Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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La naissance de l’Oeuf

Par  • Le 22 janvier 2010 à 19:06 • Catégorie : Faire un bébé, Naissance

eclosion Puisque ça semble intéresser la basse-cour, voici plus de détails sur la naissance (la ponte ? l’éclosion ?) de l’Oeuf.

Commençons par le détail des faits, en essayant de rester succincte. Dimanche en fin d’après-midi, j’ai rendez-vous avec la sage-femme pour une énième consultation de dépassement de terme. Elle me propose un décollement des membranes que j’accepte. Je rentre tranquillement à la maison où les contractions s’installent dans la soirée. Vers minuit, ma mère est arrivée pour garder le Poussin et la sage-femme prévenue, nous partons pour la maternité. La salle de pré-travail est très agréable, elle ressemble plutôt à une grande chambre d’hôtel avec un lit double, un canapé et une grande baignoire. Nous restons là plusieurs heures, au rythme du travail qui s’intensifie. La sage-femme écoute régulièrement le cœur du bébé et me propose différentes positions ou options pour mieux supporter la douleur (bain, ballon…), mais elle nous laisse tous les deux la plupart du temps. La douleur monte crescendo et j’ai de plus en plus de mal à la supporter. Le Coq alterne entre se faire broyer les mains et me masser vigoureusement les reins (j’avais des marques le lendemain…).

Après un dernier bain, je décide de passer en salle de naissance (on ne peut pas accoucher dans la salle de pré-travail car elle n’est pas au même étage que le bloc opératoire…) car j’ai peur de ne plus pouvoir bouger après. Arrivés là, la douleur devient carrément intenable. J’ai l’impression d’être dans un épisode de 24 heures face à Jack Bauer sauf que je n’ai pas la moindre idée de quoi lui dire pour qu’il arrête. Je ne trouve rien qui me soulage, je voudrais juste que ça s’arrête, même cinq minutes. La sage-femme m’explique que le bébé n’arrive pas bien à s’engager car la poche des eaux est très importante et l’empêche de progresser. En prime il se présente dos contre mon dos (en OS pour les intimes*), ce qui est moins favorable. Il peut y en avoir encore pour deux heures, et je ne vois déjà pas comment je vais pouvoir supporter la prochaine contraction (même en hurlant et en insultant tout le monde). J’essaie le gaz hilarant mais le masque m’étouffe, je n’arrive pas à le garder. La sage-femme propose soit de percer la poche des eaux soit d’appeler l’anesthésiste. Je prends la première option même si la seconde est plus que très tentante (mais je m’imagine que le temps total pour avoir l’anesthésie risque d’être proche du temps qu’il reste pour que le bébé sorte). La rupture de la poche est censée rendre les contractions plus douloureuses, mais dans mon cas cela les rend un poil moins intolérables. Je trouve une sorte de second souffle en me mettant à quatre pattes sur la table d’accouchement et en poussant un peu pendant les contractions. Je n’irais pas jusqu’à dire que ça va mieux, disons plutôt qu’au lieu d’envisager de sortir le bébé en m’ouvrant le ventre avec les dents je me dis que je pourrais peut-être tenir quelques minutes de plus. Le bébé en question progresse, j’essaie de l’accompagner ou au moins de ne pas me bloquer mais chaque nouvelle sensation semble encore plus douloureuse que la précédente. Il est à nouveau bloqué par un reste de col, que la sage-femme doit tenir pendant qu’une contraction lui permet d’avancer, tandis que je lui hurle d’arrêter (je vous laisse imaginer à quel point ce type d’opération peut être agréable). Finalement il arrive enfin au dernier passage, horrible sensation de brûlure qui me paraît interminable mais au moins la fin est là. La sage-femme me propose de toucher sa tête, je lui crie de le sortir, je veux juste que ce soit fini et vite. Et là, enfin, enfin, enfin, tout s’arrête. Il est 6h07.

Je m’allonge sur la table pendant qu’elle débobine le cordon (apparemment y en a qui faisaient des scoubidous pour passer le temps ces derniers jours) puis me donne le bébé. Sans doute le contre-coup de l’épreuve, je me mets à grelotter violemment, je suis transie de froid. La sage-femme craint que cela n’annonce un problème mais finalement un bon édredon suffit à me réchauffer pour faire la connaissance de l’Oeuf. Lui est très calme, il ne pleure pas et nous regarde. Le cordon a cessé de battre, la sage-femme le coupe (ni le Coq ni moi n’en avons envie). Le placenta est déjà décollé, je n’ai qu’à pousser quelques fois pour le faire sortir ; voilà au moins une source potentielle de problèmes facilement évacuée. L’Oeuf demande rapidement le sein et le tète goulûment. Tous les soins sont fait dans mes bras, à part la pesée bien sûr qui est faite sur la table d’à côté. La suite est beaucoup plus ennuyeuse et agréable : nous restons encore dans la salle, le temps de prendre le petit déjeuner, avant de remonter dans notre « chambre » de pré-travail, où nous attendons le pédiatre en dormant tous les trois sur le grand lit. Enfin vers 16 heures, toutes les formalités réglées (et déjà marre de la clinique), nous repartons tous les trois à la maison.

Voilà grosso modo pour les faits, le plus délicat étant maintenant d’essayer de prendre un peu de recul sur cette expérience et de tenter une sorte de bilan. Il s’agit bien sûr de ma petite expérience personnelle qui n’a pas valeur de généralité ; chacune vit les choses différemment. Evidemment, je ne peux pas m’empêcher de comparer avec la naissance du Poussin, bien différente puisque sous péridurale. Franchement, je ne m’attendais pas à souffrir autant. J’étais beaucoup plus sereine et joyeuse lorsque j’ai donné l’ultime poussée qui a fait sortir le Poussin ; je ne peux honnêtement pas dire que la naissance de l’Oeuf était le plus beau jour de ma vie. Et je n’ose pas imaginer ce que cela peut être de vivre une naissance sans péridurale avec un protocole rigide à supporter (monitoring continu, position imposée etc) ; en ce qui me concerne je pense que c’est purement et simplement de la torture. J’ai lu un certain nombre de récits de naissances physiologiques où les femmes racontent avoir enfin senti toute la puissance de leur féminité, et vécu une expérience quasi-mystique. Personnellement la puissance de ma féminité je la sens mieux avec une tenue séduisante qu’à quatre pattes les fesses à l’air à hurler que je n’en peux plus et à insulter tout le monde. Ce ne sont pas non plus des circonstances dans lesquelles je me sens fière et triomphante ; j’ai plus l’impression de m’en être pris plein la figure que de pouvoir me vanter d’avoir passé une épreuve difficile.

Ceci dit autant j’étais curieuse de cet aspect, autant ce n’était pas ma motivation première pour accoucher dans ces circonstances. Pour moi, il s’agissait de donner toutes ses chances à l’Oeuf pour avoir une naissance aussi physiologique que possible. Dans ce sens, c’est plutôt un succès. Ce n’était pas une naissance facile : gros bébé se présentant « mal », poche des eaux gênant la progression… L’absence de péridurale m’a « forcée » à me mettre à quatre pattes ce qui apparemment lui a permis de s’engager et de progresser efficacement, et même de faire le grand tour pour arriver dans la « bonne » configuration (présentation OP). Il n’est pas impossible qu’en d’autres circonstances il ait été nécessaire de recourir à une méthode instrumentale (forceps ou autres) pour l’aider à sortir. Je ne sais pas dans quelle mesure cela a joué, mais il est arrivé avec une tête parfaitement ronde et lisse, et un calme olympien (pas comme sa mère). Ceci dit son frère n’était pas dramatiquement différent sur ces points.

En ce qui me concerne, sur le plan physique, j’ai un gros bonus : mon Oeuf de 4,4 kg et 36 cm de périmètre crânien a laissé mon périnée intact, sans une égratignure. Très appréciable. D’après la sage-femme, la délivrance a été accompagnée d’une perte de sang minime, ce qui est également positif. Je récupère plutôt vite et bien, mais c’était aussi le cas pour la naissance du Poussin.

Finalement, si troisième il devait y avoir, je ne sais pas honnêtement ce que je ferais. Le Coq (qui trouve le récit un peu édulcoré : rajoutez ça et là une bonne dose de hurlements et autres menaces de vasectomie pour compléter le tableau) m’a déjà dit que ce serait avec péridurale ou sans lui, pour vous donner une idée du bon moment qu’il a passé (enfin il reste ouvert à la discussion). De mon côté j’ai déjà du mal à envisager de revivre ça, et encore moins sans lui. En toute honnêteté je ne sais pas si les bénéfices retirés valaient un tel prix pour moi. Mais on a du temps pour y réfléchir…

Quant à la suite des aventures avec le retour précoce à la maison, je vous en parlerai dans un prochain billet. En attendant il est temps de rebaptiser les poussins après l’éclosion de l’Oeuf : le Poussin devient Pouss1 et l’Oeuf Pouss2.

*Pour tout savoir sur les différentes présentations, voir le site de Césarine.

(Image : This is Broken)

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205 Commentaires »

  1. Bon, je digère ton récit (qui vient de me mettre un gros coup de bourdon : sans ce foutu protocole – monito et compagnie qui m’empêchait de bouger- j’y serais sûrement arrivée aussi ….), et je reviens commenter un peu plus tard.
    En tout cas, bravo ;-)

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  2. Waouh… Je termine en me rendant compte que je serrais les jambes tout le long de la lecture! Donc, sans péri, on peut vraiment bien douiller… Ça change des discours merveilleux sur cette expérience dont on oublie la douleur à la minute où l’enfant pointe son bon du nez…! Bravo d’avoir tenu même si au bout du compte tu ne sais pas bien pourquoi: si tu a tenu c’est que ça valait le coup. Remets toi bien et si le moment d’arrivée n’a pas été le plus doux pour toi et Pouss2, je suis sûre que c’est déjà rattrapé dans tes bras.
    Une pensée pour le Coq pour qui ça n’a pas dû être drôle non plus…

    Je rajoute, moi aussi la crêpe se présentait en Os et ce qui l’a aidé à se retourner ce sont mes vomissements causés par mon allergie aux anitbios… :roll:

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  3. Boooooooooon :mrgreen: ça donne envie tout ça! Merci pour ce récit très perso et détaillé… Evidemment, ça fait un peu peur vu comme ça… Heureusement que d’autres en ont visiblement un peu moins chié (ou ont oublié/vécu différemment?) sinon je t’avoue que ce serait l’option péri directe pour n°2… Reste peut-être le dénouement idyllique (pas d’instruments ni de déchirure, bébé zen, retour précoce et gauffres chaudes ;-) ) qui n’aurait peut-être pas été le même dans des circonstances différentes… une certitude: je ne vais pas faire lire ce billet à ChériChéri avant trois bons mois :???:

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, Oui évite le billet à ton homme, vaut mieux :mrgreen: Je commence à comprendre pourquoi les accouchements étaient interdits aux hommes avant cette fameuse péri… Peut-être que justement avec la péri on y a gagné des maris à nos côtés ?? :roll: Sinon, pour mon premier, j’ai eu péri et forceps (et que personne ne dise que ceci découle de cela, svp :evil: ) et j’ai eu un bébé super zen dès la naissance…

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  4. Bon, ben, là, c’est pas facile de dire quelque chose… Comme quoi, ce qui concerne les unes, ne concerne pas forcément les autres : je veux dire que je trouve qu’on entend beaucoup de choses sur la « méchante » péridurale ces derniers temps (surtout chez les tenants du maternage) et que ça culpabilise beaucoup celles qui l’ont choisie (ou la choisiront)… même si elles sont pour le nouveau maternage après la naissance…

    Ton récit me fait penser au livre de Chantal Birman, Au monde, ce qu’accoucher veut dire. Elle explique très bien le ressenti de la douleur selon chacune. Bref, cette lecture avait été le poids décisif dans mon choix de la péridurale les 3 fois…

    La Poule, cette expérience étant très récente, peut être évolueras-tu dans ton ressenti… Je comprends que le Coq est du mal à prendre du recul…

    Pour le troisième, vous avez le temps de voir ;-) En attendant, faites bien pousser votre Pouss2, sans oublier Pouss1 qui n’est encore pas bien vieux… Gros, gros baisers à vous trois

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, bon le Coq m’a dit que ça restait quand même négociable… mais clairement on ne va pas faire de plans sur la comète ! effectivement on est bien occupés avec les deux poussins ;-)

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  5. Bravo la Poule pour ton courage d’avoir accouché sans péri et merci pour ton récit, whouaaaaaaaaaaa, tu m’as épaté la poule !

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  6. Franchement, pour moi qui accouche dans 2 semaines, ça me donne drôlement envie d’accoucher sans péri !!!!!
    Ha, ha, je rigole !!!!!

    Bon, vous pourrez venir lire le récit de la naissance de Princesse2 dans quelques temps sur mon blog : j’espère qu’il sera un peu plus serein…. :oops:

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    J’espère aussi. ;-) Bon courage cette nouvelle naissance :cool:

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @Isabelle95, bon courage pour la suite… ;-)

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  7. Merci pour ce récit… vivant!
    Il me renvoie à la naissance de Puce3, dont je t’avais promis le récit… et c’est plutôt un souvenir agréable!

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    marineNo Gravatar a répondu :

    bonjour je voudrais savoire conbien de jour il faus quand neuf ecau

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  8. J’apprécie ta vision très objective.

    J’ai deux expériences particulières. Je viens me défouler ici. :mrgreen:
    Je plaisante of course. Quoi que… Mais je sais que j’aurais des yeux attentifs. ;-)
    Pour les deux monstres, pas de péris pendants une dizaine d’heures parce que je ne dilatais pas. Tu souffres et tu sais que c’est pour des prunes. La seule chose que tu attends, ce sont les 2,5 cm pour pouvoir l’avoir la péri. Tu cries en espérant. Les 2,5 cm, jamais tu les atteindras mais à force on comprendra que tu as un peu mal et que ça sert à rien que tu morfles ainsi.
    Bilan : 2 césariennes en urgence.
    Alors moi les trips « sans péri, bébé préservé et la vie est belle », j’avoue que je trouve ça très joli dans les rêves.
    Finalement, ce qui a été épouvantable, c’est d’avoir été séparée 3 jours de mon aînée sans pouvoir la voir parce que l’accouchement avait traîné, que la poche des eaux était percée depuis trop longtemps et qu’il y avait risque d’infection.
    Ca, c’est une priorité : maintenir le lien mère-enfant !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @La Mère Joie, défoule, défoule, on est là pour ça :mrgreen: Je compatis grandement à la douleur et à la frustration qui ont du être les tiennes dans ces moments. Je crois que personne ici ne déniera l’importance du lien mère-enfant (séparés pendant 3 jours ça a du être vraiment très dur :cry: :evil: )

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    La Mère JoieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse,

    Merci la Poule.

    Du coup, c’est vrai que ça me permet d’avoir beaucoup de recul sur la signification de l’accouchement ou plutôt sur sa place dans la maternité. Je relativise énormément. Pour moi, c’est un passage dont on ne maitrise pas toujours les paramètres. Et j’ai un peu de mal avec la notion « d’accouchement souhaité » avec laquelle on peut vite tomber de haut, être déçue, si ledit accouchement n’est pas en conformité avec nos désirs.

    Sinon, j’ai mis beaucoup de temps à construire une relation apaisée avec Mademoiselle Commandante à cause de cette séparation qui aurait pu être évitée si la césarienne avait eu lieu plus vite… Quel était l’intérêt d’essayer à tout prix de faire accoucher par voie basse alors qu’on savait pertinemment le risque de séparation ? C’est ça que je trouve fou…

    Et bravo pour ton récit encore une fois ! ;-)

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    La Mère JoieNo Gravatar a répondu :

    Ah, ça m’ennuie, je sais pas si je suis très claire dans mon message !

    En fait, c’était aussi pour dire qu’on peut se donner les moyens mais que le résultat ne dépend malheureusement pas de nous, les mamans.
    Si on en a conscience, c’est bon. C’est bien d’avoir plusieurs perspectives différentes d’accouchement de nos jours. ;-)
    Mais je suis souvent surprise du nombre de futures mamans qui pensent que le choix fait tout et de les constater très déçues voire se croyant en échec au final parce que leur accouchement n’était pas l’idéal représenté.

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @La Mère Joie,  » En fait, c’était aussi pour dire qu’on peut se donner les moyens mais que le résultat ne dépend malheureusement pas de nous, les mamans »
    Elle me parle bien cette phrase.
    La Poule a eu la chance d’avoir un accompagnement global, et d’accoucher avec la sage femme avec qui elle avait tissé des liens, et qui savait et respectait ce dont elle avait envie.

