Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ?

Par  • Le 10 octobre 2011 à 8:36 • Catégorie : Bibliothèque, Réfléchir

Quand j’ai commencé à bloguer, le féminisme était quelque chose d’un peu flou pour moi. Ma vision se résumait plus ou moins à la fameuse phrase de Françoise Giroud :

L’égalité entre les hommes et les femmes sera atteinte quand on nommera des femmes incompétentes à des postes importants.

Et puis j’ai découvert Olympe. Elle m’a permis de mettre des mots sur des choses que j’avais du mal à conceptualiser. Elle m’a ouvert les yeux, voire parfois un peu bousculée sur certaines choses. De proche en proche j’ai découvert d’autres femmes qui défendent une autre vision de la société : Sandrine Goldschmidt, Valérie, Mademoiselle S., Isabelle Germain, Gaëlle-Marie Zimmerman alias la Peste, Maïa Mazaurette, et j’en oublie. La diversité des points de vue, des modes d’expression, des sujets, m’a énormément enrichie. Je suis admirative de leur courage car leurs billets ne manquent pas d’attirer une foule de trolls en tous genres qui doivent être bien fatigants à gérer. Cela a donné aussi une nouvelle couleur à mes billets, avec certains plus engagés. Je ne sais pas si ce blog peut être défini comme féministe, et finalement peu importent les étiquettes, mais a minima je le considère comme féministophile.

Tout ça pour dire que quand Olympe m’a proposé de m’envoyer* son livre, j’ai sauté sur l’occasion. A peine déballé, je me le suis enfilé d’une traite ; la fluidité de l’écriture n’est pas au détriment de la richesse et de la rigueur de la démonstration. Les études, les observations, la dissection des mécanismes, tout s’enchaîne de façon parfaitement convaincante. Certes, je ne suis pas très objective, étant déjà convaincue avant même d’avoir ouvert le livre.

Pour reprendre rapidement le propos de l’ouvrage : dès la naissance (voire in utero grâce à l’échographie), nous conditionnons plus ou moins inconsciemment les enfants en fonction de leur sexe, en les façonnant à l’image que nous nous faisons du féminin et du masculin. Biologiquement, hors leurs organes reproducteurs, ils sont pourtant bien plus semblables qu’on ne voudrait le croire. Ainsi, les filles puis les femmes s’orientent préférentiellement vers certains métiers, se sentent responsables de la tenue de l’intérieur ainsi que de l’éducation des enfants et n’osent pas faire autant valoir leurs compétences et leurs réalisations au travail que les hommes. Les différences de comportement qu’on observe entre hommes et femmes sont donc bien plus le fruit d’un conditionnement social que d’un implacable déterminisme biologique. On voit bien que pour changer cela il faudra aller bien plus loin que des lois mal appliquées instaurant un quota de femmes dans certaines instances ou demandant qu’à compétences égales le salaire soit égal.

Personnellement cela me pose souvent des questions au quotidien. Je travaille dans le public (sans être fonctionnaire, ce qui n’est pas de la tarte, mais ce n’est pas le sujet du jour) donc le salaire n’est généralement pas négocié mais calculé sur la base de l’expérience passée à l’aide de grilles : pour un poste équivalent, si des collègues hommes gagnent plus que moi c’est généralement parce qu’ils sont un peu plus âgés. Je constate par contre que tant notre comité de direction que notre conseil scientifique ne comptent qu’une très faible proportion de femmes (et pas aux postes les plus importants). Il m’arrive également d’organiser des colloques, et si on veut espérer une certaine parité dans les intervenants c’est beaucoup plus de travail : les chercheurs les plus en vue sont majoritairement des hommes, idem dans les administrations et les entreprises. Si on n’y prend pas garde, on se retrouve avec un large biais en faveur des hommes (et hélas cela m’est arrivé plus d’une fois). Je ne parle même pas des autres composantes de la « diversité » qui sont à peu près entièrement absentes.

Dans le contexte familial c’est également délicat. J’ai un époux très XXIème siècle, avec qui nous nous sommes réparti les tâches en fonction de nos compétences et affinités respectives (qui sont un certes un peu cliché mais mieux vaut pour tout le monde que je fasse le dîner et qu’il fixe les étagères). Nous avons deux fils : d’un côté cela m’évite de me demander en permanence si je ne traite pas différemment les enfants en fonction de leur sexe, de l’autre cela donne une forte prédominance des voitures, trains, chevaliers et autres dans le stock de jouets familial. Mais la fréquentation de l’école a rapidement donné à Pouss1 (4 ans) des idées très arrêtées sur ce qui est pour les filles et ce qui est pour les garçons. Je trouve qu’il n’est pas évident de trouver l’équilibre entre lutter contre ces clichés et faire de l’enfant un vecteur des convictions parentales à ses dépens. Par exemple je pourrais insister pour que Pouss1 se déguise en princesse pour Mardi Gras mais cela risque d’une part de ne pas du tout lui plaire et d’autre part de lui attirer les railleries des autres enfants. Et même s’il m’en faisait lui-même la demande, devrais-je plutôt l’encourager à assumer sa différence ou le protéger des moqueries des autres ?

