Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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J’accouche bientôt et j’ai peur de la douleur

Par  • Le 1 décembre 2009 à 6:45 • Catégorie : Bibliothèque, Réfléchir

trelaun Le titre de ce billet n’est pas une confession de la Poule (euh OK en fait si…) mais le titre d’un livre de Maïtie Trélaün dont je vais entreprendre ici un compte-rendu de lecture. C’est un livre récent (2008), publié aux éditions du Souffle d’or, n’existant pas en poche donc pas donné (22€ d’après la couverture), en ce qui me concerne je l’ai donc emprunté (toujours à ma prof de yoga qui est bien mieux achalandée pour ce type de bouquins que la bibliothèque du quartier…).

L’auteur est une sage-femme expérimentée (presque 30 ans de pratique) qui travaille en accompagnement global, en plateau technique comme à domicile. Elle propose toute une réflexion autour de la douleur de l’accouchement, étayée par des explications illustrées sur la physiologie du processus (rôle des hormones, progression du bébé dans le bassin, etc), sur les gestes médicaux pouvant y être associés, des références à des études scientifiques médicales, des réflexions sur le rôle de la culture et du sacré, et des témoignages de parents (y compris quelques récits de naissances). Bref  j’ai beaucoup apprécié la méthode. Le fond est également assez équilibré, même si bien sûr le sujet en lui-même est à haut potentiel de culpabilisation. Je précise pour vous donner une idée que j’ai eu une péridurale pour la naissance du Poussin, que je l’ai bien vécue (mais si, mais si), et que je ne me suis pas sentie agressée par le livre…

Au niveau du contenu il y a un certain nombre de réflexions intéressantes sur l’accouchement (l’auteur parle d’enfantement pour le processus physiologique). Dans la lignée de Michel Odent, l’auteur insiste sur le respect des processus hormonaux à l’œuvre lors de l’accouchement, dont les bénéfices sont multiples pour la mère comme pour l’enfant. Bien sûr on ne peut pas faire abstraction de ces connaissances mais c’est à mon avis une vraie épée à double tranchant quant à la culpabilisation maternelle : « tu n’as pas été capable d’avoir un accouchement physiologique donc ton enfant va devenir un psychopathe asocial », est une conclusion facilement tirée par la mère et pire, par d’autres qui pensent qu’il y aurait besoin d’en remettre une couche. Bref je reste toujours perplexe sur la façon optimale de communiquer ces informations (si vous avez des idées ?), même si je trouve que ça n’est pas trop mal fait dans ce livre.

Concernant le rôle de la douleur, il est proposé que de la même façon qu’elle nous protège des blessures dans d’autres cas (par exemple je me brûle la main donc je la retire immédiatement avant que ça ne s’aggrave), elle a pour rôle de guider la future mère dans le processus d’enfantement, pour qu’elle prenne les positions les plus adaptées pour faire progresser le bébé (d’où à mon avis l’absurdité de dire « je veux accoucher sur le côté » ou « je veux accoucher à quatre pattes », mieux vaut dire « je veux pouvoir choisir ma position au moment M »). Ce serait également une épreuve initiatique dont la femme ressortirait grandie, renforcée dans ses capacités de mère. L’auteur note d’ailleurs que ses patientes ont la réputation d’être plus « habiles » avec leur bébé que les jeunes mamans lambda auprès des auxiliaires de puériculture, j’ajouterai qu’il y a probablement un effet de sélection de ses patientes : une femme qui choisit l’accompagnement global cherche généralement à prendre une plus grande autonomie et n’arrive généralement pas là par hasard. M. Trélaün remarque d’ailleurs que dans beaucoup de cultures sont organisées des épreuves initiatiques pour les garçons, l’accouchement étant considéré comme suffisant pour les filles (et dans le monde occidental c’était l’armée pour les hommes…). Personnellement je reste plus dubitative sur ce point, certains de ces rites notamment étant extrêmement violents à mon goût ; je ne suis pas sûre que la comparaison soit toujours heureuse. Ceci dit, on compare souvent l’accouchement sans péridurale à une épreuve sportive d’endurance, comme un marathon ou l’ascension du Mont Blanc, notamment pour les bénéfices du dépassement de soi et de ses limites.

L’auteur fait également la différence entre douleur et souffrance, et insiste bien sur l’importance de ne pas tomber dans le dolorisme, façon Ste Future maman vierge et martyre. Pour une raison ou pour une autre, si une parturiente ne peut accueillir la douleur, que cela devient une souffrance qui la fait finalement sortir de la physiologie, alors il ne faut pas hésiter à recourir à la péridurale. Globalement, je suis d’ailleurs assez d’accord avec sa façon de voir l’utilisation de la péridurale. C’est un outil fabuleux mais ça ne doit pas être l’unique réponse à la douleur ; on peut citer : techniques de préparation (haptonomie, sophrologie, yoga…), soutien par un accompagnant (père, sage-femme, doula…), liberté de position (notamment avec la possibilité de suspendre par exemple), bain, ballon… Il est vrai qu’il y a un certain nombre de maternités où les alternatives à la péri se réduisent en gros à mordre dans un morceau de cuir (en faisant bouillir des linges propres façon Dr Quinn femme médecin). N’oublions pas la fameuse phase de désespérance, encore peu connue des femmes et des personnels soignants, qui entraîne un certain nombre de péridurales peu utiles et finalement mal vécues (puisque très proches de la fin de l’accouchement). Bien sûr, et comme le souligne l’auteur, ce n’est pas à chacun d’attendre que l’autre fasse le premier pas en lui rejettant la responsabilité, mais aux femmes comme aux équipes soignantes d’œuvrer ensemble en ce sens.

Il y a aussi un chapitre très intéressant sur l’eau et l’accouchement, avec beaucoup d’informations sur ce qu’un bain peut entraîner aux différents stades du travail. L’effet analgésique et détendant du bain est bien connu, mais saviez-vous que l’immersion provoquait la sécrétion d’une hormone, l’ANP, qui est un antagoniste de l’ocytocine (essentielle à la bonne progression de l’accouchement) ? Ceci dit sa libération est lente et prend environ deux heures : il ne faut donc pas rester trop longtemps dans le bain et en sortir si le travail semble s’arrêter. Il vaut mieux également éviter que la mise au monde à proprement parler ait lieu dans l’eau (même si ça n’est pas interdit bien sûr) : l’effet de l’ANP peut notamment entraîner plus d’hémorragies de la délivrance (en ralentissant les contractions utérines) et la surveillance de telles hémorragies est plus compliquée si la femme est dans le bain. J’ajouterai que vous n’êtes pas sans savoir qu’en sortant du ventre maternel le bébé appuie au passage sur le rectum de sa maman et que si celui-ci n’est pas vide… je ne vous fais pas de dessin (sinon allez voir l’excellente chronique de Mère indigne sur le sujet)… mais imaginez en prime si vous êtes dans le bain… désolée pour ceux qui lisent en mangeant…

Pour revenir à des considérations moins scatologiques, il n’est pas recommandé d’avoir un plan prédéfini en tête pour la naissance (du style « je prendrai un bain pour me soulager »), l’important étant au contraire de se laisser aller et d’obéir aux sensations et aux besoins du moment. Chaque naissance est différente, et surtout imprévisible. Le plan doit être justement d’accepter l’imprévisible au fur et à mesure qu’il se présente, même si ça n’empêche pas de préparer certaines alternatives au cas où (pour reprendre l’exemple : s’assurer qu’on accès à une baignoire/piscine même si finalement on ne l’utilise pas).

Globalement j’ai donc trouvé que ce livre était une lecture très intéressante, même si c’est ensuite à chacun de faire le tri dans ce qui lui convient ou pas, et j’aurais tendance à le recommander à tous ceux qui sont concernés de près ou de loin (les femmes enceintes donc mais aussi les pères, le personnel soignant, pourquoi pas une femme qui a mal vécu son accouchement, etc). Il y a d’ailleurs un chapitre sur les hommes dont je ne désespère pas que le Coq lise les neuf pages d’ici le mois de janvier…

Revenons maintenant à une étude citée dans le livre (p. 150) qui a fait débat dans les commentaires du billet précédent. Il s’agit d’une étude où deux groupes de femmes ont eu pour certaines une péridurale avec des anesthésiants, et pour d’autres une péridurale avec simplement du sérum physiologique. L’étude a été faite en triple aveugle, c’est-à-dire que ni l’anesthésiste, ni la parturiente, ni l’accoucheur ne savent qui a du sérum phy et qui a l’anesthésiant. D’après le compte-rendu dans le livre, la satisfaction suite à l’anesthésie était identique dans les deux groupes, ce qui bien sûr ne manque pas de provoquer la surprise, voire l’incompréhension. J’ai donc cherché à en savoir plus. Passons sur le fait qu’il y a des coquilles dans la citation de l’étude (ce qui est souvent le signe d’une citation qu’on a repris chez quelqu’un d’autre sans retourner au papier d’origine… impression renforcée par la présentation des résultats sous forme d’une citation dont on ne comprend pas d’où elle vient et qui cite les deux articles…), l’internet et PubMed permettent de contourner ce genre de difficultés et j’ai pu mettre la main sur le résumé de cette étude, ainsi que de celle qui a suivi (également citée). Malheureusement je n’ai par contre pas pu mettre la main sur les papiers complets. Ceci dit dans ce type d’article le résumé est écrit par les auteurs et passé au crible du comité de lecture donc on peut considérer que c’est relativement fidèle.

Que nous dit le résumé de la première étude (Chestnut et al, 1987, Anesthesiology, 66(6): 774-80) ?

