Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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Efficace, inutile ou dangereux ?

Par  • Le 4 janvier 2010 à 22:39 • Catégorie : Faire un bébé, Grossesse

doug_ross Pour commencer dignement cette année 2010 (que je vous souhaite bien sûr remplie de bonheur, de succès, de joie et d’enfants qui dorment 12 heures par nuit), je vais partager avec vous une bonne résolution.

Comme vous le savez sans doute si vous lisez régulièrement les articles de la Basse-cour, j’essaie d’avoir l’esprit relativement critique sur les traitements médicaux, en particulier pour ce qui ne me semble pas essentiel (si j’ai une pneumonie et qu’on me prescrit des antibios, je ne crois pas que j’irai faire une recherche avant de les prendre…). Au-delà de la confiance qu’on peut avoir en un praticien (et qui est bien sûr essentielle au bon fonctionnement de la thérapie), je m’appuie sur l‘Evidence-based medicine (EBM pour les intimes) ou Médecine factuelle en français (voir ici ou pour plus d’explications). Ce système de pensée a déjà été pas mal intégré dans la médecine allopathique occidentale, même s’il reste encore beaucoup de travail, notamment en obstétrique (voir par exemple la réticence de certains à abandonner des pratiques démontrées nocives et/ou inutiles comme l’épisiotomie ou le monitoring continu systématiques). A côté, les remèdes plus traditionnels et les médecines alternatives restent moins étudiés, et c’est fort dommage. Il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain, il est clair que notamment les plantes recèlent de molécules actives avec des propriétés thérapeutiques (l‘aspirine vient du saule par exemple, la pénicilline de champignons). Or pour beaucoup de produits de ce type c’est surtout basé sur l’expérience générale d’un praticien, et pas du tout sur des tests standardisés, avec des contrôles, des placebos, des doubles aveugles etc. Scientifiquement je ne trouve pas ça satisfaisant. Et l’argument « c’est naturel donc c’est bien/pas dangereux » n’a à mon sens aucune valeur, je laisse ses tenants le tester par ingestion de ciguë ou d’ammanite phalloïde (garantis bio et sans OGM). S’il y a des molécules actives, il y a forcément des effets indésirables potentiels.

Donc ma résolution pour cette nouvelle année, c’est d’aller voir sur PubMed (THE base de données des articles médicaux) à chaque fois qu’une proposition de traitement me pose question, histoire de voir s’il est utile et quels en sont les risques éventuels. N’ayant accès qu’aux résumés, cela ne donne hélas qu’une vue partielle des études mais je trouve que c’est toujours mieux que rien. Il est révélateur de constater le faible nombre d’études que je trouve à chacune de mes recherches (en général moins de 20).

Voici déjà quelques exemples sur des prescriptions faites au cours de la grossesse. Loin de moi l’idée de vous dire quoi faire ou pas, simplement partager avec vous ce que j’ai trouvé afin que, si cela vous intéresse, cela puisse vous aider à prendre une décision éclairée.

La tisane de feuille de framboisier : à prendre le dernier mois pour préparer l’utérus et les tissus. Je lance donc une recherche sur « raspberry leaf pregnancy ». Bingo, la première entrée est un article « Raspberry leaf -should it be recommended to pregnant women? ». Il s’agit d’une revue de la littérature existante, donc plutôt intéressant puisque permettant de prendre en compte plusieurs études et tests. Le résumé déplore l’absence de recherche sur le sujet ; les quelques données disponibles indiquent un risque possible pour l’enfant à naître et ne permettent pas de mettre en évidence son efficacité. Donc en l’état actuel des connaissances : ça ne sert à rien et c’est potentiellement dangereux. Une autre étude va dans le même sens. On peut tout de même tempérer par une étude randomisée en double aveugle avec contrôle par placebo sur la prise de comprimés de feuille de framboisier à partir de 32 semaines de grossesse. Les auteurs concluent qu’il y a peu de différences significatives entre les deux groupes et qu’il faudrait plus de recherches, notamment sur le dosage. Conclusion : je passe (en plus ça a pas l’air super bon).

