?
    Le monde ne se résume pas à des études statistiques, et en tous les cas, les stats reflètent une situation mais ne l’expliquent pas et la guident encore moins.

    Répondre

    Clair de luneNo Gravatar a répondu :

    @Vervaine, Quelles solutions préconisez vous pour réduire les inégalités salariales entre hommes et femmes?

    Répondre

  57. Au niveau de l’octroi d’un salaire, un employeur rémunère son employé pour le travail fourni dans son activité professionnelle. Que l’homme soit célibataire avec deux enfants, et doive donc laver beaucoup de chaussettes chaque semaine, cela ne change rien à l’affaire.
    Si l’homme est en couple et que la femme consacre plus de temps aux tâches ménagères, c’est un problème privé. Ca les regarde tous les deux, mais le patron n’a pas à tenir compte d’une dimension (la vie privée) qu’il ne connaît pas.

    Une personne très narcissique, homme ou femme, aura tendance à réclamer plus au moment de signer son contrat. Il est possible que les femmes se défendent moins bien au moment de négocier leur salaire.
    Par contre, il me parait illusoire de compter sur les recruteurs pour corriger le tir si la personne se sous-estime.
    Lorsque les producteurs de lait se font arnaquer par les distributeurs, ils n’attendent pas que ces derniers aient une
    révélation. Ils mènent des actions pour obtenir une meilleure répartition des bénéfices.
    Dans une économie de marché, chacun est responsable de ses négociations. Les femmes sont adultes, elles ont le droit de
    vote, elles sont égales. Il leur appartient de se renseigner sur la valeur du travail qu’elles fournissent et d’aller réclamer plus si elles estiment qu’elles se font gruger, voire de quitter leur employeur si nécessaire.
    Je crois que c’est un problème de personne avant tout. Certaines femmes ont peut-être intérêt à se réunir pour peser plus
    sur leur interlocuteur, dans le cadre d’une entreprise par exemple. Mais cela n’a pas de sens d’essayer d’élargir plus et d’en faire un problème de société.
    Avoir un travail intéressant et un bon salaire n’est pas un droit. Cela se mérite, éventuellement. Parfois c’est la chance ou l’héritage qui permettent d’en bénéficier. Mais il y a des millions d’hommes qui exercent des métiers peu valorisants et peu rémunérés.
    On ne peut pas mettre ça sur le même plan que le droit de vote.

    « Il reste que même si l’on tient compte du niveau de diplômes, de l’ancienneté, de l’expérience professionnelle, du type de
    contrat de travail, du temps partiel, du secteur d’activité, de la taille de l’entreprise…, il reste une «zone grise»
    inexpliquée, correspondant à une différence de salaire d’environ 6/7%. »

    La liste n’est pas exhaustive, il y a beaucoup d’autres paramètres qui peuvent combler cet écart, comme les goûts personnels, l’intelligence, la soif de statut et par conséquent l’esprit de compétition. C’est assez normal que des personnes très motivées grimpent plus vite. Or les hommes sont plus assoiffés de statut. Une femme narcissique, qui a l’esprit de compétition, a deux possibilités pour concilier sa carrière et sa famille.
    Elle peut se trouver un père « féminin », qui ne s’intéresse pas trop à sa carrière ou mène une activité artistique qui lui permet de s’occuper d’enfants en parallèle. On obtient une inversion des rôles traditionnels grâce aux spécificités des personnalités des deux parents.
    Soit le couple gagne rapidement de quoi se payer du personnel domestique, une nounou sénégalaise par exemple. Ca permet aux deux parents de s’investir dans leur carrière en sous-traitant les tâches les plus ingrates. On passe d’une problématique de sexes à une problématique de classes sociales. Si la nounou qui vous aide à élever les 5
    enfants et fait votre ménage a en plus elle même deux enfants, elle passe sa vie à ça et ses perspectives d’évolution sociale sont faibles. Et bien sûr, la nounou sera une femme exploitée, qui sera moins bien payée qu’un homme… Et ainsi de suite !

