Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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L’art d’accommoder les bébés

Par  • Le 27 février 2011 à 22:37 • Catégorie : Bibliothèque, Réfléchir

Voilà un bouquin que je voulais lire depuis longtemps, alors autant vous dire que quand l’amie Ficelle me l’a passé, c’était un peu Noël (en fait c’était vraiment Noël puisque nous étions le 27 décembre). Je n’ai pas été déçue, c’est à mon avis un incontournable à mettre en toutes les mains : parents et futurs parents, grands-parents et tous les professionnels de périnatalité et de petite enfance.

L’idée ? Une psychanalyste, Geneviève Delaisi de Parseval, et une ethnologue, Suzanne Lallemand, passent au crible les manuels de puériculture depuis le début du XXème siècle jusqu’à la fin des années 1970 (avec une postface sur la période 1978-1998 dans la dernière édition), disséquant les différentes sauces auxquelles parents et bébés ont été accommodés selon les époques et les lubies personnelles des auteurs. La première montre avec beaucoup de finesse comment beaucoup des dogmes érigés par ceux qu’elles appellent les puériculteurs servent en réalité à compenser leurs propres insécurités et blessures psychologiques ; son approche change très agréablement de la psychanalyse de comptoir que de pseudo-experts nous délivrent sur tout et n’importe quoi (et surtout avouons qu’il est assez jouissif de voir décortiquées à la loupe les névroses des autres). La seconde donne du recul en convoquant les pratiques d’autres peuples, permettant de relativiser les diktats des puériculteurs et montrant comment l’intérêt de telle ou telle façon de faire s’inscrit en fait pleinement dans une vision donnée de la société, voire une idéologie.

L’écriture est agréable (voire franchement savoureuse pour certains passages), et d’un bon niveau : parfois un peu limite pour les neurones fatigués de la jeune mère mais quel plaisir de se voir traitée comme une adulte responsable et douée de raison dans un livre sur la parentalité ! Je vous livre quelques unes des idées développées qui m’ont particulièrement marquée. La première repose sur le constat que la dépendance entière du bébé du ou des adultes qui s’en occupent est sans doute effrayante pour l’enfant, mais peut également l’être fortement pour l’adulte. Cela expliquerait la tendance forte de notre société de vouloir rendre le bébé indépendant : c’est une façon pour le parent ou pour le puériculteur de refouler cette réalité angoissante. En vain bien sûr, car il ne suffit pas de faire comme si un nouveau-né était capable de réguler parfaitement ses heures de repas, de sommeil ou de câlin pour que ce soit effectivement le cas.

Une autre remarque la façon dont les auteurs de livres de puériculture décrient systématiquement les grands-mères, dont les conseils sont jugés inutiles voire nocifs. G. Delaisi et S. Lallemand notent elles que les suggestions des grands-mères ne font que reprendre celles des manuels de leur époque, et qu’il est donc un peu facile pour les auteurs de leur jeter la pierre, au lieu d’avouer leurs propres contradictions (ou celles d’avec leurs prédécesseurs). Ayons donc un peu de pitié pour nos mères et belles-mères, qui ont simplement eu le malheur de subir un lavage de cerveau différent du nôtre (et plus violent également, les citations d’avant les années 1970 étant pour la plupart particulièrement épouvantables).

Il y a également un point vraiment intéressant sur le rôle du père, totalement mis de côté jusqu’à peu. Comme le disent les auteurs

« l’index des sujets passe inexorablement de « peau » à « pertes blanches » ou de « patron » à « photographe », mais de père, point. […] A lire cette littérature, on dirait bien qu’un enfant se fait par parthénogenèse. »

A l’inverse, un tableau brossant les visions d’autres cultures indique que selon la façon dont on interprète les mêmes réalités biologiques, on accordera une place plus ou moins importante à chacun des parents. La société occidentale insiste fortement sur le rôle de la mère (au point, rappellent les auteurs, qu’on parle toujours de « couper le cordon » pour séparer l’enfant de sa mère, alors que le cordon relie le bébé au placenta, qui est un produit embryonnaire, donc issu des deux parents), pourtant

« on ne peut que constater que ce n’est pas la physiologie qui est contraignante, mais l’utilisation qui en a été faite par les différents systèmes idéologiques de représentation. »

Les auteurs proposent ainsi de rééquilibrer les rôles parentaux, y compris par le biais des relations sexuelles pendant la grossesse pour lesquelles des études de psychologie montreraient qu’elles aident le futur père à appréhender et à « participer » à la construction de l’enfant (d’un point de vue psychique bien sûr).

Enfin il est intéressant de noter l’absence globale du concept de plaisir dans ces manuels. Tout est strictement réglementé et ritualisé, chaque option obéit à des considérations rationnelles (ou présentées comme telles), bref la mère est un bon petit soldat qui remplit son devoir. Pourtant il est clair que parler du plaisir de l’allaitement pourrait être plus motivant que de détailler la composition protéique du lait maternel, tout comme réduire le change à son seul aspect peu ragoûtant en enlève la dimension de jeu et de câlin qui n’est pourtant pas négligeable. Le bain n’a pas pour but de briquer le bébé dans les moindres recoins mais plutôt de le voir barboter avec plaisir, quitte à en profiter pour lui passer un peu de savon ça et là. La bien mal nommée « propreté » (Dolto préférait le terme de « continence », plus approprié) est également obsession bien occidentale : les auteurs citent une ethnie où le problème des couches est résolu en dressant le chien à manger les excréments du bébé, jusqu’à ce que celui-ci finisse par imiter les adultes et utiliser les latrines, sans que quiconque ne se formalise du processus. Elles suggèrent d’ailleurs que la volonté de dresser l’enfant à aller au pot dès ses six mois serait finalement une façon de dresser sa mère, qui se voit bien prise par cette tâche qu’elle ne pourra de toute façon accomplir avant plusieurs mois.

