Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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La poule pondeuse enquête

Par  • Le 25 février 2010 à 16:24 • Catégorie : Allaitement, Faire un bébé

TupperwareParty En ces temps de grand débat autour de l’allaitement (j’ai la flemme de vous faire une collection de 50 liens donc si vous ne voyez pas à quoi je fais allusion tapez « Elisabeth Badinter » dans Google…), et toujours prête à me dévouer pour la basse-cour, j’ai décidé d’en savoir plus sur La Leche League (LLL pour les intimes). Extrémistes et culpabilisateurs, voire nazis du lait maternel pour certains (et un point Godwin, un !), sauveurs d’allaitement pour d’autres, qu’en est-il réellement ?

Je pense qu’il faut déjà faire la part entre les différents rôles et actions de la célèbre association pour mieux comprendre. En effet, ayant pour but la promotion de l’allaitement maternel, c’est un lobby qui de ce fait a un message public général un peu stéréotypé. Je n’utilise pas le terme « lobby » de façon péjorative, ou dans une perspective de théorie du complot, simplement pour désigner une entité qui défend des intérêts particuliers (pas forcément à l’encontre de l’intérêt général) ; pour plus d’infos sur ce terme voir sur wikipédia. Je comprends que ce message puisse heurter certains (la fameuse limite information/culpabilisation) mais cela ne me choque pas qu’un groupe exprime ses idées dans une démocratie, d’autant plus que dans ce cas c’est généralement basé sur des études scientifiques, sans but lucratif et à peu près dans le sens de l’intérêt général.

Passons au cœur de métier de l’association : le soutien direct aux mères souhaitant allaiter. Cela passe par la constitution et la mise à jour d’un important fonds documentaire, que chacun peut consulter sur le site web, et bien sûr par l’intervention des animatrices, par téléphone (il y a une hotline ouverte 7 jours sur 7 !) ou en personne. On peut soit consulter une animatrice pour un problème particulier et pressant, soit se rendre à une réunion. N’ayant pas de problème particulier pressant justifiant de déranger quelqu’un, j’ai choisi d’aller à une réunion, que j’ai sélectionnée selon des critères purement géographiques.

Afin de me fondre parfaitement dans la masse, j’ai mis Pouss2 en couche lavable dans ma belle écharpe allemande au nom imprononçable que j’ai nouée de mon plus beau kangourou, emballé le tout dans mon beau manteau et roule ma poule. Au total, j’ai retrouvé une dizaine de mères dans l’appartement de l’animatrice. Autant vous le dire tout de suite, j’ai été séduite. Beaucoup de tolérance, d’ouverture, et une ambiance très sympathique. L’animatrice a commencé par expliquer que LLL accompagnait tous les projets d’allaitement, quels que soient les envies et les besoins (y compris les sevrages par exemple), et que peut-être certaines pratiques nous paraîtraient étranges mais qu’il fallait prendre ce qui nous convenait et laisser le reste. Le principe de la réunion est simple : chacune se présente et expose ses problèmes et questions. Les autres partagent leur expérience et l’animatrice apporte ses connaissances « techniques » (aide pratique à une mère qui n’arrive pas bien à mettre son bébé au sein, quantités moyennes de lait bues par un bébé selon l’âge, etc). Aucun diktat, aucune solution toute faite n’est imposée ; les femmes qui ont rencontré une situation similaire expliquent comment elles s’en sont sorties (ou pas), et celle qui a posé la question y prend ce qui lui convient. En fait ça ressemblait pas mal à la basse-cour (sauf que je suis beaucoup plus bavarde que l’animatrice).

Au delà des problèmes de bébés qui ne prendraient pas assez de poids (devinez qui est la seule mère indigne dont le poussin n’a pas été pesé depuis la naissance ?), j’ai été frappée de constater que la requête la plus récurrente concernait le tirage et le stockage de lait. La phrase typique : « J’aimerais bien pouvoir sortir plus de deux heures ». Comme quoi l’allaitement n’empêche nullement les femmes de vouloir prendre l’air (et d’y arriver…).