Enfin, en étant à peine caricaturale, si moi je travaille avec des hommes, mes enfants sont gardés par des femmes. Evidemment c’est déjà un tel casse-tête de trouver un bon mode de garde et une bonne école à proximité, s’il faut en plus ajouter des critères de parité on ne s’en sort pas. Mais au moins lorsque nous cherchons quelqu’un pour garder les enfants ponctuellement nous ne négligeons pas les garçons et nous avons régulièrement comme baby sitter le fils des voisins (qui a appris à changer une couche à cette occasion) et mes petits frères. Je trouve que d’une part c’est une chance pour les poussins d’être confrontés à des personnalités plus variées et d’autre part je me dis qu’un jour une femme nous remerciera d’avoir un mec pas trop empoté avec les bébés. Et enfin il me semble que c’est la meilleure campagne pour la contraception des ados…

Tout ça pour dire que j’espère que le livre d’Olympe** va supplanter Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus parce qu’il serait temps d’en finir avec ces vieux stéréotypes auto-entretenus. Et si je peux ajouter ma modeste pierre à l’édifice : Mesdames, je vous en conjure, ne dites JAMAIS « J’ai de la chance, mon homme m’aide beaucoup » ou « Ce soir c’est le papa qui fait du baby-sitting ». Les enfants et la maison sont votre responsabilité à tous les deux ; ensuite chaque famille trouve ses propres arrangements pour partager les tâches concrètement mais ce n’est pas à la base le problème de la femme à qui l’homme peut éventuellement faire la grâce d’un coup de main. Et ça ne vous viendrait pas à l’idée de dire que vous faites du baby sitting quand vous vous occupez de vos enfants, c’est donc pareil pour leur père.

 

*Oui parce que si je refuse systématiquement les partenariats commerciaux, c’est par contre avec plaisir que je lis et relaie les livres des ami-e-s (Marjo si tu me lis je ne t’oublie pas !).

**Dans la vraie vie Olympe s’appelle Brigitte Laloupe (ce détail peut vous être utile si vous voulez vous procurer cet excellent opus) mais je n’arrive absolument pas à remplacer Olympe par Brigitte. Et ça tombe plutôt bien.

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247 Commentaires »

  1. @pâte à crêpe, eh bien je refuse de mettre les 2 exemples que tu cites sur le même plan (accès limité pour les femmes aux postes de direction/ image des hommes véhiculée par la pub)! Car ces stéréotypes sexistes, les femmes en souffrent très concrètement beaucoup plus que les hommes, car ils sont beaucoup plus lourds de conséquences sur leur vie et les possibilités qui s’offrent à elles… Je m’insurge quotidiennement face à la manière dont les femmes sont représentées dans la publicité (et mon homme aussi!) mais je ne me souviens pas de la dernière fois où mon compagnon (pourtant très « XXIème siècle », lui aussi, pour faire référence à l’article de la poule) s’est insurgé face à l’image que la pub renvoyait des hommes… A mon avis, c’est une erreur de penser que tout se vaut et participe d’un même système car cela revient à diluer le problème, à en atténuer la portée. Pour en revenir à des sujets fréquemment abordés sur ce blog (maternité, accouchement, allaitement, relation avec les médecins, éducation), OUI, trop souvent, les femmes sont maltraitées et critiquées dans leurs choix, pour l’unique raison qu’elles sont des femmes. Il y a donc bien une « question » féminine, qui ne peut pas toujours être ramené à un problème de société plus large.

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, tu fais un peu un raccourci de mon propos, je n’ai pas mis l’accès des femmes à des postes importants sur le même plan mais je cite des discriminations graves faites aux hommes aussi. On pourrait en citer bien d’autres: le dépistage de la prostate, la dictature de la cravate ou des tablettes de chocolat (et je reste soft), et je le redis cette scandaleuse ignorance du rôle des pères qui pousse une médiatrice de la CAF à dire je cite « un père a moins besoin de ses enfants » , mais cette accumulation ne va dans le sens de mon propos justement.
    L’image des hommes dans les pubs, si tu t’y penches 2 minutes est quand même super grave…
    Je persiste à dire que toute insulte ou discrimination faites aux hommes comme aux femmes est grave et naît de la même source. Je ne comprends pas ton besoin d’en faire une compétition « les femmes plus que les hommes ». Mais nous pensons différemment c’est tout!