Ainsi, ce livre est en fait un véritable essai féministe, examinant la condition maternelle au cours du XXème siècle et montrant point par point comment les diktats de puériculture visent autant à former les petits soldats de demain qu’à enfermer les femmes dans des rôles bien définis et pas forcément très valorisants (certains des manuels n’hésitant pas à présenter la mère comme l’auxiliaire du médecin, qu’il soit obstétricien ou pédiatre !). Les auteurs déplorent d’ailleurs que les manuels ne soient pas écrits par les équipes de chercheurs travaillant sur le développement psychomoteur de l’enfant par exemple, cela reflétant d’ailleurs le peu de cas fait des lectrices :

«  Imagine-t-on […] des livres de gastronomie écrits par des cuisiniers des cantines des hôpitaux ? »

En bref, je le répète, c’est à mon avis une lecture indispensable, à offrir et à s’offrir. Je terminerai ce billet sur une citation de J.S. Bruner, professeur de psychologie américain, trouvée dans ce livre.

« Un bébé n’est pas une horloge et aucun indicateur ne nous permet de prévoir exactement à quel moment un enfant passera d’une étape de sa vie à une autre […]. Il n’y a pas de « bébé idéal », pas de « type d’enfant de trois mois ». Laissons cela aux statisticiens. Il y a tel bébé de tel âge dans ce cadre-ci, à cette heure du jour et avec cette histoire. Que l’on ne confonde pas un « bébé des statistiques » et un vrai bébé. »

Vous en étiez sans doute déjà persuadés, mais c’est toujours bon à lire, à relire et à faire lire.

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101 Commentaires »

  1. Un grand merci pour cet article. J’avais déjà mis ce livre dans mes listes en attente, dans ma librairie en ligne. Je vais le commander vite fait.
    Sinon, la Poule, il me semble que tu as oublié un M dans ton titre. Ou bien, c’est fait de manière volontaire. Mais, là, je dois avouer que je ne comprends pas les jeux de mots. :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @rysy, arrrrrgllllll ça y est j’ai corrigé !

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, ah ah ah C’est ça de mettre en ligne à une heure à laquelle les honnêtes gens dorment.
    Autant l’humour anglais me fait hurler de rire, autant là, j’étais en train de me demander si tu n’avais pas fait un jeu de mots sur le mot « mode ». Comme je n’avais pas compris ton allusion avec ton titre « le portage pour les nuls », je me suis dit que tout était possible. :lol:
    Bon, j’ai craqué, j’ai commandé le livre cette nuit. Gasp ! Toute l’aide de la CAF va passer dans les bouquins ! :lol:

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  2. Lorsque ma première fille est née, la mode était de lire de livre de Laurence Pernoud que je n’ai jamais voulu approché, ne serait ce que d’un oeil, mais là, je vais aller avec grand plaisir chercher cet ouvrage.

    J’aime beaucoup votre citation :  » « Un bébé n’est pas une horloge et aucun indicateur ne nous permet de prévoir exactement à quel moment un enfant passera d’une étape de sa vie à une autre […]. Il n’y a pas de « bébé idéal », pas de « type d’enfant de trois mois ». Laissons cela aux statisticiens. Il y a tel bébé de tel âge dans ce cadre-ci, à cette heure du jour et avec cette histoire. Que l’on ne confonde pas un « bébé des statistiques » et un vrai bébé. »

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @celine, bon la mode « Laurence » n’a pas tant décru que ça ;-) En tout cas la majeure partie de la presse et des livres pour parents restent pas mal de ce niveau :roll:

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  3. Bravo pour cet excellent billet sur un tout aussi excellent bouquin qui fait partie du cercle restreint de livres que je recommande régulièrement aux parents !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @10lunes, merci !

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  4. Ce livre a l’air très intéressant. J’imagine que cela étaye ce que je pressentais rien qu’en ayant entendu , ma grand-mère, ma mère parler de la position idéale pour faire dormir un bébé, et comparé avec ce qu’on lit aujourd’hui : depuis le début du XXe siècle, les bébés sont passés par toutes les positions !! Sans compter l’époque où ils étaient emmaillotés et accrochés en hauteur pour ne pas être mangés par les cochons pendant que les parents travaillaient !
    Voir aussi le très beau livre « bébés du monde » de Béatrice Fontanel et Claire d’Harcourt.
    http://livre.fnac.com/a2685922/Beatrice-Fontanel-Bebes-du-monde

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    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @phypa, j’avais acheté de ces 2 femmes « l’épopée des bébé », ce livre m’avait bien plu car il y avait de belles illustrations (photos, peintures, gravures…) avec les textes.
    Ce n’est pas un livre pédagogique mais plutôt un livre expliquant comment les choses ont évoluées avec les siècles sur le sujet « bébé » !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @phypa, ceci dit il faut faire attention à l’amalgame entre les modes et le progrès des connaissances scientifiques. Typiquement pour le couchage, il y a des données importantes pour montrer que la mort subite a beaucoup baissé depuis que les bébés sont couchés sur le dos. Enfin d’ici à ce qu’on découvre un facteur confondant dans les prochaines années :razz:

