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Frères et soeurs : entre complicité et rivalité
Par La poule pondeuse • Le 18 novembre 2009 à 7:30 • Catégorie : Bibliothèque, Réfléchir
Les séances de yoga prénatal auxquelles je participe comportent en prime une sorte de bibliothèque de livres pour parents, j’en récupère donc un ou deux chaque semaine. Je ne vais pas vous faire des comptes-rendus de tous mais la rubrique Bibliothèque du blog risque de croître un peu plus rapidement que d’habitude.
Le livre du jour est un petit manuel, écrit par deux psychologues (Elisabeth et Jean-Pierre Darchis) pour la collection J’en parle avec mon enfant de Nathan. Il intéressera donc particulièrement ceux qui attendent un deuxième (ou plus). J’ai trouvé le contenu bien fait mais pas révolutionnaire. Disons que je n’ai pas appris grand chose (je n’ai pas la science infuse, loin de là, mais j’avais déjà lu ici et là d’autres choses sur le sujet), mais cela remet un certain nombre de choses au clair pour les parents d’une fratrie. Quelques uns de ces messages-clés :
- Ce n’est pas à l’aîné de décider si ses parents doivent avoir ou pas un autre enfant, pas plus que de choisir le prénom ; la responsabilité serait trop lourde et cela doit rester exclusivement celle des parents.
- L’amour parental ne se divise pas, il se multiplie, et il ne se mesure pas en temps passé avec l’un ou l’autre.
- Traiter ses enfants de manière équitable ne veut pas dire tout faire pareil avec chacun mais autant que possible répondre à leurs besoins spécifiques (en fonction de l’âge et de la personnalité).
- L’aîné a le droit d’être jaloux, de ne pas aimer le cadet, et de l’exprimer tant qu’il n’agresse pas le petit.
- Il est normal que le grand ait un comportement perturbé à l’arrivée du bébé mais il ne faut pas renoncer à lui poser des limites pour autant : c’est au contraire un besoin important pour lui et une preuve d’amour parental.
Au niveau de la forme, le livre est assez bref (90 pages écrit gros), et écrit sous forme de questions-réponses, dans un style très clair et facile à lire. Bien qu’écrit par deux psys, il évite l’accumulation de clichés et poncifs psychanalytiques qui peuvent vite devenir pesants. Bref c’est une lecture rapide et agréable (en prime pas très chère, 7€ et des brouettes), qui pourrait même convenir aux coqs habituellement peu motivés par ce type de bouquin (j’avoue que le mien a passé son tour, sa réponse : “j’attends que tu fasses le résumé sur ton blog”…). Cependant si les quelques points que j’ai cités vous sont familiers, l’intérêt du livre semble moindre et vous risquez de rester un peu sur votre faim.





Les P’tits Mecs 1 et 2 ayant eu (et ayant toujours) des rapports fraternels un peu compliqués (euphémisme
), je me suis vite intéressée à la question. Je n’ai pas lu celui que tu cites, mais j’avais bien aimé “C’est pas juste, Comment gérer les conflits entre frères et soeur” de Nancy Samalin chez Flammarion, pour des plus grands (acheté au moment de la naissance de N°3).
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La poule pondeuse
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 09:30
@Béatrice, celui-là reste assez basique, je pense que celui que tu cites doit donner plus d’exemples et de solutions bien concrets.
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Et bien, je ne peux que être d’accord avec les propos énoncés. Chez nous les relations frères/frères et frères/soeur sont plutôt bonnes, avec leurs lots de : “c’est pas juste”… Mais, rien que du classique. A l’annonce de l’arrivée du 3e bébé, le poussin n°2 ne cessait de clamer haut et fort à ceux qui voulaient bien l’écouter : “c’est moi ti frère”, en gros il ne fallait surtout pas lui prendre sa place de petit frère. Par chance, c’est une petite soeur qui est arrivée. Ouf !!
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La poule pondeuse
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 09:32
@suzie, quand ma mère était enceinte de mon 2ème frère, moi “si c’est encore un garçon je me suicide” mon frère “si c’est une fille je me suicide” (comment ça un peu mélos les mômes ? bon je te rassure personne ne s’est suicidé…)…
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arf… sacré question…
ici, la rivalité entre soeurs est particulièrement exacerbée quand l’une ou l’autre (l’aînée en général) n’est pas très bien par ailleurs. C’est le cas en ce moment et c’est pas la joie.
Il y a un chouette bouquin à ce sujet, pour parents et enfants, de Catherine Dolto: http://www.amazon.fr/Fr%C3%A8res-soeurs-Catherine-Dolto/dp/2070615049/ref=sr_1_2?ie=UTF8&s=books&qid=1258534034&sr=8-2 . Il met le doigt sur un certain nombre de difficultés fraternelles.
Pour montrer à chaque enfant comme il a une place particulière dans la famille (l’aîné nous fait parents, le second rend l’aîné aîné, etc…), nous aimons bien Mille Milliards de Famille http://www.amazon.fr/Mille-Milliards-Familles-Mary-Ann-Hoberman/dp/2013931166/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1258534252&sr=1-1 . Il est superbement illustré et puce2 le réclame beaucoup!
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La poule pondeuse
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 11:18
@Fleur, merci pour les réfs ! Encore de la lecture, chouette !
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Miss ravenne
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 22:53
@Fleur, je ne vois pas ces titres sur ton blog…grrrrrr…comment veux-tu que je fasse les meilleurs choix moi après ????
PS : si qq’un a un livre simple sur le déménagement, je suis trèèèès preneuse…
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La poule pondeuse
a répondu :
Le 19 novembre 2009 à 10:38
@Miss ravenne, moi aussi pour le déménagement !
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Fleur
a répondu :
Le 19 novembre 2009 à 10:47
@Miss ravenne, pffff…. avec tout ce que tu sais, où trouverai-je la volonté et l’énergie d’alimenter mon blog??? à défaut, je file mes bons tuyaux ailleurs… n’hésite pas à me demander!
je ne crois pas avoir de bouquins sur le déménagement… on a déménagé sans souci quand puces 1 et 2 avaient respectivement 4 ans et 18 mois, mais pas de souvenir de lecture.
Pour le déménagement à venir, Puce 1 nous tanne pour qu’il ait lieu… le plus vite possible…
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Je note les références de Béatrice et Fleur
Pour celles qui ont expérimenté l’arrivée du deuxième quand l’aîné est encore tout petit (la mienne aura 19 mois), pouvez-vous me briefer (dans les grandes largeurs) sur les réactions habituelles/les trucs à éviter/l’attitude que vous adopter pour faire face à une éventuelle réaction négative persistante (genre je dors plus la nuit etc.)? Parce que ma mère n’arrête pas de me bassiner avec les conneries que MOI j’ai faites à l’arrivée de ma sœur (17 mois d’écart) et ça commence à m’angoisser! Ex: “Dès que j’allaitais ta sœur, tu faisais une bêtise comme faire pipi dans ton camion en plastique” ou “tu as fais manger une pièce de cinq centimes à ta sœur pendant que préparais son bib parce qu’elle pleurait et avait faim”, “c’était très dur, je devais vous porter toutes les deux plus les courses…” etc. A l’avenant. Question subsidiaire: comment préparer un tout-petit qui n’arrive pas forcément à comprendre qu’il y a un bébé dans votre ventre (cf. les opérations trampoline dessus) à l’arrivée d’un nouveau bébé?
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Fleur
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 10:57
@Ficelle, de manière intéressante, Béatrice comme moi avons des fratries unisexes et je pense que ça complique un peu la donne…
Pas ‘écart d’âge si faible ici. Mais Puce1 qui avait près de deux ans et demi à la naissance de puce2 s’allongeait de tout son long (pas bien grande) sur le canapé lorsqu’elle me voyait arriver avec puce2 aux bras pour l’allaiter…
Globalement, ce qui a aidé, c’est de lui dire et lui montrer, photos à l’appui, que je faisais de même pour elle!
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Ficelle
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 18:38
@Fleur, je dois avoir une photo volée de moi en train d’allaiter l’aînée, faut que je la fasse tirer… (Bon conseil, merci!)
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La poule pondeuse
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 11:21
@Ficelle, l’aîné de ma cousine a mis des cacahouètes dans la bouche du petit et retapissé sa chambre à la colle…

Et si ça peut te rassurer à 2 ans presque 1/2 je suis pas vraiment persuadée qu’il a compris le coup du bébé dans mon ventre (pourtant difficile à rater à 7 mois de grossesse…). Certes il vient lui faire des bisous (ce qui est très attendrissant) mais il en fait aussi au ventre de son père
Ceci dit quand il est brusque avec mon ventre j’insiste bien sur le fait qu’il ME fait mal (et pas au bébé, ce qui est vrai, y en a qui sont planqués dans une belle poche de flotte incompressible pendant que d’autres se font écraser les viscères par la poche en question…).
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Ficelle
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 18:39
@La poule pondeuse, j’adore le coup du bide paternel… sont ingrats ces gosses franchement, aucun respect
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Béatrice
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 13:38
@Ficelle, J’ai déjà raconté, à toi Ficelle, l’arrivée de P’tit Mec N°3
Je résume pour les autres: N°1 et N°2 (pourtant 7 et 4 ans à l’époque) ont fait régulièrement pipi dans le ficus (c’est bien équipé pour ce genre de c…. les garçons)… Le temps que je m’en aperçoive, le ficus avait trépassé !!
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La poule pondeuse
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 16:03
@Béatrice, bon l’avantage c’est qu’il n’y a rien à éponger ou laver…
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Béatrice
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 16:13
@La poule pondeuse, Ben en fait, je l’ai remarqué parce qu’ils ne visaient pas très juste
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Ficelle
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 18:41
@Béatrice, l’avantage, c’est que j’ai une fille pour l’instant… Pipi dans le ficus=compliqué! Peut-être que j’aurai ce problème à l’arrivée d’un éventuel numéro trois
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cyann
a répondu :
Le 28 décembre 2009 à 14:07
@Ficelle, bonjour, je reprend la discussion en cours de route. Mes 2 enfants ont 2 ans d’ecart. J’angoissais beaucoup des reactions de l’ainé pour l’arrivée de sa petite soeur. En fait ça c’est tres bien passé. les derniers temps avant l’accouchement, il était trés “penible”. Et des que sa soeur est née, nickel. En fait je pense qu’il angoissait avec ce truc pas du tout concret dont tout le monde parlait. Une fois qu’elle est née, j’ai eu l’impréssion qu’il s’est dit:”ce n’est que ça!”. De plus le lengage a explosé à ce moment là ( il parlait tres peu à ce moment là). Est ce que c’etait un element declenchant?
Bref desfois il me dit de la mettre eu lit ou se precipite dans mes bras des que je veux l’allaiter; Mais dans l’ensemble il est plutot protecteur.
Le plus dur je crois a eté la separation de la maternité. Et si je peux me permettre un conseil basé sur mon experience: j’etais tellment focalisée sur ses réactions afin qu’il le vive le mieux possible, que je crois qu’au debut je suis passé un peu à coté de sa soeur.
Desolée pour le roman
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La poule pondeuse
a répondu :
Le 28 décembre 2009 à 22:31
@cyann, pas de problème pour le roman, au contraire
On verra ce que ça donne ici…
Une explosion du langage à la naissance du 2ème ? hum, ça m’intéresse
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cyann
a répondu :
Le 29 décembre 2009 à 14:32
@La poule pondeuse, je trouve aussi qu’avec l’arrivée du 2 eme ils grandissent plus vite car on leur laisse plus d’autonomie (moins de temps
)
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La poule pondeuse
a répondu :
Le 30 décembre 2009 à 14:36
@cyann, ici l’autonomie a commencé dès le début de la grossesse quand j’étais à moitié morte vautrée toute la soirée sur le canapé (genre il veut du jus d’orange ? ben il prend la bouteille dans le frigo, le verre dans le placard et il m’apporte le tout pour que je le serve…
)
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Ficelle
a répondu :
Le 29 décembre 2009 à 18:31
@cyann, merci pour ton conseil. C’est vrai que le bébé présent occupe forcément plus tes pensées… Le second, on ne le connait pas encore… Je n’ai pas l’impression de devoir me “racheter” auprès de mon aînée de lui imposer un nouvel arrivant, mais comme elle est encore un bébé (16 mois), je suis un peu désarmée pour la préparer… Les livres, elle comprend moyen (pas du tout?), le ventre, ce qui l’amuse c’est le nombril retourné, etc. Alors, j’ai peur que tout ça soit un peu brutal pour elle qui est très papa-maman et en demande d’attention. Mais bon, on verra bien
on passe tous par là…
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Merci à toutes pour ces références, je pense en avoir besoin dans les mois qui suivent ! Ma Puce ne veut plus être une grande fille mais un bébé (
), je lui dit qu’elle est un grand bébé et que dans mon ventre il y a un petit bébé. J’ai aussi sorti l’album de photo pour lui montrer ses premiers jours, l’allaitement, le couffin … et ses habits de naissance qui sont dans mon placard, bien plié dans une boite de lait, pour lui montrer qu’elle a un peu grandi quand même.
