Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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Tokophobia

Par  • Le 26 octobre 2009 à 8:40 • Catégorie : Faire un bébé, Naissance

munch_thescream Quelle femme n’a pas peur d’accoucher ? Même celles qui sont intimement convaincues que c’est un acte naturel pour lequel leur corps est fait ont leurs appréhensions pour la naissance. Il est vrai que les raisons d’avoir peur ne manquent pas : peur de mourir et/ou de perdre son bébé bien sûr, mais aussi peur de l’hôpital, peur d’avoir mal, peur de perdre sa dignité, peur d’avoir des séquelles, peur de certains gestes médicaux, et bien d’autres encore. Et ce bien que la naissance n’ait jamais été aussi sûre, tant pour la mère que pour l’enfant. Même si cette peur est plus ou moins présente chez tout le monde, elle peut prendre des proportions très importantes chez certaines (jusqu’à prendre plusieurs contraceptions simultanées voire renoncer à avoir un enfant) : on parle alors de tokophobie (si vous n’êtes pas rebutée par l’anglais vous pourrez lire de nombreux témoignages ici).

Sans aller jusqu’à ces extrêmes, il me semble que plusieurs facteurs peuvent entretenir cette peur :

  • Quelle représentation de la naissance dans notre société ? L’image principale qu’on en a, dans les médias notamment, est celle d’un passage difficile, sous haute surveillance médicale, qui ne demande qu’à partir en sucette. Dans les films on voit souvent la femme au moment crucial, échevelée, rouge et suante, entourée par un tas de blouses blanches qui lui crient « Poussez ! pousseeeeeeeeez ! » (apparemment les scénaristes n’ont pas lu Leboyer), le plan suivant représentant généralement la mère parfaitement coiffée et maquillée avec un « nouveau-né » de six mois dans les bras. Ou alors si vous êtes fan de séries médicales (comme la Poule…) il y aura entre les deux un passage plein de sang et de stress où le beau médecin sauvera in extremis Maman et bébé d’une mort fulgurante dans d’atroces souffrances sous le regard enamouré de la jeune infirmière/interne. Perturbant, et globalement pas très tentant.
  • L’entourage a également un rôle important : quelle femme n’a jamais entendu des récits d’accouchements terrifiants, avec douleurs insoutenables, mort évitée de justesse, déchirures du vagin jusqu’à l’anus et j’en passe. C’est peut-être une sorte de bizutage, mais en particulier quand on est enceinte on est abreuvée d’histoires plus gores et terrifiantes les unes que les autres (soit de première main, soit l’amie d’une amie dont la cousine a une tante qui…). Certes, il n’est pas très constructif d’enfermer les femmes enceintes au pays des Bisounours sous prétexte qu’il ne faut pas les stresser, mais on peut peut-être trouver un juste milieu non ? Evidemment les récits de l’entourage très proche (notamment les femmes de la famille) sont les plus percutants pour la future mère, qui se sent logiquement plus concernée (il y a une part de génétique dans le déroulement de la grossesse et de l’accouchement, même s’il y a bien sûr de nombreux autres facteurs à prendre en compte). Mais il peut aussi y avoir eu un film ou une image mal à propos qui gardent une empreinte durable.
  • Enfin bien sûr il y a le vécu d’une mère lorsque ce n’est pas sa première grossesse et qu’un accouchement antérieur s’est mal déroulé et/ou a été mal vécu (il y a des naissances qui sont sans problème d’un point de vue médical -le fameux « la mère et le bébé vont bien »- mais qui laissent un goût amer à la femme, voire au bébé) ; on peut aisément comprendre qu’on n’y retourne pas volontiers. Si la naissance a nécessité une intervention médicale importante, cela peut entamer la confiance de la femme en ses capacités pour donner naissance et ajouter à son angoisse.

La peur d’accoucher est donc probablement une des choses les mieux partagées par les femmes (et ne parlons pas des hommes…). Alors comment atténuer et gérer ces peurs, qu’on les ressente soi-même ou qu’on y soit confronté chez une autre ?

Tout d’abord, il me semble que comme la plupart des peurs et phobies, celle-ci a une part d’irrationnel qu’on ne doit pas juger ou moquer. La première chose à faire est au contraire de laisser la personne vider son sac et exprimer ses peurs : voir sa souffrance entendue et reconnue est un premier pas vers le soulagement. Le simple fait de formuler certaines peurs à voix haute en présence d’une personne bienveillante peut déjà permettre de les éliminer. Au delà, se documenter, tant sur l’accouchement en général que sur la façon dont les choses peuvent se passer à la maternité choisie (si on est enceinte) peut également faire tomber certaines craintes. N’oublions pas que les choses évoluent (même si parfois trop lentement), et qu’un certain nombre de pratiques redoutées par les femmes ont été abandonnées : si votre mère ou votre grand-mère vous explique qu’elle a du subir un lavement et être intégralement rasée, sachez qu’il y a peu de chances que ça vous arrive. Même s’il y a encore une grande disparité entre hôpitaux et praticiens, l’épisiotomie systématique semble elle aussi être en déclin. Visiter une salle de naissance, éventuellement voir certains instruments, cela peut aider. Par exemple lorsqu’on me parlait de la ventouse je visualisais le gros truc en caoutchouc pour déboucher l’évier, en fait le modèle obstétrical est nettement moins impressionnant. Bien sûr une phobie plus profonde est irrationnelle et ne pourra être levée par des arguments objectifs (tous les phobiques de l’avion se sont vus répéter 2 372 fois que c’est le moyen de transport le plus sûr bla bla bla, avec autant d’effet que de cracher dans un violon) : dans ce cas il faut envisager une psychothérapie si on souhaite traiter sa phobie.

Une échappatoire à cette peur de l’accouchement peut être pour certaines la césarienne. Il me semble qu’il faut éviter cela au maximum, et rappeler que pour une grossesse et un accouchement non pathologiques, la césarienne est plus risquée que l’accouchement par voie basse, tant pour la mère que pour l’enfant. Bien sûr il ne s’agit pas de diaboliser la césarienne, qui a sauvé et sauve tous les jours des femmes et des enfants, mais simplement de l’utiliser à bon escient. Or pour beaucoup de personnes la césarienne paraît plus sûre que l’accouchement par voie basse, et c’est cette idée reçue qu’il faut à mon avis battre en brèche (si le sujet vous intéresse voir aussi cet article très bien fait de Césarine sur la césarienne de convenance). Ceci dit, il ne faut pas non plus être dogmatique, et respecter la détresse et l’angoisse des femmes qui ne peuvent surmonter cette peur (ou pas dans les délais de l’accouchement). De toute façon, si la tokophobie est trop importante, elle peut suffire à bloquer le processus de l’accouchement et conduire à une césarienne en urgence.

Personnellement je dois dire que j’ai longtemps trouvé l’accouchement terrifiant, et qu’au début de la grossesse du Poussin je n’en menais pas large (Ste Péridurale priez pour moi). Je trouve d’ailleurs que c’est un des tests pour savoir si on est prêt à avoir un bébé : être capable d’écouter un récit d’accouchement sanguinolant/de nuits épouvantables depuis 6 mois/de gastro explosive et d’avoir toujours envie d’un petit bout. Finalement, entre diverses lectures, les cours de préparation à l’accouchement, la visite de la maternité, des témoignages positifs d’amies ayant accouché dans ladite maternité, et probablement aussi l’influence des hormones et du SNU (syndrome du neurone unique, une complication fréquente de la grossesse…) combinés (avec un soupçon de méthode Coué ?), je suis arrivée à peu près rassérénée pour l’accouchement. Pour cette deuxième naissance qui se profile, je dois dire que le fait d’avoir déjà accouché par voie basse sans instruments me donne une certaine confiance en mon corps, d’autant plus que la deuxième naissance est censée être plus facile que la première. Le fait d’avoir aussi un projet bien ficelé, avec l‘accompagnement global et une bonne préparation, y contribue également. Et n’oublions pas la merveilleuse combinaison hormones-SNU. On verra dans trois mois… Ce petit topo « ma vie mon œuvre » n’est pas pour m’ériger en modèle à suivre (à moins que je ne lance une secte ? l’argent est un souci qui te retient… la Poule te débarrasse de tous tes soucis…) mais pour que celles qui seraient dans ma situation initiale sachent que ce n’est pas inéluctable.

Pour finir, je vous laisse sur cet extrait de Cette lumière d’où vient l’enfant de Frédérick Leboyer (je rappelle qu’il est obstétricien, né en 1918, et donc qu’il a du commencer la médecine dans les années 40, à une époque où la mortalité périnatale était encore loin d’être au niveau actuel).

- Quant à l’accouchement, ce ne sont pas les risques qui vous troublent. C’est la peur.

- La peur des risques ?

- Ah ! non, c’est là qu’est votre erreur. C’est là la confusion. Vous avez peur. Mais certes pas d’hémorragies, d’infections, de possibles quoique rares complications dont, au reste, vous ne savez rien.

- Je ne suis pas médecin.

- C’est votre chance. Une fois encore, pensez aux ennuis et ils arrivent.

- Mais alors, de quoi ai-je peur ?

- De tout et de rien. Vous avez peur. Un point c’est tout. Et vous vous mettez à projeter cette peur partout. Suivez-moi bien. Vous allez au cinéma et l’o vous montre un film d’épouvante. Si le film est bien fait, à mesure que les images défilent, la peur monte en vous. [...]

- Cela m’est arrivé la semaine dernière, oh ! quel film ! Pendant trois nuits je n’ai pu dormir. [...] Et je n’osais plus aller, le soir, dans la resserre.

- Qu’y a-t-il, dans la resserre, qui vous fasse trembler ?

- Des araignées.

- Qui, sortant du noir, vont se jeter sur vous et vous dévorer ?

- Oui, je sais, c’est stupide. Mais qu’y faire ?

- Non, ce n’est pas stupide puisque c’est. Donc, voici la peur imaginaire : vous savez bien que ces petites bêtes sont inoffensives. [...] Elles n’ont pas plus d’existence que les images sur l’écran. Lesquelles, tout images qu’elles soient, vous ôtent le sommeil et ruinent votre estomac.

- Je vois.

- Or, il existe une autre peur qu’on pourrait appeler réelle : le feu peut prendre dans le cinéma. La pellicule est très inflammable. Un incendie peut détruire le bâtiment. Et votre vie. De cela, avez-vous souci ?

- Je n’y songe même pas.

- Quand vous allez au cinéma, vous n’allez pas, j’imagine, vous asseoir tout près de la sortie de secours au cas où…

- Je me mets au beau milieu de la salle.

- Face à l’écran. Pour bien voir. Au mépris de toute prudence ! Car si le feu prenait…

- Je m’en moque bien.

- Et vous avez raison. Donc, il existe deux sortes de peur, l’une réelle, l’autre imaginaire. L’une rationnelle, raisonnable, l’autre folle. Et vous voyez que, des deux, c’est la folle qui a le plus d’emprise sur votre vie.

- Quelle folie !

- Oui. Mais c’est ainsi. Or, il en va très exactement de même pour l’accouchement. Ces hémorragies, ces infections qui sont aussi réelles et rares que l’incendie au cinéma, vous vous en souciez comme d’une guigne.  Vous ne les connaissez même pas.

- Et de quoi donc ai-je peur ?

- D’aller dans la resserre. Vous avez peur des araignées. Cette peur, toute imaginaire qu’elle soit, est, pour vous, bien réelle. [...] Pour combattre les effets de cette peur, que fait-on ? On construit des hôpitaux. Sans cesse plus grands, plus équipés, plus compliqués et plus ruineux. Lesquels, vous me l’accorderez, auront bien du mal à vous défendre des araignées.

(Image : faut-il vraiment présenter Munch ?)

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194 Commentaires »

  1. Bien bel article , La Poule. La peur est toujours présente, plus ou moins ressentie … En fait, souvent on se rend compte qu’elle était là à l’intense soulagement que l’on ressent tout d’un coup (pour nous à l’annonce du taux de risque de trisomie 21 …. alors que nous étions assez sereins, le ouf de soulagement nous a échappé à tous les deux ;-) )
    Tu as raison, s’informer aide énormément.

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, est-ce que les accouchements sont vraiment de plus en plus rapides et de plus en plus « faciles »??

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, Bon, ben là on tombe dans le vécu de l’une qui n’est pas forcément le vécu de l’autre ;-)
    Je vais juste parler durée (et accompagnement SF) …
    P’tit Mec N°1 : 6h entre la perte des eaux et la naissance (SF super, péridurale); N°2 : 3h (SF pas top qui faisait trainer pour la péri, arrivée un peu tard) ; n°3 : 9h (même SF que pour N°2, contactions à 2mn qui s’arrêtent brutalement plus de 2h quand elle a ouvert la porte pour « m’accueillir », idem pour la péri …. « ça contractouille » qu’elle disait,je l’ai encore à travers la gorge);
    N°4 : 13h, ben oui … parait qu’à partir de là, c’est soit très rapide, soit lent, une histoire d’utérus qui se contacte moins bien chez certaines ; SFs super (j’ai épuisé 2 équipes :mrgreen: ) finalement péri (j’étais trop crevée).
    Voilà, d’autres auront sûrement un autre vécu :smile:

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    pupuceNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle,
    clairement, distinctement et sans appel, la vérité toute nue : NON.
    c’est pas plus facile au bout de 6 ou 12, c’est pas forcément plus rapide, que dalle. on m’avait dit que mon deuxième serait une lettre à la poste, bin j’aime autant te dire que c’est le fin fond du Népal qui écrivait au fin fond de l’Éthiopie, un truc du genre.
    ;-)
    Pars du principe que quel que soit le môme ça peut TOUJOURS être pire que les précédents, tu seras jamais déçue. :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, ah je n’ai pas abordé ici les peurs liées aux examens de grossesse, il y a aussi de quoi en écrire des tartines !