Son but est d’étudier l’influence d’une anesthésie péridurale à la bupivacaïne pendant le deuxième stade du travail* sur le mode d’accouchement (notamment extractions instrumentales). Il y a deux groupes de 46 femmes, l’un qui va recevoir la bupivacaïne et l’autre le sérum physiologique. Mais ceci n’aura lieu qu’à partir de 8 cm de dilatation : jusque là les 92 femmes ont une péridurale « normale ». Or c’est pendant la première phase du travail (donc avant les 8 cm et la substitution par du sérum phy) que les deux groupes ont des taux de satisfaction équivalents (96 et 98 %). Pendant la deuxième phase, les auteurs observent une différence statistiquement significative de satisfaction relative à l’anesthésie (82% des femmes ayant la bupivacaïne vs 41% pour le sérum phy). Concernant les effets de l’anesthésie sur le déroulement du travail :

  • nombre égal de césariennes dans les deux groupes (13%)
  • temps de travail plus long pour la deuxième phase sous produit anesthésiant (124 minutes) que sous sérum phy (94 minutes)
  • 70% d’extractions instrumentales (forceps, ventouse) pour le groupe sous anesthésiant vs 28% sous sérum phy
  • scores d’Agpar des nouveaux-nés non statistiquement différents

Donc on voit bien que l’anesthésiant utilisé (la bupivacaïne en l’occurrence) a des effets importants, significativement supérieurs au placebo, tant en termes de fonctionnement de l’analgésie qu’en termes de conséquences sur le déroulement de la naissance.

Passons maintenant à la seconde étude (Chestnut et al, 1990, Anesthesiology, 72(4): 613-8). Je vais être plus rapide car c’est un protocole très similaire à la première, la principale différence étant de tester un autre mélange de produits anesthésiants, en l’occurrence bupivacaïne à 0.0625% et fentanyl à 0.0002%. En outre, la substitution entre produit anesthésiant et sérum phy a lieu cette fois à dilatation complète, et les deux groupes de femmes ont des tailles différentes (29 anesthésiées, 34 sous placebo). Là encore, autant les scores de douleur sont équivalents pendant la première phase (avant le test à proprement parler donc), autant ils sont significativement plus élevés avec le sérum phy. Par contre les différences observées en termes d’extractions instrumentales ou de durée du travail ne sont pas statistiquement significatives entre les groupes.

D’après ces informations, l’interprétation proposée par Maïtie Trélaün ne me semble donc pas conforme à ce qui est rapporté dans ces études. Pour moi les conclusions des ces résumés sont que l’analgésie péridurale a une efficacité bien supérieure à celle du placebo (même si il y a aussi un effet placebo -et sans doute une combinaison d’autres facteurs-, le taux de satisfaction pour le sérum phy étant loin d’être négligeable) et qu’elle peut avoir des effets sur le déroulement du travail qui peuvent dépendre des produits utilisés. Bien sûr ces conclusions pourraient être remises en question par une lecture complète des publications en question ; il faudrait aussi faire une biblio de ce qui a été publié depuis (ça date un peu), et prendre en compte d’autres facteurs, toutes sortes de choses que j’ai une grande flemme de faire. Mais quoi qu’il en soit j’ai du mal à voir comment on pourrait en déduire que la péridurale n’est pas plus efficace que le placebo.

J’avoue que ça me pose question sur le reste des études citées dans le bouquin, et cela doit rappeler à chacun de prendre avec précaution avec les études brandies à tort et à travers comme montrant tout et son contraire. Evidemment c’est du boulot et du temps d’aller rechercher les études à la source, ça demande parfois des ressources supérieures à ce qui est simplement accessible sur le net, et je suis la première à ne pas m’embêter avec l’exercice…

Bon je vous laisse j’ai rendez-vous avec l’anesthésiste (et ce n’est pas une blague !).

*C’est-à-dire la sortie du bébé, le premier stade étant la dilatation du col et le troisième la délivrance du placenta (voir ici pour la description détaillée).

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127 Commentaires »

  1. Petite réflexion du matin : autant j’ai un souvenir aigu de certaines douleurs (après un accident de voiture px), autant pour les 4 accouchements (terminés sous péri, merci la phase de désespérance que je ne connaissais pas :mrgreen: ) dont le dernier où j’ai bien eu mal pourtant, je ne me « souviens » de rien….. Je me suis toujours demandé pourquoi ….

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, ben c’est la magie des hormones pour nous pousser à la reproduction. Note que dans le bouquin elle explique que ça marche tant qu’on est sous hormones naturelles, donc qu’on garde peu de souvenir de la douleur des contractions par exemple, mais que par contre quand on sort de la physiologie ça marche moins bien (ex tu vas mieux te souvenir d’un forceps par ex).

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  2. @ Béatrice :la nature est bien faite, elle s’arrange (c’te garce) pour qu’on ait envie de recommencer…
    lol
    @ la poule : je me répète, boniface. Autant je suis pas cliente des trucs genre chant prénatal ou relaxation, ça ne marche pas pour moi et si on me dit d’imaginer un champ de fleurs et de me détendre à ces moments là je pourrais bien mordre, autant la méthode boniface a failli me faire dire des mots d’amour à la sage femme. En revanche pour passer le cap de la phase de déséspérance je suis nulle, c’est toujours à ce moment là que j’ai craqué (et en effet je confirme, une péri à complète, c’est pourri.lol)…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pupuce, sauf que je crois que ça s’appelle bonapace la méthode dont tu parles ;-) hélas la SF est en congé maternité, je vous dirai bientôt ce que j’ai pensé de la sophro après un test grandeur nature…

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, la sophro n’a pas tellement fonctionné sur moi le jour J. Par contre, la technique de respiration par le ventre m’a beaucoup aidée pendant la première phase (jusqu’à la « désespérance » et la péri :evil: ). J’ai en revanche beaucoup utilisé la sophro pendant ma grossesse, surtout la nuit, pendant mes insomnies à la fin du troisième trimestre.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, moi j’ai appris la flûte traversière quand j’étais enfant et depuis je respire à peu près toujours par le ventre, donc j’ai vu déjà ce que ça donnait pour mon 1er accouchement (ben ça marche moins bien que la péri :mrgreen: ).

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  3. @ Béatrice, Moi j’ai le souvenir d’avoir appelé ma soeur pour me plaindre de « coups de hache dans le bas du dos » mais effectivement, je ne me souviens plus de ce que ça représente en vrai… ;-)

    @La poule, Merci pour le compte-rendu. Autant pour la naissance du Poussin, j’imaginais que je pourrais y arriver sans péri, autant pour l’éventuel prochain, je flippe… Le moment venu, je lirai ce livre, qui j’espère me redonnera confiance.
    Déjà, avec ce que tu dis, je me demande si j’ai pas bloqué le travail en devenant la femme de l’Atlantide dans ma baignoire, ce qui expliquerait les trois jours de contractions et finalement le déclenchement… Enfin bon, je pense qu’il est plus utile de se préparer à l’avenir que de refaire le passé ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, parfois refaire le passé aide à préparer l’avenir… même si effectivement on ne peut pas refaire le film et il faut accepter que la naissance se soit passée comme ça et qu’on n’y peut plus rien. Mais chaque naissance est différente, il n’y a pas de raison que la suivante soit aussi longue (euh ça c’est ma méthode Coué, je me le répète tous les matins :mrgreen: )

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  4. c’est curieux j’ai toujours presque honte de le dire : j’ai accouché sans péridurale parceque je n’en ai pas voulu (et pourtant je suis du genre trouillarde).
    la douleur est réelle mais constater que mon corps savait tout seul ce qu’il fallait faire m’a fascinée, surtout j’ai découvert une puissance incroyable dont je ne me doutais pas.
    mais c’est mon expérience et je me garderais bien de donner des conseils.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @olympe, faut pas avoir honte ! et surtout tant mieux si tu l’as bien vécu.

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @olympe, c’est marrant, aujourd’hui (et surtout dans la basse cour ;-) ) j’ai plutôt l’impression que c’est le contraire… C’est accoucher avec péri qui fout un peu la honte (enfin, qui n’est pas bien que de faire sans…). Je crois d’ailleurs que je ne lirai pas ce livre qui va encore me culpabiliser de ne pas réussir à être Wonder woman le jour J. Même si j’y bosse hein… :roll:

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  5. Bonjour,

    de mon coté, péridurale interdite…contre-indication. Préparation sophro. Premier accouchement par césarienne sous AG et second accouchement par voie basse. 0 soutien du corps médical présent, abandonnée dans une salle de travail seule toute la nuit. J’avais demandé qu’on me fasse de l’acupuncture (pratiquée par les SF de cet hopital) et l’anesthesiste m’avait dit pouvoir me soulager par une autre méthode, on m’a dit oui oui mais personne n’est jamais venu. Et comme je ne voulais pas déranger ( :roll: ), j’ai attendu vaillamment toute la nuit, me disant que j’allais quand même pas faire ma chieuse et embeter les SF. Quand vraiment je n’en pouvais plus et que j’ai appellé pour que ce p%µ£¨£¨¨£ d’anesthesiste viennent me faire la piqure promise, la SF m’a dit c’est trop tard, on va en salle de naissance (je suis arrivée à l’hosto à 23h, j’ai du aller en salle de naissance à 5h30, mon mari dormait :evil: a coté de moi en salle de travail…). Je dirai que la préparation sophro a pas trop mal marché parce que j’ai pas mal géré toute cette phase, finalement avec le recul…

    Et la, la phase de desesperance, j’ai connu !! Merci La Poule de m’aider à mettre des mots sur ce moment qui m’a fait « honte » longtemps parce que j’ai craqué et que les SF m’ont traitée comme si vraiment je faisais ma chochotte et que « c’est bon Madame, mais la faut arreter et faut le faire sortir ce bébé…on va vous appuyer sur le ventre pour qu’il sorte. Madame, si vous n’y mettez pas du votre, on va être obligés de vous refaire une césarienne, vous savez ce que c’est une césarienne, Madame ! ». Bref, ca s’est terminé aux forceps (sans péridurale je rappelle) et nous avons échangé un paquet de regards noirs avec l’obstétricienne et les SF. Et mon mari continue de penser que j’ai exagéré quand même…

    Zaza

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Zaza, super l’accueil à la maternité ! :roll: et les forceps sans anesthésie… :evil:
    Moi je crois qu’au lieu d’avoir honte tu devrais au contraire être fière d’avoir surmonté tout ça sans soutien ni du corps médical ni (apparemment) de ton mari.