    La SF qui m’a suivie pendant toute ma grossesse était super, nous avions beaucoup discuté, évoqué plein de choses …. mais elle est partie en Guyane juste avant le dernier rendez-vous. Celle qui l’a remplacée était très bien aussi, très à l’écoute, mais elle travaillait aux consultations et pas en salle de naissance. Les SF qui m’ont reçue à 8h00 étaient charmantes, mais à 20h00, elles avaient terminé leur service (ce que je comprends très bien), moi j’en avais encore pour une bonne heure :mrgreen:
    La SF avec qui nous avons fait de l’haptonomie est géniale, mais elle travaille en cabinet, et n’a pas d’accès à un plateau technique …..
    Et puis le protocole, ce fichu protocole ……

    :oops: :oops: Un peu longue …

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @La Mère Joie, justement j’avais fait mes choix pour mettre toutes les chances de mon côté, en me disant que si ça tournait au vinaigre au moins je n’aurais pas de regrets. Pour la séparation de ta fille… il y aurait peut-être aussi quelque chose à revoir dans l’organisation des services pour que la mère et l’enfant puissent être hospitalisés ensemble lorsque c’est nécessaire, non ?

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    La Mère JoieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse,

    J’avais bien mesuré la saine raison de tes choix. ;-)
    Pour ma fille, il était question de deux hôpitaux différents pour les adultes et les enfants ou nourrissons hélas. C’était il y a presque 12 ans. J’espère que les choses ont changé depuis.
    Effectivement, l’organisation était à revoir et les démarches d’accouchement en conséquence de ce qui était possible à l’époque.

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @La Poule Pondeuse,
    Je peux pas m’empêcher de venir mettre mon grain de sel ici !
    Quand j’ai commencé à lire ton récit, je me suis dit « Et voilà encore une qui a eu l’accouchement de rève !! » Et puis non tu as souffert et c’est tant mieux (nan j’déconne, mais je suis contente que tu le dises, on a toujours l’impression quand on lit les accouchements dans péridurale que c’est le bonheur intégral.)
    Ceci dit j’aurai rêvé d’accoucher sans péridurale… pour mon n°1, la péridurale a été mal posée et j’ai vomi mes tripes pendant 5 heures… pour après arrêter d’appuyer sur la poire parce que c’était intolérable de vomir comme ça sans avoir manger depuis plus de 24 h et finir en anesthésie locale parce qu’épisiotomie. J’ai été aidé à l’occytocyne, on m’a perçé la poches des eaux et malgré ça, je n’ai eu aucune contractions douloureuses… et je rêvais donc d’un accouchement sans péridurale pour n°2. Finalement j’ai eu droit à une césarienne programmée.
    @La Mère Joie,
    Tu sais j’ai été moi même séparée de mon bébé 3 jours, alors que ma césarienne était programmée… donc finalement, là non plus y a pas de règle. C’était l’année dernière… j’étais en clinique à Agen il était en réa à Bordeaux… et de toutes façons en réa y a pas moyen que les mamans soient avec les bébés. Après j’ai été hospitalisée en maternité à Bordeaux et j’ai pu aller le voir tous les jours.
    Tout dépend du choix de la maternité au départ… mais honnêtement je pouvais carrèment pas prévoir ce qui allait se passer.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ali, oui justement, tous les récits que j’avais lu disaient « je n’ai jamais pensé à la péri/la douleur était très gérable/etc ». Alors je me suis sentie un peu flouée :lol:
    Je pense qu’il est important que les femmes aient une vision assez large des possibilités, à la fois pour se diriger vers ce qui leur convient le plus et aussi pour mieux vivre les inévitables imprévus de la naissance (grands et petits) : on peut vouloir la péri et ne pas pouvoir l’avoir, on peut l’avoir et mal la supporter, on peut ne pas en avoir besoin, on peut en avoir besoin, on peut avoir une césarienne, etc. Comme tu le dis, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut envisager pas mal de choses.

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    AliNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, je crois aussi qu’on est toutes TRES inégales face à la douleur !

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  9. Désolée pour les erreurs d’orthographe…

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  10. Merci la Poule pour ce récit de ton accouchement. Au dela de l’humour que tu déploies, whaou quelle douleur ! Moi j’ai accouché l’année dernière et j’ai eu vite la péridurale parce que je ne tenais pas à essayer de me transformer en héroïne, mais je me disais « next time, maybe sans péri (on peut essayer au début….) » (c’est un peu dans la mouvance du maternage « bio », on se laisserait tenter….).
    Ce que j’apprécie dans ton témoignage c’est que tu ne ressors pas de cette aventure en te disant « j’ai réussi, c’était faisable, c’est pas la mer à boire, les autres peuvent aussi y arriver ». Certaines femmes disent qu’elles ont accouché naturellement et que ça s’est bien passé et c’est très certainement vrai, nous n’avons pas toutes le même ressenti de la douleur. Mais tout de même ce n’est certainement pas la majorité ! J’ai une amie qui voulait accoucher sans péri, qui a tenu, tenu, s’est épuisée et a fini par demander la péri à genoux ; alors en plus du sentiment d’échec qu’elle a ressenti, et bien elle était totalement épuisée au moment d’accueillir sa fille, c’est dommage.
    Prônons la péridurale sans honte !
    Et félicitations bien sûr pour la naissance de Pouss2 ! Il a des mensurations magnifiques, ça doit être un superbe bébé !
    J’ai hâte de voir tes prochains articles, je me demande comment on s’en sort avec deux enfants….!
    PS : désolée pour le pseudo…. c’est mon pseudo habituel !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Renarde, je ne veux pas décourager celles qui veulent essayer sans ! les expériences et les vécus sont tellement différents d’une femme et d’une naissance à l’autre. Personnellement je ne prône rien, si ce n’est qu’un vrai choix et une vraie information soit donnés aux femmes (par ex si on ne veut pas la péri mais qu’on n’a pas de liberté de position et que toutes les 5 minutes on propose d’appeler l’anesthésiste, bof bof).
    Et bien sûr Pouss2 est absolument magnifique ;-)

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  11. super ton récit détaillé. il faut dire que 4,4kg il fallait les passer !

    dis moi c’est ou cette maternité paradisiaque ou tu peux te mettre autrement qu’allongée sur le dos et attachée au matos ?

    sinon je fais partie de celles qui ont accouché sans péridurale par choix et on senti toute leur puissance

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  12. Il y aurait vraiment beaucoup à dire, à compléter, à raconter… je ne sais pas tellement par où commencer.
    Te dire que tu racontes vraiment très bien ton expérience et que j’aurais pu écrire la même chose à quelques difficultés près, le mien ayant été bien plus rapide et BB moins gros.
    Te dire que moi, je n’ai pas ressenti LES contractions, mais une douleur continue qui n’arraitait plus.
    Te dire que moi aussi, j’ai eu vraiment MAL, surtout au moment du « dernier passage » comme tu l’appelles. Douleur grandement intensifiée par une déchirure plutôt costaud, suivi pour le coup, d’une anesthésie locale et plusieurs points appropriés. Et quelqu’un m’a dit « tu sais, on oublie… sinon, nos mères n’auraient fait qu’un enfant… »
    Et c’est vrai, on oublie. un peu. beaucoup. On relativise tout le moins…
    Te dire que j’ai ressenti cette phase de « désespérance » dont tu nous avais déjà parlé et dont tu nous parles finalement ici aussi.
    Tu dis « Ce ne sont pas non plus des circonstances dans lesquelles je me sens fière et triomphante ; j’ai plus l’impression de m’en être pris plein la figure que de pouvoir me vanter d’avoir passé une épreuve difficile. » C’est finalement, ce qu’il me reste de plus amer, amertume que j’ai relativisée par la suite… Je m’en suis longtemps voulu de ne pas avoir réussi à mieux « me tenir » : je finis par penser qu’il n’y avait pas vraiment de solution à cette détresse. Par contre, je comprends aujourd’hui l’absence des hommes « autrefois » et je l’aurais finalement presque souhaité cette fois là. A moi, Monsieur n’aurait peut être pas vraiment manqué mais je n’avais nullement l’intention de lui « voler » ce moment.
    Monsieur lui, est très secret, sur ses sentiments, je ne sais donc pas si cela lui a posé problème…

    Je viens de me relire et oui, y’avait vraiment beaucoup de chose à dire…

    Je finis par me dire que je devrais peut être en faire un post chez moi, plutôt que d’envahir ton blog :???: :arrow:

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, chez moi aussi Monsieur est très secret sur ses sentiments concernant les naissances de ses enfants. Ceci dit, avec 3 césariennes programmées sous anesthésie générale, il n’a pas eu à dire s’il souhaitait ne pas assister à l’accouchement… ;-)

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, hé bé, je ne réalisais pas qu’il t’en restait tant sur la patate ! Personnellement je n’ai pas non plus honte d’avoir « craqué » et pété un boulon, de toute façon à ce niveau de douleur ben n’importe quoi qui aide on prend, même si c’est pas très bon pour notre image de nous. Pas évident de trouver la place du père dans tout ça, moi j’avoue que justement j’arriverais moins à me lâcher avec qqn d’autre. Un de mes collègues dont la femme a eu ses 4 enfants sans péri dit que c’est lui sa péri, comme il dit ça lui met une sacrée pression :lol:

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  13. Merci La Poule pour ton récit…. et pour l’avoir écrit si vite.. pour tes fans impatientes :mrgreen:
    C’est toujours très perso cette expérience de la naissance… merci en tout cas de nous l’avoir conté sans édulcorant!
    Dans mon cas… j’ai eu mal, très mal mais je m’attendais à avoir mal. Donc je ne me suis pas sentie prise au piège. C’était normal. Et perso je suis fière d’avoir vécu cette naissance sans péri, je me sens effectivement « puissamment femme » dans cette expérience….
    Mais ton récit met surtt l’accent sur un point essentiel : presque peu importe comment s’est passé la naissance, ce qui compte c’est comment TU AS VECU la naissance.
    Et je te rejoins sur un point : comment accoucher sans péri si on est sanglée sur une table??? c’est effectivement de la torture pure et simple.
    Et vivement ton prochain article :mrgreen:

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, ben moi je m’attendais à avoir mal mais je pensais pas que c’était seulement possible d’avoir aussi mal en fait :roll:

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  14. Oui, merci La Poule-qui-ne-va-plus-pondre-pendant-un-petit-moment pour ce récit rapide et encore sur le vif. J’ai reconnu ce que j’ai commencé à vivre quand mon Poussin3 a commencé à vouloir naître par voie basse alors qu’il était beaucoup trop tôt et qu’une césarienne était obligatoire. Et que donc il ne fallait pas que je me mette debout ou tout autre position qui aurait soulagé mon dos mais accéléré le processus. Et que c’était la nuit alors il a fallu attendre que les troupes fraîches arrivent et que le bloc se libère. C’est là que j’ai compris pourquoi on avait inventé la péridurale…

    J’ai reconnu aussi les #$@% et autres *?€ç?& que tu as pu dire ! Ça ne soulage pas autant qu’on voudrait, mais bon, ça occupe !

    Quant au potentiel Pouss3, dis-toi que la nature est bien faite qui couvre la mémoire d’une douce amnésie partielle…

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    NashiiNo Gravatar a répondu :

    @la belle bleue, bien d’accord avec toi pour la douce amnésie

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @la belle bleue, oui pour le potentiel Pouss3 on verra bien quand on y sera, je vais pas me faire des cheveux blancs là-dessus. Et pas facile quand la naissance devient compliquée (prématurité et autres complications) !

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  15. Je me reconnais a de nombreuses reprises dans ton récit
    Je n’ai pas spécialement voulu de naissance physiologique, pour moi le coté purement « médical » était rassurant…
    Donc, sans hésitation, j’ai demandé la péri… qui n’a pas du tout fonctionné
    Bébé aussi dos contre mon dos, et mon bassin trop étroit…
    Au final, épisio et forceps, toujours sans péri…
    On m’a également demandé si je voulais toucher sa tête, j’ai refusé en les suppliant de plutôt faire en sorte que ça s’arrête au plus vite
    Ton récit me met les larmes aux yeux, car me replonge dans mon accouchement

    Vraiment bravo à toi d’avoir tenue, tout ça, tu l’a fais pour ton petit bout
    Et encore félicitation !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Didoune, je pense que c’est encore plus dur quand la péri ne marche pas : attendre un soulagement qui ne vient pas, brrr. Sans compter que si la péri est posée tu en as les inconvénients (perf, brassard à tension etc) sans les avantages. Je compatis vraiment à ce que tu as du vivre !

    Répondre

    DidouneNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, c’est gentil
    mais je te rassure, on s’en remet !
    c’est d’ailleurs ce que beaucoup me disait après la naissance de ma puce, ce que je n’arrivais pas a croire, car après ce que j’ai vécu… je ne voyais vraiment pas comment je pouvais « oublier » la douleur…
    aujourd’hui, ce n’est pas d’actualité, mais je serai même prête a remettre ça lol

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  16. Bravo pour avoir mis au monde un si gros poussin sans aide médicamenteuse ni instrumentale. Et merci pour l’humour de ce récit.

    Bon la douleur d’un accouchement ça peut être extrêmement impressionnant, dévastateur même, peut être. Surtout dans ce cas de gros bébé ne se présentant pas de façon réglementaire (histoire vécue aussi dans la prairie il y a 9 mois).
    En soit je n’ai pas trouvé, pour aucun de mes accouchements que ce soit une expérience mystique. La douleur, la sensation de blocage,l’épuisement, le désespoir aussi lors de la phase du même nom, rien dans tout ça ne m’évoque un challenge intéressant. Pourtant si c’était à refaire, je ferai les mêmes choix, parce que mon corps comme celui de mon bébé a été respecté. Et que oui : faire passer une pastèque par un orifice de la taille d’un citron, ça vaut qu’on soit fière de soi pour le restant de ses jours. Sans parler de tous les avantages pour le bébé, dont le principal est de ne pas commencer sa vie avec son cerveau imprégné par des anesthésiques, et d’être acteur de sa naissance au même titre que sa maman.

    En tous cas bonne récupération de cet immense effort, et je te souhaite de ne garder de cet évènement que le meilleur.

    Et chapeau pour cette clinique et les conditions d’accueil proposées, ça fait rêver.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Alisabel, ben bizarrement j’ai pas l’impression d’avoir grand chose à récupérer, à part peut-être une bonne nuit ininterrompue mais ça je sens que ça va pas être pour tout de suite :mrgreen: :roll:

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Alisabel, j’adore : « Et que oui : faire passer une pastèque par un orifice de la taille d’un citron, ça vaut qu’on soit fière de soi pour le restant de ses jours » :mrgreen: c’est tellement vrai!

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, Oui, et ça, avec ou sans péri c’est toujours nous qui le faisons ! Donc, on peut toutes être fières !! :mrgreen: Chouette alors :lol:

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, c clair! vive les femmes!!!! :mrgreen: :lol:

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  17. :mrgreen: Félicitations et merci pour ce récit de naissance, toujours très intime et personnel :-)

    Je te lis depuis presqu’un an maintenant, j’apprécie toujours ton humour :lol:

    Après un premier accouchement sous péridural, le 2ième s’est fait en AAD, et ce que je craignais le plus, c’était vraiment cette douleur dont tu parles si bien. Je dirais sans mentir que c’est quasi uniquement sur ça que s’est concentré mon travail de préparation à l’accouchement.
    Au final, j’ai été très surprise au contraire de trouver mes douleurs très gérables, je n’ai même pas ressenti le besoin d’hurler et d’insulter qui que ce soit.
    Comme quoi, tous les accouchements ne se ressemblent pas !…
    Et c’est peut-être ce qui explique que certaines y sentent toute la puissance de leur féminité ou pas.

    Quant à la présence du père, c’est simple, je ne la voulais pas :grin:

    Bon courage pour ces prochains premiers mois ;-)

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Sylvie, l’espoir renait :grin: Au fait, quid de la « naissance orgasmique »? Faut que je relise ça http://www.poule-pondeuse.fr/2009/01/05/naissance-orgasmique/

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Sylvie, heureusement que tu es là pour « défendre » l’accouchement sans péri, je ne veux pas faire peur à tout le monde :lol:

    Répondre

  18. Je viens de relire l’ensemble et les commentaires, et je me dois de préciser que, de mon coté, jusqu’à la rupture de la poche des eaux, toutes les contractions étaient, certes douloureuses, mais parfaitement gérables. C’est à la rupture de la poche des eaux que tout est allée très vite et que je n’ai plus senti les contractions. PAr contre, je ne souhaitais pas que tout s’arrête pour que la douleur cesse mais plutôt pour être sur que tout s’était bien passé, car j’ai paniqué à l’idée de ne pas réussi à accoucher. Je ne sais aps si je suis beaucoup plus clair maintenant, mais le fait d’en parler me permet de faire un point, 18 mois après l’acte (quand même!).