    Répondre

  58. http://www.psychomedia.qc.ca/famille/2007-09-07/pourquoi-les-femmes-sont-elles-attirees-par-les-hommes-plus-ages

    http://www.psychomedia.qc.ca/couples/2008-03-21/les-criteres-des-femmes-pour-le-choix-d-un-partenaire-amoureux

    http://www.psychomedia.qc.ca/couples/2010-05-17/un-conjoint-plus-jeune-raccourcit-la-vie-des-femmes

    http://www.psychomedia.qc.ca/relations/2007-09-04/choix-d-un-e-partenaire-chez-les-hommes-et-les-femmes-les-dires-et-les-faits

    Donc, si les femmes choisissent un homme à plus fort potentiel qu’elles, le temps partiel sera pour elle, pas pour lui…

    Répondre

  59. Arthur Schopenhauer (philosophe allemand
    1788-1860, père du pessimisme moderne) :
    « L’homme s’efforce en toute chose de dominer
    directement soit par l’intelligence, soit par la
    force; la femme au contraire, est toujours et partout
    réduite à une domination absolument indirecte,
    c’est à dire qu’elle n’a de pouvoir que par (sur)
    l’homme, et c’est en lui seul qu’elle exerce une
    influence immédiate. En conséquence, la nature
    porte les femmes à chercher en toutes choses un
    moyen de conquérir l’homme, et l’intérêt qu’elles
    semblent prendre aux choses extérieures est toujours
    une feinte, un détour, c’est à dire pure
    coquetterie et pure singerie ».
    La tendance du XXIème siècle c’est de jeter le mari et le père (tout en le contraignant financièrement) puis de se tourner vers l’Etat-providence: l’assistanat plutôt que le travail…

    Répondre

  60. […] lire également l'interview de Brigitte Laloupe sur le blog Mode(s) d'emploi et le billet rédigé par La Poule Pondeuse.   Tweeter Article suivant […]

  61. J’ai trouvé un article sur le Net qui résume très bien tout ce que j’ai pu dire précédemment sur ce blog, et écrit… par une femme!

    http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/societe/221136097/egalite-hommes-femmes-moque-t-on

    Je me sens tout d’un coup un peu moins seul face à la pensée unique et au conscensus mou…

    Répondre

  62. Entretien avec Alain Soral: l’escroquerie féministe.

    A.F. Aujourd’hui, les nombreuses associations au service du « droit des femmes » s’appuient tantôt sur le discours social-démocrate dominant tantôt sur un discours radical libertaire. Le féminisme est-il un communautarisme comme un autre ? La femme n’est-elle pas plutôt en voie de devenir l’emblème de la victime, la quintessence de l’opprimé ?

    Alain Soral. « La femme » présentée comme telle dans le champ social est, politiquement, un communautarisme victimaire puisque cette catégorisation biologico-psychologique occulte une réalité où “des femmes” peuvent oppresser d’autres êtres par le biais des rapports économiques. Ainsi, faire d’une bonne bourgeoise la victime à priori d’un pauvre sous-prolétaire, ou d’une cadre supérieure la camarade de la caissière, sont une évidente même escroquerie : celle qui consiste à sortir du politique les rapports socio-économiques qui le constituent le plus sérieusement… C’est cette vision “pré-politique” qui constitue l’essence du communautarisme victimaire, qu’il soit féministe, gay, juif, black… Et le gros problème de cette vision, c’est qu’elle ne connaît plus que des victimes, qu’elle institue “l’héritage victimaire”, et ne conçoit plus l’échange qu’en terme de réparations… Le féminisme, comme tout communautarisme victimaire, devient du coup un “essentialisme de la rente” qui tend très vite à l’escroquerie, et qui vient in fine parasiter la sérieuse “question des femmes” dans le politique…
    Une question qui tourne inéluctablement autour de la gestion sociale de la maternité et du maternage ( statut de la femme au foyer, crèches, aides, avortement…), soit la question de la maternité que les féministes, dans une sorte de délire, tendent à voir comme une injustice sociale alors qu’elle est un fait biologique que le politique doit effectivement gérer !
    En fait si la féministe veut se voir comme “opprimée radicale”, il faut alors qu’elle admette qu’elle est d’abord opprimée par son corps, et que pour être libre au sens où elle l’entend, elle doit alors cesser d’être une femme ! Nous touchons là au coeur du féminisme comme “haine non sue de la femme-corps et de son statut biologico-organique”…

    A.F. Autrement dit, le leurre du féminisme est double. D’une part, la femme est pétrifiée dans son rôle de victime (et vous montrez bien que cela non seulement conduit mais procède de l’aberration du « carcan biologique ») : la dialectique historique est refoulée, au profit du concept idéal de « guerre des sexes ». D’autre part, le féminisme fait valoir une conception partielle du politique. Finalement, le féminisme consacre aussi l’effacement du logico-politique, du moins sa réduction à une logique de gestion du social. La femme est-elle incapable de s’inscrire dans le politique autrement qu’en l’amputant de sa dimension essentielle ? Plus abruptement : la femme est-elle inapte au politique ?