    @Ficelle, c’est la théorie, mais il y a toujours des exceptions. Et on dit effectivement aussi qu’après 3 ou 4 ça peut être à nouveau plus difficile.

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, bon ben trois justement, c’est à peu près ce que j’avais en tête! ;-)

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  2. Bonjour, Je passe souvent et commente peu … Pour BB1, j’avais très très peur jusqu’à envisager une césarienne de convenance … L’accouchement s’est super bien passé (rapide, par voies basses, sans péridurale)
    je suis enceinte de BB2, et j’ai peur que ça ne se passe pas aussi bien que pour BB1 …

    Bref, mais en tout cas, je n’envisage absolument plus la césarienne de convenance ! (j’avais bien lu aussi cesarine ;)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Mia, c’est normal d’envisager le pire mais le plus probable est que tout se passe bien !

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  3. Moi j’ai eu un peu d’appréhension aux alentours du sixième mois… et puis les mois passant, mon corps s’alourdissant (particulièrement le dernier mois), ma seule « peur » était de dépasser le terme et de rester dans « cet état », incapable de faire plus que 300 mètres sans être essoufflée/avoir mal aux ligaments sous le ventre etc. J’ai donc trouvé que la nature était bien faite: j’ai ATTENDU l’accouchement comme une délivrance, l’appelant chaque jour de mes vœux. Seule « peur » pendant le déroulement: la péridurale qui m’empêchait de pousser efficacement et le chantage à la césarienne et/ou aux forceps de l’équipe médicale. Chantage qui a parfaitement fait effet sur moi, héhé…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, ah oui c’est vrai, les symptômes de grossesse peuvent être aussi un puissant moyen de vaincre la peur d’accoucher !

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  4. Très bonne idée cet article… après je ne m’y retrouve pas vraiment… je m’explique! Je n’ai jamais eu de peur panique à l’idée de l’accouchement. Bien avant d’être enceinte, j’avais suivi un stage auprès d’une sage femme libérale, et je suis devenue amie d’une doula. Donc cela fait longtemps que « je sais » que le corps d’une femme sait accoucher. Sa tête certainement pas mais son corps oui. Moi ma peur 1ère en apprenant ma grossesse n’a pas été l’accouchement en tant que tel mais la peur de ne pas trouver la qualité d’accompagnement que je souhaitais : le moins médicalisé possible et de choisir le lieu de l’accouchement. Et là je suis à moins d’1 mois de la naissance de bébé et je n’ai pas spécialement peur : on a une sage femme géniale, en qui on a toute confiance et qui sera là avec nous (c’est prévu à la maison et quand bien même on part à la maternité par choix, elle nous accompagne et reste avec nous). Bien sûr, tout au long de la grossesse, on lui a posé toutes les questions qui nous venaient, y compris, ce qu’elle peut faire en cas de….. et nous sommes totalement rassurés car elle a tout ce qu’il faut pour réagir sur une urgence vitale du bébé ou de la mère. Et je suis intimement convaincue que la clé d’un accouchement qui se passe sans difficulté c’est un accouchement non « protocolisé », non guidé, juste accompagné et avec une maman se sentait en pleine sécurité… mais j’ai bien conscience que la notion et le sentiment de sécurité ne se trouveront pas dans les mêmes choses pour toutes les femmes. Pour moi c’est l’intimité de notre foyer et la présence continuelle de notre sage femme. Là, dans le dernier mois, je me suis coupée de certaines personnes, « anxiogènes », qui ne pensent qu’à ce qui peut arriver de grave… je n’ai pas besoin de leurs peurs, j’ai forcément mes interrogations (que je ne nomme pas « peurs »). Je me demande ce que je vais ressentir, ce que je vais vivre dans mon corps, comment je vais le vivre… mais j’ai la certitude de 2 choses : encore 1 fois, mon corps SAIT accoucher et je n’aurais pas plus mal que ce que mon corps peut tolérer (évidemment si on reste dans le physiologique, et le non interventionnisme médical)… donc je fais confiance à mon corps, à mon bébé pour faire son chemin, à ma sage femme et à mon doudou chéri d’amour pour être là pour nous ce jour là.
    Perso, les livres que j’ai lu y’a plus d’1 an et que je suis en train de relire : « j’accouche bientôt et j’ai peur de la douleur » de Maïtie TRELAUN et « intimes naissance, choisir d’accoucher à la maison ». Le 2nd pour ce projet d’accouchement à la maison bien sur et le 1er est super super bien fait : il a un aspect scientifique car il aborde le chemin hormonal de l’accouchement, le rôle de la douleur, comment vivre cette douleur (sans tomber ds la souffrance), y’a des témoignages… bref il est magnifique mais pas gnan-gnan. Ah oui parce que même si je n’ai pas fondamentalement peur, je sais très bien que je ne peux pas imaginer la force (et la violence?) de ce que je vais vivre et que donc forcément je vais être bousculée et que la naissance se passera comme elle doit se faire (et pas comme j’ai pu l’imaginer).
    Très bon sujet La poule et au bon moment! :smile:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, c’est super que tu aies pu faire ton chemin et préparer une naissance selon tes souhaits et tes besoins. Effectivement le fait d’avoir fait le tour des possibilités (« et si… »), et d’avoir trouvé l’accompagnement qui te convient, sont de puissants facteurs pour aborder la naissance avec sérénité. Mais n’oublions pas que l’accouchement est par essence imprévisible ;-)

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, imprévisible oui… dangereux non (pas dans ma vision des choses) et ça en change toute l’approche!!! ;-)

    Répondre

  5. ahhh et un rajout : très bon article débat aussi sur la césarienne de convenance sur http://boob.over-blog.fr/article-cesarienne-confort-contre-cesarienne-trauma-37992535.html

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, j’avais vu cet article mais je ne l’avais pas cité car :
    - je n’aime pas trop cette façon de mettre en exergue une discussion de forum, avec de vrais gens dedans dont on va discuter sans vraiment les y inviter, même s’il y a toutes chances qu’ils tombent sur l’article
    - je trouve que comme souvent dans le BOOB c’est toujours et encore la faute des vilains médecins, oui ils ont leur responsabilité mais ne faut-il pas voir un peu plus large ? je crois que les femmes ont aussi leur part de responsabilité, elles ont les moyens de s’informer, de changer de service etc. Bref ça ne me semble pas si binaire.

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, tu n’as pas tort, c’est surtout la faute des médecins qui est mise en cause dans ce BOOB mais perso il me parle… après tu as effectivement plus de recul par rapport à ce qui est « juste »… et c’est vrai que c’est assez binaire. cependant, oui les femmes peuvent changer de service, de médecin (combien de fois je me suis insurgée contre une copine qui me dit qu’elle supporte pas son gynéco/médecin/pédiatre, sans pour autant chercher à en changer!) mais après effectivement quand tu es en train d’accoucher, tu ne peux plus changer de plan et rien n’excuse ces équipes qui maltraitent les femmes et les bébés ( et ouf heureusement cela ne concerne pas tout le monde!)

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, de toute façon c’est le positionnement même du BOOB en général, personnellement je le lis car j’y trouve régulièrement des choses intéressantes et matière à réflexion mais je suis loin d’être d’accord avec tout ce qui y est dit ou avec la façon de l’interpréter.

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  6. moi qui suis très anxieuse et plutot trouillarde je n’ai jamais eu une once d’inquiétude pour mes accouchements. J’ai toujours été persuadée que ce serait un moment extraordinaire. et ce le fut chaque fois.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @olympe, et si j’en crois ton blog, tu as vécu ça 5 fois ! waouh !

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    olympeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, non 3 !

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @olympe, comme y a écrit « mère de 5 enfants » dans la boîte de présentation à droite, j’ai tiré des déductions apparemment fausses :oops:

    Répondre

    pupuceNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse,
    je te rassure j’en avais fait autant.
    (cruel manque d’imagination en effet, mea culpa Olympe)

    Répondre

  7. Moi j’avais peur du… « corps médical »!!! césarienne, épisio et tout ce genre de choses…
    mais très confiance en mes capacités et en celles de la puce… résultat : seulement 5 heures passées en salle de naissance et accouchement par voie basse sans péri ni morphine avec seulement une sage-femme et une auxiliaire de puériculture… et que deux points de suture pour un bébé de 3,950kg!
    c’est peut-être un coup de chance aussi… :lol:

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Eve, moi je ne crois pas à la chance… ton corps a répondu à ce dont tu avais besoin… mais c’est vrai que la peur du monde médical aurait pu « bloquer » ton corps au lieu de le faire travaille vite :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Eve, moi je dirais un peu des deux : « aide toi le ciel t’aidera » ;-)

    Répondre

  8. Super article! Comme d’hab…

    Ma peur irrationnelle à moi, c’était la taille de mon ventre, donc du bébé à expulser et par où il fallait que ça passe. Je suis une visuelle et j’ai besoin de comprendre pour ne pas flipper. Autant la descente, les contractions ça allait mais l’écartement du bassin et la sortie, j’arrivais pas, j’arrivais pas!! Ça me paralysait d’effroi.
    Je confirme que les récits de ma mère à 3 semaines du terme sur les sièges, les bébés bleus, et les hémorragies n’ont pas aidé. D’autant qu’aucun obstétricien de la clinique n’avaient de ressemblance avec George Clooney…Donc rien a tirer d’un accouchement dramatique… :mrgreen:

    Alors j’ai expulsé les peurs en cauchemars… J’en ai fait des vraiment inracontables et paradoxalement, ils m’ont fait du bien… Après comment pourquoi… Sûrement grâce aux discussions avec mon mari, qui avait déjà assisté à des accouchements (faut bien que ça ait quelques avantages d’être belle mère!) et qui était très rassurant sur le sujet et prêt à entendre tous mes délires sans lui même flipper. Parce que quand je racontais cela à des copines déjà maman, ou aux sages femmes, leur « mais non ça va bien se passer » avec tapotage sur l’épaule ne me rassuraient pas du tout!!!

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe, perso, c’est ma belle-mère (la mère de mon mari) qui m’a raconté son accouchement avec déchirement de la vulve à l’anus et le fait qu’elle ait été obligée de rester trois semaines à la mat’ et de chier devant des SF qui lui disait « n’ayez pas peur ça va tenir » qui m’a un peu calmée… Mais bon, ma mère elle, m’a dit qu’elle m’avait pondu en 20 min (cool!) alors j’ai équilibré les discours. Comme toi, j’ai eu besoin de visualiser, de comprendre le trajet du gosse pour m’apaiser… La confiance dans l’équipe médicale et la lumière tamisée de la salle nature de la clinique on fini de me rassurer.

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, C’est vrai que visualiser ça aide. La SF chez qui nous avons fait la préparation en hapto nous a montré le trajet du BB avec une poupée et un bassin (les os … :mrgreen: ), et les rotations de la tête. Ben du coup, on comprends mieux.

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    pâte a crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, c’est lui le bassin en plastoc dont j’ai cauchemardé pendant 3 mois!! :mrgreen:

    Répondre

    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe, J’avais déjà accouché trois fois avant, donc du coup je savais que ça allait passer :lol: Mais je peux comprendre que ça impressionne si c’est la première fois ;-)

    Répondre

    pâte a crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, la class ta belle doche!
    J’ai du mal à comprendre certaines femmes… Est ce de la vengeance, un désir (que je trouve malsain perso) à vouloir partager un vécu qu’elles n’ont pu partager, un bizutage comme le suggère la Poule?
    Mais si c’est dans un élan bienveillant de solidarité féminine, pourquoi ont elles oublié à quel point un détail, un rien peuvent faire psychoter une femme enceinte?

    Répondre

    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe, je me fais exactement la même réflexion…. parfois pour des choses plus « anodines » telles que le choix de prendre ou pas la péridurale… les 1ères fois que j’ai évoqué devant des copines que je songeais à m’en passer, les réflexions ont fusé « tu ne sais pas ce que c’est », « tu changeras d’avis », « on en reparlera »,…. comme si parce que elles n’avaient pas pu faire autrement, les autres femmes ne pouvaient pas non plus vivre autre chose….