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, ah c’est marrant moi à aucun moment je n’ai eu peur pour le bébé (instinct ? inconscience ? égocentrisme ? :mrgreen: )

    Répondre

    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, pareil, aucun peur pour mon poussin… mais une fois né, j’ai eu vite envie d’éjecter le placenta : mon pire souvenir c’est de sentir mon ventre travailler pour décoller ce placenta et là j’ai flippé (pour la 1ère fois depuis le début de l’accouchement), je voulais ma sage femme à côté de moi (elle était sortie de la chambre pour nous laisser une pleine intimité) dc elle est revenue… en fait j’avais peur d’une complication sur la délivrance…. mon arrière grand mère est morte en couche d’une hémorragie de la délivrance… ceci explique peut être cela…. :roll:

    Répondre

  19. @Ficelle : Oui, j’en été pas encore à l’orgasmique, même si juste après l’accouchement, j’ai eu une période qui ressemblait à du post-orgasmique ;-)
    Peut-être encore un cheminement pour le troize ? Vu qu’il n’est même pas en projet, j’ai du temps ;-)

    Répondre

  20. @Nashhii, ce que tu décris ressemblerait à la phase de désespérence dont Odent parle très bien. Je l’ai eu aussi, c’est juste avant les dernières contractions. Lorsque je l’ai ressenti, j’avoue que je me suis dis : pourvu que c’est vraiment ça, et pas moi qui me conditionne :grin:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Sylvie, ben moi à un moment je me suis dit « tiens je dois arriver à la phase de désespérance » mais en fait le pire était encore à venir (et là « désespérance » me semble un euphémisme :roll: )

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    SylvieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, :lol: J’ai eu plus de chance, pour moi, c’était vraiment ça ;-) D’ailleurs juste après la SF m’a dit « Tu veux toucher la tête ?  » alors que je n’avais même pas réaliser que je m’étais redressée et que j’avais poussé. :lol:

    Répondre

  21. Je trouve que tu as eu beaucoup de courage d’aller jusqu’au bout de ton choix alors qu’apparemment tu souffrais beaucoup.
    J’ai accouché 2 fois sans péri …
    La 1ère fois, j’ai eu la chance de pouvoir rester 2 heures dans une baignoire de dilatation (dont je ne voulais plus sortir) et j’ai accouché 30 minutes après en être sortie.
    La 2ème fois, la sage femme ne m’a pas ausculté quand je suis arrivée. Elle m’a mise sur une table pas confortable pour le fameux monito qu’elle avait mal placé… Elle a cru à un faux travail alors que j’étais dilatée à 9!
    Sur cette table, je t’avoue que je demandais la péri à mon homme tellement je sentais les contractions dans les reins. Mais bon c’était déjà trop tard.
    Ma chipie a mis un peu de temps à sortir car elle était mal placée et étant un gros bébé, ils ne voulaient pas qu’elle sorte comme ça.
    Malgré ça, je n’ai pas le sentiment d’avoir trop souffert à un moment où un autre et recommencerai pour un 3ème. Pourtant je n’ai jamais pu me mettre à 4 pattes ou dans la position voulue… juste sur le côté.
    Mais je me suis toujours dit que je ne refuserai pas la péri si je souffrais trop. Mon but n’était pas de ne pas prendre la péri à tout prix.
    Donc voilà, bravo à toi d’avoir tenu le coup mais comme tu le dis, il vaut peut-être mieux apprécier les derniers moments de la naissance.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @MissBrownie, j’ai testé la baignoire mais ça n’a pas été transcendant dans mon cas (pourtant je fondais pas mal d’espoirs dessus :roll: ). Je n’ai pas vraiment refusé la péri, d’ailleurs je pense que le processus aurait été trop long au moment où je la voulais…

    Répondre

  22. En fait, je me retrouve bien dans le récite de @Sylvie.
    J’avais concentré toute ma préparation sur le douleur que je ressentirai et que j’imaginais insoutenable … j’ai donc été agréablement surprise, même si vous avouez que ça fait mal quand même!

    Répondre

  23. Moi, en tous cas, qui me posais beaucoup de questions sur mes accouchements « médicalisés » et qui me disais que « j’aurais peut-être dû faire autrement (càd sans péri), et bien, finalement, ton récit me réconcilie avec mes choix. J’y ai beaucoup pensé hier soir et longtemps et j’ai refait le point sur ces naissances. Il y a des choses que je regrette comme la césarienne la 3e fois, mais bon là, avec ou sans péri, un bébé qui se présente par l’épaule, je ne pense qu’il y ait eu d’autres choses à faire :roll: Sinon, pour les autres, ce sont de beaux et très agréables souvenirs avec de belles rencontres avec mes poussins (enfin, surtout le 1er). Ton récit me fait dire que jamais, personnellement, je n’aurais supporté cette image de moi, que jamais j’aurais voulu le faire vivre à mon mari et que jamais j’aurais voulu avoir ce genre de souvenirs liés à la naissance de mes enfants. Je parle pour moi, hein, de mon mental et de mon psychique, je sais que je ne suis pas assez à l’aise avec mon corps pour ce genre d’expérience.

    Ce que j’en retire c’est que finalement le choix péri ou sans péri est un choix très complexe qui implique énormément de paramètre hormis la gestion de la douleur et l’accueil le plus naturel possible de l’enfant. Il y a aussi une dimension liée au psychologique, à l’image de soi, à l’image qu’on souhaite renvoyée, aux souvenirs qu’on est capable de gérer…

    Pour toi la Poule, eh bien, cette expérience a dû beaucoup te bousculer, mais finalement, tu en parles très bien et très peu de temps après. C’est sûrement que, malgré ce que « tu t’es pris dans la figure », et bien, tu as réussi à passer par dessus et que ce qu’il t’en reste c’est un beau bébé tout zen ;-)

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, tout à fait d’accord avec toi sur le choix de la péri ou pas… c’est beaucoup plus complexe que la notion de douleur… oui ce moment ça met en jeu l’image de soi, sa pudeur, notre part « animale » que l’on accepte ou pas…

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    tinitekNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, Oui, c’est très intéressant ça, ne pas limiter la péri à la douleur, car la douleur va au-delà d’une « sensation », elle bouleverse, bouscule, ébranle. Nous emmène là où on n’a jamais été, là où les certitudes, les croyances, les envies, sont dans une autre dimension. Là où personne ne peut nous juger sans savoir où l’on est, depuis quelle dimension on vit, agit, crie, panique, décide de dire oui ou non à la péri… Je n’avais pas pris conscience de tout ça avant de lire ces commentaires…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, moi je ne pensais pas non plus arriver à de telles extrémités mais je peux te dire que quand tu douilles comme ça entre « sauvegarder ton image » et avoir juste un peu moins mal ben tu prends la 2ème option sans te poser d’autre question…

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Ah, ça je comprends ! C’est pour ça que je pense que le choix de la péri me convenait parfaitement… Au moins, j’ai « sauvegardé » mon image pour les autres et pour moi-même et pour moi c’est important… parce que j’ai déjà du mal à m’arranger avec elle, alors…

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  24. Je te souhaite une « douce amnésie », mais je n’y crois pas trop ;-) disons que les sensations de douleurs vont être oubliées mais les sentiments ressentis, ils vont te rester… genre étrangler la SF, castrer le coq et atomiser le Pouss2 pour que ça s’arrête et que jamais ça reprenne :roll: :lol: enfin, c’est du moins l’impression que j’en ai quand j’écoute le témoignage de certaines femmes, qui ont pourtant accoucher il y a 30 ou 40 ans… comment ça je ne suis pas rassurante ???
    Souviens toi juste de ne pas raconter ton accouchement à toutes les nullipart enceinte de ton entourage, pour pas les effrayer !
    Et franchement, là à froid et pas enceinte, je préfère un poussin avec la tête en pain de sucre que pas de péri ! M’enfin, vu que je déraille un peu pendant la grossesse, il est possible que l’idée saugrenue d’accoucher sans péri me vienne ! Je delicious ton billet pour « retomber » dessus dans quelques années :mrgreen:

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, je dois être en train de dérailler :lol: ;-) (D’ailleurs, merci à MissBrownie pour le récit de son expérience… Comme quoi, nulle n’est égale devant la douleur…)

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, c’est sûr que si à mon prochain accouchement j’arrive à la mater, dilatée à 9 comme MissBrownie, les choses seront différentes ;-)

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  25. juste une petite chose pour celles qui parlent de souvenirs (et de ne pas souhaiter en garder un tel de la naissance de son petit) : on n’est pas dans le souvenir, là!!! Ce récit a été écrit à J+4 seulement…

    J’ai délibérément choisi de ne pas coucher en mots la naissance de ma troisième fille dans les jours qui ont suivis sa naissance, non pas que j’aurais alors décrit un moment horrible, mais j’ai simplement préféré laisser le temps faire son oeuvre… désormais, je suis capable de me souvenir de mes gémissements, de ma désespérance, d’avoir eu mal au point de demander la péri sans l’avoir (j’avais droit au monito continu…) MAIS ce ne sont pas les moments que j’associe principalement à cette naissance!! et c’est bien comme ça!

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, on a toutes accouchées il y a quelques mois/années, chacune de nous a déjà une expérience de la douleur et une mémoire de l’accouchement (avec ou sans péri) que la Poule ne fait que réanimer avec son récit, preuve que le temps ne fait rien à l’affaire…

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, Effectivement, la Poule n’est pas dans le souvenir. Mais, nous, si. On ne sait pas ce que cette expérience laissera ou ne laissera pas comme souvenir à la Poule. Perso, j’ai parlé de MOI et je sais ce que j’aurais gardé MOI comme souvenir.

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, mais ce que je voulais simplement dire, c’est ce que la Poule a écrit, 3 ou 4 jours après la naissance de son Pouss2, n’est probablement pas le souvenir qu’elle en gardera… pour autant, ce qu’elle écrit est nécessairement son ressenti du moment!

    pour faire un parallèle bête (mais qui dépassionnera mon propos et fera un clin d’oeil à la Poule), lorsqu’on me demande comment se sont passées mes années de prépa, je tend à dire que j’ai bossé, mais sans plus, que c’était largement faisable, en prenant WE et vacances… mais si l’on m’y astreint (parce que bon, mon entourage n’a pas tout à fait les mêmes souvenirs que moi de cette période), oui, je suis capable de ressusciter les faits d’alors et d’admettre qu’en réalité, je bossais comme une dingue, dormait 4h par nuits, etc… à titre personnel, je trouve plutôt heureux que ma mémoire occulte certaines difficultés passées… pour moi, mais aussi pour ceux à qui j’en parle!

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    NashiiNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, je suis bien d’accord avec toi. J’ai refusé également d’écrire mon ressenti immédiat et j’ai beaucoup gardé pour moi. je n’en ai parlé qu’à ma sage femme, qui faisait également les suites de couches. J’ai eu peur d’écrire trop d’horreur et d’être vraiment déçu de tout relire ultérieurement (je trouve d’ailleurs la démarche de la poule sur ce point très courageuse). Je suis contente que « le temps ait fait son oeuvre ». J’ai toujours beaucoup d’amertume de ma « désespérance » mais je garde un souvenir assez positif de cette expérience, surtout pour le retour précoce à la maison. pour un troisième, je ferai pareil, comme quoi…

    Enfin, j’ajouterai simplement que je suis d’un tempérament assez « tête de mule » et que, au risque de vous choquer, je faisais presque une affaire d’honneur de refuser cette péridurale. J’avais trop entendu de « tu verras, tu vas craquer, tu la demanderas » avec un sourire en coin. donc, j’y suis allée en me disant qu’il n’y aurait pas de péridurale et la nature m’a aidée à respecter ce choix ! quelle chance ! Je me serais sentie encore plus mal si j’avais du « craquer ».

    Répondre

    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, j’ai un peu de mal à comprendre votre frilosité à coucher sur le papier votre expérience sur le vif. Au contraire je trouve cet exercice extrêmement enrichissant (dans le cas qui nous occupe, l’accouchement, carrément passionnant…). Il ne s’agit pas de conserver intacts ces « mauvais souvenirs », mais au contraire de vider son sac, et pour la Poule, de partager son expérience (unique, puisque la sienne) avec d’autres femmes. Moi, je trouve ça génial et je regrette de ne pas l’avoir fait pour la naissance de ma fille (pour moi, pour elle, pour plus tard…). Ce sont des moments forts que l’ont « édulcore » voire carrément qu’on oublie au fil des ans (à en juger par les récits de deux phrases des mères quinqua ou sexa de mon entourage…).
    Sur l’image de soi que ça renvoie, je ne peux pas juger… (un accouchement à mon actif sous péri) Mais je pense au plus profond que l’accouchement est un acte naturel, qui implique sang, cris et excréments, avec un beau bébé à la fin (pour presque tout le monde sous nos latitudes…) donc, forcément un jour heureux, pas amer (enfin, c’est mon souhait).

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    NashiiNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, il se trouve que j’écris beaucoup de chose pour ne pas oublier, comme les progrès de mes fils, leurs acquis, leurs activités, leur petite vie mais il y a des moments, ou des ressentis qu’on préfère oublier sur le moment.
    Je comprends que le fait d’en parler ou de l’écrire pourrait me remettre en paix avec cet évènement. Je tiens d’ailleurs à préciser que hormis la phase où je me suis laissé aller, j’ai grobalement très bien vécu mon accouchement, puisque, je le répète, si c’était à refaire, je recommencerais (4h de contractions parfaitement gérables et seulement 45 min de difficultés!).
    Il est par contre plutôt difficile d’accepter de redevenir « animal » au moment de l’accouchement.
    Je suis d’accord également avec toi sur le fait que le plus important reste d’avoir à l’arrivée, le plus beau bébé du monde !!

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, moi dans mon entourage, j’ai eu plutôt des exemples non édulcorés, même venant de femmes d’une soixantaine d’années ;-) j’imagine que tout est question de pudeur et/ou de ressenti peut-être…

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, oui, bon, je vous épargne le récit de ma belle-mère dont j’ai déjà évoqué le côté ultra-gore (déchirure de la vulve à l’anus, trois semaines d’hôpital, obligée de pousser devant le personnel pour voir si « ça tenait » etc.) sur ce blog, mais c’est quand même largement pas la majorité… Par exemple, ma grand-mère dit ne se souvenir « de rien ». Elle est persuadée qu’ils l’ont endormie. Mais quand je lui demande si elle a eu des césariennes, elle répond non. C’est le flou artistique… Elle fait un gros gros black out sur ça. D’autres disent seulement: oui, c’était pas une partie de plaisir, mais le résultat est super (et autres niaiseries) :roll: :lol:

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  26. félicitations madame la poule!!!

    Question bilan, je pense honnêtement que c’est un peu tôt pour en faire un…. Après la naissance d’Hermance, je disais à qui veut l’entendre que j’avais bien vécu cette césa… 2 ans de dépression au final, on fait mieux comme bilan!, non?

    En te lisant, je suis fière d’être femme, fière que tu sois allée au bout de toi même. La douleur a été forte, et surprenante pour toi mais ….wouahou!!!

    En ce qui concerne le choix de la péri, ou pas, ça reste un choix bien personnel. On n’a pas toutes les mêmes choses à prendre dans une naissance.
    Il me semble que si on se pose la/des question(s), si on se demande si on a bien fait, c’est qu’il y a une vraie question à se poser. Si on ne regrette pas, si on est heureuse de son choix, c’est à mon sens que tout va bien…

    Mais pour le moment, ne te soucie pas de ça, ressortira bien ce qui devra ressortir, l’important c’est tout cet amour qui jaillit malgré la fatigue et les émotions….

    je te bises bien fort
    Clairette

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @clairette, Eh, bien Clairette, moi, c’est grâce à toi que j’ai réussi à peu près à accepter ma césa… J’en ai écrit après 18 mois le récit, comme tu l’avais fait, et ça m’a fait du bien. N’empêche que lundi soir après la naissance de Pouss2, j’ai encore pleuré sur cette naissance « ratée », bien que ma Poulette a quasi 3 ans.