Le massage du périnée en fin de grossesse pour éviter épisio et déchirures : résultats de la recherche « antenatal perineal massage ». Une première revue de la littérature ne parle pas de ces massages : sa principale conclusion est que la meilleure protection du périnée passe par la diminution de l’utilisation de l’épisiotomie, pour les autres pratiques on est dans le flou. Une autre quant à elle arrive à la conclusion suivante : les massages du périnée pendant la grossesse diminuent la probabilité d’avoir une épisiotomie, en particulier chez les primipares, et peuvent diminuer les douleurs du périnée du post partum (3 mois après la naissance) chez les femmes ayant déjà accouché par voie basse. Par contre il n’influence pas les déchirures (quel qu’en soit le degré), l’incidence des extractions instrumentales, la satisfaction sexuelle et le risque d’incontinence. Enfin un article dont le résumé ne montre pas très bien sur quoi il se base (revue de la littérature ? essais cliniques ? « on dit » ?) cite le massage du périnée chez les primipares comme moyen de réduire les traumatismes des voies génitales, avec un certain nombre d’autres facteurs (position d’accouchement verticale ou latérale, éviter la poussée de Vasalva*, éviter l’épisiotomie, gérer la sortie de la tête du bébé…). Il y a aussi des études randomisées avec comparaison d’un groupe témoin et d’un groupe faisant des massages (bon on ne peut pas faire ça en double aveugle comme avec un médicament, les femmes ayant tendance à se rendre compte de si elles se massent ou pas…). Les résultats ne sont pas très tranchés (ha ha ha) :

  • Shipman et al (1997) : Le massage du périnée semble avoir certains bénéfices en termes de réduction des déchirures de 2ème et 3ème degré, des épisiotomies et des extractions instrumentales. Ces effets sont plus marqués chez les femmes de 30 ans et plus.
  • Eogan et al (2006) : Le massage permet de limiter la douleur du périnée lors du post partum mais n’influence pas le taux de périnées intacts lors de l’accouchement, pas plus que les lésions du sphincter anal.
  • Meidan et al (2008) : Le massage n’a d’effet ni bénéfique ni délétère sur l’occurrence d’un traumatisme du périnée.

A noter que ces trois études ont été conduites chez des primipares attendant un seul enfant. Par ailleurs, avec les résumés du moins, si on veut se lancer dans le massage, on ne sait pas : quand commencer, à quelle fréquence, combien de temps, faut-il utiliser une huile ou une crème (si oui laquelle ?), avec quelle technique ? J’avoue qu’en ce qui me concerne, n’étant pas très tentée par la chose, je ne trouve pas cela suffisamment convaincant pour lever mes réticences. Mais pour le coup je reconnais que ça ne peut pas faire de mal.

Le massage des tétons en fin de grossesse pour préparer l’allaitement ; après quelques essais infructueux je trouve des articles intéressants avec les mots clés « nipple massage ».

  • Brown et Hurlock (1975) : ils ont demandé à des femmes de préparer un seul sein en se massant les tétons, en appliquant de la crème ou en exprimant du colostrum. Aucune différence n’a été observée entre les seins en termes de sensibilité ou de traumatisme.
  • Whitley (1978) : un sondage a été conduit auprès de jeunes mères et permet de proposer entre autres que le massage des tétons et des seins (avec expression de colostrum) n’est associé ni à un allaitement plus long ni à une prévention des tétons irrités et des engorgements. Cette hypothèse reste à étayer par des études plus poussées.

Je trouve incroyable qu’en ces temps où les pouvoirs publics veulent promouvoir l’allaitement on ne trouve pas plus d’études plus récentes. Ceci dit la Leche league par exemple ne recommande aucune préparation des seins, si ce n’est dans un but de « familiarisation » pour les femmes qui ne sont pas très à l’aise avec l’idée d’allaiter et avec leur corps en général.

Les soins du cordon à la teinture-mère de calendula : je n’ai rien trouvé sur ce sujet sur PubMed, par contre il y a un certain nombre d’articles démontrant l’efficacité du calendula pour d’autres affections. En élargissant ma recherche au grand Google, je suis tombée sur les recommandations de la fédération des sages-femmes suisses sur les soins du cordon. Il ne semble pas très clair qu’il y ait vraiment besoin de traiter le cordon, mais si on le fait le calendula ne semble pas pire qu’autre chose, donc pourquoi pas.