Par contre il n’y avait aucun père (j’ai l’impression qu’ils ne sont pas conviés mais corrigez-moi si je me trompe). D’un côté je pense que cela permet aux femmes de s’exprimer plus librement et aussi très prosaïquement d’être plus à l’aise pour allaiter (parce qu’évidemment il y a toujours au moins un bébé en train de téter). De l’autre c’est dommage de renforcer cette impression que l’allaitement exclut le père. Je peux vous dire que ce n’est pas vrai, et je l’ai vu de mes yeux : un père peut faire mille autres choses que nourrir pour créer un vrai lien avec son enfant, et pas que changer des couches. Bien sûr il y a le bain et les soins variés (cordon, mouchage…), mais il y a aussi le portage, le matelas en peau de papa, donner son petit doigt à téter, faire les cent pas pour aider bébé à s’endormir en lui chantant des chansons. Peut-être faire aussi des réunions pour les pères ? (ceci dit je suis pour ma part certaine que le Coq n’y mettrait jamais les pieds)

Alors bien sûr j’ai vu une seule réunion d’un seul groupe avec une seule animatrice, ce qui est un peu juste pour faire des généralités, mais j’ai trouvé qu’on était bien loin de l’image sulfureuse que l’association traîne ces temps-ci. Il me semble plus que probable qu’il y ait -comme partout- des gens bien et des gens moins bien à LLL, qu’il y a bien sûr une part de chance pour tomber sur quelqu’un avec qui on accroche ou au contraire une personne avec qui ça ne se passe pas bien du tout. Mais il faut tout de même rappeler que les animatrices sont des mères bénévoles dont la motivation principale est d’aider d’autres mères, et qu’a priori si on a affaire à elles c’est qu’on est venu les solliciter parce qu’on a un minimum l’envie d’allaiter. Et si ça se passe mal, rien n’oblige à rappeler ou à y retourner. Dans une société où les préjugés et les idées reçues sur l’allaitement sont monnaie courante, y compris au sein des professionnels de santé, il me semble qu’une association de ce type comble un manque de façon appréciable. Enfin s’il est possible d’adhérer à l’association pour 25€, cela n’est nullement obligatoire pour bénéficier de conseils généralement avisés (et le contenu du site est également en accès libre). On peut aussi acheter des livres, revues et porte-bébés, mais là encore la pression marketing est largement supportable.

Il me semble donc qu’une association de ce type constitue une ressource précieuse pour une femme qui souhaite allaiter (évidemment si ce n’est pas le projet ça a moins d’intérêt), surtout si elle n’en a pas l’expérience et n’a pas dans son entourage de personne susceptible d’être de bon conseil. Globalement ces groupes de parole et de soutien entre parents peuvent être extrêmement bénéfiques. Et n’oublions pas que si LLL est l’association la plus proéminente, il en existe d’autres comme Solidarilait, sans compter les associations locales et celles tournées vers la parentalité en général (et pas seulement l’allaitement) : n’hésitez pas à prospecter autour de chez vous.

(Photo : J’avoue que ça m’a un peu fait penser à une réunion Tupperware…)

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146 Commentaires »

  1. @emelire, merci pour ce lien ! ça donne envie d’en savoir plus sur le rôle de LLL auprès de l’OMS et l’UNICEF… je me demande comment l’assoc a pu être assez puissante pour « influencer » l’OMS ou si l’OMS était déjà convaincu des bienfaits de l’allaitement et n’a fait que demander conseil à LLL… bref, comprendre la mécanique des rouages 😉
    et c’est super intéressant l’évolution du discours femme/mère/travail !
    L’animatrice du groupe où j’allais a trois enfants et elle travaille, je me rends donc compte qu’elle n’est pas trop dans la norme 😉

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  2. @La poule pondeuse,
    en même temps si quand quelqu’un a l’air heureux et se contente de raconter ses choix sans en rajouter ça suffit à te culpabiliser, honnêtement le malaise ne vient pas du quelqu’un en question…perso si je me sens coupable d’un choix c’est que je ne l’assume pas, auquel cas la réponse est que je me suis probablement gourrée de choix, ce qui n’a rien à voir avec les gens qui en ont fait un autre et qui l’assument.