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La poule pondeuse
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 11:23
@sophie, moi j’ai même montré les photos de ses échographies ! et dès qu’on voit un petit bébé je lui dis “oh un petit bébé, comme celui qui est dans le ventre de maman”. Et si on voit un gentil aîné, je souligne aussi le comportement exemplaire du gentil grand frère. Mais bon c’est pas dit que ça marche ce lavage de cerveau
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Par contre j’ai repensé à un truc après avoir publié le billet : le livre ne traite pas vraiment des situations particulières, comme les familles recomposées ou l’adoption (je pense entre autres aux familles où il y a des enfants “de sang” et d’autres adoptés).
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ioshi
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 16:25
@La poule pondeuse, pour avoir eu un frère en famille d’accueil pendant 18 ans (et encore maintenant, je dirais) alors que nous étions 3 enfants “de sang”, je pense que je peux dire que l’accueil du petit frère a été aussi difficile. J’avais 2 ans, il paraît que je tapais dessus. Je pense que les mécanismes sont similaires.
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C’est aux parents de décider ? et d’assumer ? Mince, moi qui comptais lancer le deuz en espérant que le 1er s’en occuperait… je vais réfléchir alors…
Et sinon, j’ai lu, allez savoir où, Dolto mère ?, qu’il fallait laisser faire les passages de régression à la naissance du cadet, qui se dit : “Tu veux un bébé, je suis un bébé.” En gros, plus on s’y oppose, plus le passage est long et conflictuel.
M’enfin j’ai qu’un enfant et je me souviens plus de ma source, alors
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La poule pondeuse
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 11:33
@Clemys, oui j’ai lu un truc du genre aussi, et que ce qui était supposé bien marcher c’était de lui rappeler les avantages d’être un grand (les bébés peuvent pas aller au manège, manger du chocolat etc) et que s’il veut y avoir droit il faut agir comme un grand. Bon on verra en janvier si ça marche dans la vraie vie
(en même temps l’avantage d’avoir un poussin qui s’accroche à ses couches c’est qu’il ne pourra pas régresser là-dessus
)
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Fleur
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 11:41
@La poule pondeuse, autant vous prévenir tout de suite, ça peut durer longtemps ces histoires de vouloir être petit, hein…
Puce1, 6 ans et demi, râle encore de ne pas être un bébé comme puce3 (un an) pour pouvoir aller dans la poussette (ie. ne pas marcher et être au chaud)… Bon, elle est clairement, pour plein de raisons, dans une dualité grande/petite, mais… ça duuuuure!
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Clemys
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 11:49
@Fleur, et si tu lui proposes de l’amener en poussette… pour aller à l’école ???
Elle risque de réagir et de pas vouloir parce que c’est une grande (et que ce serait trop la honte ???) gniak gniak
C’est juste une idée débile en lisant ton commentaire, tu te doutes bien que j’ai plus d’avis que ça sur la question qui ne nous concerne pas ici…
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Fleur
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 11:56
@Clemys, je ne lui propose pas de l’amener en poussette… parce que je ne le ferai pas et que je suis contre les propositions non tenables (de même, je en lui propose pas de prendre le volant pour y aller en voiture, en somme… par contre, je lui propose de faire le repas puisque les miens ne lui conviennent pas et ça, ça marche!).
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Clemys
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 12:03
@Fleur, en plus c’est plus constructif ! et ça évite de perdre toute légitimité
j’ai encore du chemin à parcourir…
c’est l’expérience de 3 puces, ou c’est dans ta nature ? (ça fait 1,5 ans que je lis tes com et t’es si “positive”, tu nous as initié à Gordon si ma mémoire est bonne…)
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Fleur
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 12:14
@Clemys, euh… j’avoue qu’il y a des trucs qui me sont spontanés, intuitifs… mais au quotidien, c’est loin d’être toujours aussi rose, hein!
pis j’ai des enfants qui, plus que d’autres apparemment, me poussent à me remettre en question et à être rigoureuse, juste, etc… ben,. c’est pas reposant, hein!
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suzie
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 12:16
@Fleur, Ah, oui, certains enfants (comme les zèbres
), c’est pas du tout reposant
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Fleur
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 12:19
@suzie, pffff…. je nage en pleine galère pour puce1 et voilà que puce2 nous fait une méga crise de stress/angoisse pendant 2h cette nuit à cause de l’école (où on lui reproche d’aller au delà de ce qui est demandé et de vouloir faire par elle-même, en autonomie…)
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suzie
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 12:23
@Fleur, Argh… moi, c’est la Poulette, 2 ans et demi, qui commence à ne plus lâcher prise pour s’endormir… Elle est encore petite mais elle semble déjà être une “zèbre” puissance ++ !!
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Fleur
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 12:30
@suzie, ah, mais je n’ai pas raconté les nuits bronchitiques de puce3 (qui en temps normal ne fait pas des nuits ininterrompues, hein..) et le fait que globalement elle est du même acabit que puce1 et n’a pas le côté tranquille (habituellement) de puce 2… Youpi!
La poule pondeuse
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 16:07
@suzie, euh, appel à la basse-cour, quelqu’un a-t-il vu des enfants reposants ? Y en a des plus ou moins fatigants, mais des reposants, ça existe ??
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Béatrice
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 16:14
@La poule pondeuse, Quand ils dorment, ils sont TREEEEESSSSSS reposants
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Fleur
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 16:17
@Béatrice, ben t’as bien de la chance… les miennes me soucient même quand elles dorment (par tranches de maximum 3h en ce moment)…
Béatrice
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 16:43
@Fleur, c’était de l’humour ….
P’tit Mec N°4 aussi dort par tranches de 3h … et c’est pas facile
sophie
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 16:55
@La poule pondeuse, ma belle-fille est très reposante, mais elle a 10 ans
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Suzie
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 20:51
@La poule pondeuse, Non, aucun enfant n’est reposant ! Mais, il y a des enfants qui le sont encore moins que les autres !
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suzie
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 12:03
@Clemys, Moi, le mien de 5 ans et demi, ça ne le dérange absolument pas d’arriver à l’école dans la poussette de sa soeur (avec ladite soeur qui marche à côté)
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Clemys
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 12:09
@suzie, c’est vrai qu’à Paris, je vois pas mal d’enfants en poussette à la maternelle (j’ai vue sur la cour de la maternelle
). Je comprends que ça ne le dérange pas
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Fleur
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 12:12
@Clemys, je vis dans une grande métropole aussi (Barcelone), mais franchement, 19 kilos, CE1 et la poussette, NO WAY… pis, la poussette est utile pour aller à la crèche, hein… de l’autre côté! (l’un des parents emmène les “grandes” à l’école, l’autre la “petite” à la crèche)
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suzie
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 12:14
@Clemys, Oui, mais bon c’est quand même pour nous très marginal cette situation, parce que comme Fleur, la poussette part direction la crèche avec Papa et les garçons, c’est à pieds avec Maman…
Répondre
suzie
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 12:02
@La poule pondeuse, Oui, c’est vrai qu’il faut accepter les périodes de régression (de manière générale d’ailleurs). Surtout que 2 ans et demi ou 19 mois, ce n’est quand même pas grand pour devenir l’aîné”! A mon fils, jaloux des couches de son frère, je lui ai proposé gentiment de lui en mettre une… et bien, il n’a pas voulu et il n’en a jamais reparlé
Je crois qu’il faut juste être simple, ne pas s’angoisser, s’assurer juste que le petit n’est pas en danger : ne pas le laisser seul avec l’aîné qui a parfois de drôles d’idée, comme recouvrir entièrement le visage du bébé avec son bonnet, hum !! Et accepter les régressions de l’aîné. Une pédopsychiatre m’avait dit aussi, que le père doit participer à la construction du statut de l’aîné en lui offrant quelques privilèges : aller au cinéma, à la piscine, faire du vélo… Montrer à l’enfant que le statut de grand est beaucoup plus intéressant, car on fait pleins de trucs avec papa, tandis que le bébé lui ne peut rien faire de tout cela. Vous pouvez aussi essayer de “responsabiliser” le grand en lui demandant quelques “services”, comme passer la couche propre, mettre son bonnet au bébé, ramasser le doudou, enfin, ce que vous trouvez de valorisant, tout en lui disant que vous êtes fiers d’avoir un grand pour vous aider…
Et n’oubliez jamais qu’ils sont encore petits et que parfois juste être pris dans les bras quelques minutes suffit à les apaiser et à calmer leur angoisse. Ca paraît peut-être évident, mais quand on a un nouveau-né qu’on allaite et qu’on porte en écharpe, on n’a pas souvent deux bras libres pour câliner son grand.
Répondre
Ficelle
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 19:59
@suzie, 1) Pourquoi c’est que le papa qui fait les trucs cools? 2) Le vélo et le ciné, c’est pas encore possible à 19 mois. Mais je viens en revanche d’emmener ma puce (15 mois actuellement) au théâtre pour tout-petits et ça, c’était vraiment génial! Ce sont des spectacles habituellement conseillés pour les 18 mois/3 ans, qui durent 25 minutes environ, sont très visuels et musicaux (généralement). Je conseille!
Répondre
Suzie
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 20:54
@Ficelle, Ben, je pense que c’est le papa, parce que c’est le “rôle” des papas de couper le “cordon” affectif et plus ou moins fusionnel avec la maman. Les papas socialisent. En plus, avec un tout petit allaité et bien, ce n’est pas simple de dégager du temps. Et puis les papas il faut bien leur donner quelque chose à faire quand même, déjà qu’ils n’ont eu ni la grossesse, ni l’accouchement, ni l’allaitement…
J’ai cité vélo et ciné comme ça, mais le théâtre de marionnettes ou la piscine ou le parc, ça marche aussi.
Répondre
La poule pondeuse
a répondu :
Le 19 novembre 2009 à 09:21
@Suzie, ben le livre dit justement qu’il faut éviter de faire un clivage trop marqué “maman + bébé vs papa + aîné”, même si en pratique ça vient assez naturellement. Je crois que la mère aussi a besoin de faire des trucs “de grand”
Répondre
Fleur
a répondu :
Le 19 novembre 2009 à 10:53
@La poule pondeuse, moi je crois qu’il faut aussi laisser un peu de place à “l’instinct”… et euh, les premiers temps, j’avais essentiellement besoin d’être avec mon tout petit! ça ne dure qu’un temps… ensuite, en effet, on peut instaurer des moments de grand avec Maman… ici, depuis que puce3 à environ deux mois, et encore maintenant, j’emmène alternativement puce1 et puce2 prendre un café/jus de fruit le dimanche matin quand nous sommes à la maison. Puce1 apprécie de pouvoir causer avec moi, de ne pas avoir puce2 sur le dos et emmène souvent un bouqui pour lire tranquillement, j’adoooore!
Répondre
La poule pondeuse
a répondu :
Le 19 novembre 2009 à 11:03
@Fleur, ah oui ça a l’air bien sympa ça ! j’aime bien l’idée de faire des têtes à têtes 1 parent – 1 enfant. Mes parents l’ont fait un peu, mais plutôt tard et pas si souvent.
Répondre
suzie
a répondu :
Le 19 novembre 2009 à 11:30
@Fleur, Oui, c’est des choses qu’on fait aussi nous. Mais, comme Fleur, au début le nouveau-né on a quand même du mal à le quitter…
Répondre
La poule pondeuse
a répondu :
Le 19 novembre 2009 à 19:37
@suzie, ahem, ici j’ai laissé le Poussin avec son père peu après notre retour de la maternité (donc à même pas une semaine) pour satisfaire un furieux besoin de respirer tranquille en faisant le tour du pâté de maison… Bon c’était 5-10 min max mais ça n’était pas l’arrachement, loin de là (oups alerte mère indigne
)
Répondre
suzie
a répondu :
Le 19 novembre 2009 à 11:27
@La poule pondeuse, Oui, bien-sûr, il n’est pas interdit à la maman de sortir s’amuser, c’est juste que c’est un peu plus compliqué en pratique. Il ne faut évidemment pas mettre de clivage : papa = s’amuser, maman = cocooner. Mais, chez nous en tout cas, nous avons appliqué cette méthode avec Poussin n°1 lorsque n°2 était tout petit, parce que justement il avait du mal à grandir (du genre, recommencer à faire pipi dans sa culotte à 4 ans
), et ça a très, très bien, fonctionné…
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pâte a crêpe
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 20:26
@suzie, chez nous c’est un peu différent car famille recomposée en bordel absolu (et problèmes de jalousie très compliqués et confus avec la situation) mais on ne voulait pas du tout que les 3 grands (de 7 à 11) se sentent en charge de notre bébé, nous aident pour avec lui. Genre changer les couches, le bercer ou le garder. Ils en ont été vexés au début car ils avaient l’habitude d’être valorisés ainsi chez leur maman avec leur premier demi frère. Nous, on ne souhaitait pas ce rôle là pour eux. Ils étaient au départ assez démunis, ne sachant pas comment comment être un chouette grand frère ou sœur du coup. On leur a expliqué que le meilleur moyen c’était de bien s’occuper d’eux même et d’être une chouette personne aux yeux de leur petit frère. De donner envie.
