Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants


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Faire un plan de naissance ?

Par  • Le 16 février 2008 à 14:34 • Catégorie : Grossesse, Naissance

accouchement La médicalisation parfois injustifiée des naissances conduit un nombre croissant de femmes à vouloir reprendre le contrôle de cet événement exceptionnel. Un des moyens mis en oeuvre est la rédaction d’un plan de naissance. Il s’agit d’un document dans lequel la mère ou les deux parents expriment leurs souhaits quant au déroulement de l’accouchement, aux gestes qu’ils souhaitent voir pratiquer ou non, et à l’accueil de l’enfant. Un exemple peut être trouvé ici.

Personnellement, autant je trouve qu’il est absolument essentiel de réfléchir à la façon dont on souhaite que son bébé vienne au monde, autant je ne suis pas persuadée que ce soit la meilleure façon de le communiquer à l’équipe soignante. Le problème à mon sens est que les quelques exemples trouvés sur le net sont extrêmement directifs : « on fera ça, on ne fera pas ça ». Je suis bien consciente qu’il y ait un certain nombre de mères et de parents qui se soient sentis mal accueillis et infantilisés par le personnel des maternités, et je ne veux en aucun cas minimiser leur souffrance, mais j’ai peur que ce retour de balancier soit un peu extrême. Si vous arrivez à la maternité persuadés que médecins, sages-femmes et infirmières sont un mal nécessaire qu’il va falloir contenir par tous les moyens possibles et imaginables, et que de toute façon ils n’y connaissent rien et ne pensent qu’à vous rendre malheureux, ils risquent de vouloir vous donner raison ! Par ailleurs, l’accouchement est par définition complètement imprévisible, donc arriver avec un plan bien défini peut souvent conduire à des déceptions. N’oublions pas non plus que certaines pratiques dont on a peut-être abusé et qui déchaînent l’ire des partisans de la naissance naturelle (césarienne, épisiotomie, ocytocynes, forceps etc), sont inévitables dans certains cas. Si les femmes et enfants morts en période périnatale sont si rares dans notre société, c’est aussi grâce à elles.

Pour autant, faut-il aller accoucher « les yeux fermés » en se reposant totalement sur le corps médical ? C’est à chaque mère de se poser la question de ce qu’elle aimerait pour son accouchement, sur ses priorités (par exemple sur la péridurale). La préparation à l’accouchement, surtout si elle est assurée par la maternité choisie, est un bon moment pour échanger avec les sages-femmes et voir les possibilités proposées par l’établissement, ainsi que la politique générale du service. C’est aussi l’occasion de poser ses questions et de voir comment les souhaits de chacune peuvent être respectés ou non dans ce cadre. Il est aussi utile d’en discuter avec le père (ou la personne qui viendra avec la mère le jour J), afin de voir avec lui quelle pourra être sa place (inutile de vous battre pour qu’il coupe le cordon si la seule pensée lui donne des hauts-le-coeur), et aussi pour qu’il puisse vous aider à faire respecter vos choix. On tend à l’oublier, mais on est plus impressionnable allongée à moitié nue et tenaillée par les douleurs des contractions.

C’est la démarche que j’ai suivie personnellement, et le jour J j’ai rapidement proposé aux sages-femmes de garde qu’on discute de la façon dont je voyais les choses. Elles ont très bien accueilli mes demandes et j’ai vraiment senti qu’elles faisaient tout leur possible pour les satisfaire. Chaque geste pratiqué a fait l’objet d’une discussion préalable, et je trouve que cela fait toute la différence. Et j’étais dans un grand hôpital public parisien de niveau 3 (le plus haut niveau de médicalisation), pas vraiment le style accouchement sous-marin avec les dauphins au son des djembés. Mettre les choses par écrit n’est pas forcément rhédibitoire (surtout si vous avez peur d’oublier certains points dans la panique du moment), je pense que c’est plutôt la façon de présenter les choses qui fait la différence.

Mais n’oublions pas que toutes ne sont pas concernées par ces propos: on peut être clouée au lit pour menace d’accouchement prématuré et ne pas faire de préparation, accoucher tellement vite qu’on a à peine le temps de dire bonjour à la sage-femme, se faire proposer une césarienne pour une raison médicale si évidente que la discussion ne peut porter que sur d’autres sujets… Et vous ?