    J’ai croisé en réunion LLL une nana qui avait genre 45 balais, qui en faisait 32, et qui avait eu et allaité 7 gamins (soit 21 ans de nichon, qui dit mieux!). Je ne parle même pas du maternage et du côté bio de la force, et en prime cette vilaine avait l’outrecuidance d’être superbe, soignée coiffée maquillée habillée, en bio sans doute mais en beau surtout. Je ne l’ai pas trouvée culpabilisante.
    Simplement de la voir comme ça, très réelle, très épanouie, bien vivante devant moi, ça m’a fait penser: « didiou c’est possible. on peut être une super maman, mettre ses gosses en priorité, materner, allaiter, en avoir une troupe entière si on veut, ET être une super nana, ET être belle, ET être active, ET tout. ça se peut, ça existe, je l’ai devant moi ».

    le boulot des animatrices c’est peut être plus de donner ce genre de vision, d’exemple, de montrer la possibilité d’un « autrement ». Et si une jeune accouchée est fragile et sensible, elle est aussi juste au bon moment pour remettre ses choix en cause si jamais en fait ils ne lui conviennent pas et la rongent de culpabilité justement. Je ne suis guère consensuelle j’en conviens… :mrgreen:

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @pupuce, Moi je les trouve fatigantes, ces nanas qui arrivent à tout faire ……. :mrgreen:
    OK ➡ (en fait je reste à l’intérieur, y’a trop de vent … 😉 )

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, heureusement elles sont peu nombreuses 😉

    @Pupuce, moi si je fais le choix des couches lavables, j’aurais du mal à faire le choix de faire 10 ans de moins, d’être belle ect, parce que pour le coup, c’est pas un choix 🙄
    remarque, on peut faire le choix de s’inscrire à Extreme Makeover 🙄 :mrgreen:

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    SaminetteNo Gravatar a répondu :

    @Clemys,
    😆 😆 😆

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    pupuceNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, je vais te dire honnêtement, même si on n’est pas toutes égales devant la ride ou le kilo de mou sur la hanche, c’est tout de même un choix possible…
    perso à une autre époque j’avais fait le choix de m’occuper de moi et bin je vais te dire je suis pas arrivée à être la crawford mais j’étais pas loin d’être la madonna du village kamême, hein. 😆

    Toi Zossi mange du fromage blanc sans sucre du blanc de poulet et du blanc d’oeuf, passe une heure par jour à faire tes abdos, une autre à faire tes fessiers, une autre à faire ta manucure, une autre à lutter pour maîtriser l’ami du poil de tête babyliss et une autre à te re-épiler parce que le poil pas de tête lui il est pervers il repousse plus vite que son cousin. Tu peux le faire. Que la force soit avec toi.

    ok je ➡

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @pupuce, 😆

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    MartisaneNo Gravatar a répondu :

    @pupuce, Lecture tardive de ton com, mais suis trop mdr toute seule devant mon écran! 😆 (Pour une fois que BBfirst a l’air de pas se réveiller, j’en profite pour bouffer du blog) 😛

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pupuce, c’était ce que je voulais dire : parfois le sentiment de culpabilisation provient plus du récepteur que de l’émetteur, mais c’est toujours plus facile de blâmer l’autre 😉

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    pupuceNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse,

    par respect pour les femmes parfaites qui existent même si ça nous fout les boules (et que je compte devenir moi zossi quand je serai grande) et par pure solidarité féminine que y’en faut, je tiens à appuyer sur le fait qu’en cas de comparaison qui tue avec une de ces femmes parfaites, le récepteur de la note négative dans ladite comparaison est avant tout:
    coupable de sa culpabilité.
    😆

    (toi zossi sois une patate de canaprout qui s’assume, join the club, adhésion gratuite, membre à vie)

