Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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Un zèbre à la maison (2)

Par  • Le 11 mai 2010 à 7:42 • Catégorie : Enfant différent, Guests, Surmonter

quino La suite des aventures de nos petits zèbres et de leurs familles

Du diagnostic aux solutions

Bon OK, et qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Eh bien, on lit, on cherche, on se renseigne… on apprend plein de choses et on commence à sentir que les choses vont être très compliquées, mais qu’il faut faire quelque chose pour lui.

La psychologue préconise le saut de classe, les enseignants ne veulent pas, le Zèbre non plus. Nous ne sommes pas très chauds : il est petit physiquement, de la fin de l’année et gauche et maladroit sur le plan moteur (un intello quoi !). On ne peut pas dire qu’il soit super à l’aise dans ses baskets, surtout avec les autres enfants de son âge. Il passe donc en double niveau l’année suivante avec l’idée qu’il ferait deux années en une. Ca ne marche pas : trop de lenteur et de problèmes à l’écrit. Le Zèbre n’arrive plus à s’endormir le soir : il est malheureux et angoissé. En plus le Zèbre n’aime pas l’école. Sa phrase favorite : « l’école c’est mon pire ennemi » (Une semaine après son entrée en CP, le Zèbre nous a gratifié d’un : « Pfff, ça dure longtemps le CP… ») ! Hum, que du bonheur… Sauf que l’école on est un petit peu obligé d’y aller. En fait non, on n’est pas obligé. Ce qui est obligatoire c’est l’enseignement scolaire. Il y a un certain nombre de zèbres en souffrance qui sont déscolarisés. Nous ne voulions pas aller jusque –là, parce que en plus d’être déscolarisé, il risque aussi d’être désociabilisé. Il existe aussi des écoles spécialisées ou des écoles où des classes spéciales EIP (enfants intellectuellement précoces) ont été mises en place. Mais ces écoles sont rares et souvent payantes car privées. Bref, nous nous voulons qu’il aille à l’école et si possible dans celle de notre quartier. C’est plus pratique et c’est plus sympa pour les copains.

On consulte une autre psy dans un centre spécialisé (Cogitoz) : diagnostic de dysgraphie. Dysquoi ?? Dysgraphie ou problème lié à l’écriture. Il faut savoir que les zèbres sont les spécialistes des problèmes en « dys » : dyslexie, dysorthographie, dysgraphie… Les troubles de l’écriture (crispation graphique, lenteur d’exécution, etc.) sont très fréquents chez les enfants surdoués et notamment chez les garçons. Cela s’explique, entre autres, par le fait que leurs pensées vont beaucoup plus vite que leur main et ils finissent par perdre le fil de ce qu’ils voulaient écrire et renoncent ainsi à s’exprimer par écrit à cause de la frustration engendrée. Ce blocage est souvent la cause d’un refus de saut de classe par l’école. Les zèbres n’aiment pas perdre leur temps et ne comprennent pas qu’on leur demande certaines choses qui leur semblent inutiles. En plus d’un problème de crispation scriptuelle, le Zèbre faisait un blocage sur l’écriture. Nous avons tenté de convaincre le Zèbre de l’utilité de l’écriture : « Bah, ça ne sert à rien d’écrire, il y a des ordinateurs ! ». Un jour que je faisais un chèque, je lui fais remarquer qu’il faut écrire pour rédiger un chèque : « C’est pas grave, je paierai toujours avec ma carte ! » Les zèbres ont toujours des arguments pour défendre leurs points de vue. Cependant, nous connaissons l’origine de ce blocage. En grande section de maternelle, le Zèbre n’arrivait pas à terminer ses pages d’écriture (problème dû à ses difficultés psychomotrices ; en plus le Zèbre, comme beaucoup de précoces, est gaucher). La maîtresse en a déduit qu’il était fainéant et faisait preuve de mauvaise volonté. Elle le punissait : elle l’envoyait dans les classes de Petite section parce que « c’était un bébé », elle le privait de récréation. Le comble c’est que le matin à l’arrivée en classe, au lieu de jouer, dessiner ou faire des puzzles comme les autres enfants, le Zèbre devait s’assoir tout seul à sa table et terminer sa page d’écriture de la veille. Ensuite, il embrayait sur la page d’écriture du jour… Un cauchemar pour un enfant qui n’y arrive pas ! Du coup, parfois, il restait un ¼ d’heure devant sa page sans même commencer à écrire. Pour lui écrire une page représentait la même chose que pour vous si je vous demandais de gravir l’Everest ; vous n’allez même vous y lancer, vous savez d’avance que vous n’y arriverez pas. Le Zèbre a alors décidé qu’il n’écrirait jamais. Donc, après le diagnostic de dysgraphie, à l’école du Zèbre un PPRE (Programme Personnalisé de Réussite Educative) est mis en place : le Zèbre aura moins à écrire. On lui proposera des exercices à trous, l’enseignante écrira la consigne, la date, etc. Il pourra n’écrire que les 3 premières phrases de l’exercice. Un autre enfant sera nommé « secrétaire » pour lui écrire ses devoirs dans son cahier de textes. L’enseignante et les autres élèves jouent le jeu jusqu’à la fin du CE1.  On entame la rééducation de l’écriture avec une psychomotricienne. 25 séances de rééducation et 5 séances de psychologue plus tard (et beaucoup d’argent en moins parce que rien de tout cela n’est remboursé), le Zèbre, entré en CE2, commence enfin à écrire correctement et il doit encore acquérir toute l’expérience de l’écriture qu’il n’a pas eue jusqu’ici. Il va enfin bien. Il a abandonné l’idée d’avoir des copains garçons bagarreurs et joue avec les filles. Sa nouvelle maîtresse le comprend très bien et est très sécurisante pour lui. Ses résultats sont enfin brillants. Mais nous savons que tout cela reste fragile et qu’il suffira d’un nouvel enseignant peu compréhensif pour que des problèmes resurgissent.

Bilan détaillé et chiffré en mains, face à la souffrance de notre fille, nous demandons un saut de classe. L’instit qui jusque là nous avait assuré qu’en effet Puce1 avait de très grandes facilités d’apprentissage (haut potentiel) et un vocabulaire extrêmement riche (son niveau de langage est en effet alors évalué à deux à trois ans de plus que son âge civil !) fait volte face et assure à présent que « Puce1 travaille bien, mais il y en a d’autres qui travaillent aussi bien ». Mais peu nous importe : notre fille souffre, et est insatisfaite. Armés des documents officiels, et prêts à demander un PPRE en plus du PAI (projet d’accueil individualisé que Puce1 a déjà pour ses allergies), nous sollicitons une réunion d’équipe éducative et demandons un glissement immédiat en grande section. Puce1 est alors évaluée (et c’est ainsi que l’on découvre qu’elle fait des soustractions, évidemment, on ne risquait pas de le voir en lui demandant de faire du découpage dans sa classe de MS…) et une psychologue passe l’observer en classe. Son constat est édifiant : Puce1 est en dépression, il est urgent de la mettre aux contacts d’enfants plus âgés susceptibles de partager ses centres d’intérêts !  Puce1 passe en grande section en décembre et là… on souffle ! Notre fille s’épanouit, brille en classe sans difficulté, et surtout : est heureuse ! Sa différence est reconnue ! Puce1 apprend à lire en CP et dévore, ingurgite, mémorise.

Mais cet état de grâce ne dure qu’un an : en fin de CP, retour de l’ennui. Nous continuons de proposer à Puce1 de la nourriture intellectuelle à la maison et tâchons de trouver des solutions avec son instit de CP puis de CE1. L’expatriation et les allergies compliquent les choses. Ceci participe d’ailleurs à notre ferme décision de rentrer en France. Pour cerner mieux le profil de Puce1, et comme cela est souvent nécessaire lorsque les enfants sont testés jeunes, nous faisons retester Puce1 en décembre 2009, avec un WISC-IV cette fois. Résultat encore plus net : profil homogène, QI très élevé. Puce1 souffre particulièrement de difficultés relationnelles : à l’âge des chichis entre filles, elle est très frustrée que ses copines la rabrouent lorsqu’elle entreprend de leur parler de la naissance des supernovas ou des modes de vie de la moufette et de l’ocelot. Le bilan nous permet de prendre des décisions pour la suite : nous mettons en place un soutien psychologique (effectué à 200km de chez nous, par une psychologue spécialiste des EIP) qui doit lui permettre de mieux surmonter cette frustration et de connaître et comprendre ses modes de fonctionnement. Le choix d’une école qui l’accueillera avec ses différences, les reconnaîtra et qui regorge d’enfants précoces détermine également notre futur lieu de vie. Il est décidé qu’elle ira l’an prochain en CE2-CM1, quitte  à faire les deux années en une si nécessaire. Nous savons d’ores et déjà que c’est une hypothèse très vraisemblable. Puce1 a 7 ans, son QI correspond, selon les tests, à celui d’un enfant moyen de 9 à… 14 ans et demi. En outre, Puce1 présente également une certaine avance en terme de graphisme et motricité, ce qui est peu commun chez les précoces et rend ces sauts de classes plus faciles. Nous nous attacherons également à lui offrir la possibilité de rencontrer davantage d’enfants comme elle, de sorte qu’elle prenne conscience qu’elle n’est pas seule.

Ce résumé me semble à la fois très long et très court, parce que le Zèbre c’est aussi des questions incessantes sur la mort, l’abandon, la guerre… Des angoisses qui donnent de l’eczéma et des insomnies. Le Zèbre a un rapport difficile à la nourriture : très tôt certains de ces enfants se posent la question de ce qui est bon ou pas pour la santé et refusent certains aliments. Et comme beaucoup sont hypersensibles et donc hypergueusiques (perception des goûts exacerbée), ils rejettent un certain nombre d’aliments trop goûteux. En revanche, un grand nombre devient de fins gourmets.

La vie, la mort, questions incessantes… le cerveau qui ne s’arrête jamais… Puce1 est toujours une enfant angoissée, mais elle et nous avons désormais plus de clés pour l’apaiser. Perfectionniste (c’est est presque pathologique), Puce1 tend à développer des obsessions. Il nous faut désormais veiller à endiguer des troubles du comportement alimentaire qui résultent vraisemblablement de ses allergies, mais aussi d’une hypergueusie et du mal être engendré par les difficultés d’adaptation à son environnement.

J’appelle aussi le Zèbre l’Hyper, car il est hyper intelligent, mais aussi hyper sensible (dans tous les sens du terme, y compris en ce qui concerne les 5 sens, ils voient et entendent mieux !), hyper perceptif, hyper réceptif, hyper angoissé, hyper émotif, hyper lucide… Un zèbre peut être comparé à une maison avec, non pas une mais 15 antennes paraboliques sur le toit ! Il voit le monde à travers un microscope électronique à balayage. Il est capable de comprendre des choses qu’il ne peut pas gérer affectivement, parce qu’il n’est encore qu’un enfant, ce qui génère beaucoup d’angoisse. Ce sont aussi des enfants avec un sens aigu de la justice et l’injustice, une grande empathie et une grande lucidité sur le monde et les autres. Les adolescents peuvent en être fragilisés, jusqu’à devenir suicidaires. Il faut sans cesse argumenter, tout expliquer et justifier pour les rassurer. Ils ont un grand besoin de limites, encore plus que les autres enfants, parce qu’ils ont des capacités intellectuelles proches de celles des adultes qui peuvent leur donner une illusion de toute puissance, mais ce ne sont encore que des enfants. Les limites sont aussi indispensables parce que rassurantes et elles permettent à l’enfant de grandir et de franchir doucement les étapes de la maturité (mais, ça c’est vrai pour tous les enfants !). Les zèbres souffrent souvent du « syndrome de dyssynchronie » mis en avant par Jean-Charles Terrassier, spécialiste des surdoués. Pour résumer, la dyssynchronie c’est le décalage permanent que vit le surdoué avec son environnement : entre les attentes de l’école et ses capacités ; entre le comportement des enfants de son âge et le sien ; entre ce qu’il est capable de comprendre et ce qu’il peut gérer émotionnellement… Pour expliquer la souffrance engendrée par la dyssynchronie, J-C. Terrassier utilise l’image d’une F1 qu’on obligerait à toujours rouler comme une 2CV.

Bref, pour lui comme pour nous, beaucoup de défis à relever pour qu’il soit juste heureux et que son potentiel ne soit pas réduit à néant. J’ajouterai que tant que le Zèbre n’a pas eu à aller à l’école, la vie était plutôt facile avec lui. Il était très intéressant et intéressé, curieux de tout. Il apprenait très vite, comprenait ce que l’on attendait de lui et obéissait facilement. C’était (et c’est toujours) un enfant très attachant.

J’aurais pu écrire ceci de Puce1, mot pour mot. Vivre aux côtés d’une enfant qui est curieuse, intéressée et  percute vite est un vrai grand bonheur au quotidien. Je suis pour ma part d’autant plus facilement en empathie avec elle que, comme souvent, le dépistage de Puce1 m’a éclairée sur ma propre enfance… et  mon quotidien !

Ce sont les exigences scolaires qui ont vraiment compliqué les choses. Le Zèbre n’a pas compris ce que l’on attendait de lui et nous n’avons pas compris pourquoi, alors que nous le savions brillant à la maison, qu’autant de problèmes se soient soulevés en classe. Les enseignants sont mal formés à ce type de problématique et bien souvent, ils ne pensent pas que derrière les difficultés, il peut y avoir un enfant qui s’ennuie. Une fois, le diagnostic établi, il est très difficile aussi de faire reconnaître cette précocité intellectuelle : « Quoi, cet enfant, un génie ! Avec toutes ses difficultés, ce sont encore des parents qui ont la grosse tête et veulent pousser leur enfant à tout prix ». Mais précoce ne veut pas dire génie, précoce veut juste dire différent avec des besoins différents.

Ce qui fait souffrir aussi en tant que parents, ce sont les difficultés du Zèbre à avoir des amis et à oser entrer en relation avec les autres enfants. Quand nous allons chercher le Zèbre aux goûters d’anniversaire, il est toujours tout seul dans un coin, avec un livre souvent. Quand nous allons au parc, les autres enfants se regroupent pour jouer ensemble, lui, il les regarde de loin. Les rares fois, où j’ai pu observer le Zèbre dans la cour de l’école, je l’ai souvent vu seul et le regard perdu au loin. Il fait du judo et n’ose pas participer aux compétitions. Le pire, c’est que ce ne sont pas les autres qui le rejettent : c’est lui qui n’arrive pas à trouver sa place au milieu d‘eux. Bon, ceci dit depuis que le diagnostic a été posé et que des solutions à ses problèmes scolaires ont été trouvées, il va mieux et il a plus d’amis, des filles surtout.

Le zèbre en famille : de l’héritabilité de la précocité ?