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, Moi, c’est l’inverse qui m’a choquée. Une fille que je connaissais à peine m’a dit avec mépris : Quoi, t’as accouché avec péridurale ?? Tu ne sais pas à côté de quel plaisir t’es passé ! » Bah, moi, j’avais eu beaucoup de plaisir à accoucher et je n’arrêtais pas de me passer le film de cette merveilleuse journée dans la tête. Alors, qu’on me dise ça à peine trois mois après la naissance de mon bébé, m’avait énormément blessée.. :cry:

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, Après la naissance de P’tit Mec N°1, la mère d’une copine qui avait accouché 15j après moi m’avait fait la remarque que sa fille, elle, avait accouché sans péridurale. C’est vrai que c’était un peu méprisant …

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, de façon générale je trouve qu’on n’a pas à juger ! Les accouchements sont différents, l’un se passera mieux sans péridurale et l’autre avec, y a pas à faire ce genre de comparaison, grrr.

    Répondre

    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, la reflexion en question me choque tout autant!!! Mon exemple de péridurale c’était pas pour promouvoir le « non péridurale », c’était pour dire que les jugements sont innaceptables … dans un sens comme dans l’autre!

    Répondre

    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, Merci Charlinette, mais j’avais bien compris le sens de ton discours. De manière générale, je me méfie des discours « trop extrémistes »… La vie des uns n’est pas celle des autres. Mais, cela ne s’adresse pas à toi, hein ;-)

    Répondre

    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, ;-)

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe, super ton homme, et ce n’est pas courant, pour beaucoup je crois qu’ils n’y comprennent pas grand chose… (ici un Coq qui je crois est bien content que ce ne soit pas lui qui accouche mais qui me suit et me soutient)
    Moi c’est plutôt après coup que j’hallucine : « ça tenait dans mon ventre tout ça !! »

    @Béatrice, à la maternité où j’ai accouché du Poussin il y avait aussi le bassin et le poupon, très illustratif. On trouve aussi des animations sur le net.

    @Ficelle, ah les BM, elles n’en ratent pas une :roll:

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, bien sûr, ma BM m’a raconté cette chouette aventure pendant ma première grossesse quand j’étais enceinte de trois mois… avec force détails… Mais bon, j’ai l’habitude qu’elle me déballe un peu ses misères physiques. Ce qui m’a rassérénée (c’est pourtant totalement irrationnel) c’est que cette déchirure et ces souvenirs affreux ne concernent pas la naissance de mon mari mais celle de son frère aîné, ouf. je sais c’est con…
    Sur l’accouchement: mon mari n’a pas trop stressé en amont (ni pendant, même s’il s’est senti un peu inutile), mais j’ai apprécié qu’après coup, il me dise qu’il n’aurait jamais pu faire un truc pareil. J’ai bien aimé le fait qu’accoucher soit une prouesse aux yeux de l’homme qu’on aime et qu’il soit impressionné par ce qu’on a fait!

    Répondre

    pâte a crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, bah non moi justement j’ai adoré que mon homme il ne soit pas impressionné mais à fond là, hyper rassurant et à l’écoute. On a vécu le truc justement chacun à sa place à égalité, chacun son truc à faire, car je sais que j’aurais moi détesté être à sa place, ne rien sentir (ou presque excepté les mains), soutenir, rassurer sur un truc qu’on ne peut même pas imaginer vivre.

    Répondre

  9. ben, ici, pas de peurs… vraiment… mais pas de récits affreux autour de moi, non plus…
    après la fin de grossesse et la naissance « cata » de l’aînée (sur le modèle « bébé et maman vont bien » , sauf que près de 7 ans plus tard, ladite Maman ne s’en est pas remise et ladite bébé en porte probablement des traces), il y a eu en revanche une certaine pression (mise par moi même) pour réussir les naissances suivantes!
    Il y a un an et deux jours, je mettais au monde puce3 de façon merveilleuse (quoique pas encore idéale, mais qu’importe…)… ça réconcilie… et ce n’est pas un OUF que nous avons poussé, mais un Waou!… signe qu’il ne s’agissait effectivement pas de peur…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, ça dépend aussi de comment on définit la peur, mais j’imagine que tu avais quand même peur de revivre une naissance comme la première ? Quoi qu’il en soit, le principal est que cela t’ait donné un moteur pour avancer et « améliorer » les naissances suivantes.

    Répondre

  10. Une secte la basse cour? Je t’imagine très bien Skippy…! Merci du lien, 15 ans après ca me fait toujours autant rire!!!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe, oui moi aussi. En fait le 22 je viens avec les formulaires d’adhésion, n’oubliez pas vos carnets de chèques (ou espèces) :mrgreen:

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    pâte a crêpeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, déjà qu’on se prépare des badges….on est mûres…!

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  11. Moi je ferais plutôt partie de celles qui ont peur et pour qui ça pourrait mettre en question le projet de bébé… :oops:

    Quand on a commencé à penser sérieusement à avoir un enfant, mon mari et moi, je me suis dit qu’il fallait que je m’occupe de cette peur, sinon impossible pour moi d’envisager une grossesse. Et la césarienne ne me semblait vraiment pas plus enviable. Donc j’ai beaucoup lu et je suis a présent convaincue qu’une naissance physiologique serait tout à fait gérable, le tout est d’être bien accompagné!

    Merci pour ton article, la poule, il me conforte encore dans mon idée d’accouchement physiologique et je viendrai le relire quand j’aurai des montées d’appréhension quand je serai à nouveau enceinte… ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ioshi, comme quoi ce n’est pas irréversible… Je suis toujours heureuse de voir des femmes qui ont pris le temps de se documenter et de se renseigner pour trouver ce qui leur convient !

    Répondre

  12. Le concept de césarienne de convenance m’intrigue beaucoup, peut être parce que j’en ai eu une d’urgence. En même temps, cette césarienne d’urgence je l’ai demandé : quand après quelques heures de travail, on m’a dit « c’est un siège! » j’ai tout de suite dit : « césarienne pleaaaaaase !!! » : ma cousine (de mon âge) et ma Belle Mère ont toutes les 2 vécu un accouchement par siège épouvantable, des vraies boucheries, et la fille de ma cousine qui a 5 ans maintenant a un retard mental bien sévère… Oui à ce moment j’ai eu très peur d’un accouchement par voie basse, peur d’abîmer mon bébé, peur de la douleur.
    Pour bébé 2, je suis zen, je sais comment ça se passe à l’hôpital, que le personnel est très réactif et que je n’ai pas à m’inquiéter. Je sais la maternité de niveau 3 (ou 4 ou même 5…) comme St Antoine c’est pas super naturel :roll: mais j’ai besoin de cette sécurité là, je suis une vraie douillette flippée :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sophie, un de ces jours il faudrait que je fasse un article sur la naissance en siège, mais en gros il y a une étude un jour qui a montré que c’était plus sûr de les faire par césarienne que par voie basse (étude Hannah et al). Cette étude a été démontée depuis. Le problème c’est que c’est plus sûr d’accoucher d’un siège par voie basse seulement si on est avec un praticien expérimenté. Or puisqu’on n’a fait que des césariennes ces dernières années, il n’y a plus beaucoup de ces praticiens expérimentés… Evidemment dans ton cas si le siège a été découvert pendant le travail, c’est un peu difficile de peser sereinement le pour et le contre !
    Enfin le principal c’est que tu aies trouvé ce qui te convient pour bébé 2.

    Répondre

    Anne a répondu :

    @La poule pondeuse, ah tient à ma derniere consult chez la SF on a parlé de cette étude Hannah (effectivement controversée aujourd’hui). Et d’après elle (à verifier auprès d’autres avis) cette étude a été faussé des le départ, car ça s’est basé sur une SF qui a fait une multitudes de sieges, et elle a eu de « la casse » (je reprends les mots de la SF) car tous les sieges ne se font pas en voie basse, et il y a des trucs à faire et à pas faire. Alors par sécurité suite à cette étude, l’ordre « officiel » a été de dire « siege = césarienne », donc ce qui explique aussi que ça se pratique de plus en plus, les gynéco « nouvelle promo » (je ne sais pas depuis combien de temps) ne sont plus formés au siege pas voie basse. DOnc soit tu tombes sur un gynéco ou SF qui a été formé à l’ancienne et qui peut faire accoucher par voie basse, si les conditions sont réunies (elle ne m’a pas dit le % de sieges qui peuvent se faire en voie basse), soit effectivement il vaut mieux si le gynéco ne sait plus, mais ça à mon avis il ne le dit pas, faire une césarienne. Après j’imagine que qd il « demande » aux parents la césarienne c’est qu’il est plus à l’aise avec ça… enfin voilà l’info

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Anne, pour tout savoir sur siège et césarienne, voir la page de césarine (que j’aime ce site web, bien documenté, pas sectaire, une vraie merveille :grin: ) : http://cesarine.org/avant/programmee/siege/
    On dit aussi que la césarienne s’est popularisée car il suffit pour l’obstétricien d’apprendre et de maîtriser une technique pour répondre à une grande variété de situations, alors que sinon il faut un tas de manœuvres et de techniques adaptées à chaque situation… Ce n’est probablement pas si simple mais il doit y avoir un fond de vrai là-dedans.

    Répondre

    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @sophie, oui pour une présentation par siège, tout dépend de la structure où tu accouches… ds le 31, à ma connaissance, pas de naissance par voie basse tentée si siège… ds un petit hôpital du département d’à côté, oui si bassin assez large, si l’accouchement se déroule facilement (ne traîne pas)… etc… Après, je te rejoins sur la préférence d’une césarienne à une naissance par voie basse à tout prix mais avec instruments et épisio…

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  13. Ma chère Poule, je te lis quotidiennement et c’est un vrai plaisir :razz:
    De mon côté, je n’avais aucune angoisse pour l’accouchement de ma fille, je me disais: De toutes façons, je ferai ce qu’on me dit de faire, je respire bien, je pousse quand on me dit de pousser, je n’aurai pas mal avec la péridurale, donc pas de raison de s’inquiéter.
    Au final, comme tu le dis si bien, l’accouchement s’est « techniquement » bien passé mais purée j’ai vraiment méga-douillé. Un véritable choc physique dont j’ai mis un bon bout de temps à me remettre. Il est même possible que j’ai dit « Plus jamais ça ».
    Je n’en suis quand même pas au point de me priver d’une 2ème grossesse, mais le jour où je devrai accoucher de nouveau, c’est certain que je serai moins zen que la 1ère fois. :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Bobine, je crois qu’il y a beaucoup de multipares qui ont dit « plus jamais ça » à un moment ou un autre :mrgreen:
    Peut-être si tu souhaites une autre grossesse tu pourrais faire un retour sur ce premier accouchement (par ex demander ton dossier à la maternité et l’étudier avec une sage-femme ou un médecin en qui tu aies confiance) pour comprendre ce qui a déclenché ce choc dont tu parles et comment l’éviter/mieux le gérer la prochaine fois ? Juste une idée bien sûr ;-)

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Bobine, et si tu avais eu ce vécu très douloureux justement parce que tu attendais tout de l’équipe (comment respirer, comment et quand pousser, avoir la péridurale…)? je dis cela car je trouve qu’un des aspects négatifs à la très grande « prise en charge » (et non « prise en compte ») des patientes, c’est que l’on aboutit souvent à une déresponsabilisation de la dite patiente. Dans le sens où puisque on se dit qu’on aura pas mal et qu’on sera guidée, on se prépare pas forcément… et même si on opte pour la péridurale, on la pose rarement lors des 1ères contractions… celle ci pouvant être très mal vécues car inattendues… de mon côté, je te dirais, oui reviens sur ton dossier, ça peut être un plus c’est sûr, mais surtout parle avec une sage femme qualifiée, choisis ton accompagnement de grossesse et développe de la confiance dans tes capacités à vivre cet évènement ;-)

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    LolaNo Gravatar a répondu :

    @Bobine, j’ai vécu mon premier accouchement un peu comme le tien, arrivant genre inexpérimentée et pas plus renseignée que ça à la maternité, comptant sur la péridurale pour tout régler et n’ayant pas du tout prévu que les contractions seraient à ce point douloureuses et fortes. Et puis c’était mon premier, alors au moment de faire un choix stratégique sur l’utilisation de l’anesthésiste, l’équipe a privilégié une césarienne, se disant qu’avec moi, y’avait le temps. Ben en fait, non, au bout d’une heure à peine, j’étais au pic d’intensité, je pleurais pour avoir ma péridurale et l’anesthésiste était bloqué sur « sa césarienne ». Quand il est enfin arrivé jusqu’à moi, j’étais terrifiée, bloquée sur ma douleur et ma peur (l’une entrainant l’autre et vice versa), et quand l’anesthésie a commencé à être efficace, la SF a vu pointer la tête du bébé. Je considère que cet accouchement-là s’est fait SANS cette fichue péridurale.
    Après, j’ai énormément culpabilisé, me disant que j’avais tout raté (et puis, crevée comme je l’étais après cette épreuve, c’est tout qui s’est mal enchainé, dont l’allaitement – qui a cafouillé pendant 2 mois et 1/2 avant de marcher) et quand j’ai été enceinte du 2ème, j’ai été submergée par une vague de panique et de culpabilité mélangée, il FALLAIT que je me prépare mieux… et j’ai pris RDV avec une SF qui faisait la préparation à l’accouchement: je voulais apprendre à respirer.
    Pendant ces séances, je n’ai pas du tout appris à respirer (ça, le corps sait en général le faire tout seul ;-) ), mais j’ai appris à tourner la page de la permière expérience, parce que la SF a posé les bonnes questions, surtout beaucoup écouté (et tendu les kleenex, au fur et à mesure).
    J’ai accouché de mon 2ème comme dans un rêve, et du 3ème pareil. Avec la péridurale (ce qui à mes yeux change beaucoup de choses), mais surtout sans la peur et avec confiance.
    Comme quoi, hein…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Lola, voilà un beau parcours ! (même si le début n’a pas du être une partie de plaisir :roll: )