Répondre
Suzie
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 21:05
@pâte a crêpe, Effectivement, je ne connais pas les problèmes des familles recomposées. Mais, les conseils que je donnais c’était surtout pour les très jeunes enfants, pour leur apprendre à sortir de leur statut de bébé et à devenir grand. Après un certain âge, les choses me semblent effectivement différentes. Ce n’est certainement pas le rôle des aînés d’assumer leur petit frère ou soeur…
Répondre
sabinounette a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 13:23
Mon grand (3 ans d’écart entre les 2) aussi veut être un bébé depuis que son frère est né… Mais depuis que je lui ai dit que les bébés n’ont pas besoin de jouets et que du coup, j’allais ranger tous ses jouets à la cave en attendant qu’il grandisse… et bien, terminé !!! “moi, j’suis grand !!!”…

Enfin, à part ça, nous on n’a pas eu trop de soucis de régression ou autre. Tout s’est plutôt bien passé. Le premier jour qu’il a vu son frère, il a dit “il est gentil notre bébé !”. Et maintenant même quand le petit pleure beaucoup (ce qui arrive malheureusement souvent!), le grand continue à le trouver gentil !!!
Mais je n’oublie pas qu’il est encore petit, et j’essaie de prendre du temps pour lui faire un câlin ou lui lire un livre (pendant que j’allaite le petit par exemple) ou encore jouer avec lui… Du coup, ça passe mieux !
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La poule pondeuse
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 16:10
@sabinounette et suzie, donc montrer les avantages à être grand, ça ne marche pas si mal alors. Cool !
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Marie
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 23:16
Chez nous, l’ainé de 20 mois pour la naissance se son petit frère n’était pas complètement sevré (une tété-calin de manière irrégulière pas tous les jours). Après la naissance de son frère il était content de retrouver plein de lait et d’avoir un moment avec moi de temps en temps après la tété de son frère. Ça a eu l’avantage qu’il a été plus patient pendant que j’allaitais son frère (adieu les engorgements aussi!); par contre pour lui c’était plus difficile de partager son père. Dès qu’il voyait son frère porté, il voulait l’être aussi. Mais c’est compréhensible de vouloir être rassuré que même si on est plus grand on peut recevoir de l’attention.
Alors patience et énergie de mise
Et plus besoin de faire du sport pour se faire des muscles (en même temps je n’en ai jamais fait…)
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La poule pondeuse
a répondu :
Le 19 novembre 2009 à 09:23
@Marie, effectivement le co-allaitement ça peut aider ! mais ici pas envisagé car Poussin sevré depuis 2 ans…
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Ficelle
a répondu :
Le 19 novembre 2009 à 19:47
@Marie, tu as continué à allaiter toute la grossesse? Quels changements dans les seins? Quantité de lait? Fatigue? (Je suis admirative…
)
Répondre
Marie
a répondu :
Le 22 novembre 2009 à 21:55
@Ficelle, Pour la fatigue, allaiter plutot que de me lever pour le petit dej’ ou prendre une pose dans la journée était aussi un moyen de me reposer. Après cout et avec le second je me rends maintenant compte que la quantité de lait avait du bien diminuer pendant la grossesse mais mon ainé est un glouton pour les solides alors cela n’a pas été un problème. Après la naissance du second j’ai eu droit à un “y a pleins de lait” qui m’a fait comprendre aussi que l’état de grossesse avait une forte influence sur la quantité de lait.
Je ne sais pas si c’est vraiment un choix ou une non volonté de forcer le sevrage. A chacun(e) ses “facilités-faiblesses” et comme pour tout s’il y avait une recette miracle pour tous cela se saurait.
Sinon j’aurais bien aimée être parisienne aujourd’hui !
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Ficelle
a répondu :
Le 16 décembre 2009 à 11:54
@Marie, j’ai lu quelque part qu’il n’était pas totalement absurde (bizarre?) de remettre son aîné déjà sevré au sein à la naissance du second… La mienne n’a que 16 mois (je suis enceinte de 5,5 mois), elle est sevrée depuis 6 mois, mais depuis quelques semaines elle soulève mon pull et tripote mes nénés dès qu’elle en à l’occas’. Je ne sais pas si je sens le lait… Si elle veut à nouveau téter… Si je la laisserai faire le moment venu. Mais ce qui est un peu déroutant, c’est que dès que j’évoque cette éventualité, ça fait bondir mon interlocuteur! Un tabou de plus?
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Anonyme a répondu :
Le 16 décembre 2009 à 13:30
@Ficelle, Certainement.
Faisons comme nous voulons, sans trop faire du pub, en informant simplement quand on nous pose des questions
Peu de gens savent que coallaitement est possible ; qu’on peut allaiter après 6 ou 9 mois ; qu’on peut allaiter après la reprise du travail….
Répondre
Béatrice
a répondu :
Le 16 décembre 2009 à 13:31
C’est moi ……
Répondre
Ficelle
a répondu :
Le 16 décembre 2009 à 14:09
@Béatrice, ben là c’est pas la question du co-allaitement mais de la reprise de l’allaitement pour un enfant sevré… Tu as une opinion là-dessus?
Béatrice
a répondu :
Le 16 décembre 2009 à 14:30
@Ficelle, Ben si elle a envie de téter (d’essayer tout au moins, saura-t-elle encore faire ? aimera-t-elle le goût) et si toi ça ne te bloque pas … pourquoi pas ? C’est vraiment du ressenti perso qui vous regarde vous (maman, enfants et papa ….). Moi ça ne me choque pas du tout, je trouve même ça sympa comme “partage” de maman
Répondre
Ficelle
a répondu :
Le 16 décembre 2009 à 14:34
@Béatrice, bon, tu as raison… Je verrai bien… Mais c’est sûr qu’il ne va pas falloir crier ça sur les toits
Répondre
La poule pondeuse
a répondu :
Le 16 décembre 2009 à 14:33
@Ficelle, moi je dirais de faire comme tu le sens ! et pour les autres ben c’est le même tarif. Tu peux aussi tirer un peu de lait et le donner dans un verre à la grande si elle te réclame. Je dirais qu’en tout cas il y a les grands principes d’un côté et ce dont tu as vraiment envie de l’autre : si tu rêves de la remettre au sein ou si au contraire la situation t’es inconfortable, suis ton intuition. C’est tellement intime et particulier à chacun qu’il faut ignorer tout diktat à mon avis.
Répondre
Ficelle
a répondu :
Le 16 décembre 2009 à 14:38
@La poule pondeuse, vu comment elle tient son gobelet, je vais éviter de m’embêter avec le tire-lait pour finalement gâcher le précieux liquide… Mais c’est vrai qu’en ce moment, je ne rêve que de la remettre au sein… Sauf que quand il y en aura à nouveau, ce ne sera pas pour elle en priorité. Avez-vous entendu parler du réflexe “de louve” qui entraine certaines mamans à repousser le plus grand pendant la tétée du petit?
Répondre
Béatrice
a répondu :
Le 16 décembre 2009 à 15:02
@Ficelle, Ben essaye, à un moment où tu auras l’impression qu’elle en a envie… D’ici avril elle aura sûrement trouvé d’autres centres d’intéret gustatifs (foie gras, Sauterne
)
La poule pondeuse
a répondu :
Le 16 décembre 2009 à 17:07
@Ficelle, tu ne sais pas comment elle se débrouillera en avril avec un verre (et tu peux aussi lui mettre dans un bib hein) ! Et pendant la montée de lait il y en aura largement assez pour tout le monde non ? En ce qui me concerne je ne l’envisage pas du tout, ça me ferait trop bizarre (et le Poussin n’a pas tété depuis + de 2 ans, sans compter qu’à 2 ans 1/2 ça me semble un âge pour arrêter et pas pour recommencer). A la limite lui en donner un peu au verre/biberon, on verra bien.
sophie
a répondu :
Le 16 décembre 2009 à 16:40
@Ficelle, c’est aussi des questions qui me trottent dans la tête depuis quelque temps. perso, ça ne me gênerait pas mais je n’imagine pas le tollé !! De temps en temps, on prend notre bain toutes les 2 (enfin presque toutes les 3 !)et elle joue à “Pouet le lait”
, ça l’intrigue beaucoup cette histoire d’allaitement !
Répondre
Stéphanie
a répondu :
Le 16 décembre 2009 à 17:22
Il y a un article intéressant dans le dernier “Grandir Autrement” à ce sujet. La partie “Témoignage” de l’article est reprise dans leur blog, ici : http://blog.grandirautrement.com/index.php/post/2009/11/12/Temoignages-%3A-Quand-l-enfant-sevre-redemande-a-teter
Je trouve que ça déculpabilise bien
Répondre
Béatrice
a répondu :
Le 16 décembre 2009 à 17:37
@Stéphanie, Super les témoignages. Je ne sais pas si j’aurai eu le courage …..
J’ai dit oui avec mon plus beau sourire, ça l’a bien fait rigoler
Bon, l’autre jour en plaisantant P’tit Mec N°1 a demandé s’il pouvait en avoir aussi, du lait ….
Ficelle
a répondu :
Le 16 décembre 2009 à 18:11
@Stéphanie, c’est vrai que c’est compliqué… D’abord parce que c’est mal accepté. Qui ne va pas penser: “c’est pour son plaisir à elle”? Et aura peut-être raison
Ensuite, il y a quand même la vision qu’on a de soi, “à disposition” des enfants + l’aspect pratique (assez de lait pour le dernier né etc.). Enfin, le grand retire-t-il un vrai bénéfice de ces tétées? N’est-ce pas surtout pour faciliter la transition vers une famille qui compte un membre de plus? (Je parle toujours de la reprise de l’allaitement, pas du co-allaitement pour lequel il n’y a pas vraiment de rupture…). Je n’ai pas de religion en la matière… Mais merci pour le lien et les témoignages!
suzie
a répondu :
Le 17 décembre 2009 à 10:41
@Ficelle, En fait, chez nous les aînés, sevrés, à la naissance des suivants, ont bien-sûr été tenté par la tétée (surtout par jalousie je pense). Alors je leur ai simplement proposé, mais en fait, ils ont refusé. Je crois qu’il faut que cela vienne de ta fille et qu’elle manifeste une réelle envie. Pas la peine de lui proposer, si elle ne demande rien. Et puis, à mon avis, mais je ne suis pas spécialiste, entre être attirée et reprendre vraiment les tétées, il y a un grand pas à franchir. La succion du sein est particulière, elle ne saura sans doute plus faire et elle ne sera plus habituée au goût… Bon, en fait, je suis d’accord avec tout le monde pour dire que cette décision vous appartient. Et tu sais, moi aussi, parfois (alors que je ne suis pas enceinte et que je n’ai plus de lait), je meurs d’envie de remettre à Poulette au sein (ça doit être les hormones !!), parce que c’est dur de se dire que c’est fini…
Répondre
Béatrice
a répondu :
Le 17 décembre 2009 à 11:01
@suzie, Oui, c’est dur de se dire que c’est fini … C’est ce qui me fait tenir depuis 2 semaines avec des crevasses qui ont du mal à cicatriser … J’ai pas envie que ça se termine
(en fait je bosse …. donc
)
Bon, vous ne m’avez pas vue
Répondre
Ficelle
a répondu :
Le 17 décembre 2009 à 15:32
@suzie, c’est clair que les hormones (de la grossesse pour le coup) jouent énormément… J’ai une grosse (TRES GROSSE) envie d’allaiter et le bébé dispo… c’est ma fille aînée (bon, je rappelle qu’elle est pas bien vieille, hein…). Tu as raison, si elle demande vraiment en voyant son frère téter, je proposerai et aviserai en fonction de sa réaction… Merci à toutes pour votre compréhension
Répondre
Le pédopsy que nous voyons, pour d’autres raisons, nous a un jour dit:
“un enfant ne PEUT pas être ravi de l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite soeur. Il le manifeste de différentes façons, colère, mutisme, bêtise, câlin trop prononcé avec le bébé, etc…”
Bref, rien de neuf sous le soleil, nos enfants sont “normaux”
Dans notre cas, cette relation se complique du fait de la différence entre les 2.
N°2, 3 ans de moins, a marché avant son frère… et aujourd’hui il fait beaucoup de choses que son grand frère ne peut pas faire.
Il lui a non seulement volé sa place d’enfant unique mais également de “grand”, que de frustrations!
Répondre
La poule pondeuse
a répondu :
Le 18 novembre 2009 à 16:08
@Blandine, cf la vidéo que j’avais postée ici http://www.poule-pondeuse.fr/2009/07/29/lannonce-faite-a-laine/
Répondre
Je viens de lire “relations frères-sœurs du conflit à la rencontre” de Catherine Dumonteil-Kremer (éditions Jouvence) – l’auteur d’Elever ses enfants autrement (La Plage). Ce livre est vraiment super! Je vous le conseille chaudement! (C’est très vite lu, parfait pour alterner avec True Blood
)
Répondre
La poule pondeuse
a répondu :
Le 17 décembre 2009 à 10:17
@Ficelle, merci du tuyau. J’en profite pour relancer la conversation de plus haut vu qu’on a atteint la limite du commentaire emboité…
Il me semble que l’avis de ton entourage est vraiment la dernière des choses à prendre en compte, de toute façon tu n’es pas obligée de coller les deux au sein quand il y a du monde si ça te met mal à l’aise. Pour le coup ta fille sera en âge de comprendre et d’accepter qu’elle ne peut téter qu’à certains moments. Enfin tu as peur que ta démarche soit ou paraisse égoïste, mais à mon avis on ne peut pas forcer un enfant à téter, si ta fille le fait c’est qu’elle y trouve quelque chose aussi ! A mon avis tant mieux si le plaisir est partagé.