Il est aussi très proche de son frère. Leur relation est quasi fusionnelle. Ils pleurent tous les deux à la rentrée parce qu’ils ne sont pas dans la même école (enfin, à la prochaine rentrée le Moyen va faire son entrée en CP et ils seront ensemble pour la première fois). Ils s’entendent très bien. Il faut savoir que la précocité est un trait héritable : ainsi dans une fratrie il est plus probable que tous les enfants soient des zèbres. Je ne parle ici que de l’aîné car c’est le seul dont on soit sûr de la précocité. Le Moyen n’a pas de problèmes scolaires pour l’instant et est beaucoup plus à l’aise dans ses baskets. Nous n’avons donc  pas éprouvé le besoin de le faire tester. De plus, il est préférable de faire passer les tests plutôt à partir de 6 ans pour un diagnostic fiable. Peut-être le ferons-nous l’année prochaine pour anticiper les éventuels futurs problèmes ? Pour la Petite, âgée de 3 ans, c’est trop tôt pour se prononcer. Toujours est-il que c’est une fratrie unie, qui adore regarder ensemble les documentaires sur la préhistoire, visiter les musées et les zoos et dévorer une quantité incroyable de livres…

Puce1 a deux petites sœurs. La seconde, âgée aujourd’hui de 4 ans et demi, a manifesté un certain ennui dès la petite section. Elle a également un niveau de langage exceptionnel et une sensibilité aiguisée. Lorsque les enfants de sa classe observaient le nombre de lapins sur une illustration, elle décrivait avec précision chacune des mimiques, et formulait des hypothèses sur les sentiments qui les habitaient. Lorsque Puce1 a passé un test de QI pour la première fois, elle allait mal, et cela a faussé les tests, biaisant son profil et sous-évaluant son QI d’une dizaine de point (c’est un cas connu et reconnu de mauvaise estimation du QI, toujours à la baisse). Nous avons voulu éviter cette situation d’urgence avec Puce2. Elle a donc été testée à 3 ans et demi. C’est très tôt, les tests sont alors peu précis. Mais cela était important. Selon ce test, Puce2 n’est pas précoce, mais présente une intelligence supérieure (QI>115). Pour tout un tas de raisons, nous savons qu’il sera utile de la refaire tester à 6 ans et ne serions pas nécessairement surpris d’un « changement de catégorie », c’est une lacune connue du WPPSI-R pratiqué chez les très jeunes enfants. La petite dernière marche dans les pas de ses sœurs et sera également testée.

Si vous avez des doutes…

Il n’est pas aisé d’alerter les parents pour détecter la « surdouance ». Les enfants surdoués sont des enfants généralement surprenants dans leurs questions, leurs centres d’intérêts : ils sont très curieux et très tôt s’intéressent à la nature, à l’histoire, la préhistoire, l’astronomie ; ils posent des questions sur le sens de la vie, sur la mort… Souvent, ils présentent des capacités supérieures aux autres enfants de leur âge, ils aiment la compagnie des adultes et des enfants plus âgés. Ils présentent souvent des difficultés de sommeil, de sociabilité, d’alimentation. Certains sont paradoxalement incapables de faire certaines choses (enfin, ils réussiront à le faire, mais plus tard que les autres et avec plus de difficultés) : faire du vélo, se brosser les dents, manger ou s’habiller seuls, apprendre à nager, apprendre les tables de multiplications (argh ! L’horreur les tables de multiplications !). Ils aiment bien faire le bébé et ont du mal à grandir. De manière générale, si votre enfant présente des troubles de comportements, si les enseignants ne font que s’en plaindre, si vous ressentez que quelque chose ne va pas, consultez un psychologue, lui saura si votre enfant doit être testé ou non, s’il est précoce ou s’il présente un autre trouble.

Si votre enfant présente beaucoup de curiosité intellectuelle, ne le laissez pas sans nourriture spirituelle : offrez-lui des livres (surtout des documentaires), des jeux de société stimulants intellectuellement (comme memory, bataille navale, échecs,  puzzles), emmenez-le visiter des musées, des expositions, montrez-lui des documentaires télévisés (sur les animaux, la préhistoire, la géographie, l’astronomie…), répondez à ses questions et si vous ne savez pas répondre, cherchez avec lui dans des encyclopédies ou sur Internet. Ces enfants ont besoin de stimulation intellectuelle pour vivre comme les plantes ont besoin d’eau. Soyez le meilleur allié de votre enfant et n’écoutez pas ceux qui disent que vous le poussez trop ! Vous ne le poussez pas, vous ne faites que le suivre dans ses désirs et ses besoins.

Pour se faire aider, il existe des associations de parents dont l’ANPEIP (association nationale pour les enfants intellectuels précoces) ou l’AFEP (association française pour les enfants précoces). Ces associations ont pour mission d’informer, de former et d’accompagner les enfants dans leur parcours scolaire et personnel. Elles organisent des rencontres entre parents et des activités de loisirs pour permettre aux enfants surdoués de partager des activités. Voir aussi le site Enfants précoces info qui permet information et entraide, ainsi que la liste de discussion sur les enfants intellectuellement précoces.

Quelques lectures :

  • L’enfant surdoué : l’aider à grandir, l’aider à réussir/ Jeanne Siaud-Facchin. – Paris, Odile Jacob, 2008. Ce livre est mon livre de chevet. Il est complet sur le sujet et simple à comprendre et il a l’avantage d’être récent. C’est aussi un « guide pratique » car il offre quelques trucs et pistes pour résoudre les problèmes.
  • Le livre de l’enfant doué/ Arielle Adda. – Paris, Solar, 1999. Je n’ai pas lu ce livre, mais Arielle Adda est une grande spécialiste des enfants précoces et son livre est considéré comme la « bible » sur les surdoués.
  • Les enfants surdoués ou La précocité embarrassante/ Jean-Charles Terrassier. – Paris, ESF, 1998. Celui-ci est assez court, mais il explique bien le fonctionnement intellectuel des surdoués. Jean-Charles Terrassier est notamment celui qui met le plus en avant la dyssynchronie dont souffrent les surdoués
  • Enfants surdoués en difficulté : de l’identification à une prise en charge adaptée/ dir. Sylvie Tordjman. – Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2005. Un ouvrage un peu plus pointu que les précédents, mais très intéressant. Sylvie Tordjman est professeur à l’université de Rennes 1 et chef de service hospitalo-universitaire de Psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent de Rennes (ce service accueille beaucoup d’adolescents surdoués en dépression).

Image : Quino

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183 Commentaires »

  1. je confirme, très très intéressant de découvrir la « zébritude » et ses impacts sur la vie du zèbre et celle de la famille. L’information doit passer et c’est sûr j’y serai plus sensible puisque sensibilisée par vos articles.
    Moi je dis aussi chapeau à La Poule car ton blog est vraiment une mine d’informations, un lieu de débat, un espace de paroles…. merci pour tout ça!

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  2. Merci beaucoup pour vos récits qui donnent beaucoup à réfléchir. Bravo aussi d’avoir su écouter vos enfants, de leur avoir fait confiance et d’avoir tant investi pour les aider, j’imagine que cela vous semble normal, mais ce n’est pas évident pour tout le monde.
    Un petit ajout concernant les fratries: moi même précoce et QI élevé, j’ai un frère qui l’est également mais ma petite sœur ne l’était pas et je sais que cela été dur pour elle. Nous ne pouvons en parler encore car mes facilités ont généré des jalousies profondément ancrées, notamment dans le rapport à notre père, surdoué lui aussi. J’imagine que devant tant d’investissement pour un enfant et sa différence, la gestion des autres ne doit être pas facile non plus.

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, voilà un sujet qui me préoccupe beaucoup…
    (note j’avais fait une longue réponse… évaporée… celle-ci risque donc d’être plus succinte!).

    Ici, les différences au sein de la fratrie… on connaît!
    Mes 3 puces ont été ou sont allergiques. La deuxième a gueri, la troisième est en bonne voie… dur, dur pour Puce1, aînée, qui reste seule avec ses interdits alimentaires et ses risques vitaux!

    De même, Puce1 est précoce, puce 2 peut-être pas… comment gérer? comment faire au mieux pour qu’aucune n’en souffre? comment composer avec des enfants qui, a priori, ne développent pas la même intelligence (ben oui, pourquoi les difficultés d’interaction avec les enfants « normaux » n’existeraient-elles pas au sein de la fratrie?)? Quand l’un des enfants nécessite autant de temps et d’énergie, comment ne pas léser les autres?

    alors, ben… d’abord, on essaie de considérer les problématiques (ou non) de chacune et d’y accorder toute l’attention possible…
    Nous faisons également le choix de faire bénéficier la seconde de ce que nous mettons en place pour l’aînée : école (privée) aguerrie au sujet, ouverte, susceptible d’adapter sa scolarité à elle aussi, activités au gré des aptitudes et non de l’âge civil (bon, ok, parfois faut un peu mentir… pour l’accrobranche à 3 ans par exemple), idem pour les jeux, lectures, etc…

    Bref, de même que la famille vit allergie, elle vit précocité!

    et pour compléter mon propos… une génération en amont…
    L’un de mes frères, de deux ans mon cadet, pense que j’ai été une enfant précoce (je n’ai pas été formellement testée… mais évaluée par un pédopsy à 5 ans en vue d’un saut de classe dans un pays qui ne le pratique pas) et qu’il n’en a pas été un. Hormis des propos (fort) maladroits de profs au collège, je pense qu’il assurerait n’en avoir pas (trop) souffert…il a su tirer son épingle du jeu (aujourd’hui, il est bricoleur-navigateur… sortant de Science Po)! et je crois aussi que lui comme moi sommes bien conscients que de nous deux, l’aptitude au bonheur… c’est lui qui l’a!

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  3. Bravo pour ces infos! C’est très intéressant.
    J’ai une question: vous dites toutes les deux avoir détecté la zébritude de vos enfants lors de l’entrée à l’école maternelle, mais est-ce qu’ils sont allés à la crèche avant l’école? Est-ce qu’ils s’y sont aussi ennuyés/auraient pu aussi s’y ennuyer?
    Merci!

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @nanais, Oui, mes enfants ont fréquenté crèche. Mais, à la crèche, on ne leur demande pas de rentrer dans un moule. Généralement, le rythme individuel de chaque enfant est respecté et les éducatrices sont beaucoup plus au fait de la psychologie de l’enfant que les enseignants. D’autre part, en réalité, nous nous doutions déjà que notre enfant était particulier. Mais, nous avons eu la naïveté de penser qu’à l’école tout irait bien et que très vite ces capacités seraient reconnues. Mais, non, en petite section, il y a un programme et ce programme ne correspondait pas du tout à ce dont avait besoin le zèbre.

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @nanais, Puce1 était en crèche. La dernière année de crèche a été difficile… moins que l’école, bien sûr, mais tout de même…
    je crois que, déjà, les difficultés venaient de besoins différents de ceux de ces camarades!
    Il y avait aussi, déjà, des angoisses existentielles… telles que toute transition était douloureuses, par exemple.

    Répondre

  4. Merci pour ces articles très éclairants. Pour faire 3615 My life, ma chère maman m’a toujours prise pour un zèbre car j’avais, petite, certains traits comme la dysgraphie, une très bonne mémoire, un apprentissage de la lecture plus que rapide, des bons resultats aux tests de qi, toujours fourrée avec un bouquin (dévoré les bibliothèques des copines pendant les anniversaires !), …
    Je me suis aussi beaucoup ennuyée en classe mais à partir du collège, en fait les matières scientifiques me passaient carrément au dessus de la tête et je n’apprenais pas grand chose en cours de français ou en histoire …
    Mais tout ça ne fais pas le génie, juste une gamine pas très sociable qui aime la lecture et les musées ! En effet, je suis bien incapable de tenir des raisonnements décalés et inventifs comme les « vrais » zèbres !
    Elle me reproche beaucoup de ne pas « être allée au bout de mes capacités », c’est à dire avoir un poste de haut fonctionnaire (tiens, ministre, pourquoi pas ?) :twisted: .
    En tout cas, bravo d’être autant à l’écoute des besoins de vos enfants, de les aider contre vents et marées.

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @sophie, Attention, précoce ne veut pas dire « génie » justement… Le seul moyen de savoir vraiment ce qu’il en est, est de se faire tester. Il n’y a pas d’autres alternatives… C’est pour cette raison que je ne parle pas de précocité pour mes autres enfants, car ils n’ont pas encore été testés.

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  5. ouah quel article!!

    Merci de ces details, de ses pistes. En effet, je comprends la souffrance de parents (surtout si la zebritude n’est pas connu dans la famille) de remplir les besoins de ses enfants.

    En tout cas pour l’institutrice de maternelle, qui punit Zebre1 pour son ecriture, je dis Chapeau… :???: ca c’est de la bonne psychologie pour tout petit.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Charlotte, oui à ce niveau-là faut changer de métier :evil:

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Par ailleurs, c’est une bonne enseignante, plutôt gentille. Seulement, voilà, les enseignants, s’ils ne font pas la démarche eux-mêmes, n’ont pas (ou très peu) de formation en psychologie de l’enfant. Enfin, c’est vrai qu’à ce niveau-là, peut-être pas besoin d’être Dolto pour se douter que la méthode est un peu rude :roll:

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  6. J’aime beaucoup la bd d’illustration :lol:

    Merci pour ce portrait qui donne un bon aperçu de ce que peut être la vie avec un zèbre et les difficultés du zèbre à la vivre.

    Ca me fait réfléchir aussi sur l’adéquation de l’école pour les enfants: loin d’être moi-même un zèbre, je m’y suis beaucoup ennuyée et j’ai passé énormément de temps à rêvasser entre 2 exercices. Je crois que j’avais besoin de rêver, mais j’aurais préféré avoir des journées moins longues, plus denses et pouvoir rêver avec un bon livre ou dans la nature plutôt que sur un banc d’école… D’où ma question: l’école est-elle vraiment adaptée à certains enfants, ou est-elle juste à peu près vivable pour certains et insupportables pour d’autres (ceux pour qui ça va trop vite et ceux pour qui ça va trop lentement)?

    J’imagine bien cette jalousie à laquelle les zèbres et leur famille doivent être confrontés.

    Merci pour cet article particulièrement intéressant ;-)

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @ioshi, c’est le souci d’une école normative et d’un moule dans lequel on doit tous rentrer…

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @ioshi, En fait, l’école publique doit s’adresser à tous les enfants. C’est pour ça qu’elle s’adresse à l’enfant « moyen », l’enfant « lambda ». Généralement, ça marche plus ou moins pour la majorité, mais il y en aura toujours qui sortiront de la moyenne et pour lesquelles l’école ne correspondra pas à leurs attentes ou leurs besoins.

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    ioshiNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, oui, je comprends bien ça, qu’il faut que ce soit adapté à la majorité… Mais parfois, j’ai l’impression que ça ne convient pas tant que ça à la majorité, que certains arrivent juste mieux à prendre leur mal en patience… Ceci dit, c’est une remarque qui est très probablement biaisée par mon propre vécu, j’imagine que certains enfants s’épanouissent vraiment à l’école. Et puis je dois dire que pour moi, ça a très fort dépendu de l’enseignant, de sa motivation, de sa pédagogie, de la manière dont les élèves étaient considérés.

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @ioshi, moi aussi j’aime bien l’illustration ;-)
    et elle illustre tristement ce que l’on entend parfois encore : ces enfants qui font si vite, il faudrait les ralentir un peu!! …parce que sinon ils s’ennuieront plus tard (sic! entendu pour notre part de la part d’une psy et, plus tard, d’une instit de puce1… hmmm…)

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    ioshiNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, rho, c’est énorme comme remarque :shock: Comme s’il n’y avait pas assez de choses à découvrir, à voir, à comprendre, à maîtriser dans notre monde! Y’a plutôt des moments où je me demande pourquoi avoir tellement traîné pendant toutes ces années sur des bancs d’écoles alors qu’il y avait tellement de choses intéressantes à découvrir!