(BD : Stone soup de Jan Eliot)

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21 Commentaires »

  1. Après une naissance prématurée (« Je ne peux pas accoucher j’ai même pas commencé les cours! » « Ne vous inquiétez pas ça se fait naturellement! »; c’est vrai qu’il y a quelques années on n’apprenait pas à accoucher) et un accouchement très médicalisé, j’avais décidé pour le 2e de prendre les choses en main… Pour commencer: des cours d’haptonomie dès 4 mois (je vous le conseille même si vous êtes cartésienne comme moi, prenez ça comme un moment privilégié à 3 avec le Papa et le bébé); une chambre prête dès 7 mois, une valise prête dès 8 mois (je suis superstisieuse)… Et la fameuse péridurale? Ben oui parce qu’un 1er bébé d’1kg660 ça passe tout seul mais un bébé à terme?! Après y avoir mûrement réfléchi tout en faisant mes exercices sur le fameux ballon d’accouchement, j’avais décidé de voir le moment venu. Et oui, sauf que le moment venu rien ne se passe comme prévu! Un départ la nuit, une arrivée sur les chapeaux de roues à l’hôpital et un accouchement en 1h sans péridurale (« Trop tard ma p’tite dame! ») dans les vestiaires du personnel!!!
    Bref à toutes celles qui rêvent du départ à la maternité après avoir perdu les eaux, main dans la main avec le Papa, de l’arrivée du bébé tout rose après quelques contractions dans une chambre aussi rose, je préfère vous prévenir: Laurence Pernoud vous a menti… ce n’est pas toujours aussi simple!

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  2. Hé hé oui j’ai pensé à toi en écrivant cet article… Dans le genre rien ne se passe comme prévu…

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  3. j’aime bien la référence à Laurence Pernoud MDR

    pour le 2eme j’aimerais bien controler un peu plus, si c’est possible.. encore une fois il faut la maternité qui va avec je pense… mais bon, on va deja le faire, et ensuite on verra, au pire, ce sera à la maison…

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  4. Eh oui sacrée Laurence…

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  5. Je suis d’accord avec cet article : prévoir ce qu’on aimerait pour la naissance est une chose importante, mais ce qui se passe est souvent différent. Je recommanderais à toute femme enceinte d’envisager l’éventualité d’une césarienne, afin de ne pas se trouver complètement démunie si cela devait se produire et d’arriver à faire plus facilement son deuil de certaines sensations uniques de l’accouchement qu’elle ne connaîtra pas.
    Signé : LBB, 3 césariennes programmées et sous anesthésie générale …

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  6. De la même façon, même des gestes moins « extrêmes » qu’une césarienne (forceps, épisio…) sont souvent vécus comme des échecs alors qu’il y a des cas où ils sauvent des vies !
    (sous anesthésie générale, mamma mia !)

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  7. Bonjour,

    J’ai testé en 2007 un projet de naissance dans une maternité APHP du XVème à Paris; c’était mon 2ème et nous avions été assez échaudés par la naissance du 1er en 2004 et les pratiques un peu durailles du personnel des maternités
    Même en rédigeant le tout de manière à émettre de simples souhaits et ne pas heurter la sensibilité des sages-femmes, l’accueil de ce projet a été glacial ! On m’a même dit « qu’il y avait des endroits pour ça ! » et que « ça ne se fait pas à l’APHP ! » Il existe pourtant une loi sur le droit des malades et une charte du patient hospitalisé, qui accordent (entre autres) au patient le droit de recevoir des informations sur les traitements, et de participer aux décisions le concernant.

    Alors pourquoi l’écrire ? D’une part, ça n’empêche pas d’en discuter. La SF qui m’a suivie des 3 mois à la fin a très bien compris notre projet, sans effectivement nous assurer qu’il serait respecté. Le jour J, j’en ai rediscuté avec la SF de garde, mais comme j’ai attendu le dernier moment (8 cm !) pour partir à la mater et que je voulais éviter la péridurale, je n’étais pas en état de me souvenir de tout ce que je voulais lui dire (d’où l’intérêt d’avoir tout ça par écrit dans un coin…) et finalement elle a respecté beaucoup de nos souhaits (pas de péri, d’ocytocine, d’épisio, d’appui sur le ventre, bébé au sein, ni sondé ni récuré…) sans en faire tout un plat !!! Merci !

    Et puis avoir un document écrit a plus de poids, pas pour notre petite personne, mais pour faire changer les choses dans les pratiques médicales des maternités (je trouve !) On peut faire passer les choses gentiment, avec sa plus belle plume aussi !