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  6. Ca m’embête un peu tout ça parce que j’ai bien vécu mon accouchement mais à force de lire des trucs notamment ici, j’ai l’impression d’être passée à côté. C’est vrai que ma prépa sur la douleur a été résumée en « vous ne pouvez pas anticiper la douleur, vous pourrez essayer de vous passer de la péri mais 90% des primipares la demandent et les 10% qui restent sont des femmes qui ne ressentent pas les contractions. »
    Donc j’ai eu la péri au bout de 12h heures de travail (il en restait 6h) et elle a été trop dosée sur la fin donc j’ai pas senti mon bébé passer. Sur le coup je m’en fichais et je voulais (veux) avoir un chouette souvenir de ce moment mais plus je lis, plus je me dis que j’aurais aimé être mieux préparée… même si je sais que les regrets ça ne sert à rien.
    Bon c’est peut être aussi que l’idée d’un improbable 2° me travaille un peu à vous lire toutes!

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    Anne CéNo Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe, oh non, tu n’as pas à avoir de regrets (plus facile à dire qu’à faire, je sais !) mais tu as fait ce qu’il te fallait, comme tu pouvais, avec les circonstances, les personnes et les informations que tu avais à ce moment là.

    et j’en reviens pas qu’on t’ai dit ça en préparation !! (“vous ne pouvez pas anticiper la douleur, vous pourrez essayer de vous passer de la péri mais 90% des primipares la demandent et les 10% qui restent sont des femmes qui ne ressentent pas les contractions.”) encore un(e) qui n’avait jamais accouché tiens ! :twisted:

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    pâte a crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé, en même temps sur le coup ça a fonctionné pour moi, ça m’a rassurée et peut être que je me serais bien pris la tête (c’est bien mon genre) jusqu’au bout « péri ou pas péri » et culpabilisé si je n’avais pas « réussi » sans. Quelque part présenté comme une fatalité, la question ne se posait plus.
    Mais à la réflexion, j’aurais, je crois, aimé savoir que c’était possible et surtout être entourée d’un personnel médical qui m’aurait présenté équitablement tous les scénarios possibles.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe, je crois que tu as fait comme tu le souhaitais, comme il te fallait, pour cette naissance, pour ce bébé, en fonction des possibilités que tu avais à l’époque. Si tu l’as bien vécu il n’y a pas de quoi se « créer » un traumatisme.
    En ce qui me concerne, les gens pensent souvent que si j’ai changé de système de suivi et de maternité pour le 2ème c’est que j’ai mal vécu le premier, mais NON, je n’ai pas de regret pour cet accouchement, c’est ce qu’il me fallait pour ce moment, pour cette naissance. Si je change aujourd’hui c’est parce que j’ai besoin d’autre chose maintenant, parce que je trouve que le nouveau système est mieux, ce qui ne veut pas dire pour autant que l’autre n’est pas bon…

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe, je suis TOTALEMENT d’accord avec toi! Ce que je lis souvent ces derniers temps crée une frustration pour ce qui s’est passé avant (et que j’ai bien vécu sur le moment) et une angoisse de ne pas « louper » le truc cette fois-ci et, tout en m’apportant beaucoup, ça n’est pas facile à gérer. Mais mieux vaut-il ignorer ou savoir, telle est la question…

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    pâte a crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, la Poule et Anne Cé, c’est surtout l’improbabilité du 2° qui me crée le malaise face à cette expérience qui devient « unique » donc.
    Je ne garde aucune rancœur contre le personnel médical ou les SF qui ont fait la préparation et je garde un souvenir chouette de ce moment.
    Je regrette juste de ne pas avoir connu de femmes qui m’ont encouragée dans ce sens (j’ai que des accouchements horribles dans mon entourage et j’étais donc bien heureuse qu’il n’y ait eu aucun problème) et je ne connaissais pas non plus la basse cour!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe, faut jamais dire jamais, tu as encore plein de temps avant de fermer boutique et qui sait ce que la vie te réserve ? ;-)

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    pâte a crêpeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, je ne dis pas jamais, je dis c’est pas gagné! :mrgreen:

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    RenardeNo Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe, @ficelle
    Moi aussi les filles…. Je me suis pas spécialement intéressée à tout ce qui concernait la maternité, l’accouchement etc quand j’étais enceinte, ça m’intéressait pas. La prépa accouchement, bein on n’a même pas vraiment évoqué comment gérer des contractions (« faites des exercices de relaxation »…..voui).
    J’ai adoré mon accouchement avec péridurale. J’étais super bien pour accueillir mon bébé. Mais je m’en veux un peu de ne pas avoir un peu plus ressenti ce qui se passait. Même s’il y a un deuxième, hors de question de tenter l’accouchement sans péri, je ne suis pas kamikaze, mais disons que j’envisagerai les choses sous un autre angle.

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  7. je n’ai pas voulu de la péridurale et j’ai accouché sans. dit comme ça, ça semble simple mais cela n’a pas été facile pour autant. la comparaison avec le marathon me parle beaucoup.

    la douleur était bien présente, mais je ne me suis jamais sentie en souffrance, je n’avais pas peur et j’ai bénéficié du soutien de mon mari et d’une sage-femme.

    et je me souviens aussi de la fameuse phase de désespérance, juste à la fin : je n’en pouvais plus et je me disais en moi-même « allez, encore un effort, sinon elle va être obligée d’appeler le gynéco ! » et ça m’a donné l’énergie et la motivation nécessaires pour mobiliser mes dernières ressources pour la naissance.

    comme Olympe, j’ai découvert que mon corps avait des capacités incroyables que je ne soupçonnais pas…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé, d’ailleurs c’est marrant mais les récits de naissance qui sont présentés dans le livre sont très explicites sur le fait que ça n’est pas facile, la douleur n’y est aucunement minimisée. En tout cas je suis toujours heureuse de voir des expériences d’accouchement positives !

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  8. Bon il est 10h passés donc je peux embrayer sur le sujet scato lancé par la poule. J’étais la seule à avoir osé en parlé en prépa sous les regards gênés mais reconnaissants de mes collègues enceintes. Il faut dire que mon homme m’avait expliqué que c’est ce qui l’avait le plus marqué et choqué lors des accouchements qu’il avait vécus, et il est difficilement impressionnable.
    La sage femme avait l’air surpris que j’aborde le sujet, mais c’est vraiment quelque chose d’important à préparer avec son chéri aussi.(après les câlins c’est mieux surtout si vous êtes dans une phase libido up :mrgreen: )

    Le lien Mère Indigne est excellent!

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    ioshiNo Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe, une amie m’avait dit après son premier accouchement « quand tu accouches, tu pousses TOUT. Et ceux qui disent que non, tu dois te retenir de faire popo racontent n’importe quoi, c’est impossible, bébé prend toute la place ». Je ne m’étais jamais posé la question, mais depuis, je sais que c’est normal et ça me rassure de ne pas faire une tronche comme ça :shock: chaque fois que je lis un récit de naissance :grin:

    J’aime beaucoup aussi le lien Mère Indigne.

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    pâte a crêpeNo Gravatar a répondu :

    @ioshi, manquerait plus que l’on ait à faire le tri de ce que l’on pousse!! :mrgreen:

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    AnSoNo Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe, :lol: :lol: :lol:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe, moi aussi j’ai posé les questions qui tuent en séance de prépa devant une dizaine de gros bidons médusés mais finalement très intéressés :
    - quid du laxatif/lavement ? obligatoire ? conseillé ? à voir soi-même en son âme et conscience :lol: ?
    - quid des poils de foufoune ? est-on rasée systématiquement ? sur quelle zone ? etc
    Aucune honte la Poule, j’ai gardé la tête haute :lol:

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    EveNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, moi aussi j’avais posé ces questions! :lol:

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    pâte a crêpeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, pareil, le tout avec un vocabulaire hyper soigné…la classe :cool:

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  9. Une préparation haptonomique peut aider à aborder ce passage plus sereinement. Meme si ma préparation n’a pas été faire dans les regles de l’art, l’haptonome parlait également de ce concept douleur /souffrance.

    c’est à ce moment de passage de la douleur à la souffrance que j’ai demandé une péri meme si je ne souhaitais au départ pas de péri (mais bon, vu que j’étais déclenchée, ouh ouh c’était un peu chaud) En gardant toujours en tete tous les conseils de cette haptonome. (technique de sophro aussi, autopersuasion,etc, « l’eau bleue » :roll: …)

    Par contre pour les études comparatives, j’hallucine… Merci la poule de ce travail de recherche…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Charlotte, franchement il me semble que le déclenchement c’est largement une indication à la péridurale, il y a quelques femmes qui font sans mais c’est rare (et souvent parce que très rapide).