Répondre
Marie
a répondu :
Le 17 décembre 2009 à 13:26
@Ficelle, Personnellement l’ainé n’a pas oublié de se manifester pour les tétés mais il n’était pas complètement sevré aussi. Je dirai que comme pour beaucoup de choses c’est les enfants qui provoquent certains choix(-décision du co allaitement) mais même à 20 mois mon ainé était tout à fait capable de comprendre qu’il y avait des moments ou c’était possible et d’autres non (j’ai jamais assumé le co-allaitement en présence d’autres personnes que mon mari et enfants et c’est difficile à expliquer, surement le côté hors norme qui n’aide pas). Mais il faut surtout voir sur l’instant, les envies de chacun. Et je dirai que le co-allaitement est pour moi comme l’allaitement, il y a des moments de purs bonheurs mais il y a aussi des moments ou on se dit qu’on aimerait bien une petite pause et là, l’allaitement de l’ainé est plus vite remis en cause. Enfin de compte le maternage ressemble souvent à des négociations entre les différents protagonistes…
Bonne continuation!
Répondre
Ficelle
a répondu :
Le 17 décembre 2009 à 15:36
@Marie et La Poule pondeuse: on verra bien si elle demande vraiment et surtout si elle arrive à téter… Visiblement dans les témoignages de Grandir autrement, les enfants réapprennent à téter, retrouvent la technique… c’est fou…
Répondre
Je viens de lire “On attend un nouveau bébé” du psychiatre et thérapeute familial Bernard Geberowicz (Albin Michel). Ben, c’est très basique, un peu comme le livre cité par La Poule. Je maintiens donc ma préférence pour le livre de Catherine Dumonteil-Kremer sus-cité. Un petit chapitre intéressant tout de même sur l’accueil du petit “demi-frère”, utile dans le cas des familles recomposées.
Répondre
La poule pondeuse
a répondu :
Le 28 décembre 2009 à 22:32
@Ficelle, bon tu vas finir par me le faire acheter celui-là !
Répondre
j’avais complètement loupé cette discussion qui pourtant me parle bien !
). du coup j’ai eu l’impression qu’au début l’aîné voyait son petit frère comme une extension de moi plus que comme un petit bonhomme à part, et c’était guère différent pour lui de quand il était dans mon ventre. ça ne l’empêchait pas de lui faire des câlins et de le trouver “rigolo”, voir de l’intégrer rapidement dans ses jeux (“maman, tu mets le bb pirate dans mon bateau pirate”).
mais c’est plutôt que manger ne l’intéresse pas, il voudrait jouer.
chez nous il n’y a pas eu de grande révolution à l’arrivée du petit frère, et depuis ça va bien même si les phases de fatigue ou d’énervement peuvent facilement se traduire en rejet du petit, surtout depuis qu’il est en position de prendre les jouets ou coller son frère quand celui-ci n’en a pas envie
au démarrage j’avais essayé d’être dispo au maximum pour tout le monde, et de ne pas exclure le grand des activités avec le petit, histoire qu’il n’y ait pas de rupture. le papa n’ayant pas été très disponible à cette période, il fallait bien de toutes façons que quelqu’un s’y colle, et je pouvais difficilement dédier un moment à l’un ou l’autre exclusivement. dans mon expérience, la combinaison portage + allaitement a fait des merveilles dans le sens où elle libère du temps et les bras (c’est tout à fait possible de faire un câlin au grand avec le petit dans l’écharpe
la séparation s’est faite progressivement et en douceur, et c’est plus tard qu’on a eu des “moi aussi je suis un bébé”, mais ponctuellement et plus exprimé comme un jeu plus qu’en régression vraie. même si en ce moment on a plutôt le petit qui mange tout seul avec sa cuillère et le grand à qui il faut donner à manger
une idée aussi vue je ne sais où : avec une fille comme avec un garçon, mettre à sa disposition un bb à lui/elle peut lui permettre d’imiter mais aussi de se défouler
et sinon fusiller sur place toute personne qui arrive juste après la naissance et commence par “parle moins fort, tu vas réveiller ton frère”
@Ficelle : intéressant ton questionnement, moi j’avais plutôt eu l’effet inverse : j’allaitais encore le grand quand j’ai été enceinte, et, outre la diminution de la production, j’ai vraiment eu envie qu’il arrête de téter. comme il n’était pas trop tétée-câlin mais plutôt tétée nutritive, le manque de lait l’a dissuadé progressivement, ça tombait bien. et une fois que ça a été fini, ça m’a très vite paru presque incongru l’idée que encore 1 mois avant il tétait. et je n’ai pas eu du tout l’idée qu’il pouvait s’y remettre. lui non plus d’ailleurs.
sinon je rejoins l’avis général, fais comme tu/vous le sens/tez !
et je ne l’ai pas lu mais j’avais aussi eu un excellent retour sur le Catherine Dumonteil-Kremer.
Répondre
La poule pondeuse
a répondu :
Le 28 décembre 2009 à 22:35
@AnSo, moi j’ai commandé un nouveau bébétube pour avoir le kit mains libres (je trouve que mon immense écharpe est pas super pratique, même si plus confortable, donc à réserver pour les moments de long portage). Le Poussin a déjà un poupon, pour le moment il est assez “paternant” avec : il le couche, lui donne une vieille tétine qui traîne, le berce, l’embrasse… Je pense que le démembrement viendra dans 15 jours- 3 semaines
Répondre
Ficelle
a répondu :
Le 29 décembre 2009 à 09:17
@AnSo, oui, j’ai entendu parler de cette histoire de poupon… J’ai acheté un petit bébé à Miss A. il y a quelques semaines et elle l’aime beaucoup (peut-être une poupée plus grosse à l’arrivée du petit frère? On verra…). Ce qui me semble de plus en plus dur au fur et à mesure que la grossesse avance, c’est d’être toujours dispo et cool pour elle (qui est encore un bébé et râle beaucoup, demande de l’attention en permanence etc.). Alors avec un nouveau né, autant te dire que j’appréhende un peu, surtout pour les nuits… Pour moi aussi, portage+sein me semblent la clé des premiers mois pas trop galère. De toute façon, compte tenu de mes angoisses du moment (hurlements des deux, tabassage du bébé par l’autre bébé plus grand etc.), je crois pas que je vais pas laisser n°2 à porté de baffes avant quelques mois
Répondre
AnSo
a répondu :
Le 29 décembre 2009 à 09:50
@Ficelle, moi j’avais l’avantage que le grand était gardé avec un super copain de son âge qui a eu un petit frère 4 mois avant la naissance de mon n°2. mon grand était gardé chez eux, donc il l’a eu toute la journée dès le début, et le petit a ensuite été gardé avec eux quand sa maman a repris le boulot. donc le “mode d’emploi” basique d’un nouveau né il connaissait, et aussi les limites. ça n’empêche pas les réactions éventuelles, mais vu qu’on n’a peu de bb dans notre entourage, ça lui a permis de se familiariser avec l’idée et le fonctionnement autour d’un tout petit. si tu peux exploiter un bébé tout neuf de ton entourage dans une optique pédagogique d’ici la naissance, ça peut peut être lui permettre de mieux appréhender les choses ?
Répondre
Ficelle
a répondu :
Le 29 décembre 2009 à 18:25
@AnSo, elle est à la crèche où il y a des tout-petits de trois-quatre mois (voire moins) dans son groupe. Donc, elle est familiarisée. Bon, ensuite, un nouveau-né accroché à SA mère à elle en non-stop, on va voir comment elle l’acceptera…
Répondre
Je remets le couvert sur cette discussion qui s’avère d’une actualité plus que brûlante… Ma grand-mère (notamment) me tanne pour que j’achète un cadeau à Miss A. pour l’arrivée du petit frère (rappel: Miss A. 19 mois, BB2 dans deux semaines) genre “tiens le bébé t’a apporté ce cadeau”. Bon il est clair que je ne vais pas sortir un truc aussi débile à ma fille mais que pensez-vous de l’idée cadeau après l’accouchement? Moi ça me met pas très à l’aise… J’ai l’impression de faire diversion…
Répondre
Charlinette
a répondu :
Le 25 mars 2010 à 20:53
@Ficelle, je ne suis pas encore concernée hein…. mais si tu n’es pas à l’aise avec l’idée ben laisses tomber! ta fille n’a pas besoin de cado mais que sa maman reste dispo pr elle (ce qui n’est pas évident hein avec un nouveau-né)… bon mon avis vaut ce qu’il vaut, je n’ai qu’un bébé
Répondre
La poule pondeuse
a répondu :
Le 25 mars 2010 à 21:04
@Ficelle, ben nous on a fait le “truc aussi débile”
A la base j’avais acheté le cadeau au cas où la séparation due à l’accouchement se passerait mal/durerait. Finalement les mamies n’ont pas eu besoin de dégainer le cadeau donc on l’a fait le soir du retour (et de la naissance donc). Plus qu’une diversion, c’est pour moi l’idée que le bébé fasse une bonne première impression (ou tente de rattraper son image de catastrophe
). Que l’aîné voie qu’il peut éventuellement y avoir des aspects positifs…
Sinon tu peux faire une mise en scène compliquée pour présenter le bébé, où tu arrives d’abord sans bébé, tu prends ta fille dans les bras, puis Papa présente le bébé tandis que ta fille reste dans tes bras…
Répondre
Suzie
a répondu :
Le 25 mars 2010 à 21:06
@Ficelle, Ben, nous c’est ce qu’on a fait pour l’aîné puis les aînés à la naissance des suivants… Encore aujourd’hui, ils se souviennent que c’est le cadeau reçu à la naissance de leur frère et/ou soeur et qu’ils l’avaient trouvé dans le berceau du bébé… Bon, ça vaut, ce que ça vaut… En fait, je ne me souviens plus très pourquoi on avait fait ça, sans doute pour faire passer la pilule… et comme la Poule le précise pour que l’aîné ait une bonne impression du bébé. Et puis, eux ils étaient arrivés avec un cadeau pour lui. C’était une sorte d’échange… Mais, ça n’a rien d’obligatoire et je trouve moi, à mon avis, que ton aînée est encore petite pour que ce soit intéressant de faire ça avec elle.
Répondre
Béatrice
a répondu :
Le 25 mars 2010 à 21:09
@Ficelle, J’ai acheté une poupée à P’tit Mec N°1 pour la naissance de N°2, et idem à N°2 pour la naissance de N°3, mais c’était avant l’accouchement. C’était la grande mode il y a 15/20 ans, que le BB apporte un cadeau à son ainé.
Comme dit Charlinette, si tu n’es pas à l’aise et que tu ne vois pas l’intérêt, laisse tomber. Miss A. préfèrera que tu lui consacre des moments “de grande” plutôt qu’un cadeau.
Répondre
La poule pondeuse
a répondu :
Le 25 mars 2010 à 21:47
@Ficelle, et j’ajouterai aussi que si ton entourage est pas trop c… miss A va recevoir plein de cadeaux ! ici Pouss1 a limite été plus gâté que son frère (sans compter qu’il truste les jouets pour Pouss2…), c’est Noël depuis la naissance.
Répondre
Fleur
a répondu :
Le 25 mars 2010 à 21:49
@Ficelle, nous avons aussi fait (deux fois, puisque 3 puces) cet échange… oui, parce que chez nous c’est un échange… et je dirais qu’il s’agit plutôt de marquer un évènement important pour la famille! Puce1 et puce2 ont chacune choisi un doudou pour puce3 (coup de bol, ils font tous les deux partie de ses trois doudous favoris) et puce1 et puce2 ont chacune reçu (mais pas spécialement de la part de puce3, plutôt à l’occasion de sa naissance un livre CD de Marlène Jobert et un animal Schleich).
Répondre
et si que le cadal c’était le bébé justement?

(ici c’était plus facile, le grand a 10 ans de plus que le petit, donc je me la pète sur le sujet, hein. lol)
Répondre
Merci à toutes pour vos réponses! Je viens de les lire au papa et il est d’accord avec moi: au final… nous n’allons pas prévoir de cadeau. Je pense aussi que la meilleure solution est que je passe du temps avec elle (si c’est possible) et je suis heureuse d’avoir prévu un retour précoce à la maison (jour de l’accouchement voire J+1) pour amortir un peu la transition… Le papa a aussi quelques semaines devant lui avec nous. Et bien sûr je pense que si nous recevons des jouets pour BB2, Miss A. trustera le truc itou. Quand aux amis “pas trop cons” euh… j’attends de voir
J’ai la sensation que le cadeau ne sera de toute façon qu’une bien piètre compensation au regard de l’arrivée d’un bébé qui va téter sa mère toute la sainte journée
Répondre
Ah ! pile l’article sur le sujet que je cherchais ! (tu as écrit sur tout ?
)
merci
j’ai trouvé plusieurs références de livres qui ont l’air intéressants dans les commentaires…
depuis que tu as écris l’article, tu as d’autres livres à recommander ?
du genre F & M ?