Si vous avez d’autres données sur ces sujets ou sur d’autres pouvant intéresser la basse-cour, n’hésitez pas à les partager.

*qui semble correspondre à notre « inspirez-bloquez-poussez » mais qu’on me corrige si je me trompe.

Photo : après le sondage organisé par Clemys à l’occasion d’un précédent billet, je vous remets George, le grand vainqueur, pour commencer l’année tout en douceur (what else ?).

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95 Commentaires »

  1. @Ficelle,Moi je bois plein de tisane au fenouil … tout le temps …. parce que j’adore ça :mrgreen: (maintenant, si ça aide pour le lait, c’est pas plus mal 😆 ).
    J’ai découvert la crème Lansinoh dernièrement ; elle a été hyper efficace sur de grosses gerçures qui faisaient tellement mal que j’ai presque envisagé le sevrage du P’tit Mec 🙄
    @La Poule, 17 fois le tour, arghhhh, 😉

  2. @virginie2mars, oui mais comme tu dis, « ça se soigne », donc il faut faire quelque chose en plus de ce qui se fait naturellement. Il y a aussi le rapport à la douleur, l’importance de retrouver le plaisir sexuel etc qui ne sont pas des choses prioritaires dans une société où le problème n°1 est qu’est-ce qu’on mange ce soir.

  3. @pâte à crêpe, l’allaitement n’est pas une science exacte je crois 🙄 Peut-être que ça aurait mieux marché avec des conseils pro personnalisés ? peut-être que ça demandait plus de temps pour se mettre en route ? c’est vrai qu’avec le message « toutes les femmes peuvent allaiter » ben celles chez qui ça marche pas bien peuvent se sentir anormales. ceci dit quand on voit maintenant le nombre de couples qui ont des difficultés à concevoir, les grossesses patho etc, pourquoi ne serait-ce pas aussi le cas pour l’allaitement ? probablement il y a des femmes qui ont simplement besoin de plus d’aide technique que d’autres sur ce point-là.

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, bah oui ça n’a pas marché malgré les conseils pro etc… Bon c’est comme ça. Sur le coup, j’étais déçue de ne pas aller jusqu’à 6 mois (j’ai arrêté à 4 mois et demi après 1 mois d’enfer) comme j’avais envie mais bon, mon fils se porte bien, sourit et grandit donc tout va bien.

  4. @cyann, bon courage et plein de bonnes ondes pour que ça roule bientôt !

  5. @Ficelle, pas mieux ! j’allais nager une fois par semaine pour le Poussin, là pas mis les pieds à la piscine (à part cet été en vacances). Y a aussi l’effet « grossesse d’hiver », franchement qui a envie d’aller se changer, se doucher, se sécher les cheveux etc. Rien que d’enlever et remettre les chaussettes c’est du sport alors 🙄 😆

  6. @Isabelle95, respect 😎

  7. @Isabelle95, de toute façon je suis très sceptique sur les crèmes et huiles cosmétiques en général car elles doivent rester dans les couches supérieures de l’épiderme, or elles prétendent souvent traiter des choses qui se passent bien plus profond dans la peau (derme ou hypoderme), genre rides, vergetures, cellulite etc… faudra que je fasse un article là-dessus tiens. Et pour le 4ème tu dois avoir un périnée en chewing gum non ? 😆

  8. Excellent billet où l’on s’aperçoit que la poule ne souffre nullement du SNU !
    J’avais été tentée par le massage du périnée dans l’idée d’éviter l’épisio mais je n’ai jamais trouvé ce maudit périnée et pour finir j’ai eu droit à un « périnée complet » comme dit le jargon médical (en gros, c’est une méga épisio) !
    Pour l’allaitement, je me rappelle environ 6 semaines de galère avec des hauts et des bas. J’ai tenu bon grâce à une amie qui m’avait juré qu’au-delà, ça devenait vraiment une belle expérience. Sinon, je n’ai pas aimé du tout la crème lansinoh (pb de texture et efficacité quasi nulle). Le « truc » qui m’a évité bien des douleurs, c’est la fameuse petite goutte de lait !
    Et enfin, il m’a semblé que la tisane anis-fenouil-cumin a bien joué son rôle mais ce n’est peut-être qu’une impression.
    Bonne année à toutes et spécialement à la poule qui va commencer 2010 sur les chapeaux de roue !!