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    CharlotteNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Yes c’est pourquoi je suis assez fiere de moi et que j’ai un bon souvenir de mon accouchement malgre les petits soucis des heures/jours qui ont suivi..J’ai eu l’impression de garder la maitrise de mes sensations…(sans doute doute qu’une impression…)

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  10. Ici pas de péridurale souhaitée et accouchement sans péri… mais j’aime aussi beaucoup l’image du marathon!!!
    Pour être franche je n’ai jamais eu autant mal (au point que j’en ai vomi un paquet de fois – ça je m’en suis souvenue 1 mois après!) mais y’avait un but.
    Et sans la SF qui me soutenait dans ce choix j’aurai pas tenu. Le pauvre papa était trop occupé à gérer mes engueulades pour un oui ou pour un non :oops: il ne garde malheureusement pas un beau souvenir du travail!
    J’y peux rien c’était plus fort que moi il m’énervait pas possible!!!
    Par contre pas de coco ici, un délestage aux toilettes pendant le travail un peu encouragée par les SF a suffit.
    Et j’ai cru à un pipi à un moment du travail, à ma grande honte, mais je me suis rendue compte ensuite que c’était la poche des eaux! ma vessie ne pouvait pas contenir 10l… :lol:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Eve, oups pour le papa ! faut pas que le Coq lise ça :lol:

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    pâte a crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Eve, la mauvaise humeur et le vocabulaire qui dérape, c’est ce qui m’a poussée à demander la péri car je n’avais pas envie d’être énervée ni que mon bébé entende comme premiers sons les jurons de sa mère…c’est ce que j’avais en tête après une nuit blanche de contractions…! :lol:

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    LolaNo Gravatar a répondu :

    @Eve, ton récit ressemble beaucoup à ce que j’ai éprouvé pour mon 1er accouchement, à part que la péridurale, je l’avais voulue et demandée, c’est juste que je ne l’ai pas eue (anesthésiste bloqué sur une césarienne), et que j’ai eu l’impression de vivre ce que doivent endurer les gens que l’on torture et qui rendent tripes et boyaux… il n’y avait pas grand-monde pour me soutenir, à part le papa complètement terrassé par ma souffrance, et de temps à autre une SF qui venait essuyer.
    J’ai testé ensuite 2 accouchements sous péri, du pur bonheur, et pour avoir vécu les 2, je ne trouve pas qu’on passe à côté de son accouchement sous péri (j’ai bien senti passer bébé, c’est moi qui l’ai sorti toute seule)… au contraire, on est plus en forme après pour enchainer sur les nuits fractionnées et l’allaitement, mais bon, faut dire que dans mon cas, la version sans péri, c’est « plus jamais ça ». ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Lola, je trouve que ton histoire montre bien un des gros problèmes dans notre système actuel : il y a toujours des cas où la péri n’est pas possible et les femmes n’y sont pas du tout préparées, souvent ne l’envisagent même pas ! Tout le monde devrait être préparé aux deux alternatives, même si ensuite bien sûr il revient (dans la mesure du possible) à chacune de choisir.

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    EveNo Gravatar a répondu :

    @Lola, je n’ai pas été en souffrance j’ai juste eu très très mal!
    mais je m’y attendais à cette douleur… j’étais juste pressée qu’elle arrive ma puce! et je pense que si ça avait duré trop longtemps j’aurai sauté sur la péri, d’ailleurs quand la SF m’a proposé de percer la poche des eaux pour accélérer en me demandant de décider ben j’ai dit oui direct même si elle m’avait prévenue que les contractions seraient + douloureuses.
    et la phase de désespérance ça a donné du « mais quelle idée » que je répétais en boucle car oui je pensais à « quelle idée d’avoir voulu faire un bébé??? »
    et moi je préférais sans péri justement pour l’allaitement (bébé + énergique car il reçoit forcément du produit) + comme je suis très migraineuse j’avais peur des effets secondaires et voulais être en forme les jours suivants.
    comme quoi pour des raisons similaires on peut décider tout le contraire!
    et bizarrement je pétais le feu à la maternité, malgré des nuits courtes, j’aurai préféré avoir + de visites à la maternité qu’à la maison…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Eve, juste pour info, moi après une péri longue (près de 12h) j’ai eu un petit morphale qui tétait comme 12 dès sa sortie du bide et en ce qui me concerne plutôt en bonne forme pour quelqu’un qui vient d’accoucher et qui a enquillé 2 nuits blanches. Mais évidemment c’est très variable au cas par cas.

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  11. Ce qui serait bien c’est de sortir de l’approche binaire « avec péri, t’as pas mal mais tu passes « à côté » de ton accouchement »/ »sans péri tu douilles sévère, mais tu as « réussi » (quoi on se le demande bien tiens) ? » (les termes entre guillemets sont ceux de pâte à crêpe, mais on peut les retrouver dans n’importe quelle conversation sur le sujet).

    Je pense qu’il y a autant de cas de figure que de naissances et que le point primordial c’est une information suffisante et honnête sur le déroulement d’un accouchement. Pour la naissance de mon ainée j’ai été prise au dépourvue (elle avait un mois d’avance) et j’ai bien morflé en attendant la péri et au moment de la poussée. Pour la seconde j’ai eu la péridurale tout de suite, et comme je savais grosso modo à quoi m’attendre j’ai été beaucoup plus détendue pendant toutes les étapes de l’accouchement. Au final même avec péri je n’ai pas du tout eu l’impression de vivre « passivement » la naissance de ma fille, bien au contraire, j’ai vraiment pu être « présente » (au sens bien concentrée sur les évènements hein) à chaque instant de la sortie.

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Chofie, sans doute une question de dosage… Moi je « regrette » a posteriori la péri tardive trop dosée et le temps très long qui s’est écoulé ensuite…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Chofie, je suis bien d’accord que le débat n’est pas si simple et il n’y a pas le bon accouchement sans péri vs le mauvais avec péri. Chaque naissance est différente, et chacune a sa façon de gérer ça.

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    AnSoNo Gravatar a répondu :

    @Chofie, ici en tous cas, je pense que tous les comportements sont bien acceptés par la basse-cour, mais que c’est plutôt, comme le montre pâte à crèpe, chacune qui se met la pression ou non en fonction de son vécu, de ce qu’elle a pu faire ou pas, ce qu’elle savait au moment où…
    ça peut être un peu dur de voir qu’on aurait pu faire autrement et de se dire qu’on aurait sûrement préféré, surtout quand ça touche à la grossesse / l’éducation / l’accouchement…

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    Meduse69No Gravatar a répondu :

    @Chofie, je suis entièrement d’accord : arrêtons de nous prendre la tête avec ce supposé « choix » : d’abord on a toujours (en tous cas on devrait !) la possibilité de changer d’avis à la dernière minute (même si effectivement une péri à 8 cm c’est sans doute pas super), et ensuite… préparons-nous au maximum afin de pouvoir mieux nous laisser porter par les évènements, on est parfois agréablement surprise par un bon déroulement, et le poussin qui déboule alors que personne ne s’y attendait, sans faire de bruit et sans l’aide de personne. Ca arrive ! Oui, moi aussi je suis contente d’avoir eu la péri pr Puce n°1, même si je pense que ça a ralenti l’expulsion (3h sans qu’il ne se passe plus rien à dilatation complète…), que je n’ai pas tout senti (en particulier la poussée), et que ça a rendu les suites de couches un peu plus douloureuses ; j’étais anxieuse, la péri m’a permis de me détendre et d’accueillir avec le sourire mon petit trésor. Et si pour Puce n°2 j’ai accouché sans péri, ce n’est pas faute de l’avoir réclamé, c’est juste parce qu’elle avait décidé de prendre le toboggan et de nous faire une grosse surprise. En fait, je suis du genre à prévoir « ceinture ET bretelles » et à oublier de mettre le pantalon le jour J, sous le coup de l’émotion :lol:
    Il faut cependant être juste : il y a la douleur et il y a la peur de la douleur ; pour mon 2ème, sachant ce qui m’attendait, j’avais beaucoup moins peur, et donc j’ai beaucoup mieux tenu le coup (presque trop, il était temps de partir à la mater’).
    Très bon article, la Poule, et bravo pour la recherche sur les sources des études citées, essentiel.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, « je suis du genre à prévoir “ceinture ET bretelles” et à oublier de mettre le pantalon le jour J, sous le coup de l’émotion » :lol: :lol: :lol:

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  12. Ton compte rendu est super (comme d’hab), mais le coup de l’étude décrédibilise le tout je trouve… Le bouquin vaut quand même le coup?

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    AnSoNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, La Poule, même question que Ficelle…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, j’y ai réfléchi, et je pense qu’en fait d’une part elle est d’une génération qui en moyenne parle super mal anglais et d’autre part c’est juste pas sa formation d’aller chercher et critiquer des études. Ce qui ne l’empêche bien sûr pas d’être sans doute une très bonne sage-femme (parce que clairement parler anglais et faire de la biblio sont pas les compétences les plus essentielles pour être une bonne sage-femme me semble-t-il). Je trouve quand même qu’il y a une réflexion intéressante, et un panorama assez large ; justement j’avais un peu un a priori négatif sur le bouquin, qu’il allait pas m’apprendre grand chose et être tellement biaisé que ça allait m’énerver et finalement j’ai été très agréablement surprise.

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    soleil- a répondu :

    @Ficelle, de mon point de vue, oui le livre vaut quand même la peine d’être lu… L’auteur ne se sert pas de cette étude pour affirmer quoi que ce soit mais juste en un paragraphe, pour dire que ça l’a interpelée et que ça montre bien le mystère qu’est la douleur, et lancer une réflexion.
    Mais sinon il est très intéressant ne serait-ce que pour tout ce que j’ai appris sur la physiologie de l’accouchement, l’équilibre hormonal fragile qu’il implique, les mécanismes cérébraux…
    Moi, il m’a confortée dans mon choix d’un accouchement naturel (j’attends mon premier et accouchement prévu en maison de naissance), mais je trouve qu’à aucun moment il n’est culpabilisant pour une femme qui aurait déjà eu un accouchement moins « en conscience », donc avec médicalisation, péridurale… En tout cas on sent que l’auteur fait très attention à ça !