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, « le dépistage de la prostate », comparée à la visite annuelle chez le gynécologue? Entre 2 maux, j’hésite, vraiment… »la dictature de la cravate »? Comparée à celle des talons aiguilles, du maquillage, de l’épilation? Oh mon dieu, ça doit être terrible à vivre, je compatis, vraiment… « les tablettes de chocolat »? A propos de la dictature de la minceur imposée par la pub et les magazines en tout genre, combien d’hommes complexés, à la recherche de la silhouette parfaite et s’astreignant à des régimes contraignants, au regard du nombre de femmes torturées par les mêmes obsessions? Oui, sans nul doute, nous pensons différemment…

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, à la grosse différence que les talons aiguille, le maquillage, l’épilation, la minceur, etc. et tous les complexes qui vont avec sont imposées aux femmes essentiellement par les femmes (via les magasines féminins), ou à la rigueur les modistes et publicitaires, en général de jeunes écervelés dont le métier est de vendre.

    Laissez-nous, please, nous les hommes lambda, à l’écart de toutes ces conneries !

    Ou alors, demandez-nous pour une fois notre avis, et ce sera vite réglé. On commence par la suppression des boules puantes vanille dont vous nous intoxiquez dès l’adolescence ? On enchaîne par la suppression des gloss et autres crépis toxiques tue-l’amour, qui violent la directive européenne Reach sur les produits chimiques ? On poursuit par les chaussures immettables qui vous empêchent de marcher au bout de 100m et nous obligent à porter toutes les valises ? On finit par les régimes à la con qui vous rendent invivables et ininvitables ? 😕 (Je généralise : les femmes de mon entourage ne sont pas comme ça, fort heureusement)

    Sans rire, dans la lutte des classes, commencez d’abord par faire le tri au sein de votre genre, exécutez deux ou trois patrons de magasines féminins et de maisons de mode, et on pourra après se recentrer sur les vrais sujets (ceux de l’emploi et du partage des tâches notamment) ! 🙂

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, (c’était mon troll du mardi) 🙂

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, encore une fois, faire des généralités à trois balles sur les gars et les filles et compter les points à qui est le plus discriminé entre les deux n’est pas du tout mon état d’esprit ni ma façon de voir les choses et de vouloir les faire avancer.

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, pour revenir au sujet de l’emploir, je ne suis pas certain que les femmes soient critiquées dans leurs choix parce qu’elles sont femmes.
    Pour prendre l’exemple de manager que je connais, ils redoutent par excellence les femmes, mais pour les raisons suivantes :
    – elles sont jeunes : elles vont faire des enfants et s’absenter deux ans –> glandeuses ;
    – elles ont des enfants : elles vont rentrer tôt pour s’en occuper pendant que leur mari travaillera –> glandeuses ;
    – elles sont vieilles et avec des enfants âgés –> ok, pas glandeuses, bon pour l’emploi.

    Donc, ce n’est pas lié à leur essence de femme, c’est juste lié à la conséquence de déséquilibre homme-femme dans les rythmes de travail.
    Mes solutions pour le soigner ? Généraliser le congé paternité, créer des crèches d’entreprise, etc. Quand tout ça aura été fait et que tout le monde acceptera que des employés ont des enfants et s’en occupent, mais peuvent également travailler, il restera sûrement un problème de discrimination sexuelle, mais il sera déjà plus petit et on pourra plus facilement s’y attaquer !

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, « elles vont faire des enfants et rentrer tôt pour s’en occuper pendant que leur mari travaillera »: effectivement, rien à voir avec le fait qu’elles soient des femmes… 🙄 On croit rêver…

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, donc pour vous, comme pour lui, c’est forcément la femme qui s’occupe des enfants ?
    Ouah, les féministes ont bien changé !

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, non puisque le manageur en question aime beaucoup les femmes qui n’ont pas d’enfant (celles qui sont notoirement célibataires également, j’avais oublié de mentionner).

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, en premier lieu, ce sont forcément les femmes qui font des enfants: donc, effectivement, en tant que femme, elles sont pénalisées sur le plan professionnel par les employeurs qui ne voudront pas supporter le coût de leur éventuelle absence pour congé maternité. Deuxièmement, non, ce ne sont pas forcément les femmes qui doivent s’occuper des enfants; mais, statistiquement, c’est malgré tout le cas, et pas toujours par choix. Mais elles gagnent moins que leur conjoint, travaillent davantage à temps partiel et donc, quand la question se pose au sein du couple, cela paraît la solution la plus logique. Donc on en revient bien à la question des discriminations qui touchent beaucoup plus les femmes que les hommes sur le plan professionnel. Quant à évoquer une quelconque « essence » féminine: c’est d’un ringard… Et, concernant votre dernière réflexion qui se voulait sans doute ironique, je confirme: oui, les féministes ont changé…