    Répondre

    BobineNo Gravatar a répondu :

    @Lola, Merci pour ce témoignage rassurant :lol: J’ai envie aussi la prochaine fois de mieux me préparer, de faire ça avec une sage-femme libérale (et pas dans les amphis de l’hôpital, beurk!), peut-être de l’haptonomie.
    Je suis d’accord avec toi Charlinette, j’attendais sans doute trop de l’équipe médicale alors que finalement c’est à nous de les guider aussi.
    Et comme tu le dis la Poule, j’aurai effectivement beaucoup apprécié un « débriefing » de l’accouchement, qu’on revienne sur ce qui a marché ou pas (je crois que j’ai accouché par les reins mais personne ne me l’a confirmé / est-ce que c’est normal qu’on m’ait enfoncé cette foutu aiguille 7 fois dans le dos sans succès et est-ce que ça sera pareil la prochaine fois si je redemande une péridurale (et du coup est-ce que ça vaut le coup que je la redemande alors que ça ne m’a apporté que de la souffrance supplémentaire?)), bref juste en parler, être écoutée et rassurer.
    Mais je vous rassure, je suis quand même très pressée de remettre ça et j’y travaille ardemment ;-)

    Répondre

    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Bobine, eh bien fais une demande de ton dossier médical (voir par ex ici http://www.aphp.fr/site/droits/dossier_medical.htm) ; au pire ça te coûtera le prix des photocopies. Ensuite le mieux je pense est de prendre RDV avec une SF libérale par ex pour qu’elle t’aide à décrypter et à comprendre. Tu pourras notamment savoir quelle était la présentation du bébé et donc si ton accouchement était par les reins. Il est bien connu que dans ce cas la position allongée sur le dos est une des plus douloureuses. Pour la péridurale, la sage-femme pourra sûrement t’aider à comprendre ou à défaut peut-être t’envoyer voir un autre anesthésiste pour en savoir plus ? Il me semble en tout cas que de comprendre ce qui ne s’est pas bien passé et de réfléchir aux solutions pour que ça ne se reproduise pas peut être bien utile pour envisager la suite sereinement.

    Répondre

  14. A la Poule : Moi, tokophobe (qui se soigne…enfin on verra le jour J!) et enceinte (18SA) suis rassurée par ton témoignage personnel…enfin un peu…
    Mais tu as raison : c’est l’inconnu et notre imagination qui font naître cette peur, d’autant qu’aujourd’hui, les femmes accouchent dans de biens meilleures conditions qu’avant alors ( j’essaie de me rassurer là il me semble ! ).
    J’espère aussi que les cours à la préparation à l’accouchement, les témoignages, l’envie de voir mon bébé feront que cette angoisse disparaîtra !
    En tous les cas, cet article est une fois de plus très sympa et bien écrit. ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @opale, merci ! enfin tu verras, comme dit Ficelle, vers 8 mois tu voudras accoucher pour ne plus être enceinte :mrgreen:

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @opale, lis, parle, informe toi… et ferme tes oreilles aux discours flippants des déjà mères et qui ont bizarrement toutes un mauvais vécu (celles qui ont un beau vécu bizarrement le partagent rarement)… et si ça te dis j’ai des suggestions de livres qui moi m’ont beaucoup beaucoup parlé, déjà non encore enceinte et encore plus là en fin de grossesse…

    Répondre

    opaleNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, avec plaisir si tu as des suggestions de livres mais oui, il faut aussi s’informer et parler de ses angoisses à sa gynéco ou sage-femme.

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    opaleNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, je viens de voir un peu plus bas, tes suggestions données à Loshi !

    Répondre

    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @opale, je rajouterais : « les 10 plus gros mensonges sur l’accouchement » et « les 10 plus gros mensonges sur l’allaitement » pour se faire une idée du vrai et du faux dans le discours ambiant!!!!
    Et pour être encore plus longue, tu peux aller sur un article que j’avais fait sur un de mes blogs y’a quelques temps http://lunivertdecharlinette.over-blog.com/article-28289226.html
    Bonne lecture !!!!

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    LoskaNo Gravatar a répondu :

    Voici le site d’une maison de naissance en Belgique qui rassemble des témoignages très touchant d’accouchements qui se sont bien passés et ont été bien vécus dans cette maison de naissance : http://www.maison-de-naissance.be/temoignages-parents.htm

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    MarieNo Gravatar a répondu :

    @opale, le plus beau et fort moment de ma vie restera toujours celui où j’ai vu la petite tête chevelue et brune de mon bébé apparaître. La douleur, comme dit Ficelle, on l’oublie. Ca jamais!

    Répondre

    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @opale, au bout d’un moment (dans mon cas) tu as mal au dos, les jambes enflées, tu peux plus faire tes lacets, les douleurs sous le ventre t’empêchent de faire plus que 100 mètres pour aller acheter ton pain (ou aller chez Ikéa dépenser les trois sous de ton congé mat’ héhé…)… Tu ne vois plus ta foufoune ni tes poils aux mollets, bref, c’est est trop! Alors pas de panique, il faut (selon moi) positiver en pensant au moment où tu as ton bébé sur le ventre, où tu pleures de bonheur (re-moi) et où tu veux remettre ça dans deux mois, parce que tu as déjà oublié (crazy girl!!!) toutes tes galères+les douleurs de l’accouchement! Aller, courage!

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  15. En ce qui me concerne, je me souviens que la SF nous avait dit à la préparation que l’accouchement était lié pour chacune aux « petites fiches » qu’elle avait dans la tête, c’est-à-dire, les récits d’accouchement autour d’elle, les livres, les films, les on-dit, etc. Donc, cette peur qui existe pour chacune est plus ou moins forte et totalement liée à son histoire personnelle. Pour moi, je trouve que l’information et les préparations à l’accouchement sont primordiales pour vaincre une partie de ces peurs. Moi, je n’avais pas peur d’accoucher, j’avais peur de la possibilité de mourir. Je dis je n’avais pas peur d’accoucher, car pour aucun de mes trois accouchements, je n’ai eu peur, j’étais très détendue… mais aujourd’hui, si je devais avoir un quatrième enfant, j’aurais peur, cette fois-ci, à cause de ce troisième accouchement qui s’est fort mal passé, de mon point de vue, hein, car combien fois j’ai entendu : le principal c’est que toi et ta fille aillent bien, ouuuii, c’est vrai, mais ça ne fait pas tout. Ou comme m’a dit ma gynéco : « si vous aviez été votre grand-mère vous seriez morte et votre bébé aussi dans votre lit » Ouais, bon. En même temps, je ne trouve pas très délicat de raconter des accouchements difficiles à des femmes enceintes… Alors je souhaite à toutes celles qui vont bientôt accoucher, d’accoucher dans les conditions qu’elles auront choisies et désirées…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Suzie, j’espère qu’avec le temps tu arriveras à faire la part des paroles blessantes et à « cicatriser » les traces de cette dernière naissance (avec ou sans petit 4ème :mrgreen: ).

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, en direct de la secte DES poules pondeuses ;-)

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  16. Enceinte de 4 mois et demi, j’avoue être épatée d’être déjà arrivée à la moitié. Reste l’autre moitié avec l’accouchement à l’arrivée. A priori, c’est là que je panique parce que je déteste les hopitaux, le médical (sauf Georges Clooney mais il est pas libre pour ma DPA… zut !) et que ça me bloque. Le sachant, j’ai été visiter la maternité où je vais accoucher. Et cela m’a beaucoup aidé de rencontrer l’infirmière en chef, de discuter pendant une heure avec elle, de visiter les lieux etc. Ca décoince bien et je ne peux que conseiller cette démarche aux futures mamans.

    Par contre, le syndrôme (plus gore que mon accouchement, y a pas) c’est complètement atroce et sidérant. J’ai expliqué à une amie l’autre jour que je ne retournais pas à mon club de broderie pour éviter toutes ces nanas et leurs histoires et pof, elle me raconte l’accouchement de sa voisine de chambre, en même temps que le sien.
    A n’y rien comprendre, alors que mon amie est adorable par ailleurs. C’est trop drôle de faire flipper les mamans ? Bref, je m’isole de plus en plus alors que j’aurai besoin de me sentir aidée, comprise et bichonnée… pffff.
    Y a que ma mère qui ne m’ait rien dit sur ses accouchements, mon frère, nickel, moi ? ah bon ? je suis née ? elle a mangé de la truite ce jour là… mais ma soeur, forcément, c’était plus coton (prévia obturant).
    Super hein ?

    En tout cas, merci à toutes pour vos témoignages et à la poule en particulier pour ces articles de fond qui sont un réel réconfort.

    Sam

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @saminette, sympa tes copines ! sinon c’est clair que la visite c’est un must, et si possible embarquer le futur papa , histoire qu’il repère les lieux aussi et qu’il révise le trajet. Ici ça a fait beaucoup de bien au Coq…

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, mon mec a séché la visite+je me suis fait péter mon parre-brise ce jour-là+obligée de prendre un tacos pour être à l’heure+que des couples et… Boulotte et moi (tout le monde nous regardait d’un air bizarre, mais que les gens sont étroits d’esprit, pfff)+pas de bus/pas de tacos/pluie à torrents sur le retour… Je m’en souviens bien de cette petite visite des familles… :lol:

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, Nous on a pas eu besoin de faire la visite guidée, comme je devais aller à la mat toutes les semaines le dernier mois 1/2 (prise de tension et enregistrements divers)on a « essayé » la moitié des salles d’accouchement :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, ça avait l’air sympa effectivement :roll:

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    IoshiNo Gravatar a répondu :

    @saminette, à mon avis, quand des femmes voient une femme enceinte, ça leur rappelle leur accouchement, et hop, elles le racontent, je ne pense pas que ce soit prémédité (enfin, je n’en sais rien) :???:

    Ce qui me rassure bien, ce sont de lire des récits d’accouchements qui se sont bien déroulés, tu peux en trouver sur le net, mais y’a aussi des livres qui en compilent, je crois qu’il y a intimes naissances par exemple (que je n’ai pas lu) et il me semble avoir lu un autre titre aussi, mais je ne sais plus où. Mais ces récits où ça se passe bien, ça me donne envie d’accoucher, peut-être que ça peut marcher pour toi aussi? Je me suis contentée jusqu’à présent de ce que je peux trouver sur le net, mais pas enceinte donc pas près d’accoucher et je ne sais pas si ça peut vraiment t’aider.

    La visite et discuter avec le personnel soignant ça doit bien aider aussi à concrétiser, à se rendre un peu compte…

    Bonne seconde moitié ;-)

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Ioshi, effectivement dans « intimes naissances », il y a genre une quinzaine de témoignages et effectivement en le lisant la 1ère fois, je me suis dit que ça me donnait envie d’accoucher, de vivre cet évènement si boulersant, si fort…. en le re-lisant, même effet… et là je suis à moins d’1 moins de la naissance de notre bébé… et perso vraiment en fin de grossesse, celui qui m’est très précieux (avec « intimes naissances ») c’est « j’accouche bientôt et j’ai peur de la douleur »… et là aussi y’a des témoignages et perso la réflexion autour de la notion de douleur, souffrance résonne beaucoup en moi et me sécurise grave sur mes compétences à donner naissance à ce bébé.

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    IoshiNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, ah, ben voilà le 2e titre, c’est toi qui en avait parlé! :grin: Je vais essayer de le retenir et le garder dans un coin de ma tête, je serai sans doute heureuse de le lire aussi, merci pour la référence!