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @soleil-, @La Poule: bon, ben je vais investir alors… Chuis plus à ça près de toute façon :roll: ;-) (Au fait, je recherche Les Instincts maternels, vous savez si ce titre est en rupture? Je ne le trouve nul part…)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, je pense qu’effectivement dans ton cas ça peut être assez intéressant, vu que tu vas avoir une étude de cas concrète dans quelques mois :mrgreen: .
    http://www.amazon.fr/Instincts-maternels-Sarah-Blaffer-Hrdy/dp/2228896594/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1259699262&sr=8-1

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, je l’ai commandé à la librairie du coin… (Les Instincts maternels, hein, pas encore J’accouche bientôt et j’ai peur de la douleur… Pas plus de deux par semaine ;-) )

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  13. j’apprécie de voir apparaître clairement la séparation entre douleur et souffrance ! c’est très difficile de faire comprendre aux gens que la douleur peut être gérée et qu’un accouchement ça n’est pas des heures de souffrance « pour le plaisir » ou même « pour la bonne cause ». non, ce sont des contractions douloureuses, plus ou moins gérables et supportables, avec plus ou moins de souffrance associée, et un arsenal de moyens pour gérer la douleur et lutter contre cette souffrance.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, ah mais si tu lis le livre tu verras qu’il ne faut pas gérer la douleur, mais au contraire te laisser emporter et guider par elle ;-)

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    AnSoNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oui bon, ok :mrgreen:
    je crois que gérer passe mieux auprès du reste du monde :roll:

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, tout à fait d’accord avec toi…. et moi aussi presque j’ai honte vis à vis de certaines personnes de dire que j’ai accouché sans péri…. leurs réflexions d’avant c’était « bon courage » et là c’est « quel courage »… mais moi je ne me reconnais pas là dedans…. c’est pas du courage, c’est juste l’intime conviction que mon corps savait faire et que je n’avais pas besoin d’y mêler une quelconque intervention extérieure et médicale… pour autant je me sens obligée de justifier que oui quand même j’en ai bavé, car je n’ai pas non plus envie que l’on mette cette « non péri » sur le compte que je devais faire partie de ces femmes qui ne ressentent rien… c’était loin d’être le cas!
    Enfin « honte » est un peu fort, je suis juste un peu pudique sur comment j’ai vécu cette naissance… pas envie d’agresser les gens avec mon vécu et de renvoyer une quelconque image du « sous péri, c’est nul »… parce que en fait je suis super fière de cette naissance!!! Mais surtout fière de l’avoir vécu comme je l’espérais, dans l’intimité de notre maison, plus que sans péri…
    Et moi la seule chose que j’ai géré c’est de savoir que je ne pouvais RIEN gérer :mrgreen: mais t’as raison, dans le discours ça passe mieux!!!!!

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  14. j’arrive un peu après la guerre et j’ai évidemment plein de chose à dire :mrgreen:

    @lapoule : un grand merci car je viens de mettre des mots sur la phase de désespérance ! C’est un moment horrible (oui!) que j’ai traversé pour PEtit Bonhomme. J’ai vraiment dit « je ne sais plus ce que je dois faire »  » je ne vais jamais y arriver »… avec l’impression réelle et profonde que tout va partir en vrille et qu’on ne maitrise plus rien. C’était juste une catastrophe car j’ai regretté de donner cette image « faible » de moi. Oui, on est wonder woman, on ne se refait pas. J’en ai beaucoup pleuré (merde, j’avoue tout.)

    @pate à crêpe : c’est ce qui m’a le plus géné pour Grand Bonhomme, je n’ai rien senti du tout et j’ai juste regretté d’être « passé à coté ». Du coup, j’ai « bossé » le sujet pour PEtit Bonhomme… ceci étant, je pense qu’il ne faut focaliser dessus. En fait, d’expérience (aie) j’ai l’impression que l’accouchement d’un deuxième ne viendrait pas réparer les blessures du premier.

    @charlotte : la difficulté avec le déclenchement, c’est que tu rentres dans un protocole bien clouté. TRaduction : la perf d’ocytocine, c’est tout de suite au max donc contractions à fond dès le début + monitoring donc, impossibilité de bouger… résultat, évidemment tu morfles, et quand on pense en plus que personne ne vient te soutenir parce que « c’est normal dans un déclenchement de ne pas supporter… », faut pas s’étonner de craquer. Ca a été mon cas, et à mon grand regret, j’avais fait le plus gros du travail, il m’aurait juste fallu quelques encouragements de plus…

    Est ce qu’on sent bien que j’ai beaucoup de regret, là? PArce que je ne voudrais pas non plus décourager toutes celles qui vont accoucher, comme l’ont dit beaucoup de personnes, il n’y a pas que 2 faces, Soeurette adorée, par exemple, a accouché avec péridurale, et a tout senti et tout s’est bien passé et est super contente ! (c’est d’ailleurs pour ca qu’elle m’a prise pour une cinglée quand je lui ai parlé de plateau technique…)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, de toute façon je crois que péri ou pas péri, arriver à un accouchement avec la volonté de tout contrôler et de se montrer sous son meilleur jour, ça n’est pas très réaliste. Je pense avoir eu aussi une forme de phase de désespérance sous péri (!!) pour le Poussin, puisque je suis restée bloquée à 8 cm pendant + de 2h. Quand les sages-femmes ont commencé à parler d’appeler l’obstétricien, j’étais vraiment super déçue (+ de 24h de travail pour finir en césarienne, argl !) et je me suis rappelée de ma prof de yoga qui nous avait bien dit : il faut laisser couler, se laisser traverser par ses émotions etc. Donc j’ai mis ma dignité dans un coin, j’ai fondu en larmes (je DETESTE pleurer en public), les sages-femmes m’ont accordé une heure de rab au calme, et après ça j’étais à complète et le Poussin avait commencé à descendre, et ça s’est fini super ! Parfois c’est aussi accepter de « s’humilier » qui fait qu’on est une wonder woman finalement… (mais j’avoue que cet aspect perte de contrôle me fait un peu peur aussi pour l’accouchement à venir :oops: )

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    CharlotteNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, Completement d’accord avec toi Nashii.. C’est vrai que le declenchement a deja un inconvenient et un avantage majeur (quand il est decide pour raison medicale), c’est de savoir quand tu vas passer a la casserole (a 24h pres…)

    J’etais tres decu d’etre declenchee et du coup remontee a bloc et je pense que je ne serais pas arrivee aussi loin sans les sages femmes et l’interne qui me suivaient et SURTOUT grace au Coq, qui bien de desempare devant tant de douleur, n’a rien laisse paraitre…

    Les contractions, meme sous ocytocine, n’ont plus ete gerables apres la rupture (provoquee) de la poche des eaux.

    J’espere que pour tes prochains Bonhommes :mrgreen: tout se passera mieux. Et avec en tete les discussions de la basse cour, ca va aller tout seul!!!

    @la poule : toutes avec toi!! Pense a nous quand tu craqueras… ca veut dire que Mister poussin n2 ne va pas tarder!!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Charlotte, merci pour les encouragements ! Enfin pour le Poussin quand j’ai demandé la péri j’étais à « 2 doigts larges », pas vraiment la phase de désespérance :oops: Il est juste arrivé environ 12h plus tard… :roll: :mrgreen:

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  15. j’admire beaucoup celles qui se lancent sans péridurale, je suis bien trop douillette pour l’envisager….j’espère juste que ce sera par voie basse cette fois-ci. Ma seule exigence est que le papa soit là.
    Mais c’est vrai que le discours « sans péridurale = warrior / avec = lopette » commence à m’énerver, avec le côté « mère qui démissionne dès l’accouchement » pas du tout culpabilisant… Bon, c’est aussi pour cela que je fréquente la basse-cour et ses discours mesurés ;-)

    @pâte à crêpe : si on avait dit, il y a quelques années, à mon bonhomme qu’on aurait une puce ensemble, il aurait été très perplexe, si on lui avait qu’il y en aurait un 2e, il se serait étranglé de rire et d’incrédulité… Alors, rien n’est jamais joué.

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    Anne CéNo Gravatar a répondu :

    @sophie, honnêtement je ne pense pas qu’il y ait là de quoi mériter admiration.
    si j’ai accouché sans péridurale, c’est bien par volonté de ma part mais surtout parce que les circonstances me l’ont permis (grossesse normale et accouchement sans complication) et surtout parce que j’ai été entourée de personnes soutenantes.

    quant au discours culpabilisant, forcément j’ai entendu l’inverse « ah mais tu es maso !! » ou « on voit bien que tu ne sais pas de quoi tu parles »… ce qui prouve bien que la pression morale exercée sur les mères (ou futures mères) est toujours aussi forte !

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé, les 2 discours coexistent avec leurs intégristes des 2 côtés, et c’est pénible ! A force de lire des témoignages sereins, non militants, d’accouchement sans péridurale, j’ai mis de l’eau dans mon vin …c’est pourquoi je parle d’ »admiration » car pour moi, pouvoir maitriser cette douleur est presque du niveau de la science-fiction.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sophie, encore une fois, on ne peut pas comparer les accouchements, même si on ne peut pas s’en empêcher ! Pour moi le principal est d’être bien informée des alternatives et possibilités et de pouvoir trouver ce qui nous convient le mieux. Après, inch’Allah !