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  7. Ce billet est très intressant! merci…

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  8. mmm… en vous lisant, je vous plaindrais presque… Moi chuis contente d’avoir une fillette active et vive mais, euh, normale ;-) En tout cas, j’espère que tous vos efforts seront récompensés par un beau destin pour vos enfants :razz:

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, Nous n’en sommes qu’au début de la vie de nos enfants et nous savons que le chemin sera encore long. Nous savons aussi qu’être « surdoué », c’est pour toute la vie. Et qu’être adulte surdoué n’est pas plus simple, surtout si on n’a pas pu exprimer son potentiel plus jeune, qu’on n’a pas fait les études qu’on aurait pu faire et qu’on s’en rendre compte un peu tard. Beaucoup d’adultes surdoués sont dépressifs… :sad:
    Tous les jours, nous nous remettons en question et nous nous posons la question de l’avenir de nos enfants. En ce moment, par exemple, le Zèbre semble aller bien, seulement, nous nous demandons s’il n’étouffe pas ses capacités pour être comme les autres, nous faire plaisir. Il se rend bien compte que nous nous inquiétons pour lui, même si nous ne l’exprimons pas ouvertement, alors il fait des efforts pour être le plus « normal » possible… Mais, j’ai très peur de l’effet cocotte minute sous pression et qui explosera bientôt… :???:

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    StéphanieNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, malheureusement même en faisant de grandes études et en étant reconnu surdoué on peut devenir dépressif. La faute à cette immense sensibilité et ces sentiments d’injustices.
    Je ne veux pas du tout généraliser mon cas mais j’ai « touché le fond » un jour de désespoir, seul mon fiancé m’a retenue d’en finir. L’avantage c’est que maintenant je connais mes limites et je reconnais les symptômes avant-coureurs et je remonte la pente plus vite.

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, Oui, oui, bien-sûr. Il n’y avait pas corrélation dans ma réponse entre le fait de n’avoir pas fait d’études et le fait que les adultes HQI (haut quotient intellectuel) soient dépressifs. C’est « quasi » une constante, malheureusement… :???:

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, je n’irai pas aussi loin… je crois que les troubles psychiques (dépression, TCAs, tendances suicidaires) proviennent essentiellement de l’absence de reconnaissance… par l’individu lui même, et par son entourage.
    Il me semble que lorsque cette reconnaissance s’opère, un certain nombre des troubles se lève… parce qu’alors, on comprend!

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, Oui, oui, mais être dépressif, ne veut pas forcément dire « dépression ». C’est un état dû surtout à l’hypersensibilité et au sentiment permanent de décalage avec les autres. Mais, effectivement, je pense aussi que de « savoir » qui l’on est et comment on fonctionne doit vraiment aider à se sentir « mieux ». Et heureusement, qu’il y a des adultes surdoués heureux ;-)

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    StéphanieNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, et @Fleur je suis formelle vous faites certainement un bien fou à vos enfants en vous en occupant comme vous le faites et en reconnaissant leurs différences et en les nourrissants.
    Moi j’ai « souffert » d’être entre trois mondes, ceux de mes aînés qui sont plus comme le Zèbre et la Puce, le mien qui est un cran dessous, ce qui pouvait les énerver quand on était enfant, et celui des autres enfants qui me paraissait à des années lumières du mien.

    Bon je me rends compte que je pourrais en faire un roman mais vu comme ma gorge se noue je pense que je devrais aller débriefer ça avec un psy plutôt que vous embêter :-)

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, attention effectivement à « l’automutilation intellectuelle », qui consiste pour l’enfant à étouffer ses capacités pour essayer de revenir dans la norme, décrite ici par Ph. Gouillou : http://www.douance.org/psycho/automuti.htm

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @la belle bleue, Je ne pense pas qu’on en soit vraiment là. Le Zèbre est diagnostiqué, il sait qui il est et comment il fonctionne… Néanmoins, nous restons vigilants ;-)

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, quand j’ai fait passer les tests à mon zèbre n°1, j’en avais parlé au bureau. Quelques mois après, ma collègue m’a avoué qu’elle avait d’abord été irritée de me voir trouver ce « bon » résultat catastrophique, elle qui avait galéré avec un fils nul en classe (il est s’est ensuite éclaté dans la restauration, quand il n’a plus été obligé de faire ce qu’il n’aimait pas). Et m’entendant raconter les difficultés que nous traversions avec notre fiston pourtant bon élève, elle avait mieux compris qu’avoir un gamin qui a 20/20 mais qui s’ennuie en classe n’est pas plus facile que d’avoir un gamin qui à 0/20 … et qui s’ennuie en classe. Surtout que celui qui a 20/20 ne s’attire pas beaucoup de sympathie de la part des autres élèves…

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  9. Comme Ficelle, votre situation ne rend pas jalouse ! angoisse, dépression, etc que de mots durs, encore plus quand il s’agit d’enfant !
    Je pensais naïvement que l’intelligence permettait de s’adapter à n’importe quelle situation… et bien je me trompais :roll:

    Et sinon @toutes, on peut s’ennuyer à l’école parce que c’est chi**t l’école ! finalement, peu de mômes aiment y aller… ;-)

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, J’aime bien ce que tu dis ;-) Les gens qui pensent que l’on est prétentieux quand on dit qu’on a un enfant surdoué, ils ne savent pas de quoi ils parlent :x Et puis, tu as aussi raison de dire qu’on peut s’ennuyer ferme à l’école, parce que ce n’est pas le propre d’un enfant de rester assis toute la journée à écouter des leçons… Et ce n’est pas pour autant qu’on est surdoué ;-)

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, tout pareil.
    et encore, là, on a omis des p’tits trucs sympas, genre anorexie…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, oui je crois bien qu’il n’y a que les gamins pour qui c’est ça ou la mine qui sont contents d’aller à l’école :mrgreen: :arrow:

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, moi j’aimais beaucoup l’école… ce que je n’aimais pas, c’était mes congénères…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, moi trop flemmarde pour aimer vraiment l’école :lol:

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Ah, oui, moi non plus, je n’ai pas trop aimé l’école. Je m’ennuyais, avais peu de copains, copines et comme La Poule, pas beaucoup de courage… :oops: Mais, bon, j’y suis quand même allée jusqu’à 23 ans ! ;-)

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, Moi non plus je n’aime pas l’école :mrgreen: :oops: ok :arrow:

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, ;-) :lol:

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  10. Je ne commente quasiment pas sur ce billet, mais je lis, je lis et je relis !! D’ailleurs, existe-t-il une version PDF de vos textes, pour les imprimer et les garder au chaud dans mon classeur, pour le relire si des questions se posent ?
    Nous avons, à l’école, 5 ou 6 (je ne sais plus) enfants qui ont 1 an d’avance. Je ne sais pas si ce sont des zèbres, nous ne sommes pas tenus au courant des éventuels test.
    Une fois, des parents sont arrivés le 20 juin avec un dossier énorme, plein de tests(je ne comprenais rien), me disant que leur fille avait plein de soucis depuis septembre (cauchemars, pleurs …). Je ne savais rien, personne n’est jamais venu m’en parler. A l’école zéro soucis avec cette enfant qui était le rêve de tout instit … Ils ont dit aussi que c’était une enfant exceptionnelle et que je devais absolument lui faire sauter la GS ; ils ne savaient pas si ça serait une bonne solution, ne voulaient pas qu’elle puisse le leur reprocher un jour et voulaient que moi je prenne cette responsabilité. Cette petite fille a bien sauté la GS, elle s’en porte très bien (actuellement en CE1). J’ai refusé de prendre la décision à leur place et j’ai demandé aux parents (sur conseil de mon inspecteur) de me faire un courrier me demandant le passage anticipé. Je reste un peu « traumatisée » par le manque de … de quoi d’ailleurs ? de cette famille qui ne m’a rien dit, mais voulait quand même que je décide pour eux …

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, Il faut souligner que tous les enfants qui sautent une classe ne sont pas nécessairement des enfants surdoués. Il y a des enfants très brillants et très scolaires, mais qui ne sont pas précoces. Généralement, les surdoués, c’est la galère pour leur faire sauter une classe ! :roll: Bon, il faut aussi dire que les stats et les études portent sur les surdoués diagnostiqués, c’est-à-dire ceux que l’on a testés et généralement, si on les a testés c’est qu’ils ont consulté et vraisemblablement, s’ils ont consulté c’est qu’il y avait un souci. Tout ça pour dire, qu’un certain nombre de surdoués sans souci, ne sont pas testés et échappent ainsi aux statistiques…

    Si tu veux le texte, on peut te l’envoyer par mail. ;-) Et je ne saurais que trop te conseiller de lire le livre de Jeanne Siaud-Facchin, cité en bibliographie. En tant qu’enseignante, ça peut être très utile… ;-)

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, Yes, je veux bien le texte ; et je vais rajouter le livre que tu cites sur ma liste … ça m’aiderait peut être à convaincre ma collègue de cycle 3 d’adapter un peu (au niveau de la copie px) pour un gamin de ce2 … Elle est super bien, mais son credo, c’est qu’on peut adapter « à la baisse » pour un gamin qui a des difficultés dans son niveau, mais pas pour un gamin qui a sauté une classe (genre, faut qu’il assure …. pas simple).

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, hmmm… il y a même 15% d’enfants avec un an d’avance chez les enfants d’enseignants… contre 2%, je crois, dans la population générale actuellement…
    il n’y a pourtant statistiquement pas plus de précoces parmi les enfants d’enseignants…

    autrement dit, pouvoir sauter une classe (ou s’y ennuyer), ne signifie pas être EIP…

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, moi, je suis fille d’enseignants et ni mes soeurs ni moi n’avons sauté de classe, et pourtant les enseignants l’avaient suggéré à mes parents et ce sont eux qui ont refusé :roll:

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, j’ai donné des stats… elles ne déterminent pas les cas individuels…

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, mais oui, j’avais bien compris, c’était juste pour le clin d’oeil… ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, sinon tu fais un copier coller dans un doc word, ça marche aussi ;-)

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, OK (et je cite mes sources, cela va de soi !!) Merci :lol:

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, je te suggère de jeter un oeil sur le site du collège St-Louis au Mans qui a des classes spéciales pour enfants précoces et qui présente bien le sujet sous l’angle scolaire :
    http://saintlouislemans.nuxit.net/index.php?option=com_content&task=view&id=74&Itemid=92
    Lire aussi la rubrique « Martin » et « Qui sont-ils ».
    Notre fiston y a passé l’année de 3è, une parenthèse presque reposante dans sa scolarité. (presque, parce que c’est un internat, il faut faire le trajet).

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  11. Merci pour cet éclairage. Une amie est mère d’un petit zèbre : en lisant vos récits, j’ai eu l’impression de revivre certaines conversations ! J’apprécie d’avoir appris certaines choses qu’elle n’a sans doute pas osé me dire ! Votre billet me permet de mieux comprendre sa situation. D’ailleurs, comme Béatrice, j’aimerais pouvoir l’imprimer pour lui faire lire …

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  12. Je suis très contente, notre article est cité dans un autre blog http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com… Blog que vous pouvez consulter pour en savoir plus. Son auteur collecte des articles un peu partout sur le sujet et on y apprend plein de choses. Vous pourrez notamment y regarder une émission enregistrée sur France5 sur les adultes surdoués avec Jeanne Siaud-Facchin comme invitée…

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  13. En tout cas, merci pour ces deux articles, j’ai appris plein de choses! Vous avez bien bossé!

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  14. Quel retour en arrière pour moi… Mes zèbres ont à présent 19 et 17 ans, nous galérons moins depuis qu’ils sont arrivés au lycée, mais toute leur scolarité n’a été qu’une succession d’adaptations, sans doute pas assez rapides d’ailleurs. Quant à la petite dernière de 2 ans, nous la guettons, elle a déjà quelques aptitudes inattendues pour son âge. Pour elle, nous serons prêts le cas échéant.
    Aujourd’hui, j’ai replongé dans la zébritude à la fois avec ces deux articles et aussi lors d’une conversation avec une amie, mère de 3 zèbres, avec laquelle j’ai effectué mon parcours initiatique en la matière.
    Alors que nous pensions être sorties d’affaire (les zèbres paraissant avoir trouvé leur voie et tout roule), nous avons constaté que nos étudiants de 19-20 ans ont du vague à l’âme, pour ne pas dire sont dépressifs… Eh oui, un enfant « précoce » n’est pas en avance, il fonctionne différemment. Et c’est dur à vivre pour lui de se sentir aussi souvent à côté de la plaque. :???:
    Mon amie a donné à lire à son fils le dernier livre de Jeanne Siaud-Facchin : « Trop intelligent pour être heureux ? » Je l’ai acheté mais pas vraiment lu, je vais le faire et le donner à lire à mon fils aussi.

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  15. La bibliographie est très bien. J’ajouterais :
    « Guide pratique de l’enfant surdoué : Repérer et aider les enfants précoces » J.Ch TERRASSIER et Ph. GOUILLOU qui permet de poser les différents problèmes de façon claire, c’est une bonne base pour débuter.
    Ensuite lire le livre de TERRASSIER,
    puis celui d’Arielle ADDA (plus dans l’émotion et le ressenti des enfants, un peu triste parfois)
    puis celui de Jeanne SIAUD-FACCHIN (dans lequel on trouve plus d’étoffe et qui est celui qui m’a le plus satisfaite intellectuellement).
    Je ne connais pas le livre de Sylvie Tordjman.

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @la belle bleue, c’est rigolo je les classerais différemment, celui de Jeanne Siaud Facchin étant pour moi une bonne entrée en la matière… Les bouquins d’Adda me semblent décrire plus précisément le psychisme et les difficultés de l’enfant précoce…

    enfin, j’ajouterais, moi, Le drame de l’enfant doué, d’Alice Miller : même si elle stipule clairement que le « doué » de son titre ne veut pas dire surdoué, il y a matière à réfléchir…

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, je n’ai jamais réussi à finir de lire « Le drame de l’enfant doué », parce que loin de parler des enfants « précoces », ce livre parle des enfants battus, thème que j’ai trouvé très pénible. En plus que j’y ai vu un message caché de la part de la personne qui m’avait prêté le livre (elle devait me trouver trop « vive » dans ma façon de gronder mes enfants…)
    Bon, au dodo maintenant ! :mrgreen:

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @la belle bleue, hmmmm… le livre évoque tout de même la chape, le prisme unique imposés a des enfants brillants… parmi lesquels, vraisemblablement, quelques EIP scolaires, prompts à se conformer aux attentes parentales…
    Je n’ai pas été frappée par le sujet de la maltraitance physique dans cet ouvrage là… mais sans doute est-ce parce que j’avais lu « ta vie sauvée enfin » et « notre corps ne ment jamais » précédemment, dans lesquels elle développe davantage le sujet des coups et de la maltraitance…

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, c’était mon premier contact avec Alice Miller, dont le combat contre la maltraitance m’était jusque là inconnu.

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, Oui, moi aussi, je pense que le livre de Jeanne Siaud-Facchin est celui qu’il vaut mieux lire en premier. Il permet de bien comprendre le fonctionnement du surdoué, pour ensuite accéder à des ouvrages plus complexes et plus approfondis. Mais bon, ce n’est que mon point de vue ;-) La bibliographie n’est pas exhaustive, bien-sûr… Elle ne cite pas par exemple des ouvrages d’Olivier Revol, autre spécialiste des surdoués.

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  16. Je t’ai reconnue, nanais ! ;-) (euh, désolé madame si je me suis trompé de nanais :oops: ) Non, notre fifille n’est pas une EIP, pas plus que la maladie-qui-fait-que-tu-sens-pas-la-douleur comme tu as pu le croire.

    Raaahh… c’est bien le problème des parents anxieux, ça : ils ont toujours peur qu’il arrive un truc à leur enfant. Forcément, il arrive des pépins. Et c’est bien d’être vigilant. Mais il faut reconnaître que l’inquiétude elle-même peut causer plus de mal que sa source / son sujet. Me fais-je comprendre ?