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    ZulieNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, Sauf que c’est le serpent qui se mord la queue ! Tant que les femmes quitteront le monde du travail pendant des mois, voire des années, et pas les hommes, les managers auront « raison » d’embaucher des hommes pour des postes à responsabilité. Et tant que les femmes n’auront pas de responsabilités au boulot, elles auront « raison » de s’arrêter de travailler.
    Je suis donc d’accord avec CDLPSF, il faut s’attaquer au problème des crèches et du partage des tâches et cela résoudra la majorité du problème. D’ailleurs ici, c’est l’homme qui travaille un peu moins maintenant et moi qui suis retournée au travail lorsque mon fils avait 2 mois. Et pourtant mon conjoint gagnait légèrement plus que moi… mais que ne ferait-on pas pour faire évoluer les mentalités ! 😉

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  2. @pâte à crêpe, non seulement j’approuve, mais en plus ça me ravit de te lire parce que j’ai toujours l’impression, quand on a une vision globale, qu’il nous est renvoyé qu’on ne se focalise pas assez sur les « victimes », les choses évidentes. Toute libération est une libération pour l’humanité entière, les prisons des uns, pour être moins visibles, ne sont pas moins enfermantes que celles des autres…

    On n’a jamais vu qu’on pouvait résoudre un problème sans considérer l’écosystème tout entier, sans prendre la situation de façon globale. Les oppressions faites aux femmes ne font, à mon sens, pas exception. Ca ne signifie aucunement qu’on les voit moins, qu’on les sous-estime ou qu’on met sur le même plan des choses « graves » et des choses « pas graves » ; c’est juste une autre façon de considérer le problème, et ce qui peut être fait pour le résoudre.

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Koa, oui je suis d’accord et me sens souvent seule dans mon propos aussi

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    ZulieNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, Non, ne t’inquiètes pas, tu n’es pas seule ! Et je suis sûre que beaucoup d’hommmes sont d’accord aussi, ils ne fréquentent juste pas les mêmes blogs (à part CDLPSF). Ils n’osent peut-être pas autant en parler/agir aussi car cela est vu comme une « virilité défaillante » (si vous avez mieux comme mot, je prends) par nombre de leurs confrères.

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @Koa, « Toute libération est une libération pour l’humanité entière, les prisons des uns, pour être moins visibles, ne sont pas moins enfermantes que celles des autres… » Ben voyons… Personnellement, désolée mais je ne vois pas bien dans quelle « prison » les hommes sont enfermés à l’heure actuelle… D’autre part, s’il avait fallu patienter pour que les hommes se joignent en masse aux femmes pour revendiquer le droit à la contraception ou à l’avortement, on en serait encore à attendre le vote de ces lois aujourd’hui…

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse,ah oui mais là non effectivement on n’est pas d’accord, je pense que les hommes sont également dans des prisons que nous avons tous construites et je ne peux adhérer à ces idées « ah les mecs qui ne se sont pas battus pour nous les femmes et qui restent au fond de leur fauteuil en cuir… » cela me hérisse le poil…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, ah tu vois que tu es féministe, puisque tu es poilue (je ➡ )

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    KoaNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, le fait que tu n’aies pas conscience des « prisons » dont je parle ne veut pas dire qu’elles n’existent pas. Et j’ai déjà dit sur ce blog que j’étais ravie de partager, discuter, échanger, mais que je ne souhaitais pas participer à des discussions dont le ton était agressif, donc j’en resterai sans doute là.

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @pétrolleuse, un grand merci de la part des 270 hommes sur les 277 députés progressistes qui ont voté pour la loi Veil en 1975 (http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/interruption/1974-12-20s.pdf).
    Ils apprécieront d’être mis dans le même sac que les quelques conservateurs qui l’ont humiliée à l’époque…
    Déjà qu’on a du mal à se faire entendre de nos congénères masculins, si c’est pour se faire poignarder par des féministes, c’est pas gagné !…

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @CDLPSF, les centaines, les milliers de manifs organisées par les militantes du MLF et d’autres mouvement féministes, ou le manifeste des 343 salopes dans les années qui ont précédé le vote de la loi n’y sont évidemment pour rien…

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    CDLPSFNo Gravatar a répondu :

    @petrolleuse, je n’ai pas dit le contraire, c’est vous qui dites que vous vous êtes passé des hommes pour faire voter ces lois.

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  3. Effectivement, je pense que le gros boulot pour arriver à une égalité homme-femme c’est de changer le conditionnement que nous subissons depuis tous petits. Parce que pour le moment, j’ai l’impression qu’en grande partie (je ne dis pas totalement), chaque sexe est assez satisfait du rôle qui lui est assigné.

