Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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La poule pondeuse milite

Par  • Le 2 octobre 2008 à 9:51 • Catégorie : Grossesse, Naissance, News, Réfléchir

Je sais que ce blog est lu à l’international (rien que cette semaine nous avons eu des commentaires de Suisse, d’Espagne et de Californie, oui j’me la pète graaaaaave !), mais le post d’aujourd’hui est surtout à destination des lectrices résidant en France. Je vous ai parlé ici des différentes possibilités de lieu et d’accompagnement pour accoucher. Le problème est qu’un certain nombre de ces alternatives, même si elles existent sur le papier, sont en réalité extrêmement difficiles à mettre en oeuvre. Pour l’accouchement à domicile (AAD), il est très difficile de trouver une sage-femme qui les accompagne à cause des assurances prohibitives qu’elles doivent assumer. Les maisons de naissance n’existent pas en France, et les maternités ayant ouvert leur plateau technique aux sages-femmes libérales ne se bousculent pas au portillon. A Paris intra-muros, une seule maternité (la clinique du Bien Naître) propose cette alternative, sur les 28 que compte la capitale (si j’en crois cette liste). Je pense que même si on ne se sent pas attirée par les solutions alternative, on est quand même concernée car un pays qui en a les moyens comme le nôtre doit offrir une palette de soins comparable à ses voisins européens. D’autant plus que les solutions alternatives sont moins coûteuses pour la sécurité sociale que l’accouchement « classique » en maternité avec séjour de quelques jours à la clé. Il ne s’agit pas de dénigrer les maternités (ou les femmes qui y accouchent, dont je fais partie !), bien au contraire, mais d’obtenir une offre diversifiée en toute sécurité pour les femmes et les bébés. Certaines femmes sont tellement traumatisées par leur accouchement qu’elles sont réticentes à avoir un autre enfant : il est probable qu’avoir d’autres options pourrait les aider à surmonter ce blocage.

Passons à l’action ! A l’appel du CIANE (groupe de travail GT13), vous pouvez écrire au Conseil National de l’Ordre des Sages-femmes pour faire connaître la réalité de votre situation. On peut écrire aussi même si on n’est pas enceinte ! A mon avis, on peut rajouter son député en copie tant qu’on y est (voir ici si vous ne savez pas qui c’est). 

Tous les détails (modèles de lettre, adresses) sont ICI. N’hésitez pas à faire passer l’info, plus on est de fous…

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7 Commentaires »

  1. Youpi quelle bonne idée !
    Je suis la première à soutenir cette démarche : j’ai moi même pu bénéficier d’un accouchement en plateau technique (dans le 92) et j’ai vraiment apprécié cette possibilité.
    Malheureusement, hormis le fait que peu de lieux sont ouverts à ces techniques, il se trouve également que peu de gens, toutes générations confondues, connaissent ces possibilités, donc ne les demandent pas, donc n’incitent pas les maternités à progesser…on tourne en rond !

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  2. Petite question bassement matérielle… c’est remboursé par la Sécu un accouchement en plateau technique ? Et sinon, ça coûte combien ?

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  3. @Nashii : oui c’est un peu un cercle vicieux !

    @Clémys : euuh pas la moindre idée ! ça doit dépendre des honoraires de la sage-femme j’imagine. Nashii tu nous éclaires ?

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  4. En fait, on paye l’accouchement à la sage femme et rien à l’hospital. Il est possible que la sage femme paye un forfait pour l’utilisation de la salle d’accouchement mais je n’en suis pas sure.
    Le prix de l’accouchement est défini par la sage femme et composé d’une partie remboursé par la sécu (c’est 300 euros) et d’un dépassement au choix (300 euros encore dans mon cas, pour info) et qui peut être pris en charge par la mutuelle.

    Alors, oui, c’est remboursé en partie par la sécu dans la mesure où c’est pratiqué par une SF reconnue en France.
    voilà, voilà…

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  5. J’ai accouché deux fois en plateau technique : Clinique du Bien-Naître à Paris et Hôpital Max Fourestier à Nanterre (92). A chaque fois, j’ai payé la sage-femme directement pour l’accouchement. Par contre, à la Clinique du Bien-Naître, je suis restée quelques jours en suite de couches, j’ai payé la chambre et le téléphone en plus.
    A chaque fois, les sage-femmes nous ont fait des « facilités » : bidouillage des feuilles de sécu pour obtenir un max de remboursements, paiement en plusieurs fois, etc.

    Mais c’est sûr que ça a été plus cher que mon premier accouchement à l’hôpital pour mon premier enfant, où je n’avais payé que la facture de téléphone…

    Mais quand je compare les accouchements, je pense que ça n’a pas de prix, un accouchement respecté, je suis prête à y laisser un bras s’il le faut (et si j’ai un 4ème bébé).

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  6. Quand je vois ce que certaines sont prêtes à payer pour accoucher à l’Hopital américain de Neuilly (par exemple…), 600 euros remboursés pour moitié c’est donné ! Surtout qu’on est sure d’être accouchée par la personne de notre choix, même à 4h du matin.
    Enfin là j’accouche dans 6 semaines, donc ce sera pour la prochaine fois… Et on va faire confiance à l’Hopital public en attendant 😉

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  7. Merci à Nashii et Isa pour ces éclaircissements utiles ! C’est clair que niveau pépettes l’hôpital public est imbattable vu qu’on ne paie RIEN (à part éventuellement le téléphone mais on peut utiliser le portable dans les chambres donc…). Mais je préfère aussi payer pour avoir ma sage-femme qui s’occupe rien que de moi plutôt que pour l’hôtellerie 4* !
    Clemys j’ai accouché aussi à l’hôpital public et ils ont été super. On a pris le temps de discuter de notre façon de voir les choses et les sages-femmes ont vraiment tout fait pour respecter ça. Je te souhaite de trouver ce type d’accueil (mais y a pas de raison !).

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