    Je suis instit’, et je lis ça parce que ma douce et tendre m’a conseillé de me documenter sur ce sujet, pour me « dé-biaiser ». Ben oui, je suis biaisé : c’est bien gentil de dire qu’on n’est pas « une de plus qui se la pète »… mais si on dit ça, c’est parce que justement, des « qui se la pète », y’en a plein ! Alors je suis désolé, mais je vais surtout parler de ceux-là.

    J’enseigne depuis bientôt 3 ans, et j’ai vu bien plus de 2% des parents me dire que leur enfant était détecté « à très haut QI ». Le seul élève pour qui je pensais que ça pouvait être vrai avait de tels soucis psychologiques que j’étais moi-même infoutu de dire ce qu’il était capable de faire (pour faire court, il était totalement apathique, en régression totale, bouc-émissaire ultime de la classe et de l’école, qu’il a depuis quittée). J’étais d’ailleurs complètement démuni face à ce gamin.

    Peut-être, comme me l’a gentiment suggéré ma tendre et chère, que les parents dont les enfants ont 85 de QI ne se sont pas manifestés à moi (iriez-vous voir l’instit’ de votre enfant, si c’était le cas ?).
    En attendant, j’ai l’impression (l’impression !) que le simple fait de passer ces tests entraîne un score « élevé » ou « très élevé » (comme je l’ai entendu si souvent dans la bouche de parents… comme si rester vague à ce sujet pouvait passer pour de la pudeur – bien mal placée quand on vient voir l’instit pour parler justement de ça).

    Plusieurs options sont à envisager :

    1) Je suis un excellent prof des écoles, j’ai donc une proportion significativement élevée d’enfants à QI élevé car…
    a) on me les sélectionne exprès, car ma réputation me précède
    b) en moins d’un mois, je transforme n’importe quel bourrin en cheval de course
    c) ma pratique est si excellente que ses conséquences la précèdent

    2) 3 ans d’expérience sont, dans tous les cas, non statistiquement significatifs, et je suis tombé sur une cohorte exceptionnelle

    3) Le contexte d’une école française à l’étranger, dans quartier plus que friqué, implique cela, car…
    a) les parents stimulent plus, ou mieux, leur enfant
    b) les parents [coller ici n’importe quel comportement/attitude]
    c) les parents attendent de leur enfant qu’il soit ainsi

    J’ai l’impression (j’en ai beaucoup, des impressions) que c’est un diagnostic flatteur pour les parents (ici, je présente mes excuses aux parents qui ne sont pas flattés par ce diagnostic, mais qui le subissent), pas trop compliqué pour les psys (et là, je dois présenter mes excuses à tous les psys intègres), et qui n’engage à rien car il est de toute façon bien difficile de s’occuper correctement de ce « syndrôme » à l’école.

    Je ne nie pas pour autant l’existence d’un tel état, pas plus que je ne nie la souffrance possible pour ces enfants et leur famille. Malheureusement, j’ai peur qu’il y ait 10 fois plus de « faux-positifs » que de « vrais EIP ». Et c’est fatalement ces faux-positif et leur parents qui vont monopoliser l’attention de l’instit’ (en classe comme en réunions), puisqu’ils sont et en général et en revanche de vrais [XXXauto-censuréXXX].

    En conclusion, un bon article pour parents en vraie souffrance, et… encore plus de faux-positifs à venir ? Non, car le lectorat de ce blog me semble trié sur le volet :)

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @m’sieur l’maitre, comment obtient-on des faux positifs à un test de QI calibré et passé auprès d’un vrai psychologue homologué ? Des faux négatifs, c’est facile à faire. Mais comment faire semblant de répondre juste ou rapidement à une question dont on ignorerait la réponse ??
    En plus il y a un accent circonflexe à « maître ».

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @m’sieur l’maitre, avant même de te lire, je me faisais la réflexion que j’avais oublié de mentionner un obstacle qu’il avait fallu dépasser avant de prendre la décision de dépister notre fille et par là même de la reconnaître pour ce qu’elle est : la réticence du père, prompt en ce domaine comme en d’autres (les allergies, au hasard) à se figurer que je voyais une différence inexistante, etc… Il a fort heureusement eu l’intelligence, lui, de dépasser ses réticences, de se documenter, de faire confiance au professionnel… et de passer le pas. Je sais qu’il ne le regrette pas!

    La psy qui a testé Puce1 m’indiquait que 80% des enfants qu’elle testait sur suspicion parentale étaient effectivement précoces… (intuition parentale, connaissance de son enfant…)
    pour autant, la proportion dans la population générale reste bine de l’ordre de 2%… ceci est vérifié régulièrement sur des cohortes et les tests sont mis à jour pour tenir compte des évolutions, culturelles notamment, susceptibles d’orienter le résultat. L’effet Flynn, décrit dans les ouvrages cités, décrit, par exemple, de tels changements… tels qu’un enfant testé aujourd’hui sur un test d’il y a 20 ans (le WISC-III par exemple) serait gratifié d’un excès de quelques points de QI!! D’où l’importance d’utiliser un test « à jour »… et de cesser de nier le travail des autres, psychologues, chercheurs… qui démontrent qu’en effet, dans la population générale, les QI de 130 ou plus ne sont obtenus que par 2% des individus.

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @m’sieur l’maitre, j’ajoute que pour faire honneur à la si bonne école française de l’étranger au sein de laquelle vous fréquentez autant de prétendus EIP… il serait vraiment utile de se documenter, … sérieusement!
    … la formation continue, qu’ils disent!

    quant au temps que ces enfants, et leurs parents, vous prennent… ben… c’est les aléas du métier, hein!

    J’ai omis l’élégante petite phrase reçue par mail du directeur d’une école française à l’étranger, quelques mois après la rentrée 2007 : « Madame, L’école compte 460 élèves, Puce1 est celle qui m’a pris le plsu de temps depuis la rentrée, etc… »
    hmm, fin, délicat… je lui ai répondu que pour le vivre de l’intérieur, j’étais bien placée pour connaître l’énergie que nécessitait la prise en charge de la double différence de notre fille… mais que c’était ainsi!
    (note : fort heureusement, il ne songeait pas, lui, à remettre en cause la précocité.. pas plus que les allergies… tiens d’ailleurs, n’avez vous pas aussi une recrudescence de faux positifs aux tests d’allergies??)

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @m’sieur l’maitre, Euh, je ne suis jamais allée voir les instits de mon fils, avant qu’il soit diagnostiqué. Et lorsqu’il l’a été, nous y sommes allés avec le bilan écrit et détaillé de la psychologue. D’ailleurs, cette année, je n’ai rien dit à l’enseignante parce tout se passe bien et que de toutes façons, elle a sûrement lu son dossier… Maintenant, si vous considérez que les psys délivrent de faux bilans juste pour faire plaisir aux parents, on ne va pas beaucoup avancer… :roll: Et puis, si vous nous avez bien lues, franchement, c’est pas vraiment une situation très enviable :???:

    En tous cas, moi ce que je constate, c’est que ce sont toujours les instits qui sont les plus réticents à accepter la situation et à accepter de faire évoluer les choses. Toujours eux qui prétendent qu’il y a de faux ou mauvais psys,… Voilà pourquoi nos enfants ont tant de mal avec l’école, leurs particularités n’y sont absolument pas reconnues. Cela dit, il va falloir vous y faire parce que depuis décembre 2009, de nouvelles mesures ont été prises pour la formation des enseignants dans ce domaine. Renseignez-vous auprès de votre hiérarchie…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @m’sieur l’maitre, peut-être que si ta chère et tendre se fait du mouron pour votre fille cela peut être utile de voir un spécialiste ? Personne ici ne pourra dire si c’est une EIP ou si le problème est autre, mais ce qui est certain c’est qui si vous ses parents pensez qu’elle souffre d’une façon ou d’une autre il faut l’entendre et le prendre en charge d’une façon ou d’une autre ? Contrairement à ce que tu sous-entend à la fin de ton commentaire je ne pense pas qu’il y ait de « fausse » souffrance. Il y a des souffrances qui ne sont pas dues à ce que pense la personne ou son entourage, mais s’il y a erreur sur le diagnostic ça n’enlève rien au fait que quelqu’un ne va pas bien et qu’il a besoin qu’on l’aide d’une façon ou d’une autre.
    Enfin je peux imaginer qu’il y ait quelques psychologues à l’éthique douteuse (comme dans toute profession…), et que certains parents se raccrochent à l’idée de la précocité comme raison des troubles de leurs enfants car c’est plus acceptable pour eux. Peut-être que si les profs étaient mieux formés à la psychologie et les psychologues mieux intégrés dans le réseau éducatif toutes ces situations difficiles seraient mieux prises en charge ?

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    pupuceNo Gravatar a répondu :

    @m’sieur l’maitre, moi ce que j’en dis c’est que kamême il serait temps aussi de ne plus considérer les parents qui l’ouvrent en réunion et ailleurs comme des ****.
    je suis bien navrée mais je suis la première à intervenir dans la vie scolaire de mon fils et ce très souvent, et je ne vois pas pourquoi je devrais m’en abstenir. c’est MON enfant, je suis concernée, les personnes à qui je le confie ont des comptes à ME rendre, monsieur. nan mé ho. :x
    cette opinion générale comme quoi le parent qui cause, qui va voir le prof sans que celui ci lui ait demandé, qui en réfère à la direction quand il a un souci…est un parent médiocre, ne sait pas faire confiance, contribue au mal être de son enfant, et je ne sais quelle bêtise encore, c’est franchement énervant, parent de zèbre ou pas.
    (dit pupuce qui a déjà du intervenir x fois pour des tas de choses dont la moitié des autres parents ne sont même pas informés, « confiants et respectueux » qu’ils sont…)

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  17. Si l’école peut parfois être difficile pour ses enfants, les activités extra scolaires peuvent leur faire le plus grand bien:
    être avec des enfants de leur âge, ne pas être forcément doué dans ce domaine, donc être au même niveau que les autres, être là par choix, réunis avec d’autre qui ont le même plaisir, être au service de projet, souplesse des cursus, évidence des parcours personnalisés…
    Pour moi, la musique était mon lieu de liberté mais aussi de difficulté car c’est le domaine où j’étais le moins « performante »: cela m’a mise au défi, j’en ai bavé et j’en ai fait mon métier sans être pourtant brillante dans ce milieu, je n’avais pas envie d’être brillante (mais c’est une autre histoire… :mrgreen: ).
    Me vient à l’esprit le fils d’un collègue, (scolarité par le cned bac à 13 ans, études d’astrophysique) qui faisait de l’orchestre dans mon école de musique et s’éclatait avec les autres en répèt mais aussi pendant les tournées, son père le voyait heureux avec d’autres ce qui était devenu impensable avec sa désastreuse expérience de l’école qui l’avait conduit aux cours à distance.

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  18. Je suis allée lire le lien sur l’héritabilité de l’intelligence, pas trop facile à lire avec leurs abbréviations, mais vraiment intéressant. Ca m’a un peu rappelé les statistiques sur la génétique et la probabilité d’avoir la mucoviscidose, j’ai tout de même trouvé ce sujet nettement plus joyeux.

    Mais je pense effectivement que l’intelligence n’est pas tout, qu’il n’y a pas que le QI, on parle notamment de plus en plus de QE (quotient émotionnel, ou encore intelligence émotionnelle) dont on pourrait plus se réjouir, je crois, si on savait que nos enfants en avaient un bon, parce que ça indique une meilleure capacité d’adaptation (mais je ne maîtrise pas tout à fait le sujet).

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    PecheGingembreNo Gravatar a répondu :

    @ioshi, mais surtout @poule pondeuse
    Ah oui, à quand Mme la Poule un article sur le QE des petits ?
    La basse cour est en pleine frénésie intellectuelle ;-) !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @PecheGingembre, ah mais je n’y connais rien ! Par contre il y a un article intéressant sur wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Intelligence_%C3%A9motionnelle ;-)

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Euh, c’est pas moi qui m’y collerais cette fois-ci, parce que moi non plus, je n’y connais rien :mrgreen:

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  19. Waouh …
    Pas facile tout ça…

    En lisant vos témoignages, je retrouve dans certains comportements mes doudoux mais comme je l’avais dit dans un précédent commentaire, ils sont bien dans leurs baskets et sociables. Bref, je m’en réjouis en lisant vos témoignages car je ne sais pas si j’aurai la patience dont vous faites preuve.

    Reste le problème de graphisme pour Chupa qui trouve inutile d’écrire… Elle aussi pose beaucoup de questions sur la vie, la mort et les voleurs…

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  20. Merci pour ces articles très intéressants sur un sujet peu connu. Mais, en tant que parents, ca n’est pas fatiguant d’avoir un enfant dont le cerveau ne s’arrête jamais ? Parce que j’imagine que pour répondre à leurs questions, il faut bien mettre le sien, de cerveau, en marche…

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Caramelyne, Ah, si ! Je confirme c’est un fatiguant, mais en même temps c’est sympa :grin: Le plus fatiguant, c’est de devoir tout justifié et expliqué dans les moindres détails, surtout quand on n’est pas super disponible. Parfois, on a un peu envie de les envoyer balader. En même temps, on sait que si on ne répond pas, on risque d’accentuer leurs angoisses et générer des problèmes dont on se passerait bien… Alors, on prend sur soi et on répond.

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, et eux aussi ça les fatigue, que leur cerveau ne s’arrête jamais! :roll:

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, Ah, oui c’est vrai aussi, cet autre aspect des choses. Mon fils mettait très longtemps à s’endormir. Il m’appelait pour
    me poser des questions d’orthographe ou sur l’existence de Dieu ou je ne sais quoi. Du coup, on le couche plus tard, comme ça, il s’endort plus vite et n’a plus autant le temps de cogiter…

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, idem… sauf qu’on ne la couche pas (trop) tard parce qu’elle a quand même besoin de dormir… mais elle nous rappelle parfois à 23h pour savoir comment fera sa toute petite soeur si on meurt : elle ne sait même pas se préparer à manger :o
    alternativement, ça peut être au sujet de mes recherches, du programme du lendemain (grand besoin de tout rationaliser), etc…

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, Oui, nous restons aussi dans les limites du raisonnable. Ce que je trouve pénible là-dedans, c’est que ça réduit considérablement nos soirées tranquilles entre parents :roll:

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, oh oui… si tu traques mes réponses d’hier soir, tu verras qu’elles sont … tardives…
    sans compter celles de 3h du mat, pour lesquelles vous pouvez remercier puce3 et ses tétées nocturnes!

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    CaramelyneNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, Suzie, Ils ont beaucoup de chance vos petits zebres d’avoir des familles et des mamans aussi attentionnees :smile:

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Caramelyne, oh, que ça fait du bien de le lire en ce sens… et non, comme parfois entendu (de très proches…), comme parents soumis à la toute puissance de leur enfant!

    NON, nous répondons aux besoins de nos enfants, ce qui est de l’ordre du devoir de tout parent… la différence réside dans l’intensité des besoins de nos enfants!

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Caramelyne, Oui, merci… C’est vrai que souvent c’est l’inverse qu’on entend. Et il faut aussi penser à ces enfants dont les parents ne veulent pas voir leurs différences et qui seront malheureux ou en échec, voire en souffrance, parce qu’ignorés dans leur identité :sad:

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  21. Merci, Fleur et Suzie, de partager ainsi votre expérience. Les 2 articles sont passionnants ! Ça n’a pas l’air facile tous les jours pour les petits zèbres :| Et ça doit pas être évident non plus de voir son enfant mal dans ses baskets à cause de sa différence…

    En tant que parents, qu’est-ce qui vous semble le plus difficile ? Est-ce que ça vous met la pression parfois ? Est-ce que vous avez des trucs/astuces ? Le point sur la formulation des questions m’a fait pensé à un autre billet amusant que j’avais lu sur la phase des pourquoi chez les enfants aux besoins intenses (qui n’a rien à voir avec la surdouance mais bon !) où la maman expliquait comment ils avaient appris à répondre à leur enfant (si ça en intéresse certaines : http://leblogdesbabi.blogspot.com/2009/12/intenses-pourquoi.html ).

