Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


« « Préc. Les poules « chapons »    |     Suiv. Les poules « chapons », la fin » »

Les poules « chapons », la suite

Par  • Le 25 novembre 2008 à 4:14 • Catégorie : Guests, PMA, Surmonter

L’ABC de la PMA
La stimulation simple
Le but est de stimuler une ovulation défaillante ou médiocre, voire absente, en utilisant des hormones de synthèse. Des contrôles échographiques de la progression des follicules (stade avant l’ovule) sont faits et permettent de déclencher l’ovulation au meilleur moment. Il reste alors au couple à tenter de transformer cet essai de façon naturelle.

Les inséminations artificielles
Elles se font soit sur cycle naturel, si les cycles sont réguliers et normaux, soit sur stimulation.
L’insémination consiste à introduire dans le col de l’utérus un sperme « préparé », c’est-à-dire optimisé en ne gardant que les plus vaillants et en les débarrassant des substances qui pourraient freiner leur progression. En résumé, cela permet de faire faire 50% du chemin à ces chères petites têtes chercheuses, sans fatigue de leur part. Par contre le reste de la route est de leur seul ressort.
Une insémination peut se faire soit avec le sperme du conjoint (IAC), soit avec le sperme d’un donneur (IAD).

Les fécondations in-vitro
Elles impliquent une prise de contrôle total du cycle de la femme par des méthodes chimiques. Madame est d’abord mise en ménopause artificielle, puis la maturation des follicules est stimulée chimiquement. Lorsque ceux-ci sont à maturité, une ponction est réalisée pour en récupérer le maximum, ils sont ensuite « mis en culture ». Pendant ce temps, le cycle de Madame est continué artificiellement, afin de préparer l’utérus à accueillir un éventuel ovule fécondé.
Monsieur a donné son sperme pour qu’il soit préparé.
Deux principaux types de FIV existent, le choix de l’une ou l’autre dépend du cas.
La FIV classique consiste à mettre le ou les ovules obtenus dans un « bouillon » de spermatozoïdes et de laisser la fécondation se faire dans l’éprouvette.
La FIV ICSI (Intra-Cytoplasmic Sperm Injection) consiste à injecter un spermatozoïde choisi pour ses caractéristiques (mobilité, forme…) directement dans un ovule. Cette solution est souvent choisie lorsqu’il y a peu de spermatozoïdes normaux.
Souvent plusieurs ovules ont été fécondés et le nombre qui va être réimplanté dépend du protocole du centre, mais aussi du désir du couple. Aujourd’hui un seul voire deux embryons sont réimplantés, jamais plus. Les autres sont congelés et conservés pour une utilisation ultérieure le cas échéant.

Les dons d’ovule et de sperme
Certains couples doivent avoir recours aux dons d’ovule ou de sperme. Et oui dans certains cas, Monsieur ou Madame est incapable de fournir la matière première, quoiqu’on fasse. Le couple se tourne alors vers le CECOS (Centre d’Études et de Conservation des Œufs et du Sperme) de sa région pour remplir un dossier qui déterminera s’il y a droit ou non. Si c’est le cas, le couple est inscrit sur une liste d’attente.
Les couples qui arrivent à trouver un donneur ou une donneuse (attention le donneur ne leur donne pas à eux, mais il fait un don anonyme qui profitera à un couple dont il ne connaît rien) remontent dans la liste d’attente et gagnent ainsi des mois voire des années.
Ces dons sont anonymes et bien sûr non rémunérés en France, certains les comparent aux dons de sang de ce point de vue. Par contre les implications sont toutes autres, puisqu’il s’agit de donner une cellule qui contient la moitié de l’essence d’un futur être. Faire un don est donc une décision personnelle, qui appartient à chacun et qui n’est pas discutable. C’est une possibilité qui reste assez mal connue en France, il me paraissait intéressant de la mentionner.

La fin demain…


« « Préc. Les poules « chapons »    |     Suiv. Les poules « chapons », la fin » »

Comments are closed.


« « Préc. Les poules « chapons »    |     Suiv. Les poules « chapons », la fin » »