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Ioshi, avec plaisir :grin:

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Ioshi, tout à fait d’accord sur l’effet déballage immédiat sur les mamans quand tu leur annonces ta grossesse. Le pire pour moi: celles qui m’ont tout raconté par le menu alors que j’étais enceinte de un ou deux mois et que le seul truc qui me faisait flipper c’était la fausse couche… Va comprendre. On fera peut-être pareil plus tard…

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  17. moi pour le premier je pense que je n’ai envisagé l’accouchement que très tard au cours de la grossesse : comme j’avais fait 2 fausses-couches avant, j’ai eu du mal à y croire jusqu’au moins le milieu du 2ie trimestre… sans être vraiment stressé par la perspective d’une nouvelle fausse couche je ne me projetais pas du tout dans une fin de grossesse normale (= un accouchement). la 1ere conséquence a été que je me suis inscrite dans une grande maternité publique parisienne qui ne pratiquait pas le genre d’accouchement que j’aurais voulu. et la 2ie que j’ai commencé à fréquenter Internet à ce moment là pour comprendre les FC et j’y ai découvert plein de choses passionnantes sur la parentalité moderne (malheureusement la basse cour n’existait pas encore ;-) ). l’un n’a pas complètement compensé l’autre, mais ça m’a permis de limiter les dégâts.
    passé tout ça, je n’ai pas eu d’inquiétude particulière, j’étais assez persuadée que « ça passerait », j’avais eu des prépa à la naissance très détaillées sur les mécanismes de l’accouchement qui m’avaient rappelé mes cours de fac, et je ne m’inquiétais pas pour le déroulement de l’accouchement lui même mais plutôt pour la suite. et dans la pratique ça a été tout a fait ça : accouchement sans péri mal accompagné mais sans problème particulier et plutôt rapide, mais suites de couches assez hallucinantes dont je passe les détails pour ne pas décourager les valeureuses futures accouchées. et le fameux « la maman et le bébé vont bien, l’accouchement a été rapide, tout va bien ».
    j’ai pas mal lu pour arriver à digérer tout ça et j’en ai discuté avec une amie qui a une solide expérience des accouchements mal vécus, et au final d’avoir fait le point m’a suffit.
    pour bb2 j’étais hyper confiante, maternité choisie avec soin, avec débriefing à l’inscription du 1er accouchement, point sur mes attentes, bonne préparation qui confirmait mes envies, avec juste une vague conscience que ça pourrait ne pas marcher comme sur des roulettes. au final ça été encore mieux que j’aurais osé l’envisager !
    je pense que pour la prochaine éventuelle fois mon inquiétude majeure serait d’avoir le temps d’arriver sur mon lieu d’accouchement avant que bb s’échappe…. :mrgreen:
    voilà, c’était 3615 mylife :lol:

    sinon je discutais l’autre jour avec une maman qui était traumatisée par son accouchement, et qui elle était persuadée dès le départ que ça ne pourrait pas passer (résultat, des heures de travail angoissé pour finir en césarienne). en dehors des considérations techniques (avait-elle raison ou non ? est ce l’accouchement par voie basse aurait été possible ? ), elle m’a surtout paru véhiculer sur la question de la grossesse et de l’accouchement une angoisse énorme encore 1 an après, et du coup je m’interroge vraiment sur la capacité des équipes de suivi à détecter ce type d’angoisse pendant la grossesse et à proposer une démarche adaptée aux futures mamans. parce que je ne pense pas qu’une femme qui arrive en n’y croyant pas pourra accoucher dans de bonnes conditions…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, c’est marrant moi j’avais entendu/lu tellement d’horreurs sur les suites de couches que finalement j’ai été agréablement surprise ! et par contre moi j’aurais eu le temps d’aller accoucher en Australie je pense, j’espère que ça sera un peu plus rapide cette fois.
    Ta remarque sur la prise en charge de ces angoisses est très juste, je pense que dans un suivi classique genre en maternité les gynécos/SF sont tellement débordés qu’ils n’ont pas forcément les moyens de repérer ce genre de problèmes (d’autant plus qu’il faut généralement que les femmes ne se sentent pas pressées pour oser exprimer ce type d’angoisse un peu irrationnelle).

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, cette prise en charge de ces angoisses pourrait se faire à la visite du 2e mois après l’accouchement, les hormones se seraient calmées, les mamans auraient eu le temps de réfléchir (un peu…) entre 2 tétées, l’entourage serait déjà passé avec son lot de remarques idiotes … Au moment de vérifier si le corps s’est bien remis, les gynécos pourraient aussi poser quelques questions sur les angoisses liées à l’accouchement et autres. Je sais bien que les gynécos ne sont pas psy et sont débordés mais on peut rêver.
    Cette fameuse visite au 2e mois m’a complètement démoralisé, quand ma gyneco a vu que j’avais eu une césarienne pour siège, sa seule réflexion fut que j’étais bien douillette et peureuse. Bon, c’est pas faux ;-) je suis assez grande pour le savoir, mais j’aurais aimé d’autres paroles de sa part, pas forcement des félicitations mais au moins qu’on en discute un peu…

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @sophie, sauf que tu n’as peut être pas choisi ta césarienne pour siège et pis de quel droit enfermer quelqu’un dans le « t’es peureux, douillet »…? Chacune vit ce qu’elle peut vivre au moment où elle en est de sa vie, de ses croyances, de ses peurs etc… Juger ce n’est pas écouter et accueillir et cela n’aide pas à avancer il me semble… plutôt à cristalliser un vécu difficile… t’as changé de gynéco? :roll:

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, je n’ai pas changé de gynéco … Mais après une bonne dépression et un bon psy, maintenant j’assume, ça et le reste !! :mrgreen: :mrgreen:
    Pour moi, mon accouchement ne s’est pas mal passé, c’est ça le pire ! Mais la vision que me renvoyaient ma gynéco, mon entourage, les discussions sur les forums… me suggéraient que 1) si j’avais eu un peu de courage, j’aurais eu un accouchement par voie basse (donc parfait) donc j’avais tout gâché et c’était de ma faute … et 2) que tout césarienne était un échec ou même un complot du corps médical contre le corps des femmes …
    bon, j’arrête de me lamenter sur mon pauvre sort d’incomprise ! :mrgreen: :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sophie, ah oui c’est énervant quand les gens essaient de te convaincre que tu as mal vécu ton accouchement sous prétexte que ça ne correspond pas à leur vision des choses. On m’a fait le coup aussi, mais je refuse qu’on pollue mon ressenti de la naissance de mon poussin !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @sophie, ce serait effectivement utile pour préparer le terrain pour le 2ème. A la maternité où j’ai eu le Poussin, on nous conseillait si césarienne de prendre ce fameux RDV avec l’obstétricien qui avait opéré afin qu’il puisse tout nous expliquer au mieux. Ceci dit ça serait quand même pas mal de voir ça en amont aussi, peut-être au 3ème trimestre de grossesse ?

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    sophieNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, merci du conseil, je vois la SF mardi je lui en parlerai.

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    AnSoNo Gravatar a répondu :

    @sophie, je pensais plus à une prise en charge en amont en fait, mais tu as raison le fait que ce soit encore tellement à vif 1 an plus tard est inquiétant aussi…
    mais moi je suis de celles qui zappent leurs rdv médicaux, alors je les fait pas les visites du 2ie mois (je sais, c’est mal)

    la réflexion de la gynéco :shock: ! des fois je me demande à quoi ils pensent les toubibs pendant leurs consultations !

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, là tu touches effectivement un point essentiel (mais pas le seul!) de comment se passe l’accouchement d’une femme : son état d’esprit, sa façon d’appréhender ce moment… et moi je suis effectivement convaincue que la tête joue beaucoup dans cet évènement… dommage que l’équipe médicale qui entoure la femme à ce moment là ne détecte pas ces angoisses pour lui permettre de les exprimer voire les dépasser… (et oui ils ont pas toujours les moyens de prendre le temps mais c’est inacceptable selon moi…).

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    Anne a répondu :

    @Charlinette, bin en toute modestie (je ne suis pas « médicale »), mla tête joue en premier puisqu’un accouchement c’est avant tout hormonal.. ça part su cerveau, le notre en l’occurence, et ce même cerveau qui reçooit les ptites hormones du bébé pour dire « héhé ho ça y est maintenant je veux sortir »… donc oui avant que l’accouchement ne commence réélement on a la très grande faculté de le « retarder » si on ne se sent pas prete, ou pas bien etc. et qd c’est parti pour peut « faire ralentir »… ce n’est pas qu’une histoire de muscle de l’utérus qui se contracte et de BB qui appuie sur le col… d’où qd « les peurs » sont demystifiées par le personnel médical ou autre entourage, que l’accouchement se passe « bien ».

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Anne, Bien d’accord pour la tête ;-) Voir plus haut : la simple vue d’une SF pas top la fois d’avant a réussi à tout bloquer plus de 2h :mrgreen:

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @Anne, c’est un peu réducteur et pas très sympa pour les filles (comme moi) qui ont mis des heures, voir des jours à accoucher : moi j’étais super sereine, et je suis pas du genre angoissée, bah j’ai eu 3 jours de contractions, pour finir par être déclenchée. Je pense qu’on peut pas tout enlever à la nature, on est quand même des mamifères, et on ne peut pas tout imputer à la volonté.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, d’accord avec toi, c’est plus complexe que ça. Oui la tête et le psy sont importants, mais ce n’est pas tout dans la tête non plus. Il y a aussi des facteurs purement physiques et physiologiques. Pour conclure sur une note dans le plus pur style la culture c’est comme la confiture : l’homme n’est ni ange ni bête et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête…

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, je sais ! Pascal !!!
    j’ai cherché bien entendu :mrgreen: et j’en ai trouvé une autre d’un autre sage : « L’expérience est une lanterne que l’on porte sur le dos et qui n’éclaire jamais que le chemin parcouru. »

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, toi aussi tu fais de la confiture ? :lol:

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, arghh, on est maladroit parfois dans ce qu’on veut dire (c’est pas facile par écrit :oops: )

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, t’inquiète je sais ce que c’est !

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    pâte a crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, totalement d’acccord avec toi, la tête et une bonne préparation aident à vivre le maximum de situations mais c’est se tromper que de leur attribuer la réussite ou l’échec d’un accouchement, qui reste aussi un évènement physique! Et c’est très culpabilisant aussi comme discours!

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, et @Anne, je pense effectivement que la tête joue beaucoup… mais qu’il y souvent des choses qui nous dépassent complètement (et dans un accouchement on ne peut pas ignorer le rôle du corps et des hormones!)… c’est comme dire à une personne qui a un cancer que forcément elle a un problème psycho… je suis convaincue que le cancer (et toute sorte de maladie d’ailleurs) exprime quelque chose de la vie de la personne.. pour autant elle n’en est pas fautive ou responsable… c’est très culpabilisant comme discours! Y’a un terrain physique, des conditions de vie etc… mais après que le cancer s’exprime de telles manières ou à tel endroit du corps a pour moi du sens. Et la nuance a TOUTE son importance! Je terminerais par une phrase de Jacques Salomé, que j’avais lu ado et qui m’a beaucoup marquée : « tout ne s’explique mais tout a un sens ».

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  18. J’ai pas mal lu et relu tous les comm. J’ai envie de partager mes petites réflexions. Plus haut Charlinette remarque que les mamans qui ont eu un beau vécu d’accouchement n’en parlent pas beaucoup, mais qu’au contraire celles qui ont eu du mal « racontent » beaucoup. Il a aussi été question d’un « débriefing » qui serait le bienvenu pour certaines. Et l’idée d’une sorte de « bizutage » (« écoute, tu verras ce qui t’attends »).
    Et je me disais, si ces trois choses étaient liées ?
    Ces mamans au vécu douloureux font un genre de débriefing en racontant ce qui leur est arrivé ; une autre femme enceinte doit pouvoir comprendre… et elles ne se rendent pas du tout compte du mal qu’elles peuvent faire, encore trop prisonnière de leur propre douleur. Ce n’est à mon avis pas volontaire. c’est rare de se trouver en face d’une SF ou d’un gynéco qui prend le temps d’écouter. J’ai eu cette chance pour P’tit Mec N°4, j’ai pu raconter mes trois accouchements précédents à la SF qui m’a suivie à la mat, et aussi à celle qui nous a suivi pour l’hapto ; ça m’a fait beaucoup de bien, et ça a permis au papa pour qui c’était une première, de comprendre mes réactions ;-)

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    Anne CéNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, je rebondis sur tes réflexions et celles de Charlinette.
    j’ai en effet constaté pendant ma grossesse (et mon mari aussi !!) que les gens adorent raconter leurs petites histoires, surtout els horribles détails !!

    et effectivement, les mamans qui ont eu un beau vécu d’accouchement n’en parlent pas beaucoup spontanément.

    à quelques jours de mon terme, une de mes amies a elle aussi accouché et elle s’est bien sûr empressée de me le raconter en détail, de me vanter les mérites de la péridurale et de répondre à mon « a priori je ne la souhaite pas mais je verrai bien comment ça se passe » (plutôt prudent et mesuré) un « on voit bien que tu ne sais pas de quoi tu parles, faut vraiment être maso » que j’ai très mal vécu !

    heureusement, quelques jours après j’ai eu un genre de « blessing way » et ce jour là mes amies présentes ont partagé avec moi le récit de leurs accouchements (de très beaux vécus) ce qui m’a beaucoup aidée à retrouver ma sérénité qui avait été quelque peu ébranlée.

    c’est vraiment une excellente idée que je recommande à toutes les femmes enceintes, savoir s’entourer des bonnes personnes, solliciter des amies dont on sait qu’elles ont bien vécu leur accouchement.

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Anne Cé, je trouve qu’instinctivement, on se tourne vers celles en qui on a confiance, peu importe qu’elles aient bien ou mal vécu leur accouchement. Je n’aurais pas eu idée de me couper de certaines personnes pendant ma grossesse sous prétexte qu’elles ont eu une mauvaise expérience. Je trouve en revanche qu’il est souhaitable de pondérer tout ces sons de cloche par de l’info à la la source (médicale ou autre), des lectures etc. Et puis comme dirait une certaine Poule pondeuse, c’est un truc idiosyncratique ;-)

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, Gné :?: M’obliger à sortit le Larousse à c’teure :mrgreen: Bon, ben c’est le mot nouveau du jour !! Idiosyncratique … dommage, c’est trop long pour le scrabble :lol:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, le top du scrabble c’est « déshypothéquiez », à caser tout en bas avec les lettres et mots compte triple, c’est le max de points qu’on puisse faire.