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    maman durableNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé,

    bonjour,

    - pour mon premier accouchement, je voulais accoucher de manière physiologique ( sans péri sauf si besoin, mais pas que ça). et ce qui m’a beaucoup aidé à vivre ce moment c’était la présence de MA sage-femme (accompagnement global: travail à la maison avec elle puis accouchement à la maternité) ! ça fait vraiment du bien d’être accompagné par une personne que tu connais, en qui tu as confiance, t’écoute, t’encourage, et qui finalement te donne confiance en ta capacité à accoucher (oui après cet accouchement je me suis sentie « capable » et pas du tout une wonder-woman); avec tout ça j’ai pas eu besoin de recourir à la béquille chimique. elle a su trouver les bons mots pour m’aider à gérer la douleur ! L’accompagnement global ça change vraiment tout !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @maman durable, je mise aussi pas mal sur l’accompagnement global pour ça !

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    pâte a crêpeNo Gravatar a répondu :

    @sophie, ;-) merci…!

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  16. Bon, le point de vue de l’homme après notre discussion sur le fait que je n’ai pas senti que le personnel médical ait eu la volonté de m’encourager à me passer de la péri:
    Il explique que la péri, c’est beaucoup plus peinard pour le personnel médical et beaucoup moins chiant que l’accompagnement d’une femme dans la gestion de la douleur durant toute la durée du travail (qui peut être long). Avec la péri, une piquouze, explication de l’auto doseur de produit miracle, et « à tout à l’heure pour voir à combien vous en êtes! »…
    Bon, c’est un cynique mon homme, mais il a vécu 4 accouchements et je crois qu’il n’a pas tort quelque part…

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe, On a un point commun avec ton homme …..! Pas si cynique que ça, à mon avis…. :roll:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe, bien sûr, il y a des sages-femmes qui voient très peu d’accouchement sans péri et ne savent pas comment les « gérer ». Et puis il y a surtout des services en sous-effectif où entre toutes les patientes + la paperasserie, ben c’est plus simple d’avoir tout le monde sous péri + monitoring, ça se fait tout seul. Une sage-femme par femme, c’est très très rare (à la limite pour ça l’avantage d’une grosse structure c’est qu’il y a des gentilles étudiantes qui ont plus de temps à passer à te tenir la main que les titulaires). Et à partir du moment où on paie un anesthésiste de garde, autant le rentabiliser, alors qu’investir dans du matos, des formations pour le personnel, ça fait des dépenses en plus et des revenus en moins (tarification à l’acte : la maternité est payée pour une péri, pas pour un bain…). Là aussi c’est un tableau cynique et caricatural mais c’est clairement une partie du problème.

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, et c’est bien à cause de tout ce que tu dis que j’ai fait 50 minutes de voiture pour aller accoucher alors qu’il y a une maternité à 5 minutes à pied de chez moi ;-)

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    gégéNo Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe,
    Je suis aussi d’accord avec l’interprétation de ton homme. Pour mon second, la sage-femme a avoué (au stade de la dilatation complète et du début de poussée) qu’elle n’était pas habituée aux femmes sans péri, en fait, ça allait un peu trop vite pour elle ! Drôle de message à entendre, heureusement que j’étais déjà dopée, sous hormone à cette heure .. mais rétrospectivement, ça pose question ! :-)
    Au fait, question bain, perso, je ne sais pas si ça a ralentit l’affaire, mais en tout cas, c’était très agréable (surtout les bulles, chaudes… mummh). Par contre, je suis d’accord, mieux vaut sortir à temps ! moi, ça a été tout juste !
    Question bouquin, le livre d’Isabelle Brabant, une naissance heureuse a été intéressant à lire (mais à noter qu’il reste fort orienté « naissance au naturel »).

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  17. c’est marrant mais le bain, c’était pas du tout mon truc. J’ai essayé de me mettre dedans au tout début des contractions pour voir « si ca passait tout seul » mais en fait, ca m’enervait plus qu’autre chose !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, justement, le bouquin explique qu’il ne faut pas y aller si tu n’en ressens pas l’envie, que ça ne doit pas être une idée « rationnelle ».

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    CharlotteNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, idem, la baignoire, remplie d’eau bien chaude m’attendait mais je n’en ai pas eu envie…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Charlotte, dans le bouquin elle parle d’une maman qui avait apprécié d’entendre le bain couler mais n’avait aucune envie d’y aller pour autant…

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, moi j’ai adoré! Comme quoi… Et j’ai perdu les eaux dedans (enfin je pense, parce qu’avant rien et après… rien non plus!)… :mrgreen:

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    CharlotteNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, Alors a moins qu’elle ait tout bu, je pense aussi… :mrgreen:

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    pâte a crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Nashii, moi j’aurais adoré le bain mais comme j’avais perdu les eaux avant même le début des contractions, cela m’ été refusé car risque infectieux. :twisted:

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    nanais a répondu :

    @pâte a crêpe, Comme quoi ca dépend des maternités, j’ai aussi perdu les eaux plus de 24 heures avant le début des contractions, mais on m’a laissé prendre un bain!

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    pâte a crêpeNo Gravatar a répondu :

    @nanais, ahhh! je suis verte…! :twisted:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @nanais, oui il y a divergence sur ce point selon les protocoles et les praticiens. Dommage pour pâte à crêpe :roll:

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  18. Difficile de papoter après la bataille, surtout que j’ai pluuuuuuus²le temps de commenter dans le détail :|
    Bon je vais étonner personne, j’ai adoré ce bouquin qui pour moi a été très parlant… je n’ai chaque fois pas le recul de La Poule qui vraiment vérifie l’info, et c’est super! Après je le trouve pas culpabilisant pour les femmes voulant accoucher sous péridural. Pour moi qui suis à la fois très très instinctive (« mon corps sait accoucher ») et très cérébrale (« ok mais comment ça marche un accouchement? la douleur? »), c’était l’idéal ce bouquin.
    Et puis, arrêtons d’opposer accouchement avec ou sans péri et les « c’est bien ou pas bien »…. moi je milite pas forcément pour un accouchement « naturel », je milite pour une INFORMATION juste et réaliste, car les femmes sont souvent désinformées car effectivement accoucher sous péri, pour l’équipe médicale c’est tranquille….
    Et pour la partie, je pousse tout :mrgreen: je confirme… la sage femme avait abordé le sujet sans détour : « qd bébé descend ds le bassin, il appuie sur le rectum (« l’ampoule rectale »?) donc si y’a quelque chose à faire, on le fait et pis voilà! ». Et j’avoue que ça me faisait peur cette partie là car je ss trèèès pudique avec dees « inconnus » (remarque pour le caca, chuis pudique avec mon homme aussi :mrgreen: ). Bon et en fait, qd effectivement, bébé est descendu dans le bassin, mon corps poussait tout seul et tout!!! J’étais sur un tabouret d’accouchement, dans mon peignoir donc mon homme n’avait pas la vue mais l’odeur j’avoue… Oh la honte :???: bon, quand j’ai dit à la sage femme ce qui se passait, elle a répondu « ah ben très bien, c’est que bébé descend bien »…? :shock: ok alors je me pose plus de question! :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, tu m’étonnes que tu n’as plus le temps… ;-)
    Pour le Poussin, j’étais bien contente que les contractions du début du travail entraînent une vidange intestinale naturelle, et j’espère fortement qu’il en sera de même cette fois-ci :lol:

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    Meduse69No Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, moi tout pareil, la 1ère fois on m’a gentiment prié d’aller aux toilettes alors que je venais de perdre les eaux (et avant l’arrivée des contractions) ; la 2ème fois, les contractions m’ont « naturellement » amenées aux toilettes 3h avant… et je n’avais aucun doute (je précise pour celles qui auraient peur de voir atterrir une p’tite tête dans la cuvette !) sur ce qui allait sortir ! :mrgreen:

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    AnSoNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, tu rigoles mais j’en connais qui une qui a accouché aux toilettes en arrivant à la maternité… poussée par un besoin urgent combiné à la sortie du bébé :mrgreen:

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    Meduse69No Gravatar a répondu :

    @AnSo, aaaahhhh bon ???!!! :shock: mince alors… je suis contente d’avoir décidé de m’arrêter à 2 poussins, vu la vitesse de mes accouchements, un 3eme risquerait de pointer son nez aux toilettes alors :???:

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    AnSoNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, mais maintenant t’es prévenue, tu vas faire attention :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, cf pâte à crêpe, faut jamais dire jamais pour le suivant :mrgreen:

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    Meduse69No Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, bin, quand bien même je (on …) le voudrait, vu mon âge canonique, la nature ne le laissera pas passer :cool:

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, et c’est quoi ton age canonique :mrgreen: (ici un N° 4 à un age bien canonique :lol: )

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    Meduse69No Gravatar a répondu :

    @Béatrice, heu… bientôt 41 ! :oops: Je sais, « j’ai un couple d’amis qui a eu des jumeaux alors que Madame avait 48 ans et se croyait rangée des voitures -heu des couches sales – 18 ans d’écart entre le binôme et celui qui se croyait le petit dernier :mrgreen: « 

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, http://www.jaddo.fr/2009/03/18/peu-probable/
    Tu vois tout le temps qu’il te reste :mrgreen: :mrgreen:

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, Ah oui … pas mal tes amis :lol: Bon, puisque tu as dit ton age, j’avance le mien, y’a pas de raison :mrgreen: 43 ans à la mise en route du P’tit Mec N°4 (et 45 au prochain anniversaire) ;-)

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    Meduse69No Gravatar a répondu :