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  27. Bon je ne regrette pas d’avoir fait ce billet, au vu des nombreuses et intéressantes réactions qu’il suscite déjà ! Pour moi c’était justement important d’écrire ce qui s’est « vraiment » passé avant que l’amnésie ne fasse son travail et que je commence à dire à tout le monde que ce n’était pas si terrible et que je ne vois pas où est le problème (de toute façon le Coq ne me laissera pas faire :lol: ). Je ne veux pas oublier. Je trouve aussi que c’est intéressant pour les autres femmes d’avoir un récit « honnête » (je ne dis pas que les autres mentent mais juste qu’avec le temps ça devient plus flou…) de ce que ça peut être vraiment. Evidemment je ne vais pas aller persécuter toutes les femmes de mon entourage avec ça, d’où l’intérêt du blog qui permet d’en discuter avec celles qui en ont envie (et aux autres de fermer les écoutilles :lol: ).
    Il est clair que mon bilan et mon ressenti par rapport à cette naissance vont évoluer, en tout cas je ne regrette pas d’avoir fait l’expérience, je pense que sinon je passerais les prochains mois en « et si ? ». Mais je me souviens qu’après la naissance de Pouss1 j’étais prête à recommencer sans problème, là il va me falloir un peu plus de temps je pense !
    Pour celles que ça intéresse, j’ai accouché avec une sage-femme du groupe naissances http://www.groupenaissances.org/.

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, quand je vois comment mon chéri a été traumatisé par mon accouchement, il a été plus flippé que moi par l’éventualité de la césarienne et sur les « souffrances foetales » à chaque maudite contraction inéfficace par exemple, j’ose même pas imaginer si je devais lui faire « partager » la gestion de la douleur sans péri. Il est toujours pas prêt, je crois. Remarquez il m’avait prévenu pendant la grossesse et a hésité jusqu’à la dernière minute à être présent en salle de travail (m’enfin s’il m’avait fait ce coup-là, il était pas prêt de connaître son fils :twisted: )
    En tout cas, merci de ton témoignage, précieux, qui me conforte encore un peu plus d’avoir recours au suivi global pour une éventuelle prochaine grossesse !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, ça le suivi global je ne regrette pas une seconde !

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  28. Quel récit… Merci pour ta sincérité !
    Une amie qui a accouché chez elle me disait « Je n’ai pas de courage à avoir accouché sans péridurale, puisque je n’avais de toute façon pas le choix ; celles qui ont vraiment du courage ce sont celles à qui on propose alors qu’elles souffrent tant, sont à la maternité et qui refusent encore. Si on m’avait proposé, je ne crois pas que j’aurais refusé »…

    Pour ma part je voulais accoucher sans péri, je déambulais dans la chambre en gérant mes contractions au mieux, et la sage femme débarquait tous les 1/4 d’heure en me proposant la péri, jusqu’à ce qu’à 23h elle me dise « Bon, l’anesthésiste va aller se coucher, est-ce que vous maintenez votre position, car il risque de ne pas apprécier d’être réveillé  » (de là à me menacer qu’il me pique de travers pour l’avoir sorti des bras de Morphée il n’y a qu’un pas non ? :roll: ), comme je commençais à souffrir beaucoup alors que j’étais à 6 de dillatation, j’ai dit oui à la péri. Aujourd’hui je ne veux pas regretter, mais il me semble qu’on m’a un peu poussée quand même…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @tinitek, ça c’est typiquement ce que j’appelle le faux choix, la pression avec l’anesthésiste qui veut pas qu’on le réveille (fallait faire un autre métier !!).

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @tinitek, pffff sans commentaire pour la sage femme et l’anesthésiste… :twisted:
    sinon, je suis d’accord avec ton amie : pour avoir accoucher à la maison, je suis d’accord, tu ne te poses pas la question de la péridurale, tu n’y as pas accès… je n’en ai pas eu spécialement envie (mais je rationnalisais au début genre « là trop peu de dilatation, même en mater tu l’aurais pas encore) mais en structure, comment j’aurai réagis??? je ne sais pas! Je sais juste que j’aurais certainement eu un regret de ne pas aller au bout de mon choix….

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  29. Je me rends compte en me relisant que je suis vraiment très négative dans mon récit…
    Je réfléchis mais je pense que je vais finalement écrire mon ressenti aujourd’hui et essayer de me rappeler ce que j’en aurais dit il y a 18 mois…
    je vais prendre le temps de le faire.

    Merci La Poule, Merci Ficelle !

    Répondre

    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, :mrgreen: de rien! Je ferai peut-être moins ma maligne dans une dizaine de semaines… En tout cas, je vous raconterai (pour celles que ça intéresse :oops: )!

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, Evidemment que ça nous intéresse ! ;-)

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, je confirme, ça nous intéresse!!!! :grin:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, on ne peut pas changer le passé, et si écrire t’aide à faire la paix avec, alors fonce !

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  30. Je lis, je lis ….. et je me dis que je vais le faire moi aussi, mettre sur papier ce qui me reste de « souvenirs ressentis » de mes 4 accouchements. Parce que, faut bien le dire, à part le premier (péridurale posée dès que je l’ai demandée, càd tout de suite, super bien dosée donc avec des sensations mais sans la douleur, arrivée du P’tit Mec en douceur ;-) ) les trois autres c’était pas vraiment ça, je m’en rend bien compte depuis hier soir et la lecture de La Poule …. :???: ( par contre, suites un peu moins soft quand même, épisio de routine + méga infection sur la suture + reprise …. alors que les trois suivants rien, à part quand même la révision utérine sous péri pour N°4 ;-) )

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, Ca remue ce récit, hein ? Je crois qu’on a toutes bien cogité sur nos expériences avec ce récit… Comme quoi c’est super important l’accouchement dans la vie d’une femme… Peut-être aussi qu’on se met un peu trop la pression. Je ne sais pas si nos mères et grand-mères vivaient vraiment les choses comme nous, en se questionnant autant avant et après. En même temps, on remarquera qu’ici, on est toutes pareilles (c’est pour ça qu’on se retrouve ici), on a beaucoup réfléchi sur ce qu’on voulait ou pas, sur comment ça s’était passé, etc et que finalement, presque à chaque fois ces accouchements ont été pleins de surprises et d’inattendus.

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, Ouai, ça remue ;-) Plus que je pensais d’ailleurs … :roll:

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, oui, c’est ce que je pense pour ma grand-mère par exemple, une sorte de fatalité et un événement beaucoup moins « investi » qu’aujourd’hui ou il s’agit de souvent « réussir » quelque chose… A leur époque, les choix étaient ultra-limités, la question de la mort en couches encore présente et si on était tous en bonne santé c’était déjà gagné. Aujourd’hui la phrase « maman et bébé vont bien » ne nous satisfait plus. On veut savoir péri pas péri, AAD clinique hôpital, SF ou obstétricien, césarienne, mise au sein précoce etc. On est un peu des excitées de la naissance, non? (Enfin moi j’ai l’impression pour ma part d’être hyper à cheval sur tout ça et d’en oublier parfois l’essentiel…)

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, Des excitées de la naissance, très drôle :lol: :lol:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, cf les déchainées et le GRENN : groupement radical des excitées de la naissance naturelle (en fait il y a un « vrai » truc qui s’appelle le GRENN = groupement de recherche et d’études sur le nouveau-né je crois) :lol:

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse et Suzie, j’étais pas bien loin ;-)

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, c’est exactement ce que je ressentais en lisant l’ensemble des post sans arriver à l’exprimer (j’avais peur que ce soit mal pris). Je trouve très juste cette expèce de pression permanente qu’on se met, où il faut « réussir » sa grossesse, son accouchement, son éducation… c’est fatiguant à la fin (enfin moi je me fatigue ;-) ). pourquoi on ne sait plus lacher prise ???

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, Oui, moi aussi, je trouve ça fatiguant. :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, en plein dans le MPR :mrgreen:

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, moi chuis à fond dans le GREEN :mrgreen: mais le MPR c’est quoi???? c’est fatiguant ces questionnements si on s’en fait une obligation de réussite.. non??? après oui pas simple de ses distancier… plus on a le choix, plus c’est lourd d’assumer nos choix… car on ne peut accuser personne : ce sont nos choix! mais quelle liberté de pouvoir faire des choix non?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, MPR = méga problème de riche ;-)

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, ok, merci :mrgreen: et oui on est ds le MPR pour ce genre de questionnement!

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, Bah, oui, t’as raison. Mais pour les filles comme moi qui sont constamment à la recherche du truc parfait fait parfaitement, et bien, c’est très fatiguant tout ça (et le reste aussi :roll: , parce que tout le monde le sait que la perfection n’est pas de ce bas monde ! :mrgreen: )

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, je pense qu’on en est un peu toutes là, sinon on papoterait pas sur ce blog… On serait sur les forums avec juste « Bébé1, trop beau, blablabla »… Pour nos signatures de forum à nous faudrait rajouter « avec péri/trois points de suture/mise au sein: T+20 min/Retour domicile J+2″ etc. :lol: :lol: Mais finalement je trouve ça mignon… ça veut dire qu’on veut bien faire!

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, j’adoooore la « signature » :mrgreen:

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  31. Ah… je trouve ce récit très bien. Premier acouchement, césarienne sous AG et deuxième : voie basse san péri pour cause de contre-indication… Moi aussi, j’ai pété un cable surtout que 0 accompagnement pendant le travail. Je pense que j’ai été très désagréable avec les SF (mais elles n’étaient pas franchement sympathiques non plus). Ca s’est terminé au forceps… (trop sympa, sans anesthesie, je le conseille…) et mon mari persiste a croire que « quand même, t’as exagéré ce jour la, t’as fait un peu du cinéma, non ? Les sages femmes étaient vraiment pas contentes… » :roll: Euh, comment t’expliquer mon chéri…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Zaza, ha ha le chéri il a tout compris :lol: :roll:

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  32. Bravo! Je suis très impressionnée, à la fois par ton courage, et aussi par l’honnêteté avec laquelle tu racontes ça, sans te prendre pour une « héroïne »… Un aussi gros bébé mal engagé en plus, ça m’impressionne…

    Tu te demandes comment on peut accoucher sans péri, avec une position imposée, une perf d’un côté et le monito de l’autre, moi c’es ce que j’ai fait, sous ocyto, et avec un bébé qui ne se présentait pas dans la meilleure position. Et pourtant, mon expérience me semble moins douloureuse que ce que tu racontes, je ne comprends pas. Il faut dire aussi que ma « poussine » pesait 1kg de moins que Pouss2… mais quand même, je me demande si je ne suis pas devenue amnésique à partir du moment où je l’ai entendue crier, tellement j’étais émue qu’elle soit là et soulagée que ça s’arrête.
    Si je prends du recul, je me souviens que j’ai bien bien morflé, j’ai failli changer d’avis, mais j’en était arrivée à un point des contractions où je n’aurais pas pu rester assise pour qu’on me pique… Ce qui m’a vraiment vraiment aidée, ce sont les quelques techniques d’hapto qu’on a pu faire malgré la position, le monito et le reste, et notamment les efforts que mon mari a déployés pour m’aider à rester « avec lui », à ne pas me focaliser sur ma douleur, etc. Franchement, je crois qu’il a fait, peut-être pas 50, mais facile 30% de l’accouchement.
    Accessoirement, peut-être que la perspective d’économiser les 300 € de dépassements d’honoraires de l’anesthésiste m’a motivée aussi :razz:

    En tout cas c’est super que tu partages ton expérience, et surtout bravo, parce que l’accouchement, certes c’est un terme, mais c’est surtout le début d’une sacrée aventure! Alors longue vie à votre nouvelle famille!
    Et à l’occasion, tu crois que tu pourrais me donner le nom de ce super hôpital où on peut faire le travail dans une chambre d’hôtel (par mail par exemple)? :roll:
    Allez, prends bien soin de toi!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Jouls, punaise sous ocyto en prime, ça c’est héroïque ;-)
    Pour ces histoires de poids, c’est vrai que ça joue mais en même temps il y a plein d’histoires de gros bébés qui passent comme des lettres à la poste et de petits pour qui c’est plus difficile, donc bon. Apparemment mon bébé était surtout adapté à mon bassin (qui pourtant n’est pas si large), c’est bien le principal. Pour la maternité, voir commentaire n° 27.

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oui et apparemment ce qui joue beaucoup c’est le périmètre cranien, plus que le poids total du corps … enfin dixit ma sage femme! Et tu vois mon bébé : « juste » 3kg150 mais 35 cm de PC! Donc je vois de quoi tu parles ;-)

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, Dixit la mienne aussi. Le Moyen, chez nous, faisait 37cm de PC, donc grosse tête, donc 2e épisio :cry:

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, pas glop :sad:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, mon dernier frère, 4,9 kg, 38 cm de PC, passé avec une petite déchirure… Pouss2 est un freluquet à côté :lol:
    Ceci dit j’avais un peu flippé parce qu’à la 3ème écho (32 SA) il était annoncé comme ayant déjà un PC de 31 cm (ce qui d’après les graphiques correspond à un bébé de 39 SA…). Mais la sage-femme n’était pas inquiète car tant qu’il n’est pas engagé le crâne n’a pas de contrainte physique, donc il peut « gonfler ». Après, lorsqu’il s’engage, il est souple donc il peut se modifier pour s’adapter. Bon après c’est la théorie hein :mrgreen:

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, J’ai une épisio par dessus la cicatrice de la première pour être sûre de ne pas déchirer à côté et avoir une 2e cicatrice, trop sympa :roll:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, que du bonheur… :roll:

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    P’tit Mec 1 PC 33, épisio reprise ( = bourrelet …) ; P’tit Mec N°2 PC 36, rien …… ;-) ( ça doit être ça en fait l’effet « périnée chewing gum » dont parlait La Poule dans un billet précédent :mrgreen: ) OK :arrow:

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, moi je connais même pas le périmètre crânien de ma fille à la naissance… C’est où? Dans le carnet? Sur un dossier?

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, Dans le carnet de santé, là où sont écrits le poids et la taille de naissance.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, et j’ajoute que normalement c’est mesuré à chaque visite médicale avec poids et taille… tu as une courbe exprès pour à remplir d’ailleurs.

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse et Ficelle, Oui, tout à fait. Et il y a même un article la dessus dans Enfant Magazine de février 2010 (ok :arrow: )

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, Héhé, oui, j’ai vu… Et un article sur les examens de grossesse « en fait-on trop? » avec la participation d’Israël Nisand, totalement à contre-emploi… J’ai halluciné (en positif)! Faudrait que j’envoie un CV à ce mag’ ;-)

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, Bien aimé Nisand aussi dans cet article vraiment intéressant.

    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, j’ai trouvé: 35 cm (pour 49 cm et 3,550 kg)… Comme quoi!

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, pas mal ….!