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, je note :lol:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, effectivement c’est une hypothèse trèèèèèèès intéressante. J’en parlerai avec la poule accoucheuse pour avoir son avis tiens. Et pour compléter je suppose que les femmes qui ont eu un beau vécu d’accouchement ont peut-être aussi une sorte de pudeur, de ne pas vouloir se « vanter » genre moi j’ai eu un super accouchement et pas toi. Par ailleurs lorsque la naissance implique un choix alternatif (genre l’AAD) les femmes se font tellement traiter d’inconscientes qu’elles n’osent plus trop en parler.

    @Anne Cé, c’est vrai que le Blessing way me tente bien, mais sans les rituels dont je ne suis pas trop fan (bon en gros une journée à papoter entre nanas quoi, je ne sais pas si on peut encore appeler ça « Blessingway » :lol: )

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Pour l’AAD c’est vrai !! Ma soeur à fait ce choix pour ses deux derniers enfants (mais elle ne s’est pas laissé démonter par les commentaires !), elle m’a raconté ce qui était bien et aussi ce qui a été plus difficile. P’tit Mec N°1 était déjà né, donc j’ai pu relativiser.
    Le fait d’avoir ou non déjà des enfants, donc d’avoir ou non vécu un accouchement change beaucoup de choses dans la façon dont on « reçoit » les récits des autres femmes.

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, quoi ? tu ne veux pas d’une retraite au flambeau avec une couronne de fleur sur la tête ?
    Je me moque gentiment, mais en fait, il y aurait moins de futurs mamans angoissées sur Internet, ici ou sur les forums, si on leur témoignait une vraie écoute dans la vraie vie. Alors pourquoi pas un blessing way !

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    pâte a crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, mais qu’est ce que c’est donc un blessing way :shock: ?? Je vais me renseigner et je reviens…

    Ca y est, renseignements pris, en gros une petite après midi entre copines ça marche aussi…! Y a des cadeaux ou pas?! :mrgreen:

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe, J’ai compris, en fait, le 22/11, c’est le blessing way de La Poule :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, oui vous me masserez les pieds et on brûlera de la sauge pour purifier le restau :mrgreen:
    Par contre NO WAY que je me balade avec une couronne de fleurs :razz:

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, :lol: :lol: :lol:

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    Anne CéNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, d’après l’amie qui me l’a proposé, le blessing way, chacune y met bien ce qu’elle souhaite. ici ça a effectivement tourné papotage entre amies, mit massages et petits gâteaux !

    il n’y a pas eu de colliers de fleurs ni retraite aux flambeaux pour moi ! ouf aussi !

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    AnSoNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, mes accouchements se passent super bien, et du coup effectivement c’est délicat à raconter : entre les remarques ou félicitations déplacées qui t’obligent à te justifier (« ouahh, t’accouches sans péri, t’es trop forte » – ben non, dans mon cas ça n’a rien d’un exploit, même pour bb2 ils n’auraient même pas eu le temps de la poser si j’en avais voulu… ou alors « mais tu voulais vraiment pas de péri???? ») et l’impression de « gêner » ou de culpabiliser celles qui ont galéré et qui ne le vivent pas bien, l’espace pour s’exprimer est plutôt restreint… et en plus ça laisse peu de place à une vraie discussion parce que si au milieu du récit tu te permets de dire que malgré tout tu trouves que tel ou tel aspect aurait pu être mieux ou différemment géré, tu te heurtes généralement à un mur d’incompréhension total. du coup ça se résume à « ça s’est bien passé » :???: .

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  19. Toujours un plaisir de vous lire ..
    Sur la question de départ « avez vous peur de l’accouchement ? ». Pour la poussinette, je m’était hyper préparée et je n’envisageait pas vraiment que ça se passe mal … et finalement ça s’est super bien passée avec tout de même des gestes techniques : coeur du bb qui ralentissait, episio et cordon autour du coup (avec péri sur la fin, entourage super, sf et médecins TB, a noter qu’il était 11h30 un mercredi dans un hopital universitaire).
    Pour le petit poussin, j’avais peur que cela ne se passe pas aussi bien. Je me suis bien préparée et je l’étais… mais ce sont des paramètres extérieurs qui ont flanché : la SF ne me convenait pas (un peu molle, ne se rendant pas compte que j’étais déjà en train de pousser), il était 7h30 (changement de garde) un samedi matin (garde médicale aussi, ma gynéco en WE), on était tout seuls mon compagnon et moi avec la SF, des pb de coordination dans le service entre médecins et sf (le doc n’a pas été appelé suffisament tôt, selon nous)…. enfin un accouchement le moins médicalisé possible dans un hôpital !
    ça aurait été sympa (car j’ai géré la douleur super, la poussée aussi) SI le bébé n’avait pas bloqué aux épaules (4,380 kg aussi…) heureusement on s’est débrouillé avec déchirure de mon périnée (une épisio aurait sans doute été utile) et la clavicule cassé pour le petit. Fallait passer !
    De mon côté, j’ai un bon souvenir de l’accouchement (hormone et SNU sûrement) mais mon compagnon a eu la peur de sa vie, et sa peur m’a touché. Conséquence, pour un troisième, je crois que j’aurai peur de l’accouchement, pas pour mes capacités, mais en ce qui concerne la prise en charge de l’hôpital (on ne peut pas prévoir qui sera là, etc.). C’est un comble, je trouve, quand on choisit l’hopital, on veut au moins la sécurité, non ?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @gégé, ouille la clavicule, pauvre choupi. Personnellement j’ai choisi l’accompagnement global justement pour savoir exactement qui sera là le jour J.

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    gégéNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse,
    J’aurai bien aimé choisir aussi ma SF (je considère aussi que l’accompagnement est essentiel) mais dans l’hopital en question, ça ne se fait pas. Et pourtant j’avais rencontré la seule sf de l’hopital qui faisait du libéral (je savais que c’était le maillon faible! … et je ne suis pas tombée sur elle). Pour le 3e (s’il y en a ;-) , on verra si on retourne là-bas (c’est quand même à 15 min de chez moi et mon compagnon y travaille) ou, autre possibilité, mon mari prend des cours pour m’aider à accoucher ;-) Autant être autonome !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @gégé, hélas les sages-femmes libérales sont peu nombreuses à avoir accès au plateau technique. Faire équipe avec le papa est une bonne option, sinon il y a aussi la doula (mais dans certaines maternités c’est doula ou papa, pas évident de choisir).

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @gégé, aïe pour la clavicule… et pour ta déchirure, tu vois, perso, j’ai moins peur d’une déchirure que d’une épisio… parce que certaines étudent ont montré que la déchirure était moins traumatique et se cicatrisait mieux… Alors où est la réalité? Mais effectivement, en te lisant, c’est surtout l’accompagnement humain qui a un impact sur le vécu de l’accouchement.

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  20. Pour reprendre les propos de Béatrice sur son hypothèse… moi aussi je trouve ta façon de lire ces comportements (raconter les vécus « négatifs » de naissance) très justes! Après j’ai lu dernièrement aussi (dans « j’accouche bientôt et j’ai peur de la douleur ») que (en gros) lors d’un accouchement vécu dans le stress, on reste beaucoup plus dans le cérébral et donc on imprime mieux les souvenirs de ce moment… alors que dans un accouchement où la femme lâche son cerveau pour vivre pleinement le moment (elle est comme dans un monde parallèle), y’a pas d’hormones de stress et elle retient moins les évènements. Paraît que c’est lié au fait que quand on stress face à une situation, on la retient pour éviter de s’y retrouver confronter ultérieurement… après je rajouterai que chez certaines femmes y’a comme un reproche à vouloir vivre son accouchement sans péridurale (je reprends cet exemple car c’est celui que j’ai vécu plusieurs fois) car elles ne l’ont pas fait (et peut être certaines le regrettent elles?) et c’était comme si elles m’en voulaient d’oser dire que j’aimerais faire sans… et moi dans mon ressenti de femme enceinte je le vivais vraiment comme une agression, comme un enfermement de « tu feras comme tout le monde et pis c’est tout! »…

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, Pour ce qui est de la péri … Pour moi chacune fait comme elle le souhaite et le sent, à un moment de sa vie où elle seule sait ce qui est bien pour elle (donc jamais je ne me permettrais de juger qui que ce soit ;-) ).
    Le discours ambiant c’est « pourquoi accepter d’avoir mal alors qu’il existe quelque chose pour l’éviter » (il y a un gros travail dans les hôpitaux sur la gestion de la douleur et c’est très très bien) ; sauf que pour une naissance, ce n’est pas tout à fait pareil. Je ne sais pas si les personnes qui t’ont fait ces réflexions regrettent d’avoir demandé la péridurale, peut être que juste, elles ne peuvent pas comprendre … Je retiens le mot de la SF qui nous a accompagné pour l’hapto et qui me disait « gardez vous une porte ouverte pour pouvoir changer d’avis ». c’est grâce à elle que je ne regrette rien de ce qui c’est passé pour p’tit Mec N°4 ;-)

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Béatrice, tout à fait d’accord sur ton image de « porte ouverte »…. avant d’être enceinte, je ne voyais que par l’accouchement à domicile et tout au long de ma grossesse j’ai cheminé pour m’ouvrir cette porte du choix du lieu… la maison ou un hôpital de campagne ou j’aurai une grande liberté… aujourd’hui, on a préparé tout pour la maison, mais aussi pour cet hôpital! Et oui je me laisse le choix de changer d’avis le jour J!

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    AnSoNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, moi je n’avais pas fait de pub autour de ma volonté d’accoucher sans péri et personne ne m’avait posé la question, donc je n’ai pas eu les réflexions en amont, mais ma mère m’a rapporter certains commentaires quand elle en parle à ses copines, c’est gratiné.
    on retrouve aussi le côté un peu méprisant de celles qui ont accouché et qui regardent avec pitié celle qui ne sait pas ce que c’est et qui ose croire qu’elle pourra gérer la douleur… la confiance dans ses semblables n’est pas une vertu très bien partagée !

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, moi j’en ai plus parlé avant d’être enceinte… une fois enceinte, je suis restée très discrète sur nos choix… :mrgreen:

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  21. Perso j’ai vu… que dire… une centaine d’accouchements et de césariennes je pense… plein de belles naissances… et d’autres, comment dire… ne disons rien… à chaque fois je suis émerveillée par cette étape de la vie et je n’en ai pas peur… alors je suis prête à avoir un polichinelle dans le tiroir, non? ben pour l’instant Dame Nature en a décider autrement…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Mimosa, tu travailles en maternité ? enfin moi je trouve que sur certains trucs, Dame Nature is a bitch ;-)

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    MimosaNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oui entre autre :) alors là totalement d’accord, she’s a f… bitch… et suis bien placée pour en parler ;)

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  22. pour la péri et les réactions hostiles de celles / ceux qui ne comprennent pas qu’on veuille essayer d’accoucher sans, je reprends pour vous une image de la sf qui m’avait fait la prépa à l’accouchement pour bb1. elle avait elle même 4 enfants, accouchement sans péri à chaque fois, elle y connaissait 2-3 trucs.
    elle disait qu’un accouchement sans péridurale c’est un peu comme un marathon. quand vous dites que vous courrez le marathon, vous avez ceux qui vous prennent pour un fou et ceux qui vous regardent avec admiration. ceux qui trouvent ça débile parce que ça sert à rien et ceux qui trouvent que c’est un moyen comme un autre de repousser ses limites et de voir de quoi on est capable. mais c’est votre choix, votre préparation, votre souffrance éventuellement, et vous pouvez arrêter quand vous voulez pendant la course. et même vous pouvez recommencer plus tard si vous vous êtes arrêté en cours de route la 1ere fois, ou alors ne jamais y revenir.
    à moi qui accouche volontiers sans péri mais qui n’irais jamais courir un marathon (y sont fous :mrgreen: :mrgreen: ), l’image me parle bien…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, moi je dis que c’est comme pour aller sur l’aiguille du midi, tu peux y aller à pied ou prendre le téléphérique… (moi suis téléphériquophile et partisane du moindre effort :mrgreen: )

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    AnSoNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, moi pour l’aiguille du midi, je crois que j’irais à pied ;-)

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    la belle bleueNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, j’ai testé le téléphérique, ce fut une grande angoisse… Quoique à la descente j’aie servi de béquille à une personne encore plus terrifiée que moi. ;-)

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @AnSo, j’aime bien l’image de ta sage femme! :smile:

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  23. Ayant su, dès l’adolescence que je n’aurais pas le droit de pousser pour accoucher, j’avais plus ou moins fait le deuil de cette expérience. J’aurais pourtant bien aimé savoir ce que « j’avais dans le ventre » (quelle expression parlante dans ce cas !).
    Et puis pour BB3, prématuré de 2 mois, j’ai eu l’occasion d’en avoir un aperçu, car j’ai passé une nuit avec des contractions qu’on a tenté de stopper, mais sans succès. A l’infirmier qui me descendait en salle de naissance pour être plus près de la surveillance des sages-femmes de garde, j’ai dit que je commençais à comprendre pourquoi on avait inventé la péridurale. Ca ne faisait que 4 h que les contractions avaient commencé ! Et là, toute seule dans ma salle, j’ai pu dire plein de gros mots, et regretter de ne pas avoir appris les trucs de respiration. Et comme je ne devais pas accoucher, les sages-femmes n’ont pas pensé à m’aider sur ce coup là, je n’étais pas une cliente pour elles. Et puisqu’il ne fallait surtout pas que j’accouche, je ne pouvais pas accueillir les contractions en positivant, ni me mettre debout ou à 4 pattes pour soulager mon dos.
    Ce n’était pas prévu et je n’avais aucun mode d’emploi, personne ne m’a aidée moralement. Un peu comme les fausses-couches : ça fait super mal et tout le monde s’en fout, débrouille-toi toute seule.
    Ceci dit, ce ne fut pas abominable non plus, d’autant que je savais qu’il y aurait une fin anesthésiée et que je n’étais pas inquiète pour mon bébé. :mrgreen:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @la belle bleue, effectivement pas très cool le manque d’accompagnement. Evidemment ton cas est un peu particulier puisque tu n’as pas la possibilité d’accoucher par voie basse, mais je crois que toutes les femmes devraient se préparer à accoucher sans péridurale, on ne sait jamais comment ça va se passer le jour J (accouchement trop rapide, anesthésiste pas dispo, contre-indication de dernière minute…) ! Et les sages-femmes devraient aussi être prêtes à les accompagner dans ce cadre…

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  24. Un petit post positif pour dire que mon accouchement s’est super bien passé avec BB1, tellement bien passé qu’il me tarde d’être à nouveau enceinte pour pouvoir accoucher, et que je ne sais pas si je vais pouvoir tenir l’impatience de 9 mois…
    Je m’étais pas mal renseignée sur l’accouchement, accompagnée aussi par une bonne SF, adepte d’ostéopathie,il faut dire aussi que j’ai eu des contractions tous les jours à partir du 6ème mois (utérus trop sensible et bébé qui faisait du trampoline intensif) qui m’ont peut être donné un aperçu de ce qui m’attendait… mais le fait est que j’ai adoré accoucher.
    Bien sûr la douleur était là, bien sûr certains moments paraissent une éternité, des frayeurs aussi quand BB a été bloqué avec son cordon autour du cou… mais bien accompagnée par le papa et relativisant sur la notion d’éternité ;-) j’ai vécu le moment de la délivrance (bien que ressentie dans tous ses détails car la péri n’a pas marché) comme une expérience fabuleuse sans parler de l’émotion de voir mon bébé, de le sentir, de le toucher et de pouvoir le nourrir.
    Je m’estime très chanceuse, car beaucoup de complications peuvent intervenir, mais je pense que si l’on arrive à éloigner les peurs (et surtout celle de la douleur (mais peut être suis-je un peu maso ;-) ), que l’on vit le moment pour le moment (sans trop se projeter) et que l’on a confiance (en soi, dans son bébé et bien sûr avec le papa), alors ce moment peut être très beau.

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @June, tout à fait d’accord… Il me tarde! :smile:

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @June, je rebondirais juste que le « beaucoup de complications peuvent intervenir »… ça dépend comment tu vois les choses… cette histoire de verre à moitié plein ou à moitié vide… 85 % des accouchement sont dits « physiologiques » et non pas besoin d’une seule intervention!!! Parce que les médecins ne vous le disent pas mais si vous fouillez un peu vous allez apprendre que c’est tel acte médical qui entraîne un autre acte médical, qui entraîne telle complication… après, on tombe dans les considérations du « niveau » de risque qu’on est prête à accepter… et là chacun, chacune, on a nos limites qui nous sont propres et sont tout à fait respectables telles qu’elles!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @June, beau témoignage ! juste pour info ce qu’on appelle la délivrance c’est quand le placenta sort, pour la sortie du bébé on parle d’expulsion (même si je t’accorde bien volontiers que le terme n’est pas top non plus :roll: )

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  25. Comme ce post tombe bien ! Enfin, je veux dire, au moment où je le lis…puisqu’il date déjà d’une semaine. Mon post va être un peu long, j’ai loupé quelques épisodes.
    J’ai accouché le 20 octobre dernier, 15′ après mon arrivée à l’hosto (et une semaine avant la dpa), et je n’en suis pas encore revenue ! Ma peur de l’accouchement se focalisait sur 2 points : la douleur et l’arrivée trop tardive à l’hopital. Pour cela j’ai essayé de me prémunir un maximum : j’ai suivi une nouvelle préparation à l’accouchement (c’est mon 2eme bb), avec une SF allemande (j’habite en Allemagne), qui m’a procuré une aide extraordinaire pour ce qui est de la respiration, de la relaxation, du soutien mental nécessaire durant les contractions, des positions antalgiques et d’expulsion ; d’autre part je me suis inscrite à un hosto recommandé par ma gynéco comme étant sans restriction sur la péridurale (ce qui est tout sauf évident à trouver dans ce pays). Par contre l’hosto en question se trouvait à 25′ de la maison…
    Mais voilà, que cachent véritablement nos peurs ? Des peurs, ou des souhaits inconscients…? Je me pose la question, parce que mon accouchement s’est déroulé avec une telle facilité et une telle rapidité, et surtout sans péridurale (arrivée trop tard à l’hosto…), que j’en viens à admettre qu’en réalité je SOUHAITAIS accoucher de cette façon. Je peux me l’avouer aujourd’hui : mettre le plus d’atouts de mon côté était une façon de m’armer, psychologiquement et physiquement, pour exécuter un acte naturel que mon corps sait instinctivement faire, celui d’accoucher. Ca peut paraître prétentieux, ou de la psychologie de cuisine, mais après ce que j’ai vécu (et j’en suis la 1ere ébahie !), je ne peux plus croire que ce n’était qu’un hasard : la force qui m’a amené à tenir les contractions chez moi (tellement plus confortable que sur la banquette dure d’un hosto, bloquée allongée sur le dos par le monitoring comme pour ma 1ere) afin d’arriver à l’hosto le col dilaté à…9cm, et de sentir la force terrible de la poussée vers la lumière du petit corps et ce petit cri, sous les yeux (un peu) paniqués des 2 sf qui ne croyaient pas avoir à faire à une patiente si avancée (« ein moment!, ein moment ! », qu’elles disaient alors que ça poussait !) Bon, que j’ai accouché sans les étriers, dans une position totalement peu académique (les pieds sur les hanches d’une sf), encore habillée en haut, sans monitoring, sans perfusion, sans même leur sacro-sainte prise de sang (rien eu le temps de faire!), me fait un peu rire, mais surtout… voilà, c’est bête, me rend un peu fière : j’ai ainsi compris que mon corps « savait » accoucher tout seul sans problème… et rapidement ! Ceci dit, je ne renie absolument pas mon 1er accouchement, pour lequel j’ai bénéficié de la péridurale : 2 expériences différentes, mais heureuses. Voilà… je vous souhaite à toutes qui êtes enceintes (et la Poule en 1er !) autant de bonheur à accoucher !

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, ça fait vraiment plaisir de lire ton témoignage et tu confirmes tout ce que je sens sans encore l’avoir vécu… oui le corps d’une femme SAIT accoucher! Et sans besoin d’intervention quelqu’elle soit… après chaque fait le jour J en fonction de son histoire, ses peurs, ses angoisses, ses attentes… et on peut refaire le débat :mrgreen:

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    Meduse69No Gravatar a répondu :

    @Charlinette, oui, je crois effectivement qu’il faut se préparer à tout pour le jour J, au pire comme au meilleure, l’essentiel étant sans aucun doute de garder l’esprit ouvert et de ne pas paniquer.

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, Je veux le même!!! Bravo et félicitations pour ton bébé! :grin:

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    Meduse69No Gravatar a répondu :

    @Ficelle, merci merci :oops:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, moi aussi moi aussi je veux pareil ! Et bienvenue à ton petit poussin !

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    ioshiNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, c’est un accouchement de rêve! A se demander si ça valait bien le coup de passer tout ce temps dans la voiture ;)

    Félicitations pour ton poussin

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    pâte a crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, félicitations! ça donne envie!!!

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    Meduse69No Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe, je transmet à ma puce toutes vos félicitations : à travers mes larmes de bonheur quand elle était sur mon ventre, la première chose que j’ai réussi à lui dire a été « félicitation ma fille, toi et moi on a fait du bon boulot ! ». Je ne me suis jamais autant concentré sur mon corps et ce qu’il avait à me dire que ce jour-là. Ma fierté vient autant de ma fille, qui a fait tout ce qu’il fallait pile poil au bon moment.
    Maintenant effectivement, je ne voudrais surtout pas culpabiliser celles pour qui ça ne se passe pas aussi bien : il y a tellement de paramètres qui entrent en compte, chacune fait au mieux de ce qu’elle peut, et il faut vraiment qu’elle soit bien entourée et soutenue. J’ai eu cette chance, et aussi celle de ne pas avoir eu de ralentissement sur l’autoroute ! :lol:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, ah oui l’accouchement sur la bande d’arrêt d’urgence ou à la station service, bof bof :mrgreen:
    Sans vouloir culpabiliser quiconque, je dirais que tu as pu te donner les moyens d’avoir l’accouchement que tu voulais (être très à l’écoute de ton corps, de ta fille etc), et qu’un peu de chance a permis que ça se passe aussi bien ! En tout cas ça me fait envie pour dans 2 mois (aaaah ça passe trop vite ! :shock: )

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    Meduse69No Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, heu… sincèrement, les 2 dernières semaines je ne demandais que ça, d’accoucher ! Le mal de dos, le souffle d’une baleine échouée, la démarche du canard arthritique au dernier degré, les nuits passées à me retourner toutes les 60′ pour cause de sinusite (à gauche) et de sciatique (à droite…), les litres de gavi*scon avalés tous les jours et l’impossibilité d’enfiler et de retirer mes bottes sans aide m’ont peu à peu persuadés qu’être enceinte, c’est génial, mais point trop longtemps…

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, on verra pour cette grossesse, mais pour le Poussin le 9ème mois était le mieux !

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    Anne CéNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, félicitations pour cette belle naissance ! ;-)
    ton récit n’est pas sans me rappeler mon accouchement par bien des aspects, et soulève chez moi une grande émotion !

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  26. Mon témoignage d’après naissance… notre petit bout est né hier à 15h13, à la maison, comme son papa et moi le souhaitions. Je suis immensément fière d’avoir vécu sa naissance dans notre maison, accompagnée de nos 2 sages femmes (oui on a vraiment du bol!). Par contre, je sais maintenant qu’une femme qui aurait « juste » l’idée ou l’envie de se passer de péridurale mais qui n’aurait pas l’accompagnement humain que j’ai eu pendant toute ma grossesse et tout mon accouchement, ça ne suffit pas. Car le doute peut s’installer très vite si on n’a pas une totale confiance dans son corps, son bébé, son homme, ses accompagnantes et la vie. J’en ai quand même chié pendant 11 heures mais je sais que lorsque je repenserai à sa naissance, toute ma vie, les larmes que je verserai seront toujours de joie et de bonheur, pas de regrets. Et je peux vous dire aujourd’hui que j’avais raison : le corps d’une femme SAIT accoucher… je vous souhaite à toutes autant de bonheur dans la mise au monde de votre bébé…

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, Bienvenue au P’tit Bout :lol:

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, Félicitations et bienvenue à ce petit bout!

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, re… :smile:

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    pâte a crêpeNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, félicitations à toi, au papa et bienvenue à votre enfant.

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, re-félicitations aussi ! pour la péri j’en parlais justement avec la Poule accoucheuse, et elle me disait qu’on ne peut pas arriver à la maternité en disant qu’on va accoucher sans péri sans un minimum de préparation (à moins d’être déjà dilatée à 10 :mrgreen: ), c’est un peu comme vouloir escalader le Mont Blanc en tongs… C’est faisable (et nos grands-mères l’ont fait) mais ça n’est pas top comme expérience…

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, et toutes! Merci pour vos messages :mrgreen: et ouais, le mont blanc en tongs, faut être malade :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, ben c’est hard ce que tu dis là, ça me laisse pas beaucoup de chance de parvenir à mon objectif: accoucher à la mat’ sans péri et sans SF à mes côtés en non-stop… :sad:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, j’ai pas dit « sans sage-femme », j’ai dit « sans préparation ». Evidemment la sage-femme est un atout précieux mais il y a de nombreux témoignages de femmes qui ont un bel accouchement en maternité « classique » sans péri en étant bien préparées (sophro, yoga, hapto, bonapace…).