    Alain Soral. J’ai mis le doigt, dans mon livre Vers la féminisation ? sur cette tendance, chez la femme moyenne, à réduire le politique au psychologique (rapport à l’autre souvent modélisé sur le rapport au père et au mari plutôt qu’au patron ou au collègue), une “réduction psychologiste” que j’explique par l’œdipe, différent chez la femme, et ne comprenant pas ce “meurtre du père” qui permet de passer du familial affectif à l’extra-familial régit par le travail : de la séduction aux rapports de production… J’y démontre aussi, ensuite, que c’est parce que le féminisme est une dépolitisation du politique, que le pouvoir politique a toujours fait la part belle au féminisme. Le féminisme se révélant, en fait, « l’idiote utile » du pouvoir économique et du libéralisme, avec la “cause des femmes” comme propagande stakhanoviste ! Pour se convaincre de la véracité de ma thèse, il suffit de regarder l’histoire de ces cinquante dernières années et de lire le magazine Elle !

    A.F. C’est un des grands mérites de votre essai de souligner que, dans la structure psychique féminine, la question du « choix d’objet » a une portée sociale évidente. Commentant Freud, qui soulignait l’absence, chez la petite fille, de ce commerce avec l’interdit qu’est le meurtre symbolique du père, un psychanalyste écrivait : l’homme est dans la tragédie, la femme est dans le drame. Ce drame, Freud le voyait surtout dans le fait que la femme est vouée à jouer son être dans son devenir, à être actrice de son identité. L’activisme féministe lui donne raison. Les féministes ont fait de la sentence « on ne naît pas femme, on le devient » le credo d’une libération ! On connaît la relecture de Freud qu’a fait un penseur marxiste comme Marcuse. Tout se passe comme si, dans la seconde moitié du siècle, la différence sexuelle, cette asymétrie fondamentale et fondatrice, était devenue impensable. Finalement, l’utopie féministe ne se réalise-t-elle pas dans une indifférenciation, dans la condamnation radicale de ce qui fait le sel de l’Histoire ?

    Alain Soral. On est surtout dans la confusion égalité (sociale), identité (ontologique). Ce qui ne peut conduire qu’à des absurdités. Absurdités sur le plan du logos et, ce qui est plus grave, incapacité sur le plan politique. Avec pour corollaire, une remontée légitime de la misogynie. Comme je l’écris en conclusion de Vers la féminisation ? : “ni le corps ni l’œdipe ne sont des démocraties” et ce quel que soit notre désir d’égalité sociale entre les hommes et les femmes…

    A.F. Ce désir d’égalité agit aussi sur le plan du langage, qu’on expurge peu à peu : on féminise les fonctions, on préfère parler de « genre » plutôt que d’ « identité » ou de « sexe ». Ce combat pour l’égalité prend une dimension nettement symbolique. Prenons par exemple le débat sur le voile, qui a été l’occasion d’interroger non seulement la laïcité mais aussi la condition féminine. Le féminisme se trouve face à une alternative : accepter le voile au titre de « particularisme culturel » – et accepter d’une certaine façon que le féminisme soit un particularisme occidental – ou donner le primat à l’universalité et condamner le voile comme symbole d’asservissement. Vous avez dit, à ce sujet : « Je préfère le voile au string ».

    Alain Soral. Le fond du débat, et le problème du féminisme, c’est la négation de la femme comme corps et la négation d’une certaine unité corps-esprit. L’enjeu, au-delà du symbolique, étant la standardisation dans un but d’optimisation économico-marchande : mise au pas des femmes dans le processus de production et mise au pas des hommes dans le processus de consommation. Dans les faits il y a absolu refus de la “différence” et apologie systématique du “modèle unique” sous-segmenté ! Sur la question du voile, l’approche juste doit obéir à la même dialectique : le voile “français” ne peut pas se réduire à un retour à la tradition, surtout quand on réalise que ce voile est peu porté dans le Maghreb des années 60-80. Le voile est justement le refus de cette standardisation marchande par une frange de la population immigrée, jeune et plutôt cultivée, qui peut encore mesurer la perte de dignité que représente le passage du patriarcat de la production à notre néo-matriarcat de la consommation. C’est en ce sens que je peux déclarer, sans aucune arrière pensée religieuse ou réactionnaire, que je préfère le voile au string… comme moindre aliénation !