    Pour prendre un exemple, la plupart des hommes autour de moi (milieu de consultants surqualifiés) sont bien contents de passer pas mal de temps au boulot. S’occuper des enfants bof, ils n’en ont pas ENVIE. Ils sont bien valorisés par le « je suis rentré hier à 23H, fallait boucler le projet machin». Je ne sais plus qui disait qu’il n’avait pas l’air épanoui dans leur costume gris. Je pense que si ! Au contraire de moi et de mes copines qui, malgré nos supers diplômes, préférons nous occuper de nos enfants ! Et n’avons pas ENVIE de rentrer tous les soirs à 21H !
    Les nanas que je connais qui ont des postes très prestigieux s’investissent autant que les hommes dont je viens de parler. Mais pour ma part, je ne suis pas choquée par une différence de salaire : je m’investis moins (par choix !), je suis moins payée, logique ! Et si arriver à une égalité au travail, c’est encore niveler par le bas, non merci !

    Maintenant, j’ai bien conscience que si j’ai envie de m’occuper de ma fille c’est en grande partie parce qu’on m’a dit depuis toute petite que en tant que femme, ce serait le rôle le plus valorisant. Alors qu’on a dit à un homme que les perceuses c’était génial 😆 !

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    ZulieNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, Oui, et peut-être aussi parce que la femme du gars qui rentre à 23h lui dit qu’il ne fait pas aussi bien qu’elle quand il s’occupe des gosses (ça te passe vite l’envie de participer, autant passer son temps à faire quelque chose qu’on fait bien). Je te rejoins donc malheureusement sur le « pour le moment, j’ai l’impression qu’en grande partie (je ne dis pas totalement), chaque sexe est assez satisfait du rôle qui lui est assigné. »

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, tout à fait, la remise en question de stéréotypes ancrés depuis notre plus tendre enfance peut être très inconfortable voire douloureuse.

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  4. @pâte à crêpe, Elisabeht Badinter, face à l’arrivée de féministes de la nouvelle vague qui sont de fait éminemment sexistes, se dit humaniste. On peut aussi dire égalitariste.

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  5. @Koa, oui et puis quand on parle d’hystérie collective (par exemple pour le dernier iphone :mrgreen: ) il me semble que ça inclut hommes et femmes indifféremment. Donc je sais bien que le terme est sexué (et sexiste) mais au final le comportement qu’il décrit ne me semble pas exclusif à un genre…

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  6. @CDLPSF, oui c’est développé dans le livre ces histoires de comportement, où à la fois les femmes n’ont pas les attitudes et gestes qui leur permettront d’accéder au sommet et si elles les ont quand même cela les discrédite 🙄
    Après il y a aussi le fait que les femmes consacrant encore en moyenne bien plus de temps que les hommes aux tâches ménagères et aux enfants en ont moins pour gagner de l’argent…

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  7. @Koa, je ne me pose pas autant de questions :mrgreen: Quand je vois d’autres personnes me dire « pour nous être féministe c’est ça » je m’intéresse plus à « ça » qu’au terme féministe à dire vrai… surtout si je me reconnais dans « ça » !

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  8. @Phypa, pour les questions de pouvoir, l’idée n’est pas forcément que tout le monde l’exerce mais qu’à la base tout le monde ait les mêmes opportunités d’y accéder.

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  9. @Gaelle, merci pour ce super lien ! c’est important effectivement d’aider les enfants à ne pas développer un imaginaire hyper sexiste (j’ai été très surprise au Playmobil fun park de constater que les princesses et les chevaliers font château séparé…).

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  10. @pétrolleuse, pâte à crêpe, Koa, CDLPSF, je vous lis mais je ne sais plus par quel bout prendre la discussion, fort intéressante au demeurant.

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  11. @pâte à crêpe, le fait de vivre avec un homme ayant déjà des enfants, ouvre les yeux sur la considération que porte la société sur la paternité : » Un enfant n’a pas besoin autant de son père que de sa mère », « Un père s’en occupe tellement moins bien » et autres clichés qui gâchent la vie de tant de pères divorcés (et de leurs enfants). Dans une autre registre, un type qui passe l’aspirateur est un « maniaque », et celui qui fait la vaisselle une « brave poire ». Et les t-shirts pour bébé avec « je suis fort comme papa » sont aussi cons que ceux avec « je suis belle comme maman ».
    Mais même si les hommes et les femmes sont enfermés dans un rôle sexué, économiquement (et c’est le nerf de la guerre) ce sont les femmes qui en subissent les plus lourdes conséquences.
    Les féministes comme Olympe (et hop son livre dans ma wish list, je lis son blog avec beaucoup d’intérêt !) ont des réflexions politiques sur la famille, le monde du travail qui essaient de donner à chacun une place digne.
    J’espère que les présidentiables vont se procurer ce bouquin (l’espoir fait vivre … :mrgreen: )

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @sophie, cette gêne face au terme féministe, je l’ai depuis bien avant d’avoir rencontré mon homme, et comme je l’ai dit plus haut, avoir une mère pour qui la suprématie des femmes sur les hommes est une des lois de la nature, pousse à la réflexion. Encore une fois, je ne remets absolument pas en question la légitimité des combats et des dénonciations ici faites, mais plutôt l’étiquette qui comme je l’ai expliqué plus haut me paraît partiale et amputée d’un pan de réflexion plus générale sur les stéréotypes essentielle.