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, si, si, tu peux le faire!!
    enfin, c’est ce que j’ai fait pour puce 3 (avec un bébé hypotrophe et un utérus cicatriciel, ie. une certaine pression médicale). Mon cher époux m’a énormément accompagnée, mais clairement, au moment de la désespérance, ben… j’ai désespéré! Et personne n’a su me dire à ce moment là que ce passage était normal, que j’allais le surmonter, qu’il précédait de peu la naissance… J’ai alors demandé la péri… et ne l’ai pas eue, ma puce est née peu après (en fait, j’avais très mal parce qu’elle se frayait déjà son chemin mais que je n’étais qu’à 5… elle est née 40 minutes plus tard, environ)!!
    Etre documentée, avoir brieffé le Papa, cela aide énormément!
    Ceci dit, la présence d’une sage femme ou d’une doula à ses côtés doit être bien réconfortant et précieux!

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, ce que je retiens (outre une bonne préparation): rester le plus longtemps possible chez soi, prendre des bains, attendre le dernier moment pour partir… Bon, ben, rdv dans un peu plus de 4 mois ;-)

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    FleurNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, tu as raison!!
    j’ai du partir assez tôt à la maternité et clairement, ça complique les choses… encore que j’ai pu exiger et obtenir de rester mobile et de boire (un jus de fruit m’a même été proposé), ça aide!

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @Fleur, bon, ben j’avais écrit un grand comm, mais il n’a pas voulu passer !! Je disais que j’avais vécu un peu la même chose que toi (avec péri au final) …. ;-)

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, si tu peux… effectivement la prépa surtout est très importante! Mes sages femmes étaients présentes dans la maison mais j’ai par moment été seule (et ça m’allait très bien) et très très souvent accompagné par le papa (qui m’a énormément caliné le dos et ça m’a fait un bien fou ou qui a lu sa bd sur une chaise assis à côté de moi :mrgreen: )… j’ai effectivement eu la chance que quand je fléchissais, je demandais à mon amour d’appeler les sages femmes. Et clairement, moi aussi quand vraiment j’ai eu très mal et que j’en ai eu grave ras le bol, je savais que c’était la fameuse phase de « désespérance » donc que la fin arrivait… Et toujours j’ai gardé confiance dans mon corps et mon bébé qui se frayait un chemin. J’en ai déjà parlé mais va lire « j’accouche demain et j’ai peur de la douleur »…. tu y trouveras des pistes de réflexion et de façon d’aborder la douleur. Tant que tu « accompagnes » cette douleur, que tu sais qu’elle ne t’emmènera pas plus loin que ce que tu peux supporter, tu dépasses ce que tu pensais être tes limites.
    Et dernières choses, choisis au moins une maternité qui te laisse libre de tes mouvements au maximum et de boire et manger si tu le souhaites.

    Répondre

    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, la maternité que j’ai choisie a trois salles nature pas mal (un peu impersonnelles bien sûr par rapport à chez soi) avec notamment une super grande baignoire dont j’ai bien profité la dernière fois ;-) C’est bien de savoir que quand t’en peux plus c’est que c’est bientôt fini… Moi c’est là que j’ai craqué la dernière fois… J’étais à 7/8 cm et je venais de passer une nuit blanche, j’étais carrément dans les vapes donc on m’a transféré dans une salle médicalisée et fait la péri. Total: ça a encore pris des heures parce que je ne sentais plus rien…

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, super pr la mater… et pr ta 1ère expérience, ben voilà, maintenant tu sais… donc tu briefferas ton homme pour que si tu réclames la péri, si prêt du but, il te dise que tu en as presque fini, que t’es trop forte et que tu vas y arriver ;-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, 7-8 c’est la fameuse phase de désespérance justement :roll:

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, je saaaiiiiiiiis!!!! C’est fou que la SF qui était là ne me l’aie pas dit!!!! Pas question de refaire la connerie la prochaine fois!! :evil: :roll:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle et les autres, faut que je fasse un article sur la phase de transespérance alors ? :mrgreen:

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    BéatriceNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, Mais pourquoi, pourquoi, je découvre, maintenant, cette phase de désespérance :evil:
    Jamais entendu parler en 4 accouchements, tous sous péri (plus ou moins tôt), dont les 3 dernières auraient (sûrement) pu être évitées :roll:

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    ClemysNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, je viens de découvrir un nouveau truc !!! la phase de desespérance :shock: hum ça donne grave envie d’accoucher sans péri ;-)
    on pourrait pas lui donner un autre nom, je viens de lire sur Internet qu’au Quebec, il s’agirait de la « phase de transition »

    PS : félicitations Charlinette ! tu seras pas là dimanche j’imagine ;-) :lol:

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Clemys, non pas là dimanche, aussi car j’habite le suuuuuuud moi, pas Paris ;-)
    Et j’aime bien cette phase dite de « transition » au Québec… ceci, pour le coup, « phase de désespérance », c’est quand même vraiment ça…. parce que c’est là où tu te dis que tu n’y arrives pas et que donc tu désespères!!!!

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    Meduse69No Gravatar a répondu :

    @Charlinette, Bravo pour cette si belle naissance, et toutes mes félicitations à toi et à ton poussin ! C’est étrange quand même qu’accoucher chez soi, entourée de SF et bien préparée depuis des mois, en épargnant des actes médicaux et une hospitalisation, soit devenu un « luxe », quand nos grand-mères vivaient cela sans autre alternative. Et maintenant, bon courage pour les 1ères semaines d’allaitement…

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, tu as tout à fait raison : en gagnant en sécurité par rapport à nos grands mères (je parle d’hygiène, de suivi, de connaissance, pas d’hospitalisation), on y a perdu en sens sacré de la naissance…
    et sinon, où est ce que j’avais dit que j’allais allaiter??? c’était si prévisible que ça??? :mrgreen: ça démarre bien, espérons que ça dure….

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    Meduse69No Gravatar a répondu :

    @Charlinette, :lol:
    Bon, maintenant j’attends l’article de la Poule sur l’allaitement, parce que je crois qu’il y aura pas mal de commentaires là-dessus aussi. :roll:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Meduse69, euh ben tu peux aller voir la rubrique du même nom :mrgreen:

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    SuzieNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, Bravo, Charlinette et quelle chance tu as eu de vivre cet accouchement comme tu le souhaitais. Je te souhaite bonne route avec ton petit bout :lol:

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  27. pardon, je n’ai pas lu l’intégralité de ce très long billet.

    Bravo pour la référence à Leboyer, mais sa théorie vise essentiellement à limiter la violence pour le bébé, pas tellement pour la mère. Je préfère donc celle du fondateurs des Bluets, Dr Lamaze (accouchement psychoprophylactique ou sans douleurs) où j’ai accouché.

    Malgré leur préparation ET une préparation personnelle (et payé de ma poche) en sophrologie (cours particuliers), j’ai atrocement souffert durant 48H. J’avais donc peur d’accoucher enceinte, et aujourd’hui encore plus peur si je devais remettre le couvert.

    Malheureusement les femmes sont très inégales devant l’accouchement, certaines mettant au monde leur premier bébé en 6 heures avec à peine 30 minutes douloureuses, et d’autres commençant le travail 48H avant l’expulsion dans des douleurs atroces. J’ai quand même l’impression que le cas numéro 2 est plus fréquent que le 1. Ce n’est pas pour rien que dans les écritures, il est dit « tu accoucheras dans la douleur »… :-)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @miss400, Leboyer insiste sur la violence pour le bébé dans « Pour une naissance sans violence » (qui est le plus connu), mais le livre que je cite « Cette lumière d’où vient l’enfant » est beaucoup plus centré sur la mère. Bien entendu ça n’enlève rien à la valeur des travaux du Dr Lamaze !
    Je sais bien que les femmes sont inégales devant l’accouchement, j’ai eu aussi un accouchement très long pour mon 1er et maintenant j’espère très très fort que tout ce qu’on dit sur la rapidité du 2ème va se vérifier au mois de janvier… Bon je sais aussi que si la douleur devient intolérable il reste toujours la carte de la péri !

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    charlinetteNo Gravatar a répondu :

    @miss400, toutes les femmes ne sont pas égales devant la douleur c’est sûr… la façon d’aborder la douleur joue aussi… perso pour me faire soigner une mini carie, me faut une triple anesthésie tellement j’ai mal… et peur. Pour autant j’ai accouché sans péri… j’y mettais certainement pas le même sens sur ces 2 douleurs…
    Pour le « tu enfanteras dans la douleur », maîti trelaun en parle dans son livre « j’accouche bientôt et j’ai peur de la douleur », j’aurais aimé que la poule rebondisse pour en faire une explication de texte :mrgreen: de mémoire, en gros ça ne veut pas dire que tu accoucheras en ayant mal forcément mais que tout changement implique une « douleur » car tu quittes une carapace pour en revetir une autre… bon c’est ma traduction de mémoire hein… mais son analyse était intéressante.. t’avais été convaincue la poule?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @charlinette, je ne me souviens plus très bien du passage (SNU :oops: ) et j’ai rendu le bouquin… Ceci dit il est notoire que la Bible est traduite de façon très littérale alors qu’en fait une analyse plus pointue de l’hébreu donne des sens multiples aux mêmes mots/phrases, sans compter les interprétations plus fines et subtiles qui peuvent en être tirées. Si on reste à une lecture très 1er degré, le texte reflète de toute façon assez bien la misogynie de l’époque… Mais bon je ne vais pas non plus rentrer dans un débat théologique :mrgreen:

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    charlinetteNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, bon ben on fera sans ton interprétation… pas grave et vive le SNU :mrgreen:
    au fait quand est ce qu’on va se languir de ta présence? le poussin 2 c’est pour bientôt non????

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @charlinette, oui dans 1 mois ! faut que je prépare ma valise…

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    charlinetteNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, :grin:

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  28. c’est clair, j’étais évidemment partie pour faire sans péri, d’ailleurs j’ai tenu 40H sans, mais à la fin je devenais dingue…et surtout j’avais dormi 1H en trois jours. Je bénis le ciel de l’avoir eu. Entre temps j’avais eu un shoot de morphine, appréciable aussi…
    J’espère aussi que la théorie du n°2 est réelle! :mrgreen:
    c’est pour bientôt alors…je te souhaite le meilleur!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @miss400, je vois tout à fait le scénario :roll: la théorie du n°2 est réelle, mais qui en sont les exceptions ? :mrgreen:

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  29. mon 1er acct a duré 16 heures … j’étais bien préparé (sophrologie) ce qui m’a permis d’attendre toutes ces heures, de nuit en + … sans trop souffrir et j’ai eu une « pointe de péridurale » a dit la SF, parce que je ne savais pas si je voulais ou non la péridurale, mais mon mari, présent à mes côtés, craignait que je souffre trop, et cela m’a gentiment influencée, et je ne regrette pas d’avoir dit ‘oui’ à cela. Cela a été un acct idéal et j’étais prête à recommencer tout de suite, mes enfants sont effectivement rapprochés. Je voulais dire que se préparer (moi c’était la sophro pour la femme enceinte) est très important. A la base, j’étais extrêmement angoissée notamment parce que ma mère avait failli perdre la vie en accouchant et en est sortie blessée (aujourd’hui elle serait suivie normalement et n’aurait pas de de pb), mais cela m’avait, petite fille, énormément marquée car à cause de cela j’avais ensuite été confiée à d’autres familles n’ayant pas de certitude de la revoir. Je pense aussi que le « jour J » on est différente de l’habitude, comme galvanisée, et qu’une femme anxieuse, si elle est entourée correctement bien sûr, peut être tout à faire sûre d’elle et se sentir forte face à l’évènement.
    Là où j’avais accouché on nous avait dit que la péri était disponible, mais pas garantie (en fonction de l’urgence nous avait-on expliqué, il est évident que les anesthésistes … font leur boulot). Donc je m’étais préparée à l’éventualité de ne pas pouvoir en avoir une. Certaines amies m’ont dit que la péri n’avais pas fonctionné autant qu’elles auraient voulu, je m’étais dit qu’une méthode de relaxation était comme « une carte dans ma manche » :mrgreen: ce n’est pas absurde …

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @emelire, chouette témoignage ! ça m’encourage aussi à faire mes exercices de sophro tous les jours (ou presque… :roll: ).

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  30. Lors des cours de préparation on m’a expliqué que pendant la première partie du travail, l’utérus travaille de haut en bas afin de dilater le col. Une fois la dilation complète, les contractions changent de sens afin de faire sortir le bébé, d’où le nom de transition. Comme c’est aussi le moment a partir duquel on produit plus d’adrénaline qui nous fait perdre pied d’où le nom de phase de désespérance. C’est assez bien explique ici, je trouve :
    http://www.terredefemme.com/la-phase-de-desesperance-une-etape-physiologique-par-carine-phung.html
    J’ai briefe chéri pour qu’il me rappelle a ce moment que ca veut dire que la fin est proche, j’espère seulement qu’il ne va pas me le rappeler trop tôt :roll:

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Caramelyne, moi y a eu plusieurs moments où je me suis dit : « tiens, j’y arrive » et en fait c’était encore de la petite bière par rapport à la suite. Ceci dit quand j’y étais la sage-femme m’a dit « ah ça peut prendre encore 2 heures » j’ai cru que j’allais me jeter par la fenêtre (mais on était descendus au 1er étage alors bon :lol: ).

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