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  33. Bon… apparemment, la Poule, tu n’as pas eu l’accouchement dont tu rêvais… et pourtant, je trouve ton témoignage extrêmement intéressant et, comment dire, « pédagogique » ? J’en retire 2 principes que toute femme enceinte devrait vraiment retenir :
    – il est ESSENTIEL de se préparer du mieux possible : sans cela, jamais tu n’aurais tenu jusqu’au bout, et surtout tu n’aurais pas compris POURQUOI tu avais mal ; le savoir t’a permis de tenir, parque ce tu savais ce que tu voulais et surtout ce que tu ne voulais pas. Aujourd’hui, certes, le souvenir de la douleur et l’image de toi que tu en a tiré font que tu relativise l’accouchement sans péri ; mais tu te souviens également des raisons qui t’y ont poussé, et que je sache tu ne les renies pas : tu sais pourquoi tu as souffert et le résultat (bébé en forme, périnée intacte, retour précoce à la maison etc..) en vaut la peine, non ? Tu as respecté tes choix jusqu’au bout, poussée par la justesse de tes motivations. En cela, tu dois être fière de toi. Ton image de soi est égratignée ? Oui, mais je dirais que c’est le principe de toute naissance… :mrgreen: C’est ce que l’on en fait après qui est important (moi j’ai passé quasiment les 3h de contractions chez moi à 4 pattes, et j’en suis bien contente, ça a permis une bonne descente du bb et il n’y avait personne pour me voir :mrgreen: ).
    – il est IMPOSSIBLE de prévoir comment se déroulera un accouchement, exception faite des césa programmées peut-être. Et c’est là que l’on peut invoquer Dieu, Allah, la lune en Mars, le trêfle à 4 feuilles ou la-faute-à-pas-de-chance, mais malheureusement la meilleure des préparation ne pourra jamais stopper la douleur en cas d’accouchement par les reins ou raccommoder un placenta décollé trop tôt et autres joyeusetés qui brisent les rêves et transforment une naissance en cauchemar. C’est la nature, et la nature est injuste, on le sais toute… il faut juste accepter ce qui s’est passé, et dans ton cas, je trouve que tu t’en ai remarquablement tirée : un bébé de 4,4 kg se présentant comme le tien, il fallait vraiment être bien préparée et bien motivée pour arriver à le faire naître sans aide médicale. Et personnellement, ma toute-puissance féminine je la ressens aussi bien tous les jours lorsque je donne le sein à ma puce…
    Mon post est trop long, sorry !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, comme je le disais, pour moi ce n’est pas vraiment un problème d’image : je ne suis pas fière, mais pas honteuse non plus. Et mon bébé n’est pas né sans aide médicale, la sage-femme est intervenue, même si au minimum (rupture de la poche des eaux…). Il est né sans anesthésie, c’est un peu différent ;-)
    J’avoue que je ne peux pas m’empêcher d’être un peu fière quand je vois mon bébé grandir en sachant que j’ai fourni toute la matière première :roll: :grin:

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, ahh tu vois on en tire de la fierté quand même ;-)

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  34. Toutes mes félicitations à vous tous et surtout à toi !!!
    En tous cas ravie que tout se soit bien terminé, tu as souffert mais le but de ce que tu recherchais semble avoir été atteint et respecté.
    Et merci pour ce récit détaillé car j’hésite encore à faire une péridurale ou non et c’est une pierre supplémentaire apportée à l’édifice de ma réflexion.
    Plein de bonheur à vous 4 ! :)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Violette Bleue, j’espère que je ne t’ai pas fait trop peur :oops:

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    Violette BleueNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Pas du tout, c’est juste impressionnant mais raconté avec les mots justes, et je suis preneuse de toute expérience surtout racontée avec autant de détails !
    Je ne suis pas apeurée mais émerveillée et admirative :)

    Répondre

  35. Je voudrais revenir aussi suite à plusieurs commentaires sur cette histoire de fierté. C’est personnellement quelque chose qui me gêne un peu pour tout ce qui tourne autour de la naissance, de la grossesse etc. D’une part il y a beaucoup de choses (pour ne pas dire la plupart) qui échappent à mon contrôle conscient (ce n’est pas la force de ma volonté qui fait sortir le bébé mais la force de mes contractions utérines, que je ne contrôle pas mieux que les mouvements péristaltiques de mon intestin…). D’autre part, si on peut être fière d’avoir eu une belle naissance, quelque part ça implique que celles qui n’en ont pas eu une devraient avoir honte, ou en tout cas retirer moins de fierté. C’est un peu comme quand on dit « un bébé bien portant est un bébé bien porté », ben ça veut dire que les bébés mal portants ont été mal portés ? D’une part quand tout ne se déroule pas comme prévu on n’a pas besoin d’une dose supplémentaire de culpabilisation, et surtout dans 99.9% des cas on n’y est pour rien !

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Je suis bien d’accord avec toi !

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    La Mère JoieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse,

    Nous sommes bien d’accord mais je le savais déjà. :mrgreen:

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, tout à fait d’accord avec toi! Mais je ne vois pas pourquoi je ne devrais pas être fière de moi dans la naissance de mon poussin. Je peux être fière de mes choix et de mon vécu sans pour autant culpabiliser les autres femmes, notamment celles qui n’auraient pas eu ce qu’elles souhaitaient. Y’a tellement de paramètres dans une naissance… idem pour « un bébé bien portant est un bébé bien porté »… ce n’est pas aussi simple! et heureusement! C’est comme dire que la maladie a du sens pour le malade : oui avoir telle maladie et pas une autre a du sens dans l’histoire de la personne. Pour autant est-elle responsable de sa maladie??? NON c’est clair que non!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, hum je ne suis pas sûre de te suivre vraiment dans cette histoire de maladie qui a du sens… Par ex Pouss1 a attrapé la varicelle de sa copine de nounou, c’est quoi le sens ?? il l’a dans la peau ? elle lui donne des boutons ? :mrgreen: :lol: (bon je le fais un peu exprès mais là aussi je pense qu’il faut faire gaffe avec ces interprétations psys, même si évidemment on peut extérioriser certains traumatismes/problèmes par des symptômes physiques)

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, :mrgreen: pour la varicelle! Oui bien sûr faut se méfier des interprétations hâtives et simplistes… mais donc bon finalement on se rejoint sur l’idée de fond il me semble!

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  36. Je n’ai qu’un mot à dire après avoir lu ce billet la poule: RESPECT!

    Moi c’était une césarienne, et avec le recul, c’est sans regrets!!!! Et si second il y a, ce sera reparti pour un tour, et toujours sans regrets (mais sans le recul cette fois! ;-p)

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  37. Bravo pour ce récit « à chaud » ! On s’y croirait !!!

    Moi, pour le 1er, accouchement après déclenchement (avec des affreuses contractions qui font trop mal et « mais qu’est-ce qui m’a pris de faire un gosse ??? j’suis vraiment débile, on ne m’y reprendras pas ! » :mrgreen: ), suivi d’une péri (« CA FAIT TROP MAL J’VOUS DIT !!! » :mrgreen: ) mais malheureusement ventouse pour finir… Pas très bons souvenirs !
    Pour le 2ème (il y a 3 mois de ça), contractions très supportables (faut dire que mon souvenir du 1er était horrible…), arrivée à la mat à dilatation complète, donc pas de péri et accouchement très rapide ! Mais ouille ouille ouille, ça fait mal surtout au passage de la tête ! Et j’ai fait peur à mon chéri avec mes hurlements… :lol:
    De plus, les suites de couches, j’ai bien dégusté avec cet utérus qui voulait pas se rétracter… et vas-y que j’t’appuies super fort sur le bidou tous les 1/4 d’heure pour le remettre en place… Pour moi, ce fut ça la torture !!! :grin:

    Comme quoi, comme l’on si bien dit toutes les poules ici présentes, le ressenti de chacune est différent selon son histoire… Le principal est de faire ses propres choix s’en tenir compte des autres et d’essayer de faire au mieux, et surtout de faire ce qu’on peut !!!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sabinounette, ah la pression sur le bide post-accouchement c’est clair que ça douille à moooooooort.

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  38. Comme moi je suis parmi les privilégiés qui ont vu Pouss2, je commence mon post en vous assurant qu’il est superbe, tout comme son frérot, bravo aux parents!
    Je me suis fait vanner par le coq qui me demandait de préciser le plaisir que je trouvais à faire ce boulot-là: me faire insulter par les femmes en douleur, et pour quoi? Et moi, samedi soir avant de quitter mon chéri-chéri, j’avoue que je ne savais plus très bien non plus… QQ heures plus tard, après le magnifique accouchement d’une femme que j’avais déjà accouché pour son aîné, je sais que j’adore ce boulot, c’est le plus chouette du monde et c’est comme ça!
    Je voudrais juste préciser pour celles qui se sont déjà inscrites dans une mater. publique ou qui ne peuvent pas se payer un suivi global ou…et qui veulent accoucher sans péri: c’est possible! On adapte nous aussi nos « protocoles super rigides », les femmes peuvent bouger, se mettre sur un ballon, avoir un monito discontinu quand elles marchent (c’est vrai qu’après si elles sont au lit on a, vu la charge de travail pas trop le temps de l’enlever/ le remettre dix fois) et on va même avoir bientôt une baignoire! Et nous ne sommes pas la seule mater dans ce cas-là.
    Cette semaine j’ai fait trois accouchement sans péri (sur neuf, loin de nos habituels 87% de péri), et bien je peux vous promettre que mes collègues et moi on se retrousse les manches pour accompagner++ les femmes qui sont dans ce projet-là, ou dans cette obligation médicale, malgré le peu de moyens. Et mes patientes étaient, toutes trois, super ravies de leur accouchement.
    Bon certes, l’idéal c’est une femme=une sage-femme mais avant qu’on y arrive en France, on essaie de faire OK dans les conditions 3 femmes = 1 SF…et parfois (souvent?) on y arrive.

    PS: Sinon, pour celles qui veulent accoucher avec péri, nos collègues anesthésistes sont super dispos, super bons, joignables toute la nuit et non payés à l’acte (pas que nul le public ;-) )

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule Sage-femme, pour avoir vu un interne anesthésiste faire (heureusement pas sur moi) une péri toute pourrie et foireuse qu’il a fallu qu’un anesthésiste chevronné refasse (en maugréant) trois heures plus tard, puis une vieille anesthésiste rabrouer la MEME femme cinq heures plus tard parce qu’elle voulait une anesthésie générale en passant au bloc pour une césarienne en urgence… Anesthesiste+hôpital=euh… je passe mon tour (je précise que j’ai conscience qu’il s’agit d’une situation particulière et que tous les pros du service public ne sont pas comme ça, mais ça m’a franchement calmée. Total, moi qui suis plutôt anti-école privé et tout le bazar, j’ai accouché en clinique et m’apprête à le refaire. Le public, ce sera éventuellement pour un n°3 avec une SF en accompagnement global dont le soutien me permettra, j’espère, de me passer des services d’un anesthésiste de garde.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, ben moi j’ai vu 2 anesthésistes dans le public pour Pouss1 (un pour la consult + un pour la péri -si ça se trouve c’était le même mais avec le masque va savoir…) et 1 dans le privé pour Pouss2 (consult) eh bien y a pas photo : les deux du public très pros et très bien (péri posée au moment voulu qui a très bien fonctionné, aucune remarque déplacée -bon globalement ils étaient pas très bavards mais ça doit être le job : quel est l’intérêt de parler aux patients puisqu’ils dorment tous ? OK je :arrow: ), celui du privé un vieux connard paternaliste qui m’a appelée « ma belle », a essayé de m’enlever lui-même mon gilet pour m’ausculter, m’a fait une ordonnance au nom de la sage-femme et a demandé un test qui ne se fait plus depuis 15 ans… Quelque part quand j’ai envisagé la péri une petite motivation a été que si c’était lui qui était de garde ben j’avais pas du tout envie de le revoir et de lui filer ses 400€ de dépassement (surtout à 4 pattes les fesses à l’air à hurler qu’on m’achève…). Globalement j’ai vu défiler pas mal de monde (sages-femmes, étudiantes, interne, infirmières…) pour la naissance de Pouss1 (j’ai vu 3 équipes de garde… :roll: ) et la plupart étaient très pros, très respectueux, très bien quoi. Moi je ne serais jamais allée dans cette clinique si ce n’était quasi la seule de Paris à proposer un accompagnement global, et dans l’idéal j’aimerais pouvoir avoir cette formule à l’hôpital public.
    Je pense qu’il y a des cons et des incompétents partout ! Ni le public ni le privé n’en ont l’exclusivité…

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, héhé le gars qui veut ouvrir ton gilet… Et il avait le col de blouse relevé et rien en dessous? :lol:

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Pour ajouter une pierre à l’édifice « vive le public », j’ai eu la joie d’accoucher du poussin de nuit, un jour férié : quand la SF m’a dit « déclenchement, on va poser une perf d’ocytocine », j’ai dit « d’abord la péri ! » J’ai été surprise qu’elle me dise que j’avais dit ne pas être sûre de vouloir de péri dans mon dossier. ça voulait dire que l’anesthésiste de la consultation m’avait écoutée et que la SF se préparait à m’accompagner dans mes choix… bref, la chef des anesthésistes a débarqué 15 min plus tard (endormie mais vaillante vu qu’il était 3/4h du mat), et me l’a posé avec quelques difficultés, mais parce que j’ai un dos « hyper musclé » :roll: :lol: et seuleument après j’ai eu le perf d’ocytocine ! ouf !
    Alors qu’une copine qui a accouché en clinique privée a du attendre toute la nuit pour avoir sa péridurale, parce que l’anesthésite ne commençait qu’à 7h :twisted: et elle a quand même payé le dépassement d’honoraire :evil:

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Oui, il y a des cons partout, et si je retrouve un jour l’anesthésiste qui a posé la péri pour P’tit Mec N°3 (celui qui est arrivé quand la SF l’a appelé, c’est à dire bien trop tard, malgré mes demandes répétées -ça contractouille qu’elle disait – , qui a écorché le prénom du P’tit Mec à peine né et surtout qui m’a engueulée en me demandant si j’avais conscience des risques d’une péri, que ça ne servait à rien de la poser 5mn avant d’accoucher,et que la prochaine fois faudrait que je m’en passe)… et ben :twisted: :twisted: :twisted: Heureusement pour lui, il était masqué, et je n’ai jamais pu savoir son nom …

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    oph14No Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse,felicitation pour Pouss2!!! Il est vrai qu’il faut avoir du courage pour accoucher sans péri dans un hôpital quand on sait que cette péri vous tend les bras si vous en avez besoin. Je lis votre blog, qui est très bien fait d’ailleurs et bien écrit ( maisje n’ai pas beaucoup le temps de le lire souvent..;il faut dire)

    la naissance de pouss2 m’a fait pensé à la naissance de mon 2ème BB. je souhaitais sans péri au début, j’ai très bien géré jusqu’à ce que la SF ( très aigrie…) me propose la rupture de la poche des eaux, pour que ça aille plus vite, et là a commencé le martyr!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    C’était dur, dur, dur!! le gaz m’a litterallement drogué puisque je ne savais plus quoi faire, je ne pouvais rester que assise…je croyais que j’allais trépasser. On ne voulait pas me mettre la péri car plus de place dans les salles de travail ( j’étais en salle nature, qui en plus n’étais pas au norme…)
    et aussi parce que j’étais à 6!! Ils auraient pu me la poser quand même..; donc j’ai eu une piqûre d’un dérivé morphinique qui ne m’a rien soulagé du tout mais qui a eu pour effet d’être totalement allongé sur le lit. Je croyais que j’allais mourir.

    J’ai pu enfin pousser, et là je me suis mise accroupie. Je pensais que j’allais exploser à chaque poussée, le vagin s’étirait incroyablement, et ma fille est arrivée.

    plus de douleurs, rien, du calme….la tempête était terminée.
    Sur le coup, j’étais fière d’un accouchement sans peri mais 21 mois plus tard pour le BB3( 2008), je me suis dis que je ne pouvais revivre ça! donc je me suis accordée l’idée d’une eventuelle péri, chose que j’ai faite dès l’arrivée à la mater, à 3cm… les douleurs n’étaient dejà plus tenables!
    Pour BB4, qui arrivera début aout, je m’octrois l’idée d’une peri, en me disant que ça ira peut-être très vite pour le quatrième…enfin bon mes accouchements sont longs ( je suis une stressée: BB1: 17h avec peri BB2: 13H sans peri et BB3 plus de 10h avec peri ( et c’était doux, et tres etrange de ne plus sentir ses contractions…)pour BB3, pendant toute la grossesse, j’ai eu très très très peur d’accoucher du fait de l’accouchement d’avant, mais je suis RECONCILIEE avec l’ACCOUCHEMENT…pour le n°4, je n’ai plus vraiment peur.. Voici pour ce roman. :lol:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @oph14, c’est un beau roman, c’est une belle histoire :mrgreen: (bon OK je :arrow: )
    Sérieusement je trouve incroyable cette diversité des parcours et des ressentis ! En tout cas j’espère que tout se passera au mieux pour BB4.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @La poule Sage-femme, bravo l’hôpital ! Et bravo les sages-femmes qui font le max malgré les conditions pas toujours optimales. Pour le protocole, j’aurais du préciser mais je pensais surtout à nos mères/grands-mères qui ont accouché sans péri (puisque ça n’existait pas) à la grande époque du St Protocole tout puissant ; même si d’après les témoignages plus récents que j’ai pu lire/entendre il y a quand même encore une certaine disparité entre les maternités sur ce point.

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  39. merci la Poule pour ce récit presque à chaud et sans fioriture !

    profitez bien de votre petit bout :razz:

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  40. eh ben chapeau la Poule!
    je me retrouve un peu… et je t’avais prévenue sur un autre article pour le Coq… ici aussi ça été un peu pareil sauf que je suis restée polie mais par contre mes hurlements ont réveillé tout l’hopital!
    la miss était mal engagée à mon avis, j’ai eu mal au sacrum pendant 15 jours malgré la mise sur la côté par la pauvre SF, j’avais juste envie que ça s’arrête TRES VITE! et quand ils m’ont proposé de la sortir moi-même une fois que la tête était passée ben je ne m’en suis pas sentie capable alors que ça aurait été formidable…
    et une puce très calme ensuite et qui a super bien tété comme ton pouss2!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Eve, moi je préfère pas savoir jusqu’où on m’a entendue :oops:

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  41. OUahh, quel récit. Merci pour cette sincérité avant qu’en effet, la « douce amnésie » (très jolie expression) ne fasse sont effet.