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    LolaNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, C’est tout doucement en train de passer de mode, le couchage sur le dos :lol: , à cause de la « tête plate » du nourrisson… à la maternité et dans le cabinet d’ostéopathie pour nouveaux-nés, on m’a conseillé le « 3/4″ (c’est nouveau ! :roll:), ie légèrement sur le dos, légèrement sur le côté, avec éventuellement un truc plié dans le dos de bébé pour le maintenir dans cette position, et changer régulièrement de côté…

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    KoaNo Gravatar a répondu :

    @Lola, on s’approche… Un jour, on y viendra, au portage :twisted:
    Je trouve ça énorme : on laisse le bébé couché jusqu’à ce que sa tête s’aplatisse, et le jour où on se dit « quand même, ils ont la tête plate et plus de cheveux, c’est pas normal », on pourrait avoir de l’espoir, genre « ah ils sont pas faits pour être couchés toute la journée dans un lit ? », mais non, on passe d’abord par : « On va essayer de les coucher autrement, pour voir » :roll: :mrgreen:

    Allez, un bon petit concept du continuum pour tout le monde ! :D

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Koa et Lola, je ne sais pas si c’est seulement le couchage sur le dos, mes fils par ex tournaient toujours la tête sur le côté quand ils étaient couchés sur le dos (et n’ont jamais eu la tête plate). Il me semble qu’il y a plusieurs facteurs, dont le couchage, de passer toute la journée dans le transat/cosi/poussette/landau, et aussi l’impact de l’accouchement et tout simplement des têtes génétiquement plus malléables que d’autres.

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    soleil- a répondu :

    @La poule pondeuse, et les filles, ici on a eu quelques soucis de tête plate, avec un bébé porté toute la journée (pas une sieste dans son lit jusqu’à deux mois) mais sur le dos la nuit, et qui tournait toujours la tête du même côté pour téter vu qu’on dormait ensemble… (Ca s’est arrangé quand on a changé dfe côté de lit)
    On ne peut quand même pas les porter H24 ^^

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    phypaNo Gravatar a répondu :

    @toutes, bon le couchage, c’était un exemple. Je ne pensais pas que ça alimenterait une conversation !
    Oui je crois qu’il est vraiment difficile de faire la part des choses entre mode et progrès scientifique.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @phypa, ici n’importe quoi peut alimenter une conversation :mrgreen: :mrgreen:

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  5. J’en suis à peu près à la moitié et c’est franchement un livre super chouette. Pas de découverte notable, surtout si on a lu les Instincts maternels ou comparé Pernoud et Didierjean-Jouveau, constaté le fossé entre Rufo et Dumontheil-Kremer :roll: J’ai hâte de le terminer pour voir si elles proposent leur sauce à elles – se plaçant ainsi dans la lignée des puériculteurs dont elles récusent les propos ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, oui il y a quelques propositions à la fin. Je n’en dis pas plus pour ne pas gâcher le suspense insoutenable :mrgreen:

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, hihihi trop aimable :lol:

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  6. Bon, ben je vais me le faire prêter aussi, celui là, il m’intéresse bien !!! ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, voir le commentaire n°5 :mrgreen:

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Faut que je lui en cause !!

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  7. Je viens de le commander sur Internet, j’ai hâte de le recevoir !

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  8. Merci pour cette référence, je l’ajoute à ma liste !!

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  9. et bien voilà, encore un qui s’ajoute à ma longue liste de livres à lire ! y’a personne qui voudrait bien me le prêter ? :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé, tu as regardé à la bibliothèque ?

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    Anne CéNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, il n’est pas dans celle de mon quartier, mais je vais pouvoir le faire venir d’une autre bibliothèque, donc c’est bon ! (vive internet)

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  10. La notion de plaisir est totalement absente des manuels Pernoud and co, la mère n’a que des devoirs, des challenges, des étapes à franchir, les pièges à éviter …pire que le triathlon :mrgreen: !
    Je me souviens d’un passage sur l’âge d’introduction des oeufs dans l’alimentation qui était une bonne illustration des changements de cap et les contradictions des différentes « méthodes »
    Sinon j’ai un manuel de puériculture pour petites filles de 1904 (c’était appris à l’école), c’est dépaysant … : très pro-allaitement car c’était le meilleur moyen d’éviter la diphtérie :???: (ça place le débat nichon vs biberon sous un autre angle…), un paragraphe sur la layette du bébé riche et un autre sur celle du bébé pauvre, on y apprend aussi qu’il faut mieux ne pas boire plus d’un litre de vin quand on allaite, au delà c’est pas bon pour le bébé :shock: (le vin à l’époque était plus doux, mais quand même …)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sophie, 1 litre de vin ! YES ! :mrgreen: :mrgreen: (euh par jour ? par repas ? par heure ?)