    Sinon, je me demandais : est-ce que le dessin (ou la peinture) est une activité qui leur plaît et qui peut aider pour la dysgraphie (ou tout simplement pour s’exprimer et éviter l’effet cocotte minute) ? Un peu dans le même genre d’idée, est-ce que la méditation (zen par exemple) ou des méthodes de relaxation pourraient les intéresser ?

    Enfin, c’est Stéphanie je crois qui parlait de japonais et de programmation informatique… Pour le japonais, ça peut être une autre façon d’aborder l’écriture aussi et ça peut être amusant d’apprendre une autre langue, qu’est-ce que vous en pensez les mamans de zèbres ? Pour la programmation informatique, (oups l’informaticienne refait surface) il y a des langages qui sont assez accessibles pour les enfants, en particulier le Logo (http://fr.wikipedia.org/wiki/Logo_(langage) ). Pour les utilisateurs Mac, si ça vous intéresse, voir aussi http://www.alancsmith.co.uk/logo/ , je pense que le User guide qui l’accompagne est pas mal.

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Catwoman, Pour répondre sur le dessin, mon Zèbre (et ses frère et soeur aussi) n’aime pas beaucoup dessiner. Ses dessins sont monochromes et purement informatifs ou documentaires. Genre : il dessinent des dinosaures. Sinon, effectivement, des activités extra-scolaires stimulantes intellectuellement pourraient être bénéfiques. Seulement, il faut les trouver, il faut trouver le temps d’y aller (avec 3 enfants et l’école, le travail, dur, dur). Et surtout, il faut que le Zèbre accepte d’y aller et c’est pas gagné. Parce que lui, il voit surtout le côté : être avec d’autres enfants qu’à priori il ne connaît pas… Et ça c’est très difficile pour le Zèbre à accepter.

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    louidélieNo Gravatar a répondu :

    @Suzie et @Fleur,
    Vos zèbres étaient-ils des bébés aux besoins intenses ? (euh, des zébraux :?: intenses :lol: )

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @louidélie, oui…
    la question émerge parfois, parmi les parents d’enfants précoces… elle ne fait pas de consensus…
    dans mon cas, je crois que ma fille exprimait déjà ses gros besoins de comprendre et de réassurance!

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  22. Il est connu que les enfants à hauts potentiels ont des problèmes avec l’écriture. Leurs difficultés motrices les empêchent d’exprimer aussi rapidement qu’ils le souhaiteraient toutes les idées qui leurs passent par la tête.
    Comme solution, il existe la graphothérapie qui est l’équivalent de la logopédie, mais pour l’écriture.
    ;-)

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Sibylline, euh… c’est connu, ce n’est pas rare, mais de là à dire que LES enfants à haut potentiel ont des problèmes avec l’écriture… c’est être un peu caricaturale!

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    SibyllineNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, je n’ai pas parlé de « tous » les enfants à hauts potentiels, mais les problèmes d’écritures chez eux sont beaucoup plus fréquents que dans la population « normale ».
    Ils représenteraient quand même 25% des sujets qui suivent un traitement pour l’écriture…

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Sibylline, la graphothérapie ou la rééducation par un psychomotricien. Le Zèbre a eu 25 séances de rééducation très efficaces.

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  23. De réponses (très) en vrac aux remarques qui m’ont été adressées.

    D’abord, la vraie-fausse réponse à Nanais, c’était une accroche. Non, elle non plus n’a pas de doutes : notre fille n’est pas précoce (ouf). Elle est juste géniale, ça nous suffit largement ;)

    Ceux que j’appelle « faux-positifs », ce sont les « j’me la pète » qui parlent de leur enfant comme d’un EIP et qui ne m’ont jamais montré la queue du commencement d’un début de dossier de psy. Ces enfants-là sont-ils vraiment en souffrance ? Peut-être. Mais probablement plus à la maison qu’à l’école…
    Ceux qui ont vraiment 130 de QI, ce sont les « vrais-positifs ». Eux, effectivement, ne me prennent jamais la tête (soit que je n’en ai pas eu, soit qu’ils ne se sont jamais manifestés).

    Des allergiques faux-positifs ? Imaginez-vous qu’un parent se sente flatté de savoir son enfant allergique ? Vous avez votre réponse.
    Que les parents d’EIP ne considèrent pas cela comme la panacée, c’est l’évidence même. Mais parmi le reste des parents, ceux dont les enfants NE SONT PAS des EIP, il y en a un paquet qui aimeraient bien apparemment que leur enfant le soit. Permettez-moi de porter un jugement négatif sur ces personnes-là, fussent-elles elles-mêmes en souffrance.

    Ensuite, je m’entretiens régulièrement avec les parents de mes élèves. Une petite fraction est vraiment pas intéressante, et ferait mieux d’éduquer (parfois simplement de s’occuper de) leurs enfants plutôt que de reporter la faute sur « le système ». J’ai pas mal d’élèves à problèmes, pas forcément en échec scolaire d’ailleurs, et ma porte n’est fermée pour personne. Quant au directeur d’école qui a fait cette délicate remarque à Fleur, eh bien il rentre sans problème dans la catégorie des #$%&%$!

    La formation continue, je m’en occupe, sinon je ne serais pas en train de lire des billets et de poster des remarques. Je ne remets pas en question, d’ailleurs, les 2% d’EIP. Ce que je remets en question, c’est la proportion que je rencontre dans ma classe, plus proche de 15 à 20% selon les parents. Et c’est tout. Ne me lisez pas à tort et à travers.

    Par contre, puisque vous voulez tout savoir, un maître d’école n’a pas affaire qu’à des EIP. Il y a les élèves « normaux », puis les dys- : praxiques, lexiques, calculiques, graphiques, j’en passe. Il y a aussi les élèves avec TDAH : troubles de l’attention avec (ou sans) hyperactivité. Il y a – le croiriez-vous ? – des élèves en dépression. Il y a des élèves dans des situations familiales et/ou sociales telles que l’école est le cadet de leurs soucis. Il y a les élèves autistes aussi.
    Désolé de tout ramener à une question de moyens, mais s’il est difficile de gérer la précocité dans une fratrie, imaginez-vous que cela est plus facile dans une classe de 27 élèves, dont 3 dyslexiques (10 à 15%, c’est la moyenne) et un enfant à TDAH ?

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @m’sieur l’maitre, …
    alors je réponds juste sur deux points, parce que pour le reste…
    pour ce qui est des élèves en dépression, vous savez que oui, je me figure très bien qu’un élève peut être en dépression!!
    même qu’il peut avoir 4 ans et demi, être précoce ET être en dépression!!

    et vous savez quoi? il peut aussi avoir 4 ans et demi, être précoce, être en dépression et être allergique!! Youpi!
    à ce titre, ma comparaison avec les faux positifs de l’allergie n’était pas innocente… parce que, si, il y a de fausses affirmations d’allergie : des intolérances présentées comme allergies, parfois par ignorance, souvent pour marquer les esprits… sauf que malheureusement, cela nuit aux vrais allergiques, dès lors qu’il y a amalgame (et c’est ainsi qu’on nous dit qu’on on fait bien trop, qu’on pourrait lui donner du beurre, la preuve, le petit X, qui est également « allergique » en consomme, lui…)

    purée, je crois que j’en ai gros sur la patate, là.

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, nos réponses ont été simultanées et presque identiques ! Mon fiston était dépressif à 4 ans 1/2… Mais heureusement pour lui, n’a pas d’allergie alimentaire.

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @m’sieur l’maître, je préfère ce texte-ci, un peu moins sujet à controverse que le précédent… ;-)
    Etre enseignant, ce n’est certes pas facile, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai toujours souhaité ne pas l’être ! :mrgreen:
    Les différentes catégories d’élèves que vous citez sont souvent imbriquées les unes dans les autres : les dyslexiques pouvant être également précoces et / ou dépressifs par exemple.

    Je n’ai aucun mal à croire que les enfants puissent être dépressifs, mon petit bonhomme étant parti dans cette voie dès sa deuxième année de maternelle (« Madame la directrice, pourriez-vous mettre mon fils dans une classe de moyens-grands l’an prochain ? » « Mais Madame la mère d’élève, laissez-le grandir à son rythme, ne cherchez pas à le pousser ! » Et résultat il a été mis avec des « petits-moyens » avec lesquels il s’est ennuyé à mourir. Alors qu’il savait lire (il nous l’a montré aux vacances de Pâques).

    Alors oui, il y a des parents « qui s’la pètent », mais le nombre d’enseignants qui prennent les parents pour des idiots est au moins aussi élevé…

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @m’sieur l’maitre, Oui, on sait, le Zèbre est dysgraphique ET surdoué. Merci, mais on se doute bien qu’il n’y a pas que des EIP dans une classe et il ne s’agit pas ici d’opposer les différents problèmes des uns et des autres. Il s’agit de prendre en compte TOUS les problèmes, y compris ceux des EIP, qui sont souvent mis en marge, parce que « avec le QI qu’ils ont, ils s’en sortiront toujours »… Et bien non, pas si on ne les aide pas.

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  24. Je « rebondis » sur la réponse de M’sieur l’Maître.
    A « normal », je préfère le terme « ordinaire » pour les enfants sans difficultés (vers le haut ou vers le bas). Et celui « d’extraordinaire » dans le sens « sortant de l’ordinaire » pour les autres.
    On va me dire que c’est juste une astuce de vocabulaire, mais jusqu’à maintenant (20 ans de Grande Maison), elle a toujours beaucoup « soulagé », en terme d’étiquette, les parents de ces enfants (surtout ceux en échec scolaire).

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    m'sieur l'maitreNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, oui, mettons « ordinaires » alors, par opposition (pour les moins jeunes) à « super » ;-)

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @m’sieur l’maitre, pour moi « super » ne va que vers « le haut » (dont il est question ici) … je préfère « extraordinaire » :mrgreen: (ok, je chipote :arrow: )

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  25. Juste pour compléter ce que raconte M’sieur l’Maître (et le défendre un peu aussi :-)) et commenter aussi le commentaire de @pupuce. Tous les parents qui l’ouvrent en réunion ou ailleurs ne sont pas des ****, bien sûr, et ce n’est absolument pas aux parents participant à la vie de l’école ou de leur enfant que M’sieur l’Maître pensait en écrivant ca. Mais imaginez aussi que 27 élèves, ca fait beaucoup de parents (à la louche 54)… Dont certains, par exemple, qui sont convaincus que l’école en général, et l’instit en particulier, ont aussi des comptes à leur rendre sur la facon dont la Biologie, l’Évolution ou l’Histoire sont enseignés à leur enfants. Et que sur 2 heures de réunion pédagogique, perdre une heure avec les créationnistes qui ne sont pas d’accord avec les programmes officiels, c’est dommage pour les 26 autres enfants (dont les PPREs et autres élèves « extraordinaires »). Ceci et bien sûr un exemple « pour de vrai » qu’a vécu M’sieur l’Maître…

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    pupuceNo Gravatar a répondu :

    @nanais,
    j’ose espérer que les créationnistes et autres pokémons zarbis ne sont pas légions… :mrgreen:

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  26. les texte sur les zébres raisonnent bizarrement en moi :roll: et je me pose plusieurs questions, j’espère que vous aurez la gentillesse d’y répondre
    quels sont les signes « d’alerte » qui peuvent faire penser à une précocité ?
    existe t il différents « niveaux » dans la précocité ?
    j’ai du mal à trouver les mots justes, peur de passer pour une « qui se la pète », peur de passer à côter de ce qui pourrait aider mon fils à s’épanouir…
    des réactions exacerbées aux interdits, un désintérêt pour le dessin et l’écriture en GS (« pas grave maman, j’aurai un ordinateur plus tard »), des passions (les dinosaures, les sciences), une (très) bonne mémoire, l’envie de comprendre et d’aller plus loin, beaucoup de vocabulaire, l’orthophoniste, des questions récurrente sur la mort, sur la vieillesse…
    mais aucun pb de relations avec les autres enfants,
    bref, « toutes les cases » ne sont pas remplies, du mal à faire la part des choses…
    merci d’avance

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @mlaure, Eh, bien, justement, il n’y a pas de cases à remplir ;-) Ce que tu évoques peut faire penser à un enfant précoce, c’est sûr… En fait, c’est généralement un faisceau de présomption qui fait que l’on peut se poser la question de la précocité chez un enfant… Les pb de relations avec les autres enfants ne sont pas systématiques. En fait, rien n’est systématique. Mon fils a eu de multiples copains à l’école, il est invité aux anniversaires ou pour aller jouer le mercredi ou le samedi. Mais, quand il est avec eux, il s’isole tout seul… Il n’en a pas l’air malheureux pour autant… Et il a un, deux, trois très bons amis… Les autres sont justes des relations. De toutes façons, la seule et unique façon de savoir, si un enfant est précoce, c’est de l’emmener chez un psychologue spécialisé et de le tester.
    Quant à la question du « niveau » de précocité, il y a divers degrés dans la précocité, qui font qu’un surdoué à 130 de QI est différent d’un surdoué à 145 et encore plus d’un surdoué à 160. Mais tous sont différents des non-surdoués ;-)
    J’espère avoir répondu à tes questions.

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  27. j’ai pas le temps de tout lire, sauf le billet, pardon mais quel galimatias et que de « sérieux » … enfin ça me dépasse notamment les instits qui seraient « contre » le saut de classe ? ah bon ? ben pour connaître plusieurs profs et instits … tous leurs enfants sauf 1 exception ont sauté une classe (et travaillent bien) sans avoir l’air traumatisés …
    La phrase « Des angoisses qui donnent de l’eczéma et des insomnies.  » me fait bondir ! L’eczéma gratte, démange, dérange, … d’où trouble du sommeil et du comportement dans la journée, … je ne vais pas faire du conseil mais si vous ne connaissez pas encore l’association pour la prévention des allergies, ne pas hésiter http://allergies.afpral.fr/ … Les enfants qui ont un souci de santé développent une forme de « maturité » aussi (alors en + si l’enfant est surdoué ça doit amplifier ceci) … même si affectivement il ou elle n’en reste pas moins enfant. Avec l’AFPRAL il y a aussi la question psychologique des enfants allergiques et de leur entourage (surtout si l’allergie est sévère et contraignante) … n’hésitez pas à visiter …

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @emelire, En revanche, vous, vous devriez vous pencher sur la bibliographie proposée et les divers liens qui émaillent ces deux billets… :roll:

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @emelire, en tant qu’adhérente de l’AFPRAL depuis de trop nombreuses années, je ne peux que répondre à ton message… dont je déplore la forme!
    Il y a sans doute du vrai dans ce que tu veux exprimer : oui, certains symptômes peuvent être dus à des allergies non diagnostiquées, par exemple… Mais pourquoi nier qu’ils peuvent aussi émerger dans un contexte « purement » psychosomatique??
    Oui, les enfants allergiques développent fréquemment une forme de maturité particulière… mais pourquoi penser qu’une telle maturité vient nécessairement de là?
    Dans notre cas, nous nous sommes pas mal fourvoyés à penser que oui, notre fille raisonnait différemment… mais que c’était du fait de la gestion de ses allergies… ben, non, il y avait autre chose!!

    enfin, et je sais que je vais en faire bondir quelques uns, il semblerait qu’il y ait une association statistique positive entre l’eczéma et la précocité (c’est AFPADA qui le rapporte, à ma connaissance).