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  3. C’est formidable d’avoir eu une bonne expérience avec cette réunion de la Leche League, je ne doute pas que les membres de ce groupe soient motivés et pleins de bonnes intentions, et leur bénévolat est tout à leur honneur.
    J’ai malheureusement eu une seule et détestable expérience de contact avec la LL, le jour où, complètement déprimée, j’ai contacté par téléphone la fameuse « hotline ».
    Je précise que ma puce avait cinq semaines à ce moment-là et que ça faisait donc cinq semaines que j’allaitais – ou plutôt que j’essayais d’allaiter. Dans la douleur. Motivée, persévérante, mais en souffrance. Or, la dame que j’ai eue au bout du fil s’est réellement montrée dépourvue de tact, d’ouverture d’esprit et de « psychologie ». Son seul et unique mantra était : « Surtout n’arrêtez pas l’allaitement ; vous avez des poussées de fièvre à 40° ? des crevasses ? un sein d’où ne coule pas une goutte de lait ? vous n’éprouvez aucun plaisir, aucune sensation de plénitude en allaitant ? tant pis, il faut continuer, c’est pour le bien de votre fille ».
    Merci, en plus de la douleur physique et du sentiment d’impuissance je n’avais pas besoin d’avoir une séance de culpabilisation. J’étais en larmes en raccrochant le téléphone. Elle ne m’a même pas parlé des réunions, où j’aurais pu envisager d’aller pour avoir un peu de soutien (je n’avais pas Internet à l’époque, donc je n’avais pas pu consulter le site).
    Un cas isolé, j’espère.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Leona, 👿 😥 Effectivement je comprends que tu n’aies pas eu envie de revenir… J’espère que c’est ton cas qui est isolé et pas le mien 😉

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Leona, ouais ça calme!

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    Anonyme a répondu :

    @Leona, je le pense vraiment : j’en connais PLEIN et elles ne sont pas comme ça.. néanmoins, comme partout, il y a aussi des « moutons noirs » note…(snif).

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    pupuceNo Gravatar a répondu :

    @, en même temps ça m’est arrivé de répondre à une copine en détresse au tout début de son allaitement et c’est pas facile de savoir de quel côté envoyer son empathie…
    Ma copine était à vif dans tous les sens du mot: crevasses de la mort, zéro soutien à la mat, fatigue au delà du réel, désespoir total. Quand t’as ça en face tu sais pas trop comment la prendre parce qu’à coup sûr elle va tout prendre de traviole, où que tu appuies ça va faire mal c’est clair. 😉
    Il a fallu que je trouve une manière de lui dire tout et son contraire pour qu’elle se sente un peu soutenue, en fait. Donc on est passées par le « c’est le top pour ton bébé ma puce accroche à ton choix t’as raison de te battre » (là elle a du se dire que je me foutais de sa douleur), mais aussi par le « ok bon c’est ton corps ta vie ton bébé, si tu te sens plus, si t’as trop mal, tu peux arrêter, le bébé n’en mourra pas non plus et avoir une mère en bon état ça peut servir aussi » (là elle a du se dire que je me foutais de son allaitement, en plus si elle l’avait fait elle aurait pu dire que c’était ma faute, chaud chaud), et par tous les conseils techniques possibles imaginables, de la position du petit au tire lait en passant par la possibilité de se dépanner au LA si besoin, les téterelles etc.
    Ce fut une discussion affreusement longue, fatigante à tous points de vues, et où j’ai eu l’impression de ne pas savoir où me positionner et de ne pas savoir l’aider du tout. Au final elle a trouvé des bouts de seins qui lui allaient et elle a allaité comme ça, ça fait 6 mois que ça dure tout va bien.

    Tout ça pour dire que la dame de LLL qui répond au téléphone n’a pas un boulot facile. A fortiori comme celles qui appellent ne sont pas ses potes elles n’expriment peut être pas toute la réalité de ce qu’elles vivent (genre la fille qui dit « j’ai un souci de crevasse » au lieu de  » j’ai les nichons en sang j’en pleure de douleur au secours », ce qui n’amène pas forcément la même réponse), et ça rend la réponse encore plus difficile à orienter.
    Donc bon, je ne doute pas que Léona soit tombée sur une moins douée que les autres, ça arrive, mais c’est vrai aussi que dans ces moments là quoi que l’autre nous dise on se sent blessée quelque part, vu qu’on est partagée entre le désir de continuer et l’envie d’arrêter, entre le bien du bébé et celui de notre corps qui morfle, tout ça…et pour une conseillère en allaitement ce n’est pas forcément facile de se dire qu’il va peut être falloir lui dire qu’elle peut arrêter, à cette maman, pour qu’elle se sente mieux dans son choix et qu’elle trouve la ressource pour continuer… au risque qu’elle arrête vraiment et qu’un jour elle le regrette aussi…enfin c’est pas simple, quoi.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pupuce, c’est un peu comme quand une amie vient te voir parce qu’elle a des problèmes de couple… la règle c’est de ne jamais lui dire de casser car soit le couple se finit effectivement et elle t’en rendra responsable, soit elle se remet avec et comment rester amies maintenant que tu lui as dit de quitter ce gros con ? Mieux vaut tendre le pot de Haagen Dasz et fermer sa g… 😆