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, par jour faut pas rêver non plus ;-)

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    soleil- a répondu :

    @sophie, dans le même goût, un manuel de puériculture retrouvé dans le grenier da ma grand-tante (possiblement années 20 ?) : « Aux tout-petits enfants, on ne DEVRAIT pas donner trop de schnaps » (pour les nourrissons donc)
    Délicieux conditionnel qui ne fait qu’attester la technique courante, mon père et ses huit frères et soeurs ont bel et bien été endormis à la goutte de schnaps dans le biberon du soir…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @soleil-, :shock: :roll:

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  11. Je le note également dans ma liste ! Ce qui est extraordinaire avec la technique, c’est qu’elle mue à travers les siècles comme ce livre semble le noter avec justesse. Chaque époque à ses « techniques d’éducation » qui seront toutes plus ou moins obsolètes à la future génération. Heureusement, il y a une chose qui ne varie pas, c’est l’aspect humain et amour du lien qui unit les parents à leur enfant. Ce n’est pas -à tort- assez développé dans les manuels de médecine, ni trop dans l’éducation des futurs médecins et pourtant, de mon point de vue, savoir quoi faire à telle heure peut rassurer dans un premier temps, mais dès que l’on se rend compte que, comme le dit cette belle citation « l’enfant n’est pas une horloge […] », il reste surtout l’intuition et les bases du lien pour surmonter toutes les étapes. Et ça, c’est très difficile à transmettre en mots pour ceux qui n’ont pas pris soin de le développer.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ludivine, surtout il me semble que les manuels ultra-dirigistes peuvent être assez dommageables à cet aspect humain et d’amour, puisqu’ils vont pour certains jusqu’à voir l’amour uniquement au travers du dressage…

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    LudivineNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, ah oui, mais alors là on est carrément dans un mode de pensée pathologique… rien que d’y penser, ça donne la chair de poule

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  12. merci de ce billet, je vais mettre ce livre dans ma read-list !

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  13. Ma grande soeur vient de m’envoyer un lien vers ton billet, je vais vite noter ce livre dans ma PAL !
    Euh, avec des chiens de 4 et 6 ans, tu crois qu’il est encore temps de les dresser à manger les crottes de mes enfants de 20 mois ?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Lisbei, mon expertise canine est nulle :mrgreen:

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  14. conseil de lecture. Personnellement j’aime la façon dont les choses évoluent. J’ai entendu des professionnels de la santé (des sages femmes) dire que la mère et l’enfant sentent ce qui est bon. Fini les « tu pèse avant la tété et après », ou « tu l’allaites toutes les tant d’heure ».
    Je mets sur la liste pour la prochaine tournée d’emprunt à la bibliothèque. Merci :)

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  15. Bonjour,

    J’ai lu ce livre après que tu l’ai cité dans un billet précédent, et je l’ai dévoré (c’est vrai que c’est parfois un peu complexe, mais c’est tellement jouissif qu’on ne peut pas s’arrêter). J’ai adoré la partie sur les rôles dédiés par ces manuels au père et à la mère. En général, on ne parle que de la pression (réelle) qui pèse sur les mères,or elles mettent bien en lumière le parti pris social d’exclure les pères de la sphère parentale.
    En plus, après le passage mémorable sur l’histoire du jaune d’œuf dans l’alimentation du bébé, je culpabilise beaucoup sur mes menus quotidiens :grin:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Gargouille, « je culpabilise beaucoup sur mes menus quotidiens » : beaucoup moins non ? ;-)

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    GargouilleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Effectivement, mes doigts ont fourché :oops:

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    soleil- a répondu :

    @Gargouille, c’est quoi l’histoire du jaune d’oeuf ?

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    GargouilleNo Gravatar a répondu :

    @soleil-, C’est le passage dont parle Sophie sur l’introduction de l’œuf dans l’alimentation. Pour donner un exemple des changements de « modes » alimentaires, les auteurs décrivent ce que les puériculteurs ont dit de l’œuf au fil du temps. Je ne me rappelle plus de tout les détails, mais on est passé par pas d’œufs du tout, ou que le jaune, avant de réhabiliter le blanc…
    Ca m’a fait un bien fou de lire ce passage, ça aide à relativiser les conseils de diversification hyper dirigistes qu’on nous donne.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Gargouille, franchement la diversification est un des sujets sur lesquels les preuves scientifiques ne sont pas très probantes, et en tout cas très très loin de certains conseils (commencer par les fruits/par la carotte/par 20 g de poire ou que sais-je…). Si tu rajoutes que le sujet est pas mal trusté par les industries… par ex on trouve dans les salles d’attente de pédiatres des brochures éditées par le syndicat des fabricants d’aliments pour bébé (me souviens plus du nom exact) exposant les tenants et aboutissants de l’alimentation jusqu’à 3 ans (« avant 3 ans votre enfant ne peut pas manger comme les adultes » :shock: ça dépend peut-être du régime des adultes en question non ??). No comment :evil: :evil:

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    GargouilleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Tout à fait d’accord, et je pense que ça génère un business très lucratif. Je repense notamment à une pub pour des petits pots qui commençait par expliquer que la majorité des bébés mangeaient trop de protéines (sous entendu : au moins, dans nos petits pots c’est dosé au gramme près, et c’est donc meilleur pour votre enfant).
    C’est ce qui m’a plu dans cette partie de l' »art d’accommoder », leur manière de montrer que dans la majeur partie des cas, nous ne sommes pas face à des recommandations médicales mais symboliques.
    En ce qui concerne l’alimentation du bébé, ici on a un loulou de 19 mois à la maison, et depuis quelques temps, tout le monde mange pareil. Maintenant, c’est sûr qu’on a revu un peu notre équilibre alimentaire : exit les pizzas surgelées, et bonjour les légumes vapeurs et les sauces tomates maison pour les pâtes. Et tout le monde y gagne :grin:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Gargouille, en plus il me semble que l’important est d’avoir une alimentation à peu près équilibrée sur le long terme (pas précisément à chaque repas). Et oui, si tout le monde mange pareil ça implique de faire quelques efforts mais globalement c’est meilleur et plus économique. Pour moi il y a aussi une différence entre faire goûter de la junk food à un bébé et l’en nourrir, par ex si on ouvre un paquet de chips même Pouss2 va en réclamer. Je ne trouve pas choquant de lui donner quelques chips ou frites une fois de temps en temps (et avoir la paix :mrgreen: :oops: ), ce n’est pas comme si c’était sa seule source d’alimentation.

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  16. Pas besoin de dresser les chiens à manger les crottes
    Tu laisses une couche accessible ou le pot dans l’endroit où il est tu repasses une heure après il y a plus rien …tu te dis je pensais pas l’avoir vidé ????
    Il reste 100% de recyclable dans les matières fécales, les chiens n’ont pas à apprendre, ils le savent !!! Mais nous on ramasse « ça  » à toute allure, odeur oblige !!!!!
    Merci pour le post et Geneviève Delaisy de Perceval , j’aime son style !
    Je cherche et lirait cet Art là, qui me conforte à lutter contre dressage, réglage, évaluation et tout le toutti !!!
    Proximité, chaleur des parents, donner aux couples de l’assurance sur leurs compétences c’est bien ce qui compte avant tout ! Et regarder dans le monde, nous habitons une petite parcelle de terre, ville ou campagne dans un pays confetti sur la planète ! Au lieu de se regarder le nombril porter attention à ce que font les autres cultures m’a toujours émerveillé ! Ainsi il y a trente ans ( bien avant B De Gasquet) voyant des mamans africaines marcher, marcher pendant le travail en bougeant, je proposais de  » danser la rumba » aux futures mères, nous organisions en 2000 avant garde, des « rencontres sur les portages Afrique ,Inde, début de l’écharpe, pour réassurance, sécurité des bébés, et résistance à l’éducation rigide du : « faut le laisser pleurer » , « il fait des caprices « !
    Pas de caprices, pas de séparation précoce, donnons toute la tendresse, la patience et partageons cette difficulté pour laisser le temps au bébé rassuré de trouver son sommeil !

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @martine desmares, ah je n’ai pas de chien (ou autre animal d’ailleurs, faisant partie des gens qui « ont des enfants parce qu’ils ont pas pu avoir de chien » :mrgreen: ), alors si je ne ramasse pas il ne va pas se passer grand chose ;-)
    Bravo pour tes travaux et tes actions avant la « mode » pour les femmes et les bébés !

    Répondre

  17. Merci pour ce résumé ! Hier, j’ai filé acheter le bouquin et je reviendrai ici quand je l’aurais lu.
    Bonne journée !

    Répondre

  18. rien que le titre me donne envie de lire le livre ;-)

    « beaucoup des dogmes érigés par ceux qu’elles appellent les puériculteurs servent en réalité à compenser leurs propres insécurités et blessures psychologiques » : ça me fait penser au fait que je n’aime pas que les gens s’approchent du vide parce que moi ça me donne le vertige… et pas vraiment parce que je crois qu’ils vont tomber !

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, cas typique : chandail = vêtement que l’enfant doit mettre lorsque sa mère a froid :mrgreen:

    Répondre

    Anonyme a répondu :

    @La poule pondeuse, :lol: :lol: :lol:
    je fais exactement pareil : quand j’ai chaud, je découvre mon fils, quand j’ai froid, je lui met une petite laine supplémentaire !
    sinon moi aussi j’ai fait ma ptite commande sur amazone et je ne dors plus que 6 heures par nuit (depuis 2 nuits….!! pas d’affolement) happée que je suis par le bouquin !

    Répondre

  19. Pour moi, les dogmes « pragmatiques » sont (le plus souvent) ignorés (diversification, temps de sommeil ect) mais je pense être hyper « sensible » à d’autres pratiques, souvent érigées en dogmes ici ou là (genre forum maman nature ou même dans certains commentaires de la basse cour).
    Parce qu’on cherche le mieux pour notre enfant, je me suis pas mal inquiétée de « bien faire » : j’ai fait en fonction de mes limites (cododo, CL, allaitement, portage, congé parental) mais à chacune de mes limites, j’ai quand même culpabilisé en me disant que je n’avais peut-être pas fait assez, que ces petits neurones allaient irrémédiablement être endommagé parce que j’avais plus envie de dormir avec lui ou de l’allaiter car il marchait ou de le mettre en crèche parce que je voulais bosser, ou si j’avais eu un chien, j’aurais pu me lancer dans le HNI (mais bon qui ramasse les crottes du chien ?)

    c’est pourquoi, je pense que je pourrais donner de « bons conseils » à mes enfants pour l’éducation de leurs enfants… parce que je suis ni meilleure, ni pire que les générations précédentes, dont les situations (familiales, économiques et sociales) étaient complètement différentes : ce n’est pas qu’une question de mode, il y a aussi réponse à son environnement… genre une poussette tank à Paris, mission impossible :cool: – mais dans 30 ans ?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, « mais bon qui ramasse les crottes du chien ? » :lol: :lol: très bonne question !
    je pense aussi qu’il y a plein de petites choses qui n’auront pas l’impact démesuré qu’on leur prête, et encore une fois la parentalité ne se résume pas à des arrangements pratiques (porter, mettre des couches lavables ou quoi) mais se définit par une façon globale et bien plus profonde d’être avec son enfant.
    Pour la poussette ma mère pense que je suis folle de porter Pouss2 et ses 10.5 kg mais si je prends le métro avec la poussette il faut porter Pouss2 dans les bras (avec le manteau il glisse) ET la poussette qui fait quand même bien 5-6 kg.