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @tayazit, pourtant il n’est pas très bien planqué le périnée (ou au moins la partie à masser) 😉 Pas glop pour le périnée complet, ceci dit il me semblait que c’était une méga déchirure, que l’épisio était justement supposée éviter (mais c’est peut-être mon SNU qui ressort, je te promets qu’il est là… avec une fâcheuse tendance à en foutre partout quand je mange ou que je fais la cuisine, on dirait que je joue dans une pub pour la lessive).

    tayazitNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, mais maintenant que je suis une femme affranchie (merci la rééduc’)et que je saurais comment appliquer l’huile, j’apprends que cela ne sert à rien !
    Le périnée complet avait pour but, ce jour-là, d’éviter une césarienne. mais bizarrement je n’ai pas eu plus mal que les copines simplement « épisiotomisées ».

  9. @Isabelle95, Bravo (avec retard) pour N°2 … ça doit quand même paniquer un brin après, non ? 😉

    @La Poule, périnée en chewing gum :mrgreen: …. faut voir pour Isabelle, mais moi, non … 😉

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, euh je voulais pas dire ça de façon péjorative hein, juste qu’il était déjà naturellement bien assoupli 😉

    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Je ne l’ai absolument pas mal pris, rassure toi 😆 (j’avais mis le :mrgreen: ) ….

  10. OUahh!!! Bon Weleda doit avoir ses ventes filer ces dernieres annees avec cette fameuse huile…

    Ici applique une fois, trop feignante… resultat (ou pas d’ailleurs) bonne episio, pourtant la sage femme m’avait dit seulement en cas de necessite…Alors la croire ou pas, je sais pas…
    Rien fait pour la cicatrice, seulement des anti douleurs les premiers jours et bien rincer a l’eau claire apres chaque passage aux toilettes..ca a pas trop mal cicatrise…

    Tisane de feuille framboisier? Pas essaye, fenouil pour le lait et les coliques de la puce…. La aussi, pas mal de lait, mais toujours autant de coliques pour elle. Le gout ne me derangeant pas et ma digestion a moi facilitee j’ai continue quelques mois.

    Aucune douleur ni crevasses pour l’allaitement… Ouais je sais… :mrgreen: .
    Petite goutte de lait avant et apres la tetee pour faire cicatriser…conseillee par les sages femmes et la Leche League et j’ai trouve ca magique….resultat j’en foutais partout (en cas de coupure, sur le cordon de ma puce….

    Fatigant seulement mais pas douloureux (aucune preparation autre que la lecture avant d’accoucher…)

    rien pour le cordon a part desinfecter les premiers jours, mais ca restait a l’air libre…

    voili et merci la poule pour cet article encore une fois eclairee…

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Charlotte, moi c’est un peu ce qui m’énerve, cette tendance à vouloir nous refiler des tas de produits absolument es-sen-tiels. Weleda ils sont à fond sur les massages : périnée, seins, ventre, bébé et j’en passe ! A mon avis c’est le massage plus que l’huile utilisée qui peut faire la différence mais bon… 🙄

    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, c’est comme la cellulite… ce qui marche c’est le massage pas la crème… :mrgreen: 😆

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, ce qui « marche »?? t’es sûre??! :mrgreen:

    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @pâte à crêpe, si tu lis les « résultats prouvés cliniquement », tu peux t’attendre à perdre en moyenne après 3 ans de massage 6 fois par jour à 0,00001 cm de diminution de tour de cuisse dans le cadre d’un régime amaigrissant 😉 😆

    pâte à crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, je commence ce soir alors! (zut, j’ai mangé deux parts de galette ce midi….encore raté…! 🙄 :mrgreen: )

  11. @pâte à crêpe, bon ben la vie parfois…. tu connais les « consultantes en lactation IBCLC »??? c’est la plus haute certification concernant l’allaitement… les plus formés et ceux qui forment les professionnels de santé… peuvent faire des suivi de couple pour l’allaitement.