    A.F. La « femme libérée » serait-elle devenue définitivement inabordable ?

    Alain Soral. L’occidentale libérée… de quoi ? De certains impératifs de la nature pour se soumettre au diktat de la “consommation transgressive” ? C’est cette occidentale là, lectrice de Elle, arrogante, idiote et forcément névrosée, que j’appelle la pétasse. Une pétasse effectivement inabordable, mais pas seulement dans le sens marchand de “trop chère pour toi” où elle l’entend. Inabordable parce que de plus en plus sans mystère, sans charme et sans grâce. De plus en plus inabordée en somme et de plus en plus seule !

    Propos recueillis par Axelle Felgine.
    Alain Soral est essayiste, sociologue, cinéaste.
    Il a publié, entre autres, « Sociologie du dragueur » (2004), « Misères du désir » (2003), « Vers la féminisation ? » (1999) aux Editions Blanche. Son prochain livre sortira le 6 avril 2006.
    Cet entretien a paru dans l’ouvrage collectif Femme publié aux Editions Hermaphrodite (2005).

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  63. Egalité hommes-femmes : de qui se moque-t-on ?

    En tant que femme à la tête d’un institut, mariée et maman, je me sens plutôt dans mon droit de m’exprimer sur
    la question de l’égalité salariale entre hommes et femmes. Sauf que dès que j’ouvre la bouche, mes interlocuteurs veulent
    me faire taire en ce que mon discours ne serait pas celui qu’on attend justement d’une femme.

    En effet, la femme moderne du 21ème siècle est censée se
    plaindre d’être moins bien payée que ses collègues masculins, d’assumer plus de 80% du travail domestique et de s’occuper
    beaucoup plus des enfants que les pères. La ministre des solidarités Roselyne Bachelot, a d’ailleurs bien entendu le cri
    des femmes, en ouvrant ce mardi 28 juin une conférence sur une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie
    familiale.

    Comme il n’est pas facile de contrôler ce qui se passe dans les foyers, il est devenu de bon ton de s’attaquer aux
    supposées inégalités salariales entre hommes et femmes et de menacer, par exemple, les entreprises de plus de 50 salariés
    non couvertes par un accord, ou à défaut, par un plan relatif à l’égalité professionnelle, d’une pénalité financière
    pouvant aller jusqu’à 1% de la masse salariale.

    En soulevant la question de la discrimination de la femme au travail, le risque est de faire des mécontents mais cela
    n’invalide pas pour autant les faits. Si discrimination il y a, elle est beaucoup plus faible qu’on ne l’imagine et surtout
    les écarts de salaire entre homme et femme peuvent en grande partie s’expliquer par des performances moyennes au travail
    plus faibles chez les femmes que chez les hommes.

    Pour preuve, ces rémunérations plus faibles se constatent tout particulièrement chez les femmes dirigeantes qui n’ont
    d’autre employeur qu’elles-mêmes. Pas possible dans leur cas de penser qu’elles seraient les victimes de préjugés sexistes
    d’employeurs qui sous-évalueraient leur salaire.

    Comme le mentionne le statisticien Cyrille Godonou, « d’une part, à fonction ou secteur équivalent, [les femmes] gagnent
    moins que leurs homologues masculins et d’autre part, elles sont relativement plus nombreuses dans les fonctions et dans
    les secteurs les moins rémunérateurs. […]Si on élimine les effets de secteur d’activité, de taille, de forme juridique et
    d’âge, le salaire des dirigeantes reste de 20 % inférieur à celui des dirigeants et cet écart est plus fort que pour
    l’ensemble des salariés (12 %). » (1) (Le Post, 5/04/2011).

    A cela, deux raisons principales. La première tient au fait que les femmes travaillent moins d’heures par semaine
    (-8.9% pour les femmes selon l’Insee) et la seconde au fait que la productivité horaire semble aussi plus importante chez
    les hommes que chez les femmes. Les hommes médecins réaliseraient, par exemple, plus d’actes à la journée que les femmes.