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, je suis tout à fait d’accord sur ta définition de la parentalité (façon d’être avec son enfant). La mère rationnelle en moi l’entend, mais parfois j’ai quelques moments de flippe ;-)
    Pour le portage, peut être que dans 30 ans, y aura des ascenseurs dans toutes les stations de métro, et ça laissera un vrai choix aux parents ! (s’ils font le choix poussette, on leur dira, qu’on les a porté jusqu’à 3 ans, et ils nous prendront pour des folles/fous)

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    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, c’est vrai que c’est vraiment la grosse galère la poussette dans le métro et là, l’écharpe ou le porte-bébé est une bénédiction !
    Aujourd’hui, j’ai vu dans le métro, une maman avec un bébé en porte-bébé + gros sac à dos + un enfant de 3 ans en poussette, elle avait l’air d’avoir chaud la pauvre ! Et là, je me suis dit, j’espère que quelqu’un va t’aider au moment où tu arriveras devant les escaliers, j’avais presque envie de l’accompagner !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Opale, l’an dernier j’ai fait plusieurs fois de partir en vacances en métro + train seule avec les deux enfants (3 ans et qq mois) + sac de voyage. Pas moyen que je me coltine une poussette en prime ! En général il y a une bonne âme pour porter le sac dans les escaliers mais pas toujours :roll: Donc je pars toujours en prévoyant de ne compter que sur moi-même, ayant de grosses difficultés à demander de l’aide (déjà fait aussi : mettre le gros sac dans le casier à bagages tout en haut avec Pouss2 dans mon dos, paie ton prolapsus :roll: :lol: )

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    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, « prolapsus » :lol:

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, ha ha ha « paie ton prolapsus » :lol: faudrait qu’on fasse des pronos pour savoir laquelle d’entre nous aura en premier sa descente d’organes, et à ce moment-là, je sais pas ce qu’on pensera de nous autres, vieilles mamunistes ménauposées :roll: :lol:

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  20. Merci pour ce billet
    voilà un livre dont je vais noter les références et que je vais apprécier pendant mon prochain congé mat
    Il m’a l’air des plus intéressant.

    Le sujet sur la place du père m’intéresse bien. C’est un vrai problème chez moi. A voir ce que je vais pouvoir en ressortir.

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  21. Pour info’ on trouve ce livre dans « notre » basse-cour ;-)
    Je viens de l’emprunter ,hâte de commencer à la lire…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @valentine, ;-)

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  22. J’ai envie de lire ce livre depuis bien longtemps. Et voilà, tu as été l’élément déclencheur, la Poule. Je viens de la commander :smile:

    Sur les préceptes éducatifs, j’ai été la première de ma génération, dans la famille et au sein de mes groupes d’amis, à avoir un enfant alors j’ai plus ou moins été préservée (en dehors des choses que j’ai incorporées au cours de ma propre socialisation). J’ai un peu paniqué au début mais, une fois au pied du mur, n’ayant plus le loisir de lire Pernoud (avec un nouveau-né, la lecture passe bien après la douche ou même le dodo…), ça a été une bonne chose que je sois obligée de l’écouter lui plutôt que des conseils extérieurs. Et en fait, j’ai découvert que les bébés savent communiquer sur un nombre incroyable de choses. Sur la nourriture et la diversification par exemple, chez nous, ça a été flagrant. Notre fils nous a montré quand il a voulu manger solide, il sait nous signifier par tout un tas de signaux ce qu’il veut manger, il a développé plein de voies pour nous indiquer quand il a faim… C’est très étonnant. Je reste souvent bras ballant devant les trésors d’ingéniosité des mômes.

    Ca n’en est pas moins un exercice très difficile. Et c’est là que je comprends qu’on puisse avoir besoin de se rassurer par le biais de « manuels ». Il faut beaucoup de temps et de disponibilité d’esprit pour être tout à fait à l’écoute d’un tout-petit, pour pouvoir vivre à son rythme, pour pouvoir respecter strictement son évolution… Malheureusement, aujourd’hui, le temps et la sérénité, c’est une denrée plutôt rare chez les jeunes parents.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Olympe, justement, ce sont parfois les gens sans enfant qui sont pleins de beaux principes (cf la devise du blog…). En tout cas c’est super que vous ayez pu être à l’écoute de votre bébé comme ça.

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  23. Il a l’air franchement bien, pour une fois qu’un livre met en avant de telles choses, c’est forcément à lire! merci

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Couches lavables Adepte, oui il vaut le coup !