  12. Tu es toujours là 😉 !!! En tout cas, cet article est une révélation, j’avais jamais entendu parler de massage du périné, ni de tisane de feuille de framboisier … Pour aider la lactation, je me souviens d’avoir avaler pendant des jours des granules marronnasses « Galactotrucmuche  » qui avaient un peu l’air de complément alimentaires pour bovins :mrgreen:
    La piscine, ça m’aurait bien dit mais il fait trop froid et je ne sais pas où la caser dans mon emploi du temps … surtout que je suis bien naze, faisant de l’anémie et du diabète … (je hais le 3e trimestre 😈 ).

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sophie, eh oui je vous avais dit que vous ne vous débarrasseriez pas de moi comme ça :mrgreen:
    Et moi c’est le 1er trimestre que je hais, le 3ème à côté trop fastoche (même si là je dois être proche des 2 m de tour de taille 🙄 ).

    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @sophie, anémie? Diabète? Ma pooooooovre! Moi aussi je commence à comprendre que le troisième trimestre a démarré… Je me sens lourde à la fin de la journée (pendant?), je commence à galérer pour faire mes lacets et j’ai racheté un pantalon de grossesse dans la taille supérieure (ok, deux tailles au-dessus…). Si tu fais du diabète, adieu le sucre? C’est tout bon, parce qu’ici c’est l’escalade des kilos! Courage, on tient le bon bout! (Mais j’en connais une qui le tient un peu plus que nous 😉 )

    Anonyme a répondu :

    @Ficelle, grâce à ce régime, j’espère ne pas prendre une autre dizaine de kg … ah ! la galère des lacets, des chaussettes, de « Y a quelqu’un qui pourrait avoir l’amabilité de me couper les ongles de pieds ? » ou « Heeeelp, je voudrais sortir de la baignoire …. » 😆 😆

    sophieNo Gravatar a répondu :

    😳 Anonyme c’est Sophie qui fait semblant de bosser mais qui ronfle en loucedé :mrgreen:

    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Sophie, je confirme, le diabète c’est excellent pour ne pas prendre trop de kilos, et perdre facilement ce qui reste … Par contre, en période de fête, c’est pas drôle (me suis rattrapée cette année !! 😆 )

    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, comment ça se fait qu’autant de mamans de ma connaissance ait eu du diabète gestationnel 😯 ? Est-ce que les mesures et les analyses sont fiables? Ce sont lesquelles qui montrent ça? Faites à quel stade? C’est quoi le pourcentage de femmes touchées par ce phénomène? Quelqu’un peu éclairer ma lanterne? Nan parce que quand même, priver les futures mamans de sucre, c’est TRES grave!

    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, avis perso : le corps médical se protège (ce qui peut être compréhensible)…
    Moi c’était « suspicion de diabète gestationnel » (taux limites), donc « régime » … 😈 Bon, j’étais allée faire un tour sur Internet, ce que j’avais lu m’avait suffisamment fichu la trouille pour que je fasse attention (idem pour l’hypertension, et l’excès de liquide amniotique ….)

    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, y’a aussi que le test O’sullivan est controversé suivant les régions de France et qu’il y aurait des « faux positifs »… moi pas de o’sullivan mais un test glycémique tout simple!

    sophieNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, le pourcentage de femmes faisant du diabete gestationnel est de moins de 10 %. Selon l’article de Wikipedia : « Il apparaît classiquement entre la 24e et la 28e semaine d’aménorrhée, correspondant à la sécrétion de l’hormone lactogène placentaire (HPL) par le placenta, responsable d’insulino-résistance chez la mère. » Tout cet article est très intéressant. Je suis bien d’accord avec Béatrice, ce qu’on peut lire sur le diabète est assez flippant pour arrêter le sucre quelques mois…mais pas top en ces temps de chocolats, marrons glacés et galettes des rois … 😈