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, c’est trop vrai !!! :mrgreen:

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    SylvieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, pour le pot de Haagen Dasz, faut faire gaffe parce que si elle grossit, elle risque aussi de dire que c’est de ta faute 😆
    Y’a la variante, pot de Nutella/chocolat, où si elle fait une crise de foie, ce sera ta faute aussi…

    Finalement, les amies, c’est peut-être à ça que ça sert : faire les boucs émissaires, comme des Mallaussène…

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @toutes, c’est l’heure du goûter, les filles ? :mrgreen:
    Alors, pour si jamais vous deviez me remonter le moral, moi, je préfère la pâte de spéculoos et je suis allergique aux noisettes du Nutella :mrgreen: OK ➡

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @pupuce, tout à fait d’accord… C’est pareil avec les copines enceintes, on ne sait pas trop quoi dire: « tu veux des bouquins? des conseils? Rien? » Moi qui suis du genre à faire du recel de bouquins, je suis obligée de cibler en fonction des sensibilités de chacune, en même temps ça m’embête de me dire que mes amies n’ont pas toutes les cartes en main pour faire des choix éclairées… C’est bizarre de se dire aussi que certaines ne veulent rien savoir, rien entendre…

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  4. @Suzie, exactement la même histoire et le petit goût amer qui reste même si tout va bien….

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, Merci pour votre soutien, les filles… Mon fils va bien maintenant, mais tout ça nous a valu 6 mois d’hôpital de jour à Necker, moults examens, beaucoup de stress et d’angoisse, une dépression pour moi et un petit garçon fragile et chétif… (16kg à 6 ans, c’est pas beaucoup, un appétif de moineau et il faut le faire manger comme un bébé 🙄 )

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  5. je ne suis jamas allée à une réunion parce que le samedi je peux profiter de mon chéri et ce genre de réunions ne le botte pas.
    Par contre lors de mes soucis j’ai contacté une animatrice qui a pu m’orienter vers un généraliste compétent pour confirmer une candidose et la traiter sans tt stopper. Puis elle m’a gentilment accueillie pour m’aider à comprendre pourquoi j’avais toujours mal et a identifié un syndrome de morsure. Elle m’a aidée à « ré-éduquer » mon fils.
    Mais à aucun moment je n’ai été forcée, elle m’avait mm dit que si c’était trop dur et préférer arrêtait elle m’aiderait à aller à un sevrage en douceur. Qu’elle était là pour m’aider et me soutenir dans mon choix.

    Mon seul regret : ne pas avoir appelé plus tôt !
    Là j’ai changé de région et je me dis que j’essaierai bien d’aller à une réunion pour rencontrer d’autres mamans

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  6. Pas tout à fait en lien avec le billet mais à propos d’Elisabeth Badinter :
    J’avais lu il y a un petit moment ce texte écrit par MA Barrère Maurisson, chercheuse au CNRS :
    ftp://mse.univ-paris1.fr/pub/mse/CES2007/R07043.pdf
    Je me demande si Elisabeth Badinter n’est pas restée fidèle à ses convictions de l’époque du féminisme alors que nous serions à un autre mode de régulation sociale.

    Extrait de l’introduction :
    « L’objet de ce texte est de relire l’histoire récente de la France, sur les trente dernières années, pour suivre la transformation des objectifs politiques et sociaux et voir comment, en fonction des évolutions de la famille et de l’emploi, on est progressivement passé d’un mode de régulation sociale à un autre. Plus particulièrement, d’une régulation fondée sur la préservation de la famille – le Familialisme -, à une régulation cherchant à préserver la place des femmes – le Féminisme – ; tandis qu’aujourd’hui c’est la préoccupation sociale de l’enfant (et de la parentalité, – d’où la dénomination de Parentalisme utilisée -) qui semble prédominante. »

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @rysy, Merci pour ce lien, l’idée est très intéressante !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @rysy, merci, pas encore eu le temps de tout lire mais ça a l’air super intéressant !