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, c’est le combat des pères divorcés (que je n’ai pas eu à vivre trop en profondeur) qui m’a vraiment ouvert les yeux sur la nécessité d’un meilleur équilibre homme-femme au sein de la famille donc de la société.
    Il faut peut être changer d’étiquette, « anti sexiste » comme tu l’as proposé ? Mais comme ces réfléxions sur la parentalité sont menés par des femmes dites féministes, ces idées égalitaristes se voient étiquetées « féministes », alors qu’elles sont beaucoup plus globales. Quelqu’un saurait si il y a des hommes qui mènent des réflexions dans le même sens ?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sophie, y a CDLPSF qui m’a fait connaître ce super site http://mercredi-c-papa.tumblr.com/ (donc la réponse à ta dernière question est OUI 😀 )

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, excellent ce lien!

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    pétrolleuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, @Koa, @CPLPSF et @la poule pondeuse, voir plus bas 😉

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, merci !

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  12. @La poule pondeuse, 😉

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  13. @pâte à crêpe, @Koa, @CDLPSF et @la poule pondeuse, Je reviens sur ce blog poster un nouveau commentaire avec le drapeau blanc à la main car j’apprécie toujours autant ce blog ainsi que la qualité des commentaires qui accompagnent chaque article. Et les échanges qui m’ont conduit à me fritter violemment avec pâte à crêpe et Koa il y a quelques jours me désolent 🙁 , même s’ils sont en grande partie la conséquence de ma tendance à l’agressivité 🙄 (foutus débats sur internet qui partent trop souvent en sucette en incitant à caricaturer certains propos à l’excès…).

    Pour en revenir à ce billet en particulier, mon idée n’était pas de compter les points pour dénombrer les violences faites aux femmes et celles faites aux hommes, et ainsi, déterminer qui l’emporte. :
    – Je ne cherche pas à victimiser les femmes à outrance. Ce ne serait d’ailleurs pas un service à leur rendre.
    – Contrairement à ce que j’ai pu laisser suggérer, je ne nie pas la réelle souffrance des hommes qui sont aussi parfois les victimes des préjugés sexistes. Et je suis par exemple très sensible à la détresse des pères divorcés qui ne voient leurs enfants qu’un WE sur 2 parce que la justice a décrété arbitrairement qu’il était préférable qu’ils vivent auprès de leur maman.

    Néanmoins… Je continue à penser que les stéréotypes sexistes reposent en grande partie sur l’idée que les sexes sont inégaux, ce qui, dans notre société, revient trop souvent à décréter que les femmes sont inférieures aux hommes. Et très sincèrement, je ne crois pas que depuis les années 50, cette conviction ait vraiment disparu de notre société. Et de cette conviction-là découle la croyance en l’existence d’un rapport de force entre hommes et femmes, qui impliquerait une volonté de domination d’un sexe sur l’autre. A l’inverse, le sexisme féministe (car, oui, il existe, mais ce n’est pas mon point de vue…) pourrait effectivement conduire à l’idée que les femmes sont supérieures à l’homme. Mais il me semble tout de même que ce sexisme-là rencontre une très faible audience au sein de la société française actuelle. C’est mon point de vue mais je ne nie pas que je puisse avoir tort.

    J’ai longtemps eu une approche politique du problème et l’application de la théorie marxiste de la lutte des classes à la question des sexes me paraissait pertinente. Un peu moins aujourd’hui, parce que je ne pense pas que la solution se trouve effectivement dans une dictature du sexe féminin qui devrait logiquement succéder à la dictature masculine. Et je comprends tout à fait le rejet que peut susciter ce féminisme agressif et sans nuances qui prétend uniquement remplacer une domination par une autre. Mais je peux aussi trouver des excuses à ces discours excessifs qui doivent être replacés dans un contexte historique précis. A mes yeux, ils n’étaient qu’une étape dans la conquête d’un certain nombre de droits qui faisaient cruellement défaut à la condition féminine, à une époque donnée. Etape peut-être nécessaire mais qui doit être dépassée. D’autre part, dire que les hommes sont tout autant victimes du sexisme que les femmes, pour moi, cela revient à dire que les « Blancs » sont tout autant victimes du racisme que les personnes de couleur, parce que « le racisme anti-blanc, ça existe aussi». Ouais… En attendant, ceux qui sont victimes des discriminations à l’embauche, au logement, des contrôles d’identité un peu trop fréquents et du délit de sale gueule, cela reste trèès majoritairement ceux dont la peau a la mauvaise idée d’être un peu trop sombre, quand même.