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  24. effectivement un livre magnifique et une très saine lecture, mais difficile à trouver (je l’ai lu il y a 9 ans et je l’ai malencontreusement prêté à quelqu’un qui ne me l’a pas rendu… j’ai mis des mois à le guetter avant d’en trouver un d’occasion sur amazon et je ne le prête plus !)
    il devrait être réédité !!
    bravo pour votre blog découvert totalement par hasard (ou non)

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    Anonyme a répondu :

    @Clara.be, ma si, y’a en sur amazone !
    mais dès que je l’ai fini, je vais le prêter à toutes mes copines (copains ? euh…. pas sûr….) trop bien

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Clara.be, la version poche par ex est dispo ici http://www.amazon.fr/daccommoder-b%C3%A9b%C3%A9s-Genevi%C3%A8ve-Delaisi-Parseval/dp/273810939X/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1300279886&sr=1-1

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  25. Bonjour,

    Nous venons de parcourir votre blog, que nous avons beaucoup apprécié. Nous aimerions ainsi vous inviter à vous joindre à nous, et plus exactement à devenir rédacteur sur CareVox, premier site participatif dédié aux actualités de santé.

    La particularité de CareVox est de permettre aux professionnels, mais également aux passionnés de tout bord par les thématiques de santé, de faire part de leurs préoccupations médicales dans leur domaine de prédilection, dans la limite de l’exactitude scientifique dont CareVox se veut le garant.

    A la lecture de vos écrits, nous sommes convaincus que de nombreux lecteurs de CareVox aimeraient vous connaître davantage, s’informer et tirer parti de votre expérience, de vos conseils et de vos réflexions sur les thématiques ayant trait au milieu médical.

    Nous sommes heureux de notre côté de pouvoir vous offrir la tribune de CareVox pour vous permettre d’intéresser un large public à vos développements. Les articles sont évidemment relus et corrigés par un comité de rédaction.

    Sur CareVox vous côtoierez des médecins et des passionnés, comme vous, par la santé et le bien-être. Vous pouvez vous inscrire dès maintenant ou nous faire part de vos questions et remarques éventuelles. Vous pouvez compter sur nous, et nous vous renseignerons avec plaisir.

    Dans l’attente de votre réaction, et bien cordialement,

    L’équipe de rédaction de CareVox

    http://www.carevox.fr
    redacteurs@carevox.fr

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @La rédaction de CareVox, Bonjour, il y a un formulaire de contact qui vous permet de m’envoyer ce type de proposition en privé. Merci pour votre intérêt. Je ne souhaite pas participer à Carevox, d’une part parce que je ne vois pas de raison de vous donner mon contenu, et d’autre part parce que je ne me reconnais pas dans votre ligne éditoriale (des dossiers entiers consacrés au « spécial minceur pour l’été » ? si un site qui se veut santé doit promouvoir la perte de poids, c’est dans le cadre de la lutte contre l’obésité qui à ma connaissance ne connaît pas les saisons, et pas pour pousser les femmes à se conformer à des stéréotypes).

    Répondre

    FicelleNo Gravatar a répondu :

    Supprimé à la demande de l’auteur

    Répondre

    rysyNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, je n’avais même pas eu le temps de te remercier pour le lien signalé, que j’ai fait suivre à une connaissance qui travaille dans le domaine des maladies professionnelles en lui disant qu’il y avait peut-être une niche à exploiter :mrgreen: :mrgreen:

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  26. Ayez la poule, t’es une STAR!!!

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  27. Voilà ! j’ai commandé le livre et je viens de lire 3 pages et déjà j’ai une irrésistible envie de lever la main pour pourvoir exprimer mon ressentit !
    Pourtant je n’ai acheté aucun livre de puériculture, mais bien entendu j’ai été bombardé de magazines en tout genre et de don de livres qui dataient de matusalem ! pourtant je suis quelqu’un qui essaie de s’écouter, d’écouter son bébé.. j’essaie de ne pas me laisser influencer , de jouer la carte du feeling et pourtant on m’a forcé la main plus d’une fois et je le regrette bien!
    Rien que les 3 première pages de ce livre mon touchés ! enfin ! comme dit plus haut, on va faire au mieux .Je suis toute nouvelle assistante maternelle et je risque fort d’être confronté à des idées reçu ou des parents qui suivent scrupuleusement un de ses bouquins ! heureusement que j’ai mon mot à dire !
    Allez ! je file lire la suite ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Melanizetaufrais, bonne lecture ! Ceci dit cela ne doit pas être évident avec les enfants des autres, car même si on n’est pas d’accord il faut quand même respecter les souhaits des parents je pense.

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  28. Crotte du bique de crotte de bique ! je t’avais écrit un méga comm.. et il s’est envolé vers d’autres cieux :evil:

    Bref j’ai plus le courage de le réécrire mais juste pour dire au moins que j’ai commandé le dit livre et qu’au bout de 3 pages je me retrouve déjà ! merci pour cette découverte !

    Mais je suis quand même super fâchée que comm ai disparu crotte de bique.

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    Anonyme a répondu :

    @Melanizetaufrais, heu… c’était pas le comm’ du dessus dont tu as cru qu’il avait disparu ?!? ;-)

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    OlympeNo Gravatar a répondu :

    @Melanizetaufrais, c’était moi, Anonyme…

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  29. Bouquin reçu depuis un moment et commencé récemment.
    Et je plussoie la Poule quant au ton employé. Ca fait vraiment du bien que les mères (et parents) soient considérés comme autre chose que des chewing-gums dégoulinants ou des petits caniches bien dressés (et bien toilettés de préférence).
    Sinon, sociologue de formation, ça me parle à fond et je suis fan des références multiples aux mœurs d’autres peuples.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Olympe, contente que ça te plaise !