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, Merci Fleur

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  28. Désolée, je n’ai pas pu lire tous les commentaires, mais j’y reviendrais
    Y’en a tant que ça des zèbres?
    L’école veut faire tester mon loulou, et je dois avouer que ça me flippe…
    Quand je les écoute, c’est tout l’un ou tout l’autre. Dans son monde, décalé…
    En même temps, il est très bébé, et je ne pense pas… Bref, je ne sais pas.
    Il est capable de nous baratiner une semaine entière sur Takeshi kitano, et en même temps, il ne colorie pas correctement.
    Bref, que des contradictions…
    En même temps j’entends tellement de gens me dire que leur enfant a fait des tests, et qu’il est un zèbre (pas plus tard encore que mercredi soir, d’ailleurs) ou que eux en sont eux même.
    Bref, ça m’intrigue. Où alors, cela signifierait que l’on serait passé à coté de pas mal de zèbres depuis longtemps?

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @laciboulette, surtout ne pas se dire que faire passer le test va rendre son enfant zèbre ! ;-) Beaucoup de parents ne le font pas de crainte qu’on leur dise que leur enfant est précoce. Comme si le test y changeait quelque chose… Faire passer le test permet d’en avoir le coeur net, et d’ajuster le suivi de son enfant au mieux de ses besoins.
    En ce qui concerne votre petit, le fait qu’il ait des côtés « bébé » n’enlève rien à une éventuelle précocité, bien au contraire même. La coexistence de comportements d’âge différents chez un même enfant (surtout un zèbre) s’appelle « dissynchronie » et a été mise en évidence par Jean-Charles Terrassier.

    A la psychologue qui nous donnait le résultat des tests de QI de notre petit zèbre, nous avions posé une question similaire à la vôtre : « on dirait qu’il y a de plus en plus d’enfants précoces, autour de nous beaucoup de personnes (amis, cousins) commencent à découvrir que leur enfant est précoce. » Réponse : « qui se ressemble s’assemble, vous êtes plus portés à fréquenter des gens qui vous ressemblent, et comme il y a pas mal de zèbres dans votre famille, vous êtes plus naturellement portés à fréquenter des zèbres ». Ce qui sous-entendrait également que la zébritude est héréditaire/ héritable puisque nos amis d’enfance n’avaient pas encore d’enfants précoces ou non quand nous avons fait leur connaissance…

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @la belle bleue, tu m’épargnes la rédaction d’un long laïus, merci!
    Je voulais essentiellement aborder le « qui se ressemble s’assemble »… les zèbres sont grégaires… même lorsqu’ils ignorent leur zébritude!

    quant à l’héritabilité… elle est largement démontrée!!

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, Chapitre 8 de « Trop intelligent pour être heureux ? » de Jeanne Siaud-Facchin, que je viens de lire il y a 10 minutes :
    « Les couples : qui se ressemble s’assemble ?
    Un adulte surdoué a le plus souvent des amis… surdoués ! Oui, comme les enfants qui s’aimantent dans la cour de récréation. […] C’est une constante dans la personnalité, on est attiré puis on s’attache à des personnes qui fonctionnent dans le même système que le nôtre… »

    Répondre

  29. perso, le lien qu’on a imposé dans ma tête (parcequ’il n’est pas simple à entendre) c’est le lien souffrance – précocité (par déclinaison, c’est possible, eczéma …).
    Un médecin a fait le lien pour moi.
    La possibilité de lien m’a été confirmée à 2 reprises.
    Sans que cela ne soit factuel.

    Le lien serait : le nourrisson qui souffre (causes multiples, diagnostiques longs et difficiles : allergies et autres) développerait des compétences intellectuelles particulières pour sortir de la souffrance au plus vite …

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @lau, erreur Lau…
    le QI est inné… il peut éventuellement être minoré par des accidents ou troubles psychologiques (voire douleurs chroniques, sans doute)… mais les parcours de vie ne peuvent pas expliquer de hauts QI!! Ceci est établi scientifiquement.
    Les solutions déployées par les enfants en souffrance que tu mentionnes s’appuient peut-être sur un potentiel existant… dont l’usage devient incontournable!!

    en d’autres termes, le potentiel s’exprime peut-être plus nettement quand on est confronté à la difficulté?

    et… ravie de te lire ici!!

    (note pour la Poule, t’as vu comme je contribue à l’extension de ton lectorat??

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, merci ;-)

    Répondre

  30. je suis la maman d’un nouveau petit zèbre.
    Nouveau parce que le bilan des tests m’a été présenté il y a 1,5 semaine.
    Petit, parce qu’il n’est « que » à 132. Mais c’est un vrai de vrai.
    Sortie de mon déni, acculée par la maîtresse, je dois reconnaître qu’il n’y a pas d’ambigüité.
    Comment parle-t-on à son enfant ? comment lui expliquer ? ça me dérange profondemment de lui dire qu’il est + … que les autres de sa classe (même si y a une vraie réalité rapportée par sa maîtresse excedée par son comportement de loupiot qui s’ennuie, avec un rapport à l’écriture difficile comme souvent pour les p’tits mecs dans ce cas).
    A ma décharge, je suis une traumatisée de la différence et de la stigmatisation (via les allergies alim.). Je rêvais de normalité …
    Et
    merci pour ces 2 articles qui sont, pour moi, tombés vraiment pile-poil … merci encore Fleur !

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @lau, ici, nous avons très clairement dit à Léane ce qu’il en était. La première personne à devoir/pouvoir expliquer cela, est la psy qui a testé ton loupiot!
    Nous avons dit à la puce qu’elle réfléchissait différemment, souvent plus vite, et plus efficacement… Nous lui avons aussi expliqué ce que cela impliquait et expliquait de son quotidien!

    La psy qui la suit actuellement travaille également beaucoup avec elle sur ce qu’elle est, ce que ça implique.

    Dernièrement, par exemple, la psy nous a rapporté avoir éclaté de rire lorsque Léane lui a proposé de lui expliquer un truc… simple! Léane a été très gênée… et la psy lui a bien expliqué pourquoi elle agissait ainsi, mentionnant les situations si habituelles à Léane, dans lesquelles elle est amenée à expliquer, enseigner, dire et redire…

    En résumé, il est primordial de dire à ton bonhomme ce qu’il en est… et cela passe par énoncer… sa différence!
    Mais celle-ci peut-être positivée, profites-en!

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @lau, effectivement, ne pas dire à votre bonhomme qu’il est « + », mais qu’il est « autrement ». C’est le mode de réflexion qui est le plus différent, le plus troublant parfois. S’il comprend qu’il ne fonctionne pas comme les autres, il sera moins surpris de ne pas être compris et pourra trouver un moyen d’y remédier sans renier ce qu’il est.
    Désolée pour votre rêve de normalité… :roll:

    Répondre

  31. Comme y a pas mal de zèbres (ou de gens pas zèbre, mais quand même intelligent ;-) )dans cette basse cour, j’en profite pour faire ma pub :
    http://www.clemys.com
    Des messages codés à décrypter pour trouver l’itinéraire de la balade dans Paris ! Fait maison par un véritable geek (au sens propre, pas au sens technophile ou nerd ou nolife, enfin un geek quoi !), à défaut d’être un zèbre :mrgreen:
    C’est de la pub qui nous rapporte rien, vu qu’on a rien à gagner… c’est pour ça que je m’autorise ce message :cool:

    Répondre

  32. ça, des geeks autour de nous, y’en a un paquet (qui ont horreur qu’on les traite de geek) . Je ne sais pas s’ils sont zèbres… :mrgreen:
    Bref, mais du coup, j’ai une folle envie de futilité, de rose, de truc de filles…
    Pour le test, on attend un petit peu, quelqu’un de mon entourage qui bosse dans le milieu psychosocial m’a conseillé de les faire, oui, mais pas n’importe où et pas par n’importe qui. Et je me renseigne tranquillement.
    En tout cas, je ne veux pas qu’il se sente différent, ni qu’il ait une forme de pression si tant est que ça se révèle exact. Et rien n’est moins sûr.

    Répondre

  33. Merci beaucoup pour ce partage de vos expériences respectives. J’ai appris des tas de choses sur la précocité et le fait de pouvoir avoir des exemples concrets de ce que cela implique au quotidien est très instructif. Effectivement, de loin comme ça, sans être face à la situation, il y a un tas d’idées préconçues qui nous viennent et on peut penser (bien à tort) que ce n’est pas une situation si difficile, voire quasiment enviable (si si j’en connais qui ne rêvent que de ça et qui poussent leurs enfants dans cette direction, un peu comme si cela pouvait être forcé).

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @chaponne, Merci. Tu vois, nous aurons au moins rempli un des objectifs de cet article, si une grande partie des gens comprennent que non, on ne peut pas « forcé » un enfant à devenir surdoué. Et qu’être surdoué, ce n’est pas une situation simple tous les jours… Il faut faire passer le message autour de vous ;-)

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, oh oui!!!
    et surtout… faire passer le message, faire passer le message, faire passer le message… si le message pouvait atteindre tous les instits, ceux qui côtoient nos enfants au quotidien….

    Répondre

    chaponne a répondu :

    @Suzie, oui faire passer le message je le ferai! Mais je crois aussi que certains ne veulent juste pas l’écouter! En tous cas, j’en ai déjà parlé à Chapon et lui aussi a appris des choses et va certainement en glisser un mot à certains de sa famille :mrgreen: .
    Dommage que dans le cursus de formation des enseignants, il n’y ait pas des parents qui viennent leur parler concrètement, ça aiderait sûrement beaucoup!

    Répondre

  34. @ Suzie, je suis un peu dans l’urgence avec ma puce de 3 ans en ce moment avec de gros problemes de comportement. Nous avions un peu envisagé la precocité auparavant, mais sans probleme particulier jusqu’à maintenant. Nous n’avions donc pas cherché à consulter. Aujourd’hui la situation a changé, j’ai donc contacté l’ANPEIP qui m’a donné les coordonées de quelqu’un qui ne peut nous recevoir que fin Aout. Vu l’urgence actuelle de la situation, je me demandais si tu pourrais m’envoyer les coordonnées de la personne que vous avez consulté à Boulogne car nous sommes dans le 92. Merci beaucoup d’avance pour ton aide!
    caro@aunis.net

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Caroline, tu as tout mon soutien…
    Tu fais bien de chercher à voir quelqu’un… mais prépare toi à ce que ta fille ne puisse éventuellement pas être testée… 3 ans, c’est vraiment petit! (ici, puce2 a été testée à trois ans et demi, mais le test est vraiment pauvre dans ce cas là –> on y retournera pour ses 6 ans!).
    Dans tous les cas, un avis ne fera pas de mal!
    Bon courage!

    Répondre

  35. @ Fleur, merci pour ton soutien! Effectivement le test à 3 ans tout juste est surement pas évident, en tous cas nous sommes vraiment à la recherche d’un avis et de conseils avisés :-) Dans ce cas je crois qu’il est vraiment important de voir la « bonne personne » – je croise les doigts!

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Caroline, Hello, bienvenue chez les Zèbres alors ! Effectivement, à 3 ans, c’est un peu juste le test. Mais, si elle a des soucis, il vaut mieux de toutes façons consulter. La psychologue de Boulogne s’appelle Agnès Laprelle-Calange. Tu trouveras ses coordonnées sur les pages blanches (sinon, donnes-moi ton mail et je te les donnerai…). Bon courage et tiens nous au courant ;-)

    Répondre

  36. @ Suzie
    Merci beaucoup pour ta réponse si rapide :-)
    Je ne manquerai pas de vous tenir au courant! Affaire à suivre ;-)

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Caroline, Oups, ton mail, il est dans ton 1er message, je ne l’avais pas vu, :oops: Désolée…

    Répondre

  37. @ Suzie
    pas de probleme, merci encore car nous avons RDV demain après-midi :-)

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Caroline, Ah, bah, c’est rapide, tant mieux alors !

    Répondre

  38. J’ai pris rdv pour ma fille qui a 2 ans et demi. Nous n’allons pas la faire tester mais j’ai besoin de voir quelqu’un qui puisse m’aider car je suspecte les rayures chez elle. Mon mari est certifié pur zèbre, ma mère aussi, mon frère l’est très probablement et moi… je ne sais pas… J’ai besoin de conseils pour aider ma fille à bien grandir dans et avec sa différence.
    Je ne voudrai pas qu’elle passe à côté de sa vie…

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Nounette12, Tu as pris la bonne décision. Si elle est zèbre au moins tu le sauras, sinon le ou la psychologue te donnera des conseils pour vous aider. Mais, effectivement, à 2 ans et demi, je ne sais pas s’il y aura un test. Bon courage et belle vie avec votre petite fille.

    Répondre

    Nounette12No Gravatar a répondu :

    @Suzie, Merci :smile: on a rdv la semaine prochaine… la suite au prochain épisode donc ;-) vous lire tous m’aide bcp

    Répondre

  39. bonjour
    je reviens sur le sujet car ce matin, j’ai revu la maitresse de mon grand (5 ans et demi) et voilà en résumé la situation :
    à chaque fois au long de l’année que je lui ai demandé comment ça se passait, elle m’a dit qu’il percute vite aucun pb de compréhension, mais pb sur le graphisme (il me répond « pas grave j’aurai un ordinateur)mais que ce n’est pas grave il n’aura peut être pas une belle écriture plus tard c’est tout. il s’intéresse à des tas de trucs, adore les documentaires (dinosaures, c’est pas sorcier) mais est aussi très actif physiquement (bcp d’énergie, difficile à canaliser) et des réactions que je trouve exacerbées, comme s’il était « débordé » par ses chagrins, ses colères, les contrariétés … il « zappe » vite d’un sujet à l’autre…

    il a deux petites soeurs (jumelles) de 2.5 ans, donc difficile de faire la part des choses avec des difficultés à trouver sa place dans la fratrie, à attirer notre attention par n’importe quel moyen…

    bref ceci posé, ce matin je discute avec la maitresse du passage en cp car il y a 2 classes, 1 CP et 1 CP/CE1 et elle propose le CP/CE1 vu qu’il percute vite (je cite) mais dans le CP/CE1 il y a un très turbulent et je n’ai pas envie que mon « grand » soit « tiré » vers le turbulent (lui qui l’est déjà), elle me dit qu’il fait le contraire du groupe quasi systématiquement, et qu’il doit s’ennuyer…
    – comment savoir s’il est juste inattentif, désobéissant ou s’il s’ennuie ?
    – j’ai peur qu’en CP il continue, soit catalogué inattentif, désobéissant, se braque (la passerelle GS/CP de la semaine dernière = « c’est nul le cp », braque la maitresse (qui aura 25 élèves à gérer)

    je ne « veux » pas qu’il soit précoce, je veux juste pouvoir l’aider au mieux et savoir à quoi m’en tenir, personnellement je pense qu’il est éveillé, mais comment savoir vraiment à quoi nous en tenir (quel que soit ce « quoi ») et mettre toutes les chances de notre côté ? à qui m’adresser (nous habitons près de Nantes dans le 44)

    désolée tout cela est décousu…

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @mlaure, Le seul moyen de savoir à quoi vous en tenir est de consulter un psychologue. Tu ne peux pas savoir si ton fils est précoce ou non, mais s’il l’est tu ne pourras rien y changer. En revanche, le savoir l’aidera et vous aidera à adapter sa scolarité ou vos comportements avec lui… Pour trouver un psychologue dans ta région, adresse-toi aux associations de parents d’enfants précoces : l’ANPEI ou AFEP (elles ont des sites sur internet). Bon courage…

    Répondre

    CatwomanNo Gravatar a répondu :

    @mlaure, je trouve votre démarche tout à fait naturelle car si un psychologue peut vous aider à y voir clair je ne vois pas pourquoi s’en priver, mais je voulais juste ajouter que même sans être un zèbre, on peut avoir des facilités et s’ennuyer à l’école. Je n’ai rien d’un zèbre mais pour autant je savais déjà bien lire et écrire en GS (j’avais déjà appris avec mon arrière grand-mère, ancienne institutrice) et je me rappelle clairement m’être ennuyée ferme tout le CP et CE1 avec des « je ne dois pas bavarder en classe » à recopier par centaines :mrgreen: J’ai à peu près toujours été la bonne élève qui blablate sans arrêt mais à qui on ne sait pas trop quoi dire parce que c’est la première de la classe. Mais autant, moi, j’avais quand même besoin de bûcher un minimum, autant mon homme… Pendant trèèès longtemps (voire il s’est jamais arrêté) il a cultivé l’art du moindre effort scolaire : pourquoi s’embêter puisque ça passe sans se fouler ? Je pense aussi que les garçons avec facilités ont une large tendance à donner des Calvin et les filles des Suzie (cf. Calvin & Hobbes). Tout ça pour dire que ce n’est pas tout ou rien non plus au niveau du QI et que même si votre grand n’est pas un zèbre, il peut très bien avoir quand même des facilités et s’ennuyer à l’école.