    Les femmes ne sont-elles pas moins disponibles que les hommes au travail parce qu’elles doivent justement assumer une part
    plus grande des charges familiales ? C’est bien entendu une partie de l’explication, mais ne perdons pas de vue que c’est
    souvent le fruit d’un choix. Nombreuses sont les femmes qui comme moi ne voudraient pour rien au monde rater le bain de
    bébé, les contes du bambin et les devoirs scolaires du préado qui manque décidément de concentration.

    L’écart salarial entre hommes et femmes est un fait. Il s’explique en grande partie par des facteurs objectifs : heures
    supplémentaires, temps partiel, secteur d’activité, niveau de responsabilité, niveau de qualification, ancienneté etc. A
    facteurs identiques, d’autres éléments entrent en compte comme la durée hebdomadaire au travail et la productivité horaire.
    Si discrimination, il y a, elle semble très faible. Avant de faire passer les femmes pour des victimes et les employeurs
    pour des bourreaux, rappelons-nous que les femmes viennent de Vénus et les hommes de Mars et que nous n’accordons pas
    nécessairement de l’importance aux mêmes choses.

    D’ailleurs, à ce compte-là, ne faudrait-il pas ériger les hommes en victimes des femmes du fait que les hommes ont deux
    fois plus de chances d’être accidentés du travail que les femmes(2)? Et, qu’entre 2007 et 2008, plus de 90% des morts au
    travail étaient masculins?

    Chercher à gommer systématiquement les différences entre hommes et femmes et vouloir éluder les raisons objectives de
    certains phénomènes (comme les différences de salaire) mènent à une impasse. Les politiques de lutte contre la
    discrimination salariale – loin d’offrir des solutions constructives – nient la diversité des situations et crée une lutte
    entre homme et femme, là où elle n’a pas de raison d’être.

    Cécile Philippe, Institut économique Molinari

    (1) http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ip951.pdf

    (2) Accidents, accidentés et organisation du travail », mai 2002

    Répondre

  64. « En tant que femme […] mariée et maman ». C’est ça, ouais ! Avec une grosse moustache et du poil aux pattes alors :lol: (remarque, ça correspond aussi à certaines nanas, faut pas être sexiste…)… On t’a reconnu, Ducon! T’en n’as pas marre de jouer le blaireau de service ? Et en même temps, tu me ferais presque de la peine : être obligé de s’inventer de multiples pseudos pour continuer à se faire la conversation, c’est pathétique, non :roll: ? Attention mon gars, la schizophrénie te guette…

    Répondre

    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @, c’est vrai qu’on dirait du « Ducon » :lol: :lol: :lol: , si c’est le cas, en effet, t’as raison, c’est un gros schizo :!:

    Répondre

  65. Différentes structures nous mette à disposition des intervenantes diplômés pour nous dépanner sur notre ménage à domicile.

    Répondre

  66. Bonjour à tous,

    Je vous confirme que l’article intitulé « Egalité hommes-femmes : de qui se moque-t-on ? » a bien été écrit par Cécile Philippe, directrice de l’institut Molinari. On peut trouver l’article sur le site de l’institut Molinari :

    http://www.institutmolinari.org/egalite-homme-femmes-de-qui-se,1165.html

    Vous trouvez la photo et l’adresse courriel de Cécile Philippe sous le lien ci-dessous :
    http://www.institutmolinari.org/cecile-philippe,004.html

    Par ailleurs l’article de Cécile Philippe reprend des éléments d’analyse d’un autre article, qui fait le tour de l’ensemble des questions se posant en matière d’inégalités salariales hommes-femmes. Vous y trouverez les réponses à vos questions. Il s’agit d’un article intitulé le mythe de l’écart salarial hommes-femmes de plus de 20% à travail égal.