    Au final, ils n’ont quand même pas trop apprécié puisqu’ils nous ont foutues dehors ma fille et moi le lendemain (Youpiiiii !!!!)

    Voilà notre expérience, je pense que rédiger un projet de naissance peut aider à faire respecter ses souhaits, bien sûr en privilégiant le dialogue et sans remettre en cause les compétences médicales des SF ni le progrès de la techniques !
    Cela dit bébé 2 sera je pense le dernier et je suis contente de ne pas remettre ça une nouvelle fois !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Isabelle, merci pour ton témoignage ! Et super si tu as eu un bel accouchement cette fois-là 😀

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  8. Là où j’ai accouché (une maternité de niveau 2), je pense qu’un projet de naissance aurait été bien accueilli, mais je n’ai pas ressenti le besoin d’en faire un. J’avais confiance (grâce à la visite pré-natale). J’ai passé une bonne partie du travail en « salle nature », que j’avais demandée spécialement (bain, acuponcture…), puis, quand j’ai été épuisée vers 7h du mat’ (à 7 centimètres), j’ai été transférée en salle de travail classique (avec péridurale, ouf! Chouette!). Pas d’épisio mais une pression sur le ventre (qui m’a carrément aidée). C’est mal? Seul « mauvais souvenir »: l’obstétricien m’a menacée de forceps/césarienne pour que je pousse plus, parce que la péri anihilait presque complètement mes contractions, si bien que mes poussées étaient inefficaces… Sinon, j’ai trouvé que les SF de garde étaient tout à fait sensibilisées au souci des épisio automatiques et ont tout fait pour que je n’en ai pas… Je me suis sentie respectée, même si je souhaitais au départ un accouchement sans péri (à la wonderwoman, hein?). En revanche, j’avais la possibilité d’aller dans une mat’ de niveau 3, celle de notre ami Dieu N*, et ça, pas moyen… Et toi, la Poule, tu retournes cette fois au même endroit que pour le poussin?

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, ben moi j’ai eu une expérience dans le même style que la tienne mais dans une maternité de niveau 3 (sauf que personne ne m’a menacée -pas vu l’obstétricien du tout- et que je n’ai pas eu d’expression abdominale -c’est le terme chic pour dire « appuyer comme une bête sur gros bidon »). Mais je n’y retourne pas pour l’Oeuf car je veux un suivi global et leur plateau technique n’est pas ouvert aux sages-femmes libérales. En fait sur Paris c’est vite vu pour trouver un plateau technique donc je dois vendre mon âme au diable et aller dans une clinique privée hors de prix. Mais j’aurai ma sage-femme avec moi tout le temps rien que pour moi, et si par exceptionnel elle n’est pas dispo une de ses collègues qui est dans le même état d’esprit. Et si jamais y a besoin c’est un obstétricien « spécial » (dans le même état d’esprit) qui vient. Bref c’est ceinture et bretelles pour que tout se passe bien. Autant dire que je n’ai pas prévu de faire un projet de naissance… :mrgreen:

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    FicelleNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, oui, tu m’avais parlé de ce plateau technique… mais faudra bien un billet complet pour que je comprenne bien de quoi il s’agit, c’est prévu (oui!oui!)? (Bien que déjà comme ça, ça fait rêver… mais que je crois pas qu’il y aie ça dans mon coin.)

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Ficelle, tu as un répertoire de sages femmes AAD et/ou plateau technique ici http://www.projetdenaissance.com/pages/Repertoire_sagesfemmes-1282342.html
    et aussi sur le site de l’ANSFL : http://www.ansfl.org/medias/doc/090712-Accoucheuses.pdf
    Je vois que j’ai un article dans les tuyaux alors !