    @Béatrice, ahahah, excellent, la patiente de 51 ans qui pense avoir chopé une gastro… bon, je vais me faire poser un stérilet (en France – en Allemagne ça coûte 150 à 300€, non remboursé, tout comme la pilule d’ailleurs – ceci n’a rien à voir avec le schmilblick, c’est juste pour montrer qu’en France il y a des ptits trucs pas mal quand même), prendre la pilule et imposer le latex entre moncheri et moi :twisted: (et NON, on ne l’appellera McG…)

    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, pareil! Direction les chiottes dès que je suis arrivée à la mat’ (environ 2 cm). J’ai même dû arracher le monitoring pour aller me vider à temps… :oops:

    Répondre

  19. Perso, j’ai eu une chance folle. Arrivée à l’hôpital à 8h30 environ et accouchement terminé vers 10h00 et des brouettes. Bon d’ac, j’avais perdu les eaux à 3h00 du mat, mais j’avais mal compris la sage femme (hapto). Je croyais avoir 24h etc… pour arriver à la clinique. Beeeeeeeeeeeeeep tout faux :oops:
    De toute façon accouchement sans péri, car le personnel médical était over-booké. On nous a même précisé que j’allais être transférée dans un autre hôpital ou clinique (je vous raconte pas notre tête), car il n’y avait plus de place… :evil:
    Donc quand je me suis dit que je n’en pouvais plus (merci pour l’expression « désespérance », jusqu’ici je ne savais comment le dire avec les termes techniques) et que j’ai demandé (hurlé pour avoir) la péri… Chéri a couru dans les couloirs pour trouver la SF… Tiens il a même croisé mon gynéco, qui n’en avait rien à faire (hôpital pas clinique !! :evil: ). Ben c’était trop tard Bébé était en route pour l’aventure! :grin: Encore merci chéri d’avoir été là pour me soutenir dans les contractions et pour avoir sacrifié ta grande main entre les petites mains :roll: :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @MAlice, y avait quand même quelqu’un au moment de la naissance ? ou vous avez vraiment tout fait tous seuls ? :lol:

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @MAlice, héhé ça me rappelle l’histoire que ma mère raconte concernant ma naissance… Selon elle: peu après son arrivée à la mat’, elle a fait appeler la SF pour lui dire qu’elle sentait le bébé venir. La SF ne l’a pas prise au sérieux (« Pour un premier madame, ça va prendre un peu plus de temps » :evil: ) et l’a laissé en plan. Au final, 20 minutes plus tard, le personnel a dû la transporter en urgence dans un ascenseur jusqu’à une salle de naissance où elle a accouché en cinq minutes. Pendant le transfert, elle aurait « senti ma tête entre ses jambes » :shock: :mrgreen: Bizarrement, pour moi, ça ne s’est pas DU TOUT passé comme ça :roll: :lol:

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  20. Non nous avons eu de l’aide :lol:
    En fait Chéri a déniché une étudiante SF dans les couloirs. Elle est devenue blanche en constatant que le moment M. était presque là.
    Vu qu’en arrivant 2h plus tôt il n’y avait plus de place dans les salles de travail, j’attendais donc avec un monitoring en salle de consultation gynéco.
    La petite demoiselle n’a fait ni une, ni deux, elle m’a installée, vite, vite, dans un fauteuil roulant et j’ai traversé l’hôpital à MAG2 :???: on a même failli se crasher sur une porte pare-feu… avant d’arriver dans une salle d’accouchement (enfin libérée).
    7 minutes après bébé était né. Merci à la SF et à sa stagiaire ! Pour un 1er ça a été rapide :oops: Et c’est vrai que la mémoire s’apparente à celle d’un poisson rouge :p

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @MAlice, moi j’en connais qui ont accouché en salle d’examen ou même dans les vestiaires :lol:

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  21. Accouchement avec péri pour la première, posée en catastrophe (« Mais madame, je n’ai jamais fait de péri à une femme aussi grande ») :shock: , mal posée, surdosée à la fin, un cauchemar…
    Pour n°2, j’étais décidée à pas de péri sauf si je ne tenais pas, j’ai connu le moment de désespérance et merci la poule de mettre des mots sur cette honte suprème :oops: et j’étais heureuse d’avoir été jusqu’au bout avec une sage-femme qui m’a fait confiance :grin:

    Ce qui m’inquiète dans ton article quand même c’est : est-ce que ces femmes étaient informées de l’expérience « grandeur nature » qu’elles allaient subir ? :?:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @carabosse75, normalement oui les patients qui participent à un essai clinique doivent donner leur consentement ! en tout cas dans un pays démocratique…

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  22. Merci la Poule pour ce bel article.
    Je ne vais pas me répéter, j’avais déjà laissé un commentaire sur mon accouchement dans un autre article mais depuis que j’ai accouché (il y a 18 mois), je me suis beaucoup intéressé à ce sujet, j’ai découvert des tas de choses et je pense que la douleur est toujours mieux vécue quand elle est accompagnée et expliquée. Vraiment je pense que la prochaine fois, j’aborderai cela d’une toute autre manière. Et j’aurai des milliers de questions pendant le travail, et pourquoi j’ai mal là, où ça en est, comment ça se présente, etc… La sage-femme aura interêt à être de bonne humeur! ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Bobine, ah mais non, pour mieux vivre la douleur il faut déconnecter son cerveau « rationnel », les questions il faut les poser AVANT ;-)

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  23. Salut P.P
    Si tu avais les références de cette étude page 150, des fois que mes copains que ça éclate de disséquer les publications médicales soient en mesure d’en tirer l’essence et d’y détecter les biais.

    E.P.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Emma Plaf, euh j’ai donné toutes les références dans le texte, ainsi que des liens vers les résumés sur PubMed, j’ai rien de plus et normalement ça suffit amplement pour les retrouver.

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  24. Ah zut, j’avions loupé les liens, sorry.
    EP

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Emma Plaf, no problemo ! tu nous tiendras au courant s’il y a une analyse plus poussée de la chose ?

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  25. Je viens de finir le dit bouquin et je l’ai trouvé paradoxalement assez réconfortant. J’ai beaucoup aimé les témoignages de parents. J’ai retrouvé les sensations de mon début de travail (péri à 6/7 cm) et j’ai une idée plus précise des affres qui m’attendent sur la suite et fin de l’accouchement si tant est que je ne demande pas de péri. J’ai apprécié les parties plus « scientifiques » sur les hormones de l’accouchement et la mécanique qui s’opère pendant la descente du bébé. J’ai même pu identifier la position actuelle de mon bébé et commencer à imaginer les positions qui pourraient faciliter sa naissance… Bref, je le conseille car comme La Poule, je ne l’ai pas trouvé culpabilisant (même si clairement orienté « physiologie »). Certains détails m’ont fait tiquer: cette histoire de péri placébo bien sûr (mais j’avais déjà lu et commenté ce billet) et le fait qu’une naissance moins « naturelle » soit à l’origine de troubles sévères sur comportement par exemple à l’adolescence ou l’âge adulte… A mon tour, je ne désespère pas de le faire lire à mon mari d’ici l’accouchement car j’ai trouvé le chapitre sur les pères très intéressant: j’y ai enfin compris pourquoi j’avais laissé mon homme à l’écart de mon premier accouchement, ce qu’il avait mal ou bien fait. des infos qui me permettront de le guider peut-être mieux cette fois-ci.

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, contente que ce bouquin t’ait parlée… moi aussi je ne le trouve pas culpabilisant ce livre, même si orienté physiologie. Pour moi il informe correctement de ce qui se passe (moi aussi j’ai aimé trouver l’info de comment ça se passe dans le corps, niveau hormones). Les témoignages m’avaient bien parlée. Et moi, je pense aussi que les naissances sous « produits » ne sont pas sans incidences… mais pour autant je ne dis pas qu’il faut absolument accoucher sans péri! Là encore chaque femme, chaque histoire est différente et l’important il me semble est d’être informée et de faire un choix… en fait je ne suis pas une intégriste du « sans péri » mais une intégriste du « avoir le choix » :mrgreen:
    je te souhaite une belle naissance Ficelle! :grin:

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  26. Encore un article au hasard qui tombe bien sous mes yeux…
    Là je suis enceinte (à 2 jours du terme, dire si je suis trèèès enceinte) et pendant ma grossesse j’ai eu une phase je-veux-accoucher-sans-péri (eh ouais, on lit des tas de trucs sur le web !). J’ai heureusement été suivie par une sage-femme avec qui j’ai pu décripter ce désir et je me suis rendu compte que j’étais à fond dans le jugement de valeur : on est une meilleure femme, une meilleure mère quand on a réussi à accoucher sans péri. Ça m’a un peu foutu à plat de me rendre compte que je raisonnais bien/mal, bonne mère/mauvaise femme…
    Je me dis finalement que je ne suis pas assez téméraire et trop douillette (et avec un trop bon souvenir de mon 1er accouchement sous péri) pour tenter le sans péri.
    Et là je sais pas pourquoi, je me dis « et si ? » : « et si ça allait vite ? », « et si j’y arrivais ? », « et si je tentais ? » tout ça accompagné de « ça me fait flipper cette douleur sera là c’est sûr ».
    J’ai du coup des idées contradictoires dans ma tête et ça ne m’aide pas beaucoup… Le problème est que je n’arrive plus à passer à « prends la péri, ne t’embête pas la vie, tu peux même essayer de voir sans péri et la prendre après, c’est pas compliqué ». (Faut dire aussi que mon compagnon est un ardent défenseur de la péri)

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    AnSoNo Gravatar a répondu :

    @Renarde, à méditer et rediscuter… est ce que tu as des outils aussi pour le tenter sans péri ? si la sage-femme t’a si bien vendu la péri, peut-être qu’elle n’a pas trop développé la prise en compte et la gestion de la douleur sans péri ? où accouches-tu et comment penses-tu pouvoir être accompagnée là bas si tu demandes à ne pas avoir de péri ?
    et est ce que tu vois pourquoi tu reviens à cette idée ? qu’est ce qui te plairait dans cette démarche ?
    avec ton compagnon aussi, savoir pourquoi il est à fond pour la péri (parce qu’il garde un bon souvenir de la première fois ? parce qu’il a peur de te voir souffrir et / ou de ne pas savoir comment t’accompagner ? parce que ça lui paraît juste débile de « vouloir souffrir » ? parce qu’il ne comprend pas ?)

    comment tu dis le plus simple serait peut être d’arriver à « j’essaye sans et je verrais si je la prends », mais si tu bloques, tu peux aussi réserver la décision pour la dernière minute et en rediscuter avec la sage femme au moment crucial. si tu la sens prête à t’épauler ça peut t’aider, si tu le sens pas tu peux toujours choisir la péri a priori…

    je ne sais pas si ça t’aide…
    et je te souhaite une bonne réflexion et un très bon accouchement !