    Je vais cependant attendre que l’article de ce blog soit relégué dans les archives et pas en « première de couverture » pour le conseiller à ma cousine qui accouche dans quelques mois.

    Ici aussi, on m’a proposé de lui toucher la tete… humm, j’avais pas du tout envie…je voulais qu’elle sorte… par contre, le coq a aidé à la sortie et me l’a posée sur le ventre, ca c’était chouette

    N’empeche la poule, ca ne me décourage pas d’essayer sans la péri la prochaine fois et me convincs que l’accompagnement global dans ce genre de structure, ca m’irait pas mal..essayer de prendre le meilleur de tout.. Au cas ou..

    Pour cette histoire de PC, humm ici bonne épisio pour un pc de 31cm (oui oui c’est tout minus…)donc bon…la encore, l’age du capitaine et tout ca… on ne peut pas généraliser..

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Charlotte, oui l’accompagnement global c’est vraiment top, après péri or not péri, c’est à voir au cas par cas je crois. Pour le PC c’est comme tout, pas grand chose de prévisible ni de loi générale pour tout ce qui touche à la naissance ;-)

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  42. Merci pour ce message franc et dont les termes résonnent: pour mon premier (et seul pour l’instant) accouchement, avec péri, dont les effets se sont estompés juste au moment de pousser…J’ai pensé exactement ça : mais c’est de la torture!
    Bon, on m’a renvoyé une dose et j’ai fini sans avoir mal.

    Après, j’ai eu des problèmes post partum (deux mois après!) qui me conduisent à penser que la prochaine fois, ce serait mieux sans péri et surtout dans une autre position pour préserver le périnée au maximum de ce qui peut l’être.

    Je commence à y penser et effectivement, vu mon expérience de douleur de la dernière fois avant et à la fin de la péri, je pense que la préparation sera presque exclusivement basée sur la douleur et comment la traverser.

    Sinon, la chambre d’hôtel avec ballon et baignoire, ça me parle!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Coquillette, quand les effets de la péri s’estompent, c’est encore pire que de ne l’avoir jamais eue je crois…

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  43. ben je comprends mieux pourquoi mon mari m’avait dit « ben si prends la, la péri, sinon tu vas souffrir trop ! » … et j’ai pas regretté de m’avoir laissé fléchir vers ça, même si avec la sophro j’ai été une parturiente très très patiente, et en te lisant je le regrette encore moins car j’ai des souvenirs positifs de mes accouchements. Bien sûr j’ai pas la même connaissance que toi de ces douleurs, mon 1er bb ne pesait ‘que’ 3,5 kilos … mais ça va pour moi, je voulais accoucher calmement, enfin le + sereinement possible. Pour moi ce qui était lié à mes enfants devait être le + calme possible, il faut dire que ma propre vie d’enfant, ne l’a pas été. En attendant, je te souhaite, je vous souhaite tout de bon ton ‘oeuf’, ta petite famille et toi, et du calme enfin autant qu’il est possible :razz:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @emelire, pour autant je ne regrette pas mon accouchement, c’est juste que je ne recommencerais pas tous les jours ! Ceci dit je crois qu’il y a des femmes qui accouchent sans péri et dans le calme ;-)
    Mais le plus important est que tu aies bien vécu ces moments !

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  44. Ce que j’aime chez toi c’est ta sincérité et ton honnêteté. Je suis très très admirative. Mais étrangement, je demanderais une péri :roll: …Pour la Puce ça avait été tellement un soulagement, un vrai bonheur (avant la césarienne…). Comme dit Suzie plus haut, ce n’est pas qu’une histoire de douleur, mais aussi d' »image » je ne veux pas que mon bonhomme me voit dans cette état de douleur sans qu’il puisse y faire quelque chose (hurler des insanités, ça il a déjà vu …), je n’ai pas forcement envie de lui montrer (et de me montrer) mon côté animal enragé. Je suis contente d’avoir le choix.
    Pouponne bien ton beau Pouss2 et biz au grand frère !

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @sophie, Oui, c’est exactement ce qu’a dit mon beau-frère après la naissance de son fils : très gros bébé, modèle Pouss2, et péri foireuse, avec des larmes dans les yeux : C’est trop dur de voir sa femme souffrir et de ne rien pouvoir faire…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sophie, avoir le choix c’est vraiment le principal je trouve.

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  45. Félicitation à toi la Poule pour ce pouss2. Joyeuse vie à 4!
    IL est clair qu’en terme de naissance ce que l’on vit en 2010 est unique: accoucher avec péri ou encore plus médicalisé, ou accoucher sans péri dans le respect (le plus souvent, ou des parties) de la physiologie, et SURTOUT avoir le choix pour tout ça. C’est clair que la physio n’était pas à l’ordre du jour il n’y a mm pas 30 ans, et qu’il y a toujours eu des « entraves » imposés dans un accouchement « non médicalisé » dans pleins de sociétés et encore aujourd’hui dans le monde. Et oui j’imagine, comme tu le dis la poule, que ça devait être super dur d’accoucher pour ces femmes là.
    On a la chance de bénéficier de 50 ans de recherche en physiologie, l’effet des hormones, les trucs à surtout pas faire etc… cependant mm si on prend les meilleures positions un accouchement reste un accouchement et la douleur reste la douleur, violente parfois sur une partie du travail ou sur toute la longueur… et forcement qd on a mal bin on va pas rester « bien polie, bien éduquée », et on a pas donné de mode d’emploi d' »impuissance face à la douleur » à nos hommes, qui pour une fois dans l’humanité sont présents en masse dans les accouchements!
    Bref on sert un peu de cobaye pour nos enfants dans l’histoire.. mais on fait avancer les choses..
    et le choix appartient à chacune et ça c’est qd mm du luxe!

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    suzieNo Gravatar a répondu :

    @Anne, Je voudrais ajouter à ce que Anne vient de dire que on peut aussi accoucher dans un hôpital avec une péri peu dosée (et que l’on peut doser soi-même avec sa petite pompe), être respectée et l’arrivée de son bébé aussi, avec possiblité de se déplacer, de boire et manger, avec lumière douce et bébé sur maman dès sa sortie, mise au sein précoce, pas de bain au bébé à la naissance, etc… Moi, c’est comme ça que j’ai accouché les 3 fois… Péri n’égale pas forcèment hypermdédicalisation, irrespect de la parturiente et soins précoces au nouveau-né…

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    Anne a répondu :

    @suzie, quand j’ai écrit mon pti mot je ne pensais pas « Péri n’égale pas forcèment hypermdédicalisation, irrespect de la parturiente et soins précoces au nouveau-né… »….. mais oui bien sur je le sais que ça peut se passer comme ça et tant mieux! je ne suis pas rentrée dans le détail. Quand je dis médicalisation, je ne pense pas hyper médicalisation. Mais mm avec ce que tu décris, ça reste un acte médical, sans critique de ma part. je voulais juste dire qu’il y a des femmes qui aiment ça, d’autres pas. voilà on a le choix, enfin on peut avoir le choix, (encore faut il le savoir!). Ce que je voulais dire c’est quand sans péri, mm en accouchement physio bin la douleur est là.. et le sujet c’est plutôt, « est ce que je suis prete à vivre ça, la douleur, est ce que je le veux, oui, non » etc.. Bref il y en a pour tous les gouts, c’est plutôt pas mal fait je trouve!

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    suzieNo Gravatar a répondu :

    @Anne, Non, non, je ne disais pas ça pour toi. C’était juste pour compléter ton propos et après toutes les réflexions déjà données par les unes ou les autres ci-dessus, parce que je trouve que c’est parfois un peu trop manicchéen. J’avais très bien compris ce que tu voulais dire et je souhaitais juste mettre en mots ce que cela avait évoqué chez moi… ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @suzie, j’ai aussi eu un accouchement « respecté » sous péri, c’est aussi pour ça que j’ai des sentiments un peu mitigés sur mon expérience sans péri. Si j’avais très mal vécu la naissance de Pouss1 ç’aurait sans doute été différent.

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  46. :shock: Ouhlala beaucoup de commentaires ou est-ce tjrs comme ça ? :lol:

    Bien que j’ai fait une AAD, personnellement, je ne suis pas contre la péri.

    Par contre, si je regarde mon nombril, je peux dire que si pour la première, j’ai eu la péri, c’était largement parce que j’étais mal préparée et que j’avais peur. Je n’ai même pas attendu d’avoir mal pour réclamer la péri, le simple fait d’avoir senti les premiers inconforts et la peur des douleurs POTENTIELS à venir m’a fait la demander. Qui sait si finalement les douleurs auraient été comme celles de la 2ième, à savoir parfaitement gérable ? Nous sommes toutes tellement différentes et chaque accouchement même est tellement différent. Il y a tellement de facteurs qui influent sur la douleur ou non…
    Celle que j’ai eu a été faiblement dosé, je pouvais même bouger et marcher (avec de l’aide néanmoins), j’en étais très contente, et je ne le regrette pas, encore aujourd’hui.

    Mais je n’avais aussi aucune conscience du fait que cela pouvait avoir une conséquence quelconque. Et là, je trouve qu’on est très mal informée par le milieu médical qui nous présente la chose comme parfaitement anodine. Or une anesthésie n’est JAMAIS anodine. On devrait s’en douter pourtant : pourquoi nous poserait-il tant de questions lors du RV de contrôle avec l’anesthésiste si vraiment c’était si anodin ?… Enfin, bon, faut pas être anxiogène non plus, n’est-ce pas ?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Sylvie, hum pour les commentaires c’est vrai que ça va vite !
    Je trouve aussi dommage que la péri soit vue un peu comme un passage obligé, alors qu’il y a des accouchements pour lesquels elle n’est pas nécessaire. Effectivement un geste de ce type, même parfaitement maîtrisé, n’est jamais anodin.

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  47. merci la poule pour ce recit.
    Cela m’a replongé dans mes souvenirs pourtant pas tres vieux ( 2ans et demi et 4 mois pour la seconde).Il m’est revenu 1 truc. Pour le premier j’avais la peri mais j’ai eu vraiment mal pour l’expulsion. (D’ailleurs j’ai demandé la peri au moment de rupture de la poche des eaux).
    Pour ma seconde pas de peri, je ne me suis pas préparé vivant les choses au jour le jour. J’ai gerer les contractions , j’avais mal mais c’etait supportable (la pocche des eaux ne s’etait pas percée). la Sf voulait me percer la poche des eaux, je ne voulais pas car me revenait ce souvenir douloureux de l’expulsion du 1er. et plus je sentais le moment approcher plus je paniquais; Pourtant avant ça je n’avais plus vraiment concience de l’importance de cette douleur, jusqu’a ce que je me voye paniquer à son souvenir.
    Bref j’ai eu trés trés trés mal. mais l’envie de recommencer m’est revenue au bout d’1 mois.
    Par rapport à la fierté. Je ne sais pas si c’est le terme exact mais je me sens fiere d’avoir accompli à mes yeux quelques chose de terriblement difficile Et d’avoir était au plus prés de mon « animalité ». (je sais pas si ça se dit).
    D’ailleur depuis je suis plus au clair avec mon maternage.
    Je sais pas si j’ai été trés claire

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @cyann, c’est marrant cette histoire de poche des eaux, je dois être la seule mutante de l’espace que la rupture a soulagée :lol: (comme quoi encore une fois il n’y a pas de loi générale)
    Tant mieux en tout cas si cette expérience t’a permis de mieux vivre ton maternage.

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  48. Wahou, quel récit! Bravo pour ton honnêteté, en effet!
    Le fait que tu aies eu un décollement des membranes a peut-être joué sur la douleur, non?

    En ce qui me concerne, j’ai vécu 2 accouchements sans péri, avec des ressentis très différents.
    Pour ma 1ère fille, il y a 7 ans 1/2, je ne savais pas grand chose de l’accouchement… à un moment j’avais pensé à l’AAD mais c’était trop inconnu, ça me faisait trop peur. J’ai eu un suivi lambda par une gynéco dans la maternité du coin (et j’en garde un mauvais souvenir: très longue attente avant chaque rendez-vous pour finir dans un cabinet glacial pour 1/4 d’heure d’examen et un speculuum tout aussi glacial!) Je n’avais pas réfléchi beaucoup à mon accouchement, tout ce que je savais c’est que je le voulais tranquille et si possible sans péri.
    Mon homme de l’époque a été très intelligent car le jour J, il a invité une copine à boire l’apéro ce qui m’a permis de ne pas être trop concentrée sur ma douleur et de bien gérer le début de travail. Et j’ai eu la chance en arrivant de tomber sur une SF qui m’a beaucoup soutenue et permis un travail sans monitoring continu et sur un ballon, sans jamais me proposer la péri.
    Par contre, j’ai quand même finie épuisée (levée depuis 5h30 par l’excitation liée aux 1ères contractions, et ma fille n’est née qu’à 1h20 le lendemain matin) et en position gynécologique avec une perf d’ocytocine, complètement perdue et ne sachant plus ce que je devais faire… La SF m’a montré les cheveux de mon bébé avec un miroir, et ça ça a été décisif, car j’ai su que c’était la fin! Et j’ai eu le grand bonheur de pouvoir la prendre moi-même sous les bras pour la faire sortir de mon ventre, une sensation indescriptible!

    Pour le 2e, il y a 18 mois (et avec un autre Coq), ce qui m’a motivée ça a d’abord été de chercher un accompagnement plus respectueux. Et puis très vite l’idée de l’AAD a refait surface. Cette fois je m’en sentais capable après ce 1er accouchement. Je me suis préparée en lisant beaucoup de récits de naissance AAD et ça a été déterminant pour moi parce que j’ai compris que la douleur pouvait avoir un sens, celui de mieux ressentir les positions qui aidaient à la naissance du bébé. Cet accouchement a été très fort car j’ai beaucoup plus été à l’écoute de mes sensations. La douleur a été très supportable pendant la plupart du temps, car les contractions étaient très intenses mais courtes et je pouvais être soulagée entre chaque. Le seul moment où j’ai perdu les pédales ça a été dans la voiture quand, en désespoir de cause et ne parvenant pas à joindre ma SF, nous avons décidé de partir à la mater. Là j’ai bien cru accoucher dans la voiture. Arrivée là-bas à dilatation complète, tout a été très rapide ensuite! Et aussi étonnant que ça puisse paraître, je m’attendais à la brûlure du passage dans le vagin et au contraire j’ai ressenti du soulagement (je pense que c’est parce que je me suis retenue dans la voiture).

    Désolée, j’ai fait carrément un roman mais moi je n’ai pas de blog alors je me lâche sur le tien! Et puis j’avais envie de rassurer sur l’accouchement sans péri…
    Aujourd’hui, je n’ai pas envie d’accueillir un autre enfant, mais par contre je serais prête à signer tout de suite pour une autre grossesse et un autre accouchement. Ce que j’ai beaucoup aimé dans ces moments là, en dehors de la magie de la rencontre avec mes filles et du partage avec mes coqs, c’est justement la sensation d’être poussée à mes limites et de ne plus être dans la maîtrise de soi… ce que d’autres sans doute appellent l’animalité.

    Merci pour ton blog toujours très passionnant.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @dafodil, le lâchage est tout à fait autorisé voir recommandé :mrgreen:
    Je crois que cette sensation d’être poussé à ses limites, d’animalité, est très diversement appréciée selon les femmes ! En ce qui me concerne, je n’ai pas détesté mais je n’ai pas adoré non plus…
    Pour le décollement honnêtement je ne pense pas que ce soit ça le problème, c’est désagréable sur le coup mais les douleurs vraiment insoutenables sont venues quasi 12 heures après donc ça me paraît un peu loin.