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, en fait autant le diabète gestationnel est une pathologie reconnue qui peut faire des dégâts, autant son dépistage est assez controversé. Par exemple les seuils des tests de dépistage varient selon les études, les pays etc. La HAS a fait un document très complet sur le sujet (voir ic http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/diabete_gestationnel_synth.pdf) d’où il ressort qu’on est dans le flou le plus total sur le dépistage 🙄 Par ex faut-il faire faire un test type O’Sullivan (pas hyper fiable donc) à tout le monde ou seulement aux femmes présentant un ou plusieurs signes d’appel ? Bienvenue à la grande loterie des maternités 😈

    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, la gynéco qui m’a suivie pour la première grossesse (une control freack) me l’a fait faire (l’horreur… mais je crois qu’on en a déjà parlé sur ton blog), mais pas ma gynéco (la vraie) pour cette seconde grossesse (ouf!). Elle m’a dit que « ce n’était pas nécessaire »… Ben, je suis toute prête à vous croire, hein, que j’ai failli lui répondre 😉

  13. @Poulpinette, pour le 1er j’ai eu des crevasses, grosses douleurs, et des semaines de prises de têtes pour qu’il tête mieux etc, du coup pour le 2ie j’ai été super vigilante, et dans une mater pro-allaitement, avec des consultantes compétentes. et quand ça a commencé à tirer / brûler un peu, j’ai tout de suite fait contrôler tout ça, et on me disait « pas de problème, position impeccable ». c’est vrai que là on est bloquée souvent parce que tout le monde (et la LL en tête) dit que si la position est bonne, on ne doit pas avoir de douleur. résultat, c’est culpabilisant (je trouve), et on n’a pas de solution.
    bref à J+3 il y avait un atelier de parole à la mater de debriefing post-accouchement, et curieusement la plupart des femmes présentes avaient rencontré le problème à plus ou moins grande échelle, dont une pour qui c’était insupportable. la SF était très bien et disait que c’était NORMAL, ou en tous cas possible au démarrage, même avec une bonne position. oufff !!! mais pourquoi on ne le dit pas avant alors? sa réponse tendait à un mélange de « on ne veut décourager personne » et « on préfère gérer au cas par cas en post-partum ». sinon sa réponse tenait en 2 axes :
    – il faut essayer de passer les 1ers jours jusqu’à la montée de lait pour bien lancer la lactation, et ensuite si c’est vraiment insupportable on peut passer quelques jours / tétées avec des bouts de sein pour soulager, mais il faut veiller à ce que ça n’altère pas l’efficacité de l’allaitement et les supprimer dès que ça va mieux.
    – dans la plupart des cas ça redevient supportable en 1 semaine et ça disparaît en 2.
    conclusion de l’assemblée : pourquoi ces perspectives là ne sont-elles pas présentées dès qu’on voit que la position est bonne et que la mère a mal ? on était toutes d’accord pour dire que le simple fait de savoir qu’on pouvait contourner le problème si c’était trop dur permettait de mieux gérer et que le fait d’avoir des échéances, même théoriques, était bien plus confortable que de ne pas savoir si ça allait durer 3 mois. la réponse la plus souvent apportée étant hélas « la position est bonne, vous ne devriez pas avoir mal » 👿

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, tout à fait d’accord avec l’importance de l’honnêteté sur ces douleurs, on n’est pas des idiotes non plus 🙄

  14. moi rien du tout ni massages ni tisanes ni crème de ci ou ça… c’est le genre de truc qui demande régularité et temps, choses qui m’échappent complètement 😆 comme en plus je ne suis pas spontanément persuadée que ça sert à quelque chose, je ne me force pas non plus.
    le seul massage auquel j’ai eu droit c’est celui du bas du dos au moment où les contractions devenaient vraiment pénibles, et là une huile de base marche très bien vu qu’effectivement c’est plus la pression et le mouvement qui servent à quelque chose que le produit lui même.

    j’ai pris des pilules de fenugrec à un moment de l’allaitement où bb1 râlait fort au sein 3 fois sur 4 et où ça me portait sur les nerfs, mais plus pour me donner l’impression de faire quelque chose que par conviction. je ne sais pas s’il y a eu un résultat, mais c’est passé, comme on pouvait s’y attendre 😉

    pas de compléments alimentaires, à la mater au 4ie mois le gynéco était d’ailleurs ravi d’avoir enfin une patiente qui ne prenait pas 12 pilules magiques à chaque repas 😉 , et il a continué à ne rien me donner. mais mes analyses étaient ok, je mange correctement, et j’étais plutôt en forme.
    pour bb1, j’avais eu du fer à la fin mais pour le 2ie le toubib disait que les dernières études montraient que ça ne servait à rien.

    une excellente année à vous tou(te)s !!