    Il existe une version courte de cet article :
    http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/le-mythe-de-l-ecart-salarial-91313

    Et une version longue, très complète et très détaillée :

    http://cyrille.godonou.free.fr/Questions%20sociales/Le%20mythe%20de%20l%20ecart%20salarial%20%C3%A0%20travail%20egal.htm

    Répondre

  67. L’INSEE pose une question intéressante à laquelle il répond : « Comment les hommes font-ils face aux tâches ménagères lorsqu’ils vivent seuls, puisqu’il faut bien manger, s’habiller, nettoyer, etc. ? Le temps consacré aux activités strictement ménagères (cuisine, ménage, courses, linge, etc.) par les hommes seuls représente environ deux tiers du temps consacré à ces mêmes tâches par les femmes seules. »

    http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ip675.pdf

    Nous apprenons ainsi que les hommes seuls consacrent 2/3 du temps des femmes seules, aux tâches ménagères. 66 %, voilà qui est proche des 57 % lorsqu’ils sont en couple avec une femme à temps plein (42 % pour l’ensemble comprenant les femmes inactives et à temps partiel). Le sexisme invoqué perd de sa force puisqu’il s’agit en fait de préférences non paritaires quant aux activités ménagères.

    75 % à 80 % des néerlandaises sont à temps partiel et que 78 % d’entre elles seraient satisfaites de la répartition des tâches avec leur conjoint selon Marike Stellinga dans De mythe van het glazen plafond (Le mythe du plafond de verre).

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  68. Part de temps partiel en 2010 :
    Femmes : 6,7
    Hommes : 30,1
    Dont (1) Taux de sous-emploi (temps partiel subi parmi l’emploi total) en 2010 :
    Femmes : 8,8
    Hommes : 3,3
    Dont (1) Part de temps partiel choisi (parmi l’emploi total) en 2010 :
    Femmes : 21,3
    Hommes : 3,4
    Dont (2) Part de temps partiel familial et domestique (parmi l’emploi total) en 2010 :
    Femmes : 10,5
    Dont (2) Part de temps partiel confort (parmi l’emploi total) :
    Femmes : 10,8

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  69. Temps partiel selon le sexe et la composition familiale en 2010

    Personnes seules (effectif)

    1 604 Femmes

    2 076 Hommes

    3 679 Ensemble

    dont (en %) :

        – à temps complet

    79,8 Femmes

    91,3 Hommes

    86,3 Ensemble

        – à temps partiel

    20,2 Femmes

    8,7 Hommes

    13,7 Ensemble

    Familles monoparentales (effectif)

    1 320 Femmes

    611 Hommes

    1 932 Ensemble

    dont (en %) :

        – à temps complet

    71,7 Femmes

    88,2 Hommes

    76,9 Ensemble

        – à temps partiel

    28,3 Femmes

    11,8 Hommes

    23,1 Ensemble

    Couple sans enfant (effectif)

    2 922 Femmes

    2 969 Hommes

    5 891 Ensemble

    dont (en %) :

        – à temps complet

    74,1 Femmes

    92,2 Hommes

    83,2 Ensemble

        – à temps partiel

    25,9 Femmes

    7,8 Hommes

    16,8 Ensemble

    Couple avec enfant(s) (effectif)

    6 000 Femmes

    7 424 Hommes

    13 424 Ensemble

    dont (en %) :

        – à temps complet

    64,7 Femmes

    94,8 Hommes

    81,4 Ensemble

        – à temps partiel

    35,3 Femmes

    5,2 Hommes

    18,6 Ensemble

    Dans tous les cas de figure, la part de temps partiel est plus élevée chez les femmes que chez les hommes. Qu’elles aient des enfants ou non, qu’elles soient en couple ou non, rien n’y fait. Cela signifie que le fait d’avoir des enfants ou d’être en couple ne suffit pas à expliquer entièrement l’écart de temps partiel hommes-femmes.

    Les statistiques suisses plus détaillées (tranche d’âge des enfants, nombre d’enfants) confirment ces conclusions. Quel que soit le nombre d’enfants, quel que soit l’âge des enfants, les femmes seules consacrent plus de temps que les hommes seuls à leur vie familiale et domestique.

    http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=le%20m%C3%A9nage%20pour%20lieu%20de%20travail%3A%20le%20temps%20consacr%C3%A9%20au%20travail%20domestique%20et%20familial%20et%20son%20estimation%20mon%C3%A9taire&source=web&cd=2&ved=0CC8QFjAB&url=http%3A%2F%2Fwww.bfs.admin.ch%2Fbfs%2Fportal%2Ffr%2Findex%2Fthemen%2F20%2F22%2Fpubl.Document.78556.pdf&ei=f9lUT8K6C8-G0QGu6IDiDQ&usg=AFQjCNEy_af0bHdHydF3JJtrrPbQNHztbQ&cad=rja

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