    Répondre

  40. @ suzie et fleur,
    quelques news après consultation, test et démenagement… oui la periode est un peu chargée! Notre choupette a bien été testée zebrette, nous nous préparons donc à gérer l’école et tout le reste! Merci encore pour votre soutien et vos conseils ;-)

    Répondre

    Anonyme a répondu :

    @Caroline, merci pour les nouvelles et… bon courage pour la suite!

    Répondre

    Fleur a répondu :

    @, c’était moi (les aléas du déménagement aussi…)

    Répondre

  41. Je change un peu de sujet de conversation. Mais, je ne peux résister à l’envie de vous dire que le Zèbre est rentré en CM1 ce matin et que pour la première fois depuis la petite section, il est rentré à l’école en courant, sans pleurer ni même me regarder… :razz: Il retrouve sa maîtresse du CE1 qu’il aimait bien et qui avait mis en place pour lui le PPRE et il a ses meilleurs copains avec lui en classe et même son amoureuse… C’est pas beau ça comme rentrée :lol:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, super ! je suis bien contente pour vous.

    Répondre

    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, on serait sur Facebook, je mettrais un pouce en l’air ! ;-)

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @la belle bleue, Yes !! :lol:

    Répondre

  42. quelques nouvelles après consultation
    1er séance en juillet pour un 1er contact, et décision de la psy de tester B après ses 6 ans (octobre 2010) avec le wisc IV
    test il y a 10 jours, restitution il ya 3 jours et depuis bcp de questions pour moi : j’ai un support écrit de 2 pages (qui expliquent ce que teste le wisc IV et comment le test fonctionne, les indices et les épreuves, de manière générique) et de 3 pages qui sont le bilan de mon fils

    en résumé :
    QIT : 126
    compréhenion verbale 150
    raisonnement perceptif 116
    mémoire de travail 127
    vitesse de traitement 76

    analyste globale :
    QIT situé dans la tranche « supérieur »
    Indice de compréhension verbale situé dans la tranche « très supérieur »
    Indice de raisonnement perceptif situé dans la tranche « normal for »
    le profil global révèle une dyssynchronie en faveur de l’échelle verable : le QIT perd donc sa valeur statistique et ne peut pas être interprété.
    du coup je ne sais pas quoi penser, précoce ou pas ? juste une bonne mémoire (vu que les autres indices sont largements inférieurs)? en IVT il a chuté car il a inversé la consigne (symboles) il a barré la mauvaise réponse au lieu de la bonne (et si on retraite pour corriger tout est bon… mais suivre la consigne fait partie du test). à quelles difficultés faut il s’attendre ? comment l’aider ? bref je suis perdue, désolée de l’avoir fait perso …

    Répondre

  43. je précise que depuis la rentrée nous avons mis en place une rééducation à l’écriture, qui se passe très bien, et que depuis avril il a des séances d’orthophonie
    soucis de gestion de la frustration et des colères
    d’après la maitresse le cp se passe très bien pour ce qui est des apprentissages, aucun souci de niveau, mais des soucis de comportement (resistance passive…)

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @mlaure, Bon, en fait, c’est au psychologue qui a testé ton enfant, d’apporter des réponses à tes questions. Précoce ou pas, s’il y a des problèmes de comportement, il faut les résoudre. Il ne faut pas juste s’arrêter à QI total. L’interprétation des tests (les différences entre les subtests), le bilan de personnalité, doivent aussi être pris en compte. La chute des résultats en IVT est classique chez les surdoués. Si le QI ne peut pas être interprété, c’est sûrement qu’il y a une rééducation à mettre en place… Enfin, moi, je ne suis pas psychologue… Je suis étonnée que l’on t’ait donné des résultats sans autre commentaire et sans proposition d’aide. Il faut retourner consulter pour avoir des éclaircissements ou sinon, trouver un autre professionnel plus apte à vous aider… Bon courage à vous

    Répondre

    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, pas mieux. Tu as tout dit.
    J’ajouterais que si le code est traditionnellement chuté (relativement au reste) chez les précoces, il n’est cependant ni « classique », ni « anodin » que cet item soit en dessous (et nettement) de la moyenne des enfants de son âge… à creuser??

    (au fait, Puce1 est plutôt contente en CM1 aussi… après un mois et demi de CE2 seulement…)

    Répondre

  44. ce n’est pas le code mais les symboles qui sont chutés en IVT
    est ce que ça change quelque chose ? :???:

    Répondre

  45. Bonjour,
    et bien moi je suis zèbre ET prof. Je ne vais pas raconter ma vie de Z parce que je suis déjà en train de la raconter sur mon blog de temps en temps (sans trop crier sur les toits que je suis Z non plus), mais plutôt ma vie de prof.

    Je peux vous dire que bien que l’étant moi-même et pas qu’un peu apparemment, ça ne me donne pas un filtre pour détecter automatiquement tout enfant surdoué qui m’est confié. Et comme, ne faisant rien comme tout-le-monde, je suis prof d’anglais en primaire (ce qui n’existe pas en France), des élèves, j’en ai 116, de la GSM au CE2, donc ça me fait un large troupeau à examiner à loisir. Etant plus que bien renseignée sur le problème des EIP, je me sentais bien prête à faire face au problème. Mais j’ai vite constaté qu’en fait il devient fort possible d’en voir un peu partout des EIP. Et aussi qu’on peut se planter sur la non-zébritude d’un gosse pour tout un tas de raisons jusqu’au bout.

    Des parents qui viennent me dire que leur gosse a un fort potentiel, autant le dire tout-de-suite, je n’en ai pas encore eu. Des parents qui, mis en confiance, ont osé me dire du bout des lèvres que oui, leur rejeton « comprend un peu plus vite » que les autres, j’en ai eu quelques-uns, voire c’est moi qui ai dû lâcher le mot, avec force pincettes. En précisant bien que seul un psy peut avoir le dernier mot officiel sur la question, et c’est là où les choses se mettent à être chouettes, car il n’y a pas de psy averti ici.

    Mais deux choses. 1) les enfants EIP semblent plus faciles à repérer à leurs tentatives de faire comme les autres, qui les rendent d’autant plus visibles qu’ils s’y prennent comme des pieds. Ils vont faire exagérément les bébés ou minimiser atrocement leurs performances au point qu’ils passent en apparence en-dessous de la barre de la moyenne des autres, si l’on peut dire. Par contre, même en prenant l’éventail le plus large possible de gamins que je pourrais soupçonner de précocité parmi tous mes élèves, aucun n’est un binoclard obsédé par les grandes questions existentielles de ce monde, qui manipule une, deux ou trois langues de manière exceptionnelle pour son âge, bref un candidat (ça marche aussi au féminin) évident à la rayure. D’ailleurs, celui pour lequel et moi et son instit sommes absolument sûres de notre coup est ressorti avec un 110 à son test. Le problème, c’est qu’il est rusé, joue très bien les andouilles, et comme les psy ici ne sont pas au courant de ce que c’est que la douance, ils n’y voient que du feu. Sauf qu’on ne peut pas demander à des parents de traverser la planète pendant les vacances pour aller voir un psy connaisseur qui connaît les ficelles de ces petits bougres décidément pas coopératifs. Parce que si lui il a 110, tous les autres ont 65 dans ce cas, même si je pense pas que ce soit un très très haut QI, il a un humour trop élaboré pour être « normal », des raisonnements tordus qui ressemblent trop aux miens pour que ce soit pas ça. D’ailleurs, il est admis que certaines personnes au QI pas si élevé que ça fonctionnent exactement de la même manière qu’un surdoué (au passage, si on relit bien les bouquins, l’inverse est vraie aussi, on peut avoir un QI élevé et en fat ne pas avoir un fonctionnement de surdoué, même si ça fait grincer des dents de dire ça).

    2) Ne vous déplaise, le niveau à l’école a suffisamment baissé pour que, de nos jours, il n’y ait pas du tout besoin d’être surdoué pour s’embêter à l’école. Un 115 fait parfaitement l’affaire. Et oui. Donc pas mal de petits ont un comportement agité à cause de l’ennui, tout en étant évidemment dotés de bons atouts intellectuels qu’ils n’ont pas la possibilité d’exploiter en cours, mais ils ne sont pas surdoués et tant mieux pour eux car ce sont sans doute eux qui plus tard s’éclateront en grande école.

    Il y a donc un étrange effet de miroir déformant à l’école qui fait, je trouve, que les enfants EIP restent très discrets, tandis qu’une classe d’enfants non-EIP mais pas si loin que ça fait bien plus de bruit. parce qu’un enfant surdoué n’ira jamais hurler sur tous les toits qu’il est super-intelligent alors que chez un enfant dégourdi mais sans être surdoué ce sera au contraire LE truc à dire aux autres pour se vanter, évidemment, ils sont plus intelligents, mais pas hors-normes, y’s’rendent pas compte. Je ne veux pas faire de généralités, tous les enfants surdoués ne sont pas ultra-modestes, ni tous les enfants dégourdis super arrogants, ils restent des enfants qui ne mesurent pas forcément la portée de leurs déclarations, ce n’est pas forcément méchant.

    Toujours est-il que, bien qu’armée de mes rayures, de mes bouquins, de mon expérience, etc, force est de constater qu’il reste difficile de repérer, ne parlons pas d’aider un enfantIP.

    Par contre, je suis agréablement surprise par l’ouverture de mes collègues au sujet. Je n’entends aucune remarque du style « ouais ce sont les parents qui se montent le bourrichon » ou « de toute façon, c’est qu’un mythe ce truc », mais des: « mais je ne sais pas comment aider, on n’a jamais été formés pour ça, nous ». Ce à quoi j’ai envie de répondre qu’on peut toujours ouvrir un bouquin pour se renseigner, mais je m’abstiens.

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  46. pardon, j’ai doublonné le commentaire sur l’autre billet….

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  47. Bonjour, si Suzie est encore active sur ce site, je souhaiterais lui demander son avis, et à vous autres aussi parents. Mon mari accepte de reconnaître que nos enfants sont différents mais pas que cela puisse entraîner des soucis psychologiques. Nos 3 garçons sont à haut potentiel dont un du domaine de l’exception, deux sont dyspraxiques. Mon mari ne reconnaît pas non plus la dyspraxie, il considère que je me fais un film. Il me reproche d’être la cause de leurs problèmes et demande à ce que je me fasse soigner en psychothérapie. Il refuse de s’informer car il considère que c’est donner de l’existence à mes fantasmes et à ma folie sur ce sujet. Je suis vraiment désepérée en ce moment alors toute aide me sera utile, merci à tous.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @enfant bleu, bonjour ! La première question qui me vient : as-tu fait tester/examiner tes enfants par un-e psychologue ? A première vue je dirais qu’un tiers reconnu par ton mari et par toi pourrait permettre de dénouer la situation. C’est un peu violent de décider d’emblée que c’est ton problème, peut-être pourriez vous convenir de soumettre la question à un professionnel en qui vous avez tous deux confiance et d’accepter ensuite son verdict (et celui qui avait tort va suivre la psychothérapie derrière :mrgreen: :mrgreen: ).

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @enfant bleu, Et bien, à part notre soutien, je ne vois pas très bien comment nous pourrions vous aider. Avez-vous essayé de le faire lire des articles (si ce n’est des livres) sur le sujet ? Pourquoi refuse-t-il de voir que ces fils ont des soucis scolaires ? Vos enfants voient-ils des psychologues ? Comment est gérée leur dyspraxie ? Est-ce reconnu par l’école ? Si, ça l’est, votre mari ne peut l’ignorer… Je vous souhaite beaucoup de courage.

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    enfant bleuNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, merci pour vos réponses rapides car là je touche le fond. Les 3 ont été testés par plusieurs personnes différentes en respectant bien les 2 ans d’intervalle pour avoir un résultat fiable. Idem pour la dyspraxie. Je viens sur ce forum dans l’espoir de trouver d’autres parents dans mon cas (non reconnaissance du conjoint)qui auraient des conseils pour m’aider. Mon mari m’en veut beaucoup que les enfants aient des soucis et soient mal dans leur peau, ça il le voit bien. Mais il ne veut pas s’informer ni voir des spécialistes du sujet car selon lui les troubles des enfants sont le fait de ma lubie sur ce sujet, il ne veut pas rentrer dans mon jeu. Selon lui, plus j’agis sur le terrain HP et/ ou dyspraxie, plus je crée les problèmes. Il me demande de me faire soigner moi car il pense que leurs problèmes sont le résultat d’un trouble psychique de ma part. Il ne sait pas ce qu’est la dyspraxie et ne souhaite pas le savoir non plus pour les mêmes raisons. Selon lui, avec ce terme,on crée des problèmes de toute pièces, d’ailleurs cela n’existait pas avant. Il estime que j’exagère, que je fabule et fantasme. Et moi je souffre énormément. Que puis-je faire ?

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @enfant bleu, Bon, alors souvent les conjoints sont un peu spectateurs… Cependant, personnellement, mon mari, même s’il ne s’intéresse pas au sujet d’aussi près que moi, accepte la situation, connaît un peu le sujet et respecte mes décisions en la matière. Il a même accompagné plusieurs fois le Zèbre chez la psychologue. Peut-être pourriez-vous en parler au médecin de famille ? Peut-être ce médecin pourrait-il lui parler à lui ? Ne pouvez vous trouver une tierce personne qui pourrait lui en parler ? Votre mari ne refuse quand même pas le dialogue ? Et vos enfants quel âge ont-ils ? Connaissent-ils leurs difficultés et leurs particularités ? Sont-ils capables d’en parler avec leur père ? Peut-être aussi pourriez-vous prendre contact avec une association de parents d’enfants précoces ? Une personne de l’association pourrait vous aider et peut-être rencontrer votre mari… J’espère que la situation va s’arranger, parce que cela ne doit vraiment pas être facile pour vous et aussi pour vos enfants qui sont sans doute hyper sensibles et d’autant plus touchés par les mésaccords entre leurs parents.

    Répondre

    enfant bleuNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, oui merci beaucoup, je vais réfléchir dans ce sens.