    Répondre

  7. Je n’ai eu recours qu’aux nombreuses ressources en ligne de LLL. Et heureusement qu’elles étaient là… En période d’allaitement exclusif au sein, je n’ai eu aucun problème. Mais ça c’est corsé au moment où j’ai dû tiré mon lait pour retourner au travail : un tire-lait manuel « inservable » au bout de trois utilisations (mon lait maternel est tellement gras que le joint se sauvait quand je pompais). J’ai donc subi des engorgements à cause de mauvais tirages, j’ai su comment les traiter grâce au site et j’ai opté pour le tire-lait électrique. La nounou qui disait que 60 ml c’est pas beaucoup comme biberons à 10 h et à 16 h. J’ai trouvé du réconfort dans leurs pages comme quoi, si bébé grandit et grossit, c’est que la quantité et la qualité de LM lui convienne… Des soucis d’ampoules de lait sur le mamelon, c’était un canal lactifère bouché, j’ai trouvé comment les résoudre sur lll. Et surtout, même sans aller à une réunion, on y trouve de quoi se redonner confiance et poursuivre son allaitement sans culpabilité.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @fjell, bravo d’avoir réussi à passer toutes ces difficultés en tout cas ! 😀

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  8. Hihi, j’ai bien aimé ton introduction façon détective privé! 😉

    Je ne suis jamais allée dans une réunion de la LLL, mais j’ai lu leur livre : « L’art de l’allaitement maternel ».

    Ce que je peux dire de la LLL, c’est que cette association est de la même lignée que le maternage. Selon moi, ce n’est pas un mal, mais selon E.Badinter, si.

    Je dois dire que j’ai un peu du mal avec le propos de cette philosophe. On peut ne pas vouloir materner, ou ne pas vouloir faire tout du maternage, mais de là à dire que c’est une regression pour la femme, je trouve que c’est aller un peu loin.

    Bref, pour en revenir à la LLL, j’ai énormément aimé lire leur livre, et je n’y ai pas non plus senti le moindre soupçon de « bourrage de crâne », ou de culpabilisation. On y trouve beaucoup de conseils, à prendre ou à laisser selon ses envies.

    Et comme tu dis, je trouve que c’est une association vraiment utile. Je suis professionnelle de la santé, (infirmière) et j’ai travaillé deux ans en suite de couches. Donc des allaitements, avant de mener le mien, j’en ai accompagné beaucoup. J’étais plutôt bien formée, mais il y a quand-même quelques infos supplémentaires que je regrette aujourd’hui de ne pas avoir su à ce moment-là.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @MayYou, je n’ai pas lu le bouquin mais je sais que certaines ont trouvé qu’il était potentiellement culpabilisateur. Bref ça doit dépendre de qui le lit. Et ce que je trouve dommage, c’est que la connaissance la plus étendue et la plus en pointe sur l’allaitement se trouve chez une assoc et pas dans les facs de médecine/sage-femme/etc. Même si, on est bien d’accord, c’est déjà bien qu’elle soit quelque part !

    Répondre

    CantonsNo Gravatar a répondu :

    @MayYou,

    Excusez-moi, mais avez-vous lu le livre de Badinter? D’après vos propos (bien sur je peux me tromper), mais il me semble que non. Vous semblez plutôt vous référez à ce que vous en avez entendu. Il faut faire attention de ne pas colporter des idées faussées sur base d’oui-dire…
    Ce serait dommage pour vous et pour les personnes qui ne liront pas le livre, du coup…

    Répondre

  9. C’est vrai que leur livre prend position et n’est pas vraiment favorable à l’allaitement au biberon. Mais je ne trouve pas vraiment que ce soit de la culpabilisation.

    Enfin, peut-être que je pense ça parce que j’allaite? J’ai remarqué que parfois, certaines mamans qui donnent le biberon prennent assez mal certaines remarques, même si à la base on n’avait pas forcément pensé à mal en les faisant.