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    opaleNo Gravatar a répondu :

    @Renarde, ici, j’étais super méga ultra flippée d’accoucher, peur de la douleur, peur d’un accident, peur de pas y arriver, en bref très très peur de presque tout.
    Et puis, le jour où j’ai perdu les eaux, j’étais méga zen.
    Pour faire vite, mon accouchement à durer 17 heures entre la perte des eaux et l’arrivée de ma fille.
    J’ai eu une péridurale pendant l’ouverture du col de 5 à 10 (et pas avant 5 et j’ai bien gérée !)puis arrêt de la péridurale à 10 car ma fille ne descendait pas et j’ai du « pousser » et j’ai TOUT senti, ça a été sport mais j’en garde un très bon souvenir et mon mec m’a dit que j’avais été très forte et courageuse, en fait je crois que je ne suis pas si douillette que ça vu comment la délivrance a été « sport », en tous les cas, c’est un merveilleux souvenir …malgrè qu’il n’y ait plus de péridurale depuis 2 bonnes heures !!

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    RenardeNo Gravatar a répondu :

    @opale, @Anso, Merci beaucoup les filles pour vos réponses.
    Je crois bien que j’étais hier soir dans un moment de flippe pure, je suis beaucoup plus cool aujourd’hui et me sens prête à vivre ce qui se présentera.

    Répondre

    opaleNo Gravatar a répondu :

    @Renarde, je voulais aussi rajouter que le jour J tu trouveras des forces en toi que tu n’imagines même pas … en tous les cas, c’est vraiment ce qui s’est passé pour moi …
    Je te souhaite une jolie rencontre et suis sûre que tout ira bien … parce que c’est un moment merveilleux, extraordinaire !
    A bientôt sur le forum de La Poule !!

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Renarde, Anso et opale ont déjà dit plein de choses très justes ! Je crois qu’effectivement une attitude ouverte (« on verra bien ») est probablement une bonne piste. Tu n’es jamais sûre de pouvoir avoir la péridurale, ni de comment tu réagiras à la douleur (et pour avoir fait une fois sans ça DOUILLE !). Etudier les autres possibilités de soulager ta douleur (et au moins de ne pas l’aggraver) qui te sont offertes (ou que tu pourrais demander) me semble également important. Après il n’y a pas une bonne vs une mauvaise mère, le choix dépend aussi des circonstances et chaque alternative a un coût et des bénéfices. Nous sommes seules à pouvoir dire ce que nous sommes prêtes à « payer » et en échange de quoi. Quoi qu’il en soit je te souhaite une très belle rencontre :smile:

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    RenardeNo Gravatar a répondu :

    Alors voila j’ai accouché il y a presque 2 semaines.
    Me croirez-vous pu pas
    J’ai accouché sans péri
    Si !
    Fou !
    Mon inconscient a dû prendre le dessus dans l’histoire : je voulais accoucher sans péri, mais ce n’était pas envisageable par moi (trop douloureux). Du coup, j’ai fait tout le travail à la maison sans le savoir (pensant que c’était du faux travail) ; j’avais mal, franchement, ne pouvant plus parler ou marcher pendant les contractions (contractions qui ne cédaient pas à la prise de Spasfon ou au bain) et malgré ça je pensais que c’était du faux travail (oui, je sais c’est fou). Je me concentrais, soufflais attentivement pendant chaque contraction, couchée sur le côté. Après un certain nombre d’heures (8h) je me suis dit que même si ça ne se dilatait pas je voulais la péri maintenant ça faisait trop mal (et me disant que le vrai travail ça devait être insupportable). Je suis arrivée à la mat prête à entendre que j’étais ouverte à 2 et qu’il faudrait ptêt attendre un peu avant d’avoir la péri.
    Bah non, j’étais à 7 !!
    Direction la salle d’accouhcement. Je dis oh là je veux la péri. Ok l’anesthésitste arrive peu après.
    Je m’assois pour la pose de ma péri et l’anesthéiste n’arrive pas à poser la péri. Ça commence à me faire vraiment flipper, je me dis, comment je vais faire sans péri, ce n’est pas imaginable, qu’est-ce qu’ils vont pouvori me mettre ? du kalinox ? Ce n’est pas possible pour moi d’accoucher sans péri. Et finalement je sens que ça pousse ça pousse. Nouvel essai, raté. Ça pousse toujours à fond. Je visualise mon bassin et le trajet du bébé.
    L’anesthésiste finalement me dit qu’elle a réussi à poussser un peu de produit, ça me soulage énormément (soulagement dans la tête). Et là je dis  » il sort !!! ». Juste le temps de m’allonger sur la table et le bébé est sorti en 2 petites poussées !
    Voilà l’histoire de dingue que je viens de vivre. Je ne remercierai jamais assez l’anesthésiste d’avoir raté la péridurale et m’avoir permis de vivre ce passage (et remercie aussi la sage-femme aussi à qui je m’agrippais avec mon dos arrondi).
    Côté douleur, je vais faire comme les autres et dire que bah, c’était faisable, c’était dans la continuité des contractions. J’ai pas crié comme un cochon (je pensais que je ferais ça !), j’ai « juste » gémi fort à qq reprises (en même temps le passage du bébé a été rapide).
    Mais en fait tout cela a été assez involontaire… si j’avais fait le travail à l’hôpital j’aurais demandé la péri bien avant !…

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    OpaleNo Gravatar a répondu :

    @Renarde, génial, c’est une bien jolie naissance il semblerait !
    Bienvenue à ce bébé et beaucoup de bonheur pour cette aventure qui commence !

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    AnSoNo Gravatar a répondu :

    @Renarde, bienvenue à ce petit bout et je suis contente que tu aies trouvé ta manière de gérer tout ça !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Renarde, incroyable ton histoire, sa lecture m’a donné une sacrée patate (désolée de ne pas t’avoir répondu plus tôt, j’ai des soucis de connexion ces temps-ci). Félicitations en tout cas pour ton petit bout et pour cette belle naissance !

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    Melanizetaufrais a répondu :

    @Renarde, c’est marrant j’ai presque eu le même accouchement que toi ! J’ai fait tout le travail à la maison pensant que c’était un faux T. ( bon à un moment non , j’ai bien compris qu’on y était pour de bon ). Arrivée à la mat dilaté à …. 9 !!! pas le temps pour la péri, j’ai poussée 15 min et HOP ! Sauf que j’ai bien morflé car déchirures profondes et externes OUIIIILLLEE ! mais bon finalement on passe au dessus !

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    RenardeNo Gravatar a répondu :

    @Melanizetaufrais, effectivement, ça se ressemble beaucoup ! c’était trop bien hein ? j’arrête pas d’y repenser (même 4 mois après) avec beaucoup d’excitation ! je me dis que j’ai vraiment adoré ! (même si le ressenti après n’est pas le même que pendant !) je ne peux m’empêcher de bénir l’anesthésite qui a raté sa péridurale, sinon tout aurait été différent !

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  27. J’arrive un peu après la bataille, mais c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup.
    J’ai eu une péridurale pour mes 2 accouchements, j’ai pas bien senti ce qui se passait pour le premier (un côté insensible, je ne sentais plus ma jambe), mieux pour le 2° mais très mal car il s’appuyait sur les os (la synphise) et les os ne s’anesthésient pas. :roll: Dans les 2 cas, ventouse car ils ne tournaient pas la tête pour s’engager.
    Et ma question aujourd’hui, c’est : Sans tout ça : immobilité, péridurale, synthocinon/ocytocine en perf, percement de la poche, …, j’aurais peut-être pu aider moi-même mes enfants à descendre et trouver leur chemin. Est-ce que plus d’infos, ou plus complètes, et une meilleure préparation m’auraient aidée, je le pense… même si on ne peut être sûr de rien. C’est bien de refaire le film pour envisager la suite/accepter ce qui s’est passé, etc…
    Si (ou quand) y’aura un 3°, j’aimerais bien faire autrement… Je ne pense pas que c’est mieux ou moins bien, avec ou sans, mais c’est juste que mes petits qui étaient coincés, j’aurais voulu savoir les aider!!!
    Donc, merci pour cet articles et les commentaires de tous…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @G., comme tu dis, on ne saura jamais ; il n’y a pas que la péri d’ailleurs, mais aussi la possibilité de pouvoir changer de position, le fait d’être accompagné par un soignant « patient » qui laisse le temps au bébé de se positionner… et bien sûr aussi des accouchements qui ont besoin d’un coup de pouce.

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