    @La Poule : je vais essayer de faire lire tes voeux à Poussin2 pour qu’il intègre la notion de « nuit de 12h ». même 6 ou 8 ça m’irait je crois 😉

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, ici l’homme s’est fait briefer par la sage-femme pour le massage du bas du dos, je compte sur lui (et non je n’ai pas acheté l’huile de massage « massage du bas du dos pendant l’accouchement » :mrgreen: )

    AnSoNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oh oh le poussin a entendu tes voeux et a fait une nuit de 11h direct sans l’ombre d’un couinement !!!! 😛 😎 et même son frère n’en a pas profité pour se réveiller au milieu de la nuit… je vous dis pas la patate que j’ai :mrgreen:

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, yes ! 😀

    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Moi aussi, moi aussi, je viens de faire une nuit de 8h sans l’ombre d’un couinement ….. :mrgreen:
    Le pied !! Merci pour les voeux (et pourvu que ça dure 😆 )

  15. @La poule pondeuse, Bonjour, premier commentaire ici, je me permet de laisser une réponse à ce billet qui date un peu parce que je trouve que c’est un sujet important: je n’ai pas non plus pris de compléments alimentaires pendant ma grossesse, sauf de l’acide folique au début, car j’ai une amie qui a accouché d’un enfant avec spina bifida, qui restera handicapé toute sa vie. Ça aurait pu être évité très facilement si sa mère avait pris de l’acide folique, et ça ne se sait pas assez, alors que c’est scientifiquement prouvé!

  16. Bonjour,

    J’ai bien ri aux éclats en lisant certains de vos papiers, ils sont excellents.
    Puisque vous demandez éventuellement des pistes supplémentaires de réflexion scientifique, je vous propose les colloques des gynécologues, qui se tiennent tous les ans à Strasbourg, et qui sont filmés et dispos sur le site de l’Université pour tous (impossible de renseigner le lien direct et complet dans le champ de ce commentaire, sur Google cherchez canalc2.u-strasbg.fr. Evidemment, c’est parfois barbant et ça vole souvent assez haut. Mais quand on veut TOUT savoir par exemple sur le déclenchement des accouchements, par exemple, avec tous les détails officiels (les études randomisées, que vous citez) et les détails officieux (les gynéco qui prennent le micro pour expliquer leur pratique en salle de travail, éclairant…) on a de quoi réfléchir.
    A titre perso, j’avais bien « potassé » les sujets (variés : la douleur, l’épisio, la péridurale, les primipares…) en visionnant plusieurs années de colloques, ça m’a pris quelques après-midi, mais le jour où l’on m’a parlé de déclenchement, j’avais vraiment compris les tenants et les aboutissants de la manip’, et j’ai pu prendre une décision éclairée (en l’occurence : tenir bon ! attendre 41+6 SA !)
    Florence

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Florence, merci pour le lien ! j’essaierai de regarder quand (si ?) les poussins me laissent un peu de temps…

  17. Concernant le framboisier effectivement si les recherches actuelles ne permettent pas de trancher sur son efficacité… Moi dans mon entourage j’ai de nombreux témoignages de personnes qui l’ont pris correctement (jusqu’à 4 tasses le dernier mois en continu) et qui ont vu des effets vraiment vraiment très intéressants le jour J…

    Bien sur je pense qu’il faut prendre en compte les accouchements avec mobilité de la patiente, sans intrusion médicale ou médicamenteuse…

  18. Bonjour, cet article me semble tout à fait enrichissant. Notre centre fournis des peelings superficiel, léger et moyen dans le bassin Lyonnais à des tarifs intéressant.


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