Répondre
La poule pondeuse
a répondu :
Le 19 juin 2011 à 10:46
@TimTad, j’ai lu le Faber & Mazlish (“Rivalités entre frères et soeurs”, je mets la référence plus complète pour les autres poulettes qui passeraient par là
) et il est très chouette. Je l’ai d’ailleurs préféré au “Parler pour que les enfants écoutent…”. Très concret, plein de pistes super ! Et des témoignages un peu apocalyptiques qui font relativiser sa propre situation 
)
(et oui, j’ai écrit à peu près sur tout, sauf certains sujets où d’autres poules plus compétentes ont écrit pour moi
Répondre
TimTad
a répondu :
Le 20 juin 2011 à 12:06
@La poule pondeuse,

J’ai acheté 3 des 4 livres de Faber & Mazlish suite à une conférence de Sophie Benkemoun (http://www.latelierdesparents.fr/pages_html/agenda.html)… il ne me manque que celui sur la rivalité entre frères et sœurs !
j’avais bien aimé son sketch quand elle met à la place des enfants, et essaye d’imaginer sa réaction si du jour au lendemain, son mari lui disait “je t’adore tellement que j’épouse une deuxième femme !”
Et aussi la citation de H. Ginott “Tous les sentiments sont légitimes, les comportements ne sont pas tous acceptables”
Il y a relativement peu de livres qui traitent le sujet…
Dans le livre “Éduquer sans punir” de T. GORDON, il explique comment, (en gros),avec un système de récompense ou de punition, on favorise, inconsciemment bien sur, cette rivalité… je ne me souviens plus des termes exactes, mais il parle, par exemple, de la compétition entre frères et sœurs pour obtenir une récompense (notre attention, nos félicitations, surtout quand on les compare entre-eux…), ou comment on les pousse à tricher, à mentir et accuser l’autre pour ne pas recevoir de punition…
D’où ma recherche de livres sur le sujet, afin de trouver un langage, une manière de parler, pour essayer d’éviter de créer une rancune durable, comme en témoigne le commentaire suivant (n16).
Répondre
Bonsoir, vous parlez toutes de la jalousie exprimée par l’ainée lors de la naissance du cadet.
Quant est-il de la jalousie qui dure? Ma sœur ainée m’a avoué, a presque 40 ans, qu’elle n’avait a ce jour toujours pas digéré la naissance de sa cadette (moi!). Bien sur, le cas est un peu extrême mais cela donne a réfléchir!
Mon mari rêve d’avoir deux filles et moi j’angoisse a l’idée de rendre mon ainée malheureuse et de reproduire un schéma relationnel identique a celui vécu avec ma sœur. Elle , jalouse a mourir; moi, complexée vis a vis de la grande sœur dont je pensais ne pas arriver a la cheville, les parents super égalitaires jusqu’à nier les particularités de chacune. Alors je me dis que le fait d’avoir un enfant unique peut comporter des avantages!
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pâte à crêpe
a répondu :
Le 19 juin 2011 à 20:50
@La pie gourmande, pour avoir moi aussi une soeur ainée (elle a 7 ans de plus) de 40 ans qui n’a toujours pas digéré, j’ai pas mal cogité et je pense qu’une des clé est la gestion du problème par mes parents qui idéalisaient leur famille et l’amour obligé entre frère et soeur. Notamment, ma mère, fille unique qui a souffert de cette solitude et s’est rêvée des frères et soeurs, a construit sa famille dans cet amour plaqué, parfois forcé qui nie et veut empêcher tout sentiment négatif des uns envers les autres. Je pense que ma soeur s’est vu répondre à chaque tentative de sa part d’exprimer une émotion qui n’allait pas dans le sens de “youpi je vais avoir une petite soeur quelle chance j’ai!!!” une opposition, elle s’est vu réprimer, raisonner et au final empêché d’avoir ces sentiments là. “Entre frère et soeur il FAUT s’entendre…
” Donc, ça n’aide pas à digérer….
Bref, je pense que si tu es attentive au respect des sentiments de ton aînée, quels qu’ils soient, aussi difficiles soient ils à encaisser pour toi, ça sera sain. Pas forcément facile, mais plus sain.
Répondre
La poule pondeuse
a répondu :
Le 21 juin 2011 à 14:16
@La pie gourmande, je crois que la décision d’avoir un autre enfant doit être dictée par votre envie, à ton mari et à toi, au projet que vous avez pour votre famille. Ce n’est pas la responsabilité de ta fille, dans un sens comme dans l’autre : un désir d’enfant est quelque chose d’extrêmement puissant, et il me semble lourd pour un enfant de porter la responsabilité de sa non réalisation (de la même façon qu’on ne fait pas un deuxième pour occuper le premier, même si ça sert aussi à ça
). Il me semble qu’avoir pris conscience de la “mauvaise” gestion de tes relations avec ta soeur par tes parents (je mets des “” car ils étaient sans doute animés des meilleures intentions) t’aidera à ne pas reproduire les mêmes erreurs. Je te recommande chaudement le livre de Faber & Mazlish “Rivalités entre frères et soeurs”, il est super !
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soleil- a répondu :
Le 22 juin 2011 à 11:01
@La pie gourmande, Moi ça me fait penser à mon grand copain Rufo qui a dit récemment, en substance, que “le meilleur écart d’âge entre deux enfants, c’est au moins sept ans : pas d’interactions, pas de problèmes !” Haha.
Sinon, je dis comme la poule : le désir d’enfant, c’est votre affaire, à ton mari et à toi. Ta fille ne peut pas le porter. Tu parles de ton mari qui rêve de deux enfants, mais pas de ce que tu aimerais, juste de ta peur pour ta fille… Lu aussi récemment dans “Attendre bébé autrement” : un deuxième bébé qui arrive, c’est “normal”, c’est la vie, la famille s’agrandit. Il s’agit de le présenter ainsi à l’ainé, sans obligation d’aimer, sans lui imposer un schéma “oh quelle chance tu as d’avoir une petite soeur !!!” ni l’inverse “désolée ma pauvre chérie de te faire ça”, juste que c’est la vie qui continue, accepter aussi les éventuelles régressions de l’ainé qui sont normales, et le rassurer sur le fait qu’on l’aime et qu’on l’aimera toujours !
Après, je ne sais pas quel âge a ta fille, mais on ne vit pas les choses de la même manière à 2, 4 ou 7 ans !
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Ce livre n’est plus dispo, une d’entre vous pourrait elle m’en conseiller 1 autre qui vs aurait plu ? Je prends les devt, mon fils ainé a 3 ans et mon BB 3mois le plus grd manifeste bcp de jalousie…classique non ?! merci pr vos conseils.
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La poule pondeuse
a répondu :
Le 2 avril 2012 à 13:59
@Anne, bien mieux et bien plus intéressant : Jalousies et rivalités entre frères et soeurs de Faber et Mazlish (http://www.amazon.fr/Jalousies-rivalit%C3%A9s-entre-fr%C3%A8res-soeurs/dp/2234021863)
Vraiment il est TOP !
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Je fais remonter ce sujet à l’occasion de l’arrivée récente de BB2 (accouchement il y a une semaine), alors que sa grande sœur a 20 mois.
Et je m’interroge sur la situation du point de vue de la mère, car je cogite :
> j’ai du mal à faire le deuil de la relation fusionnelle que j’avais avec l’aînée. La séparation de 3 jours à la maternité a “cassé” quelque chose, même si globalement ça se passe plutôt bien. Mon regard a forcément changé sur elle, qui me paraît “grande” à côté du nourrisson, alors qu’il y a une semaine c’était encore mon “bébé”.
> j’ai du mal à imaginer que je ne pourrai pas nouer la même relation avec sa petite sœur, ce qui me frustre beaucoup. Je la laisse déjà un peu plus pleurer notamment avant de l’allaiter, le temps notamment de briefer la grande, pour laquelle j’anticipais les signes de faim avant qu’elle ne pleure.
Bref, j’étais bien prête à accompagner l’aînée face au bouleversement engendré par l’arrivée d’un bébé, mais pas du tout à vivre ses émotions moi-même. Je suppose que la chute d’hormones n’y est pas pour rien et que ça se tassera, mais je suis intéressée par votre vécu et les lectures sur le sujet si vous en connaissez.
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Opale
a répondu :
Le 28 mai 2012 à 15:09
@oops, bienvenue à ce bébé alors ! Et bien entendu, je dis “bravo à la Maman” (pour l’accouchement hein !, quand même
).
)… si un autre enfant devait arriver dans notre vie … et là, je me pose mille questions par rapport à ma fille, mon couple, mon rôle de Maman avec deux enfants …
Laisse-toi le temps, oui, c’est un changement pour toute une famille, un p’tit deuxième mais je peux imaginer ton inquiétude par rapport à ta fille.
Tu as l’air d’aimer ta fille très fort et tu te poses des questions aussi, j’ai une fille de 24 mois et pense à un p’tit deuz mais je pense déjà à ce que tu ressens aujourd’hui (alors que ce bébé n’est même pas en route
Vous allez apprendre tous, à connaître ce bébé, à l’aimer mais ce sera différent !
Je te souhaite plein de rires, de baisers avec tes deux enfants !
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oops
a répondu :
Le 28 mai 2012 à 21:49
@Opale, Merci, grossesse de rêve et accouchement physiologique encore mieux que prévu dans le projet de naissance, ça donnerait presque envie de faire le 3e dans la foulée !
Et oui, mon ainée était le centre du monde, j’étais très attentive à accompagner au mieux son développement, et étant l’aînée moi-même, j’avais bien préparé le terrain et prévu certaines réactions, pour anticiper les réponses adéquates à apporter.
Mais je n’avais pas du tout prévu de ressentir moi-même des émotions aussi fortes et contradictoires. Du coup, l’aînée sent la faille, et je crois que ça ne facilite pas les choses, car ça l’inquiète. Pour l’instant, elle embrasse sa sœur et elle me frappe, je préfère ça que le contraire, mais j’ai du mal à gérer.
J’ai l’impression d’avoir perdu le “mode d’emploi” de ma fille, alors qu’il y a quelques jours on était tellement fusionnelles que j’anticipais tout. Je crois que ça me bouscule plus qu’elle, finalement…
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isaboule a répondu :
Le 29 mai 2012 à 17:02
@oops, je crois qu’il faut laisser le temps au temps, laisse le temps à ton BB2 de grandir, de te séduire, de te surprendre d’une autre façon que l’ainé. Moi qui suis très fusionnelle avec ma fille N°1, j’ai pleuré de solitude lorsque BB2 est née. C’était la 1ere fois que je me séparais de BB1 plusieurs jours. Elle me manquait, et j’avais l’impression d’etre infidéle.
Maintenant, au bout d’un an, l’équilibre est là.BB1 restera LE CHOC emotionnel de ma vie, l’histoire n’a pas été la même. Mais BB2 me fait marrer. Je les aime DIFFEREMMENT. Et j’ai arrêté de me demander si j’aimais AUTANT BB2. L’amour maternel ne se dose pas. Le temps passe, et tu es déjà quelqu’un d’autre aux naissances suivantes.
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oops
a répondu :
Le 29 mai 2012 à 22:08
@isaboule, merci pour ton message ! Je ne sais pas si les copines “multipares” de mon entourage ont la mémoire courte, ou si elles n’ont pas eu la même relation fusionnelle avec leur aînée, ou si le sujet est un peu tabou, mais ça fait du bien de lire un témoignage dans lequel je me retrouve.
Il y a peut-être un thème d’article à creuser pour La Poule ?
Heureusement, je n’ai pas de trouble de l’attachement avec BB2 ; peut-être grâce à l’accouchement physiologique qui m’a beaucoup remuée, après celui très médicalisé de BB1 (qui s’était très bien passé, ceci dit). Et c’est un nourrisson très facile à vivre, ça aide.
Mais comme tu le dis bien, BB1 est un vrai choc, une révolution. J’ai l’impression d’avoir passé les plus beaux mois de ma vie avec elle, tellement j’ai adoré m’en occuper. Et elle m’a transformée, en tant qu’être humain ; j’ai plus appris, elle m’a plus construite en 20 mois que pendant mon parcours scolaire et professionnel réunis.
Difficile de tourner cette page. Je m’en doutais avant de lancer BB2, mais ça ne rend pas la situation plus facile.
Je tente de lutter contre le sentiment de culpabilité que tu décris bien ; car c’est vraiment un choix d’avoir BB2, et aussi rapproché. Mais j’ai du mal à trouver un nouvel équilibre. Je vais tenter la méthode Coué : “dans 1 an, ça ira mieux” !
Et je vais relire quelques articles sur la psychologie de l’enfant sur ce blog (à défaut d’avoir le temps d’ouvrir les livres conseillés), pour tenter de renouer avec BB1 de manière plus sereine et d’accueillir BB2 comme elle le mérite.
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La poule pondeuse
a répondu :
Le 28 mai 2012 à 22:07
@oops, d’abord toutes mes félicitations pour cette belle nouvelle ! Pas toujours facile la reconfiguration de la famille après l’arrivée d’un petit nouveau, même si cela devrait se remettre en ordre (enfin probablement un nouvel ordre) tranquillement. Je crois qu’il ne faut pas s’en vouloir de ressentir ces émotions, et c’est bien normal d’en être remuée. Lâcher du lest aussi et revoir ses priorités pour un temps (oh zut le ménage
).
Et sinon quid du père ? comment trouve-t-il sa place ? ne peut-il pas t’aider à passer du temps en tête à tête avec le bébé ou avec l’aînée ?