    Répondre

  48. si des parents de zèbres sont en midi-pyrénées, je veux bien être mise en contact… car parent de zèbre, on se sent un peu isolés, et pris pour des snobinards.
    Merci

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Caro, Bonjour et bienvenue chez les parents de Zèbres :cool: Pour rencontrer d’autres parents, vous pouvez peut-être vous rapprocher d’une association type AFEP ou ANEIP… Ils organisent des rencontres entre enfants, mais aussi entre parents et apportent soutien et conseils. Courage !

    Répondre

  49. Merci pour ces articles vraiment très intéressants et instructifs.
    J’ai un fils de 16 ans. Il marchait à 10 mois, formulait des phrases complètes et très élaborées très tôt. Il a été testé à l’âge de 4 ans sous le conseil du directeur de son école. En effet, en maternelle, il savait déjà lire, calculer, et était une véritable encyclopédie vivante!Par contre il avait beaucoup de mal avec le graphisme (écriture notament. Résultat du test: il avait les capacitées intelectuelles générales d’un enfant de 8 ans et la mémoire visuelle d’un enfant de 10 ans…à 4 ans! Le choc! Malheureusement, il avait beaucoups de problèmes relationnels avec les autres enfants car il était trop sensible et rejeté à cause de son savoir. Maintenant il est a lycée et ça va dirons-nous… il a la moyenne sans trop se fatigué et ne veut surtout pas se fatigué!!! C’est très difficile de le motivé à travailler plus. Il n’est pas très sportif et on peut dire que c’est un geek. Il le revendique même! Il semble plus épanoui mais j’ai parfois l’impression qu’il n’est pas toujours connecté à la vie réelle!! Mais bon, c’est l’adolescence aussi je crois… Bien à vous.

    Répondre

  50. J’ai aussi une fille de 9 ans qui a été diagnostiquée TDA et on doit bientôt lui faire passer un test de QI. Je pense que le résultat vaudra le détour… j’ai également une fille de 11 ans dont l’institutrice me fait l’éloge intellectuelle mais beaucoup de reproche de comportement agressif envers les autres; elle est en fait hypersensible… je pense de plus en plus à les faire tous tester une bonne fois histoire de savoir exactement ou on en est… :lol: mais c’est souvent mal perçu de faire tester ses enfants de notre propre initiative… :roll: Bien à vous.

    Répondre

  51. Bonsoir,

    Vous abordez très peu l’aspect vie en dehors de l’école. Mon zèbre de 10 ans est en train de détruire notre famille. Il a déjà vu 3 psychologues et il les a mis tous les 3 en échec (après les avoir prévenus bien sur). Il va mal. Il pousse tout le monde en dehors des limites supportables. Je commence à penser à la Ritaline.
    Pour moi la zébritude est clairement un handicap, meme s’il l’est par le haut.

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @xavana, Bonjour, il me semble avoir évoqué la vie aussi en dehors de l’école. Cependant, il est vrai que, en dehors de la vie scolaire, nous n’avons pas de problème avec notre Zèbre. Son père et moi sommes sur la même longueur. Notre fils s’épanouit parfaitement en famille et même en famille élargie. Probablement, parce que la famille compte un grand nombre de zèbres. Je vous souhaite beaucoup de courage. Pour les psys consultés, étaient-ils spécialisés dans la précocité intellectuelle ? Peut-être faudrait-il consulter des psys spécialisés ? Voyez peut-être du côté des associations de parents d’EIP ou du centre Cogitoz (voir site sur internet…).

    Répondre

  52. Bonjour, je partage le point de vue de xavana : la zébritude, particulièrement la très haute, est un handicap. C’est un fait extrèmement difficile à faire comprendre aux non zébrés et même aux zèbres légers…

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @enfant bleu, Oui, la zébritude est un handicap… et comme tous les handicaps, il faut le reconnaître, l’accepter et apprendre à aider son enfant. Personnellement, nous nous concentrons sur notre enfant et ses besoins et nous nous occupons le moins possible de savoir ce qu’en pensent les autres… De manière générale, nous évitons d’en parler… Bon, bien-sûr, notre chance est d’être en accord, mon mari et moi.

    Répondre

  53. @enfant bleu… oui c’est souvent un handicap…
    J’ai lu quelques uns de tes comms d’il y a plusieurs mois. COmment ça va depuis? Tes zèbres, ton homme ?

    Quand ma fille allait mal à l’école, il n’y avait que moi que ça interpellait. Elle le cachait à son père et craquait devant moi.

    Aller voir une psy, je l’ai fait seule. Je l’ai mise au courant, juste pour qu’il me confirme qu’il était contre.

    Peu après la psy a voulu tester ma fille, et il n’a pas voulu en entendre parler.

    Quand je lui a dit que son QI était au dessus de 150, il m’a dit que les tests c’est du bidon..

    Bon, il a été d’accord pour le changement d’école en urgence, juste parce qu’il trouvait inadmissible les fautes d’orthographe de la maîtresse de ce1 (et moi c’était qu’elle envoie bouler la miss qui lui montrait ses multiplications à 3 chiffres en début de ce1, ou qui lui demandait en fin de trimestre avec 19,5 de moyenne de faire une semaine en ce2.. donc de tourner sa chaise de 90°….)

    Bref, tout cela pour dire que je te comprends… et parfois le combat intérieur est plus difficile à mener que celui contre l’école ou les autres…

    Plein de bises à toute la famille…

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    enfant bleuNo Gravatar a répondu :

    @Natte, merci pour ce témoignage, j’avoue que c’est réconfortant de ne pas se sentir seule dans pareille situation. C’est pour cette raison que je participe à ce forum, dans l’espoir de trouver un jour une solution car hélas je souffre toujours autant et parfois je n’en peux plus. Et les enfants aussi, qui sont rejetés par leur père pour cette raison, avec l’appui de toute la famille contre moi qui suis tenue pour mauvaise mère et responsable. C’est atroce à vivre.

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  54. Bonjour,

    je lis pas mal ce blog très intéressant et ouvert, mais c’est la première fois que j’y fais un commentaire.

    A vous lire, je vois avec joie le chemin parcouru depuis 30 ans, et l’attention, le respect que les parents de zèbres essaient d’avoir pour leurs zébrés.
    Cela n’a pas trop été mon cas… Ma zébritude a été testée et révélée par le grand Dr Terrassier, presque par hasard (c’est ma soeur qui était visée au premier chef !), au tout début des années 1980, et l’attitude de mes parents par rapport à cela a été la suivante : quand on est « doué » d’une telle raison, on se doit d’être raisonnable ; quand on est si « intelligent », on n’a pas le droit d’être mauvais dans une matière sous prétexte qu’on ne l’aime pas ; si ce qu’on veut est jugé inférieur à ce qu’on peut, on se doit de faire le maximum de ce qu’on peut, sinon, cela veut dire qu’on cède à la facilité (du genre : avoir un bac C quand on n’aime ni les maths ni la physique, et qu’on veut faire un métier manuel d’art…).
    Enfin bref, plus le droit de faire sciemment des bêtises, devoir avoir un comportement adulte à… 7 ans, pas d’adolescence, se faire mépriser comme une merde quand on décide de sabrer le latin parce que c’est vraiment trop ennuyeux (j’ai par contre adoré le grec et l’hébreu plus tard !)… devoir être excellent à l’école alors qu’on la déteste tant on s’y ennuie…

    Tout ça pour dire qu’il faut faire attention à ne pas mettre trop la pression (c’est tentant…), d’autant que les soupapes zébrées sont particulièrement sensibles… qu’un zébré très sensible comprend très vite ce qu’on attend de lui, et que, s’il veut « faire plaisir », il va intérioriser cette pression… faire attention à ce que la « fierté » (s’il faut qu’il y en ait ?) des parents de zèbres porte sur la personne zébrée, pas sur ses performances visibles et « vantables ».

    Enfin bref, aimez bien et respectez vos zèbres… :grin:

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @Flobidule, merci beaucoup pour votre témoignage très touchant et votre mise en garde très utile. Vous avez dû en baver effectivement. C’est vrai qu’on ne sait pas toujours quoi faire avec le diagnostic de surdouance de son enfant. Il est zébré, et après ?
    Je vais envoyer du monde vous lire ici… :smile:

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    oh quelle horreur cet avatar automatique ! :mrgreen:

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  55. J’ai une question pour les mamans/papas de zèbres : à quel âge avez-vous « testé » (j’aime pas trop ce terme)le QI de vos enfants ?
    Merci pour vos réponses.

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    Le Cheval à RayuresNo Gravatar a répondu :

    Test à 6 ans 10 mois , en ce1, quand malgré un saut de classe (MS) les angoisses liées à l’école (ou plutôt à son enseignante) sont devenues trop sévères.

    Le résultat a été de mettre en avant son THQI et la nécessité d’adapter l’enseignement.

    Elle a changé d’école à Noël et eu (dans le public) un enseignement adapté. Elle a effectué un deuxième saut , bien préparé par toute l’équipe enseignante, à la fin de cette année de ce1.

    Elle est toujours remplie d’anxiété et d’angoisses.

    Mais depuis elle dit « avant je ne comprenais pas quand on disait qu’on aime l’école.. maintenant je sais! »

    Et quelques séances avec la psy spécialisée quand l’anxiété est trop forte.. On gère. Et elle va vraiment mieux que l’an dernier, depuis qu’on a mis des mots sur les maux..

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    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @, Ici « testé » très tôt, à tout juste 3 ans.
    Le chemin qui nous a menés à cette démarche est assez complexe à décrire mais en gros, c’est la psychologue de la PMI qui observe les enfants en halte garderie qui nous a conseillés. Nous étions en demande de réponses car très déboussolés par les angoisses et comportements de notre fils devant d’autres enfants (refus de parler alors que parlait très bien car les autres ne parlent pas par exemple) mais aussi par un contexte familial psychiatrique compliqué qui nous angoissait beaucoup, pardon du flou mais ça serait lourdingue de développer.
    En tous les cas mettre des mots, comprendre ce qui se passait pour notre crêpe a été un grand soulagement pour nous tous et nous a permis de ne pas nous perdre dans des théories, suppositions ou culpabilités diverses.

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    opaleNo Gravatar a répondu :

    Merci pour vos réponses les Poulettes !
    @pâte à crêpe : ma fille aura 3 ans en avril et nous aussi sommes parfois très « déboussolés  » par ses angoisses, ses grosses colères et nous aussi contexte familial très compliqué depuis sa naissance (maladie, décès, son papa hospitalisé 2 mois)…
    C’est une petite fille qui a parlé très très tôt et très bien (vocabulaire important, précis), elle a une mémoire d’éléphant mais elle est aussi très sensible, a peur de l’abandon (en même temps, vu les événements, c’est compréhensible !).
    Je suis un peu perdue par rapport à ses comportements, c’est dur car je vois qu’elle souffre, un jour, elle peut-être apaisée et le lendemain en souffrance …
    Je pense retourner voir le pédo-psy car malgré tout l’amour, malgré l’écoute, malgré le fait que j’essaye tant bien que mal de lui faire sortir ses maux, je vois qu’elle souffre toujours et encore …
    Opale (ex Anonyme!)

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  56. Bonjour, le Zèbre a été diagnostiqué précoce à 6 ans et 6 mois… Chez nous aussi, mettre des mots sur ses particularités a été d’un grand secours… Seulement dans notre cas, il manquait encore un petit quelque chose pour finaliser le diagnostic : le Zèbre vient tout juste d’être diagnostiqué dyspraxique (handicap invisible qui touche souvent les enfants précoces…) et là, la boucle est bouclée… Nous pouvons mettre vraiment des mots sur toutes les particularités de notre Zèbre… Aujourd’hui, il bénéficie d’aménagement de l’écrit au collège et bientôt, il y utilisera un ordinateur… Depuis, il est plus détendu et plus heureux… Et il cartonne au point de vue des résultats au collège… Tout va bien :razz:

    Reste à diagnostiquer le frère et la soeur, à 9 ans et 6 ans… Mais comme il y a moins de soucis, on a un peu laissé traîner…

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  57. Bonjour, un témoignage… Trois garçons THP à la maison. Pour l’aîné, premier test à 5 ans chez une psy de l’AFEP qui est passée à côté ! Le test était celui des 4/7 ans donc il a peu participé car trouvait cela sans intérêt. Deux ans de perdus. Re-test à 7 ans : au max partout sur le test d’âge supérieur soit 160. On nous a proposé un test supérieur pour connaître le résultat réel, j’ai refusé, c’était déjà assez douloureux comme cela…

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @enfant bleu, Pourquoi « douloureux » ? C’est un peu un cadeau empoisonné, mais quand même, c’est un cadeau … :roll:

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    célesteNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, pour un point de vue extérieur, et au vu des nombreux témoignages, ça a plutôt l’air d’être un sérieux handicap :roll:. Beaucoup de souffrances et de désarroi du côté des parents et des enfants qui n’ont pas l’air franchement épanouis…

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @céleste, Oui, c’est pour cela que je parle de cadeau empoisonné. Il y a certes des difficultés, mais je crois qu’une fois qu’on a trouvé les bonnes adaptations et les bonnes solutions pour aider l’enfant, ça reste plutôt positif… Franchement, vis-à-vis des parents d’enfants déficients intellectuellement, je ne me vois pas trop me plaindre du THQI de mon fils… Avec 18 de moyenne en sixième, malgré sa dysgraphie, ça reste plutôt un avantage… Et puis, par ailleurs, avoir un enfant sensible, avec un super humour, qui s’intéresse à tout, à la mémoire prodigieuse, qui comprend très facilement, c’est gratifiant… Je ne dis pas qu’il n’y a pas des moments de galères… Mais dans notre cas, ça reste très gérable… Il faut aussi garder à l’esprit, que, oui, il y a des surdoués en difficulté scolaire ou très angoissés, mais, il y a aussi des surdoués qui vont très bien !

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  58. Notre aîné, à 9 ans, a voulu en finir…Inutile d’en dire plus je pense.

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @enfant bleu, Oui, effectivement. J’en suis profondément désolée…

    Répondre

  59. Sinon je rebondis sur ce forum sur un autre topic : le deuxième vient d’avoir 15 ans et est en terminale (S), des témoignages ou des idées sur quoi faire après le bac à 15 ans ???

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    labelle bleueNo Gravatar a répondu :

    @enfant bleu, Tout dépend des études envisagées.
    Mon fils (1 an d’avance) a fait son école d’ingénieurs en informatique après le bac. Au bout de 5 années, il s’est pris mine de rien une année sabbatique pendant laquelle il a un peu voyagé. Dans son cas, ses études furent « douloureuses » parce qu’il continuait à s’ennuyer, mais ça restait compatible avec sa maturité affective.
    En revanche, la sœur de ma meilleure amie qui a fait médecine directement après son bac à 16 ans l’a regretté parce que, émotivement parlant, elle n’était pas prête et elle en a bavé.

    Ce qui a épanoui mon fiston c’est de voyager et de pratiquer des langues étrangères, qui sont sa réelle passion. Il l’a fait dans le cadre de cafés polyglottes, d’accueil de couch-surfers, de séjours dans des rencontres d’esperanto, de visite à sa copine russe chez elle… avec bien sûr l’aide d’internet.

    Une année sabbatique ça peut être un bon truc, mais vu comment sont organisées les études maintenant, celui qui ne commence pas directement après le bac se retrouve en difficulté pour s’insérer dans une filière. Il faut passer par des lettres de motivation et des entretiens là où les bacheliers n’ont qu’à cocher une case ou passer un concours…

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    labelle bleueNo Gravatar a répondu :

    Oups, je n’avais pas remarqué que la question a été posée il y a un an… Je suis très mal les commentaires on dirait… :mrgreen:
    Finalement, qu’est-ce que votre fils a choisi de faire ?

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  60. J’aime beaucoup ton site .C’est vraiment magnifique.
    Bravo!!!

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