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  49. tu m’écris : « Ceci dit je crois qu’il y a des femmes qui accouchent sans péri et dans le calme » ;o)) Je veux bien le croire aussi mais à te lire … ;o) ^^ Les accouchements de femmes de mon entourage, aussi bien les anciennes (mère, belle mère, tata…) que ma génération, cousines ou amies de mon âge … ben AUCUNE n’a accouché dans ce que j’appelle ‘le calme’ qu’elles aient eu … ou non la péri. C’est à dire que même avec péri … mes amies qui l’ont eu ou ma copine de chambre en maternité … m’ont dit avoir vraiment souffert et perdu les pédales à un moment. En fait, ce « calme » que je voulais VRAIMENT, m’a poussée à faire une préparation avec la sophrologie … (et non à envisager une péridurale a-priori, d’ailleurs dans mon dossier, lorsqu’on m’a posé la question ‘désirez-vous une péri’ j’avais dit que je ne savais pas si oui ou non je la voulais, que je verrais bien ‘le moment venu’ puisque c’était possible là où j’ai accouché) … Je pense que le ‘calme’ auquel j’aspirais tant, j’ai pu l’obtenir en combinant les 2 : la sophro et une péri peu dosée, j’ai tout senti, pu pousser, etc. Sans la sophro j’aurais été + crispée, j’aurais + souffert car je n’aurais pas pu gérer les 16 h de contractions, me détendre vraiment et être confiante, etc. J’ai été heureuse aussi de l’ambiance avec la toute jeune infirmière présente pendant l’accouchement, qui m’en a reparlé quelques jours après comme un beau moment, et la sage femme a eu des mots qui m’ont beaucoup touchée aussi. En fait je pense que la préparation à la naissance (moi c’était la sophro mais il y en a d’autres) est hyper importante.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @emelire, j’ai fait aussi une prépa sophro avec la sage-femme. Mais bon honnêtement au stade où j’en avais vraiment besoin plus rien ne marchait :roll:
    Mais je suis bien d’accord que la préparation est importante, j’encourage tout le monde à trouver celle qui lui conviendra et à s’y mettre ! Surtout si on veut éviter la péri, mais pas que (car il n’est jamais certain qu’on l’aura le jour J). Après pour le calme, évidemment un accouchement c’est quand même quelque chose de très fort, donc ça dépend de ce qu’on appelle « calme » mais disons qu’il y en a qui vivent ça plus sereinement que moi :mrgreen: , cf certains des commentaires.

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  50. Coucou la poule et la basse cour,

    La poule, je te trouve très courageuse d’avoir fait ce que tu as fait… J’ai bu tes mots, tes phrases et j’ai vécu avec toi l’accouchement… Et ça fout les jetons!

    Comme je suis encore novice en la matière, j’ai une question toute bête qui me taraude: quel est l’intérêt d’accoucher sans péridurale? C’est un peu naïf comme remarque, mais si ça permet de retirer un peu de douleur, je me demande pourquoi tenter l’expérience sans? Est ce que la péridurale est si risquée que ça? :shock:
    Retire t-elle toutes les sensations?
    Avant de lire ces quelques lignes, je considérais la péridurale comme une avancée, un progrès, est ce que je me trompe?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Tif, ha ha, vaste débat ! D’abord pour répondre à ta dernière question, oui la péridurale est indéniablement un progrès, une avancée. Elle a des indications médicales certaines pour lesquelles elle n’a pas d’égale. Cependant c’est une anesthésie, un geste qui n’est pas dénué de conséquences. Est-elle indiquée pour TOUS les accouchements ? Là est la question, et je n’ai pas de réponse tranchée. Il y a des possibilités de complications graves, mais elles sont très rares. Personnellement ce n’est pas ça qui me fait réfléchir (mais je sais qu’il y a des femmes qui la refusent pour ça). La péridurale augmente aussi le taux de certains gestes, comme les extractions instrumentales (forceps, ventouses…) et du coup les épisios, ainsi que le recours à l’ocytocine de synthèse (syntocinon). Elle interfère avec certains processus hormonaux naturels qui concourent au bon déroulement de l’accouchement et à la mise en place du lien mère enfant (par ex des brebis qui accouchent sous péridurale ne s’occupent pas de leur petit -bien sûr nous ne sommes pas des brebis et la péridurale n’empêche pas les femmes de s’occuper de leurs bébés mais cela montre l’interférence hormonale). Voir par exemple http://portail.naissance.asso.fr/docs/odent1.htm (mais Odent est un peu extrême, il ne faut pas prendre au pied de la lettre tout ce qu’il dit sinon culpabilisation +++).
    Tout ça pour dire que je voulais donner toutes les chances à Pouss2 d’avoir une naissance physiologique ; personnellement j’ai fait ce choix plus pour mon bébé que pour moi. Encore une fois loin de moi l’idée de vouloir faire accoucher tout le monde sans, juste d’aider chacune à faire un choix éclairé. Je ne sais pas si ça t’aide ?

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  51. Si, ta réponse m’éclaire :idea:
    Je pensais que l’entrevue avec l’anesthésiste qui vérifie les antécédents permettait de limiter au max les risques…
    Mais tu as raison, quoi que l’on fasse, il en reste toujours!
    Ton acte est donc très altruiste! Je pense que l’expérience avec Pouss1 et la connaissance des tenants/aboutissants a du t’aider dans ton choix.

    Plus le terme avance, plus j’angoisse pour la suite (post accouchement)…il y en assez de tous ces reportages anxiogènes! Je viens d’en regarder un sur le syndrome des bébés secoués…Vaste sujet (déjà abordé par la basse cour?) qui me pousse d’ores et déjà à faire des recherches (infructueuses) sur d’éventuels antécédents de mon assistante maternelle…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Tif, bon après il faut voir qu’il y a tout une partie qui était assez supportable, en ce qui me concerne. Et puis si je peux éviter forceps + épisio ça m’arrange aussi. Bref.
    Pour la suite, déjà arrête de regarder les reportages anxiogènes :mrgreen: On n’a pas parlé des bébés secoués, parce que je n’ai pas grand chose à rajouter aux campagnes officielles sur le sujet. A priori si ton assistante maternelle avait un antécédent de bébé secoué, j’ose espérer qu’on lui aurait retiré son agrément… Je sais que c’est très dur mais il faut apprendre à faire confiance à la nounou sinon c’est l’enfer.

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  52. Bonjour, tout d’abord féliçitations pour ce beau bébé, un sacré poids!
    J’ai lu ce récit de naissance,et je n’ai pas été choquée pour la douleur (j’ai moi même accouché trois fois sans péri, la deuxième fois d’un bébé mort né , ce que je savais).
    Par contre j’avoue être assez étonnée qu’à aucun moment tu ne parles de l’arrivée du petit poussin.
    J’aurais voulu lire, au moins un ligne, qui dise la joie de voir ce bébé.
    Il le mérite, non?
    Parce que là, sincèrement, on dirait lire un récit de torture, ou de viol.
    Lorsque j’ai accouché pour la deuxième fois (de ma fille mort née, donc) j’ai effroyablement souffert aussi: accouchement déclenché, peu de liquide, souffrance morale, col ne s’effaçant pas, impossibilité de poser la péri, et bien d’autres) et bien ce récit me fait penser à ça.
    Je ne juge absolument pas,bien entendu, et je trouve trés dommageable moi aussi que la notion de fierté soit ainsi liée à l’accouchement réussit ou non (mon premier enfant a du être réanimée à la naissance, dois je me flageller?!), simplement un tout petit peu de bonheur dans ce récit le rendrait, à mon sens , plus facile à lire et plus « utile », désolée je ne trouve pas le mot adéquat.
    Je suis désolée que tu aies tant souffert (je te tutoies, hein?!),personne ne devrait vivre ça.
    Sinon, pour rassurer quand même, mon troisième enfant est né en pleine santé, et avec un accouchement de rêve, presque sans douleur ,comme quoi c’est possible!
    Je souhaite une longue vie à Pouss2!
    avant d’envoyer ce commentaire, je tiens à préciser que j’ai parfaitement conscience que la violence de ce récit me renvoie à mon histoire personelle,donc déclenche chez moi de la souffrance, que je ne veux faire porter à personne. Simplement, dans ton cas, aussi difficile soit le moment passé, tu as eu la joie d’avoir un bébé vivant et en bonne santé.Pour moi ça n’a pas été le cas, alors je trouve dommage de ne pas dire aussi ta joie.J’espère ne pas te blesser, telle n’est pas mon intention, évidement.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @vivie, c’est vrai que j’ai essayé d’être objective dans mon récit, et finalement je me suis peut-être laissée trop embarquer par le souci de ne pas tomber dans le « c’est que du bonheur trop facile je recommence dès demain ». Alors qu’évidemment une fois que mon bébé était là et que j’avais repris mes esprits j’étais folle de joie de faire sa connaissance, et depuis c’est vraiment le bonheur d’être avec lui.
    Je n’ai par contre pas de mot adéquat pour compatir à ce que tu as vécu pour ton deuxième enfant mais le cœur y est, en tout cas je suis heureuse de lire que tu as eu une belle expérience pour ton troisième.

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  53. Bonjour la poule.
    cela f

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  54. bonjour la poule

    cela fait un moment que j’ai découvert ton blog (par hasard en faisant une recherche sur les lavables et l’odeur insupportable d’urine lol !) et que je le parcours avec plaisir.Et cela faisait bien longtemps que je n’y avais pas jeté un coup d’oeil.
    Félicitations pour pouss2 même si ce n’est plus d’actualité (mieux vaut tard que jamais).
    j’ai frissonné d’horreur et parfois presque ri nerveusement en lisant le récit de ton accouchement. Certains passages paraissent irréels quand la douleur est trop violente. j’ai accouché des deux premiers sans péri et j’avais oublié combien c’était extrêmement douloureux (pourtant j’ai eu des accouchements rapides et faciles) . Surtout pour le deuxième je me souviens maintenant que j’étais très pressée qu’il sorte car je me rappelais de la douleur pour la première !Et donc je n’ai pas vraiment pris de plaisir sur le moment .Bien sûr après j’étais aux anges ! (désolée pour ton bébé vivie)
    Pour le troisième c’était que du bonheur ! j’ai eu la péri et franchement j’ai préféré. j’avais des sensations indolores, j’étais « présente »,j’ ai vécu sa naissance à fond. j’ai vu sa tête sortir.Alors que pour les deux premiers j’étais uniquement concentrée sur moi , les contractions et les douleurs!

    longue et heureuse vie à tes deux poussins et à ton blog :)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @lilou 17, bon mon récit est très brut de décoffrage mais c’est vrai que pour moi cet accouchement a été un long moment de douleur. La question maintenant c’est de savoir ce qui est le plus important pour moi : mon propre vécu du moment (et là je préfère avec la péri) ou offrir à mon bébé une naissance aussi respectée que possible (et là c’est sans). Bon on verra quand on y sera… :lol:

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  55. Alors tout d’abord félicitations. Pour avoir accoucher sans péri pour le 2ème, effectivement ça fait mal. Mais en ce qui me concerne cela n’a duré que 2h donc très supportable. J’ai même été surprise que cela ne fasse pas plus mal! oups! Par contre la suite a été horrible puisque j’ai fait une hemorragie de la délivrance et du coup révision utérine sous anesthésie générale. C’est le papa qui a fait connaissance pendant une heure! Apres bébé 2 ne voulait plus du tout le sein et pas moyen qu’il tête sans hurler! alors pas d’allaitement et ça ne m’a pas géné alors que pour le 1er je regrettais. Si 3ème un jour il y a et vu le temperament du 2ème franchment ça ne donne pas envie, j’accopuche à nouveau sans péri car pour ça été fabuleux de tout sentir et j’avais une très bonne prépa à l’accouchement expres sans peri (eutonie). Mais c’est comme pour l’allaitement, je suis contre la culpabilisation qui se pratique en ce moment la dessus. chacune fait comme elle veut et le reste n’a pas d’importance!!! c’est intime et suffisament difficile d’être maman sans qu’on en rajoute! Et aussi aujourd’hui on a le choix! faisons en sorte que cela continue!
    gros bisous et pouponne bien!!!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Valérie, tant mieux pour la 1ère partie de l’accouchement et désolée pour la seconde ! Moi j’avoue que je ne pensais pas que la douleur serait à ce point. Je m’étais pourtant bien préparée : yoga, sophro… mais à ce stade-là ça ne servait plus à rien :roll: Je ne sais pas ce que je ferais pour un 3ème :?:

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  56. Alors là c’est fou, je retrouve tout à fait mon ressenti ! Je lis ton blog depuis quelque temps, mais j’ai du retard à rattraper, donc je viens seulement de lire ce post.
    Je constate tout d’abord qu’on a plein de points communs, ça fait plaisir. Les lectures, les avis, les goûts… mais aussi et surtout deux petits garçons, le premier en juillet 2007, le deuxième tout frais éclos, en mars 2010, donc assez proches des tiens je crois.

    Premier accouchement sous péridurale. Je dirais bien serein mais je crois que le papa éclaterait d’un gros rire en me rappelant que je pleurais et criais dans les couloirs que j’en pouvais plus, et qu’on m’achève tout de suite par pitié. Je voulais une naissance physiologique donc j’ai été un peu déçue d’avoir craqué, je l’ai vécu comme une faiblesse. D’un autre côté, j’avais une pompe à main donc j’ai arrêté de mettre le produit environ deux heures avant la fin, ce qui m’a permis de ne pas être insensibilisée pour le grand moment. En plus j’ai essayé de doser pour garder des sensations tout le long, malgré mon intense envie de dormir (ben oui, quand on enlève la douleur, il reste la fatigue). Et au final, un bébé extrêmement zen, qui souriait en ouvrant grand ses yeux alors qu’il avait même pas 24h.

    Deuxième grossesse, je me dis cette fois c’est la bonne, pas de péri, je peux le faire. Et pour être bien sure de pas craquer (bon et aussi pour d’autres raisons),je m’exile. En Estonie, pays de mon homme. Pays de culture scandinave, ce qui implique outre les 98% de femmes qui allaitent à la naissance, une péridurale qu’on obtient en cas de problème seulement. Donc pas le choix. Eh ben j’ai eu très très mal. Vraiment très très mal. Et pourtant ça a été très rapide, 4h tout compris, mais j’en garde un souvenir… j’hésite à le dire mais oui, un souvenir horrifié. Il faut dire que j’ai accouché « par les reins », c’est-à-dire en ayant mal au dos, ce qui fait qu’il n’y a pas de soulagement entre les contractions, juste une montée en puissance permanente et très rapide. Alors là l’animalité je l’ai bien sentie, et tout l’hôpital aussi sûrement, vu le raffut que j’ai fait ! J’avais peur de pas pouvoir me lâcher mais en fait le lendemain c’est à la gorge que j’avais le plus mal, à force de râler et crier.

    Je ne vais pas rentrer dans le détail du déroulement des opérations, disons juste que tout s’est très bien passé, malgré une petite déchirure (deux points de suture) et une frayeur concernant une délivrance un peu lente. Moi aussi je me suis retrouvée grelottante et glacée, mais comme j’ai accouché dans l’eau je croyais que c’était pour ça (l’eau était un peu fraîche à la fin). Et surtout, grosse déception, je ne me sens absolumment pas fière de moi. Je pensais vraiment en tirer un bénéfice d’estime personnelle, le genre je suis au plus près de ma féminité brute… mais non, je dois dire que pour ça moi aussi je préfère les talons et la robe. Le bébé se porte très bien, certes, mais le premier aussi. Et moi j’ai l’impression d’avoir vraiment morflé physiquement, d’ailleurs j’ai plus de mal à m’en remettre. Finalement le plus grand bénéfice de cette expérience, et il n’est quand même pas négligeable, c’est de m’avoir réconciliée avec la péridurale, la mienne et celle des autres, que j’avais un peu tendance (oui j’ai honte) à mépriser.
    J’ai toujours voulu trois enfants, mais pour la première fois j’ai sincèrement douté que le jeu en vaille la chandelle. Aujourd’hui, quelques semaines après, je me dis qu’un enfant vaut bien les quelques heures de souffrances, aussi atroces soient-elles. Mais ce sera pas pour tout de suite !

    En tout cas merci de partager ton expérience avec nous, ça m’a fait un bien fou de me retrouver dans ce que tu écris (et pas seulement pour l’accouchement). Et désolée pour le pavé…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Grozouille, pas de problème, j’adore les pavés ;-) Pour ma part ça n’influencera pas sur la décision de faire ou pas un futur enfant mais sur la façon dont j’envisagerai les choses pour un futur accouchement. Une des raisons pour lesquelles j’avais fait ce choix est que TOUTES les témoignages d’accouchement physiologique souhaité et planifié que j’ai lus ou entendus se terminent par « je n’accoucherais pas autrement/aucun regret/c’est le top ». Et mon article fait ressortir d’autres témoignages, ce qui est super ! Parce que ce n’est pas forcément que du bonheur (désolée pour la phrase cucul :mrgreen: ).