    Pour en revenir également à la question de la représentation ultra-stéréotypée des sexes dans la publicité : on est bien d’accord qu’hommes et femmes en font l’objet. Mais la grosse différence, c’est que les conséquences n’en sont pas les mêmes : l’image du mec, hyper sexualisée, c’est vrai, mais en même temps représenté dans des situations – professionnelles notamment – toujours valorisantes (cadre super dynamique, sportif, amant fougueux et père attentif…) n’est pas la même que la femme, trop souvent réduite à l’état d’objet, à un corps (souvent dénudé) aux formes voluptueuses, dont la vocation semble réduite à une seule chose : satisfaire le désir masculin. On n’est pas loin de la pute, de la salope, qui n’attend qu’une seule chose : qu’on la prenne 👿 !

    Je crois effectivement que les hommes ont tout à gagner à se considérer comme égaux en droits (et en devoirs…) aux femmes. Mais œuvrer concrètement pour parvenir à une société plus saine, harmonieuse et apaisée, cela implique de mener des combats précis (tout en n’oubliant jamais – et là, je pense que nous sommes d’accord – que les 2 sexes doivent en être également bénéficiaires). Mais je persiste à penser qu’il y a plus de boulot sur le front du respect des droits des femmes que de celui des hommes… Et se battre pour les unes ne signifie pas nier les besoins des autres, au contraire

    Pardon pour ce commentaire honteusement long et très prêchi-prêcha, mais je ne sais pas faire court… Je voulais juste clarifier et nuancer mon propos. Après, on est d’accord ou pas, mais on peut en discuter… 😉

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  14. pas le temps de lire tous les commentaires mais tout ça est très intéressant… un peu en vrac quelques considérations pas très centrée sur la question « au travail » mais bon :
    j’ai lu aussi il y a quelques jours un article intéressant (mais qui est en accès payant sur le site) du courrier international sur la mise en place culturelle des différences de genre. je mets le lien quand même, http://www.courrierinternational.com/article/2011/09/22/contre-la-dictature-du-rose.

    et même si il y a du boulot sur la place de l’homme dans la société, je suis quand même souvent assez contente d’avoir 2 petits garçons, ça me paraît moins difficile de lutter pour qu’ils aient une vision sensible du monde malgré des stéréotypes qu’on leur propose que de se battre pour inculquer à une fille une vision d’elle ouverte et détachée des paillettes, du tour de taille, de l’aspirateur (… je vous laisse compléter), presque opposée à ce que lui renvoie la société.

    sur le conditionnement in utero, ça faisait partie de mes réactions contre le fait de connaître le sexe de mes enfants avant la naissance : le conditionnement débute dès qu’il est connu, et ça me semblait important de pouvoir fantasmer un enfant non sexué, de ne pas imposer déjà une vision biaisée, même inconsciemment – surtout inconsciemment.

    pour moi, il y a également dans la vision culturelle du sexisme une infantilisation et une victimisation simpliste de la femme. en gros, la femme seule ne peut pas s’en sortir (de quoi ?), ni être vraiment heureuse et équilibrée, ni dans sa vie personnelle ni au travail, et surtout elle n’est pas activement décisionnaire ni responsable de sa situation. du coup, quand un couple se sépare (sauf, oh scandale, si Mme s’en va avec un autre, et dans ce cas le schéma plaqué dessus n’est pas plus joli), l’homme est un salaud et la femme la victime, a priori ignorant tout de l’histoire réelle du couple, des décisions prises ou loupées, et du fait que dans tous les cas les 2 individus sont arrivés là ensemble et sont tous 2 responsables de la situation.

    sinon je ne sais pas si vous avez vu cette pub ultra-consternante qui suit la journée d’une mère de famille qui bosse, pour vendre au final un logiciel de mise en forme…. je n’ose pas mettre de lien, ça leur ferait de la pub. mais je ne comprends même pas qu’il y ait des gens pour imaginer des scénarios pareils, et que ça passe les commissions diverses qui autorise la diffusion.

    bon c’est un peu n’importe quoi ce commentaire… 😉

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  15. @Gaelle, bonjour à tous et toutes,
    je me suis retrouvée devant le dilemme, je n’avais aucun souci pour mettre les habits de mon fils à ma fille alors que l’inverse!!! ( je ne parle pas des robes evidament!!!)
    En fait, je crois que la condition féminine est bien definie par le fait qu’il est degradant pour un garçon d’etre assimilée à iune fille bien sur je reduis le propos.
    L’insulte « t’es une fille » est courante alors que l’invers non!!
    Il est dur aussi de sortir des stéréotypes. On a beau essayé d’eviter le rose pour les filles on n’evitera moins le bleu pour les garçons qu’on mettra plus facilement à des filles!!
    je sais pas si je me fais comprendre.
    d’ailleurs un article sur courier internatinal demontrait que le gout du rose avait etait imposé aux filles dans un souci exclusif de vendre!!!
    Bref c’est pas gagné

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  16. Bonjour,

    J’ai lu tous les commentaires, et pour l’instant j’ai un peu de mal à me faire ma propre opinion, n’étant vraiment pas très documentée sur la question.
    Je n’oserai donc pas rentrer dans le débat d’idées, mais je voudrais juste essayer de ramener ça au niveau de l’expérience quotidienne.