    Après, je ne sais pas, peut-être que c’est vraiment des remarques culpabilisantes, mais des fois, il suffit de poser une question, vraiment par intéret, et certaines se sentent mises en porte-à-faux.

    Mais bon. Je suis d’accord avec toi que toutes les sages-femmes et autres professionnels intervenant en maternité, et tous les pédiatres, devraient avoir ces connaissances-là.

    Quand je pense aux idées reçues sorties par la première pédiatre que j’allais voir au sujet de l’allaitement.. J’hallucinais. Je me demande combien de mères anxieuses elle a détourné de l’allaitement…

    Répondre

    CantonsNo Gravatar a répondu :

    @MayYou,

    Ce ne sont pas les mamans qui biberonnent qui prennent mal les remarques, vous devriez entendre ce qu’on leur sort dans les hôpitaux, sur les forums.

    Beaucoup de bêtise, d’approximation, d’envie de briller aux dépens d’autres mamans, de se faire valoir…

    Dommage, je pense que tous les choix sont intéressants et tout aussi valables…

    Répondre

  10. @La poule pondeuse,

    Du courage pour transporter les bibs ? Que dire alors quand il faudra préparer les repas de bébé…
    J’ai préféré préparer un petit biberon rapidement que de serrer les dents pendants des mois à cause de la douleur et me taper un dépression nerveuse.
    C, maman d’un grand garçon de 14 ans en très bonne santé/
    PS: la leche league a un visage plus tolérant en europe, par contre aux USA, d’ou elle est originaire, c’est une autre histoire. La LL est l’alliée de ligues ultra-catholiques. Le dessein véritable de la LL n’est pas d' »AIDER » (on leur a demandé quelque chose ?) les femmes, mais bien de participer à une mission de modification sournoise et profonde des moeurs en vue d’une réhabilitation d’un mode de vie traditionnel(maman au foyer avec les enfants/papa travaille et vit sa vie tranquille). Le naturalisme est une idéologie pas rationnelle et très puissante. Derrière la LL il y a des mâles cathos intégristes, avec le masque de la bienveillance féminine (par le biais des animatrices). La LL titille l’égo et la culpabilité des femmes, et c’est un ressort très efficace. Méfiance.

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    VervaineNo Gravatar a répondu :

    @Cantaremos,
    ce que tu dis sur LLL aux US fait froid dans le dos. Mais en France, ce n’est pas le cas du tout. Pour preuve, le compte-rendu de la poule, mais aussi le forum récemment ouvert:
    http://forum.lllfrance.org/forum.php
    Tu peux y voir les réponses des animatrices (et autres mamans) qui montrent bien l’ouverture d’esprit de l’énorme majorité.
    En France, oui, le but est d’AIDER, car, comme tu l’as apparemment vécu toi même, tous les allaitements ne se passent pas bien. Non, il n’est pas normal d’avoir mal quand on allaite et oui il existe des solutions si on veut allaiter. Et si on veut sevrer aussi !
    En France, nous souffrons d’un manque CRUEL d’information sur l’allaitement, qui touche aussi malheureusement bon nombre de professionnels de santé. Alors essayer de rétablir des informations les + objectives possibles est à mon sens important. Afin que les femmes puissent choisir en connaissance de cause.
    Et si cela titille l’égo de certaines, c’est peut-être que l’égo ne se sent pas bien…

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Cantaremos, mais moi je parlais de courage pour transporter des bibs de lait maternel… j’ai aussi transporté des bibs de préparation infantile pendant longtemps 😉
    Je ne connais pas LLL aux USA et ne jugerai pas mais cependant il me semble que comme en France cela doit aussi dépendre de la personne sur laquelle on tombe. Et pour répondre à ta question, oui, on leur a demandé quelque chose : l’initiative vient toujours de la femme, il n’y a pas de brigade LLL dans les maternités pour forcer les femmes à allaiter ou que sais-je…