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  57. Ça fait 4 mois que j’ai accouché maintenant et je ne voudrais pas qu’on impute à mon témoignage la fameuse amnésie post-accouchement, j’ai dit ce que je vais vous raconter dès la fin de mon accouchement : je n’ai pas souffert. Et pour faire le distinguo entre souffrance et douleur : je n’ai pas eu très mal, c’est resté dans les limites du supportable. Mon état d’esprit avant l’accouchement : je ne voulais pas de péri (gagné!), pas d’épisio (gagné!) mais je me réservais le droit de recourir à la péri si douleur trop importante (après avoir lu le récit de la naissance de l’oeuf d’ailleurs).
    Mon accouchement : j’ai été réveillée le matin par une contraction (qui m’a vaguement rappelé des sensations nocturnes), il était 7h15. A ce moment-là et jusqu’à 13h environ les contractions ne faisaient pas plus mal qu’une banale douleur de règle. Je pensais même être en faux travail ce qui ne m’empêchait pas d’accompagner chaque contraction comme si le travail avait commencé (histoire de me « rôder »). La matinée a passé avec des contractions qui devenaient de plus en plus rapprochées. Entre chaque, je chantais, écoutais de la musique, « dansais », prenais mon petit-dej,allais à la pharmacie, bref continuais ma petite vie. A 13h, la douleur est devenue plus forte (alors que j’avais pris 1/2 h avant deux comprimés de spasfon roses pour déterminer si j’étais en faux travail) et les contractions vraiment plus rapprochées. Mais la douleur était moins vive que certaines crampes intestinales liées à des gastro que j’ai pu avoir par exemple. Nous sommes partis à 15 h à la maternité, cela faisait alors plus d’une heure que j’avais des contractions toutes les 3-4 mn. On a été pris en charge au CHU à 15h30 (après formalités administratives parce que bon j’avais pas perdu les eaux et que c’était mon premier, donc pas d’urgence), vers 16h la SF m’annonçait que le col était dilaté à 6 (là je me suis dit, c’est bon ça a commencé, mais ça peut encore stagner, on va voir s’ils me proposent la péri ou non). Dans la foulée, j’ai perdu les eaux (debout malgré le monitoring car je ne tenais pas couchée) et j’ai toute de suite eu envie de pousser (branle-bas de combat général dans la pièce : pose de perf en urgence, plateau d’accouchement amené en salle de dilatation, etc.). SF en or qui me dit de pousser si j’en ai envie (j’étais tjs debout les pieds dans le liquide amniotique). Bref le poussin est né à 17h02… et je peux affirmer que je n’ai plus eu mal du tout à partir du moment où j’ai perdu les eaux : j’ai eu envie de pousser mais mal, absolument pas (alors que j’avais toujours entendu parler de sensation de brûlure au passage dans le vagin). Bref, sur les 10 h de travail/accouchement, j’ai dû ressentir des contractions vraiment douloureuses que pendant 2 h (et encore toutes les 3-4 mn) et ça restait une douleur du domaine du connu, même si elle était forte. Je n’ai pas ressenti le besoin de crier (même pas gémir) et je n’ai insulté personne. Mais le poussin, lui, a crié très vite alors que son corps n’était pas encore sorti en entier ;-)

    PS : pendant la poussée, j’avais vraiment peur que le périnée souffre de la rapidité de la naissance (bref, en d’autres termes, que bébé arrache tout sur son passage). Bilan : une petite éraillure que la SF a préféré recoudre (1 point).
    PPS : mon coq dit maintenant à qui veut l’entendre que je suis une vraie poule pondeuse (lui a assisté à l’accouchement alors qu’il n’en avait pas envie à la base : faut dire qu’il n’a pas eu d’autre choix que de rester dans un coin lorsque les SF ont amené le chariot d’accouchement en urgence, il ne pouvait plus sortir tellement la pièce était petite et encombrée)

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    AudetteNo Gravatar a répondu :

    @Strega, bien de la chance, tu as eu d’avoir pondu aussi facile !

    Pour ma part, cela a duré, duré, duré…de minuit à 18h50…je suis restée chez moi jusqu’à 11h (la SF que j’avais au tel me disait: « non, tu n’as pas la voix d’une femme qui va accoucher, on se retrouve plus tard à la clinique », bien sur !!!!), j’ai passé la nuit seule à « accueillir » (mouais, mouais) chaque contraction sur la ballon, en mouvement perpétuel du bassin, à marcher en remuant le bassin, à chanter, je ne pouvais pas resté immobile sinon je restais tétanisé. L’homme est resté au début très avenant mais bon pas très utile, il est allé dormir. Je suis arrivée dilaté à 5, j’étais bien contente et du coup, j’ai éclaté en sanglot direct. Très vite, j’étais à 8, re-sanglot de joie puis après arrêt, tjs des contractions douloureuses mais pas efficaces, ma SF m’a donné des tas de trucs à boire, à sucer (homeo, plante…), une de ses collègues est arrivée en renfort avec de l’acuponcture, du moxa; je prenais sans rien demander; je me suis remise dans le bain bourré d’huile essentielle mais ce n’était pas mon truc. Le travail a repris quand la SF m’a fait entrevoir le spectre de l’ocytocine pour relancer le travail…là, je me suis dit y’a pas moyen, je ne vais pas résister longtemps et la péri, je vais la demander car il parait que cela donne des contractions encore plus forte. J’étais un peu désespérée, je pensais: c’est bon, on arrête tout, je m’en vais, c’est impossible à pondre, ouvrez moi le ventre (jms je ne l’ai exprimé verbalement, j’avais trop peur que la SF me prenne au mot !!!!). Finalement, vers 17h le travail a repris plus intense, la poche des eaux c’est rompue, la poussée a durée 1h15, j’étais épuisée car pas de sommeil depuis 48h, les jambes tremblaient, je ne sais même pas ou j’ai trouvé l’énergie pour la fin du marathon, j’étais affalée sur mon homme qui m’encourageait, il y avait 2 SF et une stagiaire qui me servaient d’étrier (et mon rêve d’accoucher en utilisant l’apesanteur, il est ou ?), elle me faisait des blagues entre chaque contractions, je n’étais absolument pas réceptive, je hurlais comme jms ! la Puce a fini par sortir. Là, c’est indescriptible, on oublie tout mais j’ai quand même pensé: « non ! déjà terminé, vous êtes sûre ??! »

    Je précise aussi que j’ai accouché dans une pseudo maison de naissance accolée à une clinique et que ma SF ne m’a pas transféré sur le plateau technique, elle a accepté mon souhait de rester dans la salle non médicalisée malgré la loi qui ne l’autorise pas encore (à ce propos, vous avez écrit à vos députés, signez la pétition ?).

    Pendant plusieurs jours, je me suis jurée que plus jms je ne ferais d’enfant. J’ai bcp pleuré aussi, un vrai baby-blues pendant une bonne semaine. J’ai, je crois eu un vrai choc émotionnel, je ne m’attendais pas du tout à cela. Et puis, heureusement, la nature est bien faite, pour ma part, j’ai oublié la douleur et je pense avec bonheur à cette journée de folie (c’était, il y a exactement 7 mois). Et pour le prochain, je ne veux pas de péri !

    Quelle expérience de folie nous traversons.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Strega et Audette, moi aussi je suis verte de jalousie :mrgreen: Si je fais un 3ème je veux ça !!
    Personnellement je me suis sentie un peu flouée si je puis dire, ayant lu partout que les femmes ne regrettaient rien, que c’était merveilleux, que la douleur était toujours gérable… Je ne l’ai pas vécu comme ça et je pense qu’il faut le dire, que ce n’est pas toujours le cas, même si on respecte tout bien comme il faut.

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  58. je veux faire une ferme pour la poule pondeuse au tchad, je veux des conseile a tout fermier?

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  59. Joyeux anniversaire Pouss2 !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Stéphanie, merci !

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  60. Ouf ! Quel récit ! J’étais tenue en haleine, moi qui me pose tant de question sur un accouchement moins médicalisé….
    En fait, ça donne envie et ça fait fuir à la fois !
    Tu dois être très fière d’avoir donné naissance ainsi à Pouss2, tu as été extrêmement courageuse. Mais quelle souffrance !!
    Je ne peux pas m’imaginer souffrir comme ça… J’ai eu la péridurale ouverte à 2 et déjà je n’arrivais plus à gérer ma douleur. Alors bon, j’ai conscience que comme personne ne me disait quoi faire pour m’aider ça n’a pas du aider, et avec les bons gestes j’aurais p’tet tenu quelques heures de plus mais franchement c’était atroce. Surtout que ça finissait en vomi une contraction sur trois…

    L’amoureux a été très serein et super courageux pendant la naissance de Pimprenelle… franchement j’ai pas envie de lui imposer un accouchement dans les hurlements et la vision de sa femme qui souffre le martyr …

    Pour la prochaine fois, je veux un suivi personnalisé de grossesse avec une SF (haptonomie, sophro …) et je forcerai moins sur la péri (franchement là j’y étais pas allée de main morte) pour quand même sentir un peu ce qui se passe. Mais je suis pas capable d’accoucher sans péri…

    En tout cas joyeux anniversaire à Pouss2 :)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Maman sur Terre, je crois vraiment que les naissances sont vraiment différentes, un 2ème ça va souvent plus vite. Il n’y a pas celles qui peuvent accoucher sans péri et celles qui ne peuvent pas, il y a des naissances où la péri est indispensable et d’autres où elle ne l’est pas. Tu ne peux pas savoir quelle(s) naissance(s) tu vas vivre. C’est dommage de se fermer des portes ;-)
    Un an après je crois que si j’ai un autre enfant (pas de ragot hein :mrgreen: ) je retenterai la même chose (en espérant que ce foutu 3ème sorte comme une savonnette :lol: ).

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  61. Je ferme pas de porte ! Si je peux gérer la douleur je demande pas la péri. Je la demanderai que si je peux plus. Comme pour ma puce sauf que j’essaierai de tenir un peu plus longtemps.

    Après faut aussi avoir la chance d’avoir une mater avec plateau technique :)

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  62. @la Poule Pondeuse et aux autres Poulettes de la basse-cour :
    « la naissance de l’oeuf » est le titre qui correspondra le mieux à cette « dédicace » que je souhaite faire à ma fille qui aura 1 an dans 15 minutes !!
    Elle a changé ma vie pour toujours …(une pensée pour Sophie et Ficelle qui ont eu elles aussi leur bébé presque en même temps !), je ne serai plus jamais la même …

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    ISABOULENo Gravatar a répondu :

    @opale, AH AH JOYEUX PREMIER ANNIVERSAIRE pour la poussine d’OPALE !! et oui, le 1er anniversaire est aussi un anniversaire pour la maman, 1 an déjà depuis l’accouchement et pourtant c’était hier ! Que d’émotions ! Et dire que ces souvenirs de naissance restent tellement gravés, qu’aucune grand-mère ou arrière grand-mère n’a oublié le moindre détails des décennies après… mignons ces épisodes de vie…

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    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @ISABOULE, oui tu as raison, on n’oublie rien et aujourd’hui encore j’étais bouleversée, un an jour pour jour, tous les détails me reviennent et l’émotion est toujours aussi grande !
    J’étais au boulot devant mon écran et à l’heure où elle a pointé son petit nez il y a 1 an, les larmes sont arrivées (j’ai prétexté une allergie car je me sentais un peu conne :cry: ).
    C’est vrai que c’est un sacré moment un accouchement, pour l’accouchement en lui-même et pour tout ce qui se passe en toi après, cet amour énorme, devenir mère, revenir sur ses propres parents, c’est un Tsunami d’émotions et c’est pas toujours facile à gérer mais c’est merveilleux !!

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    ISABOULENo Gravatar a répondu :

    @Opale, c’était tellement magique que j’ai peur de ne pas ressentir autant d’émotion à la naissance de ma 2eme fille (prévue dans 6/8 semaines). J’ai l’impression de faire des infidélités à la 1ere et je suis encore tellement fusionnelle ! Mais il parait que le coeur des mamans s’agrandit au fur et à mesure. Quelle chance avons-nous de pouvoir vivre cela (passons sur les nausées et insomnies :mrgreen: )

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @opale, joyeux anniversaire à ta fille (et mamaversaire à toi ? :lol: ) !
    Isaboule, je suis sûre que tu trouveras la place pour la petite nouvelle, même si la recomposition familiale n’est pas toujours évidente.

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    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse et Isaboule : c’est vrai que cela doit être aussi un chamboulement quand arrive un autre enfant, surtout si comme toi Isaboule, il y a une grande fusion avec le 1er enfant mais il parait en effet que dans le coeur d’une maman, il y a de la place pour les autres bébés !
    Les choses vont se mettre en place tout naturellement même si aujourd’hui, tu es encore un peu dans l’inconnu, dans les questions par rapport à ta fille, par rapport à l’amour que tu as pour ce 2ème enfant …
    Bonne fin de grossesse Isaboule et je te souhaite un accouchement magique (et rapide et sans douleurs tant qu’à faire :lol: )

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    ISABOULENo Gravatar a répondu :

    @Opale,et @la poule pondeuse, merci :razz: ! Il faudrait que les mamans arretent de se poser mille questions ! C’est vrai qu’une petit soeur, c’est aussi un joli cadeau pour l’ainée.. En tous cas, en ce moment,ce n’est pas facile de changer les couches et donner le bain avec le gros bide mais c’est possible, suffit de rester souple, et un, et deux…! :mrgreen:

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    @opale, @Ficelle, @ Sophie
    J’ai bien pensé à vous et à vos petits bouts dernièrement !! J’espère que les bougies ont fait brillé les yeux !!
    Je vous souhaite tout plein de bonheur !

    Répondre

    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @rysy, merci !
    Oui, les yeux ont en effet brillé et on a bien fêté cela tout le week-end avec amis et famille !

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    rysyNo Gravatar a répondu :

    @rysy, oups briller et non brillé.. :mrgreen: Moi aussi j’ai fêté un anniversaire, du coup, je dois être encore sous le coup de la coupe de champagne après autant de mois sans boire d’alcool.

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    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @rysy, tu m’étonnes pour le champagne !
    Moi aussi, j’ai bien profité avec le champ’, d’autant que maintenant, il y une petite tétée le soir et le matin alors je me suis un peu lâchée pour ses 1 an !
    Avec tous ces mois d’allaitement, 2 coupes et j’ai la tête qui tourne :mrgreen:

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  63. […] saine d’esprit à souhaiter volontairement accoucher sans péridurale. Et puis après mon récit de la naissance de Pouss2 qui a convaincu environ 150% des lecteurs de l’inanité d’un tel projet, je me suis dit […]

  64. Je profite de la remontée de cet article pour indiquer un lien concernant un éventuel bourrelet de col gênant l’expulsion :
    http://midwifethinkingfrench.wordpress.com/2011/02/06/hello-world/
    J’étais tombée dessus en me renseignant sur le sujet, histoire de préparer au mieux mon accouchement.
    Je ne sous-entends pas que c’était le cas de La Poule et ça ne remet pas en cause l’action de sa sf, c’est juste une info en plus !

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  65. Bonjour,

    J’ai accouché dans la même maternité que la Poule Pondeuse, avec un professionnel du Groupe Naissances, et je souhaite apporter un témoignage différent.

    Je n’étais ni pour ni contre la péridurale (je suis pragmatique plus qu’idéologue !) et quand j’ai eu trop mal (pendant la phase dite « de transition » ou « de désespérance »), je n’ai eu aucun scrupule à la demander. Mais le bébé arrivait et j’ai dû expulser sans.

    J’ai cru que je n’allais pas y arriver car j’étais tellement habituée à entendre des récits d’accouchement avec la péri que ça me paraissait presque impossible de faire sans !

    J’ai trouvé que l’expulsion n’était pas douloureuse en soi (malgré une petite déchirure, que je n’ai même pas sentie !). Et après l’accouchement je me suis remise très vite.

    J’ai trouvé que cette douleur physique n’était pas aussi grave que les douleurs morales qu’on peut éprouver dans la vie. Si je devais choisir entre accoucher à nouveau sans péri et perdre à nouveau mon travail, je choisirais le 1er !

    Pour finir, je pense que la péridurale est une aide en cas d’accouchement difficile, mais dans le cas d’un accouchement normal, elle apporte autant de problèmes que de solutions. Comme beaucoup d’autres actes médicaux d’ailleurs.

    Or à ma connaissance, on prévient rarement les femmes des risques liés la péridurale (maux de dos, de tête, taux accrus de césariennes, d’épisiotomies, d’extractions instrumentales, d’hémorragies post partum à cause le la diffusion d’ocytocine de synthèse…).

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