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  30. Je suis en pleine lecture et, sachant que tu l’avais lu, souhaitais recueillir ton avis dessus.
    Je trouve le livre très intéressant avec des éléments pertinents mais je suis un peu déçue par le parti-pris des auteures qui, de ce fait, analysent les anciens manuels un peu à la lumière de leurs propres préjugés.
    Bref, il me semble que l’ouvrage manque d’objectivité. Et c’est dommage.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @La Mère Joie, ah oui je vois ce que tu veux dire. Mais en même temps il me semble que c’est forcément subjectif comme analyse, au moins un minimum.

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  31. Je viens de le finir.
    Mais bon, c’était l’édition des années 80s avec la postface du milieu des années 90s. Les ouvrages auxquels les auteurs font référence sont très datés. J’aurais bien aimé avoir le même type d’analyse ethno-psychanalytique se basant sur les références d’aujourd’hui (Pernoud, Ruffo et quelques autres). Cela dit, on peut constater qu’il y a beaucoup de reproches faites aux livres de puériculture qui sont encore valables (au pif, ton mièvre ou culpabilisant, attributs du père de et la mère, etc).
    Cela dit, j’ai regretté que les auteurs moquent parfois les changements de mode, ou bien telle ou telle pratique sans s’interroger sur le fondement scientifique ou pas de telles pratiques. C’est vrai que ce n’est pas leur propos, ni leur place mais parfois cela m’a manqué.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @michmaa, oui j’ai regretté aussi que ça ne s’attaque pas aux plus récents. Mais j’ai quand même trouvé ça assez jouissif ! (ah si elles pouvaient aussi se faire Parents, Famili & co…)

    Répondre

  32. Comme lecture cet été, la revue « Books » (en français) (un peu l’équivalent de Courrier international : un thème vu par des articles ou des livres français et étrangers) de juillet-août, est sur la maternité « Tout sur la mère » : Tiger Mum, les mères israéliennes, la dictature de l’allaitement aux USA, Badinter, l’instinct maternel… Très instructif ! (en + c’est en kiosque)

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    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @sophie, merci pour l’info !

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    pour voir le sommaire : http://www.booksmag.fr/magazines/numero-24/

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sophie, effectivement ça a l’air plus culturant que Voici ou Biba ;-)

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, vraiment c’est à lire (mais non je ne fais pas de forcing ! :roll: ). Je ne lis pas assez bien l’anglais pour pouvoir lire tous ces articles en VO, je suis bien contente de les trouver en français.

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    gaelineNo Gravatar a répondu :

    @sophie, Merci merci! je vais l’acheter fissa, car je vois qu’aucune des bibliothèques que je fréquente n’est abonnée malheureusement.

    Répondre

    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @sophie, je l’ai acheté et j’ai commencé à lire 1 ou 2 articles que j’ai trouvé très intéressant dont celui sur le Bento au Japon !
    Merci pour le conseil, d’ailleurs, tu m’as fait découvrir cette revue que je ne connaissais pas, assez cher mais en même temps, il y a pas mal d’articles à lire et tu ne le finis pas en 2 secondes comme un « Parents » !! :mrgreen: :mrgreen: et ça vole un peu plus haut aussi :lol: :lol:

    Répondre

  33. « Les auteurs proposent ainsi de rééquilibrer les rôles parentaux, y compris par le biais des relations sexuelles pendant la grossesse pour lesquelles des études de psychologie montreraient qu’elles aident le futur père à appréhender et à « participer » à la construction de l’enfant (d’un point de vue psychique bien sûr). »

    J’aime bien comme tu précise que c’est du point de vue psychologique!! hihi ;)

    Je ne sais pas comment tu fais pour ranger tous tes livres chez toi.. Chez moi, ça déborde de partout, je fais des rangées doubles dans mes étagères, et j’ai encore envie d’en acheter en lisant tes articles.. Je vais voir si je peux le trouver à la médiathèque, je crois.. ;)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @MayYou, c’est sûr que ça fait la fortune d’un grand magasin de meubles suédois cette histoire-là :lol:

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  34. […] Chez la Poule Pondeuse, vous trouverez une présentation générale de l’Art d’accommoder les bébés […]

  35. […] Le titre de ce mini-débrief de la rentrée des Vendredis Intellos, vous vous en serez aperçus, est un plagiat éhonté du livre de Geneviève Delaisi de Parseval et  Suzanne Lallemand: L’art d’accommoder les bébés, dont on a déjà parlé sur les Vendredis Intellos ICI, et ICI, et que la Poule Pondeuse présente LA ! […]

  36. […] d’accommoder les bébés, de Geneviève Delaisi de Parseval et Suzanne Lallemand : L‘avis de la Poule pondeuse résume bien le contenu de ce livre. Comme elle, je pense indispensable de prendre avec des […]

  37. […] http://www.poule-pondeuse.fr/2011/02/27/lart-daccommoder-les-bebes/ […]

  38. computer games

    La basse cour de la poule pondeuse » Bibliothèque Réfléchir » L’art d’accommoder les bébés

  39. […] beaucoup cette auteur qui a d’ailleurs déjà été citée ici (par exemple ICI et LA) à propos de son autre excellent livre L’art d’accommoder les bébés. Phypa nous […]

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