Répondre
oops
a répondu :
Le 29 mai 2012 à 22:18
@La poule pondeuse, vu la couche de poussière sur les meubles, le ménage…
Le père a bien pris le relais, BB1 s’est beaucoup rapprochée de lui pendant mon séjour à la maternité (voir elle fait “exprès” de m’envoyer sur les roses de la même façon qu’elle dédaignait son père il y a peu). Mais nous sommes un peu coincés par le temps : impossible de fermer le magasin (notre seule source de revenu), donc même si la qualité y est, la quantité de temps en famille ne suis pas nos besoins actuels. Et comme les grands-parents sont loin, pas facile d’avoir un relais pour souffler et prendre le temps qu’il faudrait en tête à tête avec l’une et l’autre.
Répondre
oops
a répondu :
Le 2 juin 2012 à 22:52
@La poule pondeuse, Fut dit, fut fait : j’ai refait le tour des articles sur l’éducation, et celui sur “Retrouver son rôle de parent” (que j’ai commandé, du coup), m’a fait réfléchir.
Une de mes tantes est venue me filer un coup de main pendant une semaine, elle s’attendait à pouponner… Je lui ai confié l’intendance (courses, repas, étendage de lessive ; la poussière s’accumule mais qu’importe), et je me suis consacrée exclusivement (enfin en plus du boulot, bien sûr) à créer / resserrer le lien d’attachement avec mes filles.
Facile pour le nourrisson, plus compliqué avec l’aînée, mais ça a fonctionné. Quelques colères mémorables, des tentatives de taper sa petite sœur (surtout des coups de tête, en faisant semblant de lui faire un bisou, arg…
), les émotions sortent… et nous nous sommes retrouvées ! Retour des regards complices, de l’humour, des jeux, des échanges, bref, j’ai retrouvé mon (grand) bébé !
ET retour en force du langage des signes : j’ai appris ceux des émotions (car même si elle parle déjà bien, difficile de la comprendre quand la colère monte ou quand elle pleure ; un petit signe est alors d’un très grand secours).
Retour aussi de l’Ergo dans le dos pour la grande pendant que la petite est dans l’écharpe devant (une autre écharpe que celle utilisée enceinte pour la grande, sinon c’est la crise !)
Bref, merci La Poule ! Je n’aurai pas pris ce temps, je crois que j’aurai ancré dans la famille un problème de fond (avec le recul, il y a probablement eu un loupé à l’arrivée de ma sœur que j’ai commencé à supporter quand je suis partie de la maison, sans vraiment pouvoir expliquer pourquoi).
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La poule pondeuse
a répondu :
Le 6 juin 2012 à 21:37
@oops, waouh ça fait vraiment plaisir à lire ! c’est super que vous ayez ainsi pu prendre le temps pour trouver votre nouvel équilibre.
Répondre
Après un répits de quelques semaines, re-crise !
L’illustration de la couverture du livre me parle beaucoup : comment gérer un conflit entre une “grande” de 21 mois et sa sœur de 1 mois ?
J’ai tenté (et je tente toujours) de limiter les sources de tension pour l’aînée. Beaucoup de discussions (à partir de livres, notamment), je pose la petite quand je peux dès que la grande à besoin de moi et je garde quelques moments en tête à tête, j’accepte les régressions (par exemple, elle ne veut plus se nourrir seule, je dois lui donner la becquée), je valorise ses progrès (elle se lance toute seule dans la continence), bref, je fais ce que je peux, et elle sort les canines en ce moment (les dents de l’agressivité, y aurait-il un lien ?) mais je dois mal m’y prendre.
Car il y a une chose qui me met hors de moi : elle s’est mise à taper sa sœur, à n’importe quelle occasion. Pendant la téter, mais aussi juste en passant devant le transat. Très stressant !
) alors qu’elle n’a jamais reçu de fessée ni de tape, et qu’il n’y a pas de TV à la maison (donc peu d’occasion de voir des matchs de boxe).
Elle s’est aussi attaquée à un bébé à la crèche (elle y va 2 jours par semaine), et aujourd’hui elle a mis un coup de poing à un petit garçon d’un an de plus. Un vrai coup de poing, pas une “tape”, qui me paraît plus pulsionnelle, là j’ai vraiment eu l’impression qu’elle “maîtrisait” son geste (le papa a même admiré la “technique”
C’est d’ailleurs un des points qui me pose problème : j’ai découvert, entre autres choses, l’éducation non-violente sur ce blog ; j’ai convaincu tant bien que mal mon homme de jouer le jeu, toute la famille m’attend au tournant…
Autant dire que les conditions sont réunies pour un “pétage de plomb” général (en ajoutant une bonne dose de nuits courtes, ingrédient catalyseur s’il en est). Pour l’instant, je garde mon sang-froid sans problème, car voir ma grande souffrir me rend triste et me fait culpabiliser, et pas me mettre en colère. C’est un peu moins le cas de mon homme, et je ne sais pas si une fois toutes les hormones post-partum envolées, je resterai aussi émotive…
Je n’ai (hélas) pas le temps de lire tous les livres conseillés ici ; je suis en train de me replonger dans Parents Efficaces de Gordon, mais pour les bambins, ça manque d’exemples et de solutions concrètes.
Si vous avez des astuces, suggestions, conseils de lectures (“J’ai tout essayé”, de Filliozat, traite-t-il des tout-petit ?), que ce soit pour gérer le “terrible two” ou les “interactions dans la fratrie” pour les tout-petits, je prends !
Pour l’instant, je gère les coups en :
- retenant son geste avant qu’il ne tombe, dans la mesure du possible !
- je répète X fois le “non” sur le ton du “non-négociable” (il y a chez nous un “non” sur le mode “j’aimerais mieux pas, mais on peut trouver une solution” et un “non” ferme et définitif sur quelques points précis)
Et en fonction de la situation, j’ajoute :
- “tu voulais me faire un câlin et tu es triste de ne pas pouvoir le faire parce que ta sœur est dans mes bras ? / Tu as besoin de moi et tu es en colère parce que je m’occupe de ta sœur” ? Ou autre tentative d’interprétation du même type, en utilisant le langage des signes pour l’aider à exprimer ses émotions (elle différencie bien “colère”, “peur”, “triste”)
- “tu n’as pas le droit de taper, ni ta sœur ni quelqu’un d’autre, la seule chose qu’on a le droit de taper c’est le coussin de colère” et je le lui apporte (histoire qu’elle puisse se défouler)
- “un bébé est fragile, tu te souviens comment on le touche ? Je te remontre”
- “tu lui as fait mal, demande-lui pardon”
…
Elle fait spontanément un bisou tout de suite (et elle fait beaucoup plus de bisous que de tapes, heureusement) ; une fois je l’ai même “refusé” : “Non, je n’ai pas envie de bisou maintenant, ça me met trop en colère de te voir violente comme ça avec ta sœur”.
En outre, histoire qu’elle se rende bien compte que la règle est la même pour tout le monde quand la petite touche la grande dans un mouvement réflexe, je la “dispute” : “Non, tu n’as pas le droit de taper ta grande soeur, personne n’a le droit de taper”.
Bref, voici toutes mes cartouches, il me manque des munitions plus efficaces…
J’ajoute qu’en ce moment on voit vraiment qu’elle a une grande rage à exprimer, beaucoup de violence contenue. A son regard, à certains gestes crispés, à sa façon de jeter les objets (pas comme lorsqu’elle lance des cailloux dans l’eau). Elle est vraiment frustrée, j’ai du mal à retrouver mon “bébé” qui était si joyeuse et sereine. J’ai autant de mal à faire le deuil de notre qualité de relation d’avant l’accouchement que de me dire que je ne pourrai pas construire le même type de complicité avec sa cadette (qui en plus se prend des coups et des “bisous-coup de boule” dès le plus jeune âge !).
Bon, le tableau paraît noir, dans l’ensemble ça va quand même, on ne regrette pas du tout d’avoir les 2 filles rapprochées, et on envisage même le numéro 3… Mais au quotidien, il y a des moments difficiles à gérer. J’aimerais vraiment améliorer mon “management”, et surtout soulager mon aînée.
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pâte à crêpe
a répondu :
Le 25 juin 2012 à 08:55
@oops, je me reconnais beaucoup dans ton désarroi face à un enfant qui tape alors qu’il ne connaît pas la violence: notre crêpe a connu cette phase, pendant deux mois environ, juste avant ses 3 ans. Il nous tapait tous les soirs, hyper violemment, sans prévenir. Ça a été horrible. Je ne vais ici m’étendre ici sur les raisons possibles que nous avons relevées, ça serait trop long et compliqué. Il tapait aussi un peu ses copains de la halte garderie.
Nous avons essayé vraiment plein de choses, les câlins, les règles très strictes, les discussions avant, après, la punition mais rien “n’accrochait” notre fils. Je lui “rendu” une fois à ma grande honte, pour essayer de lui montrer qu’il nous faisait très mal, mais cela l’a choqué énormément et nous nous sommes rendus compte que cette violence était vraiment de la pulsion et pas du tout de la violence dirigée.
Bref, c’était horrible, je me rappelle redouter le soir et en avoir pleuré tous les soirs après son coucher…
Il m’a tapé aussi en dehors de la maison, et le regard des autres a été aussi assez difficile à assumer…
Comment nous nous en sommes sortis:
- en allant voir la psy de la PMI qui nous a fait parler et relativiser: il est a un âge pulsionnel, et ce sont des émotions qu’il sort. C’est normal, ne pas paniquer et voir notre enfant comme un futur Dexter…
Malgré tout, il faut se “mettre plus haut”, reprendre l’autorité, être ses parents qui l’emmènent dans le sens qu’il faut lui montrer que ce n’est pas possible, cela n’est pas acceptable.
- on a mis en place deux règles de “survie”:
dès qu’il part dans ces tapes, on se met debout, pour se rendre inaccessible (parce que la gifle dans la tête quand on lui propose un câlin, c’est très dur de rester zen après).
- ensuite la règle de la maison “celui qui est violent se met tout seul, on le laisse”. Donc s’il est violent, pas de violence, pas de punition, mais la conséquence que personne ne peut être avec lui, ne lui raconter d’histoire. Il n’est pas disponible pour être avec les autres, il se coupe de nous. Et on a insisté sur sa responsabilité.
La phrase “je ne m’occupe pas de toi” a été assez magique et heureusement, il est vite passé à autre chose et surtout on a pu discuter des vrais problèmes des vraies émotions. Alors, est ce que ce sont nous règles, notre attitude qui ont évacué le problème ou lui qui est passé à autre chose?
Je ne sais pas mais j’espère que ces pistes pourront t’aider.
Bon courage, je sais que ça été très difficile et qu’en plus, j’ai trouvé que c’était assez assez tabou. Je me suis sentie très seule et les amis ou connaissances à qui j’ai essayé d’en parler n’étaient pas très ouverts ou compréhensifs sur le sujet….
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oops
a répondu :
Le 25 juin 2012 à 22:48
@pâte à crêpe, Merci pour tes conseils, je prends !
En effet, c’est un sujet un peu tabou, car il déconcerte quelque soit le mode d’éducation, et surtout quand on a choisi la communication non-violente… et que l’entourage familial et amical nous attend au tournant !
J’avais tenté puis abandonné le “je ne m’occupe pas de toi quand tu tapes”, car ça veut dire refuser le “bisou du pardon”. Mon aînée est une grande câline et une grande “bisouilleuse”, et elle tape rarement au milieu d’une crise de colère. Donc c’est “un coup + un bisou réparateur” dans la foulée ! Ce qui m’exaspère, évidemment, mais comment refuser un baisé, même “de Judas” ?
Merci beaucoup pour ton témoignage et tes conseils !
Mais réflexion faite, je vais revenir à cette idée, car c’est facile à appliquer par tout le monde. Nous habitons dans le sud, à 50m de la plage, autant dire que l’appartement ne désemplit pas de tout l’été. Or je ne veux pas que quelqu’un tape Léana, mais il faut que je donne une consigne à la place, et celle-ci me paraît parfaite !
Le plus dur pour moi est de gérer la situation en public, même si j’assume facilement mes choix. Car je crains beaucoup les discours ou les gestes qui vont polluer ma gestion de la crise en ajoutant de l’huile sur le feu.
Merci beaucoup pour ton témoignage !
Répondre
pâte à crêpe
a répondu :
Le 26 juin 2012 à 07:58
@oops, pour le bisou du pardon comme tu dis, avec battements de cils et petite lippe qui font forcément craqué, j’ai appris à dire “non, là je suis fâchée et ta violence fait que je ne veux pas être avec toi, mais plus tard oui”.
Quelques épisodes de tapes juste après le bisou ou même pendant le câlin m’y ont bien poussée….
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Anonyme a répondu :
Le 26 juin 2012 à 09:54
@pâte à crêpe, “avec battements de cils et petite lippe qui font forcément craquer”, j’ai la même !
Je vais suivre ton conseil, même s’il faudra que je résiste à la “tentation du câlin”… et à celle de rigoler, de temps en temps, parce que c’est un sacré spectacle, quand même !
(anonyme = oops)
Répondre
oops
a répondu :
Le 28 juin 2012 à 00:21
@pâte à crêpe, méthode testée et approuvée !
J’ai appliqué avec constance le “je ne m’occupe plus de toi” et le “je suis fâchée, donc je ne veux pas être avec toi maintenant, le bisou sera pour plus tard quand nous serons calmées toutes les deux et que tu ne seras plus violente”.