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  11. Ah, les réunions allaitement. J’en ai fait une bonne dizaine pendant mon congé maternité (qui se termine aujourd’hui), à la fois à LLL et à Solidarilait. Pour moi, c’était le moyen de sortir de chez moi, de rencontrer d’autres adultes, de parler de mon expérience en cours, le tout dans un endroit où mon bébé pourrait téter à son aise – des conditions pas faciles à réunir quand tout le monde autour de soi travaille en journée. J’ai toujours appris quelque chose. J’ai rencontré des femmes qui allaitaient leurs enfants pendant 5 ans et d’autres qui voulaient sevrer à la reprise du travail à 10 semaines. Je n’ai jamais entendu ou ressenti de jugement, même si évidemment les réunions LLL fédèrent beaucoup d’adeptes de l’allaitement long et que les femmes parties pour autre chose peuvent s’y sentir un peu marginales (mais pour une fois qu’on ne se sent pas marginale pour vouloir allaiter plus de trois mois, justement…). Si j’ai pu poursuivre mon allaitement malgré les nombreuses difficultés des deux premiers mois (perte de poids excessive dans les premiers jours, bébé qui ne trouvait plus le sein, et douleurs persistantes), c’est en grande partie grâce au soutien des associations. D’ailleurs, le seul bon conseil sur l’allaitement reçu à la maternité, c’était « Si vous êtes motivée pour allaiter, allez voir Solidarilait ou La Leche League ».

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Clémence, super ! et alors, ton congé mat touchant à sa fin, tu vas faire quoi (sevrage ? mixte ? tire-lait) ? :mrgreen: :mrgreen:

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    ClémenceNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, le tire-lait est mon nouveau meilleur ami 😀

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Clémence, je te souhaite qu’il le reste alors 🙂

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  12. Depuis deux ans que cet article a été écrit, j’ai déménagé à 500 km, et la première chose que j’ai cherchée en arrivant dans ma nouvelle région, c’est une réunion LLL ! J’ai de la chance, il y a un groupe pas loin, le seul du département.
    Ma motivation principale était de sortir de chez moi avec ma fille et de rencontrer des personnes sur la même longueur d’onde que moi. Et ce fut le cas, dès la première réunion on m’a donné le nom d’une super association de « parentage » !
    J’ai dû en choquer plus d’une, avec mon « bébé » de 3 ans qui tétait. L’animatrice m’a d’ailleurs dit qu’elle évitait de raconter lors des réunions qu’elle a allaité son 2e enfant jusqu’à 5 ans… pour ne pas effrayer les jeunes mamans débutantes.

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  13. Répondre

    labelle bleueNo Gravatar a répondu :

    Author: labelle bleue
    Comment:
    @suzie, je connais une maman qui a allaité son bébé adopté à la naissance, et ce pendant 4 ou 5 ans… Elle a réussi non sans mal à induire une lactation avec l’aide de la conseillère de la Leche League locale…

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  14. Bonjour, je pense que biberonner ou allaiter est un faux débat, on fait ce qu’on veut avec ce que l’on est, et ce que l’on sait. Oui, il y a des femmes qui sont culpabilisées de biberonner, et d’autres d’allaiter.Pourquoi? parce que il y aura toujours des gens qui oublient qu’il n’y a pas qu’un chemin qui mène au bonheur, il y en a presque 7 milliards sur terre. Il faut simplement donner accès à l’information, la vérité, et ainsi avoir les cartes pour faire son propre choix.

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  15. Pour parler de badinter, c’est une femme qui soulève des questions intéressantes, elle a raison je trouve sur de nombreuses constatations, notamment les mères qui retournent au foyer car elles désaffectionnent le monde du travail, souvent ingrat, voire avilissant. Mais je pense qu’il n’est pas de bonne augure de s’inspirer de cette femme pour faire nos choix. Ses recherches ne peuvent être objectives, cette femme est à la tête d’une agence de pub qui a pour client mac do, et neslé le big bosse du lait en poudre, entre autres grosses marques bien crados pour la Terre. Je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a conflit d’intérêt. A un moment elle dit que l’on doit choisir ce qui nous convient au fond de notre coeur, c’est super, puis d’un coup, elle taxe les femmes maternantes de soumises, archaïques, à contre courant de la liberté de la femme. 😯

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  16. Merci à toutes pour vos avis cela me permet de trancher sur le sujet !

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