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  9. Je suis ok sur le fait que le projet de naissance ne doit pas être une bataille avec l’équipe médicale et qu’il faut savoir le tourner pour ne pas donner l’impression au monde médical qu’on les agresse, et qu’on ne les reconnait dans leurs compétences médicales. Ceci dit, pour moi arriver le jour J en se disant qu’on va dire ce qu’on veut ou pas, c’est beaucoup trop aléatoire… l’intérêt du projet de naissance c’est d’évaluer avec la sage femme qui nous reçoit en fin de grossesse, ce qui est possible, envisageable de faire dans CET hôpital et ce qu’ils ne négocieront pas. Et évidemment on sait toutes que l’accouchement a une part d’inconnue, d’imprévisible et que tout peut arriver! Mais savez vous que rester allongée, avoir une péridurale, une perf de syntocinon (ocytocine de synthèse)… a des conséquences? Et que dire que tel accouchement, heureusement qu’il s’est passé à l »hôpital car vraiment on s’attendait pas à ce que ça tourne mal… qui sait si ce même accouchement aurait « mal » tourné si personne n’était intervenue sans raison? Mais attention, je ne jette pas la pierre à celles qui choisissent une péridurale, une maternité de niveau 3 ou autre… chacun ses choix, mais encore faut il que ce soit des CHOIX…
    Donc en résumé, nous oui projet de naissance, incluant la possibilité de césarienne… voire accouchement à la maison!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, très honnêtement, j’ai lu pas mal de projets de naissance sur le net et je trouve qu’ils se ressemblent beaucoup beaucoup beaucoup. Je suis tout à fait d’accord pour dire qu’il faut se poser des questions et réfléchir à ce qui est important pour soi, mais je ne sais pas si copier coller un projet trouvé sur internet est la meilleure façon d’y parvenir. Et à mon humble avis ça serait aussi simple d’arriver et de dire « Je souhaite une naissance physiologique, faites le moins de gestes possible » :mrgreen: . Plus que de se focaliser sur tel ou tel geste, c’est plutôt un état d’esprit qu’il faut faire passer je pense, pour que l’équipe comprenne si on a plutôt besoin d’être très prise en charge ou au contraire d’être laissée tranquille. Mais bien sûr ce n’est que mon humble opinion qui n’engage que moi…

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    pâte a crêpeNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, j’ai accouché dans une clinique à Nantes affichant une politique d’ouverture et d’écoute (sophro, liberté de position, bain, pas d’épisio systématique…). Les sages femmes regrettaient que les parents (je dis bien les parents et non la maman) ne demandent pas assez de choses, se placent en relation verticale avec elles. Elles étaient heureuses par exemple que je demande à essayer d’accoucher sur le côté (essayé…!), que le papa fasse des choix aussi. J’ai une grande admiration pour les sages femmes et je pense qu’elles savent être à l’écoute et sont en demande pour mieux nous accompagner. (bon y a des connes aussi!)
    Je m’étais préparée à une césarienne (que je n’ai pas eu ouf!) à la grande surprise de l’obstétricien qui m’a dit que j’étais bien une des seules à oser des questions libres sur le sujet.
    J’ai eu la chance de vive un accouchement chouette, simple et j’ai choisi d’en garder un super souvenir. J’aurais pu me focaliser, m’énerver sur la froideur technique du gynéco qui a failli se prendre un coup de genou à peine volontaire, sur l’allergie aux antibios (plus de 12 h après rupture de poche)que j’avais pourtant signalée, qui m’a fait vomir, convulser et tourner de l’œil avant, pendant, après (du genre « ah c’est un gaaaaaaeuh…), sur la péri bien latéralisée, mais mon bébé est en bonne santé, c’est tout ce que qui m’importe. J’ai tellement de copines qui ont mal vécu cet évènement parce qu’elles l’avaient tellement planifié que j’ai pris le parti de ne garder que le chouette, qui surpasse amplement le reste!
    C’est vraiment quelque chose qui m’a aidée de choisir de le vivre positivement dès le lendemain.

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe, effectivement, heureusement c’est pas le monde médical entier qui est pourri! Et nous aussi on a la chance d’avoir choisi une sage femme à l’écoute, qui informe et nous laisse faire des choix. Mais dans mon boulot, j’ai rencontré tellement de mères qui parlent de leur accouchement en disant « ça s’est bien passé » et qui en fait, quand elles parlent un peu plus, tu t’aperçois que le « bien passé » c’est « personne n’est mort », ben moi je m’insurge! C’est génial de retenir le positif et évidemment moi aussi je me dis que l’essentiel ça reste que bébé aille bien.. mais ça ne me suffit pas! Et repenser à mon accouchement en occultant tous les « désagréments » liés à l’équipe médicale, je ne suis pas sûre que j’y arriverais. Je souhaite un accouchement le plus « naturel » possible mais j’ai tout à fait conscience que je ne maîtrise pas un tel évènement. Ceci dit, je me prépare quand même dans cette idée. Et j’agis sur tous les éléments sur lesquels je peux agir (choix du suivi, de la maternité…). Et j’avoue aussi que pour moi dans la grossesse et l’accouchement, il y a quelque chose de sacrée que nous avons oublié dans nos sociétés industrialisées. Et puis, surtout dans ces femmes qui me disent « tout s’est bien passé » et notamment j’en ai 1 dans mes amies « ah non finalement je n’aurais pas voulu autre chose pour mes accouchements, ça me va »… mais qui dans le même temps mets 1 an à pouvoir toucher sa cicatrice de césarienne et me dit « j’avoue qu’en fait ils auraient pu me mettre n’importe quel bébé dans les bras vu qu’ils l’ont emporté à la naissance »… donc notre esprit est bien fait quand même!