Résultat : la rage de BB1 se transforme rapidement en grande tristesse, je peux donc la consoler sans craindre de nouveau coup pour BB2 (portée dans le dos, mais qui reste accessible aux coups de poings quand je porte la grande !), et on peut mettre des mots sur les émotions (“ta sœur t’embête quand elle pleure, elle te gêne quand elle est dans mes bras, tu es triste, en colère… Et comment on évacue la colère ? Sur le coussin de colère et pas ailleurs !”… etc)
On verra en combien de temps la “leçon” sera retenue… J’en parle aussi avec elle hors moment de crise : “qu’est-ce qui se passe quand quelqu’un est violent ? Personne ne veut rester à côté !”. Ça tombe bien, un petit camarade de crèche l’a mordue, donc je peux faire le parallèle entre les positions de victimes de violence entre elle et sa sœur.
Merci beaucoup, ce discours et ce positionnement me vont bien (et à mon homme aussi), c’est important pour que ça fonctionne. C’est plus facile de garder son sang froid quand on a une ligne de conduite claire que lorsqu’on teste une nouvelle méthode à chaque fois, ou qu’on réagit instinctivement (même si dans d’autres cas l’instinct est bon conseiller).
Répondre
pâte à crêpe
a répondu :
Le 28 juin 2012 à 07:12
@oops, je suis super contente pour vous que ça marche! C’est vraiment une ligne qui nous va aussi et qu’on peut décliner sur plein de situations de façon cohérente par rapport à notre éducation sans violence: par exemple, si quelqu’un est violent tu le laisses, celui qui est violent se met tout seul. Les adultes c’est pareil aussi.
Chouette!
Répondre
oops
a répondu :
Le 1 juillet 2012 à 22:50
@pâte à crêpe, je renouvelle mes remerciements : ça fonctionne non seulement pour nous, mais aussi pour les autres, et ça c’est précieux !
Nous avons eu du monde ce WE à la maison, et notre “exemple” a été naturellement suivi par les adultes et les enfants “victimes” de mon aînée, qui a décidément bien du mal à se défouler de manière pacifique.
Ainsi, j’ai entendu un “si tu me griffe, je ne joue plus avec toi” de la part d’un de ces camarades de 7 ans, qui a pourtant l’habitude de réponde de manière beaucoup plus physique dans les conflits avec son grand frère. Belle preuve d’efficacité de la méthode de communication non-violente !
J’en ai d’ailleurs discutée avec sa mère, qui me disait que le plus dur pour elle était de réagir à ses fils quand ils se mettaient à rire lorsqu’elle les disputait… Je n’ai encore jamais eu le cas, mais effectivement ça pourrait aussi m’énerver rapidement ! Je ne sais pas encore comment je réagirai en pareille situation. Quel défi d’être parent !
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pâte à crêpe
a répondu :
Le 2 juillet 2012 à 09:55
@oops,
Répondre
rysy
a répondu :
Le 7 juillet 2012 à 13:29
@pâte à crêpe, et toutes, je lis avec attention tous les messages car mon micro de deux ans tape et donne des coups assez souvent. L’idée de dire que celui est violent se met à l’écart m’intéresse mais concrètement je ne sais pas comment faire quand il donne des coups avec ses pieds quand je suis en train de le rhabiller après le bain. Je le laisse tout nu (sans couche argh) sur la table à langer ?
Ou bien, j’arrête de m’en occuper alors que le matin, nous avons quand même besoin de partir à la crèche (et accessoirement au travail
).
J’ai du mal à voir comment cela peut être mis en pratique.
Merci pour vos idées, d’autant qu’en ce moment mon niveau d’acceptation des colères/coups.. est assez bas.
Sinon, Ooops, moi je trouve que le “j’ai tout essayé” complète bien Gordon, est plus focalisé sur les tout petits, est facile à lire et m’aide à relativiser les crises de mon garçon.
Répondre
pâte à crêpe
a répondu :
Le 7 juillet 2012 à 14:25
@rysy, D’abord ne te bile pas, tu n es pas seule, la crêpe à bientôt 3ans 1/2 et je ne suis absolument pas motivée ( même pas un 1/4 de sec…) par yn deuxième, même si le cap petite enfance est passé…
Pour là violence, j’ai eu ce même genre de réticences et à ma grande surprise cela prend moins de temps et créé moins d’énervement que de faire un break en laissant seul même à poil et en rappelant que “je ne m’occupe pas de toi si tu es violent” ( il faut du coup avoir instauré le principe à un autre moment ou tu as eu plus de temps) plutôt que d’essayer d’habiller un ver de terre violent et hystérique. Et puis il vaut mieux je crois arriver en retard un matin ou qu’il y ait un pipi par terre dont il sera peut être un peu honteux mais couper avec ce rituel “se débattre pendant que tu m’habilles” plutôt que cela devienne un comportement durable donc que tu acceptes aux yeux de l’enfant. L’idée c’est que c’est inacceptable, tu ne fais pas avec, l’enfant se coupe de toi (ou de ceux qu’il tape) par sa violence.
J’ai laissé au bout du compte plusieurs fois la crêpe à poil et puis de lui même il a commencé à dire “j’arrête”parce qu’il savait pourquoi j’étais partie.
Courage!
Répondre
oops
a répondu :
Le 8 juillet 2012 à 10:14
@rysy, comme Pâte à Crêpe : c’est beaucoup plus rapide de l’isoler et d’y revenir plus tard que de tenter d’habiller un asticot ! Surtout que ma “grande” (22 mois) me donnait beaucoup de coup de pied il y a 2 mois, sur mon gros bidon de fin de grossesse, impossible d’accepter ça.
Le hic : il faut que ce soit à un moment où ça n’arrange pas l’enfant de se retrouver seul (si je laisse ma fille alors qu’elle se débat parce qu’elle préfèrerait jouer que d’être changée, ça colle pas
). Donc si le tien aime manger le matin / le livre du soir, c’est le change d’abord.
Quand elle me donne des coups de pieds, je la descends de la table à langer et je fais autre chose (me préparer moi, préparer sa sœur…), quelque soit sa tenue (encore trempée du bain, un seul pied dans le pantalon…) et je lui dis clairement “je ne veux pas me faire taper dessus, ça me fait mal et ça me met en colère, donc je ne m’occupe plus de toi”. Elle passe instantanément de la rage à la tristesse, elle m’appelle, je peux donc lui demander “Tu veux que je m’occupe de toi ? Donc tu ne me tapes plus ?”, et normalement je suis tranquille pour le change en question.
Ceci dit, j’ai remarqué que c’était généralement quand je la change en “mode automatique”, ou “je suis pressée et j’ai pas que ça à faire”, ou lorsque je suis préoccupée par sa petite sœur qui pleure, que ma grande est le plus pénible. Changer mon propre comportement (être plus présente à ma fille quand je m’occupe d’elle, et jouer ou lui donner quelque chose d’intéressant à explorer) et mon organisation (lever tout le monde 1/2h plutôt, ça fait autant de temps de battement*) limite déjà le nombre de source de tension.
Mais c’est ce que je trouve le plus difficile, et j’ai du mal à faire la part des choses entre prendre sur moi et la “fausse acceptation” à éviter. Pas simple !
La laisser sans couche ne me pose pas de problème, puisque de toute façon elle est en culotte chez nous (maximum 2 pipis sur 5 par terre, c’est pas si mal à pas deux ans, et c’est elle qui a demandé le pot !). De toute façon, entre éponger une petite flaque et rincer une couche lavable, c’est kif-kif.
En revanche, je la descends au sol, je ne la laisse pas sur la table à langer c’est trop dangereux !
*le temps que j’avais prévu pour le 2e change en cas de cata / gestion d’une crise, etc… est devenu un moment sympa à partager avec ma grande (un livre, un jeu), dont on est privé si elle traîne. Un argument de plus !
Répondre
michmaa a répondu :
Le 25 juin 2012 à 12:58
@oops,
bonjour,
j’ai lu récemment, via les Vendredis intellos, le résumé d’un bouquin de Faber et Mazlish sur les relations dans la fratries.
Voici le lien de la 1ere partie : http://www.supersparents.com/resoudre-les-jalousies-et-rivalites-entre-freres-et-soeurs/
Pour ma part, mes garçons avaient 22 mois d’écart. Pendant la grossesse j’ai beaucoup culpabilisé de ce “cadeau”que nous faisions à l’aîné. Peu de temps après la naissance, nous avons en fait découvert d’autres sentiments auxquels on ne s’attendait pas :
- culpabilité vis à vis du second car c’est impossible de s’occuper du deuxième autant que du 1er et c’est vrai qu’on l’a plus souvent laissé seul et laissé plus longtemps pleurer. par ricochet, il m’est arrivé d’en vouloir au plus grand de demander tant d’attention et d’énergie : en fait, même quand je m’occupe des deux enfants, j’ai souvent l’impression de m’occuper essentiellement du plus grand et de laisser le petit se débrouiller tant qu’il ne pleure pas. L’inverse est très rare sauf pour les choses obligatoires (change, repas, etc…), moments pendant lesquels le grand n’omet jamais de rappeler qu’il est présent par quelques petites bêtises. Une amie m’a permis de relativiser un peu en rappelant que le petit est allaité et porté ce qui ne manque pas de créer des moments d’intimité sinon d’exclusivité. Un an plus tard, j’ai un petit bout calme, souriant, débrouillard. Bref, il n’a pas l’air malheureux.
- Il y a eu également un court moment où nous en avons voulu au second d’être présent car sa naissance à impliqué tout un tas de changement dans notre mode de vie qui n’était pas apparus nécessaire avec le premier. Il a notamment fallu déménager et changer une partie de nos repères…
A la réflexion, je considère que l’arrivée du deuxième implique des changements plus importants que pour le premier car il me semble assez facile de retrouver un équilibre à trois alors que c’est plus compliqué à 4. Un simple exemple : nous n’avons eu aucun soucis pour confier le premier à des amis et prendre un peu de temps pour nous deux mais là, avec les deux enfants ça devient beaucoup plus compliqué de compter sur la bonne volonté de l’entourage. Idem, quand on rend visite à des gens ou quand on part en vacances… la logistique est tout autre, je trouve.
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oops
a répondu :
Le 25 juin 2012 à 23:05
@michmaa, Merci pour le lien et pour ton témoignage !
Comme pour toi, l’allaitement et le portage me permettent de me “rattraper” vis à vis de BB2. A 2 semaines, elle était déjà dans mon dos, ça me permet de la rassurer de ma présence tout en gardant les mains libres pour BB1.
Mais elle a vite compris quels étaient mes moments de disponibilité : dès que je couche la grande (sieste ou nuit), la petite se réveille, et nous pouvons jouer ensemble ! Le hic : c’est moi qui n’ait plus de pause…
Je vis également aussi mal de ne plus être aussi disponible pour BB1 que de ne pas pouvoir créer la même qualité de relation avec BB2. Mais aucune culpabilité de leur imposer une fratrie à toute les deux : il y a des enfants uniques dans ma famille qui ne sont pas du tout ravis de leur situation, et j’espère que mes enfants auront la chance d’avoir une belle relation entre elles, tout comme moi avec mon frère et ma soeur.
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Jouls
a répondu :
Le 5 juillet 2012 à 19:18
@oops, Pas le temps de laisser un long témoignage, ici ce sont plutôt nous parents qui payons l’arrivée de 2ème (2 ans d’écart), mais juste pour dire que “j’ai tout essayé” est exactement dans ta cible, ça parle de la période de 1 à 5 ans. Ça se lit très bien et vite (pas mal pour les papas
) et ça donne pas mal d’infos éclairantes.
Pour la petite histoire c’est un des livres préférés de mon aînée (2 ans 1/2) parce qu’il y a des images
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oops
a répondu :
Le 5 juillet 2012 à 21:22
@Jouls, merci de l’info, je me demandais justement, vu que je viens de relire “Parents Efficaces”, s’il y avait un bouquin un peu plus ciblé sur les tout-petits.
Pas besoin de commencer par “Au cœur des émotions de l’enfant” ?
Bon courage !
NB : soirée épique, aujourd’hui : papa absent, BB1 (21 mois) que je vais chercher après 10h de crèche, donc épuisée et excitée, et BB2 (6 semaines) qui a quelques problèmes digestifs en ce moment, et qui est restée toute la journée au magasin avec moi… qui ait un mal de crâne carabiné.
Il faut dire que je la laisse souvent un peu patienter quand elle a faim (le temps de trouver une activité pour BB1), et que de toute façon c’est une “goulue” : elle tête trop rapidement, puis elle fait son “lama” (en général, c’est moi qui reçoit la douche).
Repas et bain dans un calme tout relatif (BB1 régresse, je dois lui donner la becquée, pratique quand BB2 a aussi une fringale…), puis j’ai tenté d’endormir la “grande” alors que la petite hurlait tout ce qu’elle pouvait, entre “j’ai faim” et “j’ai mal au ventre”. Forcément, ça tape sur les nerfs de sa sœur, qui de toute façon profitait de ce que je tente de calmer la mini-puce pour faire toutes les bêtises possibles pour se faire remarquer, et qui finit par réussir à la taper… Ce qui m’énerve au plus au point, bien sûr.
Conclusion : un belle douche lactée pour moi, tout le linge de maison à changer (les 2 cododos et notre lit)… et un nouveau bain pour les 2 miss… Il y a des jours, comme ça, où je me demande pourquoi je n’ai pas plutôt pris des chiens ou des chats… ou mieux, des poissons rouges !!!!