    J’ai bien conscience que dans notre société l’égalité des chances entre hommes et femmes n’existe pas, et j’ai plusieurs témoignages d’amies qui se sont vues discriminer au travail à cause de leur genre.
    Mais alors moi, je ne me reconnais pas du tout dans cette image de la femme inégalitaire de l’homme. Et pourtant, je travaille à temps partiel et je m’occupe de mon fils le reste du temps (mais je m’occupe de mon fils parce que je travaille à temps partiel et pas le contraire, c’est pas l’envie qui me manque de travailler à temps plein). Chez nous, on est peut-être des gros flemmards, ou des gros crados, mais personne ne se sent l’obligation d’avoir une maison briquée, ni coupable d’aller chercher un macdo parce qu’on a la flemme de cuisiner. Les tâches du quotidien sont plus ou moins réparties par gout (ou par dégouts 😉 ), et aussi parce qu’on ne peut parfois pas faire autrement (j’aimerais travailler plus mais je ne trouve pas mieux que ce que j’ai, mais si c’était l’inverse, mon homme s’occuperait de notre fils, je ne vois pas comment on pourrait faire autrement).
    Je suis peut-être aveugle sur ma condition, ce qui est sûr, c’est qu’à aucun moment de ma vie je n’ai eu l’impression d’être obligée / empêchée de faire quelque chose parce que j’étais une femme, ou une mère. J’ai été discriminée parce que j’étais l’ainée, parce que j’étais blanche (en Afrique… tout est question de point de vue 😉 ), j’ai failli l’être à cause de la discrimination positive (c’est la raison pour laquelle cette notion a tendance à me gêner), mais c’est tout.

    J’aimerais bien avoir vos témoignages sur la question, et vos ressentis, pour alimenter le débat !

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  17. Coucou, pas eu le temps de lire tous les commentaires, pardon ! Mais voici mon témoignage. Mon homme et moi nous sommes répartis les taches ménagères et administratives en fonction de nos affinités. Pendant longtemps, j’ai gagné plus que lui à diplome égal (oui je sais je suis un ovni !).
    Nous élevons notre fils ensemble mais c’est vrai que toutes les problématiques d’organisation me « retombent » un peu dessus (garde, médecin…)! C’est depuis l’école que notre fils revient avec des clichés. Quelques exemples et notre réaction
    – le rose c’est que pour les filles ! Nous : ah bon et Papa il n’a pas de chemises roses ? Lui : ah si…
    – les filles elles savent pas se défendre Nous : et ta prof de judo, c’est pas une fille par hasard. Lui : ah ben si.
    🙂

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  18. Ouf, enfin un peu de temps pour vous lire tous. J’ai repris le boulot après 13 mois de congé parental non choisi (= pas de mode de garde satisfaisant). Et maintenant les blogs sont bloqués… ahhh pas bien les blogs pendant le boulot.

    J’en avais déjà parlé mais les travaux sur l’égalité professionnelle H/F de l’ORSE sont intéressants : par exemple, l’image des pères dans la pub ou la promotion de la parentalité auprès des hommes etc. Il y a aussi un super guide du manager de proximité relatif aux questions de famille sur le site de l’Observatoire de la Parentalité en Entreprise.

    Je pense que c’est le fait de lire pas mal sur le sujet qui m’a rendue à l’aise pour demander sans culpabiliser un aménagement de mes horaires pour raccourcir les journées en crèche du Poussinnet. Pas facile d’oser ceci si on se laisse aller au climat ambiant des heures de présence.

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  19. 😛
    Merci pour cet article, j’ai mon prochain livre à lire 🙂

    J’aime bien les Mars et Vénus, mais comme tu le dis dans ta conclusion, les hommes hommes ne nous aident pas dans les tâches ménagères, car elles leurs incombent aussi ! Et dire « merci » 😯 pour la vaisselle ou autre, je n’ai jamais pu !

    Je garde l’idée d’un baby-sitteur…

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  20. hello, je me permets de te mettre le lien de ma dernière note, puisqu’il s’agit des enfants… au cas où ça t’intéresse et du moins, pour info.
    Super d’être féministe, c’est pas un gros mot 😳

    http://femininlemporte.blogspot.com/2011/10/monoprix-et-ses-emballages-douteux.html

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    StéphanieNo Gravatar a répondu :

    @Emelire, J’en reste sans voix !!!! Non mais quelle honte… Merci pour cette info.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Emelire, merci pour le lien, je suis vraiment choquée ! Quelle horreur ! Bravo pour ta vigilance en tout cas. J’ai relayé sur twitter d’ailleurs.

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