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @pâte a crêpe, belle expérience ! (même si l’allergie 👿 )

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    CharlinetteNo Gravatar a répondu :

    @La poule pondeuse, et en même temps, j’ai jamais dire que pour faire notre projet de naissance, on allait bêtement le recopier du net ou d’un bouquin! Notre idée de projet de naissance, c pas pour « faire mode » c’est parce que nous avons des réelles envies pour la naissance de notre bébé et que nous nous posons des questions. Mais le faire c’est aussi permettre d’en parler dans notre couple (qu’est ce qu’on souhaite ou pas) et avec notre sage femme (on a un suivi global) sur tel intérêt de tel geste, telle possible conséquence si on le laisse faire ou si pas.. etc… Et moi j’ai pas ta confiance dans le monde médical donc je ne peux pas me contenter d’un « je souhaite une accouchement physiologique »… parce que là on est pas sûr que soi et l’équipe médicale, on mette les mêmes choses derrière les mêmes mots.

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    Anne CéNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette, je suis assez d’accord avec toi. se contenter d’un “je souhaite un accouchement physiologique” ça ne marche que si l’on connaît l’esprit dans lequel travaille l’équipe !

    de toute façon, quand on arrive avec son projet de naissance, il faut prendre le temps d’en discuter avec une SF/un gynéco, quitte à corriger ou compléter certains points !

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    La poule pondeuseNo Gravatar a répondu :

    @Charlinette et Anne Cé, là encore je pense qu’il est essentiel que les parents prennent le temps de réfléchir à deux à ce qu’ils veulent ou pas, et même si ce n’est pas toujours facile ou prévu pour, de prendre le temps pendant la grossesse de discuter avec des membres de l’équipe de ce qui est envisageable ou pas, de ce qui est important. Si le PDN est un bon moyen d’établir le contact (ça va beaucoup dépendre des maternités) alors tant mieux ! Mais si on n’a de toute façon pas confiance en l’équipe alors pourquoi leur faire confiance pour respecter un document sans aucune valeur légale ? Idéalement il faudrait chercher une autre maternité mais je sais bien que selon l’endroit où on habite ça n’est pas toujours possible.

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  10. ma fille est née dans une petit maternité (hôpital niveau 1) où l’équipe médicale est très à l’écoute des attentes des familles. à mon inscription j’ai commencé à discuter de mes souhaits avec la SF et c’est elle qui m’a conseillé de mettre tout ça par écrit.

    je suis donc revenue au RV du 9ème mois avec un « projet de naissance », relu par la SF libérale qui me suivait, qui a été discuté lors du RV puis mis dans mon dossier et lu en réunion de service. la SF en chef m’a ensuite même téléphoné chez moi pour revoir deux ou trois petites choses. le jour J, tout était dans mon dossier et la SF de garde savait exactement quel soutien j’attendais de sa part.

    faire un projet de naissance écrit m’a été utile, je crois, pour me préparer à l’accouchement (et à envisager aussi que tout pouvait ne pas se passer comme je le souhaitais, qu’il pouvait y avoir une césarienne, etc…)

    à la maternité, une des SF m’avait clairement dit qu’ils aimaient bien les PDN parce que cela permettait aux familles de réfléchir à leurs attentes et d’oser poser des questions et en discuter avec l’équipe médicale.

    et pour la naissance, nos souhaits ont bien été respectés (hormis deux ou trois points pour lesquels ça n’a pas été possible et où nous avons eu explication et où nous avons pu donner notre avis)

    si cette maternité n’est pas fermée d’ici là, pour une prochaine naissance, je referai la même démarche !

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