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rysy
a répondu :
Le 7 juillet 2012 à 13:34
@oops, tu parles les poissons rouges, il faut laver l’aquarium et tu risques de les voir mourir. Moi, j’ai longtemps eu une grenouille en plastique qui fait “couic” quand tu appuyais dessus. Increvable et aucun entretien ou presque, juste la poussière.
Je suis épatée par toutes. Moi je n’arrive même pas à me motiver pour un deuxième. L’idée me traverse l’esprit quand je vois une femme enceinte mais cela ne dure qu’un quart de dixième de seconde
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oops
a répondu :
Le 8 juillet 2012 à 20:46
@rysy,

Moi je pense déjà à BB3…
J’en bave des ronds de chapeau, mais que de beaux moments en échange !
Et je trouve la mission de “tuteur de graine d’adulte” vraiment passionnante.
Et j’ai des grossesses et accouchements vraiment faciles, ça aide aussi…
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Jouls
a répondu :
Le 8 juillet 2012 à 14:56
@oops, Non, je ne pense pas qu’il faille commencer par “Au coeur des émotions…”, sauf si tu veux lire d’abord le livre le plus “fouillé”. “J’ai tout essayé” va plus droit au but, car il est plus court, mais il est très bien fait et porte uniquement sur l’âge 1-5 ans.
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oops
a répondu :
Le 8 juillet 2012 à 20:48
@Jouls, Merci, commande passée ! (avec plein d’autres bouquins pour les miss, j’adooooore les livres pour enfants, dur pour la CB…
)
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oops
a répondu :
Le 11 août 2012 à 22:54
@Jouls, UN GRAND MERCI pour m’avoir incitée à lire ce livre, j’en suis à mon 3e exemplaire offert.
En plus de m’avoir aidée à titre personnel, c’est vraiment l’ouvrage-pédagogique à avoir sous la main : les petites explications sur le pourquoi du comment (ce qui se passe dans le cerveau des enfants) coupent la chique illico aux partisans de l’éducation “à l’ancienne” et permettent de placer la discussion sur une autre base (“voilà le véritable problème, si vous avez une bonne solution, j’écoute !”).
J’ai souvent du monde à la maison, et quand ça “déborde” (vis à vis de mes enfants ou critique plus ou moins masquée sur ma façon de faire), je sors l’explication rationnelle (en répose à “elle te teste”, “elle fait un caprice”…). Comme il est facile d’accès (on peut ne lire que le passage qui nous intéresse, soit 1 à 2 pages maxi par “problème”), ça m’arrive de ne rien dire du tout, et de juste tendre le livre ouvert à la bonne page.
Il m’a donc évité de m’énerver après les adultes tout en gérant la crise de BB1 ou les pleurs de BB2 ; rien que pour ça, c’est une aide véritable !
Du coup, j’ai ouvert des perspectives à plusieurs personnes (même si je ne suis pas sûre que ça change tant de choses que ça en pratique).
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Jouls
a répondu :
Le 18 août 2012 à 22:13
@oops,
Super, ravie que ça t’ait aidée !
Comme ma fille l’aime beaucoup, je l’ai souvent sous les yeux, du coup je commence à bien le connaître. Bon, j’avoue que comme il est long je lis une page sur 10, et que je commence aussi à être lassée de le lire tous les soirs (les enfants de 2 ans 1/2 n’aiment pas le changement, c’est comme les CD dans la voiture, mais je m’égare…). Et comme elle demande aussi l’histoire à son papa, lui aussi connaît bien.
Bref, c’est vrai que c’est bien utile. Personnellement j’ai la chance d’avoir des parents et beaux-parents qui ne commentent pas les attitudes de mes enfants, ça évite de tout le temps se justifier.
Cela dit, j’aimerais bien que parfois ma fille réagisse comme dans le livre quand je fais “comme c’est marqué” (“je suis entendue, je peux attendre”, et pas “non, tout de suite !”).
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Opale
a répondu :
Le 7 juillet 2012 à 21:29
@Jouls, oui, il est bien ce p’tit livre, suis d’accord !
).
Et oui, pour les papas (que ça gave grave les livres de pédopsy que toi, tu veux qu’ils lisent !), il se lit vite, bien fait, condensé, avec des images (oui, ma fille aime bien aussi
Ce livre m’a plu car il m’a parfois aidé, il m’a permis aussi de voir que parfois, je ne faisais pas ce qui était le mieux pour calmer une crise, colère, peur … il m’a donné des “pistes” et surtout il nous rappelle qu’un enfant ne peut pas avoir un raisonnement d’adulte et nous, parents, l’oublions un peu parfois !
Bon WE les Poulettes !
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Rysy
a répondu :
Le 7 juillet 2012 à 23:06
@Opale, merci, bon week-end-end à toi aussi, sous la pluie.
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oops
a répondu :
Le 23 août 2012 à 13:33
@Opale, ma grande aussi, adore ! Ca me permet de lui donner le nom et le signe des émotions, de parler de situation qu’elle vit. D’ailleurs, elle abandonne progressivement le langage des signes pour les mots qu’elle prononce bien sauf pour les émotions (triste, peur, colère…).
Et j’ai adoré quand elle a apporté ce livre à une personne qui la disputait pour une “bêtise” qui n’en était pas une !
(c’est oops)
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Bonjour Oops
je suis une fervente lectrice du site de la Poule, mais c’est la première fois que j’y participe, malgré tout l’intérêt que je porte aux sujets abordés. Si j’ai envie de réagir à ton message, c’est que j’y retrouve toutes les émotions que j’aie pu vivre à la naissance de mon fils il y a bientôt 6 mois. Mon aînée avait alors 26 mois, et elle était le centre de mon monde, une relation fusionnelle qui excluait même le papa parfois (shame on me !). Je voulais retomber enceinte, pour revivre ma première grossesse, dans l’illusion de porter à nouveau ma fille (3 mois de nausées pour me punir de cette douce et stupide illusion) et -j’en ai presque honte- pour bénéficier d’un congé maternité suivi d’un congé parental, NON pour m’occuper de bébé 2 mais pour laisser le boulot et m’occuper de bébé …1. Je suis un peu passée à côté de ma grossesse, accaparée par mon aînée, et heureuse de l’être. Accouchement violent avec phase de désespérance, j’ai tout fait pour reculer le moment de partir à la maternité afin d’éviter de laisser ma fille en pleine nuit. Résultat : j’ai quand même dû lâcher la grappe à ma fille et j’ai accouché sans péridurale (ce n’était pas mon choix), dans l’urgence et en plein milieu d’une crise de panique, merci l’accueil pour mon petit bonhomme. Retour très dur à la maison, après une séparation de 3 jours avec ma fille, qui m’a semblé géante, je ne la reconnaissais plus, c’était très choquant pour moi. Oui j’avais perdu mon bébé… et il m’a fallu un peu de temps pour admettre que j’en avais “gagné” un autre. J’ai fait un baby blues carabiné, m’accrochant à ma fille, n’hésitant pas pour cela à laisser pleurer mon nouveau-né. C’est terrible quand j’y repense. Je me rattrapais avec le cododo la nuit, mais l’électro-choc est venu de mon pédiatre qui m’a affirmé que mon fils ne prenait pas assez de poids. Bon, on sait ce qu’il faut penser des courdes de poids, surtout pour les bébés allaités, mais je précise que mon bébé pleurait parfois beaucoup, et que sans doute je ne lui donnais pas assez le sein. Alors j’ai réagi, j’ai accepté de déléguer au papa (dont je pouvais être jalouse…) et de me consacrer AUSSI à mon fils. Et rapidement la relation s’est nouée, je suis folle de mon petit bonhomme. Mais mon aînée restera toujours mon aînée… Par contre je précise que ma fille vivait très bien sa vie sans moi, qu’elle ne s’est même pas aperçue que maman était partie pendant 3 jours, et ça ça peut faire mal aussi
Merci d’avoir lu mon pavé, courage à toi Oops, tiens bon avec ton aînée, elle te montre à sa façon à quel point elle t’aime, elle est nostalgique de l’exclusivité, mais dis-toi que tu lui as fait un cadeau en donnant naissance à une petite soeur, ça permet de se sentir un peu moins coupable !
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oops
a répondu :
Le 25 juin 2012 à 23:09
@Laetitia, Quel courage de témoigner de ton vécu, et quel regard lucide tu as ! Merci beaucoup, ça me touche. Car j’aurai pu vivre exactement la même histoire, si je n’avais pas eu de garde-fous : le papa pour commencer, mais aussi ma petite soeur (qui en tant que BB2 se demandait et ME demandait comment j’allais accueillir ma cadette malgré ma relation fusionnelle avec mon aînée), et BB2 elle-même, qui est restée en siège presque jusqu’au bout. Et là, pas le choix, il a bien fallu que je m’en occupe : plein d’examens pour préparer l’accouchement, et surtout tout faire pour qu’elle se retourne (projet d’accouchement physio, je voulais à tout prix éviter la césarienne).
Donc multiples examens qui m’ont amenés à faire une version (qui a réussie), reprise des cours d’hapto (effectués pour BB1 mais pas BB2), ostéo, positions et autres exercices favorisant le retournement, et préparation de l’accouchement (notamment cours avec une doula, qui m’a fait prendre conscience que je n’étais pas prête à accueillir ce bébé : valise pas faite, petits vêtements pas lavés, berceau pas monté, etc).
J’ai donc travaillé sur moi pour accueillir correctement ma petite puce qui m’a permis de vivre un accouchement physiologique de rêve, ce qui est pour beaucoup dans le lien d’attachement immédiat que j’ai eu avec elle comme pour sa soeur. Et si je ne peux pas vivre avec elle la même chose qu’avec son aînée, je fais d’autres expériences : mobiles Montessori que je fabrique avec la grande pour laquelle je n’ai commencé les activités que plus tard, cours d’hapto post-naissance que j’avais zappé pour la “grande” à la place des cours de massage nouveau-né que je ne peux pas reprendre faute de temps, etc. Donc je vis des expériences particulières avec la petite, différentes de celles de sa sœur.
Vraiment, merci pour ton témoignage, qui sera sans aucun doute utile à d’autres, et qui me permet de relativiser ma situation, ce qui soulage immédiatement !
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laetitia a répondu :
Le 26 juin 2012 à 05:24
@oops, mais de rien, tu as l’air d’être une très belle maman : “Et si je ne peux pas vivre avec elle la même chose qu’avec son aînée, je fais d’autres expériences” je crois que c’est la clé, et qu’il faut en effet être préparée qu’avec bébé 2, le bouleversement peut être “négatif” au début, en tout cas difficile à gérer. Il faudrait en finir avec cette satanée culpabilité. Ma sage-femme m’avait dit que le plus beau cadeau à offrir à son enfant, c’est l’autonomie, la naissance d’un n°2 nous aide -parfois malgré nous- à les accompagner sur ce chemin (sans les laisser au bord de la route bien-sûr).
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Anonyme a répondu :
Le 26 juin 2012 à 09:46
@laetitia, Le sacro-saint”aide-moi à faire seul” de Maria Montessori !
Entre mères, c’est important qu’on puisse parler de nos difficultés, de nos sentiments négatifs. Il y a tellement de pression sociale, qu’on n’ose pas être franches entre nous. Que d’occasions perdues de se sentir “normale” et d’échange de ressource ! On nourrit entre nous notre culpabilité, c’est quand même dommage.
(c’est oops en anonyme, entre 2 clients au boulot, donc pas sur mon ordinateur habituel)
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laetitia a répondu :
Le 26 juin 2012 à 09:49
@ Anonyme, oui, c’est pour cela que j’ai senti ce besoin de témoigner, presque 6 mois après…
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Aujourd’hui, gros travail pour “renouer le lien d’attachement” avec mon aînée, cher à Neufeld. Autant dire qu’à l’issu d’un WE où j’ai eu 3 personnes à héberger, l’appartement est sans dessus dessous, le frigo vide et le bac à linge sale qui déborde… mais il y a des priorités ! Et ça fonctionne vraiment !
Je me suis mise de nouveau souvent à son niveau (physiquement et psychologiquement parlant), je l’ai suivie dans ses jeux, je lui ai proposé des activités (avec toujours BB2 sur moi, qui est restée exceptionnellement calme hors moment de sieste de la grande) et le relais du papa le matin quand j’allaitais.
Du coup, pas un seul moment de rage, aucun coup à déplorer, impressionnant après un WE à la surveiller comme le lait sur le feu.
Mon grand bébé était zen, enjouée, et ultra câline (vive le portage sur le dos !).
C’est vraiment un effort à fournir, dans un moment où on a juste envie de passer l’enfant en question par la fenêtre. Et j’ai du mal à faire le grand écart entre cette nécessité de prendre sur soit et la “fausse acceptation” décrite par Gordon, toxique pour la relation. Pas toujours facile de trouver le juste équilibre !
Je pense quand même qu’on n’est pas fait pour s’occuper des enfants en bas âge dans le cercle restreint de la “famille nucléaire” (à moins d’avoir les moyens d’employer du personnel de maison pour gérer l’intendance). C’est tellement impliquant, ça demande tellement d’énergie, qu’on ne devrait faire que ça, “s’occuper des enfants à plein temps”, sans être polluée par tout le reste.
En tout cas, c’est plus intéressant et plus enrichissant intellectuellement et émotionnellement que tous les métiers que j’ai fait jusqu’à présent !
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